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https://archive.org/details/b28750925
M É MO IRE
SUR L’EXACTE PARITÉ
DES
LAINES MÉRINOS DE FRANCE
ET DES
LAINES MÉRINOS D’ESPAGNE
,Et
SLir la vraie valeur que devroient avoir dans lecommerce
les Laines mérinos Irançoises ;Par M. MOREL DE VINDÉ,
J]é[em.hre-Associé-Résidant de la Société d’Agriculture de J^ersaillest Propriétaire et domicilié à la Celle-Saint-Cloud, département de Seine-et-Oise ;
SUIVI
D’UN RAPPORT FAIT A L’INSTITUT DE FRANCE,
Classe des Sciences mathématiques et physiques , Par
MM. HUZARDj
SILVESTRE, et TESSIER, Rapporteur.A PARIS,
DF.
L’IMPRIMERIE ET DANS LA LIBRAIRIE
ne MADAME
HUZARD,
rue de L’iPERON, K®.7.
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«NOTE
Supplémentaire au Mémoire de M. Morel
DE ViNDB, sur
laFabrication des Laines de son Troupeau,
Laines de
laTonte de
1806.Au mois de
Juillet 1806
, j’ai adressé àSedan
,
à la
manufacture Paignon,
sept cent vingt li- vresde
laineprime
etseconde,
liens déduits , eten
suint5 d’après les bases établies
dans mon
mémoire,
ces laines,en
lessupposant
égalesen
suintaux
lainesvenant d’Espagne
, dévoient se réduire par le lavage et dégraissage
de
62|
pour
100 , etproduire en conséquence deux
cent soixante-neuf livres
deux onces de
laineen
blanc.Le
11Décembre 1806,
j’aireçu
lettrede
M. Paul Barthélemy
y directeurde
lamanu-
facture , par laquelle il
m’a mandé que mes
laines avoient
complettement
réussidans
cettepremière
opération , et avoientrendu deux
cent soixante - six livres
en
blanc.On
sentcombien
la différencede
trois livresdeux
onces
est petite surune
aussigrande
quantité.Ce
premierfaitprouve
déraonstrativementlavérité
de mes
assertions sur ce premier point.Ces deux
cent soixante-six livres de laineen
blanc ont été fabriquées en drap bleu; dans les calculs ordinaires, constans , et les plus favora- bles à lalaine d’Espagne, ainsi
que
jel’ai encoredit dans
mon mémoire, on compte deux
livresde
cette laineen
blancpour
fabriquerchaque aune
dedrap
;en conséquence,
je m’attendois à avoir cent trente-troisaunes
de drap.Au grand étonnement du
directeur de lamanufacture,
et je l’avoue,au mien même, ma
laine a été si parfaitement foulante, sisupé-»rieure
en
nerf et en élasticité à la meilleure laine d’Espagne,qu’au
lieu de cent trente-troisaunes
elle a euun
avantage d’aunage qui lui afait produire cent cinquante
aunes
|de
drapbleu en
six pièces, quim’ont
étérendues
et livréesau mois
deNovembre
1807.Il faut observer, et les fabricans entendront
'ceci
mieux que personne
,que
l’aunage plusou moins avantageux
est ce quidémontre
lemieux
la supériorité d’une laine sur l’autre: or,un
avantage d’aunage de dix-sept aunes -g sur cent cinquanteaunes
, c’est-a-dire de plus dun neuvième
, estimmense,
et n’a presque jamaisété égalé par
aucunes
laines venues d’Espagne,.quelque choix
etquelque
soinqu’on y
ait ap-'portés.
A
l’instantmême où
ces six piècesde drap formant
centcinquante aunes
|m’ont
étélivrées, Je les ai
vendues au
prixmarchand de 52
francs l’aune , cequi m’a
produitau
total la
somme
de. , ..
7,882
fr.5
o c.Sur quoi
j’aipayé pour
fraisde
fabrication, prix
coûtant
,
et sans bénéfices
pour
lamanu-
facture
, la
somme
de. , . 8,690 fr.Il m’est resté net
Laquelle somme de
francs5
ocentimes
est le
produit
net et vraide mes
sept cent vingtlivres
de
laineen
suint. Divisant 4>i4^ francs5
ocentimes
par720
,on
trouveraque chaque
livre
de ma
laineprime
etseconde m’a
produit5
francsyS
centimes etune
fraction.—
Soitpour compte rond, 5
francsy5 centimes.
