HAL Id: jpa-00209357
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Submitted on 1 Jan 1981
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Etude de la décroissance β+ de 33Cl
Pascal Dupuis, F. Leccia, P. Mennrath, J. Morales, M. Plo
To cite this version:
Etude de
la
décroissance
03B2+
de
33Cl
P.
Dupuis,
F.Leccia,
P.Mennrath,
J. Morales(*)
et M. Plo(*)
Centre d’Etudes Nucléaires de Bordeaux-Gradignan, Le Haut-Vigneau, 33170 Gradignan, France (*) Université de Saragosse, Espagne
(Reçu le 10 juillet 1981, accepté le 24 août 1981)
Résumé. 2014 La
désintégration
03B2+
de 33Cl a été étudiée en mesurant, à l’aide d’un détecteur Geintrinsèque,
lesrayonnements 03B3 associés de désexcitation des états de 33S. Un nouvel embranchement 03B2 de (3,6 ±
1,5). 10-4
a étémis en évidence vers l’état Ex = 2,313 MeV, J03C0 =
3/2+.
Les résultats ont étécomparés
auxprévisions
du modèle deNilsson et une
comparaison
aégalement
été faite entre transitions 03B3 ettransitions 03B2
0394T = 0analogues.
Abstract. 2014
03B2+
decay
of 33 Cl has been studiedmeasuring,
with a Ge detector, associated 03B3-rays of 33S excitedstates. A
new 03B2 branching
to the Ex = 2 313 MeV, J03C0 =3/2+
level has beenreported. Comparison
with Nilssonmodel calculations is discussed, a comparison is also made of 03B3-ray transitions with
analogous AT
=0 03B2 transitions.
Classification Physics Abstracts 23.40 - 27.00 1. Introduction. - L’étude de laradioactivité f3
permet
d’obtenir des informations sur la structurenucléaire et,
ainsi,
de vérifier la validité des différentsmodèles
proposés.
Parmi l’ensemble des informationsobtenues,
les forces des transitionsfi
et des transitionsy, AT =
0,1
analogues
dans unmultiplet isobarique
ont une
importance particulière
dans la mesure oùles
opérateurs
detrans.ition
y detype
Ml et ceux destransitions j8
detype
Gamow-Teller sont similaires.Cette deuxième observation nous a conduit à
reprendre
l’étude de la radioactivitéf3+,
33C1 ~ 33S
pour
compléter
les informations existant sur ces deuxnoyaux, d’autant
plus
que lesrègles
de sélectionsuggèrent
que des transitionsf3, jusqu’à présent
inobservées,
peuvent
exister avec desrapports
d’em-branchement faibles.2. Méthode et résultats
expérimentaux.
-L’isotope
33Cl,
J’ =3/2+,
a un excès de masse de5 582,9 ± 0,9
keVpar
rapport
à33S
et il sedésintègre
avec unepériode
T 1/2
=2,511
±0,003
s[1].
Ladésintégration
se faitessentiellement par une transition
permise
vers l’étatfondamental,
J’ =3/2+,
de33S.
Unepremière
étude[2]
a mis en évidence unetransition f3
vers l’étatEx
=1,867 MeV,
JX =5/2+.
Bardin et al.[3],
enmesurant les
rayonnements
y associés à ladécrois-sance p
à l’aide d’un détecteurGe(Li),
ontcomplété
ce schéma par deux nouvelles transitions vers les états
Ex
=0,840 MeV,
V =1/2+
etEx
=1,967 MeV,
J’ =
5/2+.
L’isotope
33CI
a étéproduit auprès
del’accélé-rateur Van de Graaff de 4 MV du CENBG à
partir
de la réaction de
capture
radiative32S(p,
y)3-3CI
à la résonanceEp
= 587 keV[1].
Cetteréaction,
par
rapport
à la réaction32S(d, n)33Cl
utilisée dans les étudesantérieures, présente l’avantage
de ne pasdonner de radioactivité
parasite.
La faible sectionefficace de la réaction
(p, y)
étaitcompensée
parl’utilisation d’une forte intensité de
protons
(20 J.1A)
et par
l’emploi
d’un détecteur Geintrinsèque
de bonne efficacité(20
%
parrapport
à un détecteurNaI(Tl)
de
7,5
cm x7,5
cm).
Les cibles ont été réalisées àpartir
de sulfured’argent,
enrichi à99,8
%
en32S,
évaporé
sur unsupport
d’or de2/10
mmd’épaisseur.
Le détecteur était
placé
à 2 cm de la cible et un écrande lucite de 1 cm
d’épaisseur
étaitinterposé
pouratténuer le
rayonnement
defreinage.
Lesspectres
des rayonnements y associés à ladésintégration
de33Cl
ont étéenregistrés
en utilisant unsystème
élec-tronique
permettant
d’alterner lestemps
d’activationet
d’acquisition.
Cesystème électronique
commandaitun obturateur
pneumatique
du faisceau et ledéclen-chement
de, l’analyse.
