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Evaluation de la prise en charge des patients précaires dans les services d’accueil des urgences. Comparaison à la population générale

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Academic year: 2022

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(1)

Membres du jury

Mr le Pr CONNAN Laurent | Président Me le Dr DOUILLET Delphine | Directrice

Me le Dr DELORI Maud | Codirectrice Me le Pr ROUGE MAILLART Clothilde | Membre

Me le Pr DE CASABIANCA Catherine | Membre Me le Dr ARMAND Aurore | Membre Me LABORDE Nathalie | Membre

Soutenue publiquement le : Jeudi 05 décembre 2019

2018-2019

THÈSE

pour le

DIPLÔME D’ÉTAT DE DOCTEUR EN MÉDECINE Qualification en médecine générale.

Evaluation de la prise en charge des patients précaires dans les services d’accueil des urgences.

Comparaison à la population générale.

LEHUGEUR Mathilde

Née le 28 mai 1989 à Clermont-Ferrand (63)

HASSAN David

Né le 11 juin 1992 à Bressuire (79)

Sous la direction de Mme DOUILLET Delphine et Mme DELORI Maud

(2)
(3)

ENGAGEMENT DE NON PLAGIAT

Je, soussignée LEHUGEUR Mathilde

déclare être pleinement consciente que le plagiat de documents ou d’une partie d’un document publiée sur toutes formes de support, y compris l’internet, constitue une violation des droits d’auteur ainsi qu’une fraude caractérisée.

En conséquence, je m’engage à citer toutes les sources que j’ai utilisées pour écrire ce rapport ou mémoire.

signé par l'étudiant(e) le 02/10/2019

ENGAGEMENT

DE NON PLAGIAT

Je, soussigné HASSAN David

déclare être pleinement conscient que le plagiat de documents ou d’une partie d’un document publiée sur toutes formes de support, y compris l’internet, constitue une violation des droits d’auteur ainsi qu’une fraude caractérisée.

En conséquence, je m’engage à citer toutes les sources que j’ai utilisées pour écrire ce rapport ou mémoire.

signé par l'étudiant(e) le 02/10/2019

(4)

LISTE DES ENSEIGNANTS DE L’UFR SANTÉ D’ANGERS

Directeur de l'UFR : Pr Nicolas Lerolle

Directeur adjoint de l'UFR et directeur du département de pharmacie : Pr Frédéric Lagarce Directeur du département de médecine :

PROFESSEURS DES UNIVERSITÉS

ABRAHAM Pierre Physiologie Médecine

ANNWEILER Cédric Gériatrie et biologie du vieillissement Médecine

ASFAR Pierre Réanimation Médecine

AUBE Christophe Radiologie et imagerie médicale Médecine

AUGUSTO Jean-François Néphrologie Médecine

AZZOUZI Abdel Rahmène Urologie Médecine

BARON-HAURY Céline Médecine générale Médecine

BAUFRETON Christophe Chirurgie thoracique et cardiovasculaire Médecine

BENOIT Jean-Pierre Pharmacotechnie Pharmacie

BEYDON Laurent Anesthésiologie-réanimation Médecine

BIGOT Pierre Urologie Médecine

BONNEAU Dominique Génétique Médecine

BOUCHARA Jean-Philippe Parasitologie et mycologie Médecine

BOUVARD Béatrice Rhumatologie Médecine

BOURSIER Jérôme Gastroentérologie ; hépatologie Médecine

BRIET Marie Pharmacologie Médecine

CAILLIEZ Eric Médecine générale Médecine

CALES Paul Gastroentérologe ; hépatologie Médecine

CAMPONE Mario Cancérologie ; radiothérapie Médecine

CAROLI-BOSC François-xavier Gastroentérologie ; hépatologie Médecine CHAPPARD Daniel Cytologie, embryologie et cytogénétique Médecine

CONNAN Laurent Médecine générale Médecine

COUTANT Régis Pédiatrie Médecine

COUTURIER Olivier Biophysique et médecine nucléaire Médecine

CUSTAUD Marc-Antoine Physiologie Médecine

DE BRUX Jean-Louis Chirurgie thoracique et cardiovasculaire Médecine

DESCAMPS Philippe Gynécologie-obstétrique Médecine

DINOMAIS Mickaël Médecine physique et de réadaptation Médecine

DIQUET Bertrand Pharmacologie Médecine

DUCANCELLE Alexandra Bactériologie-virologie ; hygiène hospitalière Médecine

DUVAL Olivier Chimie thérapeutique Pharmacie

DUVERGER Philippe Pédopsychiatrie Médecine

EVEILLARD Mathieu Bactériologie-virologie Pharmacie

FANELLO Serge Épidémiologie ; économie de la santé et

prévention Médecine

FAURE Sébastien Pharmacologie physiologie Pharmacie

FOURNIER Henri-Dominique Anatomie Médecine

FURBER Alain Cardiologie Médecine

GAGNADOUX Frédéric Pneumologie Médecine

GARNIER François Médecine générale Médecine

GASCOIN Géraldine Pédiatrie Médecine

GOHIER Bénédicte Psychiatrie d'adultes Médecine

GRANRY Jean-Claude Anesthésiologie-réanimation Médecine

GUARDIOLA Philippe Hématologie ; transfusion Médecine

GUILET David Chimie analytique Pharmacie

HAMY Antoine Chirurgie générale Médecine

(5)

HUNAULT-BERGER Mathilde Hématologie ; transfusion Médecine

IFRAH Norbert Hématologie ; transfusion Médecine

JEANNIN Pascale Immunologie Médecine

KEMPF Marie Bactériologie-virologie ; hygiène hospitalière Médecine

LACCOURREYE Laurent Oto-rhino-laryngologie Médecine

LAGARCE Frédéric Biopharmacie Pharmacie

LARCHER Gérald Biochimie et biologie moléculaires Pharmacie

LASOCKI Sigismond Anesthésiologie-réanimation Médecine

LEGRAND Erick Rhumatologie Médecine

LERMITE Emilie Chirurgie générale Médecine

LEROLLE Nicolas Réanimation Médecine

LUNEL-FABIANI Françoise Bactériologie-virologie ; hygiène hospitalière Médecine

MARCHAIS Véronique Bactériologie-virologie Pharmacie

MARTIN Ludovic Dermato-vénéréologie Médecine

MENEI Philippe Neurochirurgie Médecine

MERCAT Alain Réanimation Médecine

MERCIER Philippe Anatomie Médecine

PAPON Nicolas Parasitologie mycologie Pharmacie

PASSIRANI Catherine Chimie générale Pharmacie

PELLIER Isabelle Pédiatrie Médecine

PICQUET Jean Chirurgie vasculaire ; médecine vasculaire Médecine

PODEVIN Guillaume Chirurgie infantile Médecine

PROCACCIO Vincent Génétique Médecine

PRUNIER Fabrice Cardiologie Médecine

REYNIER Pascal Biochimie et biologie moléculaire Médecine RICHARD Isabelle Médecine physique et de réadaptation Médecine