Ce
prix estbeaucoup
plus élevéque
celuide
4 francs 60centimes
,
que
j’attribuedans
mon mémoire
à la laineprime
etseconde
( Françoise
comme
espagnoledont on
saitque
le prix doit être le
même
).Mais
il fautob-
serverque
,
pour
cette fois ,MM.
les pro- priétairesde
lamanufacture,
aussi zéléspour
(
4
)le progrès de Tart
que
désintéressés dans leursprocédés, n’ont
voulu aucuns
bénéficesde
fa-brication, bénéfices
que
j’ai faitstout entiers.Or
, ces bénéfices , devant être de lopour
loo sur le produit brut, eussentmonté à 783
francs 2.5 centimes , ce qui eût réduitmpn
produit net à o,'55
^ francs26
centimes ,et par
conséquent chaque
livrede ma
laine à 4 flancs 67 centimespour compte
rond.Or
,on
voitcombien
ceci serapproche
des faitsque
j’ai posés dansmon mémoire.
La
différencede
7 centimes par livrede
laine
en ma
faveur est le résultat de l’au-nage avantageux que
la supériorité dema
laine sur celle
d’Espagne m’a
fait obtenir.Les
faits précis et exacts dont je viensde
rendrecompte prouvent
jusqu’à l’évidenceque
je n’ai rienavancé
dansmon mémoire
qui
ne
fût constant ; ilsprouvent même
plus ,j’ose le dire, et j’aurois peut-être
dû
af-firmer
,
non
pas la parité desdeux
espècesde
lainemais
la supériorité certaine de lalaine françoise sur celle d’Espagne , supé-
riorité
dont
lapreuve
résultoit d’ailleurs bienévidemment
de toutesmes
expériences.Extrait des Annales de
l’Agricnltnre Fran- çoise,Tome XXXI.
\
%
è
MÉMOIRE
SUR L’EXACTE PARITÉ
DES
LAINES MÉRINOS DE FRANCE
ET
DES
LAINES MÉRINOS D’ESPAGNE;
Et sur
la vraievaleur que
devroient avoirdans
lecommerce
lesLaines mérinos
fran-^coises.
O
PREMIÈRE PAPeTIE.
L*introduction
desMérinos en France,
leurpropagation
rapide, l’extrêmeimportance de
cette richesse acquise à l’Empire François ,ont dû
faireun
devoir à tous les vraisamis de
leur patrie etde
labonne économie
rurale ,de
multiplier les expériencespour
détruire les préjugés qui pourroientencore
arrêter, dé-courager ou au moins
retarder les progrèsde
cette
admirable
acquisition.En
effet, elle est aujourd’hui arrivée ànn
tel point
, qu’il n’y a plus qu’à la laisser aller
I
(4
)pour
qu’elle réussisse ^ elle n’a plus à craindreque
lesmesures
irréfléchiesou
précipitées de l’Autorité ,ou
les préventionsque
l’ignoranceet plus encore la cupidité
,
peuvent
faire naîtreou
entretenir.J’ai
combattu
les premières dansmon mé- moire
contre la loi qui défend l’exportation des béliersj je crois
y
avoir posé les vrais prin-cipes
en
cette partie , et avoir bien indiqué lamarche
constanteque
l’Autoritédevoit suivre.Je
vais essayer d’attaquerune
partie des se-condes,
et de détruire par des faits,une
des préventions les plus fortes et les plus généra-lement répandues
, qu’on
oppose
à la natura- lisation desmérinos en
France.Le
préjugéque
j’attaque est celui de l’in- férioritéde
la lainemérinos
françoise ,non
sous le rapport de la finesse
que
tout lemonde
reconnoît
égale
, si ce n’est supérieure ,en France
, mais sous celuidu
nerfque
quelques fabricans, et sur-tout plusieurs
marchands de
laine , ontprétendu
inférieuren France au
nerf des lainesmérinos
espagnoles.Avant
d’entrer dans le détail des faits , ex- périences et calculs, je devrois peut-être fairequelques réflexions sur la qualité des adver- saires
de
la laine françoise, et plus encoreC 5 )
sur leur intérêt
dans
la question5
maïs
ceseroit
un mauvais genre de preuves,
et ces réflexions naîtrontnaturellement
des calculsauxquels
je serai obligé deme
livrerdans
lecours de
cemémoire.
