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Academic year: 2022

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Texte intégral

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Notes de l’enseignant

A. Agressions causées par la chaleur

Travailler dans un environnement chaud peut provoquer un certain nombre de problèmes liés aux agressions thermiques :

éruptions cutanées (une chaleur qui pique);

crampes;

évanouissement;

épuisement;

coup de chaleur.

De l’information supplémentaire sur les symptômes de ces troubles ainsi que sur leurs traitements et les méthodes de prévention peut être trouvée dans la Documentation 1 (page 174).

Contrôler les situations où la chaleur est élevée Le risque de maladie causée par la chaleur peut être réduit en :

utilisant des mesures technique pour assurer un milieu de travail plus frais;

adoptant des méthodes de travail sécuritaires pour réduire l'exposition;

apprenant à reconnaître les signes d’une agression causée par la chaleur et les façons de réduire les maladies qu’elle provoque.

Mesures techniques

Les mesures techniques sont le moyen le plus efficace pour réduire l'exposition à la chaleur.

Réduire la chaleur produite par l’organisme

Réduire l'activité physique des travailleurs grâce à l'automatisation et à la mécanisation des tâches.

Réduire l'exposition aux émissions de chaleur rayonnante

Recouvrir les surfaces chaudes avec des plaques faites de matériau ayant une faible émissivité, tels que l'aluminium ou de la peinture pour réduire la quantité de chaleur qui irradie des surfaces chaudes en milieu de travail.

Utiliser des écrans pour empêcher la chaleur irradiée d'atteindre les postes de travail. Deux types d'écrans peuvent être utilisés. L'acier inoxydable, l'aluminium ou d'autres surfaces métalliques brillantes qui réfléchissent la chaleur vers sa source. Des écrans spéciaux peuvent absorber et éliminer la chaleur, comme des chemises refroidies par l'eau, faites en aluminium avec une surface noire.

Déplacer l'équipement qui dégage de la chaleur.

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Utiliser des stores, des rideaux ou des revêtements réfléchissants dans les fenêtres pour réduire la lumière directe du soleil.

Isoler les murs du bâtiment. L'isolation réduit l’échange de chaleur entre la source de chaleur et le milieu de travail.

Ventiler et climatiser

La ventilation, la climatisation localisée et des cabines climatisées d’observation rafraîchis sont souvent utilisés pour procurer des postes de travail plus frais. L'augmentation du mouvement ou de la vitesse de l'air contribuera à rafraîchir les travailleurs. Des ventilateurs ou des souffleries peuvent être utilisés pour faire circuler l'air. Si possible, ouvrir les portes et les fenêtres.

Réduire l'humidité

La climatisation, la déshumidification et l'élimination des bains d'eau chaude ouverts, des drains et des fuites dans les soupapes de vapeur contribuent à diminuer l'humidité. Un bon système de ventilation peut chasser l'air humide. Si la méthode de travail le permet, essayer de capter l'humidité à sa source avec des dispositifs d'évacuation.

Mesures administratives

Réduire l'exposition des travailleurs

Assurer une rotation des travailleurs : modifier leurs tâches et leurs zones de travail afin qu’ils soient moins exposés à la chaleur rayonnante.

Leur permettre de travailler à l'ombre grâce à un écran ou voir à ce que le travail puisse se faire dans un lieu ombragé.

Limiter l'activité physique

Faire en sorte que les travailleurs aient une activité physique moins intense.

Choisir le moment de la journée le plus propice pour effectuer les tâches physiques : dans la mesure du possible, tôt le matin ou lorsqu'il fait plus frais le soir.

Éviter l'activité physique intense lorsque le processus industriel produit le plus de chaleur ou pendant la période la plus chaude de la journée.

Faire appel à des travailleurs supplémentaires pour exécuter le travail.

Choisir des travailleurs en bonne condition physique et capables d'effectuer le travail dans des conditions de forte chaleur.

Assurer une rotation des travailleurs afin de les affecter à des activités moins exigeantes.

Diminuer la cadence de travail.

Mettre en place un horaire de travail entrecoupé de pauses. Fournir des aires de repos rafraîchies.

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Boire beaucoup

Une personne qui ne boit pas assez se déshydrate et est moins en mesure d’accomplir ses tâches dans un environnement chaud. Des seuils dangereux de déshydratation, c'est-à-dire plus de 10 % du poids corporel, peuvent être atteints rapidement dans un milieu de travail très chaud. Trois signes de déshydratation sont des urines foncées, moins fréquentes et moins abondantes. Un travailleur qui constate l'un de ces signes doit boire davantage.

Ne vous fiez pas à la soif pour savoir quand vous devez boire. Quand vous commencez à avoir soif, vous avez déjà atteint le stade où vous auriez déjà dû boire davantage. L'eau est la boisson idéale (fraîche, pas froide); cependant, d'autres boissons sont recommandées, notamment le jus de fruit, le thé ou le thé au citron. Une boisson isotonique, diluée de moitié avec de l'eau,

constitue également un bon choix. Évitez l'alcool et les boissons qui contiennent de grandes quantités de caféine comme le café, les colas et les autres boissons gazéifiées. La caféine a une action diurétique qui entraîne la production d'une plus grande quantité d'urine par le corps à un moment où il est nécessaire de conserver les fluides corporels.

Les personnes travaillant dans des conditions de forte chaleur doivent boire en moyenne une tasse de liquide toutes les vingt minutes. Les pilules de sel sont rarement nécessaires et leur utilisation n'est pas recommandée (une personne peut avoir trop de sel). La quantité normale de sel contenu dans l'alimentation, y compris le sel de table, est habituellement suffisante pour remplacer le sel perdu par la transpiration. Si la perte de sel est un problème et qu’il doit être remplacé, essayez une boisson isotonique (ou boisson de l'effort) diluée moitié-moitié avec de l’eau.

Protection personnelle

Portez des vêtements appropriés

Portez des vêtements amples et légers, si possible.

Essayez de porter des vêtements fabriqués dans des tissus qui laissent passer la transpiration et qui permettent à la sueur de s'évaporer.

Portez des vêtements réfléchissants faits d’aluminium à proximité des sources de chaleur rayonnante, tels que les fours très chauds.

Portez des vêtements isolants ou refroidis, comme des vestes de refroidissement, au besoin.

Mettez des lunettes de soleil et utilisez une crème solaire pour réduire l'exposition au soleil.

Se reporter à la Documentation 2 pour obtenir un résumé des mesures de contrôle.

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Fait-il trop chaud pour travailler?

Les scientifiques ont mis au point plusieurs méthodes pour déterminer si les conditions ambiantes sont trop chaudes pour travailler. Elles comprennent la surveillance de la fréquence cardiaque ainsi que la mesure de la température corporelle et du taux de transpiration. La méthode la plus populaire et la plus largement utilisée est la prise de la température humide et de globe noir (indice WBGT). Cette méthode utilise un dispositif portable, appelé

« moniteur de stress thermique » pour mesurer l’exposition d'une personne à une température ambiante chaude. La méthode de l’indice WBGT tient compte de la température de l'air, de l'humidité, de la chaleur rayonnante du soleil et d'autres sources ainsi que des mouvements de l'air. La température de l'air est mesurée au moyen d'un thermomètre normal appelé « thermomètre de bulbe sec ».

Un petit globe ou une petite boule noire en métal, contenant un thermomètre, absorbe la chaleur et mesure la chaleur rayonnante. La partie globe humide du moniteur de stress thermique mesure l'effet de l'évaporation et les mouvements de l'air. Il consiste en un thermomètre à bulbe normal, enveloppé dans une mèche humidifiée avec de l'eau.

