RESEAU UBIFRANCE / MISSIONS ECONOMIQUES
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INTERNATIONAL
Réservé aux adhérents du SYNEG
Equipements de
cuisines professionnelles
Dossier spécial ROUMANIE Octobre 2008
Edito
DOSSIER SPECIAL EDITE PAR UBIFRANCE 77, Boulevard Saint Jacques 75014 Paris
Tél : 01 40 73 30 00
Coordination :
Christine MOSNIER Tél. : 01 40 73 34 84 Courriel :
Toute reproduction, même partielle, de ce dossier est strictement interdite sans autorisation expresse d’UBIFRANCE.
Afin de vous aider au mieux dans votre prospection à l’international, le SYNEG a souhaité que nous réalisions avec les Missions économiques, et en complément de la Lettre de Veille, trois dossiers spéciaux, dont voici le deuxième numéro consacré à la Roumanie.
Ces dossiers, dont le cahier des charges a été élaboré conjointement avec le SYNEG, présentent un panorama du secteur de l’hôtellerie et de la restauration, analysent les circuits de distribution, renseignent sur l’environnement réglementaire et identifient les principaux opérateurs locaux du secteur « équipement de cuisines professionnelles » : distributeurs, fabricants, concurrents des entreprises françaises, le dispositif local de formation hôtelière et les grands Chefs français implantés dans le pays.
Les deux autres pays qui font l’objet d’un dossier spécial sont le Brésil et l’Afrique du sud.
Ce dossier a été réalisé par
Pavel AMBROSI, Attaché sectoriel et revu par Florence DOBELLE, Chef de la Mission économique de Bucarest
Tél. : +40 21 312 02 57 Fa x : +40 21 312 02 56 www.missioneco.org/roumanie
MISSION ECONOMIQUE DE BUCAREST 3
SOMMAIRE
1 PANORAMA DES SECTEURS HOTELIER ET RESTAURATION... 4
1.1 HOTELLERIE : DOMINATION DE LA GESTION INDEPENDANTE...6
1.1.1 L’offre hôtelière...6
1.1.2 Les acteurs...8
1.1.3 Défis et tendances du marché...10
1.2RESTAURATION : UN MARCHE IMMATURE...12
1.2.1 La restauration commerciale ...14
1.2.2 La restauration collective...20
2 REGLEMENTATION ET LES NORMES EN VIGUEUR EN ROUMANIE ... 22
2.1REGLEMENTATION APPLICABLE EN ROUMANIE...22
2.1.1 Réglementation douanière...22
2.1.2 Réglementation propre au secteur de la restauration...22
2.1.3 Réglementation environnementale ...22
2.1.4 Le marquage CE...25
2.2NORMES TECHNIQUES ET CERTIFICATIONS...27
2.2.1 Normalisation...27
2.2.2 Certification ...29
3 MARCHE DES EQUIPEMENTS DE GRANDE CUISINE ... 31
3.1 DEVELOPPEMENT DU SECTEUR...31
3.2COMMERCE EXTERIEUR...33
3.3CIRCUITS DE DISTRIBUTION...34
3.3.1 Fiches de principaux intervenants ...35
3.3.1.1 Producteurs ...35
3.3.1.2 Importateurs, distributeurs...37
4 MARCHE DE L’ENERGIE EN ROUMANIE ... 47
4.1ENERGIES PRIMAIRES...47
4.2PRODUCTION ELECTRIQUE...49
4.3SECURITE ENERGETIQUE...49
5 FORMATION... 51
6 ADRESSES ET CONTACTS UTILES... 54
7 ANNEXE ... 60
1 PANORAMA DU MARCHE HOTELIER ET DE LA RESTAURATION
Description générale du marché
Le secteur de l’hôtellerie et de la restauration a bénéficié de la croissance économique connue par la Roumanie ces dernières années.
Cet essor est confirmé tant par la progression du chiffre d’affaires que par l’augmentation du nombre d’entreprises travaillant dans ce secteur.
Chiffre d'affaires par segments
(million euros) 2004 2005 2006
Restauration 499,4 651,5 942,7
Hôtellerie 379,9 559,0 698,7
Bars, cafés, cantines et autres 366,1 400,4 662,4
Campings 25,9 39,3 97,5
Source : INSSE
Pour la restauration, le chiffre d’affaires estimatif est de 1.2 milliards € pour 2007 et 2 milliards € à l’horizon 2010 (cf. VisionWise).
Entre 2003 et 2006, le chiffre d’affaires a progressé en moyenne de 30.6% par an. Les cafés ont enregistré le plus important rythme de croissance pendant la même période : 34.6%.
Le nombre d’établissements de l’ensemble du secteur HoReCa a constamment augmenté pour atteindre plus de 20 500 entreprises en 2006, soit le double par rapport à 2001.
Nombre d'entreprises dans CHR
2001 2002 2003 2004 2005 2006 Hôtels et
Restaurants 10 464 13 535 15 459 17 240 19 229 20 579 Source : INSSE
Il y aurait environ 150 000 personnes employées dans l’hôtellerie et la restauration.
Population occupée dans l'hôtellerie et la restauration
2001 2002 2003 2004 2005 2006
Nombre de personnes 79 000 95 000 105 000 148 000 151 000 143 000 Nombre moyen salariés 68 000 76 000 81 000 89 000 90 000 93 000 Source : INSSE
Le leader de la restauration rapide, McDonald’s, est la première entreprise du secteur CHR en chiffre d’affaires. En 2007, ses revenus ont atteint 92M €, soit +36% par rapport à l’année précédente. Ana Hotels (y inclus la société Athénée Phoenix Grup qui détient l’hôtel Hilton) a enregistré un chiffre d’affaires de 43.7 millions € se situant en deuxième position. L’hôtel JW Marriott Grand Hotel Bucarest est en troisième place en termes de chiffre d’affaires, soit 40M €. En quatrième position, la seule chaîne hôtelière roumaine Continental Hotels a réalisé
MISSION ECONOMIQUE DE BUCAREST 5
en 2007 un chiffre d’affaires de 28.6M €. Vient ensuite US Food Network, qui gère la franchise de restauration rapide KFC avec 28 millions euros.
Le top 5 de l'HoReCa CA 2007 (millions €) CA 2006 (millions €) McDonald's (restauration rapide) 92 67,4
Ana Hotels (hôtellerie) 43.7 Nd
JW Marriott Bucarest (hôtellerie) 40 37 Continental Hotels (hôtellerie) 28,6 24,3 US Food Network (restauration rapide) 28 19,2
Evolution du secteur
Le marché de la restauration est encore considéré comme un marché immature et en développement. L’offre ne réussit pas à satisfaire la demande, notamment en province.
Compte tenu du taux de fréquentation encore faible, la croissance du secteur de la restauration est appelée à se poursuivre : seulement 1 roumain sur 3 a déjeuné hors domicile (sauf restauration rapide) au moins 1 fois/mois (selon une étude réalisée par Daedalus Consulting).
En même temps, seulement 9 roumains sur 100 ont pris leur repas à l’extérieur plus de 5 fois pendant la même période.