RICHOMME Pascal Pharmacognosie Pharmacie

RODIEN Patrice Endocrinologie, diabète et maladies

métaboliques Médecine

ROHMER Vincent Endocrinologie, diabète et maladies

métaboliques Médecine

ROQUELAURE Yves Médecine et santé au travail Médecine

ROUGE-MAILLART Clotilde Médecine légale et droit de la santé Médecine ROUSSEAU Audrey Anatomie et cytologie pathologiques Médecine ROUSSEAU Pascal Chirurgie plastique, reconstructrice et

esthétique

Médecine ROUSSELET Marie-Christine Anatomie et cytologie pathologiques Médecine

ROY Pierre-Marie Thérapeutique Médecine

SAINT-ANDRE Jean-Paul Anatomie et cytologie pathologiques Médecine SAULNIER Patrick Biophysique pharmaceutique et

biostatistique Pharmacie

SERAPHIN Denis Chimie organique Pharmacie

SUBRA Jean-François Néphrologie Médecine

UGO Valérie Hématologie ; transfusion Médecine

URBAN Thierry Pneumologie Médecine

VAN BOGAERT Patrick Pédiatrie Médecine

VENIER Marie-Claire Pharmacotechnie Pharmacie

VERNY Christophe Neurologie Médecine

WILLOTEAUX Serge Radiologie et imagerie médicale Médecine

(6)

MAÎTRES DE CONFÉRENCES

ANGOULVANT Cécile Médecine Générale Médecine

ANNAIX Véronique Biochimie et biologie moléculaires Pharmacie

BAGLIN Isabelle Pharmaco-chimie Pharmacie

BASTIAT Guillaume Biophysique et biostatistique Pharmacie

BEAUVILLAIN Céline Immunologie Médecine

BELIZNA Cristina Médecine interne Médecine

BELLANGER William Médecine générale Médecine

BELONCLE François Réanimation Médecine

BENOIT Jacqueline Pharmacologie et pharmacocinétique Pharmacie

BIERE Loïc Cardiologie Médecine

BLANCHET Odile Hématologie ; transfusion Médecine

BOISARD Séverine Chimie analytique Pharmacie

CAPITAIN Olivier Cancérologie ; radiothérapie Médecine

CASSEREAU Julien Neurologie Médecine

CHEVAILLER Alain Immunologie Médecine

CHEVALIER Sylvie Biologie cellulaire Médecine

CLERE Nicolas Pharmacologie Pharmacie

COLIN Estelle Génétique Médecine

DE CASABIANCA Catherine Médecine générale Médecine

DERBRE Séverine Pharmacognosie Pharmacie

DESHAYES Caroline Bactériologie virologie Pharmacie

FERRE Marc Biologie moléculaire Médecine

FLEURY Maxime Immunologie Pharmacie

FORTRAT Jacques-Olivier Physiologie Médecine

HAMEL Jean-François Biostatistiques, informatique médicale Médicale

HELESBEUX Jean-Jacques Chimie organique Pharmacie

HINDRE François Biophysique Médecine

JOUSSET-THULLIER Nathalie Médecine légale et droit de la santé Médecine LACOEUILLE Franck Biophysique et médecine nucléaire Médecine

LANDREAU Anne Botanique et Mycologie Pharmacie

LEGEAY Samuel Pharmacologie Pharmacie

LE RAY-RICHOMME Anne-Marie Valorisation des substances naturelles Pharmacie LEPELTIER Elise Chimie générale Nanovectorisation Pharmacie

LETOURNEL Franck Biologie cellulaire Médecine

LIBOUBAN Hélène Histologie Médecine

MABILLEAU Guillaume Histologie, embryologie et cytogénétique Médecine MALLET Sabine Chimie Analytique et bromatologie Pharmacie MAROT Agnès Parasitologie et mycologie médicale Pharmacie MAY-PANLOUP Pascale Biologie et médecine du développement et de

la reproduction

Médecine

MESLIER Nicole Physiologie Médecine

MOUILLIE Jean-Marc Philosophie Médecine

NAIL BILLAUD Sandrine Immunologie Pharmacie

PAPON Xavier Anatomie Médecine

PASCO-PAPON Anne Radiologie et imagerie médicale Médecine

PECH Brigitte Pharmacotechnie Pharmacie

PENCHAUD Anne-Laurence Sociologie Médecine

PETIT Audrey Médecine et santé au travail Médecine

PIHET Marc Parasitologie et mycologie Médecine

PRUNIER Delphine Biochimie et biologie moléculaire Médecine

RIOU Jérémie Biostatistique Pharmacie

ROGER Emilie Pharmacotechnie Pharmacie

(7)

SCHINKOWITZ Andréas Pharmacognosie Pharmacie SIMARD Gilles Biochimie et biologie moléculaire Médecine

TANGUY-SCHMIDT Aline Hématologie ; transfusion Médecine

TRZEPIZUR Wojciech Pneumologie Médecine

AUTRES ENSEIGNANTS

AUTRET Erwan Anglais Médecine

BARBEROUSSE Michel Informatique Médecine

BRUNOIS-DEBU Isabelle Anglais Pharmacie

CHIKH Yamina Économie-Gestion Médecine

FISBACH Martine Anglais Médecine

O’SULLIVAN Kayleigh Anglais Médecine

PAST

CAVAILLON Pascal Pharmacie Industrielle Pharmacie

LAFFILHE Jean-Louis Officine Pharmacie

MOAL Frédéric Physiologie Pharmacie

ATER

FOUDI Nabil (M) Physiologie et communication cellulaire Pharmacie

HARDONNIERE Kévin Pharmacologie - Toxicologie Pharmacie

WAKIM Jamal (Mme) Biochimie et biomoléculaire Médecine

AHU

BRIS Céline Biochimie et biologie moléculaires Pharmacie

LEROUX Gaël Toxico Pharmacie

BRIOT Thomas Pharmacie Galénique Pharmacie

CHAPPE Marion Pharmacotechnie Pharmacie

CONTRACTUEL

VIAULT Guillaume Chimie Pharmacie

(8)

REME RC IEM ENTS

De la part de Mathilde : Je remercie sincèrement ;

Pr Laurent Connan,

Pour nous avoir fait l'honneur de présider notre jury de thèse, pour l’intérêt porté à ce travail et pour l'enseignement que vous nous avez apporté tout au long du DES de médecine générale.

Pr Clotilde Rouge Maillart

Pour avoir accepté de faire partie de notre jury et pour l’intérêt porté à ce travail. Je vous remercie aussi pour votre aide précieuse et votre soutien tout au long de mon parcours d'externe et d'interne.

Pr Catherine De Casabianca

Pour avoir accepté de faire partie de notre jury, pour vos enseignements et votre bienveillance durant ces années d'internat.

Dr Delphine Douillet

Pour m'avoir proposé de travailler avec vous et m'avoir fait confiance pour ce travail. Merci pour le temps que tu nous as accordé malgré ton emploi du temps chargé, pour tes précieux conseils, ta disponibilité, ta bienveillance, ta rigueur et ton aide pour les statistiques !

Dr Maud Delori

Pour m'avoir proposé pendant mon stage aux urgences de travailler avec vous et de m'avoir fait confiance. Merci pour ton soutien, et tes conseils pertinents grâce auxquels mes questions et mes doutes ont trouvé une oreille et des réponses.