Le moniteur utilise ces mesures pour calculer l’indice WBGT. À l'extérieur, directement sous la lumière du soleil, le calcul est le suivant :

Indice WBGT = 70 % de la température de bulbe humide + 20 % de la lecture de la température du thermomètre sec + 10 % de la température ambiante.

Pour les zones à l'abri de la lumière directe du soleil, le calcul est le suivant : L’indice WBGT = 70 % de la température de bulbe humide + 30 % de la lecture de la température du thermomètre sec.

Notez que la température ambiante, mesurée avec un thermomètre normal, est le facteur le moins important des deux calculs.

Pour aider à évaluer l’exposition aux agressions causées par la chaleur, l’American Conference of Government Industrial Hygienists (ACGIH) a préparé des limites appelées « valeurs limites d'exposition (VLE) ». Ces dernières tiennent compte de l’indice WBGT, de l’intensité du travail à faire (que le travailleur se soit acclimaté ou non) et du type de vêtements portés.

Combinée, cette information donne des recommandations sur quel devrait être le temps de repos requis travaillé sur une heure de travail pour que le travailleur ou la travailleuse ne souffre pas de coup de chaleur.

Se reporter à la Documentation 3 pour les critères de dépistage de l'exposition aux agressions thermiques.

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Étude de cas

En utilisant les limites d'exposition de l’indice WGBT, étudiez le cas suivant. Dans les cas suivants, combien de temps, en pourcentage, les travailleurs doivent-ils passer à travailler et à se reposer?

Les travailleurs ont une activité modérée, comme marcher, et ont à fournir un effort modéré pour soulever ou pour pousser des objets.

La semaine précédente, le personnel a travaillé dans un environnement chaud et s’est acclimaté.

On demande aux travailleurs de porter des salopettes en tissu doublé, ce qui nécessite une correction de +5 °C sur le résultat de l’indice WGBT du moniteur de stress thermique.

Le moniteur de stress thermique indique un indice WGBT de 26 °C, ce qui signifie que la température de l'air est probablement supérieure à 30 °C et plus proche de 40 °C.

En se reportant à la Documentation 3 :

Colonne d'acclimatation, intensité de travail modérée, température de l’indice WGBT de 31 °C (26 + 5), le rapport travail/repos doit être de « 25 % travail/75 % repos ». Cela signifie que, dans ces conditions, les travailleurs doivent travailler 15 minutes par heure (25 % de 60 minutes) et se reposer pendant les autres

45 minutes (75 % des 60 minutes). Les rapports recommandés supposent que la zone de repos est la même que la zone de travail dans laquelle l’indice WGBT a été mesuré. Repos ne signifie pas qu'aucun travail ne doit être effectué pendant cette période. Il est acceptable de demander aux travailleurs d'effectuer des taches d'intensité équivalente ou moindre dans une aire de travail plus fraîche.

Humidex

L’Humidex est une mesure de la chaleur ressentie. Il fournit un chiffre qui décrit comment les gens perçoivent la chaleur, un peu de la même façon que la température tenant compte du facteur éolien ou l'indice de refroidissement éolien, qui décrit comment les gens ressentent le froid. L’Humidex est utilisé comme mesure de la chaleur perçue, résultante de l'effet combiné d'une très forte humidité et d'une température élevée.

Le Service météorologique d’Environnement Canada utilise les données Humidex pour informer le public quand la chaleur et l'humidité sont telles qu'elles peuvent causer de l'inconfort ou présenter un danger.

Intervalles Humidex (°C) Niveau de confort

20-29 Confortable

30-39 Légèrement inconfortable

40-45 Très inconfortable; éviter l'activité physique

Au-dessus de 45 Dangereux

Au-dessus de 54 Coup de chaleur imminent

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Si vous connaissez la température et l'humidité relative, un tableau peut permettre de déterminer la valeur de l'Humidex (voir documentation). Si, par exemple, la température est de 30 °C et que l'humidité relative est de 70 %, la valeur Humidex est de 41 °C. Cette valeur est considérée comme un niveau de grand inconfort, et l'activité physique doit être évitée. La corrélation entre Humidex et confort est subjective. Elle varie largement d'une personne à l'autre.

Il est impossible de comparer directement l'indice WGBT et l'Humidex; il n'existe pas de tables de conversion ou de formules mathématiques pour effectuer de telles conversions. Cependant, on peut estimer l'indice WGBT et l'Humidex pour une température et une humidité ambiantes données en l'absence de sources de chaleur rayonnante (surfaces chaudes et froides) et quand le déplacement de l'air est inférieur à 0,5 m/seconde (100 pieds par minute). Dans ces conditions, la température du globe est égale à la température ambiante et l'indice WGBT est d'environ 1,2 °C (2 °F) supérieure à la température du globe mouillé, mesurée au moyen d'un psychromètre.

B. Agressions causées par le froid

Le refroidissement de certaines parties du corps peut causer des lésions sans gelures, des gelures et une hypothermie, ce qui est le plus grave. Les lésions provoquées par le froid non glacial comprennent les engelures, le pied

d'immersion et le pied de tranchée. Les engelures plus ou moins superficielles sont des lésions dues au gel.

Les orteils, les doigts, les oreilles et le nez sont les parties du corps les plus à risque parce qu'elles n'ont pas de grands muscles pour produire de la chaleur.

Pour conserver la chaleur des organes internes quand il fait froid, le corps diminue la circulation du sang dans les extrémités. Les mains et les pieds ont tendance à se refroidir plus rapidement que le torse parce que :

ils perdent de la chaleur plus rapidement, ayant un rapport surface/volume plus élevé.

ils sont plus susceptibles que d’autres parties du corps d'être en contact avec des surfaces plus froides.

Si les yeux ne sont pas protégés par des lunettes étanches en cas de grand vent froid, la cornée risque même de geler.

La lésion la plus sévère due au froid est l'hypothermie causée par une perte excessive de chaleur corporelle. Elle résulte d'une baisse de la température centrale du corps (la température interne de l'organisme) et peut être fatale.

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Lésions dues au froid non glacial

Les engelures sont des lésions provoquées par un froid modéré et par une exposition prolongée et répétée de plusieurs heures à des températures se situant au-dessus du point de congélation (0 °C) et pouvant aller jusqu'à 16 °C. La région cutanée affectée sera rouge, gonflée, douloureuse et des fourmillements se feront sentir.

Le pied d'immersion survient chez les personnes dont le pied a été mouillé mais non gelé pendant des jours ou des semaines. Il peut se produire à des températures allant jusqu'à 10 °C. La lésion principale affecte les nerfs et le tissu musculaire. Ses symptômes incluent des fourmillements et un

engourdissement, des démangeaisons, de la douleur, un gonflement des jambes, des pieds ou des mains et des ampoules. La peau peut être tout d'abord rouge, puis devenir bleue ou pourpre avec la progression des lésions.

Dans les cas graves, la gangrène peut se développer. Des symptômes similaires peuvent apparaître aux mains si une personne porte des gants mouillés pendant une période prolongée alors qu'il fait froid.

Le pied de tranchée est la conséquence d'une exposition prolongée à un environnement humide ou mouillé dont la température est supérieure au point de congélation jusqu'à environ 10 °C. Les symptômes peuvent apparaître après plusieurs heures ou plusieurs jours (en moyenne trois jours) en fonction de la température. Le pied de tranchée a plus de risques de survenir à des températures moins froides, alors que le pied d'immersion est causé généralement par des températures plus élevées et des durées d'exposition plus longues.