La part des dépenses pour les hôtels, cafés et restaurants représente seulement 1.1% des dépenses totales de la consommation des ménages. Ce chiffre est nettement inférieur à ceux des autres pays européens où les dépenses pour la restauration hors foyer uniquement s’élèvent à 5-6% des dépenses totales. Cette différence représente une marge de croissance et une indication du potentiel de ce marché.
Structures des dépenses des ménages
2002 2003 2004 2005 2006 Dépenses totales pour
consommation (€) 152,1 153,2 188,0 240,0 275,0 Produits alimentaires et boissons
non-alcooliques (%) 49,9 48,6 46,4 44,2 42,3 Boissons alcooliques, tabac (%) 5,9 6,3 5,9 5,8 6 Services publics (%) 14,6 14,8 14,7 15,6 16,4 Hôtels, cafés et restaurants (%) 1 1,1 1,1 1,1 1,1
Source : INSSE
La progression du pouvoir d’achat, ainsi que la modification des habitudes de consommation (moins de temps disponible pour cuisiner suite au développement de l’activité professionnelle féminine, allongement des trajets entre le domicile et le travail ou augmentation du temps passé en trafic à cause des embouteillages, au moins en milieu urbain), contribuera au développement de la consommation hors foyer.
1.1 SECTEUR HOTELIER : PREDOMINANCE DE LA GESTION INDEPENDANTE
La législation en vigueur prévoit la classification suivante des principaux établissements d’hébergement : hôtels, motels, hostels, chalet, auberges, pensions, campings, pensions, bungalows etc. La classification des hôtels se fait par des « étoiles » et celle des pensions par des « fleurs ». Le système actuel de classification est orienté plutôt selon des paramètres quantitatifs (dimensions des chambres et lits), que qualitatifs. L’attribution des « étoiles » dépendent de l’existence/inexistence des services. Leur qualité n’est pas homogène.
1.1.1 L’offre hôtelière
Une offre encore de faible qualité
En 2006, on comptait 4 710 établissements d’hébergement dont l’offre s’est élevé à 281 000 lits (cf. INSSE). Environ 70% des unités ont au maximum 2 étoiles. En même temps, plus de 40% de la capacité d’hébergement est située sur le bord de la Mer Noire (saison très courte de maximum 3 mois par an) et 10% dans les zones thermales. Près de 60% des unités n’ont pas connu de rénovation ou de modernisation depuis l’an 2000. Elles nécessiteraient d’importants investissements.
Les hôtels Spa sont encore centrés plutôt sur le traitement hospitalier que sur la création d’une espace de détente et du bien-être.
Capacité d’hébergement par espace touristique (2006) Localisation Etablissements
d'hébergement % du Total Nombre de lits % du Total
Littoral 1497 42 160 214 56
Balnéaire 369 10 39 090 14
Montagne 828 23 33 196 12
Delta du Danube 122 3 3 806 1
Urbain 745 21 51 734 18
Source : INSSE
D’après la Fédération de l’Industrie Hôtelière en Roumanie (FIHR), environ 1 100 hôtels proposent environ 8 000 chambres, dont 5 500 à Bucarest. Cependant, pour Bucarest, d’autres sources (AtisReal, CBRE et TrendHospitality) indiquent un chiffre compris entre 7 et 8 000 chambres. Les hôtels affiliés aux chaînes hôtelières internationales ne constituent que 1% du marché.
Le parc hôtelier est dominé par les hôtels de 3 et 4 étoiles, qui représentent 66% au niveau national et 73% à Bucarest (cf.
TrendHospitality). A Bucarest, 56% des hôtels disposent d’une capacité
MISSION ECONOMIQUE DE BUCAREST 7
de moins de 50 chambres et seulement 22% dépassent le seuil de 100 chambres.
Bucarest – principale destination touristique
L’industrie hôtelière à Bucarest connaît une effervescence sans précédent, surtout dans la partie Nord. Sans être aussi spectaculaire, le développement devrait se poursuivre dans l’Ouest de la capitale. Les villes de Constanta, Iasi, Brasov, Cluj, Timisoara et Oradea présentent également un fort potentiel de croissance.
Malgré la récente croissance de la capacité d’hébergement, Bucarest occupe encore une modeste place parmi les autres capitales européennes (cf.
tableau). Il existe un réel potentiel de croissance du marché.
La demande soutenue assure aux opérateurs hôteliers de Bucarest des marges de 40 à 50% (<30% en Europe
Ville No de lits/1000 hab.
Kiev 6 Moscou 9 Paris 38 Moyenne UE 16
Bucarest 5,89 Source : IBC Focus L'offre hôtelière à Bucarest (par capacité)
22% 56%
22%
<50 chambres 50-100 chambres >100 chambres
L'offre hôtelière à Bucarest (par classement) 7%
27%
46%
15%
5%
5 étoiles 4 étoiles 3 étoiles 2 étoiles 1 étoiles
N’étant pas une ville aussi touristique que Budapest et Prague, Bucarest réussit, néanmoins, à attirer le plus grand nombre de nuitées touristiques du pays (dont 60%
des touristes étrangers) surtout grâce au tourisme d’affaires et à l’organisation des événements qui assureraient 80% de touristes. Il est prévu que le marché du tourisme d’affaires atteigne la valeur de 300M € à la fin 2008.
Les nuitées types MICE (Meetings,
Incentives, Convention, Exhibition) ont augmenté de 30%
en 2007 (cf. TrendHospitality).
Dans le même contexte, le principal organisateur de salons et expositions internationaux à Bucarest, Romexpo, connaît des rythmes de croissance soutenus du chiffre d’affaires : +22% en 2006 et 14% en 2007 pour atteindre 24 millions €. La société dispose d’une surface de 100 000 m², dont 55 000 à l’intérieur.
Occidentale). En 2007, le taux d’occupation et les recettes moyennes élevées ont contribué à la progression de 8% de l’indicateur RevPar (Revenue per available Room – Revenu par chambre disponible), ce qui situe la capitale de la Roumanie à une bonne position parmi le reste des villes de l’Europe Centrale et de l’Est.
Le prix moyen d’une chambre à Bucarest se situait en avril 2008 autour de 128€, soit 30€ de plus par rapport à la même période de l’année précédente (cf. Deloitte). Pour comparaison, les prix à Bucarest sont supérieurs de 40% à
ceux pratiqués par les hôteliers à Berlin et de 50% par rapport à la capitale turque. Les prix élevés s’expliqueraient par la concurrence réduite et la faible présence des chaînes internationales.
1.1.2 Les acteurs
20% des établissements d’hébergement appartiennent à des hommes d’affaires roumains, souvent sans formation ou expérience professionnelle et 80% sont gérés d’une manière indépendante. En même temps, 60% des établissements qui appartiennent à un groupe hôtelier font l’objet de gestion indépendante avec peu de fonctions centralisées. Les enseignes hôtelières à forte identité sont peu nombreuses.
De l’autre côté, concernant l’hôtellerie de chaîne, on distingue entre les groupements hôteliers d’une part et les chaînes hôtelières avec les établissements affiliés par contrat de franchise ou de gestion aux chaînes intégrées. La première catégorie se caractérise par une faible gestion centralisée et un portefeuille d’enseignes locales. Les chaînes hôtelières ou les opérateurs affiliés ont une forte orientation sur une gestion centralisée.