Lecycle
d’activation avait unedurée de 8 s et le
cycle d’enregistrement
une duréede
7,5
s avec untemps
d’attente de0,5
s.Le
spectre
desrayonnements
y,présenté
sur lafigure
1,
a été obtenuaprès
50 h d’irradiation. Lesrayonnements y de
40K, 6oCo,
137CS
et208TI
ontpermis
unétalonnage
précis
enénergie.
Toutes lesraies ont été identifiées comme
appartenant,
soit à laradioactivité de
33CL
soit à la radioactivité ambiante.Les
rapports
d’embranchement p
ont été calculéspar
rapport
à l’intensité de la transition y de 1 967 keV1604
Fig.1: -
Spectre des rayonnements y associés à la décroissance fi’
de 33Cl.
[y-ray spectrum from fi’ decay of
33Cl.)
et à
partir
de la courbe d’efficacité du détecteur obtenue à l’aide de sources étalonnéesde 56Co
et 1 s2Eu.
Les résultats obtenus sont
présentés
dans le tableau I. Pour les transitions observéesantérieure-ment, ceux-ci sont en bon accord avec les résultats
de Bardin et al.
[3].
Lesrègles
de sélectionsuggérant
laprésence
d’autrestransitions,
nous nous sommesintéressés notamment à celle aboutissant au niveau
Ex
=2,313 MeV,
V =3/2+,
qui
se désexcite à 33%
vers l’état fondamental et à 67
%
vers l’étatEx
=0,841
MeV[1].
Pour ces transitions de faibleintensité,
nous avonsappliqué
un teststatistique
de recherche de
pic
[4].
Ce test a conduit à unrapport
d’embranchement
fi
vers le niveaude
(3,6
+1,5).10-4
avec un niveau de confiance de82
%.
Le test,appliqué
aux rayonnements y dedésexci-tation des niveaux
Ex
=3,220 MeV,
3,832
MeV et3,935
MeV a conduit aux valeurs limitesindiquées
dans le tableau
I,
avec un niveau de confiance de 99%.
3. Discussion. - 3.1 DESCRIPTION DE
33S
ETCAL-CUL DE
log
f t
DANS LE MODÈLE DE NILSSON. - Lafigure
2présente
le schéma des niveauxexpérimen-taux de
33S
ainsi que ceux obtenus dans le cadre dumodèle en couches
[5, 6]
et du modèle de Nilsson[7].
Dans le modèle deNilsson,
l’état fondamental estdécrit par un neutron sur l’orbite no 8
(I=
3/2,
K =
3/2).
Le second membre de la bande bâtie sur cetétat
peut
alors être identifié au niveauEx
=1,967 MeV,
J’ =
5/2+.
Leparamètre
de moment d’inertie déduitde ces deux niveaux
permet
deprévoir
l’état7/2+
à4,72
MeV. Lepremier
état excitéEx
=0,841 MeV,
J’ =
1/2+,
dans cemodèle,
est une tête de bandebasée,
soit sur uneparticule
sur l’orbite no11,
soit surun trou dans l’orbite nl 9 et deux
particules appariées
sur l’orbite no
8,
cette deuxièmedescription
étantfavorisée par la
position
enénergie
de l’état1/2+.
Le second membre de cette bande
peut
alors être identifié au niveauEx
=2,313 MeV,
J03C0 =3/2 + .
Avecun
paramètre
dedécouplage a
=0,4
[8]
et un
para-mètre de moment d’inertie de 350 keV déduit de
l’écart entre les niveaux
1/2+
et3/2+,
les niveauxJ Tt =
5/2+
et7/2+
sontprévus
à3,36
MeV et6,80
MeV.Nous avons
calculé,
dans le cadre de cemodèle,
les valeurs de
log ft
pour les différentes transitionsTableau I. -
Rapports
d’embranchementfi
et valeurs delog ft
de la décroissance03B2+
de 33Cl.
[03B2 branching
ratios andlog ft
valuesof 33Cl
fi’
decay.]
Fig. 2. - Schéma des niveaux de 33S.
[Level scheme of
33S.]
observées dans notre
expérience.
Les résultats sontprésentés
dans le tableau II. La valeur deft,
pour destransitions
permises,
est donnée par :MF etMGT
sont les éléments de matrice pour lesTableau Il. - Valeurs de
log ft
dans le modèle deNilsson.
[log ft
values in Nilssonmodel.]
(’) Trou dans l’orbite no 9.
(b) Particule sur l’orbite no 11.
transitions de
type
Fermi et Gamow-Teller respec-tivement. Pour la transitionmiroir,
3/2+ ~
3/2+,
1 MF
12
= 1 etpour les autres transitions de type
permises
AJ =1,
| MF
2
= 0.Pour l’état
fondamental,
J’ =3/2+’,
décrit àpartir
d’un neutron sur l’orbite no
8, Kf
=3/2,
le calculconduit à :
ce
qui
est en excellent accord avec la valeurexpéri-mentale.