Lésions dues au gel

Les gelures superficielles constituent la forme la moins grave des lésions dues au gel. Elles surviennent quand les lobes des oreilles, le nez, les joues, les doigts ou les orteils sont exposés au froid et que les couches superficielles de la peau gèlent. La peau de la région affectée peut devenir blanche et engourdie. La couche superficielle de la peau paraît dure, mais le tissu plus profond semble encore normal (souple).

Les gelures superficielles peuvent être évitées en portant des chaussures et des vêtements chauds. On les traite par un réchauffement doux, par exemple en maintenant la région affectée contre une partie non touchée de la peau de la victime ou d'une autre personne. Comme pour toutes les lésions induites par le froid, il ne faut jamais frotter les parties atteintes. Les cristaux de glace présents dans les tissus pourraient les endommager si la peau est frottée.

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Aussi, il ne faut pas utiliser d'objets très chauds, comme des bouillottes d'eau chaude, pour réchauffer la partie du corps ou la personne atteinte.

Les gelures sont des lésions fréquentes provoquées par l'exposition à un froid extrême ou par un contact avec des objets très froids, en particulier les objets en métal. Elles peuvent également survenir à des températures normales à la suite d'un contact avec des gaz comprimés ou refroidis. Les gelures

apparaissent lorsque la température du tissu corporel tombe en dessous du point de congélation (0 °C) ou que la circulation sanguine est gênée. Les vaisseaux sanguins peuvent être endommagés gravement et de façon

permanente; la circulation du sang peut s'arrêter dans les tissus touchés. Dans les cas bénins, les symptômes incluent une inflammation de la peau par plaques, accompagnée d'une légère douleur. Dans les cas graves, il peut y avoir soit des lésions tissulaires sans douleur, soit une sensation de brûlure ou de picotement, ou encore des ampoules. La peau gelée est très sensible aux infections et la gangrène peut se développer.

Premiers soins pour gelures

Voici les premiers secours à prodiguer dans les cas de gelures, de pied d'immersion ou de pied de tranchée :

Aller chercher des secours médicaux.

Déplacer la victime dans un endroit chaud, si possible.

Desserrer ou enlever délicatement les vêtements ajustés ou les bijoux qui pourraient gêner la circulation sanguine.

Recouvrir la région touchée avec un pansement stérile non serré.

Transporter rapidement la victime vers un centre de soins d'urgence.

NE PAS tenter de réchauffer la région atteinte sur place, mais essayer de l'empêcher de devenir encore plus froide. Sans les soins appropriés dans un établissement équipé, le tissu qui aura été réchauffé risque de geler de nouveau, ce qui pourrait provoquer davantage de dommages.

NE PAS frotter la région ni appliquer de chaleur sèche.

NE PAS laisser la victime boire de l'alcool ou fumer.

Hypothermie

Dans un environnement modérément froid, la température centrale du corps ne descend habituellement pas de plus de 1 à 2 °C en dessous de la normale.

En effet, l'organisme possède une bonne capacité d’adaptation. Cependant, dans un froid intense et en l'absence de vêtements adaptés, le corps est incapable de compenser la perte de chaleur et la température corporelle centrale commence à chuter. La sensation de froid suivie de douleur dans les parties du corps exposées sont les premiers signes d'une hypothermie légère.

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Au fur et à mesure que la température continue à baisser ou si l’exposition se poursuit, la sensation de froid et la douleur commencent à s'estomper en raison de la diminution de la perception des sensations. Si aucune douleur ne peut être ressentie, une lésion sérieuse peut survenir sans que la victime ne s'en aperçoive.

Ensuite, la victime présente une faiblesse musculaire et devient somnolente.

Ces symptômes surviennent habituellement quand la température corporelle chute en dessous de 33 °C. Les autres symptômes de l'hypothermie incluent un arrêt des tremblements, une baisse de la conscience et une dilatation des pupilles. Quand la température corporelle atteint 27 °C, la victime tombe dans le coma. L'activité cardiaque cesse à environ 20 °C et le cerveau arrête de fonctionner à environ 17 °C.

Stade Température centrale Signes et symptômes Hypothermie

légère

Entre 37,2 °C et 36,1 °C (entre 99 °F et 97 °F)

Température corporelle normale; tremblements possibles.

Entre 36,1 °C et 35 °C (entre 97 °F et 95 °F)

Sensation de froid, chair de poule, incapacité d'effectuer des tâches complexes avec les mains, tremblements qui peuvent aller de légers à importants, mains engourdies.

Hypothermie modérée

Entre 35 °C et 33,9 °C (entre 95 °F et 93 °F)

Tremblements intenses, manque de coordination musculaire évident, mouvements lents et laborieux, faux pas en marchant, état confusionnel léger (la personne peut paraître alerte). Utiliser le test d'évaluation de la sobriété : si la personne n'est pas capable de marcher 9 m en ligne droite, elle est en hypothermie.

Entre 33,9 °C et 32,2 °C (entre 93 °F et 90 °F)

Persistance des tremblements violents, difficulté à parler, ralentissement des idées, amnésie débutante, mouvements musculaires ralentis et imprécis, incapacité à utiliser les mains, faux pas fréquents, difficulté à parler, signes de dépression, inattention.

Hypothermie sévère

Entre 32,2 °C et 30 °C (entre 90 °F et 86 °F)

Arrêt des tremblements, peau bleue et boursouflée, très mauvaise coordination des muscles, incapacité à marcher, état confusionnel, comportement

incohérent/irrationnel, mais peut être capable de maintenir une posture et de paraître attentif.

Entre 30 °C et 27,8 °C (entre 86 °F et 82 °F)

Rigidité des muscles, semi-conscience, état de stupeur, perte d'intérêt pour les autres, ralentissement du pouls et de la respiration, fibrillation cardiaque possible.

Entre 27,8 °C et 25,6 °C (entre 82 °F et 78 °F)

Inconscience, respiration et battements cardiaques irréguliers, pouls impossible à palper.

Entre 25,6 °C et 23,9 °C (entre 78 °F et 75 °F)

Œdème pulmonaire, défaillance cardiaque et respiratoire, décès. La mort peut survenir avant que cette température soit atteinte.

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Premiers soins pour l’hypothermie

L'hypothermie est une urgence médicale. Dès les premiers signes, rechercher immédiatement l'aide d'un médecin. La survie des victimes dépend de la capacité des collègues de travail à reconnaître les symptômes de

l'hypothermie. La victime est généralement incapable de remarquer son propre état.

Les premiers soins pour l'hypothermie incluent les étapes suivantes :

Rechercher des secours médicaux.

S'assurer que tous les vêtements humides ont été enlevés.

Placer la victime entre des couvertures de façon à ce que sa température corporelle puisse remonter progressivement (un contact corps à corps peut aider à réchauffer lentement la température de la victime).

Donner des boissons tièdes, sucrées (sans caféine ni alcool), sauf si la victime perd rapidement conscience, est inconsciente ou a des

convulsions.

Transporter rapidement la victime vers un centre de soins d'urgence.

NE PAS appliquer de chaleur directe, comme des bouillottes chaudes.

Quels sont les facteurs qui influencent notre réponse au froid?

Un environnement froid agresse les travailleurs de trois façons : par la température de l'air, par les mouvements de l'air (la vitesse du vent) et par l'humidité. Une isolation adaptée (grâce à un habillement fait de couches successives), l’activité physique et le contrôle de l'exposition (par exemple, le travail entrecoupé de périodes de repos) permettent de travailler en toute sécurité.