Dr Aurore Armand

Pour avoir accepté de faire partie de notre jury de thèse. Merci pour ta disponibilité et ton aide pendant mes stages aux urgences et à la PASS et pendant la réalisation de ce travail. Ce fut un plaisir de travailler avec toi.

Me Nathalie Laborde

Pour avoir accepté de faire partie de notre jury de thèse. Pour avoir partagé avec moi ton expérience et tes connaissances des patients précaires et du réseau précarité Angevin. Tout cela a été et reste précieux pour moi.

(9)

REME RC IEM ENTS

Me Nathalie Laborde

Pour avoir accepté de faire partie de notre jury de thèse. Pour avoir partagé avec-moi ton expérience et tes connaissances des patients précaires et du réseau précarité Angevin, ce fut un plaisir. Tout cela a été et reste précieux pour moi.

David mon co-thésard pour avoir accepté de travailler avec moi.

Ma mère qui est partout là où je suis, et à qui je dois tout et même encore plus.

Ma famille, et particulièrement Augustine qui fait mon bonheur chaque jour, Pauline et Quentin. Sans vous, rien de tout cela n'aurait de sens.

Mes amis de toujours pour ce qu'ils sont et ce que je suis grâce à eux. Merci aussi à Etienne d’être entré dans ma vie.

Maud, pour ton amitié, ta loyauté, ton humour et ton soutien infaillible depuis toujours.

L’Equipe à Jojo de la fac d’Angers, pour les franches parties de rigolades et de travail ; ensemble tout était et sera plus facile.

Le village de Saint-Marsal.

Tous les médecins et les patient(e)s que j'ai croisés sur mon parcours, pour leurs enseignements qui continuent de me nourrir.

Mes relecteurs et relectrices et tous ceux et celles qui m'ont aidée d'une manière ou d'une autre dans la réalisation de ce travail.

(10)

REME RC IEM ENTS

De la part de David :

À mon maître et président de jury, Monsieur Connan,

Vous me faites l’honneur de juger ce travail. Merci pour l’intérêt que vous y accordez et pour votre dynamisme auprès des internes de médecine générale. Veuillez trouver ici l’expression de mon profond respect.

À mon maître et juge, Madame De Casabianca,

Vous me faites l’honneur de juger ce travail. Merci pour l’intérêt que vous y accordez. Soyez assurée de ma respectueuse considération.

À mon maître et juge, Madame Rouge Maillart,

Vous me faites l’honneur de juger ce travail. Merci pour l’intérêt que vous y accordez. Soyez assurée de ma sincère gratitude.

À mon maître et juge, Madame Armand,

Vous me faites l’honneur de juger ce travail. Merci pour l’intérêt que vous y accordez et merci de votre investissement auprès des personnes en situation de précarité. Veuillez trouver ici l’expression de mon profond respect.

À mon maître et ma directrice de thèse, Madame Douillet,

Je te dis le plus grand merci. Merci d’avoir dirigé ce travail commun. Merci de tout ce temps pris pour nous orienter, aider et corriger avec pertinence et justesse. Et enfin merci pour cette patience et ce travail d’encadrement que tu réalises chaque jour.

À mon maître et ma directrice de thèse, Madame Delori,

Merci d’avoir dirigé ce travail et merci d’avoir été là pour nous rassurer et nous corriger avec pertinence et justesse. Soit assurée de mon estime et de toute ma gratitude.

À mon juge, Madame Laborde,

Merci de me faire l’honneur de juger ce travail. Merci pour l’intérêt que tu y accordes et je te remercie au nom de tous ceux que tu aides chaque jour à la permanence d’accès aux soins de santé. Trouve ici l’expression de mon profond respect.

(11)

REME RC IEM ENTS

À Mathilde, ma co-thèsarde, qui m’a fait confiance et sans qui cette aventure n’aurait pas pu se faire.

À Dr Brodeur, Dr Ménager, Dr Guitton et aux assistantes sociales du CH du Mans (Mme Veilhan Badek et Mme Menager), ainsi qu’à Dr Baudin, Dr Sommereisen, aux assistantes sociaux et à l’équipe d’ARC du CH de Cholet (Dr Gaume, Mme François, Mme Seguin) qui m’ont aidé à la réalisation de notre thèse.

À ceux croisés au décours de mon internat : Dr Plessis, Dr Galichet, Dr Chauvet-Tiré, Dr Toqué, Dr Givel, Dr Troussier, Dr Chaillou, Dr Donzeau, Dr Roche et tant d’autres ; qui m’ont enseigné l’application humaine de toutes ces connaissances théoriques et qui m’ont aidé à devenir ce que je suis.

À mes parents extraordinaires qui m’ont toujours soutenu et qui ont été présents durant toutes ces années d’études. Merci à eux pour les valeurs qu’ils m’ont inculqué et qui font de moi la personne que je suis. Merci à eux qui m’ont sensibilisé à la précarité, la pauvreté et l’humanisme.

À toute ma famille, Ekbal, Aurore, Martin, Paul, Adèle, Elise, Shazia, Amer, Layali, Shahed et Claire pour leur présence, leur soutien et tous ces moments de bonheur passés ensemble.

À mes amis du lycée (Jean, Servan, JB, Seb, Nathan), de la PACES (Kevin, Hugo, Cali, Sarah, Val, Julie, Felix …), de l’externat (Benji, Ségo, Alexis, Yoh, Julie, Laure, Coco, Simon, Marie, Nono, Charmène …), de l’internat (Antoine, Tiphaine, Camille, Bastien, Eve, Delphine …) que j’ai rencontré et que l’heureux hasard a placé sur mon chemin et qui maintenant comptent tant. Avec qui je m’épanoui chaque jour, qui m’ont aidé, soutenu et avec qui j’ai eu, j’ai et j’espère avoir encore de merveilleux moments de fou rires, de bonne humeur, de soirées et de vacances ! Et tous mes amis que je n’ai involontairement pas cité et qui n’en demeurent pas moins cher.

À Jean, sans qui je ne serai sans doute pas là. Tu restes dans mes pensées et cela à tout jamais.

À Mathilde, ma chère et tendre. Pour ta présence, ton accompagnement, ta confiance en moi, ta motivation et ton soutien. Au futur avec toi.

