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[Cours] Histoire - La Méditerranée antique - Seconde

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[Cours] Histoire - La

Méditerranée antique - Seconde

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La Méditerranée est un espace maritime au carrefour de l'Europe, l'Afrique et l'Asie. Autour de la

Méditerranée sont apparues plusieurs civilisations (civilisation égyptienne: -3000/-30, civilisation grecque: - VIIIe siècle/-30, Empire Romain: -753/+476). C'est en Mésopotamie que sont apparues les premières villes et l'écriture.

D e q u e l s a s p e c t s d e s c i v i l i s a t i o n s d e l a M é d i t e r r a n é e a n t i q u e a h é r i t é l a c u l t u r e e u r o p é e n n e ?

La Méditerranée grecque

La Grèce des cités

La Grèce se situe au Sud-Est de l'Europe. Depuis le VIIIe siècle av. J.-C., le territoire grec est divisé en petits états indépendants que l'on appelle les cités. Les grecs vont être divisés au niveau politique avec différents systèmes politiques: la démocratie, la tyrannie et l'oligarchie.

Cité: petit territoire comprenant une ville principale et le territoire qui l'entoure. Elle possède son propre régime politique et ses propres lois.

Démocratie: gouvernement appartenant à tous les citoyens (comme à Athènes).

Tyrannie: gouvernement par un homme seul ayant le pris le pouvoir par la force (comme à Thèbes).

Oligarchie: gouvernement aux mains de quelques uns: les grands propriétaires (comme à Corinthe).

Le monde grec n'est donc pas un seul pays, il est composé d'environ 750 cités-états indépendantes. Des alliances se créent entre les différentes cités. Du VIIIe au VIe siècle av. J.-C., de nombreux grecs fondent de nouvelles cités autour de la Méditerranée (comme les Phocéens qui fondent Massalia, ou Marseilles). Si des grecs partent, c'est soit parce qu'ils sont en désaccord avec le pouvoir mis en place là où ils se trouvent, ou soit parce qu'ils désirent fonder leur propre territoire.

La Méditerranée, entourée de territoire grec, devient tel "un lac grec". Cependant, malgré les gouvernements et régimes politiques différents, ils ont des points communs: alphabet, langue, architecture, religion, rites...

panhelléniques.

Panhellénique: qui est commun à tous les grecs.

Athènes, cité impérialiste et démocratique

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L'Empire maritime

Au début du Ve siècle, l'Empire perse cherche à envahir la Grèce lors des guerres médiques. Les Athéniens repoussent les Mèdes (ancien nom des Perses) lors de deux batailles importantes à Marathon en -490 et à Salamaine en -480. Pendant la guerre, les hoplites (nom des soldats grecs) et les rameurs athéniens (dans les navires) vont jouer un rôle fondamental. Plusieurs cités grecques vont aussi se révolter contre les perses (comme Sparte). Ces cités vont refuser d'être soumis à la Perse. Les grecs vont finalement gagner les guerres médiques.

Athènes a désormais un grand prestige et va fonder une grande alliance: la ligue de Délos en -478.

Avec sa puissance militaire et son influence, Athènes oblige toutes les cités à participer à un "trésor" (argent et navires) situé sur l'île de Délos. Mais ce trésor, normalement commun à toutes les cités, est pris par Athènes et mis sur l'Acropole. Athènes va ensuite envoyer des soldats dans les autres cités pour les contrôler. Athènes interdit ensuite les autres cités de sortir de la ligue. Et si une cité outrepasse cette

interdiction, Athènes leur déclare la guerre. Athènes impose donc une économie, une politique et des impôts.

Une cité démocratique

L'Ecclésia (regroupement des citoyens grecs) se rassemble sur la colline de la Pnynx. Ils décident de la guerre, de l'exil et de la Boulè.

La Boulè (équivalent du Sénat et du Parlement) prépare les lois. Les citoyens de la Boulè sont les bouleutes.

L'Héliée (équivalent du tribunal) s'occupe de la justice.

La cité est contrôlée par les magistrats (au nombre de 700), et par les 10 plus grands magistrats: les stratèges.

Ils sont eux-même contrôlés par la Boulè et par l'Héliée.

Les magistrats sont élus pour un an renouvelable (ils peuvent se faire ré-élire). Les citoyens de la Boulè sont eux aussi élus pour un an.

Pour devenir memebre de l'Héliée, il faut au moins avoir 30 ans.

Périclès et la démocratie athénienne

Au Ve siècle av. J.-C., Athènes est la cité la plus puissante. Elle atteint son apogée sous la direction d'un homme politique: Périclès. Les historiens qualifient cette période de "siècle de Périclès". Périclès (~ -495/- 429) domine la vie politique et renforce la démocratie. Elu 30 fois stratège dont 15 fois consécutives, il est considéré comme le magistrat le plus prestigieux en charge de la diplomatie et de la guerre. Il réafirme l'égalité entre tous les citoyens et créé le misthos, qui est au départ une indemnité financière versée à l'Héliée pour permettre aux citoyens de venir sans perdre d'argent. Plus tard, cette indemnité est versée à toutes les assemblées. Cela permet à tous les citoyens, même les plus pauvres, de perticiper à la vie politique de la cité.