Température de l'air : La température de l'air est mesurée avec un thermomètre ordinaire en degrés Celsius (°C) ou degrés Fahrenheit (°F).

Vitesse du vent : Différents types d'anémomètres sont offerts sur le marché. Ils sont utilisés pour mesurer la vitesse du vent ou les

mouvements de l'air. La vitesse du vent est habituellement mesurée en km/h ou mph. Vous trouverez ci-dessous des trucs pour estimer la vitesse du vent si l'information exacte n'est pas disponible.

– 8 km/h (5 mph) : un drapeau léger remue.

– 16 km/h (10 mph) : un drapeau léger est complètement déployé.

– 24 km/h (15 mph) : soulève une page de journal.

– 32 km/h (20 mph) : provoque de la poudrerie; la neige est soufflée par le vent.

Humidité : L'eau fait perdre la chaleur du corps 25 fois plus vite que l'air sec.

Activité physique : La production de chaleur dans le corps par l'activité physique est difficile à mesurer. Cependant, des tableaux ont été publiés et sont disponibles; ils indiquent les taux métaboliques pour différentes

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activités. La production métabolique de chaleur est mesurée en

kilocalories (kcal) par heure. Une kilocalorie est la quantité de chaleur nécessaire pour augmenter la température d’un kilogramme d'eau de 1 °C.

Horaire travail/repos : Des pauses régulières dans un endroit chauffé sont recommandées pour quiconque travaille au froid. La fréquence des pauses dépend de la température de l'air, de la vitesse du vent ainsi que de

l’intensité de l'activité physique.

Vêtements protecteurs : Pour être protégés du froid, les travailleurs doivent porter plusieurs couches de vêtements. La couche la plus près de la peau doit capter l'humidité et l'éloigner du corps; les couches

intermédiaires assurent l'isolation; la couche externe protège contre le vent et les intempéries. Puisque l'activité et les conditions de l'environnement peuvent varier, les travailleurs doivent être capables d'ajouter ou de retirer des couches de vêtements facilement.

Qu'est-ce que le refroidissement éolien?

Vous aurez plus froid si la vitesse du vent augmente, quelle que soit la température. L'effet combiné de l'air froid et de la vitesse du vent est exprimé sous forme de « température froide équivalente » ou simplement de

température de refroidissement éolien en degrés Celsius ou Fahrenheit. C'est, pour l'essentiel, la température de l'air qui donnerait la même sensation sur un corps humain exposé que la combinaison étudiée de la température de l'air et de la vitesse du vent. Elle peut être utilisée comme guide pour décider quels vêtements sont nécessaires et les possibles effets du froid sur la santé.

Dans certaines parties du Canada, le terme « facteur de refroidissement éolien » est utilisé. Il s'agit d'une mesure de la vitesse de perte de chaleur provoquée par l'exposition au vent et elle est exprimée comme une vitesse de perte d'énergie par unité de surface de peau exposée, par seconde (par

exemple, joules/[seconde-mètre2] ou watts/mètre2, W/m2).

Au Canada, il n'existe aucune limite maximale d'exposition pour le travail en milieu froid. L'horaire de réchauffement au travail, conçu par le

Saskatchewan Department of Labour, a été adopté par l'American Conference of Governmental Industrial Hygienists (ACGIH) comme valeur limite

d'exposition (VLE) en ce qui concerne les agressions causées par le froid.

Prévenir les agressions causées par le froid (1) Mesures de l'environnement

Les conditions de température et de vent devraient être connues : par exemple, consulter le bulletin météorologique à la radio, connaître l’information la plus récente du bureau météorologique.

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Des mesures doivent être prises pour protéger les travailleurs du vent ou, à l'intérieur, des courants d'air (ou de l'air forcé provenant des appareils de traitement de l'air). La combinaison de températures basses et de vents même modérés peut rapidement créer des conditions de travail

dangereuses.

S'assurer que des aires de repos chauffées, telles qu'une cabine de camion, une tente ou une cabane, sont disponibles.

(2) Conception du matériel

Si le travail doit s’effectuer à une température qui se situe en dessous du point de congélation, les poignées et barres en métal doivent être recouvertes d'un matériau d'isolation thermique. De même, les machines et les outils doivent être conçus pour que le travailleur puisse les commander sans retirer ses mitaines ou ses gants.

(3) Méthodes de travail

Un horaire comportant des pauses régulières permettant aux travailleurs de se réchauffer doit être établi. Ces pauses ne doivent pas durer moins de

dix minutes et doivent être prises dans un endroit chauffé.

Des abris chauffés (par exemple, tente, cabines, salles de repos) doivent être fournis.

Une fois dans l'abri chauffé, il faut retirer – selon les besoins – la couche de vêtements externes et la couche de vêtements intermédiaires pour éviter d'avoir trop chaud et permettre à l'humidité de s'évaporer. Il peut être nécessaire de remettre des vêtements secs, car retourner au travail dans le froid en étant humide et en sueur peut entraîner un refroidissement rapide.

Il faut consommer des boissons chaudes afin d’apporter énergie et chaleur et de remplacer les liquides perdus au cours du travail.

Il faut pouvoir reconnaître les symptômes d’une agression causée par le froid. L'apparition d'un tremblement important, la sensation de fatigue excessive, la somnolence, l’irritabilité ou l’euphorie indiquent qu’il faut retourner se réchauffer immédiatement.

Les précautions supplémentaires suivantes s'appliquent à des températures plus froides :

Par mesure de prudence, un collègue ou un superviseur doit constamment observer les travailleurs.

La charge de travail ne doit pas être suffisamment importante pour provoquer une transpiration. Si du travail pénible doit être effectué, les travailleurs doivent pouvoir prendre des périodes de repos dans des abris chauffés et avoir la possibilité de se changer pour mettre des vêtements secs.

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On ne doit pas demander à de nouveaux employés de travailler à temps plein dans le froid au cours des premiers jours de travail, jusqu'à ce qu'ils se soient habitués aux conditions de travail et aux vêtements protecteurs nécessaires.

Les exigences de rendement doivent tenir compte du poids et de l'encombrement des vêtements.

Le travail doit être organisé de façon à minimiser les périodes pendant lesquelles le travailleur se tient debout ou reste immobile.

Les travailleurs doivent toujours être correctement formés.

(4) Mesures personnelles Régime alimentaire

Les travailleurs ont besoin de plus d'énergie quand ils accomplissent leurs tâches dans le froid. Ajoutez des aliments nutritifs supplémentaires à votre régime, comme des pâtes, des pommes de terre, du riz, des produits laitiers, des noix, de la viande, du hareng et du saumon. Des collations légères et des liquides chauds doivent être pris pendant les périodes de repos. Il ne faut pas consommer d'alcool quand on travaille dans le froid. Il entraîne une sensation trompeuse de chaleur, mais peut contribuer à la déshydratation et altérer le jugement.

S'habiller pour le froid

Les vêtements doivent être portés en couches successives pour empêcher l'humidité et garder le corps au sec. Les couches isolantes doivent

emprisonner l'air pour conserver la chaleur et le travailleur doit être protégé du vent et des intempéries.

Pour demeurer à l'aise malgré les changements de temps et de conditions de travail, le travailleur doit pouvoir soit ajouter ou retirer des couches de vêtements, ou encore ouvrir ou fermer les ouvertures d’aération. Tous les efforts possibles doivent être faits pour éviter la transpiration et la moiteur.

