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2004 REPONSE DU CONSEIL D'ETAT

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Academic year: 2022

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REPONSE DU CONSEIL D'ETAT

à l'interpellation de Monsieur le Député Laurent Ballif concernant l'avenir de l'Ecole de photographie de Vevey

Rappel de l'interpellation

Depuis plusieurs semaines, des étudiants régulièrement inscrits à l'Ecole de photo de Vevey font la grève des cours de 2e année. Cette attitude est la conséquence des décisions prises par la direction de l'école à la suite de l'accord intervenu au début de cette année à propos des études de photographie dans le canton.

Rappelons que, alors que l'Ecole supérieure (ES) de photographie offrait jusqu'à l'année dernière un cursus en 3 ans fort renommé, l'accord conclu sous l'égide du canton avec l'Ecole cantonale d'art de Lausanne (ECAL) avait dépouillé l'Ecole de Vevey de sa 3e année. Dorénavant, les étudiants qui désirent obtenir un diplôme de niveau HES ont l'obligation d'aller effectuer cette 3e année à l'ECAL. Les étudiants ont d'ailleurs déposé plainte contre l'Ecole pour rupture de contrat, les modifications ne respectant plus les clauses définissant initialement leur formation. De plus, les changements leur ont été communiqués si tardivement qu'ils n'avaient plus la possibilité de s'inscrire dans une autre école pour cette 3e année.

La formation proposée par l'ECAL n'est pas spécifique à la photographie, mais vise plutôt à former des spécialistes de la communication artistique, dont la photo n'est qu'une discipline parmi d'autres. L'Ecole de Vevey au contraire, dans sa conception antérieure, était plus orientée vers le design industriel et la communication visuelle, et surtout était focalisée sur la photo. Malgré l'irruption des nouvelles technologies de l'information, une telle formation demeure essentielle et conserve toute son utilité.

Ce qui est pire, c'est que les étudiants concernés ont appris avec ahurissement, de la bouche du Directeur de l'ECAL lui-même, qu'il n'entendait offrir cet accueil que pour une durée très limitée, deux ans au maximum, et que les

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étudiants issus de Vevey ne bénéficieraient par la suite d'aucune formation spécialement conçue à leur intention.

Cet accord léonin, outre les conditions désastreuses dans lesquelles il a été mis en place, a également eu des conséquences dramatiques sur le contenu de la 2e année. La réputation de l'Ecole de Vevey était bâtie sur le fait qu'elle accueillait comme professeurs et comme intervenants extérieurs des photographes de réputation mondiale, dont certains avaient fait leurs études à Vevey, parfois même avec la fondatrice de l'école, Mme Gertrude Fehr.

Les étudiants accouraient du monde entier pour baigner dans cette ambiance et se constituer les relations indispensables à leur future activité professionnelle.

Cette créativité peut être considérée, paradoxalement, comme une des causes du refus de la Confédération de reconnaître à l'Ecole de Vevey un statut de HES. Or, les normes HES étaient en réalité inférieures au niveau d'exigence de la formation de Vevey, et elles n'auraient pas permis de garantir l'épanouissement d'élèves venus de tous les horizons.

Le nouveau programme proposé aux élèves promus de 1e année depuis l'été 2004 a été revu dans un sens purement technique et pratique. L'ancien vice-directeur du CEPV en charge de la section Photographie a été complètement mis sur la touche et déchargé de toute responsabilité, ce qui a eu pour effet compréhensible son départ de l'institution. Ses compétences n'ont d'ailleurs pas été perdues pour tout le monde puisqu'il a été engagé par le Musée de l'Elysée, qui saura certainement tirer tout le parti souhaitable de son carnet d'adresse !

La situation actuelle est donc - même sans vouloir faire du sensationnalisme - réellement dramatique.

Un seul des huit étudiants de l'ancienne 2e année de Vevey a accepté d'aller poursuivre son cursus à l'ECAL.