Le
nerfde
la laine , telque
les fabricans l’entendentgénéralement
, secompose de deux
qualités distinctes : la force qui , à grosseur égale entre
deux
brins ,rend
l’un plus sus- ceptibleque
l’autre d’extension sansrupture;
et l’élasticité
qui
,
ramenant
le brin sur lui-même
aprèsl’extension forcée , le rétablit plusou moins dans son
état naturel.Ces deux
qualités constituent ceque
l’on appelle le nerf; ellesrendent
la laine plusou moins propre
à fouler , àdraper
etmême
à feutrer. Ellespeuvent
se trouver séparées,
et alors leur séparation
détermine
l’usage particulierauquel on
destine les lainesqui possèdent
àun
plushaut dégré
l’uneou
l’au- trede
ces qualités ; leurréunion
,dont
lesfabricans
en
généralne
serendent
pasun compte
très-exact ,mais
qu’ilsexpérimentent
et reconnoissent bien vite
dans
les différentes opérations etmanipulations de
leurs fabrica- tions , est ce qu’ils appellentdu nom
géné- riquede
nerf.I *
( 6
)
Pour que mes
expériences eussentquelque
sévérité , j’ai
donc
pensé qu’il falloitexami-
ner lesdeux
laines sous lesdeux
rapportsde
force et d’élasticité , et j’ai fait
mon
possiblepour
atteindre cedouble
but.Je
ne
suis point entré dans le détail des causes physiques de cette élasticité; de savans
mémoires
ont été présentés sur ce point, et cet objet n’étant point demon
ressortdans
cemoment
, j’ai pris la force et l’élasticité existantes, quelles qu’en fussent les causes, et j’aiexaminé
si l’une desdeux
espèces de laine possédoit ces qualités àun
plushaut
degréque
l’autre.Je
ne
connois encorequ’un
seul rapportou mémoire
écrit par les adversaires des laines françoises 5 il est d’un des plus respectables fabricans deLouviers
,M.
Z). . . . , et sonnom
feroit autorité dans la question , si
lui-même
n’avoit pas avancé son opinion en
forme de doute
, sans l’appuyerd’aucune
expérience positive, eten
désirantque
des faits plus avérés détruisissent lesoupçon qu’une
seulefabrication lui avoit fait concevoir.
La
question restedonc
toute entière ; car l’opinion qu’émettent et propagent lesmar-
chands de
lainepour
acheter à plus bas prix( 7 )
les laines
mérinos
françoises , leurs assertionsque
l’ignorance répète,
qu’aucune
expériencene conlirme,
etdont
la cupidité tâche de faireun
bruit public,
ne peuvent
pas être prisesen
considération ,encore moins
faire autorité.J’ai
donc pensé
qu’il falloit recourir à l’exa-men
etaux
expériences ; et voici les résultatsde
cellesque
j’ai faites.J’observe, avant d’entrer
en
matière^ ique
je n’ai
pu me procurer de
lainemérinos
es-pagnole
prise àdos
eten
suint 5 je n’aipu en
avoir
qu’en
surge , c’est-à-dire, ayant subiun premier
lavageen Espagne. Pour que
les conditionsde mes
expériences fussent pareil-les , j’ai fiîit subir le
même premier
lavage àmes
lainesmérinos
françoises , et c’est sur lesdeux
espècesde
laine , ainsiégalement
lavées et
en
surge ,que
j’ai opéré.2°.
