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Collection de brochures hebdomada ires pour le travail lihrr. des enfants
Documentation de R. DUVIVIER et P. SAUNIER
Adaptation pédagogique des Commissions de l'Institut Coopératif de l'Ecole Moderne
0
L'imprimerie à !'Ecole Cannes (A.-M.)
15 l'vhars 1950
Dans la même
1. Chariots et carrosses.
2. Diligences et mallcs-poatea.
3. Derniers progrès.
4. Dans les Alpages.
5. Le villilKe Kabyle 6. Les anciennes mesures,
7. Les premiers chemina de Ier en France.
8. A. Bergès et la houille blaDche.
9. Les dunes de Gascogne.
10. La lor.!t.
11. La forêt landaise.
12. Le li~ge.
13.
G.
chaux.f4 .
Vendnngcs en Languedoc.15. La bonane.
16. Histoire du papier.
17. Histoire du th~âtre.
18. Les mines d'anthracite.
19, Histoire de l'urbanisme.
20. Histoire du costume populaire.
21. La pierre de T avcl.
22. Histoire de lécriture.
23. Histoire du livre.
24. Hi•toire du pain. 25. Les lortilications.
26. Les abeilles.
27. Histoire de la navigation.
28. Histoire de l'avi;ition.
29. Les débuts de l'auto.
30. Le sel.
31. L'or.
32. La Hollande.
33. Le Zuyderzée.
34. Histoire de l'habitation. 3S, Histoire de l'éclairage.
36. Histoire de lautomobile.
37. Les véhicules à moteur.
38. Ce que nous voyons au microa:cope.
39. Histoire de l'école.
40. Histoire du chauffage.
41. Histoire des coutumes funérairee.
42. Histoire des Postes.
43. Armoiries, emblème• et médailles.
44, Histoi1c de la route. 45. Histoire des châteaux foru.
46. L'ostréiculture.
47. Histoire du chemin de fer.
48. Temples et églises.
49. Le temps.
50. La houille blanche.
51. La tourbe.
52. Jeux d'enfants.
53. Le Soul Constantinoia.
collection
54. Le bois Protat.
SS. La phnéhistoire (1).
56. A l'aube de l'histoire
57. Une usine métallurgique m Lor· 1 raine.
58. Histoire des maîtrea d'fcole.
59. La vie urbaine au moyen l11e.
60. Hi•toirc des cordonnien.
61. L'île d'Ouessant.
62. La taupe.
63. Histoire des boulan11ere.
64. L'histoire des armea de ~t.
6S. Les coiffes de France. 66. Ügni, enlant esquimau.
67. La potasse.
68. Le commerce et l'induetrie au moyen âge.
69. Grenoble.
70. Le palmier dattier.
71. Le parachute.
72. La Brie, terre à blé.
73. Ll"s battages.
74. Gauthier de Chart:ree.
7S. Le chocolat.
76. Roquefort.
77. Calé.
78. Enfance bourgeoiae en 1719.
79. Beloti.
80. L'ardoise.
81. Les arènes romainea.
82. La vie rurale au moven la•.
83. Histoire des armea blanchee, 84. Comment volent lea aTiou...
8S. La métallurgie.
86. Un village breton en 1195.
87. La poterie.
88. Les animaux du Zoo.
89. La côte picarde et aa plaine mari- time.
90. La vie d'une commune au temp1 de la Révolution de 1719.
91. Bachir, enfant nomade du Sahara.
92. Histoire des baina (1). 93. Noëls de France.
94. Azack.
95. En Poitou.
96. Goémons et goémonien.
97. En Chaloase.
98. Un estuaire breton : la Ran<:e.
99. C'est grand, la mer.
100. L'Ecole buissonnière.
101. Les bâtisseurs 1949.
102. Explorations aoutenaioem.
103. Dana Ica grollu.
R. DUVIVIER et P. SAUNIER
L A V IE DU MÉTRO
Une des entrées de la station • Hépublique •
Le métro
C'est le t
!)j11illP( 1900 que rut
011\'Pl'lf'ln preniir r e ligne rie métro.
