A
UGUSTO
N
OBILE
L’existence de certaines spécialisations de courbes projective
Journal de Théorie des Nombres de Bordeaux, tome
2, n
o1 (1990),
p. 31-39
<http://www.numdam.org/item?id=JTNB_1990__2_1_31_0>
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L’existence
de
certaines
spécialisations
de courbes
projectives.
par AUGUSTO NOBILE
Introduction. Dans une famille
(plate)
de courbes de Pn il y a uneinégalité qui
minore le genre(géométrique)
de la fibregénérale
en fonctiondes genres
(géométriques)
et desmultiplicités
descomposantes
irréductibles d’une fibre en unpoint
fermé(formule (2)
du§1).
On s’intéresse ici au
problème
inverse. On se donne un fermé connexede
équidimensionnel
de dimension1,
decomposantes
irréductiblesCi
dont le genre(géométrique)
est gai pour 1 i s, on se donne enplus
des entiers mi > 0 pour 1 i s, et un
entier g
qui
satisfaitl’inégalité
évoquée ci-dessus ;
existe-t-il une famille de courbes de IPn dont la fibregénérale
soit de genre g(et
aussi bonne quepossible)
et dont la fibre en un Spoint
fermé a pourcycle
associél’élément 2:
miCi ?
i=1
Au
1,
on énonce defaçon précise
ceproblème,
on commente les résulta,tsdéjà
connus et on énonce deux théorèmesqui
répondent
à laquestion
da,nsdes cas
particuliers
(théorème
1 et2).
Au
§2,
oninterprète
les résultats en termes de lissification d’une courbeet au
§3
on donne uneesquisse
des démonstrations des théorèmes 1 et 2.On trouvera des démonstrations détaillées des résultats
principaux
de cetexposé
(ainsi
que desgénéralisations)
dans[N3].
lfles remerciements les
plus
vifs à J. Fresnel et M.Matignon
qui
ontcorrigé
le texte enfrançais
et à 11nle Sedeau pour son travail defrappe.
0 - Notations etterminologie.
Dans tout cet
exposé k
sera un corpsalg’ébriquelnel1t
clos decaracté-ristique
nulle. Par schéma sur k on entendra schéma detype
fini surk,
une va.riété
a.lgébrique (sur ,)
est un schéma(de
type
fini)
sur kintègre.
Une courbe
algébrique
sur k est un schéma surk, équidimensionnel
dedimension 1. Une courbe C de
l’espace projectif
fDk
est un sous-schémafermé de
qui
estéquidimensionnel
de dimension1,
on écrira souventC C
pn.
Un fermé V depn
est ditdégénéré
s’il est contenu dans unexiste L E
~~Xo, X1, ~ ~ ~ ,
Xn]
homogène
dedegré
1 avec V C~(L)) ;
unfermé V de
pn
qui
nepossède
pas lapropriété
précédente
est dit nondégénéré,
enparticulier
une courbe C Cpn
est dite nondégénérée
si lefermé associé est non
dénégéré.
Soit T un schéma si r
k,
une famille de courbes dePT (ou
pn)
est unsous-schéma fermé C de
P~
=pn
x kT,
plat
sur T tel que pour tout t E T la fibreCt
soit une courbealgébrique
surk(t) :
icik(t)
désigne
le corps résiduelde l’anneau local
OT,t et
Ct
:= C XTSpec(k(t».
on a donc lediagramme
commutatif suivant
où i est une immersion
fermée,
p est la deuxièmeprojection
etf
estplat.
Dupoint
de vue ensembliste on a doncCt
= Si t est unpoint
fermé on a
k(t)
= 1~ etCt
est donc une courbealgébrique
dePk.
Soient C C
pn
une courbealgébrique
deP’k,
Ci,
1 i s lescom-posantes
irréductibles deC,
mz lalongueur
de l’anneau localCJC,Xi
où xz
_ s
est le
point
générique
deCi
=Ci ),
alors lecycle
.3(C)
:_E
- t=i
s’appelle
lecycle
associé à la courbealgébrique
C.Soit C une courbe
intègre
surk,
onappelle
genregéométrique
de C(ou
plus simplement
genre)
le nombre où X est lanorma-lisation de C
(i.e.
le genregéométrique
de C est par définition le genrearithmétique
de sanormalisation).