Métoikion: taxe de résidence payée par les métèques.

Misthos: indemnité versée par Athènes aux citoyens participants.

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Pour augmenter le prestige de la cité, Périclès entreprend de grands travaux, notamment sur l'Acropole pour embellir Athènes. Ces travaux sont financés par la ligue de Délos (qui n'a pas le choix). Périclès veut une gloire immortelle pour Athènes, proposer un cadre somptueux pour les fêtes panathénées qui vont regrouper tous les athéniens, mais aussi donner du travail.

Avec Périclès, les richesses de l'Empire maritime athénien ont été utilisées pour renforcer la démocratie, ce qui va attiser les tensions avec les autres cités voisines et va provoquer en 431 av. J.-C. la guerre du

Péloponèse contre Sparte. Périclès y trouve la mort en -429 et Athènes perd la guerre en -404. La défaite d'Athènes marque la fin de son Empire et de sa richesse et va affaiblir la démocratie.

La Grèce a néanmoins marqué la Méditerranée de son empreinte, y diffusant sa culture et les concepts de démocratie et de citoyenneté, qui ont grandement influencés une civilisation tardive: l'Empire Romain.

La Méditerranée romaine

La naissance de l'Empire Romain (Ie siècle av. J.-C.)

La crise de la République

Du Ve au Ie siècle av. J.-C., Rome est une République. Une partie de la population détient le pouvoir

politique: les citoyens (hommes libres d'Italie), idée héritée de la Grèce. Cependant, dans les faits, ce sont les plus riches qui gouvernent: on est dans une oligarchie. A partir du IIIe siècle av. J.-C., les Romains

enchaînent les conquêtes. Depuis Rome, ils conquièrent l'Italie, puis progressivement l'ensemble du bassin Méditerranéen, ainsi que la Gaule. Deux grandes batailles se sont déroulées lors de ces conquêtes: à Carthage en -746 et à Alésia en -46. Au Ie siècle av. J.-C., des généraux romains victoriaux de plusieurs batailles se disputent le pouvoir lors de guerres civiles. C'est alors que Jules César, de son vrai nom Caius Julius Caesar prend le pouvoir en -59. Il gardra le pouvoir jusqu'au 15 mars 44 av. J.-C., lors de son assassinat par son fils adoptif Brutus et presque tous les Sénateurs. A la suite d'une nouvelle guerre civile, son fils adoptif Octave (son neveu de base) l'emporte en -27. Seul au pouvoir, il met fin à la République et fonde un nouveau régime politique.

Octave Auguste fonde le Principat

Octave, né Caius Octavius, sort vainqueur de la guerre civile qui suit l'assassinat de son père adoptif Jules César (qui était aussi le grand oncle maternel d'Octave). Reconnaissant, le Sénat lui attribue le titre

d'Auguste, qui signifie "élu des Dieux", et celui de Princeps, qui est le premier citoyen de la République. En 27 av. J.-C., Octave Auguste fonde le Principat, aussi appelé "Empire", qui sera une forme de gouvernement repris par ses successeurs jusqu'au Ve siècle de notre ère. Le premier empereur de l'Empire est donc Octave Auguste. Malin, il conserve les institutions, mais il leur retire toute autorité. A partir d'Octave Auguste, l'Empereur Romain détient un pouvoir absolu. Un des symboles du pouvoir politique et judiciaire est la toge pourpre que l'Empereur porte lors de ses apparitions publiques. Avec le titre d'Imperator, il commande les légions romaines lors des guerres: il est le chef des armées. Octave Auguste aggrandit l'Empire vers le Nord pour atteindre le Danube, et à l'Est pour atteindre la Galatie et la Judée. L'armée est constituée de

professionnels et est le plus ferme soutient de l'Empereur.

Le titre d'Auguste donne à l'Empereur un caractère sacré. Il est donc le chef de la religion: le Grand Pontife (ou Pontife Suprême). L'Empereur est honoré à l'égal des Dieux: des statues, des temples sont édifiés en son honneur dans tous l'Empire: c'est le culte impérial qui naît sous son règne. L'Empereur désigne son

successeur au sein de sa famille, créant ainsi une dynastie impériale.

Brassage culturel et religieux dans l'Empire

Au Ie et au IIe siècles ap. J.-C., l'Empire Romain connaît une période de paix durant laquelle les différentes provinces de Rome sont mises en contact par la construction de voies romaines et par le développement

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d'échanges commerciaux, ce qui entraîne un brassage cuturel et religieux.

Evergète: élite gauloise qui finance des bâtiments de culture romaine.

Le latin et le mode de vie des Romains se répandent dans l'Empire, surtout en Europe et en Afrique: c'est la romanisation. C'est pourquoi les Empereurs diffusent de plus en plus la citoyenneté romaine, désormais donnée à tous les hommes libres à partir de 212 (Edit de Caracalla).

Romanisation: influence exercée par Rome sur la vie politique et culturelle des peuples qu'elle a conquis.

Dans toutes les provinces de l'Empire, les Romains fondent des villes sur le modèle de la capitale (Rome).