Les huit étudiants inscrits dans l'actuelle 2e année sont en grève et en conflit ouvert avec le Directeur du CEPV, qui s'est improvisé chef de formation et a bricolé le programme de cette année de cours.

Le recrutement de la volée de 1e année n'est plus garanti à terme, le nouveau contenu de la formation n'ayant pas grand chose à offrir de plus qu'un simple apprentissage.

Dans ces conditions, les personnes soucieuses de la pérennité d'une formation de haut niveau en matière de photographie à Vevey s'inquiètent de l'avenir de l'Ecole. On peut imaginer que le DFJ pourrait vouloir profiter d'une apparente désaffection des étudiants pour supprimer cette filière et renvoyer tous les

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candidats photographes à Genève ou ailleurs. Ce serait d'autant plus injuste que l'Ecole de photo de Vevey, avec ses intervenants extérieurs et ses professeurs motivés, coûtait précédemment plutôt moins qu'une ES classique.

De plus, c'est le DFJ qui, par son manque de soutien lors de la demande de reconnaissance HES et par sa volonté de fondre les formations de Vevey et de l'ECAL, a porté le coup de grâce à une formation prestigieuse qui avait jusqu'ici réussi à conserver son aura malgré la hausse des exigences professionnelles.

En tant que Municipal de Vevey directement intéressé à pouvoir conserver une institution essentielle à la stratégie économique définie il y a dix ans pour

«Vevey, Ville d'Images», je désire donc obtenir des réponses aux questions suivantes :

1. Le DFJ a-t-il le sentiment que l'accueil au sein de l'ECAL a été satisfaisant pour les étudiants de la filière Vevey, en particulier a-t-il eu connaissance des déclarations du Directeur sur son intention de ne pas offrir ce débouché au-delà de 2 ans ?

2. Le fait que tous les étudiants de 2e année refusent le programme qui leur est imposé est-il considéré comme un simple geste de mauvaise humeur ou pourrait-il amener le DFJ à faire pression sur la direction de l'Ecole pour revenir au principe de l'ouverture aux intervenants extérieurs de haut niveau, et donc à réintroduire la personne qui disposait des contacts et du

«goodwill» indispensables à ces interventions ?

3. Le DFJ est-il véritablement désireux de conserver une formation ES et HES en matière de photographie dans le canton ?

4. Quel est le niveau de fréquentation de l'Ecole de photographie de Vevey en dessous duquel le maintien de cette filière ne pourrait plus être assuré ? 5. Si la section de Photographie devait être fermée, le DFJ serait-il prêt à

apporter son plein soutien aux deux sections restantes pour maintenir l'Ecole supérieure de Vevey ?

6. La section de Décoration, et en particulier sa spécialisation de «Visual Merchandising», ne devrait-elle pas devenir un axe essentiel de la nouvelle politique de formation du canton, compte tenu de ses succès commerciaux, et malgré le fait qu'elle bouscule le cadre traditionnel des formations professionnelles ?

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Réponse

Créée au milieu du XXème siècle par Mme Gertrude Fehr, l'Ecole de photographie de Vevey est une des trois filières (avec la décoration et la céramique) de la section d'arts appliqués, dite aussi Ecole d'arts appliqués (EAA), du Centre d'enseignement professionnel de Vevey (CEPV). Il s'agit d'une école à plein temps (école de métiers) au sens de l'article 34 de la Loi vaudoise sur la formation professionnelle (LVFPr) du 19 septembre 1990. Cette excellente formation du secondaire II, délivrant des CFC de photographe, a fait la renommée de cette école depuis plusieurs décennies. Cette renommée est notamment due aux compétences et à l'engagement des enseignants dont certains sont aujourd'hui en charge de la filière supérieure de photographie ES- ET de l'Ecole de Vevey. Ainsi, il est contraire à la réalité historique d'affirmer que c'est cette nouvelle filière de l'Ecole supérieure technique (ES-ET), dont les premiers diplômes officiels ont été délivrés seulement en juillet 2000, qui serait à l'origine de cette renommée.