I. Les résultats
principaux
Soient T un schéma sur k
intègre,
C une famille de courbesalgébriques
deP~..
On supposequ’il
existe unpoint
fermé tl E T tel queCtt
soitintègre
alors il existe un ouvert non videU1
C T tel que pour toutpoint
fermé t EU1
la fibreCt
soitintègre ;
onpeut
alors montrerqu’il
existe un ouvert U CUl
non vide tel que le genre(géométrique)
deCt
soit constant pour toutpoint
fermé t E~7,
soit g ce genre[N2].
Alors toute fibreCt
avec t fermé et t e Us’appelle
une fibregénérale
et 9s’appelle
le genre de la fibregénérale.
Si o e T est
un point
fermé,
on dit souvent que la fibreCo
est unes
Soit oe T un
point
fermé,
3(Co) _ ~
lecycle
associé, 9i
le genret=1
(géométrique)
del’unique
courbeintègre
associée au fermé irréductibleCi,
on a alors la formule
s
(2) g
mi +1),
où ci =i=l
et
où g
est le genre de la(ou d’une)
fibregénérale (cf.
[M], N1,
la formuleapparaît
aussi dans la littératureclassique
cf.[A]).
On aimerait un résultat
réciproque.
SoientCi
des fermés irréductibles de dimension 1 de le genre(géométrique)
de la courbeintègre
associée àCi
pour 1 i s(on
suppose enplus
queCi
UC2
U ... UCes
estconnexe) ;
soient mi > 0 pour des entiersqui
satisfontl’inégalité
(2).
Alorspeut-on
trouver un schéma T sur kintègre
et une famille decourbes
algébriques
C deP~.
telle que la fibregénérale
soit de genre g etqu’il
existe unpoint
fermé o E T telque E
miCi
soit lecycle
associé à laspécialisation
Co.
Il conviendra de demander que les fibresgénérales
soient "bonnes" e.g. lisses ou avec dessingularités simples.
Dans le cas n =
2,
on obtient le meilleur résultatpossible
si g (d
-s
"
1)(d - 2)
où dMi li
et oùdi
est ledegré
de la courbeintègre
associéei=l
à
Cz.
On trouve alors une famille dont la fibregénérale
est une courbe avecdes
points
doubles ordinaires. Laprésence
desingularités
est ici inévitableparce
qu’on
nepeut
trouver dansPk
une courbe lisse dedegré
d et de genre g, saufsi g
= 1(d -
1)(d - 2).
Si donc on veut des familles à courbe
générale lisse,
il faudra supposer n > 3. Le résultat idéal serait l’énoncé suivantENONCÉ 1. Soient
Ci
pour 1 i s des fermés irréductibles de dimension1 de
Pk
tels que le ferméCl
U ~ ~ ~ ... UCs
soit connexe et nondégénéré ;
soient gi le genre
(géométrique)
de la courbeintègre
associée àCi,
mi > 0 pour1 i s et g > 0
des entiersqui
satisfontl’ingégalité
(2).
Soientdi
s
le
degré
de la courbeintègre
associée àCi, d
on supposequ’il
i=l
existe des courbes lisses de
P’
de genre g et dedegré
d. Alors il existe unschéma
intègre
T sur k et une famille de courbesalgébriques
C de telleque la fibre
générale
soit, lisse de genre g et il existe unpoint
fermé o E Ts
tel que le
cycle
associé à la fibrespéciale
Co
soit;=i
"inégalité
de Casteliiuovo" :où m =
~=1
et f est le reste de la division de(d -
1 )
par(n -
1 )
soitsatisfaite,
cette dernière étant satisfaite par toutes les courbeslisses,
nondégénérées,
dedegré
d et de genre 9 dansPk.
Mais il y a des‘‘lacunes",
si0 g
¡( d,. n),
il peut arriverqu’il
n’existe pas de courbe lisse dans de genre 9 et dedegré
d(cf.
p.354).
Il y a des résultatscomplets
pour
n
5(mais
ils sontcompliqués
et la théorierigoureuse
estrécente,
[GP], [H2], [R], ~P~,~C~ ).
