L’ÉQUILIBRE
DE LA MAMELLE ET LAFACILITÉ
DE TRAITE DES VACHESLAITIÈRES
J.
BOUGLER. - Chaire deZootechnie,
Institut nationalagronomique, 1 6, rue Claude-Bernard, Paris- 5 e L’équilibre
desquartiers
de la mamelle des vaches laitières nepeut
être valablementapprécié
que par un contrôle
objectif
de laproduction
de chacun d’entre eux, réalisé à l’aide d’une machine à traire parquartiers.
Cetéquilibre
ne varie que très peu, soit au cours de la vie del’animal,
soitau cours d’une
lactation,
de telle sorte que son contrôlepeut
être réalisé à tout moment. Un seul contrôlepermet
de caractériser avecprécision
l’animal(coefficient
derépétabilité
=0,86). Mais,
s’il estlogique
de rechercher des mamelleséquilibrées,
on nepeut cependant
pas direqu’une
amélioration de ce caractère entraîne une amélioration de la vitesse de traite ou une réduction des
temps
de « traite à blanc ’. Il n’existe en effet aucune corrélation entre la durée de traite relative d’unquartier
et laquantité
de laitqu’il
contient : lesquartiers postérieurs, qui représentent
enmoyenne 55 à 60 p. 100 de la
quantité
totale delait,
ne sont passystématiquement plus longs
àtraire,
même en moyenne. Ilapparalt
donc que ce sont lescaractéristiques
dutrayon,
et enparti- culier,
celles de sonsphincter, qui
influent leplus
sur la vitesse devidange
dechaque quartier.
La mise au
point
d’unappareil permettant
de mesurer le diamètre et l’élasticité de cesphincter
serait d’un très
grand intérêt,
un telappareil
devantpermettre
de caractérisersimplement,
etdonc à un coût très
réduit,
lecomportement
individuel dechaque quartier
dupoint
de vue de savitesse de traite.
POSSIBILITÉS D’EMPLOI
DES MESURES DEPELVIMÉTRIE
INTERNE POUR LASÉLECTION
DES BOVINSF.
MENISSIER,
B. VISSAC. - Station deGénétique quantitative
etappliquée, C.N.R.Z., !8-Jouy-en-Josas.
L’importance
croissante chez les bovins des troubles departurition
liés à undéséquilibre morphologique
fceto-maternel conduit àenvisager
la sélection sur l’ouverturepelvienne
desfemelles. Dans la mesure où les différences d’ouverture
pelvienne
auvêlage
seraient liées à des caractèresanatomiques permanents
et non à des modificationstemporaires
liées à lapréparation
de la femelle à la
mise-bas,
il seraitjudicieux
d’effectuer une sélection massale desjeunes
animauxsur l’ouverture
pelvienne.
Si par ailleurs les variations d’ouverture entre sexes ne sont pas liéesau
génotype,
onpourrait
faire un choix desjeunes
taurillons sur ce caractère en stations de sélec- tion.Un
appareil
en forme d’un X dont 2 branches sontappliquées
intérieurement sur lesparois
de l’orifice
pelvien, l’angle
des 2 branches externes étant mesuré à l’aide d’un cadrangradué,
aété mis au
point
dans ce but. Les dimensions de l’orifice sont déterminées suivant despositions caractéristiques
traduisant la hauteursacro-pubienne,
lalargeur bisiliaque,
le diamètre sacro-iliaque;
l’ouverturepelvienne
est déterminée par leproduit :
hauteursacro-pubienne
Xlargeur bis-iliaque
médiane. Laprécision
de ces mensurations estimée sur un lot de 9 vaches mesurées chacune 10fois, correspond
à des coefficients derépétabilité compris
entre0,29
et0,74 (ouverture pelvienne : 0,63).
Les coefficients relatifs aux mesurescorporelles classiques prises
sur les mêmes animaux varient entre0,78
et0,95.
Une
analyse
de la variabilité de ces mesures entre races et intra-races a été effectuée dans lecas des races
exploitées
pour laproduction
de viande dans le centre de la France(charolaise, limousine, Aubrac, Salers).
Elle aporté
sur des lots de taurillons(N
=203)
de ces races entretenusdans les stations de sélection et
engraissés
àpartir
de 7 mois1 /2
avec desagglomérés
de farinede luzerne et de céréales. Les animaux ont été soumis aux mesures ci-dessus et aux mesures cor-