Le 111ét1·0 est le chemin de fer soul crru in de Pa ris. Son nom
exact
est Chemin de Fer Métropolit'ain,
ce qui veuttlire che min de
fer tle Io cnpitale.
~rnisdepui s longtemps lrs P ari si e11s di sent :
le métro.
2
LA VIE DU MÉTROStation c Gare du Nord • Guichet de dislribulion des bil/els
Le métro
CLICHÉ R.A. r.P.
011 p eut voir, dans de nombreuses 11 ies de l'al'is, un escalier qui, parlant du lrolloir, s'enfonce ù plu sieurs 111rll'Cs sous !e rre.
C'es l l'enlrét> d ' une slalion (bouche de mélro, voil' page 111'écédenle).
Ce l esca li er conduit à une sa lle, pal'foi s lri• s vas!<' , oi1 se trouve le guiche! de clislribulion des billr l s.
De lù , drs couloirs el d 'aull'es escaliers co11tl11ise11l nux quais.
Ce1 ·tai11cs slnliom ; possèdt>nt des nscenscu1·s ou ri es cscnliers méca - niques.
Les
vo~1age11rstléjù muu is de Ili Ilets (on vend dt>s carnets de billets) peuvent , dans <'Cl'lnines stalio11s, pnsscr par une entrée qui les couduil clil'ecte111ent aux quais sans a tlcuclr·<· tian s ln snlle du guiche!.
Les stations importantes
0111tl'nillc111· s plusiPurs entrées donnant
sur les différents trotloirs cle la Ï'ue l'i dt's rues voi sines (14 en lrées
cl li sa lles ùe dislribulio11 des hill els ù ln sl ali o11 H épublique, où
passPnt Il lignes).
LA VIÉ DU MtTRO
Le poinçonnage des billets
CLICHÉ R.A. f.P.
Poinçonnage des billets
Apri•s a voir pRrcourn des couloirs souterrRins parfoi<> trrs l ongs, les voyageul's ar1 ·ivent ù l'entrée du quai .
l.it , iJ fnut présenter )('s bill ets au cont rôleur qui· les poinc:ornw.
Lorsque le tl'ain es t c l ans la stati on ou s' il y a suffisnmment de 111omle sur If' quai, on fel'm e l es pol'tes.
L e poinc;onnage rep1·e1ul dès que J e tra in 11st pa1 · ti .
LA VIE OU MÉTRO
Sur le quoi : des voyageurs altenclcnt, d' outres montent dons le train CLICHf R.A. f.P.
Une station de métro
Après avo ir présent6 nolrn billet au poinçonneul', pénétrons sui · le quai.
Long de 75 ou 105 mètres, il est éclairé par de nombreuses lam- pes. Nous sommes, en effet, à plusieurs mètres sous terre (cette profondeur varie de G mèt res environ jusqu 'à plus de 60 mètres, vel's l es stations Abbesse-; et Lamarck, sur la ligne
11°12).
Entre les qu ais, passenl deux vo ies. C'es t que les trains roulent continuelleme nt dans les deux sens, ne s'a rl'ètant que 15 à 20 secon- des à la station . (Con trairement aux chemins ùe fer, le métro circule
à droite.) ·
Sur l' un des qu ais se trouve la cabine ùu chef de station.
D ans la station, comme dans l es couloirs, de nombreuses pan- cartes nous renseignent : direc tion des trains, sta tions desservies, etc.
L es murs, souvent couverts cl'nffirhes, sont garni s d' un carrelage
hlanc:, fa cile à nettoyer.
LA VIE DU MÉTRO
5
Visposilion des lignes da mélrc; à un croisement
Les correspondances
Les grand es lig1ws tle métro traversent Paris.
On peul changer de ligne à certain es stations qui s ont marquées sur le Plan du Métro ou que vous indiquent les employés. Ce sont les correspondances qui permettent. avec un même billet , de se 1 --endre dans n 'importe quel coin de Pal'is.
Une des plus impol'tantes correspondances est celle de la plnce de la République où se cl'oisent cinq lignes différentes.
Le réseau du métro comporte 287 stations.
LA VIE DU MÉTRO
Ouuerlure d'un portillon oulomolique CLICHt R.A. LP.
