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Birefringence dynamique des colloïdes (effet Maxwell) influence de la dispersité

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Birefringence dynamique des colloïdes (effet Maxwell)

influence de la dispersité

Ch. Sadron

To cite this version:

(2)

BIREFRINGENCE

DYNAMIQUE

DES

COLLOÏDES

(EFFET

MAXWELL)

INFLUENCE DE LA

DISPERSITÉ

Par CH.

SADRON.

Institut de

Physique

de la Faculté des Sciences de

Strasbourg.

Sommaire. 2014 On généralise, au cas d’une solution contenant des particules de formes différentes, les résultats obtenus précédemment pour les milieux monodispersés. On donne les formules générales qui four-nissent 2014 à

partir des propriétés des constituants 2014 la

position des lignes neutres et la biréfringence d’un milieu constitué par leur mélange.

On donne un exemple numérique dans le cas de deux constituants, montrant ainsi combien la variation de la position des lignes neutres en fonction du gradient de vitesse de l’écoulement peut différer de celle que l’on peut observer dans le cas d’un milieu monodispersé.

On tire un certain nombre de conséquences de ce fait.

Dans un

précédent

article

(1)

nous avons étudié la

biréfringence dynamique

d’une solution de grosses

particules

(molécules

de masses élevées ou

micelles)

en forme

d’ellipsoïde

de révolution

allongé,

et toutes

identiques

entre elles

(milieu

monodispersé).

Il est

pratiquement

intéressant de

généraliser

cette étude au cas d’une solution

polydispersée

constituée par le

mélange

de i solutions

monodis-persées

contenant

chacune ni

particules

par unité de volume du

mélange

total. Les

particules

appar-tenant à deux milieux constituants différents seront

supposées

dissemblables non seulement par leurs

propriétés optiques

propres, mais encore - et c’est

là le

point principal

-

par leurs

propriétés

géomé-triques,

c’est-à-dire par leur volume et par leur forme.

Elles auront donc des constantes de diffusion d’orientation d différentes. Nous poserons comme

nous l’avons fait

déjà d

=

-,

où [.L

représente

la

vis-J

F P

cosité de la solution. D ne

dépend

alors que de la

particule.

Les

types 1,

2,

.... , z

de

particules

ren-fermées dans le milieu

polydispersé

seront

caracté-risés par les valeurs

Dl,

D,,

....

Dz

de la constante

D.

Ceci

posé,

soumetttons le milieu

liquide complexe

à l’écoulement que nous avons

déjà

décrit. Nous

nous proposons de déterminer ses

propriétés

biré-fringentes

en

supposant

connues celles de ses

cons-tituants. Pour traiter ce

problème

nous nous

placerons

dans

l’hypothèse

de l’orientation des grosses

parti-cules,

et nous supposerons que

chaque

constituant

du

mélange

s’oriente comme s’il était seul. Il est clair

qu’une pareille simplification

n’est valable

que si les concentrations nl, n2, .... ni sont assez

petites

pour que les interactions entre les

particules

dissoutes soient

négligeables

devant l’action

qu’elles

subissent de la

part

du solvant.

Si donc l’écoulement se

produit

avec une valeur

déterminée G du

gradient

de

vitesse,

la direction

privilégiée

d’orientation des

particules

du

type i

fait avec la direction de l’écoulement un

angle

pi dont la

grandeur

est fonction du

paramètre

«i =

20132013.

»

j

Si les valeurs de

Di

étaient les mêmes pour toutes les

particules,

il existerait une seule direction d’orien-tation moyenne dans le milieu. Comme il n’en est

rien,

il y aura une direction

privilégiée

d’orientation

(1) Journal de Physique, 1937, 8, p. 481.

pour

chaque type

de

particules.

Nous aurons donc

au total un milieu

complexe

dans

lequel

se trouvent i directions

privilégiées

d’orientation,

définies par les

angles

cpl, ...., 1 pi. Soit W

l’angle

que fait

l’une des

lignes

neutres X et Y de ce milieu avec la

direction de

l’écoulement,

et A la valeur de la

biré-fringence

totale

correspondante.

Il

s’agit

de calculer w et 0 à

partir

des

angles y

ainsi que des

biréfringences

8 des milieux constituants orientés

séparément.

Avant d’effectuer ce calcul

élémentaire, rappelons

que nous supposons que les axes de révolution des

particules

sont tous contenus dans le

plan

de l’écoule-ment et que nos notations sont les suivantes :

a1 et a2

représentent

les

polarisibilités principales

de la

particule

dont

l’ellipsoïde optique

est

supposé

de mêmes

symétries

que

l’ellipsoïde géométrique ;

l1

et

l2,

deux coemcients

numériques exprimant

l’anisotropie

du

champ

de

polarisation

dans une

cavité

ellipsoïdale.

Si les

particules

étaient

sphé-riques

l’on aurait : -.

c,

l’angle

du

grand

axe d’une

particule

de

type i

avec la direction d’orientation moyenne

correspon-dante ;

cet

angle

est défini à n

près.

d ni,

le nombre de

particules

par unité de volume dont les axes sont

compris

entre les

angles

e et s + ds. Nous poserons :

--Enfin,

ainsi que le montre la

figure

1,

nous

défi-Fig. 1.

nirons encore les directions d’orientation

partielles

par les

angles ~i

= W -

(pi.