(12)

LISTE DES ABREVIATIONS

ACS Aide pour une complémentaire santé AME Aide médicale de l'État

AS Assistante sociale

CCMU Classification Clinique des Malades des Urgences CH Centre Hospitalier

CHU Centre Hospitalier Universitaire

CIMU Classification Infirmière des Malades aux Urgences CMU Couverture maladie universelle

CMUC Couverture maladie universelle complémentaire CNIL Commission nationale informatique et libertés

DREES Direction de la Recherche, des Études, de l'Évaluation et des Statistiques ECBU Examen cytobactériologique des urines

ECG Électrocardiogramme GNP Groupe Non Précaire GP Groupe Précaire

IAO Infirmier(e) d'accueil et d'orientation IQR Ecart Interquartile

IRM Imagerie par résonance magnétique NSN Nombre de sujet nécessaire

ONPES Observatoire Nationale de la Précarité et de l’Exclusion Sociale ORU Observations Régionaux des Urgences

PASS Permanence d'accès aux soins de santé RR Risque Relatif

RSA Revenu de solidarité active SAU Service d'accueil des urgences SDF Sans domicile stable ou fixe TDM Tomodensitométrie

vs Versus

(13)

Plan

LISTE DES ABREVIATIONS RESUME

ABSTRACT INTRODUCTION

MATÉRIELS ET MÉTHODES

1. Inclusion des participants

2. Critères de jugements

3. Statistiques

RÉSULTATS

1. Population étudiée

2. Description de la population précaire

3. Critères de jugements

DISCUSSION

CONCLUSION

BIBLIOGRAPHIE

LISTE DES FIGURES

LISTE DES TABLEAUX

TABLE DES MATIERES

ANNEXES

(14)

1

Evaluation de la prise en charge des patients précaires dans les services d’accueil des urgences : comparaison à la population générale.

M. Lehugeur

1

, D. Hassan

1

, M. Delori

1

, A. Armand

1

, N. Laborde

1

, D. Douillet

1-2

1

Département de Médecine d’Urgence, CHU Angers

2

UFR Santé, Département de Médecine, faculté d’Angers

(15)

2

REPARTITION DU TRAVAIL

Mathilde Lehugeur :

• Constitution du projet et de la fiche de thèse

• Recueil de données au SAU du CHU d’Angers (300 dossiers)

• Rédaction de la partie « introduction »

David Hassan

• Recueil de données aux SAU du CH du Mans et au CH de Cholet (304 dossiers)

• Rédaction de la partie « résultats »

Travail fait en binôme :

• Rédaction de la partie « matériels et méthodes »

• Rédaction de la partie « discussion »

(16)

3

RESUME

Evaluation de la prise en charge des patients précaires dans les services d’accueil des urgences : comparaison à la population générale.

Introduction : En France, le frein financier à l’accès primaire aux soins des populations précaires est limité par la mise en place de structures et d’aides spécifiques (PASS, CMUc, AME).

Cependant, les inégalités sociales de santé persistent. Peu d’études s’intéressent aux inégalités dans l’accès secondaire (parcours de soins). Les patients précaires consultant majoritairement aux urgences, nous étudierons leur prise en charge au sein de trois services d’urgences en comparaison à la population générale.

Matériels et Méthodes : Etude comparative descriptive rétrospective dans 3 centres hospitaliers des Pays de la Loire.

Les patients majeurs précaires consultant au service d’accueil des urgences ont été inclus entre Novembre 2017 et Décembre 2018. Ces patients ont été appariés avec des patients non précaires selon le sexe, l’âge, le niveau de tri et le motif de consultation. Le critère de jugement principal était le nombre d’examens complémentaires et/ou de traitements prescrits. Les critères de jugement secondaires étaient les types d'examens complémentaires prescrits, le taux d'hospitalisation, le temps d'attente avant examen médical et le temps d'attente total dans les SAU.

Résultats : 302 patients en situation de précarité et 302 patients non précaires ont été inclus. Nous n’avons pas pu mettre en évidence de différence significative entre les 2 groupes concernant le nombre d’examens complémentaires (p= 0,59) et/ou de traitements prescrits (p= 0,6), ainsi que pour les critères de jugements secondaires.

Conclusion : L’absence de différence de prise en charge entre les patients précaires et la population générale est un résultat encourageant pour la lutte contre les inégalités sociales de santé. Cependant ce résultat reste une évaluation quantitative des soins et ne permet pas d’écarter l’existence d’inégalités dans l’accès secondaire. D’autres études devraient être réalisées, notamment qualitatives afin d’évaluer ce parcours sous un autre angle et permettre d’améliorer nos pratiques.

Mots clés : Précarité, Utilisation des

ressources, accès aux soins, urgences,

inégalités sociales de santé

(17)

4

ABSTRACT

Aims: In France, care structures and social assistance (PASS, CMUc, AME) relieve precarious populations from financial constraints for primary access to healthcare. However, social inequalities in health persist. Few studies focus on inequalities in secondary access (care pathways). As precarious patients preferentially consult to emergencies, we will study their care in three emergency departments in comparison to the general population.

Materials and Methods: Comparative retrospective descriptive study in 3 emergency departments (ED) in the Pays de Loire. Inclusions of adults in precarious situations admitted to ED between November 2017 and December 2018. For each precarious patient included, we recruited a non-precarious patient matched on their gender, age group, severity level at triage and reason for consultation. The primary endpoint was the number of complementary examinations and / or prescribed treatments. Secondary endpoints were the type of treatments prescribed, the type of additional

examinations prescribed, the hospitalization rates, waiting time before medical examination and total waiting time in the EDs.

Results: 302 patients in precarious situation and 302 non-precarious patients were included. We found no significant difference between the 2 groups in terms of number of complementary examinations (p = 0.59), prescribed treatment (p = 0.6), and secondary endpoints.

Conclusion: The absence of difference in care between precarious patients and the general population is an encouraging result for the fight against social inequalities in health. However, this result is a quantitative evaluation of care and does not rule out the existence of inequalities in secondary access. Other studies should be conducted, including qualitative studies to evaluate this care pathway from another angle and then improve our practices.

Key words: Precarious – Healthcare

utilization – access to healthcare –

Emergency department - social inequalities

in health

(18)

5

INTRODUCTION

En France, en 2017, environ 9 millions de personnes vivaient sous le seuil de pauvreté (1).

Pauvreté et précarité sont intimement liées mais ne sont pas synonymes. La précarité touche un nombre plus large de personnes et englobe des situations très différentes (jeunes sans emploi, familles monoparentales, SDF, migrant(e)s, détenu(e)s ...)(2). L’ONPES la définit comme « un ensemble de facteurs de risques et d’incertitudes sur l’emploi et les ressources qui conduirait à la pauvreté, liés à l’absence simultanée de facteurs de stabilité, notamment dans le travail, les revenus, les conditions de logement ou la situation individuelle (réseaux sociaux) non identifiables à la pauvreté »(2).

La prise en charge médicale et sociale des patients précaires a été améliorée grâce à la création des PASS en 1998 de la CMU en 1999, puis de l’AME, de la CMUc et de l’ ACS (3)(4)(5). En limitant le frein financier, l’accès primaire aux soins (contact avec le système de soins) est facilité (6).

Cependant, en 2009, les bénéficiaires de la CMUc avaient un taux global de mortalité significativement plus élevé pour les deux sexes (hommes RR = 2,6 (IC 95% [2.5-2.7]), femmes RR = 2,1 ( IC 95% [2.0-2.2]) et pour chaque classe d’âge décennale (7). En 2015, l’écart d’espérance de vie à 35 ans entre cadres et ouvriers est de 6,3 ans pour les hommes et de 3 ans pour les femmes (8). Les inégalités sociales de santé (qui sont la reproduction dans le soin d’inégalités existant entre les groupes sociaux) se manifestent dans l’accès primaire mais aussi dans l’accès secondaire : trajectoire que le patient suivra au sein d'une structure ou d'une organisation (9).