Les portillons automatiques
,
Aux correspondan ces, vous pouvez, avec u11 mème billet , vous présenter librement sur n'import e quel quai. Il n'y a plus de poin- çonneur.
: _ Lorsque le train arrive, les couloirs de corrnspondance d _ ébou-
ch~rlt
sur le quai sont ferm és par de .s portillons automatiques . C'est le train qui , en passant sui· des pédales placées contre
le~rails, commande le moteur él ectrique du portillon .
D ès que le train est parti, le portillon automatique s'ouvre tout sén 1 el un nouveau paquet de voyageurs pénètre sur le quai.
11 faut voir les Parisiens courir à t.rn v ers les longs couloirs de
c01'1 'C'Spomlance pour pnsse1· avant Io f ermeture du portillon.
LA VIE DU lllÉTRO
7
L'intérieur d'une voiture CL!CHt R.A. f.P.
Le wagon de métro
Chaqu e train, qu'on appe lle aussi une rame, comprend en généra l 5 . ~~i f~rës, une de première classe et 4 de 2° classe.
C haqu e voiture, longue de plus de 14 mètres, compor te 1 20 pla - ces : : '' énviron 35 places assises, les a utres debout.
Mais, a ux heures d'a ffluence (7 heures à. 9 heures, et. 18 heure"
à 19 heures), elle peut contenir beaucoup plus de voya geurs, et les Parisiens
ysont alors entassés (plus de 800 personnes dan s une ram~r:· .. :
· D ês pla ns de la ligue desservie par le train sont affi chés à l'inté-
r ieur du wag?n et perm ett ent aux voyogeurs de suivre fa cilement
J e· r'raj~·,:
8
LA VIE DU i\IÉTROUn couloir de métro aux lieures d' aj/luence
Les voyageurs quittant un train sortiront par la partie gauche du couloir
CLICHÉ R.A..LP.
Voyageons dans le métro
Place de !'Opéra, à 18 heures. Prenons le métrô. Nous voici dans
Ja station. Que de mo!1de ! . ...
line rame arrive. Dans un. e bousculade ï11i11laginaple, nous entrons
dansune voiture. Les portes claquent, et nous voilà partis. Comme
onest serré ! A chaque station, on se serre encore un peu .Plus .
Jetons un coup d'œil sur le plan. Attention ! nous descendoos ù
lastation suivante. Approchons-no11 s de la porte. ·
- Vous de,scendez à la
uprochaine » ? -- Pardon, Madame !
El , tant bien que mal,
nou~nous faufilons. . La rame s'arrête. Quelqu'un ouvre la porte. Et nous desce1 1dons, bousculés et entraînés par quelques voyageurs pressés .
.
~Jaisil faut encore s'ouvrir un passage parmi les voyageurs qui montent dans le wagon .
· · C'est ainsi que de nombreux travailleurs parisiens .Y~~ag~nt
chaque jour.
L~ ~ulerrain CLICHÉ R.A. LP.
Le souterrain
Entre cieux stations, Je métro passe dans le souterrni11 . Le souterra in mesure plusieurs centaines de mètres (229 mètres seulement entre
uMartin Nadaucl
»et
uGambetta
n,mais plus d' un kilom ètre entre
ccJussieu » et
uGare d 'Orléa ns »). 11 est écl ai ré par rie nombreuses lampes.
Les trains s'y succèdeht, parfois à moins de deux minutes d ' in- tervalle. Et pourtant , il n'y a jamais d'accidents, grâct· à . une importante signalisation électrique.
L e conducteur, qui guelte sans cesse l es signaux, doit arrêter son trnin si l' un d'eux est au rouge. Il repart quand le s ignal redevient blanc.
Choque trnin déclenche automatiquement les signaux ù son pas- snge. D errif>re lui , il y a toujours, pour le protéger, deux signaux au rouge.
Lorsqu ' un signal ne se voit pas d 'assez loin { dans un tournant ,
par exemple), il est précédé d'un signal répétiteur qui, en se mettanl
au vrrl , avertit le conducteur qu ' il va renconlt·er l e signal rouge .