Désirant offrir aux porteurs de CFC de photographe la possibilité de suivre une formation complémentaire au niveau tertiaire, le CEPV a déposé en 1997 un dossier de candidature (en même temps que l'ECAL) dans le cadre de la HES- SO en vue d'obtenir l'accréditation HES de la Confédération. Lors de la procédure d'autorisation provisoire de 1998, le Conseil fédéral, estimant que les garanties de qualité de cette nouvelle filière n'étaient pas remplies, a refusé son autorisation au CEPV alors que la candidature de l'ECAL (design industriel et design graphique) était approuvée.

Afin de sauvegarder les acquis accumulés durant la phase de candidature HES, le Conseil d'Etat a décidé, le 21 avril 1999, de créer au CEPV une filière d'école supérieure technique de photographie au sens de l'article 58 alinéa 2 de la Loi fédérale du 19 avril 1978 sur la formation professionnelle (LFPr). Cette formation complémentaire, d'une durée de deux ans à plein temps, est destinée aux porteurs de CFC de photographe. Elle a été officiellement reconnue par le Département fédéral de l'économie (DFE) le 8 décembre 2003 avec effet rétroactif pour les diplômes délivrés en 2000. Seules les deux années de formation ES-ET sont donc reconnues à l'exclusion de l'année de perfectionnement facultative autorisée par le Conseil d'Etat dans sa décision du 21 avril 1999. Il est donc erroné d'affirmer que l'ES-ET de photographie a été dépouillée de sa 3ème année.

Constatant, d'une part, l'existence d'un doublon entre le CEPV et l'ECAL dans le domaine des cours postgrades et, d'autre part, les effectifs insuffisants de l'année de perfectionnement professionnel du CEPV (8 élèves), la Cheffe du Département de la formation et de la jeunesse a demandé aux deux écoles de lui

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établir un rapport circonstancié et de lui proposer des solutions d'amélioration.

C'est sur la base de ce rapport que la Cheffe du DFJ a pris la décision suivante pour la rentrée d'août 2004 :

1. La filière ES-ET de photographie est une filière tertiaire non-HES à plein temps en deux ans destinée aux détenteurs d'un CFC de photographe ou d'une profession apparentée. Cette formation aboutit à un diplôme fédéral ES attestant d'un haut niveau de compétences professionnelles.

2. Dès la rentrée 2004, le programme de l'Ecole supérieure de photographie du CEPV sera enrichi par de nouvelles options spécifiques arrêtées d'entente avec la Commission de formation professionnelle des photographes (article 17 LVFPr). Ces options permettront aux élèves de développer des compétences spécifiques davantage en phase avec l'évolution rapide de la profession et des besoins du marché du travail.

3. L'actuelle année de perfectionnement sera transférée dès la rentrée 2004 à l'Ecole cantonale d'art de Lausanne. Elle permettra aux diplômés ES-ET du CEPV qui le souhaitent de suivre à l'ECAL une formation postdiplôme et d'y acquérir des compétences complémentaires dans le domaine artistique.

Cette formation postdiplôme sera organisée en collaboration avec le directeur du CEPV, et permettra aux étudiants d'obtenir un titre postgrade.

4. Par ailleurs, les détenteurs d'un diplôme ES-ET de photographie du CEPV pourront désormais, s'ils le souhaitent, rejoindre la filière Communication visuelle de la HEAA - ECAL aux conditions d'admission et selon les procédures de la HES-SO. Ils pourront ainsi poursuivre leurs études au niveau Haute école et obtenir le titre HES correspondant.

5. Les deux directeurs de la HEAA - ECAL et du CEPV collaboreront étroitement à l'harmonisation des filières HES et ES-ET de photographie dans une perspective de complémentarité et avec le souci d'offrir aux jeunes une formation de haut niveau dans le cadre des budgets et des moyens financiers disponibles.

6. Le directeur du CEPV est chargé de mettre en œuvre la présente décision pour la rentrée d'août 2004 et d'en informer les élèves, les candidats et les autres partenaires concernés. Il tiendra au courant la Direction générale de l'enseignement postobligatoire de l'évolution de cette réforme.