Dans la première catégorie d’hôtellerie de chaîne, on trouve souvent des sociétés qui regroupent des établissements d’hébergement privatisés après la chute de l’ancien régime. C’est notamment le cas de Felix Turism (stations balnéaires), THR Marea Neagra (plusieurs hôtels sur le bord de la Mer Noire) et Ana Hotels (Ana Aslan Health&Spa). D’autres ont choisi de bâtir leurs propres établissements : Springtime avec le Phoenicia (Bucarest) et Confort avec les hôtels Rin, dont le plus récent a été inauguré à Bucarest en automne 2007 et dispose de 1 500 chambres.
MISSION ECONOMIQUE DE BUCAREST 9
Continental est considéré la seule chaîne hôtelière roumaine. Sa stratégie de développement s’est basée sur le partenariat avec la chaîne française Accor pour le développement de l’enseigne Ibis : Continental devait construire les hôtels et Accor les administrer. Ce partenariat n’a pas, cependant, concerné le développement de la marque Novotel, inauguré en septembre 2006 à Bucarest. Par conséquent, Continental rénove actuellement son propre hôtel de 4 étoiles, Continental Forum, vis-à-vis du Novotel. Egalement, Continental inaugurera le premier hôtel Hello Hotels en automne 2008 (après l’échec des négociations avec Accor pour l’implantation de l’enseigne Etap).
Principaux acteurs du marché Type Nom
CA 2007 (M €)
CA 2006 (M €) Felix Turism
3 hôtels de 3 étoiles, 5 établissements de 2 étoiles
et un autre d'une étoile;
détient aussi 6 complexes
balnéaires 13 10,5
THR Marea Neagra plusieurs hôtels sur le littoral
de maximum 3 étoiles 19,6 12
Groupe SpringTime
4 hôtels Perla et Majestic, hôtel Pheonicia, hôtel
Select, 3 complexes résidentiels : Coral Beach,
Select, Hebe nd nd
Unita Turism 22 hôtels 10,9
Ana Hotels
Crowne Plaza, Astoria, Europa (y inclut Ana Aslan
Health&Spa), 3 hôtels à Brasov, Athenee Phoenix
Grup (qui détient l'hôtel
Athénée Palace Hilton) 43,7 nd
Groupements Hôteliers
Confort 2 hôtels Confort, 1 hôtel
Rin et un autre Rin Grand 11,8 nd
Chaînes hôtelières Continental Hotels 13 hôtels Continental et Ibis.
Va lancer aussi Hello Hotels 28,6 24,3
Best Western 12 hôtels affiliés 12
Golden Tulip 4 Golden Tulip et 2 Tulip Inn 15.8 Wyndham 5 hôtels Ramada et 1
Howard Jonson Accor Sofitel, Novotel, Ibis Hilton 1 hôtel Hilton, envisage
lancer Scandic NH Hotels 1 à Bucarest et un autre à
Timisoara Intercontinental
1 franchise avec l'hôtel homonyme et 1 contrat de gestion avec Crowne Plaza;
envisage lancer Holiday Inn et Holiday Inn Express Chaînes franchisées
Marriott 1 hôtel Marriott à Bucarest;
envisage lancer Courtyard 40
Concernant les chaînes internationales, leur présence sur le marché local continue de s’affirmer. Chaque année des nouveaux
établissements sont affiliés par contrat de franchise ou de gestion aux enseignes internationales : Best Western, Golden Tulip, Howard Johnson et Ramada travaillent avec un contrat de franchise ; le reste a opté pour le contrat de gestion.
Actuellement, Best Western possède la plus large chaîne d’hôtels affiliés. Golden Tulip et Ramada ont respectivement 6 et 5 hôtels.
Ramada détiendra 7 établissements à la fin 2008 et 12 à l’horizon 2010.
Rezidor est présent aussi avec son hôtel Radisson SAS (424 chambres, devant Marriott sur le segment des 5 étoiles). Des chaînes comme Four Season, Hyatt, Kempinski le Meridian ou Movenpick sont intéressées par le marché local, sans avoir trouvé à ce jour des établissements qui respectent les standards exigés. La chaîne américaine de luxe Starwood Hotels and Resorts négocie actuellement l’entrée de son enseigne Sheraton à Cluj, dans le cadre du projet Sygma Tower.
En 2007, JW Marriott Grand Hotel reste le premier hôtel d’après le chiffre d’affaires, suivi par Hilton, Howard Johnson et Intercontinental.
Classement des 10 premiers hôtels par chiffre d'affaires
CA (M €) Bénéfice (M €) No salariés 2007 2006 2007 2006 2007 2006 JW Marriot Grand Hotel Bucharest 40 37 nd 14,7 nd 503 Athénée Palace Hilton 21,6 19 4,8 4,2 350 414 Howard Jonson Grand Plaza 15 13,7 nd nd 300 nd
Intercontinental 15,3 13 -6,7 -7,8 335 354
Crowne Plaza 11,5 10,2 nd 4,3 nd 239
Sofitel 9* 8,5 nd nd nd nd
Phoenicia 10 7,2 1,1 1,5 200 214
Novotel 7-9* Nd nd nd 210 180
Best Western Parc Hotel 7* 5,3 nd 0,1 400 300
Rin Otopeni 5 Nd nd nd n nd
* estimations Source : Ziarul Financiar
1.1.3 Défis et tendances du marché
L’opinion générale des observateurs de l’industrie hôtelière converge vers des perspectives positives de développement. La concurrence réduite et la faible qualité des établissements sont favorables à une croissance.
L’intérêt actuel pour le marché roumain de l’hôtellerie est reflété aussi par le nombre des établissements en phase de projet ou de construction. D’après le rapport d’IDC Focus (mai 2008), leur nombre est de 80, dont 19 établissements sont en cours de modernisation ou
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d’extension. Les hôtels de 3 et 4 étoiles sont majoritaires. 17 sont situés à Bucarest, 15 à Cluj et 14 à Brasov.
Compte tenu des projets de développement annoncés et les intentions des chaînes internationales d’entrer sur le marché, le parc hôtelier de Bucarest pourrait atteindre le chiffre de 9 000 chambres à l’horizon 2010 (cf. Peacock Hotels). Les zones à fort potentiel sont le centre ville (en cours de restauration) pour les hôtels type « boutique », les points d’entrée dans la ville et la proximité du périphérique pour les hôtels « budget ». Les alentours de l’Aéroport International Henri Coanda sont aussi une localisation importante pour les futurs projets, ainsi que la ville d’Otopeni qui concurrencera l’offre bucarestoise, surtout pour l’organisation des événements. Une des plus récentes tendances est celle d’intégrer les hôtels dans les ensembles résidentiels.
Prévision de croissance de l'hôtellerie à Bucarest (%)
2008 2009 2010 2011 Tourisme d'affaires 20 16 12 9
M.I.C.E 15 18 22 11
Loisirs 18 20 22 12
Source : Peacock Hotels
Parmi les facteurs qui pourrait soutenir la croissance on peut mentionner le développement des vols « low-cost », ainsi que l’augmentation de la capacité d’organisation d’événements.