Le choix des vêtements se fait, habituellement, de façon à se sentir au chaud tout en étant inactif. Analysez le travail à effectuer et les conditions

atmosphériques, puis faites en sorte que les travailleurs s'habillent de façon à pouvoir retirer les couches, tout en se sentant toujours bien au chaud. Si les couches de vêtements deviennent humides et le restent, les travailleurs

doivent être prêts à les remplacer avant que leur température corporelle baisse et qu’une hypothermie s’installe. Si un travailleur transpire, ses vêtements sont probablement trop chauds pour les conditions météorologiques ou les tâches effectuées.

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Protection des mains

Des mitaines gardent les mains plus chaudes que des gants dans la mesure où les doigts restent ensemble. Avec des gants, les doigts sont séparés les uns des autres et perdent ainsi de la chaleur.

Demandez aux travailleurs de porter de fines doublures sous leurs gants ou leurs mitaines. Il n'est pas nécessaire de retirer les doublures lorsque l'on retire les gants.

Les doublures amovibles de gants et de mitaines peuvent être remplacées et séchées quand elles deviennent humides.

De nouveaux types de mitaines avec trois doigts en pince de homard sont maintenant disponibles. Elles permettent de garder les doigts au chaud tout en laissant une bonne dextérité.

Des surmitaines imperméables au vent assurent une protection supplémentaire sans être trop encombrantes.

Protection de la tête

Jusqu'à 50 % de la chaleur du corps est perdue par la tête. Un chapeau (ou une autre protection) doit être porté par temps froid.

Évitez le coton et utilisez plutôt des tissus synthétiques ou de la laine.

Quand ils portent un casque, les travailleurs doivent utiliser une doublure appropriée afin de réduire la perte de chaleur par la tête.

Sélectionnez un chapeau approprié aux conditions météorologiques et à l’intensité de l'activité. Considérez son épaisseur, l'étendue de la

couverture de la tête (par exemple, visage découvert, passe-montagne complet, couverture des oreilles), le besoin de résistance au vent, les conséquences sur la vue et l'audition et la possibilité de le porter sous ou sur un casque protecteur, si nécessaire.

Un masque facial et une protection oculaire peuvent parfois être nécessaires.

Chaussures

Des chaussures de sécurité chaudes et isolées sont indispensables. Les bottes doivent avoir des semelles épaisses pour assurer une bonne isolation dans la neige ou sur un béton froid. Le choix des chaussures doit reposer sur le travail à effectuer, sur les surfaces de travail et sur les conditions météorologiques auxquelles le travailleur sera normalement exposé. Des bottes serrées réduisent la circulation et peuvent provoquer une sensation de froid dans les pieds.

La taille des chaussures doit être choisie de façon à pouvoir mettre une paire de chaussettes supplémentaire. Une première paire de chaussettes fines en matière synthétique, portée en dessous d’une autre paire en matières synthétiques ou en laine, laisse passer l'humidité et l'éloigne de la peau, gardant les pieds plus chauds et plus secs.

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(5) Formation du travailleur

Les travailleurs doivent recevoir une formation sur les procédures en matière de santé et de sécurité appropriées aux tâches et à l'environnement dans lequel ces tâches doivent être effectuées. Cette formation doit comprendre :

les procédures de réchauffement correctes ainsi que les premiers soins appropriés;

l’habillement adapté au froid;

la façon de reconnaître les gelures superficielles ou non;

la façon de reconnaître les signes et les symptômes d'une hypothermie imminente;

une formation spéciale supplémentaire pour les personnes qui travaillent dans des endroits isolés.

(6) Précautions spéciales

L'exposition aux vibrations peut augmenter la susceptibilité d'un travailleur aux lésions dues au froid parce que les vibrations peuvent diminuer la circulation, notamment dans les extrémités.

Le travail effectué sur un terrain enneigé ou couvert de glace peut nécessiter l'utilisation de lunettes de protection teintées ou de lunettes de soleil avec protections latérales. S'il existe un risque de lésion oculaire due à la neige soufflée ou à la projection de cristaux de glace, des lunettes de sécurité spéciales doivent être portées. Les travailleurs se trouvant dans de telles situations doivent également être prêts à affronter une situation de voile blanc et disposer d'un plan concernant les déplacements et la navigation dans de telles conditions.

L'alcool doit être évité : il procure une sensation trompeuse de chaleur et peut avoir un effet nocif sur la circulation sanguine, sur l'équilibre des liquides corporels et le jugement.

Limitez la consommation de boissons contenant de la caféine parce qu'elles ont une action diurétique et ont un effet sur l'hydratation.

Les travailleurs ayant des problèmes de santé qui affectent la régulation normale de la température du corps ou qui perturbent la circulation, tels que le syndrome de Raynaud ou le diabète, doivent prendre des

précautions adaptées quand ils travaillent au froid.

– Ces précautions peuvent inclure davantage de couches de vêtements, y compris chapeau et mitaines, et moins de temps passé dans un

environnement froid.

Les parties du corps qui ont subi des gelures, superficielles ou non, sont plus sensibles à une nouvelle lésion, de sorte qu'une attention spéciale est nécessaire pour protéger ou couvrir ces régions.

Si l’on porte des vêtements amples ou volumineux, il faut faire

particulièrement attention lorsque l'on travaille à proximité d'équipements

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ou de machines mobiles et veiller à ce que les vêtements ne se prennent pas dans les appareils.

C. Bruit

De quelle manière l'organisme réagit-il au bruit?

À première vue, la perte de l'audition induite par le bruit affecte la capacité d'une personne à percevoir les sons dont la fréquence est plus élevée. Dans la mesure où la conversation normale n'utilise pas ces hautes fréquences, l'altération de l'audition est peu remarquée. Avec une exposition constante, l'audition continue à se détériorer et, avec le temps, la perte s'étend aux fréquences plus basses employées dans le langage. Les personnes qui en souffrent tendent à compenser automatiquement : ils cherchent des indices en lisant sur les lèvres, sans s'en rendre compte. Une perte importante de

l'audition existe souvent avant même qu'elle ne soit remarquée.

La réponse du corps au bruit est semblable à sa réponse au stress. La pression artérielle et la fréquence cardiaque peuvent augmenter et les concentrations sanguines d'hormones et de cholestérol peuvent changer. L'exposition à beaucoup trop de bruit peut provoquer un sentiment de fatigue. Les bruits forts peuvent également empêcher les travailleurs d'entendre des messages importants dans certains métiers, posant d'éventuels problèmes de sécurité, sauf si d’autres méthodes de communication sont utilisées.

Le bruit est l'un des risques les plus fréquents pour la santé sur les lieux de travail. Dans les environnements industriels et l'industrie manufacturière, la perte permanente de l'audition est le principal problème de santé. La gêne, le stress et la perturbation des communications verbales sont les principales préoccupations dans les écoles, les salles informatiques et les bureaux bruyants.

Pour éviter les conséquences de l'exposition au bruit, l’intensité du bruit doit demeurer acceptable. La meilleure méthode de réduction du bruit consiste à utiliser les mesures techniques qui modifient la source du bruit elle-même ou l'environnement de travail. Quand les moyens techniques ne peuvent pas contrôler correctement le problème, une protection auditive personnelle, telle que des cache-oreilles antibruit ou des bouchons d'oreilles, peut être utilisé.

Cependant, la protection personnelle doit être considérée comme une mesure temporaire pendant que les autres moyens de réduction du bruit en milieu de travail sont explorés et mis en œuvre.