Que
j’aiopéré
sur les lainesde mon
propre troupeau
, lequel ,formé en i8o5 de
bêtes acquises àRambouillet
, etdu troupeau de
saMajesté
l’Impératrice,
me donnoit
la cer- titudede
fa puretéde ma
laine ; et ,en même
temps, que
cetroupeau n’avoh reçu
d’autres soins particuliersque
d’être , autantque
pos- sible, préservéde
toutehumidité
etabon-
damment
fournide
sel.( 8 )
3®, Enfin
que
les lavages, préparations et fabrications ont étésoigneusement
O faites dansune manufacture
de Sedan, à laquelle jem’ho- nore
d’appartenir parma mère
,
née Paignon^
et dans laquelle
mes
parens, encore proprié-
taires
de
cettemanufacture
, ont bien
voulu m’accorder
tous les secours qui m’étoient né-cessaires.
Je me
suis servipour
lesmesures de
lon-gueur
, de lamesure métrique
5 mais j’aiem- ployé pour
lesmesures
de poids, les anciens poidsde marc
, n’étant point familiarisé avecles
nouveaux
, et croyant inutile d’en faireune
traductionpour
laquelle lapremière
tablesuffirait.
PREMIÈRE EXPÉRIENCE.
Sous
leRapport de la Force.
Sur
laLaine en
Brin,J’ai pris dix brinsde
chaque
espècede
laine,
choisis à la loupe, les plus
égaux
possibleen
finesse.
Je les ai fixés successivement sur
une
règle horizontale , avecun peu de
cire à cacheter,
en
les laissantretomber au
long d’une réglé( 9 )
verticale divisée
en
millimètres , et quiservoitde support
à la règle horizontale.J’ai collé,
avec
lamême
cire, à l’extrémitedu
brin de laine,un
petit panier à anse ,en
papier très-mince,
du
poidsde
huit grains.Ce
petit panier adonné d’abord un premier degré de
tensionau
brinde
laine; puis j’ai
mis successivement
et grain à graindans
ce petit panier ainsisuspendu
, des grainsde
petitplomb
ditcendrée
,en examinant
àchaque
grain rajouté, le
prolongement
successifdu
brin
de
laine,pour
connoître jusqu’où alloitce
prolongement avant
rupture.J’ai
chargé
ainsi le petit panierde
grainsde cendrée
, jusqu’à ce
que
le poidssoustendu
fît
rompre
le brin.J’ai ensuite pesé le poids qui avoit décidé
la
rupture
; et, après avoir fait cette
expérience avec
les soins les plusminutieux
et la plusscrupuleuse
exactitude, j’ai trouvé les résul- tats
que
je présentedans
le tableau suivante( lo )
•
Laine
J\Iérlnosespagnole
.
cé
C A
'W
S P
)z;
LO N GUEUR
avant ii’être chargée , prise entre le jîoint fixé sur iarègle lio-
rizonfah; et l’anse
du petitpanier.
PROLONGEMENT
obtenu ayant la rupture.
POIDS
qui a décidé
la rupture.
ceiitim. millim. centim. millim. gros. grains.
1 9 2 3 8 1 I
3 Il 35 1 1 I 12
3 9 5 1 5 I DD
4 13 5 2 7 2 3o
5 lo 7 1 6 52
6 13 S 1 8 » 6o
7 lO 3 2 6 I 4
8 lO 3 1 6 43
9 lO 5 I 5 1 20
lO 12 33 1 5 1 62
Total
duprolonge-mentobtenu sur lo fils centim. millim.
de laine x8 7
Total
du poids qui a causé la rupture gros. crains.de IO fils de laine. . II 68
1
—
Le terme moyen du prolongement
avant rupture dechaque
brin de lainemérinos
espa- gnole estd’un
centimètreneuf
millimètrespour compte
rond.Le terme moyen du
poids produisant la rup- turede chaque
brinde
lainemérinos
espagnoleest
d’un
gros vingt-deux grains,compris
le poidsdu
panier ,de
huit grains.( II )
Laine Mérinos
française.1
numéros.
LONGUEUR
1
avant d’être charoée
,
prise entre le point fixé sur la règle ho- rizontale et l’anse
dupetitpanier.
PROLONGEMENT
obtenu avant la rupture.
POIDS
qui a décidé
larupture.
i
centira. luillim. cenlim. m'illim. gros. grains.