Au niveau national, à part l’orientation des investissements vers les principales villes déjà mentionnées, on prévoit un développement des régions touristiques. Le parc hôtelier du littoral fait déjà l’objet de nombreuses transactions qui, à terme, devrait conduire à une amélioration de la qualité des services. Les stations balnéaires bénéficieront des investissements financés par les fonds européens (Axe 5.2 du Programme Opérationnel Régional « Développement durable et la promotion du tourisme ». Voir annexe). Egalement, on constate un intérêt visible des investisseurs pour la valorisation des ressources naturelles, historiques et humaines dans les régions viticoles. Ce mouvement devrait contribuer au renouvellement du « produit » touristique (par exemple, « La route du vin », le tourisme religieux en Bucovine), ainsi qu’à la promotion de l’œnologie roumaine et du concept Spa.
En dépit des bonnes perspectives, les opérateurs seront confrontés à l’augmentation des coûts de la main d’œuvre et des services publics, ainsi qu’au risque d’érosion des revenus par l’inflation (taux annualisé de 8.6% en juin 2008). Pour les constructeurs, les risques qui se présentent sont l’augmentation des matiéres premières, les difficultés d’attirer des nouveaux capitaux, les taux d’intérêt élevés et les prix élevés des terrains.
Le besoin d’élargir le parc hôtelier est plus qu’évident compte tenu de la capacité d’hébergement qui, en termes de lits, représente seulement 1.7% de la population du pays. Etant donné le potentiel touristique de la Roumanie, ce chiffre devrait se situer autour de 6%.
1.2 RESTAURATION : UN MARCHE IMMATURE
Evolution du marché
La croissance de l’économie roumaine après l’an 2000, ainsi que l’évolution positive du niveau de vie de la population ont soutenu la croissance de la restauration qui a enregistré en 2006 un chiffre d’affaires de 1.6Mld €, soit presque le double de la valeur 2004.
Chiffre d'affaires restauration
(million euros) 2003 2004 2005 2006
Restauration 429 499,4 651,5 942,7
Bars, cafés, cantines et autres 275 366,1 400,4 662,4
Total 704 865,4 1052,0 1605,1
Source : INSSE
Il s’agit d’un rythme moyen de croissance de 31.6% par an, entre 2003 et 2006. Pendant la même période, le chiffre d’affaires des restaurants a progressé en moyenne de 30.6%, tandis que les cafés et la restauration collective ont enregistré un rythme moyen de 34.6%.
Malgré la bonne évolution, compte tenu du nombre d’habitants, le marché reste encore peu développé et immature, surtout en province
Evolution du marché de la restauration
1605,1
1052,0 865,4
704
52,6%
21,55%
22,9%
0 200 400 600 800 1000 1200 1400 1600 1800
2003 2004 2005 2006
Millionseuros
0 10 20 30 40 50 60
%
MISSION ECONOMIQUE DE BUCAREST 13
où l’offre est de faible qualité et peu diversifiée. Des nouveaux investissements sont attendus, ainsi que des fusions ou acquisitions.
Le marché est prospecté par des investisseurs étrangers, mais compte tenu du manque d’espaces bien positionnés, leur entrée pourrait s’avérer difficile sans procéder à des acquisitions. Quant aux contraintes immobilières, certains restaurateurs ont réussi à les surmonter en s’installant dans les centres commerciaux (« malls »), dans les lieux-dits « Food courts ». Si au début c’était surtout le cas de la restauration rapide et des cafés, ce sont aussi les restaurants traditionnels avec l’apparition des « dining courts ». L’emplacement dans un « mall » assure aux restaurateurs une plus grande clientèle que dans d’autres zones de la ville.
La franchise est un mode de développement de plus en plus utilisé. D’après CHR Consulting, 15% des franchises présentes en Roumanie sont des chaînes de restauration. C’est surtout le cas de la restauration rapide et des cafés. Les chaînes de restauration roumaines font aussi appel à cette forme de développement (La Mama, Cafepedia, Turabo).
Les acteurs
Tous segments confondus, le top des 10 premiers acteurs est dominé par McDonald’s, avec 92M € en 2007. Il est suivi par KFC et Spring Time, une chaîne de restauration rapide roumaine. Viennent ensuite Trotter Prim (chaînes de restaurants et cafés), Pizza Hut et Trotter Restaurant (restaurants et cafés).
Classement des 10 premiers restaurateurs par chiffre d'affaires
CA (M €) Bénéfice (M €) No salariés
2007 2006 2007 2006 2007 2006
Mc Donald's 92 67,4 8,5 6,8 3000 2500
US Food Network (KFC) 28 16,2 nd 3,7 nd 667
Spring Time nd 11,1 nd 0,2 nd 628
Trotter Prim 11 3,8 nd 0,06 nd 330
American Restaurant
(Pizza Hut) 10 7 nd 0,8 nd 529
Trotter Restaurant 8,4 5,4 0,06 0,03 450 350
Turabo 7 3,5 nd nd 410 nd
Gregory's 3,4 3,5 nd nd 105 93
Snack Attack 6,5 3,8 0,2 0,1 220 160
La Zamfir 2 0,3 nd 0,02 55 25
* estimations Source : Ziarul Financiar
D’après une étude de VisionWise, il y avait en 2006 5 267 sociétés dans la restauration (sans compter les cafés, la restauration hôtelière et le « catering »). Seulement 55% d’entre elles ont enregistré des bénéfices en 2006.
Sur la totalité des restaurants, 830 unités ont réalisé un chiffre d’affaires d’un maximum de 10 000 €, mais seulement 23% d’entre
elles ont été rentables. La plus importante tranche, 4 372 unités, correspond à la fourchette 10 000 – 999 999 €. Dans cette catégorie, 61% des entreprises ont enregistré des bénéfices. 66 sociétés (dont près de 90% sont rentables) dépassent 1 million € de chiffre d’affaires.
Bénéfices 2006 No de
Sociétés Perte € 0 -
99 € 100 -
999 € 1000 -
9 999 € 10 000
– 99 999 €100 000
- 999 999 € 1 000 000 - 9 999 999
€ 0 - 999 84 3 4 1 1 1 0
€ 1000 -
9 999 555 22 100 60 4 2 1
€ 10 000 -
99 999 1455 97 470 903 210 4 0
€100 000 -
999 999 273 18 99 385 414 36 0
€1 000 000 -
9 999 999 7 0 1 3 25 25 0
Chiffred'affaires2006
€ 10 000 000 -
99 999 999 0 0 0 0 0 2 2
Source : VisionWise
La ville de Bucarest concentre le plus grand nombre de restaurants, soit près de 950 unités. Le département de Constanta (zone littorale) compte 530 unités, le département de Timisoara 267 unités. Viennent ensuite le département de Cluj et de Brasov (tourisme de montagne) avec respectivement 239 et 233 restaurants (voir schéma ci-dessous).
1.2.1 La restauration commerciale Profil du consommateur D’après les
résultats d’un sondage réalisé par Daedalus Consulting en mai 2008 en milieu urbain, 1 roumain sur 3 a déjeuné hors domicile au moins une fois dans les quatre semaines
précédentes. Le taux moyen de
fréquentation des restaurants (sauf restauration rapide) pendant le mois d’avril a été de 2,8.