10
LA VIE DU ,\IÉTROLa bouche d'aérolion. Vous la distinguez sur le trottoir.
Elle ed recouverte d'une grille mélal/ique par où mon le /'air chaud de /'intérieur.
L'aération
• ~ l! .
L'Aérntion des soulel'rains est très dirricile. .
..
Par endroits,
un e
bouche est c1·cusée L•ntr(> la surface du :-olet
Il'
t111111el. Elle s'ouvl'«' sui' lt> tl'ottoil', et est fe1'lllée par une griJle.li .'· n en tout
:37 G
de ces bouches.C1:lle aération est tl'ès insuffisante. On
y
ajoute 111~inte11anl rie ,,..i,snnts ventilateurs. ~fois on 11'e11 a enco1·e installé que7 ,9;
..
~.
LA VIE DU MÉTRO
J1
Le métro aérien
Le métro aérien
Dans certaines r ue s de Pari s, le métro, nu lieu d 'être sout errcüu , est aérien. JI circule sur dt' grand · via ducs métaJliques construits au milieu des rues.
JI y a seulement 9 km . 300 de métro aéri en, alor ·s que la 1 011gueur totale du r éseau est de 166 km., sans compter les 20 Ion . de la ligne de S cea ux, nnci1 ' 111 w ligr w ilE' l'lrcmin ri e fer r ·aer.ordée au m étro en 1938.
L e métro sous la Seine
Le métro traverse la Si>ine hu il rois, trois fois il passe au-dessus d11 fleuve sur des vi aclucs, 111ai-; ci 11q fois. il passe au-dessus de l 'eau . Ainsi , entrP les stations Chàl elel , C it é cl Sainl-)Jichel , l e souter - ra in est enf ermé clan · un tubL
1n1étalliqu1' de 8 mètres de diamètre.
C ela n nécP ssil é des lr·nvaux
lon~s Plcliffi<'ile s.
1:2
LA VIE DU MÉTROLes billets (tarif 1950)
Lt' billet de 2' . classe coùte 20 fran c:s.
~luis011 peut acheter, pour HO fr. , un carnet de cinq billet s v alables chacun pour cieux voyages . Le carnet est plus économique et év it1· l'achat d 'un billet à c haque voya ge.
Le billet pel'111e t de fail' e, pour le m è1ne prix , nïmporle quel voyage, même très long.
Les voyageurs qui utili sent le métro chaque jour achètent une carte hebdomadaire qui permet, pou1· un prix très réduit (105 fr .) , de fail'e un voya ge all P l' et re toul' par jour pendant s ix jours de la semaine.
Ln premi ère classP, s upprimée en 194. 7, a
ét~l'élablie en 1949 {fülle t, 30 fr. ; carnet poul' dix
vo~·age.,200 fr .)
Aux heures d 'afîluence, quand les travailleurs sont entassés dans lr.s autres voilures, le wagon de premifre classe es t presque vide.
LES TARIFS DEPUIS 1900 (l?illet simple de z· classe)
J !lOO .... . . ... . n fr.
·j !)1 fJ38 . ... .. ... . rn20 .. ... .. . . . 0 fr . 30 lflli7 ... ... . . t 92G ... . ... . . . 0 fr . GO l!H9 ... .. . 1930 ... . ... . 0 fi'. 70 19.iO .. .. . ... . .
fr . 30
:j
fr . 1 5 fr.
20 fr .
LA VIE DU MÉTRO
Intérieur d'une sous-slolion CLICHÉ R.A. LP.
C omment est fourni le courant électrique
Le métro est
1111chemin de fer électrique.
Le comanl est fourni, c:omm e pour les maisons et les usines de Paris, par lt>s gra nclrs centrales éleclriquPs de banli eue (Sa int- D enis , Ivry , Vitry).
Ava111 d'être utilisé, le co urant doit è lrf' transformé. Les tecli-' niciens disent que I C' courant
ualternatif ,, est trnnsformé en courant
u
continu
n.Ce
uredressement ,, ùu courant se fait clans 32 usines i11sla lié es dans Pa ris el appPlées sous-stations.