Cette décision a été bien reçue par la direction et les enseignants du CEPV. Par contre, les élèves de l'ES-ET de photographie l'ont refusée et ont déposé un recours auprès du tribunal administratif. Celui-ci les a déboutés en date du 19 novembre 2004 et a confirmé la décision du DFJ.

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Le Conseil d'Etat admet l'existence d'un malaise au sein de l'ES-ET de photographie et il estime qu'il faut aller chercher l'origine de celui-ci dans la décision du Conseil fédéral de 1998 de refuser l'accréditation HES à cette filière. Les problèmes actuels de cette école s'inscrivent donc dans le cadre du malentendu entretenu quant à la mission de formation professionnelle de l'ES- ET de photographie.

Le nouveau programme de formation de la filière ES-ET de photographie a été établi par les enseignants titulaires de l'Ecole de photographie. Ce programme a été articulé avec la formation CFC dont il constitue la suite naturelle au niveau supérieur. Il est en tous points conforme aux exigences de l'Ordonnance fédérale sur les écoles supérieures techniques et aux dispositions cantonales. Par ailleurs, les quatre enseignants contestés par les élèves ont fait la preuve de leurs qualités professionnelles et pédagogiques depuis de nombreuses années, ils disposent de tous les titres requis par la définition des fonctions de l'Etat de Vaud et ont largement participé à la renommée de la filière CFC de photographie du CEPV. Le Conseil d'Etat estime qu'il n'y a aucune raison de remettre en cause leurs qualifications et leurs compétences.

Le Conseil d'Etat tient aussi à souligner que le nouveau programme de l'ES-ET a été approuvé par le Conseil d'établissement du CEPV (article 8 1er tiret LVFPr) et par la Commission de formation professionnelle (article 17 LVFPr) représentant les professionnels de la photographie de Suisse romande regroupés au sein de l'association "PpS – région romande". Cette dernière est formellement reconnue comme seule interlocutrice par l'OFFT au sens de l'article 1 alinéa 1 de l'Ordonnance fédérale sur la formation professionnelle du 19 novembre 2003.

1. Le DFJ a-t-il le sentiment que l'accueil au sein de l'ECAL a été satisfaisant pour les étudiants de la filière Vevey, en particulier a-t-il eu connaissance des déclarations du Directeur sur son intention de ne pas offrir ce débouché au-delà de 2 ans ?

Le Conseil d'Etat constate que le directeur de la HEAA-ECAL, M. Pierre Keller, a eu une attitude très positive avec les élèves concernés du CEPV. Il leur a ouvert largement la porte de son école dans un esprit de collaboration qu'il convient de saluer. Le Conseil d'Etat regrette que la majorité des élèves concernés n'ait pas su saisir la chance qui leur était offerte. Il convient de préciser que la décision du DFJ concernant l'accueil des élèves issus de la filière ES-ET de photographie de Vevey à la HEAA-ECAL n'est pas limitée dans le temps.

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2. Le fait que tous les étudiants de 2e année refusent le programme qui leur est imposé est-il considéré comme un simple geste de mauvaise humeur ou pourrait-il amener le DFJ à faire pression sur la direction de l'Ecole pour revenir au principe de l'ouverture aux intervenants extérieurs de haut niveau, et donc à réintroduire la personne qui disposait des contacts et du

«goodwill» indispensables à ces interventions ?

Le DFJ n'entend pas faire pression sur la direction du CEPV pour réintroduire l'ancien programme. Il est convaincu qu'il n'y a pas de place dans le canton de Vaud pour deux écoles d'arts de ce niveau (ECAL et CEPV). Il estime que la filière ES-ET de photographie du CEPV doit être recentrée sur la mission de formation professionnelle du CEPV telle que définie par la loi. Par ailleurs, le Conseil d'Etat se réjouit des excellentes relations qui prévalent entre l'association professionnelle des photographes (PpS – région romande) et le CEPV et encourage ceux-ci à collaborer étroitement à la formation de nos jeunes apprentis et élèves photographes.