Pour n >6,
il y a seulement des résultatspartiels
Dans cet
exposé
on veutprésenter quelques
résul tats de base dans cettedirection,
on verra que {’énoncé 1 est vrai dans des ca.sspéciaux. Je
ne sais pas si il est vrai engénéral.
THÉORÈME
1 . Soient C un fermé irréductible dirncllsioll 1 dePk,
nondégénéré.
Notons aussi C la courbenitègre
associée aC ,
soient 17 : - (7sa
normalisation, 9
le genre de X(Le.
le genreg;é0111étriquc
deC’), ,L;
=q*(Oc(1)).
0 n suppose est Ull très existe un schémaintègre
T surk,
une falnille de courbes (~ dePT
defibre
générale
lisse,
de g’el1re 9 et il existe unjJoilJt fë.:rll1é
OE T tcl que le diviseur associé à la fibrespéciale
Co
soit 1C dit la. courbeCo
a C pour espace
topologojque
associé E’t (’)",t réduit si x est lepoint
génénque
de CG ;
en revancheCo
peut a."oir despoints
THÉORÈME 2. Soient C une courbe réduite de
Pk,
nonn
3,Ci,C2,...,Cr
cOlnposantes irréducti bles deC,
i le genre(géomé-trique)
de la. courbefntégre
.s,sociée à.(fi
(celle-ci
est aussj notéeC
77z :
Yi
2013Ct
la l1orlnalisation de Onsuppose que
Ci
n0
pour1 ~
i~
r - ] et que 0 où,L’.~
i =7~(0c’.(l)),
pour1 ~ i ~
r. Alors il existe un schéma. T sur k et une famillede courbes
alg’ébriques
(,’ dePj,
dont la fibregénérale
est lisse de genre9 = 91
+j72
’f’ ... existeun
point
ferlné OE T tel que lE’cycle
associé à la fibrespéciale
Co
.soitCf 1
-1-Cf2
-1- ~ ~ y-Cfr
(Le.
Co
estgénénquement
réduit et
(Co)red -
C).
Remarque.
Leshypothèses
du théorème 1 sonttoujours
valables sisatisfaites
spi 9 = 0, g =
1. En utilisantl’inégalité
de Castelnuovo onpeut
trouverbeaucoup
d’autres situationsfavorables ;
e.g. dansP~,
sipa(C) -
2 ou 3(donc
d >5)
ou sipa(C)
= 4 et~(C) > 2( b(C) _
EpEe
oùdésigne
la clôtureintégrale
deOC,p,
leshypothèses
du théorème 1 sont satisfaites.A propos du théorème 2 nous avons les résulta.ts suivants :
PROPOSITION 1. On lltllise les l1ota.tions du tl1éorènle 1. S’l
DÉMONSTRATION:
On a la suite exacte 0 -Oe
-~ .~ -- 0 où lesupport
de .~’ est le lieusingulier
de C. En tensorisant par et enconsidérant la
longue
snite exacte decohornologie
oit obtieiit la suite exacte- -
après
l’identificationHi(C, C7C
00c
([11],
p.124,
et le fait que 1] estfini).
La conclusion est claire.PROPOSITION 2. On utilise les notations du théorème 2. Si
=
0,
alors0,
pour tout idonc,
= 0.d’api-ès la
Prop.
1.)
DIMONSTRATION:
Si7j
est le faisceau d’idéaux définissantCi
CC,
alorson a une suite exacte 0 ~
Oc -
0~ ’~
0. En tensorisant avecOc(1)
et enprenant
la suite exacte decoliomologie
on a une suite exacteComme C est une
courbe,
I~~ (C, ~~ ( 1 ) )
=0,
cequi
implique
la.proposi-tion.
Pour finir cette
partie,
on remarqueradu’il
y a une versionplus
faible duproblème
de "réali sergc.c,rnétri quement" l’inégalité
(2),
où ni les courbesni "n" dans F~n sont
spéficifiés
aupréalable.