Taux de fréquentation des restaurants (hors fast-food)
28,4%
25,9%
23,1%
22,6%
0 10 20 30
1 fois 2 fois 3-4 fois 5 et plus
MISSION ECONOMIQUE DE BUCAREST 15
Seulement 9 roumains sur 100 sont allés au restaurant plus de 5 fois dans la période analysée. Cette catégorie comprend des personnes qui disposent d’un revenu mensuel à 1 200 RON (soit 342 €). 30% de dirigeants et 28% des cadres sont des clients fidèles des restaurants (« plus de 5 fois »). Les célibataires constituent la moitié des clients fidèles.
MISSION ECONOMIQUE DE BUCAREST 17
Les jeunes de moins de 18 ans ont préféré la restauration rapide qu’ils ont fréquentée de 3 à 4 fois par mois. Les bucarestois sont les plus fidèles clients de la restauration rapide.
Concernant le type de cuisine, 76.3% des clients ont préféré la cuisine autochtone, 13.1% la cuisine italienne et 3.9% à base de poisson. Si on prenait en compte la restauration rapide et les livraisons à domicile, les cuisines italiennes et chinoises auraient les poids les plus importants.
La même étude révèle que dans 67% des cas, les roumains ont pris leurs repas hors domicile à l’occasion d’un rencontre avec leurs amis (surtout le cas de la tranche d’âge 18-24 ans). En deuxième position, 15%, on trouve le déjeuner pris à la pause travail. Ensuite, dans 10% des cas les roumains prennent leur repas avec la famille et 7.8% lors des rencontres d’affaires. Les roumains âgés de plus de 55 ans vont au restaurant surtout pour les déjeuners d’affaires ou pour un déjeuner/dîner avec leurs familles. La qualité des repas et du service sont en haut du classement des critères d’évaluation des restaurants.
En ce qui concerne l’ambiance, les jeunes de moins de 18 ans s’y avèrent les plus sensibles.
Les restaurants traditionnels
Le nombre de restaurants progresse de manière continue. Compte tenu des prévisions positives concernant l’amélioration du niveau de vie et les changements des habitudes de consommation, le secteur est censé continuer son développement.
A côté des restaurants traditionnels, on remarque 3 chaînes à forte identité, localisés principalement à Bucarest : La Mama (Trotter Restaurant), City Grill (Trotter Prim) et Trattoria Il Calcio. Trotter Prim
Type de cuisine (lors de la dernière visite)
3,3%
0,3%
1,9%
1,9%
3,3%
3,9%
5,3%
13,1%
76,3%
0 25 50 75 100
Roumaine Italienne Fast food A base de poisson Chinoise A base de gibier Autre cuisine internationalle Turque Autre
détient aussi le restaurant « Caru cu Bere » qui joue la carte de l’héritage historique (ancienne célèbre brasserie) et a lancé aussi la chaîne Buongiorno (cuisine à orientation méditerranéenne).
Les cuisines roumaines et italiennes dominent les menus des restaurants. La cuisine française est présente surtout à Bucarest (Héritage, La Bastille, La Villa, La Provence, Darclée etc.). La majorité des restaurants propose une cuisine s’inspirant des pays méditerranéens. Parmi les cuisines asiatiques, la cuisine chinoise est la plus visible. Les restaurants libanais sont aussi présents, surtout à Bucarest (on en compte une dizaine). Même si leur émergence est encore timide, des restaurants type « fusion » apparaissent aussi (ex : cuisine japonaise et française).
Les cafés, les bistrots
Majoritairement indépendant, le secteur des cafés intéresse aussi les chaînes internationales. Starbucks, Gloria Jeans, Costa Coffe, Coffe Republic et Coffe Heaven – tous sont déjà présents à Bucarest, ou même dans d’autres villes.
En ce qui concerne les chaînes locales, Turabo est le leader avec 30 unités dans le pays. On remarque également City Café (appartenant à Trotter Prim) et son concurrent Cafepedia (Trotter Restaurant) avec 4 cafés pour chacun d’entre eux. Trotter Prim a récemment racheté deux unités de son concurrent CreamCafé pour les transformer en City Grill et City Café.
Un nouveau format se développe par les cafés « bancaires » (positionnés sur le segment premium) sur la base de partenariats entre les banques et les opérateurs de cafés. Jusqu’à présent, quatre banques ont opté pour la création de ce type de milieu d’affaires non conventionnel dont le but est de modifier la perception des clients en promouvant une image de banque à l’écoute de la clientèle.
La restauration rapide
Les principaux intervenants sur le marché sont les chaînes internationales ou locales. Une part de marché importante est attribuée aux pizzerias de quartier et aux vendeurs de kebab, dont les points de vente se sont multipliés considérablement les dernières années, ainsi qu’aux boulangeries/pâtisseries.
McDonald’s et KFC dominent le marché avec respectivement 55 (dont 25 à Bucarest) et 23 (dont 9 à Bucarest) restaurants. Spring Time, la première chaîne roumaine de restauration rapide, détient 22 restaurants. Les chaînes Pizza Hut et Gregory’s comprennent respectivement 11 et 8 restaurants. Broadster Chicken détient 7 unités dont trois à Bucarest. Burger King a inauguré en 2008 son premier restaurant, l’objectif déclaré de la direction étant plutôt la rentabilité
MISSION ECONOMIQUE DE BUCAREST 19
Taux de fréquentation des restaurants routiers
8,9%
5,7%
8,3%
12,3%
64,8%
0 25 50 75
jamais 1-2 fois 3-4 fois 5-6 fois 7 et plus
que l’expansion agressive. Des nouveaux concepts font leur entrée en Roumanie. Il s’agit de la chaîne allemande Nordsee (produits à base de poissons et fruits de mers), Juicy Zone (produits à base de fruits&légumes), SR Patata (offre basée sur les pommes de terre et produits dérivés) et Quiznos (sandwich grillé).
Du côté des produits « prêt-à-manger », Snack-Attack, un concept de sandwich triangulaire à emporter, domine avec 16 unités, localisées majoritairement à Bucarest. Le potentiel de ce segment attire des concurrents comme Kingwich, Rivoli Food, Sandwich-Break, mais qui sont plutôt présents dans les rayons des supermarchés ou dans les stations d’essences. Leurs offres ont évolué pour y inclure aussi des salades, des pizzas, ainsi que des desserts.
Pour les produits de boulangeries/pâtisseries, le leader est la chaîne hongroise de pâtisserie congelée (vendue surtout au kilo) Fornetti qui comprend 550 points de ventes, suivie par la franchise roumaine Auguri, avec 145 unités. Leurs concurrents sont Princesse, Truffi, Ana Pan. L’année 2008 marque l’entrée sur le marché de la première unité franchisée de la chaîne française « Paul », inaugurée dans le centre commercial Baneasa Shoping City.
La restauration routière
Dès 2005, les compagnies pétrolières Rompetrol et Petrom commencent à moderniser les stations en intégrant des magasins et
« snack corners ». Actuellement, quatre chaînes ont intégré ce type de services :
• Groupe Rompetrol : Hei (70 stations sur un total de 120)
• Groupe OMV-Petrom : VIVA (73 stations OMV et plus de 100 stations PetromV)
• MOL : Servus
• Agip : Ciao (5 « coffee corners » et 9 « snack bars »)
Les résultats d’un sondage réalisé en milieu urbain par Daedalus Consulting révèlent que plus de 35% des chauffeurs s’arrêtent aussi aux restaurants des stations lors du plein d’essence. Les personnes âgées de 35 à 44 ans sont majoritaires.