1 lO 3 3 33 2 48
n* 12 1 1 1 22
3 9 yy I 5 33 34
4 lO 5 3 3 I 6
5 9 5 2 33 » 48
6 9 42. 1 33 33 44
7 1
1
1 2 ' 5 1 12
8 1 X 33 1 2 8
9 lO 9 1 5 1 yy
lO 1 1
33 2 5 1 16
Total
du prolonge-ment obtenu sur lo fils cenlim. milUm.
; de laine. 19 6
Total
du poids qui a causé la rupture gros. grains.des 10 fils de laine. . 12 22
Le terme moyen du prolongement
avantrup-
turede chaque
brinde
lainemérinos
Françoise estde deux
centimètrespour compte
rond.Le terme moyen du
poids produisant la rup- turede chaque
brinde
lainemérinos
Françoise estd’un
grosvingt-quatre grains,
pour compte
rond
,compris
le poidsdu
panier ,de
huit grains.( )
Il résulte
de
lacomparaison
de cesdeux
tableaux,
que
la très-légère différence qui existe entre les résultats est à l’avantage de la laine françoîse :1°.
En
élasticité, puisqu’elle supporteun prolongement
d’un millimètrede
plus avantde rompre
;2,0.
En
force, puisqu’il faut
deux
grainsde
poidsde
pluspour
la fairerompre.
DEUXIÈME EXPÉRIENCE.
Sous
leRapport de F
Élasticité,Sur
laLaine en
Bjin,J’ai pris dix autres fils
de chaque
espècede
laine , choisisde même
à laloupe
^ lesplus
égaux
possible.Je les ai fixés sur le
même
appareilque dans
l’expérience précédente , et j’aisuspendu à
leur extrémitéun
petit crochetde
bois sec pesantdeux
grains,
dont
l’extrême légèreté n’a faitque
redresser le brin de laine, sans
faire
un grand
effortpour
l’alonger.Alors j’ai
mesuré exactement
lalongueur
du
brin entre l’arrête de la règle horizontale.( i3 )
et
rextrëmité
supérieuredu
crocliet5 puis ,
j’ai
suspendu
le panierau
petit crochet , et je 1’aisuccessivement chargé de
grainsde cendrée de plomb pour
arriverau
plusgrand prolongement
possible sansrupture
5 etcomme
l’expérience
précédente
m’avoitdonné
trente-quatre grains
environ pour minimum du
poidsqui
causoit larupture
, j’aimis chaque
loisdans
le petit panierun
poidsde
trente grains,auquel
jeme
suis arrêtéde peur
d’aller jus-,qu’à
rupture.J’ai laissé ce poids
suspendu
àchaque
brinpendant une minute
juste ,comptée
à la pen- dule àsecondes
, puis à la
soixantième
se-conde,
j’aidécroché subitement
le petitpa-
nier ; alorschaque
brin , n’étant pluschargé que du
petitcrochet du
poidsde deux
grains , estrevenu
surlui-même par son
élasticitépropre
,dans
les proportions cotéesdans
lesdeux
tableaux suivans.Laine Mérinos espagnole
CO
O
Siq
H
<.
P
Î5
2 3 4 5 6
>
8 9 lO
LONGUEUR
Desbrinsentre l’anète île la règleliorizoïi- taie etleliant
du petit cro- clietsans pa-
llier.
cent.
iO 7
1O 8 lO 9 lO lO 9 9
mil.
DD
5 4
8
DD
8
DD
4 5
O
Dochaquebrin après que le crocliet a eu reçulepanier et le poids de dograins.
cent. mil.
JO 5 8
1O
' 9
lO lO lO
1O
9 9
2 8 4 5 3 4 9 9 -8
mil.
5 7 4 6 5 5 4 5 4 5 5o
LONGUEUR
QUANTITE
Desbrins re- venus sur eux-inèiiies aprèsl’exten- sion d'une minute , et l'enlèvement subitdu pa- llier.
cent.
lO 8 lO 9 IO lO lO JO 9 9
mil.
1 y>
5
1 1 33 1
6 6 5
DONT CHAQUE BRIN
Est revenu sur lul-
mèuie.
mil.