Alors,
nous avons le résultatsuivant :
PROPOSITION 3. Soient des entiers
positifs. Alors il
existeune courbe lisse T et une famille de courbes
algébi-iqties
C deP’
(n
assezgrand)
d e fibregénérale
lisse de g en re g et il exis t e u up oi n t
ferm é oE Tdont la fibre
spécial
Co
a pour associéG’1
+C2
+ ... +Cr
oùCi
estune courbe
intègre
de genre(géométrique)
~i.DÉMONSTRATION:
D’a.près
[N2]
(ou
[NI])
il existe une courbe lisse T suer kde
plus
la fibregénérale
D et les courbesDi , ..,
Dr
sont nodales de genresrespectifs
F?Fi9"?Fr- Onprend
la normalisation q : C -1- D.D’après
~N2~,
p.
742, r~
induit unmorphisme
birationnel des fibresspéciales
Co --~ Do
(i.e.,
il induit unisomorphisme
d’ouvertsdenses).
Il est clair que la famille p C - T a lespropriétés
voulues(où
p : D -~ T est lemorphisme
canonique).
II -
Quelques rappels
et commentairesLes
problèmes
considérés au§I
sont reliés auproblème
de la"lissifica-tion" des courbes. On dit
qu’une
courbe C C P°n est "lissifiable"(
"smooth-able",
enanglais),
s’il existe une famille C CPÇ
(où
T estintègre)
telleque la fibre
générale
Ct
soit lisse et une fibrespéciale
Co
est C(après
l’identificationPT
X{0} =
Biensûr,
d’après
la théorie des famillesplates,
p~(Ct)
=pa(Co) (p.
est legenre
arithmétique).
Donc siCo
est aussiintègre
et siCo
estsingulière,
on aurag(Ct)
>g(Co) (inégalité stricte).
Sidans ce cas
(Co
estintègre)
on veutl’égalité
dans la formule(2)
du§1,
la fibreCo
sera nécessairement nonréduite ;
elle aura des"points
immergés".
Autrement dit le théorème 1 dit que si l’on "modifie" de manière
conven-able la structure de C en
changeant
le faisceau structural de tellefaçon
qu’il
y aitquelques
points
immergés,
alors cette nouvelle courbe C’peut
être lissifiée. Onpeut
de même donner uneinterprétation
semblable authéorème 2.
Rappelons
que, pourl’instant,
presque tous les résultats sur lalissifica-tion des courbes
s’appliquent
seulement au cas de courbes avec despoints
doubles ordinaires.
Par
exemple,
on a le théorème sui vant :’THÉORÈME
3([HH],
Section1).
Si C est une courbe dansP’,
connexeet nodale
(c’est-à-dire,
toutes lessingularités
sont despoints
doublesordi-naires),
qui
satisfait =0,
alors C est lissifiable. D’ailleurs lepoint
dans le schéma de Hilbertcorrespondant
à C est lisse.Il y a des
généralisations
de ce résultat([HH], ~CR~,~S~)
asseztechniques
et
compliquées,
maisqui
ne réussissent pas à éliminerl’hypothèse
"C est nodale," .On
rappelle
que le schéma de HilbertHn,d,g
paramétrise
les courbes depn
dedegré
d et de genrearithmétique
g, en ce sens que si D CPT
est unefamille de courbes de genre g et de
degré d,
il existe unmorphisme
(unique)
p : T --; avec =
Dt.
celle de la variété de Chow : elle
paramétrise
lescycles
dedegré
d(et
dimension1)
dansP’~,
i.e. les combinaisons linéaires formelles¿ mi Ci,
avec
Ci
courbeintègre
dedegré
di
dansP’,
mi > 0 des entiers nuls saufpour un nombre fini d’indices et
E
midi =
d. Avec cetteterminologie,
les théorèmes 1 et 2 donnent des conditions pourqu’un
cycle
soitspécialisation
d’un
cycle premier 1 C,
avec C lisse.III - Les démonstrations
On
esquissera
la démonstration du théorème 1.D’abord,
onpeut
décrireexplicitement
lemorphisme
de normalisation q :J~ 2013~ C de la
façon
suivante. Il y a uneinjection canonque
Î : --~
HO(X,f-)
(on
utilise le fait que C n’est pascon-tenue dans un
hyperplan
et la "formule deprojection",
p.124) ;
l’image
Vo
de y
définit uni.e.,
unsystème
linéaire dedegré
d et de dimension n.D’ailleurs,
"les coordonnées" xo, ..., xn définissent dessec-tion
~~°~ -
(o~ô°~ ~ ... ~
de V CL) ;
lecouple
ao =(j~o, ~f °~ )
détermine un
morphisme X
2013~ Pn(cf.
