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Submitted on 1 Jan 1872
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Sur une expérience de capillarité
Lippmann
To cite this version:
Lippmann. Sur une expérience de capillarité. J. Phys. Theor. Appl., 1872, 1 (1), pp.396-397.
�10.1051/jphystap:018720010039600�. �jpa-00236804�
396
SUR UNE EXPÉRIENCE DE
CAPILLARITÉ ;
PAR M. LIPPMANN,
Ancien Élève de l’École Normale.
Voici une
expérience qui
ne ressembleguère
à cellesqu’on
faitd’ordinaire sur la
capillarité.
Ici les forcescapillaires
interviennent pourproduire
des mouvementsénergiques
etréguliers.
On met une
large
goutte de mercure dans une soucoupc. Onverse
par-dessus
de l’eau contenant de l’acidesulfurique
et unetrès faible quantité
de bichromate de potasse. Enfin on fixeprès
de la soucoupe un fil de fer dont l’extrémité
pénètre
dansl’eau,
etvient toucher le bord de la goutte de mercure. Aussitôt que ce
contact a
lieu,
la goutte se contractevivement;
le mouvement ainsicommencé continue
pendant plusieurs
heures : la goutte subit une série de contractions et de dilatationssuccessives,
d’autantplus rapides qu’elle
estplus petite,
d’autantplus
étenduesqu’elle
estplus grande.
’
Les
expériences
de AI. Paalzow( ~ )
et celles de M.Wright ( 2)
don-nent
l’explication
de cephénomène.
Elles prouventqu’il
est dû auxaltérations que subit la surface de la goutte par une série
d’oxydations
et de
désoxydations alternatives,
et auchangement qui
en résultedans les actions moléculaires de la couche
superficielle.
Eneffet
une goutte
large
de mercure,placée
dansl’eau, s’aplatit
dèsqu’on
introduit dans l’eau un corps
oxydant,
tel que le bichromate de po-tasse.
Inv ersement ,
un agentréducteur,
commel’hyposulfite
desoude,
fait contracter la goutte. Au lieud’agents chimiques,
onpeut d’ailleurs
employer
le courantélectrique,
et l’on voit unegoutte de mercure, servant d’électrode dans de l’eau
acidulée, s’apla-
tir et se contracter tour à tour, suivant
qu’elle
sert d’électrodeposi-
tive ou
négative.
Dans
l’expérience
que nous avonssignalée,
lesphénomènes
(1) A. Pt,&Lzow Ueber einige Bewegungserscheinungen innerhalb des Schliessings- bogens der galvanischen Kette. (Pogg. flnnalen, CIV, Ji 3-!12 i.~
(’) T. ST. WRIGIiT : Remaiks on the behaviour of Mercury as an electrode. ( Proc.
Edimb. Soc., i858-i85g, ~ i~o-i7i. Phil. Mag. [4] XIX, I2g-133.
Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphystap:018720010039600
397
d’oxydation
et de réduction ont lieu successiv ement : d’abord la goutte de mercure,placée
dans leliquide oxydant,
s’estoxydée
etaplatie;
elle touche alors le fil de fer aveclequel
elle forme uncouple voltaïque, fer-mercure;
danslequel l’hydrogène
naissant seporte sur le mercure et réduit sa surface : de là le
phénomène
decontraction.
Mais,
par suite même de lacontraction,
le contactcesse; la goutte
s’oxyde
et s’affaisse de nouveau. Elle revient donc toucher lefer,
et le mêmejeu
recommence indéfiniment.L’expérience
réussit facilement avec une gouttelarge,
de deuxou
plusieurs
centimètres dediamètre,
et avec de l’eau acidulée àpeine
teintée de bichromate.SUR LE PLAN
D’ÉPREUVE;
PAR M. J. MOUTIER.
Coulomb a étudié la distribution de l’électricité à la surface des corps conducteurs en mesurant les
charges qu’enlevait
unpetit disque
dueclinquant
ouplan d’épreuve appliqué
successivementaux divers
points
du conducteur. Les résultats obtenus par Coulombsont
parfaitement
d’accord avec les indications de la théorie de Poisson dans le cas de deuxsphères
en contact.Les
charges
enlevées par leplan d’épreuve
sont alorsproportion-
nelles aux
épaisseurs électriques
que la théoriemathématique assigne
aux diverspoints
du conducteur. Coulomb ajustifié
cettepropriété par
des considérationsthéoriques
en assimilant leplan d’épreuve
à unplan circulaire ; l’épaisseur
de la coucheélectrique, qui
couvre les deux facesopposées
duplan d’épreuve,
estdouble, d’après
lathéorie,
del’épaisseur
de la coucheélectrique
aupoint
touché du corps conducteur
(1).
Ce résultat a été retrouvédepuis
d’une manière
plus rigoureuse
parPlana,
enappliquant l’analyse
deCoulomb non
plus
à unplan circulaire,
mais à undisque phy- si~zce (~ ~.
(1) IJJémoires de l’Académie des Sciences de Paris, 178~.
(’) J. PLANA : Mémoire sur la distribution de l’électricité à la surface de deux sphères
conductrices. (l~Témoires de l’~lcadémie des Sciences de Turin, 25 série, t. VII.)