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Aspects techniques du bruit Facteur de bissection

Le facteur de bissection est utilisé pour déterminer quand il faut diminuer le temps d'exposition au bruit. Il s’agit d’une relation entre le niveau sonore et la durée d'exposition. Le facteur de bissection de 3 dB est le plus souvent utilisé et on l'appelle également « la règle » ou « l'hypothèse de l'énergie uniforme », c'est-à-dire que des quantités égales d'énergie sonore produisent des dommages auditifs de gravité équivalente, indépendamment de la façon dont l'énergie sonore est distribuée au fil du temps. Sur le plan de l’énergie, le facteur de bissection de 3 dB permet de calculer une véritable exposition moyenne au bruit pondérée par le temps. Basé sur les rapports mathématiques pour le niveau de puissance acoustique,

L(dB) = 10 log10 (W/W0) où :

L est le niveau de puissance acoustique.

W est la puissance acoustique.

W0 est une puissance acoustique de référence.

Lorsque l’énergie est multipliée par deux, L augmente de 3 dB. Donc, pour chaque augmentation du niveau sonore de 3 dB, la durée d'exposition doit être divisée par deux.

Travailler avec les décibels (dB)

Le décibel est une échelle logarithmique. Pour les calculs mathématiques utilisant les dB comme unités, nous devons employer les logarithmes.

Cependant, dans notre travail quotidien, nous n'avons pas besoin de tels calculs. L'utilisation des décibels facilite la gestion des données fournies au sujet des niveaux de bruit dans le milieu de travail. Nous utilisons plutôt un ensemble de règles simples :

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Changement du nombre de dB Changement de l'énergie sonore Augmentation de 3 dB L'énergie sonore est doublée.

Diminution de 3 dB L'énergie sonore est divisée par deux.

Augmentation de 10 dB L'énergie sonore augmente d'un facteur 10.

Diminution de 10 dB L'énergie sonore diminue d'un facteur 10.

Augmentation de 20 dB L'énergie sonore augmente d'un facteur 100.

Diminution de 20 dB L'énergie sonore diminue d'un facteur 100.

Ajouter des niveaux de bruits

Les niveaux de pression acoustique – en décibels – sont basés sur une échelle logarithmique. Ils ne peuvent pas être additionnés ou soustraits selon les

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méthodes arithmétiques habituelles. Si une machine émet un son de 90 dB et qu'une seconde machine identique est placée à côté, le niveau sonore

combiné est de 93 dB, et non de 180 dB.

Première étape : Déterminez la différence entre les deux niveaux et trouvez la ligne correspondante dans la colonne de gauche.

Deuxième étape : Trouvez le nombre de décibels ou de dBA qui correspond à cette différence dans la colonne de droite du tableau.

Troisième étape : Ajoutez ce chiffre au niveau de décibels le plus élevé parmi les deux.

Différence numérique entre deux niveaux sonores (dBA)

Quantité à ajouter au niveau sonore le plus élevé des deux (dB ou dBA)

0 3,0

De 0,1 à 0,9 2,5

De 1,0 à 2,4 2,0

De 2,4 à 4,0 1,5

De 4,1 à 6,0 1,0

De 6,1 à 10 0,5

10 0

Exemple : Vous avez deux machines. Une machine émet un son de 90 dB et l'autre, de 89 dB.

Première étape : La différence numérique entre les deux niveaux est 1 dB (90 – 89 = 1).

Deuxième étape : Le chiffre correspondant à cette différence de 1, tiré de la colonne de droite, est 2.

Troisième étape : Ajoutez 2 au niveau sonore le plus élevé, soit 90 dans ce cas-ci. Donc, le niveau sonore résultant est 92 dB.

Quand la différence entre les deux niveaux sonores est de 10 dB ou plus, la somme à ajouter au niveau sonore le plus élevé est zéro. Dans de tels cas, aucun facteur d'ajustement n'est nécessaire parce qu’ajouter la contribution du niveau sonore le plus faible ne crée aucune différence perceptible sur ce que les personnes peuvent entendre ou mesurer. Si, par exemple, le niveau sonore de votre milieu de travail est de 95 dBA et que vous ajoutez une autre machine qui produit 80 dBA, le niveau sonore du milieu de travail sera toujours de 95 dBA.

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Qu'est-ce qu'un programme de gestion du bruit?

Comme première étape de la gestion du bruit, les milieux de travail doivent déterminer les zones ou les activités où il y a une exposition excessive au bruit. Quand les travailleurs sont exposés à un bruit excessif (c'est-à-dire un bruit dépassant les limites d'exposition en milieu de travail), l'employeur doit concevoir et mettre en œuvre un programme de gestion du bruit. Un tel programme se compose des éléments suivants :

Éducation des travailleurs : Il s’agit de donner aux travailleurs

l’information de base au sujet de la perte de l'audition induite par le bruit et de leur apprendre comment ils peuvent se protéger.

Mesure et surveillance des niveaux sonores : Ce qui doit être fait pour protéger les travailleurs dépend du niveau et du type de bruit dans le milieu de travail. La mesure des niveaux sonores permet de déterminer les sources de bruit et les travailleurs qui courent le plus de risques d'être exposés à des bruits dépassant les limites d'exposition en milieu de travail.

Affichage de panneaux de mise en garde appropriés : Des panneaux de mise en garde doivent être affichés aux endroits où le niveau sonore dépasse 85 dBA.

Contrôle de l'exposition au bruit : L'exposition d'un travailleur au bruit peut être réduite en utilisant plusieurs moyens :

– mesures techniques;

– mesures administratives;

– une protection auditive personnelle adaptée à chaque travailleur.

Dispositifs de protection auditive : Cela inclut la sélection, l'utilisation et l'entretien du matériel.

Réalisation de tests audiométriques : Il est nécessaire de tester l'audition des travailleurs pour déterminer la gravité de toute perte de l'audition déjà présente et pour suivre les modifications progressives de leurs capacités auditives.

Évaluation du programme : Il faut vérifier que le programme remplit bien son objectif : prévenir la perte de l'audition liée au travail. La vérification doit être faite au moins une fois par an.

Comment sont mesurés les niveaux sonores?

Une partie du programme de gestion du bruit consiste à déterminer les dangers liés au bruit dans le milieu de travail et les personnes qui sont le plus susceptibles d'être exposées à des bruits dépassant les limites permises. On y parvient en réalisant une enquête au cours de laquelle on mesure les niveaux sonores et en estimant la durée d'exposition des travailleurs dans les

différentes zones de travail.

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Sonomètre

Il s'agit de l’appareil de base pour mesurer le bruit. Il se compose d'un microphone qui convertit les variations de pression acoustique en signaux électriques, d’un amplificateur sélectif de fréquences, d’un contrôle de

gamme de niveaux, d’une pondération fréquentielle qui profile la réponse à la fréquence de l'appareil et d’un indicateur.

Audiodosimètre

Un audiodosimètre est un sonomètre porté par le travailleur. Il mesure et enregistre les niveaux sonores au cours d'une période d'exposition et calcule l'exposition sous forme de pourcentage de la mesure d'un critère comme la limite d'exposition en milieu de travail. Le bruit doit être mesuré en utilisant un filtre de pondération A, avec un facteur de bissection de 3 dBA, pour comparer les résultats mesurés aux limites permises.