Ces villes sont souvent construites sur un modèle géométrique à partir de grandes rues perpendiculaires (la rue Nord-Sud était le Cardo et la rue Est-Ouest était le Decumanus). Le forum était la plupart du temps au croisement de ces deux rues. Partout sont édifiés les mêmes types de monuments qu'à Rome. Petit à petit, les peuples des provinces adoptent les mêmes modes de vie que les Romains. Cette romanisation est plus rapide dans les villes que dans les campagnes.

Sur le plan religieux, des croisements entre la religion romaine et les croyances locales s'opère:

- la religion romaine est influencée par les mythes grecs (les dieux romains sont inspirés du Panthéon grec) - là où la religion romaine se diffuse, elle se mélange aux croyances locales (synchrétisme religieux). Ainsi, les Gaulois adoptent les dieux romains tout en conservant leurs propres divinités.

A l'inverse, Rome est influencée par les cultes orientaux, car ces derniers promettent une vie éternelle, ce qui est inconnu dans la religion romaine. C'est le cas par exemple de la jeune religion chrétienne née en

Palestine au Ie siècle de notre ère.

Christiannisation et invasions (IVe et Ve siècles)

Le christiannisme: une religion combattue...

A la fin du Ie siècle de notre ère apparaît en Palestine une nouvelle religion: le christiannisme.

C'est une religion monothéiste qui se repose sur plusieurs croyances:

- un juif de Palestine nommé Jésus et exécuté vers l'an 30 par les Romains serait le fils de Dieu - la vie éternelle serait promise à ceux qui suivraient son enseignement (dogme de la religion)

Même si cette religion se répand par la conversion (comme avec le chrétien Paul qui parcourt l'Empire pour fonder des communautés), cette religion fait souvent l'objet de persécutions: des chrétiens refusent de suivre les rites romains (comme le sacrifice animal). Ils refusent aussi de rendre le culte impérial, obligatoire dans tout l'Empire. En effet, les Romains tolèrent les autres religions à condition que le culte impérial soit rendu.

Les Romains n'acceptent pas non plus que les Romains fassent du prosélytisme.

Prosélytisme: ensemble des actions (discours...) ayant pour but de promouvoir sa religion (l'équivalent de propagande dans la religion).

Ainsi, les chrétiens dénigrent le culte impérial et promouvoient la religion chrétienne. Pour les punir, les Romains les jettent aux fauves dans les cirques, les crucifient, les décapitent ou les écartellent... Pourtant, toutes ces exécutions ne découragent pas les chrétiens qui, pour beaucoup, font face à leur persécution en public avec dignité. Cela va impressionner les Romains, et beaucoup vont se convertir.

...puis autorisée par Constantin

Au début du VIe siècle, lorsque Constantin devient Empereur, l'Empire est divisé en deux: l'Empire Romain d'Orient et l'Empire Romain d'Occident.En 313, l'Edit de Milan autorise la religion chrétienne et la protège

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des persécutions. Ainsi, il s'assure le soutien des très nombreux chrétiens en vue d'une guerre qu'il envisage contre l'Empereur d'Orient: Lucinius, mais aussi pour remercier le Dieu des chrétiens, qu'il estime en partie responsable de sa victoire en 312. En 325, Constantin a réussi à réunifier l'Empire et à transporter sa capitale en Orient, à Constantinople. Dans cette même dynamique, il souhaite unifier les croyances et les rites

chrétiens. C'est pourquoi, la même année, se déroule le Concile de Nicée, qui réunit 300 évêques autour de l'Empereur pour fixer officiellement la religion chrétienne. En 380, le christiannisme est la seule religion autorisée dans l'Empire, mais il faudra encore attendre 12 ans pour que la religion chrétienne soit la religion officielle de l'Empire, avec l'Edit de Théodose.

Au Ve siècle, la fin de l'Empire Romain d'Occident

Au Ve siècle, l'Empire Romain est confronté aux invasions barbares.

Invasions barbares: vagues migratoires des peuples germaniques (les Goths, les Wisigoths, les Francs...) qui pénètrent le territoire romain pour fuir le peuple des Huns.

Ces peuples se livrent régulièrement à des pillages, comme lors du Sac de Rome en 410, et s'installent définitivement dans diverses régions de l'Empire Romain d'Occident en y fondant des royaumes. L'Empire Romain d'Occident disparaît en 476 tandis que l'Empire Romain d'Orient, lui, survit. On parle alors d'Empire byzantin.

La civilisation grecque a transmis à la civilisation romaine une grande part de sa culture qui est parvenue jusqu'à nous et qui nourrit la culture occidentale: les mythes, le théâtre, les sculptures, l'architecture... mais aussi la philosophie, les mathématiques... La Grèce a marqué de son empreinte les régimes politiques qui s'en sont inspirés comme la Démocratie. L'Empire Romain, lui, a fourni les règles d'urbanismes (comme les égouts, dont le premier se nomme la Cloaca Maxima), le plan des villes, la langue, les loisirs (thermes, courses de chevaux...) ainsi que le triomphe du christiannisme.

Références

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