Jean Peneff, sociologue français, suggère que les services d’urgences des établissements

privés à but lucratif accueillent préférentiellement les patients des classes sociales moyennes

à élevés (10). Il met ainsi en évidence l’existence d’une médecine à deux vitesses, faisant de

(19)

6 l’hôpital public le lieu d’accueil inconditionnel de tous, et notamment des plus défavorisés (11). En ambulatoire, l’étude ECOGEN (2014) montre que les consultations de médecine générale sont plus courtes pour les patients précaires et qu’ils ont moins d’examens complémentaires et de traitements prescrits (12)(13). En outre, les populations les plus aisées s’orientent plus facilement vers la médecine de ville et les patients les plus précaires vers les services d'urgences (14)(15)(16). C’est pourquoi nous nous intéresserons à la prise en charge des patients précaires au sein des urgences.

Une étude française de 2016 a comparé les moyens mis en œuvre aux urgences dans la prise en charge des patients SDF par rapport à la population générale. Aucune différence significative n'a été retrouvée concernant la prescription d'examens complémentaires ou de traitements. Mais l’absence de différence alors que les SDF ont un nombre de comorbidités plus élevé peut être le reflet d’une prise en charge sous-optimale de ces patients (17). De fait des patients sans couverture sociale sont parfois orientés vers les PASS alors que leurs besoins de soins relèvent de l’urgence (11). Il paraît donc nécessaire d’étudier la prise en charge des patients précaires, en s’appuyant sur des outils de repérage validés (18)(19)(20).

Ainsi, l’objectif de notre étude est d’analyser la prise en charge des patients précaires au sein

des urgences (CHU d’Angers, CH de Cholet et CH du Mans) afin de comparer les moyens mis

en œuvre par rapport à la population générale.

(20)

7

MATÉRIELS ET MÉTHODES

Il s’agit d’une étude comparative rétrospective observationnelle multicentrique faite dans les départements du Maine et Loire et de la Sarthe (au CHU d’Angers, au CH du Mans, au CH de Cholet) incluant des patients pris en charge dans les Services d’Urgence Adulte (SAU) entre le 1

er

novembre 2017 et le 31 décembre 2018.

1. Inclusion des participants

Les patients précaires majeurs ont été inclus dès lors qu’ils avaient au moins 1 des 4 critères majeurs de précarité (difficulté financière, isolement, difficulté de couverture sociale, difficulté de logement). Ces 4 critères sont ceux de la définition de la précarité et sont ceux les plus repris dans la littérature (18)(19)(20). Tous les patients repérés comme précaires ont bénéficié d’un entretien avec une assistante sociale afin de s’assurer qu’ils présentent bien des critères de précarité. Pour chaque patient « précaire » inclus (groupe : GP), un patient « non précaire » (groupe : GNP) a été apparié selon le sexe, la classe d’âge, le niveau de tri (CIMU à Angers, l’échelle IAO au Mans et CCMU à Cholet) et selon le motif de consultation (Tableau I et II). Il a été décidé d’homogénéiser les différents niveaux de tri de chaque échelle utilisée en 4 niveaux de tri de 1 à 4 (Tableau I).

Tableau I - Niveaux de tri

Tri CIMU Echelle IAO CCMU

Niveau 1 CIMU1 : Détresse vitale majeure IAO 1 : Box Immédiat / Caractère prioritaire

CCMU 5 : Situation pathologique engageant le pronostic vital.

Prise en charge comportant la pratique immédiate de manœuvres de réanimation.

Niveau 2

CIMU 2 : Atteinte patente d’un organe vital ou lésion traumatique

sévère (instabilité patente)

IAO 2: Prochain Box disponible / Caractère urgent

CCMU 4 : Situation pathologique engageant le pronostic vital.

Prise en charge ne comportant pas de manœuvres de réanimation immédiate

Niveau 3

CIMU 3 : Atteinte fonctionnelle ou lésionnelle instable ou complexe

(instabilité potentielle)

IAO 3 : Dans les 120min / Caractère semi urgent

CCMU 3 : Etat lésionnel et/ou pronostic fonctionnel jugés susceptibles de s'aggraver aux urgences ou durant l'intervention SMUR, sans mise en jeu du pronostic vital.

Niveau 4

CIMU4 : Atteinte fonctionnelle ou

lésionnelle stable. IAO 4 : Selon l’ordre d’arrivée / Consultation

CCMU 2 : Etat lésionnel et/ou pronostic fonctionnel jugés stables. Décision d’acte complémentaire diagnostique ou

thérapeutique.

CIMU5 : Pas d’atteinte fonctionnelle ou lésionnelle stable

CCMU 1 : Etat lésionnel et/ou pronostic fonctionnel jugés stables. Abstention d’acte complémentaire diagnostique ou

thérapeutique.

(21)

8 Ont été exclus de l’étude les patients déjà connus comme précaires, ceux triés en détresse vitale majeure (Tri niveau 1 qui équivaut au tri CIMU niveau 1, Echelle IAO 1 et tri CCMU 4- 5) et ceux consultant pour des motifs sociaux.

Les critères secondaires de précarité ont été recueillis car ce sont des indicateurs de précarité également importants et facilement identifiables (16)(19). Toutes les données recueillies ont été listées dans le Tableau II ci-dessous.

Tableau II – Données patients recueillies

Caractéristiques du patient

Pour tous les patients

Date de consultation Sexe (homme ou femme), Age (en année) Pour les patients précaires Nationalité

Français parlé (non, moyen, bien) Utilisation d’un interprétariat (oui/non)

Caractéristiques de la prise en charge

Prise en charge par un interne ou un sénior Tranche horaire d’arrivée (8h-15h ; 15h-00h ; 00h-8h) Niveau de tri infirmière d’accueil [CCMU, score IAO ou CIMU]

Motif médical d’entrée

Temps d’attente avant le premier contact médical (en minutes)

Temps total du passage aux urgences avant retour à domicile ou hospitalisation (en minutes) Hospitalisation

Prise en charge

Nombre de traitements administrés

Nombre et Types d’examens complémentaires

Radiographie Tomodensitométrie IRM

Echographie Biologie ECG

Autres examens complémentaires (ECBU, glycémie …) Avis spécialisé

Critères de précarités majeures

Isolements Social

Absence de médecin traitant Autre

Difficultés financières

Sans revenu RSA Autre

Problème de logement

Sans domicile fixe Foyer temporaire Autres

Problème de couverture sociale

Absence de mutuelle Sans couverture sociale CMUc

AME Autre

Critères de précarités secondaires

Addiction

Trouble psychiatrique Mesure de protection Absence d’emploi

Nombre de recours aux urgences adultes dans l’année précédente

(22)

9 Les informations des patients ont été collectées grâce aux dossiers informatiques des assistantes sociales et des logiciels informatiques (Urqual® pour le CHU d’Angers, Orbis®

pour le CH du Mans et Cora Urgence® pour le CH de Cholet).

2. Critères de jugements

Le critère de jugement principal (CJP) est le nombre d’examens complémentaires et/ou traitements prescrits.

Les critères de jugement secondaires sont : les types d’examens complémentaires prescrits (radiographie, échographie, TDM, IRM, avis spécialisé, bilan biologique, ECG), le taux d'hospitalisation, le temps d'attente avant examen médical, et le temps d'attente total au SAU.