Le coura11l aiusi produit esl de 600 rnlls (ce lui qui éclaire nos
maisons rst de LI 0 ou 220 volts).
f4
LA VIE DU MÉTROUne motrice. - li) ëntrée de la loge du conducteur. - (2) Une des <1uafre portes.
- (3) Trompelle de départ. - (4) frotteur. - (~) Compresseur.
- (6) Conduite d'air comprimé.
CLICHÉ R.A. LP.
Les motrices
La prcmii>rc t>l la dernihc voi lure de chaque rame soul de8 motrices : elles portent deux ou qua l re moteurs chacune. A ! '.extré- mité de chaque rnolri ce se trouve la loge du conducteur.
Les moteurs -;ont fixés sur l es boggies des motrices
(011appelle h<?ggies les deux chariot s à quatre r oues qui pm:tent chaque wagon).
U ne mot ri e•~ pèse 40 tonnes;
11111'tniin enti er , environ
J50 tonnes.
LA VIE DU MÉTRO
1;;
Le /ro/lcur el /c rai/ de traction CLIC Hf R.A. f.P.
Comment le courant est transmis aux moteurs
Le couran t est a111e11r .111squ 'rw x trains par un troi sit-111e rail (rail conducteur ou rail de traction) oue vo11s disl ingucz l r 'i's bien sui· la photo de IA page 1 8.
Des pAlins en acier fi xés par des
trnn~rscsde bois sur lt•s boggies de la n1 otri ee frott ent continupllt•mr nl sui · le rail de t raction el y p1·enne11f Ir cour·ant : cc sont les frotteurs.
Sur la n10tri<·c, des càble5 munis de f11sihlcs et d'inf errnpl eurs nmè11e11t le tournnt ùes frott eurs aux moteurs.
Cc l'Ourn nf serf aussi à l 'éclairage du train .
L 'ée lairag1' drs stati ons
l'idu soutermin est assuré par un co urant différent du 1·ourunt de fracti on . Il y a mème un éelairnge de secours . Ainsi , 1111e panne ne ri.sq111· pas d' amener l 'obscurit é complète.
Chaque j our, le métro utilise 1 million de kilowatts-heure d 'élec- tricité. (Cherr hr combien de k ilowatls-lwlll'e on use chez toi en un ou deux mois.)
l
1
ü LA VIE Dl' MÉ rROLe .yslème de /erme.:..r c!_. p.> .•• , CL!Cll-t R.A. f.P.
La fermeture des portes et le départ du train
Le conducteur el le chef de train sont les se uls employés tlu trai11.
1
C'cst le chef de train qui ferme les po1·tes el donne le clépai·t.
11 se tient clans la motrice cle tète, prè•s de ln pl'emièrt' porte.
E11
appn~·an1sur u11 bouton (1), il envoie de l 'a ir comprimé dans
1
des tubes (2). Cet air agit sur des pi stons (3) qui poussent les portes.
Lr chef de train clomw rnsuite le signal de départ r n actionnant, ù l 'aide d ' u11 autre hout on , une lrornpcll<' décle1whéc• par un courant électrique.
Mnis gràce ù des interrupt eurs
(·~)commandés par les portes ,
celtf~
trompette ne peul fon ctionnel' que l orsque tout es les portes
so~lfermées (sauf cellr
clu chf'f cletrain, que
retlr rniel' l'crme lui -
même).
l
L
LA VIE DU ~IÉTRO
Une motrice. Près du boggie avant, /c réservoir d'air comprimé
. JT
'
'{. l
· :~ l
CL!CHt. R.A. r.P.
Comment roule une rame
Après le démal'rage, le conducteur donné pl'Ogl'essivement aux.
moteurs leur pleine vitesse. S'il n'y a pas de côte à monte•', il coupe- le courant à mi-chemin entre deux stations. Ln rallie continue à 1·ouler par son élan .
A l'arrivée à une station , l e conducteur actionne le frci11 à air comprimé : des sabots de bois viennent s'appliquer au m ême moment contre toutes les roues du train el l es immobilisent.