Pour mesurer le bruit avec un audiodosimètre, le microphone est fixé sur le travailleur dont on mesure l'exposition au bruit. La position du microphone est importante pour estimer l'exposition. Le microphone est habituellement fixé sur une épaule, sur la poitrine ou dans une oreille. Quand les niveaux sonores sont permanents et que le travailleur reste presque toujours dans une seule zone au cours de sa période de travail, la mesure de l'exposition au bruit avec un sonomètre est relativement simple. Cependant, l'utilisation d'un audiodosimètre est privilégiée pour mesurer l'exposition d'un travailleur à des niveaux sonores variables ou intermittents, quand ils comportent des

composantes de bruits impulsifs ou encore que le travailleur se déplace souvent au cours de sa période de travail.

Sonomètre intégrateur

Cet appareil est un sonomètre qui a des propriétés similaires à celles d'un dosimètre. Comme l'audiodosimètre, on peut l'utiliser pour mesurer des bruits variables ou intermittents et des bruits impulsifs. De plus, le travailleur peut se déplacer tout en portant l'appareil sur lui.

Les applications classiques des sonomètres intégrateurs sont identiques à celles des sonomètres standards. Toutefois, les sonomètres intégrateurs peuvent servir à mesurer les niveaux moyens de pression acoustique autour des équipements bruyants et des autres sources de bruit quand la capacité d'intégration peut être utilisée pour déterminer le niveau sonore moyen dans le temps et dans l'espace. Les deux différences principales entre les

sonomètres et les sonomètres intégrateurs sont :

Les durées de moyennage avec un sonomètre intégrateur sont habituellement beaucoup plus longues que celles effectuées avec un sonomètre, pouvant atteindre plusieurs minutes ou heures.

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Le sonomètre intégrateur donne la même importance à tous les sons émis au cours de la période de moyennage choisie, tandis que le sonomètre standard donne plus d'importance aux sons récents.

Contrôler le bruit Mesures techniques

Quatre principaux types de mesures techniques peuvent être utilisés pour réduire ou supprimer le bruit :

Substitution : Remplacer la machinerie, les techniques ou l’équipement bruyants par d'autres qui le sont moins.

Modification : Modifier la façon dont l'équipement fonctionne pour qu'il génère moins de bruit. Cela peut inclure l'installation d'un silencieux, la réduction des vibrations de l'équipement en l'amortissant ou en le calant, l'amélioration de la lubrification, l'équilibrage des parties rotatives ou la diminution de la vitesse de la machine. La zone de travail peut aussi être modifiée. On peut diminuer une réverbération ou un écho, par exemple, en recouvrant les murs de matériaux isophoniques (qui absorbent les sons).

Isolation : Isoler les travailleurs d'une zone bruyante et les faire travailler dans un endroit clos. Voici quelques exemples de cette approche : – séparation des zones bruyantes par des murs soniques et des cloisons;

– isolement de l'équipement bruyant en l'enfermant dans une enceinte;

– utilisation de matériaux isophoniques et de capots au-dessus des équipements bruyants.

Entretien : Entretenir l’équipement adéquatement, car un équipement qui fonctionne mal ou qui est mal entretenu produit davantage de bruit. Le matériel de contrôle du bruit doit être aussi correctement entretenu pour être efficace.

La mise au point de mesures techniques peut impliquer plusieurs personnes : des techniciens, des ingénieurs, le personnel de santé et de sécurité ainsi que les travailleurs qui font fonctionner ou qui entretiennent l'équipement.

L'efficacité des contrôles dépendra de l'évaluation rigoureuse de la source du bruit et de l'exposition individuelle du travailleur. La contribution de chaque source de bruit au niveau sonore global doit être prise en considération.

Les options de contrôle disponibles doivent être évaluées en fonction de leur efficacité, de leur coût, de leur faisabilité technique et de leurs répercussions sur l'utilisation de l'équipement, sur son entretien et sur sa maintenance.

Placer une machine dans une enceinte peut, par exemple, la faire surchauffer ou créer des problèmes de maintenance. D'autres complications possibles, comme les effets sur l'éclairage, la production de chaleur, la ventilation et l'ergonomie doivent aussi être prises en compte. La fonction et l'objectif des moyens de contrôle existants ou prévus doivent être entièrement discutés

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avec les travailleurs pour qu'ils comprennent le but de ces mesures et qu'ils n'interfèrent pas avec elles par inadvertance.

Mesures administratives

Les mesures administratives impliquent des changements dans les programmes de travail ou les opérations pour réduire l'exposition des travailleurs au bruit. Les mesures habituelles incluent un changement périodique des affectations ou des horaires de travail, ou une modification des programmes de production pour limiter les durées d'exposition des travailleurs au bruit.

Équipement de protection

Quand les mesures techniques ou administratives ne parviennent pas à réduire le bruit dans des proportions suffisantes ou ne peuvent pas être mises en pratique, les travailleurs doivent utiliser un équipement de protection auditive. La protection auditive est un dispositif conçu pour réduire le niveau de bruit qui parvient au tympan.

Les cache-oreilles et les bouchons d'oreilles sont les types de protection auditive les plus souvent utilisés. On trouve une vaste gamme de protections auditives dans chacune de ces catégories. La qualité de la protection ou de la réduction du bruit procurée par un dispositif de protection de l'audition dépend de ses caractéristiques et de la façon dont il est porté. Le protecteur auditif contre le bruit utilisé doit permettre de maintenir l'exposition au bruit en dessous de la limite d'exposition au bruit en milieu de travail.

Les facteurs suivants doivent être pris en compte lors de la sélection d'un protecteur contre le bruit :

personne qui portera l'équipement;

compatibilité avec les autres équipements de sécurité;

conditions d'utilisation, comme la température, l'humidité et la pression;

confort : les protecteurs qui ne sont pas confortables ne seront pas portés;

facilité d'utilisation et de manipulation;

effet sur la capacité de l'utilisateur à communiquer.

Les protecteurs contre le bruit sélectionnés doivent satisfaire aux exigences de la norme CSA Z94.2-02, Dispositifs de protection auditive —

performance, sélection, entretien et utilisation. Cette norme indique les exigences en matière de performance pour les dispositifs de protection auditive personnelle. La norme classe les cache-oreilles et les bouchons d'oreilles en trois catégories, soit A, B ou C, selon le niveau de protection qu'ils procurent. La catégorie C assure le plus faible degré de protection, tandis que les protecteurs de la catégorie A offrent la plus grande protection

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possible. Le tableau 2 de l'annexe 3 indique la catégorie de protection

auditive à utiliser en fonction des différents niveaux sonores. La classification des protecteurs contre le bruit repose sur le pourcentage de réduction des niveaux sonores à neuf fréquences différentes : 125 Hz, 250 Hz, 500 Hz, 1 000 Hz, 2 000 Hz, 3 150 Hz, 4 000 Hz, 6 300 Hz et 8 000 Hz. Le fabricant doit fournir cette information à l'utilisateur de l'équipement.

Niveau sonore équivalent maximal (dBA Lex)

Catégorie CSA de protection auditive

Grade CSA de protection auditive

90 C, B ou A 1, 2, 3 ou 4

95 B ou A 2, 3 ou 4

100 A 3 ou 4

105 A 4

110 Bouchons d'oreilles A +

cache-oreilles A ou B

Bouchons d'oreilles 3 ou 4 + cache-oreilles 2, 3 ou 4

110 Bouchons A Plus + cache-

oreilles A ou B et durée d'exposition limitée pour que le son atteignant le tympan du travailleur reste en dessous de 85 dBA Lex

Bouchons d'oreilles 3 ou 4 +, oreillères 2, 3 ou 4 et durée d'exposition limitée pour que le son atteignant le tympan du travailleur reste en dessous de 85 dBA Lex

D. Vibrations

Qu'est-ce qu'une vibration?