L’état
Ex
=1,967 MeV,
J03C0 =5/2+,
étantinter-prété
commeappartenant
à la bande bâtie sur l’étatfondamental,
l’élément de matriceMGT
est relié à celui de l’état fondamental par un coefficientgéomé-trique :
ce qui en bon accord avec la valeur U,59 ± U,U6 déduite des résultats
expérimentaux.
En ce
qui
concerne l’étatE. =0,841 MeV,
J ’1/2
nous avons
calculé
| MGT
12
dans les différenteshypothèses
mentionnéesplus
haut et pour une valeurdu
paramètre 03BC égale
à0,33,
valeurqui
permet
de repro-duire laposition
enénergie
de ce niveau. Les valeurscalculées ne
permettent
pas de discriminer entre cesdifférentes
hypothèses.
Les niveaux
Ex
=2,313 MeV,
J03C0 =3/2+
etEx
=2,867 MeV,
J -5/2+,
ont étésupposés
appar-tenir à la bande construite sur l’état
1/2+.
Dans ce cas,|
|2E
les
rapports
1 1 M GT 12 Ii "
valeurrespectivement .
0,8
et| MGT
I0,841
0,2.
Si pour l’état3/2+,
l’accord avec la valeurexpé-rimentale
0,63
±0,28
est relativementsatisfaisant,
par contre, on note un écart considérable pour l’état
5/2+
dont la valeurexpérimentale
est 32 ±9,
cequi
exclut cet état de la bande bâtie sur le niveau
1/2+ .
Une autredescription
peut
êtreproposée [10]
àpartir
d’un trou sur la couchedS/2
ducoeur 28Si,
correspon-dant aux orbites de Nilsson nOS
5,
6 ou 7.Les valeurs calculées de
log ft
sontrespectivement
de
5,24, 4,6
et5,5
et elles sont à peuprès identiques
pour les deux valeurs IÀ = 0
et y
=0,33.
4.
Comparaison
entretransitions fi
et transitions y dans33S
et3 3CI.
- Lestransitions j8
vers les étatsexcités
de 33S
font interveniruniquement
les élémentsde matrice
MGT.
Dans ce cas, il existe uneanalogie
entre ces éléments de matrice et les éléments de matrice
de transition y de
type
M l. La relation entre les deuxa été discutée par différents auteurs
[11]
dans le casdes transitions
analogues
AIT = 1. Bardin etBecker
[12]
ont étendul’analogie
aux transitions~T = 0 en notant
que la contribution isosclaire à
l’élément de matrice M 1 était de l’ordre de 20
%
de lapre-1606
mière
approximation
êtrenégligée.
Dans le cas de ladécroissance
33Cl ~ 33S,
la relation entre transitionP-et transition y s’écrit :
La
figure
3présente
le schéma des deux noyauxmiroirs
33Cl
et33S avec
les transitions yanalogues.
Les
largeurs
r y
ont été calculées àpartir
des donnéesde la
compilation
de Endt etVan
der Leun[1].
Onpeut
noter, sur cettefigure, l’analogie
entre lesdiffé-rentes
transitions,
àl’exception
de la transition3/2+ ~
3/2+,
500 foisplus
importante
dans33Cl,
ce
qui
est dû à la différence des valeursexpérimentales
desmélanges multipolaires
de cette transition dans les deux noyaux.Le tableau III
présente
unecomparaison
entre leslargeurs
radiativesMli
et leslargeurs
r fJ
déduites
de la relationprécédente
ennégligeant
la contributionorbitale à l’élément de matrice. La valeur pour la
transi-tion issue du niveau
3/2+
dans33S
confirme ledésac-cord noté
précédemment
dû aumélange multipolaire
de la transition
3/2+ ~ 3/2+
dans33S.
Les autresrésultats montrent que la relation liant
(ft)GT
etrY(M1)
peut
s’appliquer
d’une manière satisfaisanteaux transitions ~T = 0.
5. Conclusion. - Nous
avons mis en évidence un nouvel embranchement
j8
dans ladésintégration
33CI U 33S.
Les résultats obtenus ont étécomparés
aux
prévisions
du modèle de Nilsson. Leslargeurs
radiatives de
type
M 1,
AT = 0 dans les deuxnoyaux
miroirs 3 3 Cl et 33S
ont étécomparées
à celles déduitesFig. 3. -
Largeurs radiatives M1 dans 33S et 33Cl.
[Ml radiative widths in 33S and
33C1.j
des transitions
fl
detype
Gamow-Teller. Cettecompa-raison a fait
apparaître
un désaccord en cequi
concernela transition
3/2+
-3/2+
dans 33S,
vraisemblablementdû à la valeur
expérimentale
dumélange
multipolaire
de cette transition.Tableau III. -
Comparaison
entretransitions fi
et transitions y dans33Cl
et33S.
[Comparison
of fi
transitions withy-transitions
in33Cl
and33S.]
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