L’étude a reçu l’accord du Comité d’éthique du CHU ANGERS (enregistrée sous le numéro 2018/23) et de la Commission nationale informatique et libertés (CNIL).

3. Statistiques

Analyse descriptive de la population observée, des ressources mobilisées (qui comprennent :

le nombre de traitements prescrits, le type et le nombre d'examens complémentaires

prescrits, le temps d'attente avant la consultation avec l'urgentiste, le temps de passage au

SAU, le nombre d'hospitalisations) afin de déterminer si les prises en charge sont

comparables et s'il existe une différence entre les patients précaires et les patients non

précaires. Les données qualitatives seront exprimées en pourcentage et les données

quantitatives en médiane [Ecart InterQuartile] ou en moyenne (min-max). Les analyses

comparatives entre les deux groupes utilisent le test du Chi deux et le test exact de Fisher

pour les comparaisons de pourcentage. Les tests de Student et de Mann-Whitney sont

utilisés pour les comparaisons de moyennes.

(23)

10 Le nombre de sujets nécessaires (NSN) a été calculé en se basant sur l'étude de la DREES réalisée en 2013 en France sur 1 journée dans 736 points d'accueil avec 52018 patients inclus. Les résultats montrent que 45% des patients qui consultent aux urgences bénéficient d'un examen d'imagerie et 35% d'une biologie (21). Ces chiffres sont concordants avec ceux retrouvés dans d'autres études (22)(23). Ainsi, avec 45% de réalisation d'examens complémentaires en population générale et avec l'hypothèse d'une réalisation d'actes complémentaires de 35% chez les précaires sous hypothèse bilatérale avec alpha 5% et puissance 80% le calcul du NSN est de 190 patients à inclure.

Le logiciel Excel a été utilisé pour les recueils des données et le logiciel SPSS® utilisé pour

les analyses statistiques.

(24)

11

RÉSULTATS

1. Population étudiée

Cette étude a inclus 604 patients (302 précaires et 302 non précaires) dans 3 centres hospitaliers (CHU d’Angers, CH du Mans, CH de Cholet). Cent cinquante patients précaires ont été inclus au CHU d’Angers, 69 au CH du Mans et 83 au CH de Cholet.

La médiane d’âge est 39 ans [29-58] avec 37,4% de patient de sexe féminin. Les patients ont été classés pour 76,8% en tri niveau 4 et 4,5% en tri niveau 2. Les motifs de recours aux urgences les plus retrouvés sont les plaintes hépato-gastro-entérologique dans 16,7%

des cas, traumatologique dans 14,4% des cas, cardiaque dans 11,4% et neurologique dans 10,9% des cas. Les patients consultent principalement en journée entre 8 heures et 15 heures dans 47,7% des cas, et en soirée entre 15 heures et minuit dans 39,9% des cas.

Tous les patients non précaires étaient de nationalité française.

Les caractéristiques de la population étudiée sont rapportées dans le Tableau III.

(25)

12 Tableau III - Caractéristiques de la population

Total (n= 604) Précaires (n=302) Non précaires (n=302) P value

Age, années [IQR] 39 [29-58] 37.5 [28-57] 40 [29-58] 0.37*

Sexe féminin (%) 226 (37.4) 110 (36.4) 116 (38.4) 0.73†

Nationalité française (%) 268 (59) ‡ 118 (39) 150 (100) ‡ <0.05

Prise en charge par senior (%) 365 (60.4) 254 (84.1) 111 (36.8) <0.05

Horaires de prise en charge (%) 8h-15h

15h-00h 00h-08h

288 (47.7) 241 (39.9) 75 (12.4)

163 (54) 136 (45) 32 (10.6)

125 (41.4) 105 (34.7) 43 (14.2)

0.06 0.09 0.23 Niveau de tri ¶

2 3 4

27(4.5) 112 (18.5) 464 (76.8)

12 (3.9) 56 (18.5) 233 (77.2)

15 (5) 56 (18.5) 231 (76.5)

0.50 0.56 0.94 Motif de recours

Dermatologie

Traumatisme-chute-agression Cardiologie

Pneumologie

Psychiatrie-addictologie Neurologie

Otorhinolaryngologie Hépatogastroentérologie Rhumatologie

Urologie Infectiologie Dentaire Ophtalmologie Social Autres

48 (7.9) 87 (14.4) 69 (11.4) 34 (5.6) 33 (5.5) 66 (10.9)

18 (3) 101 (16.7)

37 (6.1) 4 (0.7)

18 (3) 4 (0.7) 4 (0.7) 6 (1) 75 (12.4)

24 (7.9) 44 (14.6) 33 (10.9)

17 (5.6) 22 (7.3) 33 (10.9)

9 (3) 47 (15.6)

16 (5.3) 2 (0.7)

9 (3) 2 (0.7) 2 (0.7) 3 (1) 39 (12.9)

24 (7.9) 43 (14.2) 36 (11.9) 17 (5.6) 21 (6.9) 33 (10.9)

9 (3) 54 (17.9)

21 (7) 2 (0.7) 9 (3) 2 (0.7) 2 (0.7) 3 (1) 26 (8.6)

1 0.92 0.73 1 0.88

1 1 0.52 0.42 1 1 1 1 1 0.12

Addictions 96 (17.2) § 68 (22.5) 28 (10.9) § <0.05

Sans emploi 198 (34) ** 195 (64.6) 3 (1) ** <0.05

Troubles psychiatriques chroniques 63 (13.8) †† 46 (15.2) ** 17 (6) †† 0.2

Mesure de protection 12 (2.6) ‡‡ 10 (3.3) 2 (1.3)‡‡ 0.2

Nombre de recours aux urgences dans l’année, moyenne (min-max)

0.8 (0-18) 0.7 (0-14) 0.9 (0-18) <0.05

* Test de comparaison pour variables quantitative indépendantes : Mann Whitney

† Test de comparaison pour variable qualitative indépendantes : chi deux

‡ Données manquantes 150/302 non précaires (gestion des données manquantes par exclusion : pourcentage fait sur respectivement 454 et 152 patients)

¶ Données manquantes 1/604 (gestion des données manquantes par la moyenne)

§ Données manquantes 45/302 non précaires (gestion des données manquantes par exclusion : pourcentage fait sur respectivement 559 et 257 patients)

** Données manquantes 21/302 non précaires (gestion des données manquantes par exclusion : pourcentage fait sur respectivement 583 et 281 patients)

†† Données manquantes 2/302 précaires (gestion des données manquantes par exclusion : pourcentage fait sur 300 patients)

‡‡ Données manquantes 150/302 non précaires (gestion des données manquantes par exclusion : pourcentage fait sur respectivement 454 et 152 patients)

(26)

13

2. Description de la population précaire

En ce qui concerne les patients précaires, 39% sont français, 34,5% d’origine africaine et 8,9% sont européens non français (au sens géographique). La langue française était parlée avec un bon niveau dans 63,9% des cas et moyennement dans 6,3%. Un interprétariat a été utilisé dans 12,9% des cas (n=39/302).