Si vous pouviez voir un objet qui vibre au ralenti, vous constateriez qu’il bouge dans des directions différentes. La distance et la vitesse de

déplacement de l’objet déterminent ses caractéristiques vibratoires. Les termes utilisés pour décrire ce mouvement sont la fréquence, l’amplitude et l’accélération.

Fréquence

Un objet qui vibre se déplace d'avant en arrière par rapport à sa position normale et immobile. Un cycle complet de vibration a lieu quand l'objet va le plus loin possible vers l’arrière, puis qu’il se déplace le plus loin possible vers l’avant, pour revenir ensuite à sa position initiale. Le nombre de cycles effectués par l'objet vibrant en une seconde est appelé la fréquence. L'unité de mesure de la fréquence est le Hertz (Hz). Un Hertz égale un cycle par

seconde.

Amplitude

Un objet vibrant se déplace sur une distance maximale de chaque côté de sa position immobile. L'amplitude est la distance qui sépare la position

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immobile de la position la plus éloignée, de chaque côté. Elle est mesurée en mètres (m). L'intensité de la vibration dépend de l'amplitude.

Accélération

La vitesse d'un objet vibrant passe de zéro à une vitesse maximale au cours de chaque cycle de vibration. La vitesse de l’objet est la plus rapide quand il repasse par sa position initiale de repos vers la position la plus éloignée d’un côté ou de l’autre. L'objet vibrant ralentit lorsqu'il approche de sa position la plus éloignée, où il s'arrête, puis repart en direction opposée vers l'autre position la plus éloignée en passant par sa position initiale (à l'état immobile).

La vitesse est exprimée en mètres par seconde (m/s).

L'accélération mesure la rapidité avec laquelle la vitesse varie en fonction du temps et, par conséquent, la vitesse est exprimée en mètres par seconde, par seconde, ou encore en mètres par seconde au carré (m/s2). L'amplitude de l'accélération varie de zéro à une valeur maximale au cours de chaque cycle de vibration. Elle augmente quand l'objet vibrant se déplace encore plus loin de sa position immobile.

Résonance

Chaque objet tend à vibrer avec une fréquence particulière qui dépend de la composition de l'objet, de ses dimensions, de sa structure, de son poids et de sa forme. Cette fréquence de vibration naturelle est appelée fréquence de résonance. Une machine qui vibre transmet le maximum d'énergie à un objet quand elle vibre à la fréquence de résonance de l'objet.

Comment sommes-nous exposés aux vibrations?

Le contact avec un objet vibrant transmet l'énergie de la vibration au corps de l'individu. Selon la façon dont se déroule l'exposition, la vibration peut affecter la plus grande partie du corps du travailleur ou un organe en

particulier. L'effet de l'exposition à la vibration dépend aussi de la fréquence.

Chaque organe du corps a également sa propre fréquence de résonance. Si l'exposition se produit à la même fréquence de résonance, ou presque, que celle d’un organe, les effets sur la santé seront beaucoup plus grands.

L'exposition à une vibration partielle affecte un organe, une partie ou un segment du corps. Le type d'exposition aux vibrations partielles le plus fréquent et le plus largement étudié est l'exposition à une vibration main-bras, qui affecte les bras et les mains. Les vibrations mains-bras touchent les utilisateurs de scies à chaîne, de déchiqueteuses, de marteaux perforateurs, de marteaux perforateurs sur béquille, d’affûteuses ainsi que de nombreux autres travailleurs qui utilisent des outils vibrants à main. Les vibrations qui

atteignent tout le corps pénètrent dans l’organisme par un siège ou par le sol.

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Elles touchent tout le corps ou un certain nombre d’organes. Les personnes exposées à ce type de vibrations sont notamment les conducteurs de camions, d’autobus et de tracteurs ainsi que les personnes qui travaillent sur des sols vibrants.

La Documentation 4 donne des exemples de sources de vibrations (page 177).

Quels sont les effets sur la santé des vibrations bras-main?

Le syndrome du doigt blanc induit par la vibration est l'effet sur la santé le plus fréquent chez les utilisateurs d'outils vibrants à main. Les vibrations peuvent provoquer des modifications tendineuses, musculaires, osseuses et articulaires et elles peuvent avoir une répercussion sur le système nerveux. Le terme « syndrome des vibrations main-bras » désigne l’ensemble de ces effets. Les symptômes du syndrome du doigt blanc sont aggravés quand les doigts sont exposés au froid.

Les travailleurs atteints par le syndrome des vibrations main-bras présentent souvent les symptômes suivants :

le blanchiment d'un ou de plusieurs doigts quand ils sont exposés au froid;

des fourmillements et des pertes de sensibilité dans les doigts;

une perte de la sensibilité superficielle (toucher léger);

une douleur et des sensations de froid entre les poussées périodiques de doigt blanc;

une perte de la force de préhension (prise);

des kystes intra-osseux dans les doigts et les poignets.

Le développement du syndrome des vibrations main-bras est progressif et sa gravité augmente au fil du temps. Il peut s'écouler plusieurs mois ou années avant que les symptômes du syndrome des vibrations main-bras ne

deviennent apparents.

La gravité du syndrome des vibrations main-bras dépend de plusieurs autres facteurs, notamment :

des facteurs physiques :

l'accélération,

la fréquence,

la durée de l'exposition,

l'entretien de l'outil,

les méthodes de travail;

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des procédures de travail :

la force avec laquelle le travailleur tient l'équipement vibrant,

l'importance de la surface corporelle en contact avec la source de vibration,

la dureté du matériau qui entre en contact avec l'outil à mains,

la position de la main et du bras par rapport au corps,

la texture de la poignée;

des facteurs individuels :

les antécédents médicaux du travailleur, par exemple une blessure antérieure de la main ou des doigts, comme des gelures,

la façon dont le travailleur tient l’outil,

la vitesse d'activité de la machine,

la compétence et la productivité,

la prédisposition individuelle,

l’exposition aux autres agents physiques ou chimiques,

la consommation de tabac ou de drogues.

Quels sont les effets sur la santé des vibrations transmises à tout le corps?

Les vibrations transmises à tout le corps peuvent entraîner de la fatigue, de l'insomnie, des maux de tête ou des tremblements pendant l’exposition ou peu de temps après. À la suite d’une exposition quotidienne pendant un certain nombre d'années, les vibrations transmises à tout le corps peuvent avoir une répercussion sur l’ensemble de l’organisme et se traduire par un certain nombre de problèmes de santé. Les véhicules terrestres, aériens ou maritimes provoquent le mal des transports quand la fréquence des vibrations se situe entre 0,1 et 0,6 Hz. Des études effectuées chez des conducteurs d'autobus et de camions ont démontré que l'exposition professionnelle aux vibrations transmises à tout le corps avait contribué à un certain nombre de troubles circulatoires, intestinaux, respiratoires, musculaires et lombaires. Les effets combinés de la posture, de la fatigue posturale, des habitudes

alimentaires et des vibrations transmises à tout le corps sont les causes possibles de ces troubles.

Des études montrent que des vibrations transmises à tout le corps peuvent augmenter la fréquence cardiaque, le recaptage de l'oxygène et la fréquence respiratoire en plus d’induire des modifications du sang et des urines. Des chercheurs d'Europe de l'Est ont noté que l'exposition à des vibrations transmises à tout le corps pouvait entraîner une sensation de malaise qu'ils appellent « maladie des vibrations ».

Références

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