[H],
II.7),
cequi
induit q. Pourachever la démonstration on fait varier le
morphisme.
Plusprécisément
onconsidère
l’espace
Z dont lespoints
sont dessystèmes
a =(V, oo, - an)
où V E
G,
lagrassmanienne
des dansH° (X,
,C),
et ~°, ~ ~ ~ , Unest une base de V. A
chaque point
de Zcorrespond
uneapplication
ra-tionnelle P n . Soit Z l’ouvert des a tels que soit une
immer-sion fermée. On voit immédiatement que Z est
irréductible,
deplus
Z estnon
vide,
donc dense(in
fait,
en utilisantl’hypothèse
"£ trèsample",
onconstruit aisément un élément de
Z).
Maintenant,
onprend
une courbeirréductible r dans
Z,
contenant ao et telle quefla
:=P B
C Z. Les courbesDa =
EFo,
définissent une familleparamétrée
parFo.
En
changeant
la base par la normalisation de F si besoin est, onpeut
sup-poser que la courbe F des
paramètres
est lisse. Onprolonge
à r(cf
[H],
9.8.1),
il est clair que la fibre en ao,réduite,
estprécisément C,
c’est doncla famille cherchée.
Maintenant on considère la démonstration du théorème 2. D’abord on
regarde
le cas r = 1. La démonstration est dans ce cas semblable àcelle du théorème 1.
D’abord,
par la remarque du§1,
onpeut
supposerque
g >_
2. On commence comme au théorème1,
on trouve lesystème
(VO,u(O»,
Vo
CHO(X,£).
Le faisceau £ n’est pas nécessairement trèsam-ple mais,
selon un théorèmeclassique
deHalphen
([H],
p.349),
le faisceauinversible
général
dedegré
d est nonspécial
et trèsample.
Donc,
dansce cas il convient d’utiliser
l’espace
dont lespoints
correspondent
à dess’identifie à
(C’,
V’,
u’)
s’il y a unisomorphisme
envoyant
Il da,ns 1/’ et (1 dans(1’).
On voit que c’est un fibré sur la variété irréductibledonc
irréductible ;
lepoint
(£,
(COI-r_espondallt
à 17: ii - C CP’ )
appartient
à U. 1/ensembleZV= ( , V, a)
E est trèsample
est ouvertnon vide
(donc dense) :
c’est le théorèrne deIIalphen.
Maintenant on
peut
copier
le reste de la démonstration du théorème 1.Considérons le cas r > 1. En utilisant le caa r =
1,
onpeut
trouver descourbes lisses
Di,
dedegré di
et de genre gi, ‘‘trèsproche"
deCi, i
=1,... ,
roù
êi
est une courbegénéralement
réd ui te,
telle que(Ct)red =
Ci .
On vérifier
que l’on
peut
choisir lesDi
de tellefaçon
que D =U
Di
soitnodale,
avec t=ir - 1
points
doubles ordinaires(tel
queDi
U0,
pour touti) :
c’estune
conséquence
de la théorie de Kleiman sur "les translationsgénérales
desous-variétés"
(cf.
~Ii~,
p.273,
ou~It~).
On voit aussi que cette courbe Dse
spécialise
en une courbeÛ
telle que~( G’)
Ci
+ ... +Cr.
La courbe Dest
nodale,
de genrearithmétique g
= ~1 + ... + 9r(c’est
un calculfacile).
Mais on
peut
montrer quel’hypothèse implique
{O}.
.
Donc,
selon le théorème3,
D estspécialisation
d’une courbe lisseil,
degenre
91 + ... + gr.
Donc,
finalement"pa.r
tiansi ti;i té" Cf seraspécialisation
d’une courbe du
type
cherché.Remarque.
On voit que les nombres ~1, ~ ~ ~ ,qui
apparaissent
a.uthéorème 2 doivent satisfaire :
(le
nombre deCasteliiuovo),
uneinégalité numérique
qui
ne selnble pasévidente.
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