Compte tenu de la contribution significative des produits « non- oil » au chiffre d’affaires (progression de 60% des ventes totales, dans certains cas), on prévoit une multiplication des restaurants intégrés dans les stations d’essence. L’emplacement s’avère problématique, la Roumanie disposant seulement de 260km d’autoroutes. En septembre 2008, 10 stations intégrant des « snack corners » seront inaugurées tout au long des 160km de « Autostrada Soarelui » (autoroute du soleil) qui relie Bucarest au littoral de la mer Noire.
1.2.2 La restauration collective
D’après l’Association de Catering en Roumanie (ACR), les segments les plus rentables de la restauration collective sont les caterings dits « événementiel » et « aérien » qui assurent des marges comprises entre 15 et 20%. La restauration événementielle reste l’activité principale de restauration collective en Roumanie. Le marché connaît une certaine saisonnalité avec une période d’accalmie pendant l’été et des pics d’activité durant les fêtes d’hiver ou de Pâques.
La restauration sur le lieu de travail est le fait des grandes sociétés qui, soit externalisent cette activité, soit, s’en occupent elles- mêmes. Cependant le nombre des sociétés qui assurent à leurs employés le déjeuner est très limité. Il s’agit de Dacia Renault, BRD – Société Générale, Unicredit, Nokia, Metro Cash&Carry…
La restauration dans les établissements de santé est réalisée en autogestion. Quelques établissements privés font appel aux services de sociétés spécialisées. Selon l’ACR, le niveau actuel de financement des unités de santé ne permet pas l’externalisation de cette activité. Le Ministère de la Santé ne prévoit pas de projet pour stimuler les entreprises de restauration collective à y offrir leurs services.
Pour la restauration des établissements d’enseignements, certaines écoles privées en bénéficient. Il existe un seul programme gouvernemental, « Cornul si Laptele », qui prévoit que les autorités locales doivent assurer aux élèves du niveau primaire un croissant et un verre de lait par jour.
Dans les établissements pénitentiaires, le Ministère de Justice avait déclaré en 2007 son intention d’externaliser l’activité de restauration, mais pas de projet en ce sens jusqu’à ce moment.
Le marché des tickets restaurants a été créé en 1998 quand la réglementation a été adoptée. Dix ans après, on estime que 3.3 millions d’employés en reçoivent, soit 1 sur 3 salariés. Le ticket restaurant est devenu un élément des bénéfices accordés aux salariés, 72% des sociétés l’utilisent pour récompenser leurs employés. Acceptés par les GMS, les tickets restaurants servent aujourd’hui majoritairement pour l’achat des produits alimentaires. Seulement 15% des tickets
MISSION ECONOMIQUE DE BUCAREST 21
restaurants seraient utilisés pour le paiement des repas dans les restaurants. La valeur moyenne étant de 2 €, un employé reçoit des tickets en valeur d’environ 50€/mois, soit 4 fois moins que dans les pays occidentaux. Le marché des tickets est dominé à 95% par Accor Services, Sodexho et Cheque Déjeuner.
L’Association du Catering en Roumanie estime que 200 acteurs sont présents sur ce marché, dont 80 à Bucarest. De nombreux restaurants y sont aussi impliqués, surtout pour la restauration événementielle. Le principal intervenant sur le marché est la société Eurest, filiale du numéro 1 mondial, Compass Group. Eurest détient 45 cantines et brasseries et assurent l’alimentation pour 18 000 personnes par jour, soit environ 70 clients.
Sodexho Pass Romania, filiale locale de Sodexho Alliance, implantée en 1998, est présente seulement sur le marché des tickets restaurants. Actuellement, 30 000 sociétés sont affiliées à son réseau.
2 REGLEMENTATION ET NORMES EN VIGUEUR EN ROUMANIE
2.1 REGLEMENTATION APPLICABLE EN ROUMANIE
La réglementation roumaine applicable au secteur de la restauration est d’inspiration européenne. Elle représente la transposition des directives communautaires.
2.1.1 Réglementation douanière
Depuis l’adhésion de la Roumanie à l’Union Européenne, il n’y a plus de droits de douanes pour les échanges intra-communautaires et les biens peuvent êtres échangés librement. La Déclaration en Douane a été remplacée, pour le commerce intra-communautaire, après le 1er janvier 2007, par la Déclaration d’échanges de bien (DEB).
2.1.2 Réglementation propre au secteur de la restauration
Paquet législatif concernant l’hygiène alimentaire
Les Règlements européens 852/2004 et 853/2004 concernant les normes d’hygiène des denrées alimentaires ont été transposés dans la législation nationale par les Décisions du Gouvernement 924/2006 et 925/2006 en vigueur depuis le 1er octobre 2006.
La DG 924/2006 prévoit que toutes les unités du secteur alimentaire doivent mettre en oeuvre et respecter une ou plusieurs procédures basées sur les principes HACCP.
L’Autorité Nationale Sanitaire Vétérinaire pour la Sécurité Alimentaire (ANSVSA) est l’organisme responsable chargé de veiller au respect des normes d’hygiène et sécurité alimentaire. ANSVSA publie sur son site, www.ansv.ro, la législation relative à la sécurité et alimentaire. Les documents sont uniquement disponibles en roumain.
2.1.3 Réglementation environnementale
Les deux volets de la réglementation environnementale qui concernent l’activité de restauration sont le recyclage des emballages et le traitement des déchets électriques et électroniques.
MISSION ECONOMIQUE DE BUCAREST 23
Recyclage des emballages
Les directives européennes concernant les emballages, ainsi que les déchets d’emballages, ont été transposées dans la législation nationale par les Décisions du Gouvernement 621/2005, modifiée et complétée par la DG 1872/2006.
Les entités économiques concernées par cette réglementation sont :
• les sociétés qui introduisent sur le marché des produits emballés
• les sociétés qui introduisent sur le marché des emballages neufs
• les sociétés qui emballent les produits
Il en résulte qu’un restaurateur, par exemple, se trouve dans une double position en introduisant sur le marché des produits emballés et des emballages neufs, ainsi qu’en disposant de déchets d’emballages.
Les emballages propres d’un restaurant peuvent être les verres, les serviettes et les petits sacs ou autres matériels personnalisés.
L’obligation de les collecter, recycler et valoriser revient au restaurateur uniquement si ces produits ont été personnalisés à sa demande.
Autrement, il est de la responsabilité, par exemple, de l’importateur de ces produits d’assurer la collecte, le recyclage et la valorisation.
La gestion des déchets d’emballage peut être réalisée par l’opérateur lui-même ou peut être externalisée aux professionnels. Dans le cas du transfert de la responsabilité, les sociétés de récupération se chargent aussi de l’information auprès des autorités de l’Etat.
Selon les statistiques des 3 dernières années, la quantité totale de déchets d’emballage sur le marché continue d’augmenter de 10 à 15%
par an. Les déchets d’emballage proviennent des déchets ménagers pour 60% et des entreprises pour 40%.