En ce qui concerne les critères majeurs de précarité, 81,5% d’entre eux étaient isolés, 74,5% des patients précaires avaient des difficultés financières, 67,2% des patients précaires avaient une problématique de logement et 71,5% des patients précaires avaient une problématique de couverture sociale. Les 4 critères de précarité étaient remplis pour 43,4%.

A propos des critères de précarité secondaires, les patients précaires avaient significativement plus d’addictions (22,5% vs 10,9% p < 0,05), étaient plus affectés par le chômage (64,6% vs 1%, p < 0,05) et recouraient moins aux urgences dans l’année précédente (0,7 vs 0,9, p < 0,05).

Une différence a été trouvée avec 84% des patients précaires pris en charge par un senior contre 36,8% pour les patients non précaires (p < 0,05).

Les caractéristiques des patients du GP sont rapportées dans le Tableau III et IV.

(27)

14 Tableau IV - Caractéristiques des patients en situation de précarité

Total (n=302) Nationalité (%)

Française

Européenne non française Afrique du Nord

Corne de l’Afrique Afrique autres pays Moyen-Orient Asie autres Amérique Autres

118 (39) 27 (8.9) 34 (11.3)

18 (6) 52 (17.2)

4 (1.3) 19 (6.3)

3 (1) 27 (8.9)

Français parlé (%) * Niveau moyen Niveau bon

212 (70.2) 19 (6.3) 193 (63.9)

Interprète utilisé (%) * 39 (12.9)

Repérage précarité Isolement Social Médical Social et médical Autre

Difficultés financières Sans revenu RSA Autres

Problèmes de logement SDF

Hébergement temporaire Autres

Problème de couverture sociale Pas de complémentaire santé CMUc

AME Autres

Patients ayant les 4 critères

246 (81.5) 154 (51) 170 (56.7) 109 (36.1) 68 (22.5) 225 (74.5)

145 (48) 25 (8.3) 59 (19 .5) 203 (67.2) 96 (31.8)

29 (9.6) 85 (28.1) 216 (71.5)

142 (47) 61 (20.2) 5 (1.7) 8 (2.6)

131 (43.4)

* Données manquantes 1/302 (gestion des données manquantes par la moyenne)

(28)

15

3. Critères de jugements

Parmi les 2 groupes étudiés, le nombre d’examens complémentaires (p = 0,59) et le nombre de traitements prescrits ne diffèrent pas (p = 0,60).

Les patients ont bénéficié pour 54,1% des cas d’une biologie et d’une imagerie dans 46,5%

des cas. Le taux d’hospitalisation ne diffère pas entre les 2 groupes avec au total 34,7% des patients hospitalisés.

Aucune différence significative n’a été retrouvée concernant le temps d’attente avant le premier examen médical et le temps de passage aux urgences avec pour le GP : temps d’attente médian de 59 minutes [25-110] et de 63.5 minutes [27-122] pour le GNP.

Le CJP et les critères de jugements secondaires sont rapportés dans le Tableau V et Figure 1.

(29)

16 Tableau V - Critères de jugement principal et secondaire

Total (n= 604)

Précaires (n=302)

Non précaires

(n=302) P value Nombre d’examens complémentaire, moyenne (min-max) 1.86 (0-7) 1.89 (0-7) 1.83 (0-7) 0.59 Type d’examens complémentaires (%)

Radiographie TDM/IRM*

Echographie Bilan biologique Electrocardiogramme Avis spécialisé Autres

168 (27.8) 77 (12.7)

36 (6) 327 (54.1) 192 (31.8) 180 (29.8) 156 (25.8)

81 (26.8) 34 (11.3) 17 (5.6) 170 (56.3) 102 (33.8) 92 (30.5) 79 (26.2)

87 (28.8) 43 (14.2) 19 (6.3) 157 (52) 90 (29.8) 88 (29.1) 77 (25.5)

NP

Nombre de traitements prescrits, moyenne (min-max) 1.1 (0-11) 1.12 (0-11) 1.09 (0-9) 0.6

Nombre d’hospitalisation (%) 210 (34,7) 118 (39,1) 92 (30,4) 0.12

* TDM : Tomodensitométrie / IRM : Imagerie à Résonnance Magnétique NP : Non pertinent

Figure 1 - Temps de prise en charge (en minutes) en fonction du statut précaire/non précaire.

p=0.9 p=0.9

(30)

17

DISCUSSION

Les caractéristiques démographiques de notre population se rapprochent de celles retrouvées dans d’autres études sur les populations précaires avec un sexe ratio à 1.67 et une moyenne d’âge à 43.8 ans (16)(20). Néanmoins, les chiffres de l’Observatoire Régional des Urgences (ORU) en 2017 sont légèrement supérieurs (respectivement 1.11 et 39.9 ans) (24). La part plus élevée d’hommes peut en partie s’expliquer par le fait que 67.2% des patients du GP ont un problème de logement dont 31,8% de SDF et qu’ en 2012 en France, 62% des SDF sont des hommes (25). De plus, 26.2% des femmes migrantes consultent aux urgences gynécologiques plutôt qu’au SAU (26).

En effet, dans le GP, nous retrouvons une large proportion de migrants : 61% de la population étudiée est d’origine étrangère dont 34,5% d’origine Africaine. Comme nous l’avons dit, les patients précaires consultent préférentiellement aux urgences : à Angers en 2012, 45,5% des primo arrivants consultaient en premier lieu le SAU (ou la PASS)(26).

Nous n’avons pas mis en évidence de différence en termes de nombre d’examens complémentaires et de traitements prescrits entre les deux groupes. Ce résultat est positif et montre que l’efficience des soins aux urgences n’est a priori pas influencée par le statut socio-économique. Mais comme cela a déjà été montré, les patients précaires présentent plus de comorbidités (2)(27)(28). Ainsi, l’absence de différence retrouvée pourrait être le reflet d’une prise en charge sous-optimale de ces patients (17).

Les patients ont bénéficié pour 54,1% d’une biologie et 46,5% d’une imagerie. Ces chiffres

sont plus élevés que ceux retrouvés dans d’autres études : 30 à 36% pour la biologie et de

30 à 45% pour l’imagerie selon les sources (22)(23)(29). Le taux global d’hospitalisation est

de 34,7%. En pays de la Loire il est de 27% et de 20% au niveau national (23)(24). Dans

notre étude, les patients ont été classés pour 76,8% en tri niveau 4 et 4,5% en tri niveau 2.

(31)

18 Nous avons un nombre plus important de patient à risque de complications (niveaux de tri 2 et 3) que dans d’autres études qui retrouvent plutôt 90% de tri niveau 4 (24)(30). Cela a pu majorer le nombre de prescription et le taux d’hospitalisation.

Les temps d’attente sont similaires dans les deux groupes : temps d’attente médian avant premier contact médical de 60 min [26-115] et 274,5 min [173-398] (soit 4h34) pour le temps de passage. Ces durées sont celles classiquement décrites (21)(24).

Les patients non précaires ont significativement plus consulté aux urgences dans l’année précédente. Ce résultat est en désaccord avec ce que nous avons affirmé en introduction et ce qui a été montré précédemment. Ayant exclu les patients précaires déjà repérés comme tels, un biais de sélection a de fait éliminé du GP les patients avec multiples recours (16).