4 2 3 3 4 3 3
3
N’a pas eu assezd’élas- ticité pour revenir sur lui-mème.
mil.
1
5
1
3
1
2
1
2
1 O.
Le
termemoyen de
la quantité de prolonge-ment obtenu
dechaque
brin de laine espagnoleest de cinq millimètres.
Le terme moyen
de la quantité dontchaque
brin s’est retiré après sadécharge
est de troismillimètres
un dixième de
millimètre.Le terme moyen
de la quantitédont chaque
brin n’a paseu
assez d’élasticitépour
se retirer après sadécharge
est d’un millimètre neuf dixiè-mes
de millimètre.( )
Laine Mérinos
francoise.cfl
O
ri
'W
s P
'A
3 4 5 6 7 8 9 lO
LONGUEUR
l’arrête de la règlehorizon- tale etlehaut
tlu petit cro- chet sans pa- nier.
Desbrinseutrc
a,,,,,
1arrête de la* . ^ ^ \
apres que le' crocliet a eu^
reçulepanier) et lepoids de 3o grains. !
cent. mil.
lo 5
1 1
10 9
1 1
1 1
8
1 1
1 1
1L
7 8
2
W 7 7 2 3
cent.
lO
1 2
1 1
lO
1 I 1 1
9
12
1 1
12
mil.
9
4 5 8 6 O
3 7
33 c-i
PI
O O O
Ph
mil.
4 5 7 7
(>
6 5 6 5
LONGUEUR
Des brins re
venus sur eux- mêmes
aprèsl’txten- sion d’une minute , et renlèvenient subit du pa- nier.
cent. mil.
lO 7 8 9
33
4
2 8 8 12 33
11 3
Il 5
1 1
lO 10
1 i 1
1
QUANTITÉ
DONT CHAQUE BRIN
Est revenu sur lui.
môme.
N’a pas eu assezd’élas- ticité pour revenir sur lui-même.
mil. mil.
2 2
2 3
5 2
5 2
4 2
4
t
2
4 1
'3 3
4 1
5 2
38
_zo
Le terme moyen
delà quantitéde prolongement obtenu de chaque
brinde
laine Françoise estde
cinq millimètres huitdixièmes de
millimètre.Le terme moyen de
la quantitédont chaque
brin s’est rétiré après sadécharge
estde
trois millimètres huitdixièmes de
millimètre.Le terme moyen de
la quantitédont chaque
^ brin n’a pas
eu
assez d’élasticitépour
se retireraprès sa
décharge
estde deux
millimètres. -( i6
)
Il résuite de la
comparaison
de cesdeux
ta-bleaux
, qu’ainsi
que dans
lapremière
expé- rience, la différence très-légère entre les résul- tats estencore à l’avantage dela lainefrançoise.1®.
Leprolongementdela
lainefrançoise a étéde
cinqmillimètres huit dixièmes, contre cinq.2.°. Sa force de retour sur
elle-même
a étéde
trois millimètres huit dixièmes , contre trois
un
dixième.3°. Elle est restée, il est vrai, alongée
de deux
millimètres contreun neuf
dixièmes, ce qui produitun
vingtièmede moins
de retour ;mais
si l’on observeque son premier
prolon-gement
avoit été de près d’un sixième plus fortque
celuide
la laine espagnole ,on
re- connoîtra qu’elle est proportionnellement res- téebeaucoup moins
alongée enne
l’étantque
d’un vingtième de plus ; ainsi nuldoute que son
élasticiténe
soitpour
lemoins
égale à cellede
la laine espagnole.TROISIÈME EXPÉRIENCE.
Sous
leRapport de
l’Élasticité,Sur
laLabié en Carde.