La mise en œuvre du tri sélectif a été préconisée en 3 étapes :
- 2004-2006 – mise en œuvre de projets pilotes et sensibilisation de la population
- 2007-2017 – extension du tri sélectif au niveau national
- 2017-2022 – mise en œuvre du système dans les régions difficilement accessibles (en milieu rural, dans les régions montagneuses)
Les déchets électriques et électroniques
La réglementation européenne relative aux déchets électriques (DEE) et électroniques a été transposée dans la législation nationale par :
• la DG 448/2005 concernant les déchets électriques et électroniques
• Ordre 901/2005 concernant les mesures spécifiques pour la collecte des déchets provenant des équipements électriques et électroniques
• Ordre 1223/715/2005 concernant la procédure d’enregistrement des producteurs
Selon la législation en vigueur, il est de la responsabilité des producteurs et des importateurs de réaliser la collecte et le traitement des DEEE.
L’article 8 de la DG 448/2005 traite le sujet des DEEE provenant des ménages, tandis que l’article 9 de la même décision se réfère aux DEEE provenant d’autres utilisateurs.
La gestion des DEEE peut être réalisée par le producteur/importateur lui-même ou transférée à un organisme spécialisé. RoRec est l’organisme spécialisé dans la gestion de déchets de grands équipements électriques et électroniques, tandis que Recolamp s’occupe de la gestion des déchets des lampes usagées. Ces organismes sont des organisations collectives à but non lucratif, financées directement par les producteurs par le transfert des sommes collectés après l’application du «timbre vert » (appelée aussi « taxe visible »).
Les producteurs sont obligés de s’enregistrer auprès de l’Agence Nationale pour la Protection de l’Environnement (ANPM). Actuellement près de 900 agents économiques y sont enregistrés. L’enregistrement est valable 3 ans. La demande de renouvellement doit être faite deux mois avant son expiration. Les producteurs qui transfèrent la responsabilité aux organisations collectives sont obligés d’en informer l’ANPM, ainsi qu’à s’assurer que l’organisation collective autorisée respecte ses obligations de « reporting ».
Conformément à l’Ordre 556/2006 du Ministère de l’Environnement, les équipements électriques et électroniques mis sur le marché après le 31 décembre 2006 doivent être marqués avec :
- une étiquette pour l’identification des produits mis sur le marché après le 31 décembre 2006 qui comprend le symbole d’une poubelle barrée d’une croix
MISSION ECONOMIQUE DE BUCAREST 25
- une étiquette pour l’identification du producteur qui a mis ces produits sur le marché, après 31 décembre 2006.
L’objectif du taux annuel pour le tri sélectif des déchets électriques et électroniques a été fixé à 3 kg/habitant pour 2007 et à 4 kg/habitant pour 2008. Environ 74 000 tonnes de ces déchets ont été produites en 2006 et environ 117 000 tonnes sont prévues pour 2013.
2.1.4 Le marquage CE
Le marquage CE est le marquage européen qui indique la conformité des produits aux exigences essentielles des directives de la
« Nouvelle Approche ». Les directives européennes fixent, de manière réglementaire et obligatoire, des exigences essentielles de sécurité, de santé, d’environnement et de protection du consommateur aux produits fabriqués dans l’UE et des autres Etats de l’Espace Economique Européen comme la Norvège ou l’Islande. Avant l’adhésion de la Roumanie à l’UE, le marquage national de conformité des produits était
« CS ».
L’Acquis communautaire adopté par la Roumanie a également inclu la législation « Nouvelle Approche ».
Les 5 directives relatives à la fabrication des équipements pour les grandes cuisines ont été transposées dans la législation nationale comme suit :
Réglementation
communautaire Réglementation nationale Descriptif Décision du Gouvernement (DG)
457/18.04.2003 Sécurité des équipements de basse tension DG 1514/18.12.2003 Modification de la DG
457/18.04.2003
DG 962/22.08.2007
Modification des certains règlements concernant la
libre circulation des marchandises Directive 73/23/CEE
"Equipements de basse tension"
Ordre du Ministère de l'Economie et du Commerce (MEC)
384/22.06.2004
Liste des standards roumains qui adoptent les standards harmonisés de sécurité pour
les équipements de basse tension
Directive 98/37/CEE
"Machines"
DG 119/05.02.2004
Conditions de mise sur le marché des machines
industrielles
Ordre du Ministère du Travail, de la Solidarité Sociale et de la
Famille 242/26.05.2004
Liste des standards roumains qui adoptent les standards harmonisés de sécurité pour
les machines industrielles DG 453/18.04.2003 Conditions de mise sur le marché des appareils à gaz DG 1480 / 11.12.2003 Modification de la DG
453/11.04.2003
DG 962 / 22.08.2007
Modification des certains règlements concernant la
libre circulation des marchandises Directive 90/396/CEE
"Les appareils à gaz"
Ordre du MEC 47 / 08.02.2006
Liste des standards roumains qui adoptent les standards harmonisés de sécurité pour
les appareils à gaz
DG 584 /15.04.2004
Conditions de mise sur le marché des équipements
sous pression
HG 962 / 22.08.2007
Modification des certains règlements concernant la
libre circulation des marchandises
Ordre du MEC 393 / 12.07.2005
Reconnaît les inspectorats d'utilisateurs pour l'évaluation
des équipements sous pression
Ordre du MEC 440 / 14.07.2004
Liste des standards roumains qui adoptent les standards harmonisés de sécurité pour
les équipements sous pression Directive 97/23/CE
"Equipements sous pression"
Ordre du Ministère des Finances 867 / 25.07.2007
Modification de l'annexe de l'Ordre de MEC 440/14.07.2004 DG 982 / 22.08.2007 Concerne la compatibilité
électromagnétique Ordre du MEC 381 / 21.06.2004
Directive 89/336/CEE
"Compatibilité
Electromagnétique" Ordre du Ministère des Communications et des Technologies Informatiques 1620
/ 11.10.2004
Liste des standards roumains qui adoptent les standards harmonisés de sécurité pour
la compatibilité électromagnétique
MISSION ECONOMIQUE DE BUCAREST 27
2.2 NORMES TECHNIQUES ET CERTIFICATIONS
Il existe plusieurs normes techniques applicables à la fabrication des équipements de grandes cuisines. Pour bénéficier d’une reconnaissance officielle de la qualité des produits, ceux-ci peuvent être certifiés auprès des organismes accrédités.
2.2.1 Normalisation
L’organisme national de normalisation est l’ASRO (Asociatia de Standardizare din Romania) créé en 1998 et qui a comme principale activité l’élaboration des standards nationaux et la participation à l’activité de normalisation européenne ou internationale. ASRO assure aussi la publication des documents relatifs aux normes et standards.
ASRO
21-25, Rue Mendeleev, Secteur 1 010362, Bucarest, Roumanie
Site : www.asro.ro E-mail : [email protected]
Ci-après figure une liste non exhaustive des normes techniques applicables aux équipements de grande cuisine.