3. Le DFJ est-il véritablement désireux de conserver une formation ES et HES en matière de photographie dans le canton ?

Tant que ces deux types de formation répondent aux exigences du marché du travail et à la demande de formation des jeunes, le DFJ n'entend pas remettre en cause la filière professionnelle du CEPV ni la filière de type tertiaire HES de la HEAA-ECAL. La nature et la mission de ces deux formations doivent se compléter mutuellement. Les décisions prises par le DFJ vont dans ce sens.

4. Quel est le niveau de fréquentation de l'Ecole de photographie de Vevey en dessous duquel le maintien de cette filière ne pourrait plus être assuré ? En ce qui concerne les écoles techniques et les écoles supérieures du canton de Vaud, la norme usuelle des effectifs ES-ET est de 18 élèves par classe.

Toutefois, le DFJ peut autoriser des effectifs inférieurs, notamment si aucun regroupement n'est possible au niveau cantonal ou s'il s'agit de terminer la formation d'une volée. D'autres critères peuvent intervenir notamment en ce qui concerne les équipements disponibles.

Les effectifs de la filière ES-ET de photographie du CEPV depuis l'année 2000, (année des premiers diplômes ES-ET délivrés) ont été les suivants :

1ère année ES-ET 2ème année ES-ET Formation postgrade

2000 – 2001 15 14 13

2001 – 2002 16 15 14

2002 – 2003 8 17 12

2003 – 2004 14 8 14

2004 – 2005 15 10 ----

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Ces chiffres démontrent la volonté du DFJ de soutenir cette filière quand bien même les effectifs ont toujours été en dessous du minima requis. Par ailleurs, ils permettent d'infirmer le propos de l'interpellateur selon lequel "les étudiants accouraient du monde entier (…)" pour suivre cette nouvelle formation.

5. Si la section de Photographie devait être fermée, le DFJ serait-il prêt à apporter son plein soutien aux deux sections restantes pour maintenir l'Ecole supérieure de Vevey ?

Comme déjà affirmé ci-dessus, et sous réserve d'effectifs suffisants et des moyens budgétaires disponibles, le DFJ n'entend pas fermer la filière ES-ET de photographie du CEPV.

6. La section de Décoration, et en particulier sa spécialisation de «Visual Merchandising», ne devrait-elle pas devenir un axe essentiel de la nouvelle politique de formation du canton, compte tenu de ses succès commerciaux, et malgré le fait qu'elle bouscule le cadre traditionnel des formations professionnelles ?

L'ES-ET de "Visual merchandising" s'inscrit dans le cadre traditionnel de la formation professionnelle supérieure, conformément à l'article 29 LFPr. Dans ce sens, elle constitue un des nombreux "axes essentiels" de la politique de formation professionnelle tels que définis dans le chapitre 11 du rapport du Conseil d'Etat de décembre 2001 (R. 38/01) au postulat de Pascal Broulis sur la formation professionnelle vaudoise.

Le Conseil d'Etat constate avec regrets que le boycott des cours ES-ET de 2ème année place les élèves concernés dans une situation difficile. Cette action remet en cause la possibilité pour les élèves de se présenter aux examens finals de juin 2005. En effet, l'article 19 alinéa 1 de l'Ordonnance fédérale sur les écoles supérieures techniques précise "Pour être admis à l'examen de diplôme, le candidat doit avoir suivi l'intégralité de la formation". Le DFJ ne peut en aucun cas délivrer un diplôme professionnel à des élèves qui ne maîtrisent pas toutes les dimensions techniques, artistiques et pratiques du métier de photographe.

Par ailleurs, il salue l'ouverture de la direction du CEPV ainsi que l'attitude positive des enseignants, qui sont disposés à réorganiser l'horaire des cours afin d'amener ces élèves à la fin de leur formation, pour autant que ceux-ci le souhaitent vraiment et qu'ils fassent les efforts nécessaires.

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