J’ai choisi avec soin
une
carde dechacune
desdeux
espèces de laineen
expérience.( 17 )
Chaque carde portant
vingt centimètresde long
sur huit centimètresde
large, et trois
centimètres huit millimètres d’épaisseur
5
cha-
que carde
pesantun
gros quarante-six grains , et prises les plus égales possiblesous
tous les rapports.Je
les ai posées surun marbre
biende niveau
, puis je les ai chargées
chacune d’un carton mince
pesantune once
, relevé en caisse
par
sesquatre
côtés,recouvrant en
entier lescardes avec
sailliede
quatre centimètresde
toutes parts.Puis
j aicharge chaque
cartonde
sable finet tamise
,
répandu également
sur tous lespoints
du
carton,
once par
once.J’ai
mesuré scrupuleusement
etau compas^
sur divisions poussées jusqu’au
quart du
mil- limètre,de combien chaque once de
sable, ainsirépandu
, f’aisoit affaisser
chaque
carde.Je
prenoismon ouverture du compas depuis
l’arrête
du carton
supérieur jusqu’aumarbre
inférieur.
J’ai
chargé. successivement chaque
cardejusqu
a la quantitéde
cent vingt-huitonces
ou
huit livres pesant ,, et voici
exactement
le tableau progressif
de
l’affaissementde cha-
cune
desdeux
cardes.(
i8)
TABLEAU de
1
NOMBRE
tl’onces UC sable sur chiujue
cariie.
HAUTEUR
DE LA CARDE DE LAINE
1IEspagnoleàcliaqiieonce
«le sable répandue sur elle.
Françoiseàcliaqiie once I tle sable répandue sur I elle.
1
I
Ayant toute centiin. inillim. centim. millini. 1 charge. ...
Le Carton 3 8 3 8 1
lere. once. . 1 3 5 3 5
1
2 1
3 3 3 3
1
3 3 I 3 1 1
4 2 9 2 9 I 1
5 2 8 2 8 1
1
6 2 7 f 2 7 V
1
7 2 7 5 2 7 Î
1
8 ! 2 7 2 7 1
9 ^ 2 6 1 ^ û i
lO 2 6 1 2 6 1
1 1
1
2 5 1
26
112 2 5 2
51
11
3
2 4 7 2 5
1
i4 2 4 2 4 1
W
i5 1 2 3 2 3 1
1
2 2 2 ^ î
1
1 ^7 2 1 2 2
1 1
1
2 2 1
1 1
1 9 2 1
1
20 1 8 2 ’’ 7
1
21 i 7 1 9 ï 1
22 1 6 1 8 1
23 1 5 1 8
1
24 1 4 1 1 7 1
25 4
16
126 1 3 1 " 5 1
27 "
31
1 4 TX 3 1
28 1 3
29 I 3 i j1
3o ï 2 1 t s 1
1
3i
1
' ^ ï ^ ^ ^
!
( 19 ) la 3“‘.
Expérience.
NOMBRE HAUTEUR
d’onces de sable sur chaque
DE LA CARDE DE LAINE
Espagnoleachaque once Françoise àchaque once carde. de sable répandue sur de sablerépandue sur
elle. elle.
ceutim. millim. centim. millim.
3a diflérence insensible.
33 X 2 différence insensible.
34 1 1 ? 1 2
35 différence insensible. *
36 différence insensible. différence insensible.
^7 1 1 T 1 1 I
38 différence insensible. différence insensible.
39 différence insensible.
40 1 1 1 différence insensible.
iVo/a. Arrivé à ce poids, j’aichargé de plusieurs oncesà-la-foig,une seule nalaisant plusasses dVitetsensible.
42 1 1 1 1
44 X » X » 1
46 » 9 1 1 33
48 » 9 f « 9 1
5i » 8 I 33
56 7 9
1 33 8 1
60 » 7 7 1
64 6 i » 5 i
72 53 5 »
54
80 » 4 ” 4 1
88 33 3 1 33 3 i
96 »
al
33 2 i104 33 33 2 1
112 33 2 33
24
120 33 1 i 33 2
128 » 1 f » X
î
1 T^oia, On sent qu’avec des divisions aussi
rigoureuse dans lecours del’opérationétoitaussidifficileque peunécessai-e J’yai cependant porté tousmes soins, sur-toutà la derniure, quidonnanûê
résultatde1expérience,devoit êtrelapluscertaine, etje garantiscettedernière différenced’uu etdemi à un trois quarts, comme étantde la plus partai e
exactitude. ^ t-ajiBi,e