Installations au gaz
SR EN 203-1:2005/C91:2006 Appareils de cuisine professionnelle utilisant les combustibles gazeux - Partie
1: Règles générales de sécurité SR EN 203-2:2001
Appareils de cuisine professionnelle utilisant les combustibles gazeux - Partie
2: Utilisation rationnelle de l'énergie SR EN 203-2-6:2006
Appareils de cuisson professionnelle utilisant les combustibles gazeux - Partie 2-6: Exigences particulières - Générateurs
d'eau chaude pour boisson SR EN 203-2-8:2006
Appareils de cuisson professionnelle utilisant les combustibles gazeux - Partie 2-8 - Exigences particulières - Sauteuses
et réchauds paëlla SR EN 203-2-9:2006
Appareils de cuisson professionnelle utilisant les combustibles gazeux - Partie
2-9: Exigences particulières - Plaques coup de feu, plaques chauffantes et grills SR EN 203-2-2:2006 Appareils de cuisson professionnelle
utilisant les combustibles gazeux - Partie 2-2: Exigences particulières - Fours SR EN 203-2-1:2006
Appareils de cuisson professionnelle utilisant les combustibles gazeux - Partie
2-1: Exigences particulières - Bruleurs découverts et woks
SR EN 203-2-11:2006
Appareils de cuisson professionnelle utilisant les combustibles gazeux - Partie 2-11: Exigences particulières - Cuiseurs à
pâtes
SR EN 203-2-3:2006 Appareils de cuisson professionnelle utilisant les combustibles gazeux - Partie
2-3: Exigences particulières – Marmites SR EN 60335-2-47:2004
Appareils électrodomestiques et analogues - Sécurité -- Partie 2-47: Règles particulières pour les marmites électriques
à usage collectif SR EN 203-2-6:2006
Appareils de cuisson professionnelle utilisant les combustibles gazeux - Partie 2-6: Exigences particulières - Générateurs
d'eau chaude pour boisson
SR EN 203-2-7:2007
Appareils de cuisson professionnelle utilisant les combustibles gazeux - Partie
2-7: Exigences particulières - Salamandres et rôtissoires SR EN 203-2-4:2006 Appareils de cuisson professionnelle
utilisant les combustibles gazeux - Partie 2-4: Exigences particulières – Friteuses SR EN 203-2-10:2007 Appareils de cuisson professionnelle
utilisant les combustibles gazeux - Partie 2-10: Exigences particulières – Barbecues
Installations électriques SR EN 60335-2-
64:2003/A1:2003
Sécurité des appareils électrodomestiques et analogues. Partie 2-64: Règles particulières pour les machines de cuisine électriques à usage collectif SR EN 60335-2-
36:2004/A1:2005
Appareils électrodomestiques et analogues - Sécurité -- Partie 2-36: Règles particulières pour les cuisinières, les fours, les tables de cuisson et les foyers de cuisson électriques à usage collectif SR EN 60335-2-38:2004 Appareils électrodomestiques et analogues -
Sécurité -- Partie 2-38: Règles particulières pour les plaques à griller électriques à usage collectif SR EN 60335-2-
39:2004/A1:2005
Appareils électrodomestiques et analogues.
Sécurité. Partie 2-39: Règles particulières pour les sauteuses électriques à usage collectif SR EN 60335-2-90:2006 Appareils électrodomestiques et analogues -
Sécurité -- Partie 2-90: Règles particulières pour les fours à micro-ondes à usage commercial SR EN 60335-2-50:2004
Appareils électrodomestiques et analogues - Sécurité -- Partie 2-50: Règles particulières pour
les bains-marie électriques à usage collectif
SR EN 60335-2-42:2004
Appareils électrodomestiques et analogues - Sécurité -- Partie 2-42: Règles particulières pour
les fours électriques à convection forcée, les cuiseurs a vapeur électriques et les fours combinés
vapeur-convection électriques ç usage collectif SR EN 60335-2-48:2004
Appareils électrodomestiques et analogues - Sécurité -- Partie 2-48: Règles particulières pour les grils et grille-pain électriques à usage collectif SR EN 60335-2-38:2004 Appareils électrodomestiques et analogues -
Sécurité -- Partie 2-38: Règles particulières pour les plaques à griller électriques à usage collectif
MISSION ECONOMIQUE DE BUCAREST 29 SR EN 60335-2-99:2004
Appareils électrodomestiques et analogues - Sécurité -- Partie 2-99: Règles particulières pour
les hottes de cuisine électriques a usage commercial
SR EN 50416:2005 Appareils électrodomestiques et analogues - Sécurité - Règles particulières pour les lave-
vaisselle à convoyeur à usage collectif
Installations frigorifiques
STAS 10069-75 Meubles frigorifiques commerciaux. Armoires frigorifiques. Paramètres principaux STAS 10075/1-75 Meubles frigorifiques commerciaux. Vitrines
frigorifiques. Caractéristiques principales
2.2.2 Certification
Tant les produits que les sociétés elles-mêmes peuvent obtenir une certification de la part d’un organisme accrédité par l’Association Roumaine d’Accréditation (RENAR). La certification des produits reconnaît le respect des exigences de normes techniques. Concernant les sociétés dans le domaine de la restauration, il est possible de certifier le système de management HACCP.
ASRO par le biais d’ASRO BMC (bureau des labels de conformité) peut accorder sur demande et après un processus de certification les deux labels nationaux de conformité : SR et SR-S.
Label destiné aux produits conformes aux exigences des normes roumaines de produit
Label destiné aux produits conformes aux exigences des normes roumaines de sécurité
Organismes de certification de la conformité des produits : CEPROM SA
41, Rue Lucian Blaga, 440237 Satu Mare, Roumanie
E-mail : [email protected]
Tel.: +40 (0) 0261-766317; Fax: +40 (0) 0261-766317
ICPE S.A. – DICPE
313, Rue Splaiul Unirii, Secteur, 30138 Bucarest, Roumanie
Site : www.icpe.ro E-mail :[email protected] ICSPM-CS
15, Rue Général Budisteanu, Secteur 1, 010773 Bucarest, Roumanie
E-mail :[email protected]
Tel.: +40 (0) 021-3157822, +40 (0) 021-3101810, +40 (0) 021- 3131720; Fax: +40(0) 021-3101810, +40 (0) 021-3157822 INMA – CERT
(organisme de certification des machines et équipements pour l’agriculture et les industries agroalimentaires)
6, Rue Ion Ionescu de la Brad, Secteur1, 13813 Bucarest, Roumanie
Site : www.inma.ro E-mail : [email protected]
Tel : +40(0) 21 269 32 49 ; +40 (0) 21 269 32 55; Fax +40 (0) 21 269 32 73
Simtex-OC
(Certification qualité, environnement, HACCP, OHSAS et des produits)
10A, Rue Ramuri Tei, Secteur 2, Bucarest, Roumanie
Site : www.simtex.ro E-mail : [email protected] ASRO – BMC
21-25, Rue Mendeleev, Etage 4, Bureau 412 Personne de Contact : Mme Vasilica HABUC
Tél : +40 (0) 21 313 55 16 ; Fax : +40 (0) 21 316 08 70 E-mail : [email protected]
AFAQ AFNOR INTERNATIONAL RO 46, rue Cobalcescu, Secteur 1
Bucarest, Roumanie
Tél : +40 (0) 21 312 83 34 Fax : +40 (0) 21 312 88 09 E-mail : [email protected]