Peu de patients précaires ont donc consulté dans l’année précédente sans avoir été repérés et vus par les AS. Cela montre bien que le repérage et la prise en charge sociale des patients en situation de précarité au sein de ces SAU est rapide et efficiente.

Un grand nombre de patients du GP sont dans une grande précarité puisque 43.4% d’entre

eux cumulent les 4 critères de précarité ce qui est un des résultats descriptifs les plus

marquants de notre étude. Ce même résultat avait déjà été trouvé en 2011 (20). Dans le GP,

71.5% ont un problème de couverture sociale (contre 88% en 2011) dont 47% n’ayant pas

de complémentaire santé. On sait que le non recours aux dispositifs comme la CMUC, l’ACS

ou l’AME est important : depuis plusieurs années, le taux de non recours à la CMUc est stable

à 30% (6). La conséquence de cette absence de couverture sociale est que 56% des patients

du GP n’ont pas de médecin traitant (isolement médical). En 2012 une étude de l’INSEE fait

état que seul 5% des SDF nés en France ne bénéficient pas d’une couverture maladie, contre

15% des francophones nés à l’étranger et 29% des non-francophones (31). Le repérage de

ces patients et leur prise en charge sociale apparait donc comme un maillon indispensable de

la lutte pour l’égalité en santé.

(32)

19 Comme dans de nombreuses études, nous retrouvons un taux de pathologie addictive significativement plus élevé dans la population précaire (28)(32). Par exemple, dans l’étude française de 2016 déjà citée 47,4% des SDF avaient une dépendance à l’alcool contre 6,3%

des non-SDF (OR 13.29 [7.12-24.81]) (17).

Aux urgences, les médecins seniors prescrivent moins d’examens complémentaires que les internes sans effet négatif sur la qualité de la prise en charge (33)(34). Dans 84,1% des cas, les patients précaires étaient pris en charge par un médecin senior. Ce résultat est intéressant et montre que la prise en charge de ces patients présentant plus de comorbidités, de pathologies addictives et un état de santé ressenti moins bon, demande plus d’expérience. A l’inverse, seulement 36,8% des patients du GNP ont été vus par un médecin senior. On peut donc supposer qu’un certain volume d’examen était évitable dans ce groupe. Cela a pu masquer une différence de prise en charge en faveur du GP. De ce point de vue le GP pourrait avoir bénéficié de soins appropriés et en adéquation avec leurs besoins. Cependant malgré 29,8% de patients allophones, un interprétariat n’a été utilisé que dans 12,9% des cas. Cela suggère que l’interprétariat (physique ou téléphonique) n’est pas assez utilisé par les professionnels, qu’ils soient expérimentés ou non. Pourtant, il est montré que la barrière linguistique a un effet négatif sur l’accès aux soins, leur qualité, la satisfaction du patient et du soignant, mais aussi sur l’efficacité des traitements (35).

Très peu d’études comparatives sur l’accès secondaire ont été réalisées (36)(37). Notre

étude est la première de ce type dans les hôpitaux concernés. Un des principaux points forts

est le caractère multicentrique. De plus, nous avons inclus plus de patients que le nombre de

sujets nécessaires ce qui augmente la puissance statistique. Nous avons limité le biais de

sélection par son caractère rétrospectif et réalisé le recueil sur plus d’un an, permettant de

prendre en compte les variations d’activités aux urgences au cours d’une année.

(33)

20 Notre étude présente plusieurs limites. Premièrement, l’exclusion des patients déjà connus comme étant précaires a éliminé des patients qui consultent fréquemment aux urgences et qui pourtant remplissaient les critères de précarité. Deuxièmement, il aurait été intéressant de recueillir les antécédents et les comorbidités pour chaque patient inclus. Ces données nous auraient permis d’affiner la comparaison en prenant en compte l’« état de santé » global des patients.

Enfin, en prenant comme CJP le nombre d’examens complémentaires et de traitements, nous avons davantage étudié la « quantité de soins » plutôt que la « qualité de soins ». Les deux concepts ne sont pas opposés mais l’étude de la « qualité des soins » ne peut se résumer à notre CJP. Une étude de 2016 met en évidence qu’au niveau mondial, les inégalités sociales de santé sont perçues comme injustes par une majorité de la population (23 pays étudiés) : elles génèrent une perte de confiance envers le système de santé, une dégradation de la relation médecin-patient et de fait, une diminution de la qualité des soins (38). Une étude Canadienne montre que les patients en grande précarité vivent la consultation aux urgences très négativement : ils considèrent que le système de santé défavorise les plus démunis, ne tient pas compte de leurs besoins, de leurs spécificités et les stigmatisent (39). Comme le soulignait déjà Jacques Lebas en 1998, une amélioration des pratiques de soins à l’égard des patients précaires reste probablement nécessaire (40)(41). Il proposait par exemple, la réalisation de dépistage des IST, de la tuberculose, des dépendances et même des violences intra-familiales. Le rôle d’un SAU dans les dépistages peut se discuter. Mais comme nous l’avons montré, les patients précaires consultent préférentiellement à l’hôpital, et notamment aux urgences. Or on sait qu’au SAU les dépistages sont peu réalisés, notamment pour les migrants (26).

En ce qui concerne les soins primaires, une étude internationale de 2018 menée dans 10

pays dont la France, suggère que la qualité des soins (mesurée avec les indicateurs : accès

(34)

21

aux soins, coordination, soins centrés sur le patient, qualité des soins techniques) est perçue

comme plus mauvaise pour les patients ayant les plus faibles revenus (42). La définition de

la qualité des soins regroupe plusieurs aspects qui ne s’évaluent pas de la même manière

(43). Surtout, son évaluation peut être tout à fait différente en fonction du point de vue du

médecin ou du patient (44). Ainsi, il pourrait être intéressant de faire une étude qualitative

auprès des populations précaires dans les SAU concernés par notre étude.

(35)

22

CONCLUSION

En France, les inégalités sociales de santé persistent malgré la mise en place d’aides et de structures spécifiques. Notre étude s’est attachée à évaluer la prise en charge de ces patients au sein des urgences, en le comparant à la population générale. Trois services d’urgences de grandes agglomérations du Maine et Loire et de la Sarthe ont été étudiés. Aucune différence en termes de nombre de traitements ou d’examens complémentaires prescrits n’a été retrouvée. De même, nous n’avons pas retrouvé de différence concernant le temps d’attente ou le temps de passage au SAU, ni sur le taux d’hospitalisation. La population précaire étudiée était souvent dans une situation de grande précarité et d’origine étrangère. La majorité de ces patients a été prise en charge par un médecin expérimenté.

Ces résultats sont encourageants et montrent que si les inégalités sociales de santé existent, la pratique des soignants aux urgences parait être la même pour tous, du moins en termes de « quantité de soins ».

Peu d’étude de ce type portant sur les patients en situation de précarité ont été réalisées.

Pour aller plus loin, il pourrait être intéressant d’étudier la qualité des soins ressentie par ces

patients après leur passage aux urgences.

(36)

23

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