L'air comprimé, qui actionne les freins et les pistons de ferme- - ture des portes, est fourni par un compresseur placé sous cliaque·
motrice (voir photo pnge B,). Cel air est emmngasiné dans de grands 1'éservoirs également placés sous la motrice. Il est distribué par des.
conduites à ' d'autres réservoirs situés soüs chaque voiture et f!Ui alimentent les freins.
· Le conducteur surveille la press io11 de l'ail' dans les résen·oirs.
cl
·I~freins, à l'aide des manomètres placés devant ·lui dans la loge ..
18
LA VIE DU ;\IÉTROL' enlri!e dans un souterrain CLICHÉ R.A.f.P.
La conduite de la rame
Les conducteurs font le mème trajet. plusieurs fois par jour.
Ils connaissent parfaitement les endroits où il faut ralentir, ceux où 911 peut prendre de la vitesse, ceux où on peut couper le couranL (J.,es. conducteurs touchent. une prime lorsqu'ils économisent du cou- rant sans ralentir la marche du train .)
Ils savent aussi arrêter leur rame exactement. dans les stations.
Souvent, le train a presque la même longueur que le quai. Une erreur de quelques mètres laisserait la première ou la dernière voiture engagée dans le souterrain, et beaucoup de voyageurs ne pourraient
descendre. ·
Les trains petivent atteindre une vitesse de 60 km. à 1 ' heure . . Mais cette vitesse est réduite par les arrêts dans les stations, ainsi que par les courbes et les aiguillages, qui obligent les trains . à ralentir.
La vitesse moyenne sur une ligne, en tenant. compte des arrêts
(vitesse commerciale), varie entre 20 el 25 km. à l'heure seulement.
LA VIE DU lllÉTRO
Lal)Qge d'une 3falion pendant la nuit • CLICHf R.A. LP.
L'activité nocturne dans le métro
0~1and
le métro est fermé aux voyageurs, de 1 11. 15 à 5 h. 30 du -matin, l'activité ne s'arrête pas sous terre, bien au contraire .
. ..
.·-
Les trains, les quais, les couloirs sont netloyés tous les jours.
Une fois par mois, la voie est arrosée avec un liquide désinfectant ~ Tous les six mois, le souterrain est badigeonné au lait de
chau~~. . Lorsqu ' une voie est usée, on change les rails, les traverses, le ballast. On coupe alors le courant sur la section de la ligne où ont lieu les travaux. En i9t7, on a posé 882 tonnes de rails (un rail pèse 52 kg. par mètre) el H..350 traverses.
Les voitures sont régulièrement envoyées dans l'un des t1:ei7,e
ateliers du métro pour vérification . ..
. ·
20
Un chef de train
La vie d'une ligne
La ligne n• 9, la plus longue du réseau, mesure 19 km. et coropt.e- 37 stations. Une rame fait le trajet en 52 minutes. Il y a, .chaque jour, 358 départs dans chaque sens. Il faut 57 rames pour a88urer ce trafic. Cette ligne dessert certains quartiers très animés de Paris, ainsi que deux grandes villes de banlieue , Boulogne (90.000 habitants) èt Montreuil (70.000 habitants). Elle est en correspondance, · par onze stations, avec dix autres lignes.
Un conductem· ou un chef de train trnvaille :
- 7
jours de ·suite, par exemple, de
5 h. 15 iL9
h. 10,et de
11 h. 25 à13 h. 30;
· - Puis
ila un joui' de rcpos ;
- JI
prend ensuite un nouvel hornire pou1· 7 jours : de 18 h. ta
à 0 h.30, par exemple ;
- Après rm nouveau jour de congé,
ilchan ge encore de service :
r.al'exemple, do
7 h. 05 ù Il h. 45,et de
17h.
35 à 19 h. 40.(Au
départ de
lastation
cc Mairiede Montreuil
n, il ya
3()services
d.lfCérnn ts).
Ainsi, un cond ucteur ou
w1chef de train se t•epose et r.rend ses repas à des heures très variables et n'a congé le dimanche qu une fojs toutes les Rept semaines.
Cela rend le métier pénible, mqis
ilest impossible do taire
~utremén.t.LA VIE DU MÉTRO
Mil\ions d<z.