Soient maintenant Ax et

Ay

les valeurs de la

pola-risation du milieu

complexe lorsque

le vecteur

lumi-neux incident h est successivement

parallèle

aux

directions X et Y. Nous pouvons

écrire,

en

géné-ralisant le raisonnement

déjà

utilisé dans notre

précédent

article :

(3)

382

Dans ces

équations

Ix

(Çi) représente

Lx

(Çi) représente

des

intégrales

se déduisant de

Ix

et de

Lx

par per-mutation des indices 1 et

2,

Ia et L,

les

intégrales

I

et L pour le solvant que nous supposons non

orienté.

-De

plus, lorsque h

est

parallèle

à X et à

Y,

la

résul-tante des moments

électriques

induits

prise

selon

les directions

perpendiculaires

doit être nulle. Nous

avons donc :

Dans ces

équations

Les

intégrales Jy

et

~l~

se déduisent des

précé-dentes par

permutation

des indices 1 et 2.

Les

équations

(1)

et

(2)

permettent

de résoudre

complètement

le

problème.

Pour cela nous donnerons d’abord les

expressions

des

intégrales

1,

J,

L,

M

lorsque

l’on

remplace

d n

par la valeur

p ( E)

dc. L’on obtient immédiatement :

On a

supposé,

pour obtenir ce

résultat,

que

l’inté-grale

o

est

identiquement nulle,

c’est-à-dire que la fonction p

(c)

est

paire.

Cela revient

à admettre

que, dans le milieu

monodispersé,

la

direction d’orientation moyenne est

également

une

direction de

ligne

neutre.

Calcul de A. - Tirons

Ax

et

Ay

des

équations

(1).

Nous avons, en

négligeant

les termes du deuxième

ordre en n :

Dans cette

équation

(ax

-

ay)i

représente

évidem-ment la différence entre les valeurs de la

polarisation

2013-dans le milieu

i, supposé seul,

lorsque

le vecteur h est

parallèle

aux directions

privilégiées x

et y de ce

milieu orienté par un écoulement de

gradient

Gi

tel que =

L’application classique

des

équations

de Maxwell-Hertz

permet

alors d’écrire :

équation

dans

lequelle

no

représente

l’indice moyen

de la solution totale non

orientée,

noi ce même

para-mètre pour la solution de

type

i.

Dans la

plupart

des cas, étant donné la

petitesse

des

concentrations,

cet indice est

pratiquement égal

à celui du

solvant,

de sorte que

l’équation

se réduit

,

Calcul de w. - Les valeurs de

Jx

et de

Jy

d’une

part,

de et de

M

d’autre

part,

étant

identiques

au

signe

près,

les conditions

(2)

se réduisent à :

L’on

peut

donc écrire :

ou, avec

l’approximation

faite

plus

haut :

Cette

équation

donne la valeur

de ~

pour

chaque

valeur

(4)

383

d’esquisser

les

grandes

lignes

nous conduit aux

expressions

générales :

;

qui

permettent

de résoudre le

problème

que nous nous étions

posé.

Si nous

explicitons

les

angles

’in et cp, ces

équations

deviennent :

Insistons enfin sur ce que, pour calculer les valeurs

de w et de à relatives à une valeur donnée du

produit

G~

du

gradient

de vitesse par la viscosité de la solu-tion

totale,

nous devons

prendre

les valeurs des q>i

et des ~i de

chaque

constituant

correspondant

à cette

valeur donnée

6~.

Exemple

numérique. -

Il est clair que si les courbes 9

( G~)

et 8

( G~)

ont l’allure

classique

décrite par Boeder et retrouvée

expérimentalement

par

divers auteurs et par nous-mêmes dans le cas où

l’on

peut

admettre que le milieu étudié soit

prati-quement

monodispersé,

il

peut

arriver que les courbes

et A au contraire

prennent

une allure tout à fait différente.

Imaginons

par

exemple

deux milieux

monodis-persés,

1 et

2,

dont les courbes

caractéristiques

-conformes au schéma

classique

- sont

représentées

sur la

figure

2.

L’application

de nos formules

géné-Fig. 2.

rales permet de calculer les courbes ’If et à

pour la solution contenant ces deux constituants

aux concentrations

correspondantes.

Ces courbes sont

repré-sentées sur la

figure

3 dans

le cas

où, 81

et

82

sont de même

signe,

et sur la

figure

4 dans le cas où ’ces gran-deurs sont de

signes

con-traires.

On voit ainsi que l’on

peut

prévoir

des cas où

F angle W

augmente

en

fonc-tion du

gradient

de

vitesse,

et d’autres où ce même

angle

est inférieur à 0°

ou

supérieur

à 450.

Fig. 3.

Si donc

l’expérience

donne desrésultats

de ce genre

(et

nous verrons que c’est

sou-vent le

cas),

on doit en déduire que le

milieu étudié est

polydispersé. Si,

d’une manière ou d’une

autre,

l’on connait a

biréfringence

d’écoulement de l’un des

constituants,

les formules

(3)

ou

(3’)

permettent

de calculer celle du deuxième

constituant,

ce

qui

peut

être d’une

gran-Fig. 4.

de utilité dans les cas où ce dernier ne

peut

être

extrait de la solution totale sans être détérioré.

Remarquons

enfin que toutes les considérations

précédentes

supposent

qu’il n’y

a pas

d’interaction

entre les divers constituants du

mélange,

c’est-à-dire

qu’elles

ne sont

rigoureusement

valables que dans le cas des concentrations nulles.

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