~.600 - ·voyageur~ -
1400
{2,00 - - - - -
{000 - - - - - 800
600 400
200
~900 ~O 20 30 JiO
Annl~ 05 15 25 '35 h~
Le trafic do 1900 à 1949
L'importance du trafic
21
Les Parisiens, à force de voyager daus l e 111élro, eu co1111aisse11t presqu e par cœur le plan el les correspondances. Ils savent aussi dans quel wagon se placer pour être en face du couloir de sortie à telle station. Quels gens pressés !
Pour eux, l e métro est . le moyen de transport :
- le plus rapide (les au tobus ro'ul enl l en tement da11s l es rues de Pari s) ;
- le plus sOr : il n 'y a pas ù attendre longtemps, comme pour les au tobus, et il y a toujours de la place, en se serrant un peu plus ·
- l e plus simple et le plus économique.
Aussi, le nombre de
vo~·ageursa augmenté sans cesse P t dépasse ma intenant un milliard par an .
Cc lrnfic si important est assuré pa1· 2.795 voitures (dont 1.4 1 3
motrices). 16.000 employés y travaillent.
LA VIE DU ~tJtTRO
Esco/icrs mécaniques dans une sfntion importante
CLICHÉ R.A. r.r.
Stations importantes
Certaines stations .so11t très i111porlantcs. Il~· entre plus de
50.000
voyageurs par jour (il faudrnit ~· ajouter les vo~·ageur. qui sortent,011 changent. de ligne).
Par111i ces <;lat ions, citons Pli pari ic11liP1· :
- Gare Saint-Lazare, Gare tic l'Est, Gnre du Nord, qui reçoivent les voyageurs amenés par de 110111brcux ehe111i11s de fer de han lieue.
(r.es trois statio11. sont, cle plus, d'importantes correspondances.)
- Ché'ileau de Vince1111es, ul1 lt>s voitures dl'
1 2
lignes d'autobus, ntf ivantà
moins d'une 111i1111te rl'inten·allr. déversPnt rhaquc jour de nombreux tt·availle11rs banliPusards.LA VIE DU MÉTRO
23
L'encombrement des rues CLICHÉ R.A. r.P.
Historique du métro
C'est
à
causede l
'encombrementdes rues d1• Pari
sque
l'on
eut1
'idéedu métro.
Décitl
éPeu 1871 ,
ln rnnstniel ion du
111él rone
c-on1111enc;aq11 'en
18tl8, sousla clireelion de
l'in~éniC'ur générnl desPonts r i
tltausséesBienvenue,
ccli> Pl'.·re du
~létro u.Une
station porte d·ailleurs son 11om (~Ion 1pa rnns.,c-B
irnven 11P).La
prPmii.·re
lignt' (Vim·1'1111t's-~lnillol. 1 :~ lrn1. 500)fui inaugurée
le
19juill
et 1900. 'La
conlinualio11des lrarnux. parrois
eonsidérablrs, lernt1achc- 111c11t
en 1930dl' la
f'o111pag11iP 11 ~onl-Sutl' (qui Pxploitaitdeux lignes) ù
la con1pagnic du ~lélropoli1,1i11.l"{·lcetrifica lion di> la ligni>
de Sc1'aux
1
·arcord!•e nu 111étro rn 1938,telles sont
le<;étn1ws cl11 tlrveloppemcnt du métrn parisien.
En
1950, oncontinue
lrs trnvntl';dP prolongation dl'
laligne
13vers Sai11l-Ouen. Pou1·
l'instant,il
11".,· apas d'autres projets, car
la
constructiond
'un(' lig11<' rsl lrè·s 1·oille11sc (p1·rsd
'un milliard defrnncs pnr kilomf>tr<').
24
LA VIE DU MÉTROLe métro de Moicou
A28Rn .. ,
~
Le métro dans le monde
- Le premi er métro fut créé à Londres en 1863, c'était un métro à vap eur .
- Ce rut Londres qui eut auss i le prellli er métro électrique en 1890.
Les métros les plus longs sonl ceux de New-York et Londres (380 kilomè tres) .
L e métro le plus simple et le llleilleur marché est celui de Paris.
Le métrn le plus luxueux e<;t ePlui de
~Joscou(de constructcion réce11te et qui s'agrandit chaqu e année).
Il exis te à Chicago un métro pour marchandises.
Aux U.S.A.,
011ne di s tribue pas de billets. Le portillon qui per- met d'entrer · sur le quai s'ouvrl' automatiquement quand on introduit un e piè'ce de monnaie da11s la fente de l'appareil.
Nous remercions la Régie Autonome des Transport~
Parisiens qui a mis gracieusement à notre disposition la plupart des clichés qui illustrent cette brochure
Dans .. même
(suite)
collection
nous.
104. Les arbres et lea a.rbuatee de chez 105. Sur les routea du cial.
106. En plein vol. - 107. La vie du métro.
108. La bonneterie.
09. Le gruyère, 10. La tréfilerie.
11. La cité lacustre.
12. Le maïs.
13. Le kaolin,
14. Le ti1>Sage à Armcntièree.
15. Construction du métzo.
16. Dolmens el menhii1.
17. Les auberges de la jeunee.e.
18. La mirabelle,
19. Dar Chaabane, viJlawc tunuien.
20. Alpha, le petit noir de Guinée.
121. Un torrent alpestre 1 !"Arve.
122. Histoire des mineun.
123. Le Cambrésis.
124. La gare.
125. Le petit pois de coneerTe.
126. l.e cidre.
127. Annie la Parisienne.
128. Sam, esclave noir.
129 - 130 - 131. Bel oiseau, qui ee--tu 132. Je serai marinier.
133. Le chanvre.
134. Monl Blanc, 4.807 mètree.
135. Serpents.
136." Le Cantal.
137. Yantol, enfant dee Landee.
138. Le riz.
139. A la conquête du aol.
140. L'Alsace.
141. La ferme- bresaane.
142. Vive Carnaval 1 143. Colas de KinsmuH.
144. Guélaleheou, le petit éthiopien.
145. L'aluminium.
146 - 147. Notre corpa.
148. L'olivier.
149. La Tour Eiffel.
159. Dans la mine.
151. Les phares.
152. Les animauz et le froid.
153. Les volcans.
154. Le blaireau.
155. Le porl du Havre.
156. La croisade contre lei Albigeoia.
157. En Champagne.
158. Le petit électricien.
159. 1. - Le portage humain.
160. La lutherie.
161 - 162. Habitant d'eau douce, 163. Ernie, le petit auatraljen.
164. Les dents.
165. Répertoire de lecluree, 166. Donzère-Mondragon.
167. La peine des hommee l Dondrc-- Mondrogon.
168. La scierie.
169. Les champignons.
170. L'alfa.
171. Le portage (2).
172. Côtes bretonnes.
173. Le carnaval de Nice.
174. La Somme.
175. Le pelil arboriculteur.
176. Les chevaux de coune.
177. Abdallah, enfant de J'ouia.
178. Une lellre à la poate.
179. Répertoire de lecture• (tome li).
180. Moissons d'aulrefoi1.
181. Vignelles CEL (1).
182. Les 24 heures d~ Mima.
183, Le portage (3) (brouettee et cha·
riols).
184. Les pompiers de Pari..
185. Le téléphone.
186. Le petit méeamc1en.
1117 - 188. Un village de J'Qj90
au XVII• aiède.
189. Le tabac en A.0.F.
190, Moissons modernes.
191. Provins, cité du moyen lae.
192. L'eau à la maison.
193. Répertoire de lecturee.
194. La fabrication du drap.
195. La fabrication des allumettes.
196. Voici la St Jean.
197. Sauterelles el criquets.
198. 1 a cha--•e aux papillons.
199. Et voici quelques champignons.
200. Il pétille le champagne.
201. Fulvius, enfant de Pompéi.
202. Produits de la mor. 1. Les crustacés 203. Produits de la mer. li. Mollusques
el coquillages, 204. Mines de fer de Lorraine.
La brochure
*
: 50 fr.La collection complate : remiae 5
%
L. g'ranl : FREINET
IMPRIMERIE
•
c JECITHA t27, RUE jEAH·jAURtS, 27
CANNES (ALPES-MARITIMES)