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Observation inductive du transport de flux dans des bandes supraconductrices

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HAL Id: jpa-00243391

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Submitted on 1 Jan 1970

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Observation inductive du transport de flux dans des bandes supraconductrices

R. Minet

To cite this version:

R. Minet. Observation inductive du transport de flux dans des bandes supraconductrices. Re- vue de Physique Appliquée, Société française de physique / EDP, 1970, 5 (2), pp.291-299.

�10.1051/rphysap:0197000502029100�. �jpa-00243391�

(2)

OBSERVATION INDUCTIVE DU TRANSPORT DE FLUX

DANS DES BANDES SUPRACONDUCTRICES

par R. MINET

C. N. E. T., Centre de Recherches de Lannion, 22, Lannion (Reçu le 14 novembre 1969)

Résumé.

2014

Par une technique d’impulsions, on crée dans une bande supraconductrice, une perturbation localisée de l’induction magnétique ou une

«

gerbe de flux », dont on met en évidence le déplacement sous l’action d’un courant de transport. La mesure inductive du temps de vol entre deux points, donne directement la vitesse de dérive

ou

une constante de diffusion du flux ; ce type de mesures fournit des données nouvelles au problème du mouvement de flux dans les supra- conducteurs en champ perpendiculaire et peut constituer un apport à la compréhension de leur

résistivité apparente.

Abstract.

2014

A perturbation of magnetic induction or a flux spot is generated at a point of a superconducting strip, and the flux motion due to a transport current is evidenced by a pulse technique. The inductive measurements of the times of flight between two points give directly drift velocities or diffusion constants of the flux ; this type of measurements can provide new data for the flux motion problem in superconductors in normal fields and contribute to a better under- standing of their apparent resistivity.

Introduction.

-

Les mécanismes de dissipation

dans les supraconducteurs sont étudiés le plus souvent

dans des conditions statiques et isothermes ; la mesure

du champ électrique produit par un courant ne peut fournir que des indications partielles sur la distribution du flux et son mouvement, ne permettant pas de sépa-

rer les diverses contributions possibles aux différences de potentiel observées (en particulier dans le cas de

l’état intermédiaire). Il paraît donc intéressant d’ob-

server le flux en mouvement, en régime dynamique [1 à 4] et si possible en différents points de l’échantillon

[5]. En utilisant une bobine émettrice et deux bobines

réceptrices associées à un système très souple de mesu-

res en impulsions, on peut obtenir la vitesse du flux

qui se déplace sous l’action d’un courant. Après avoir

décrit les conditions expérimentales de ces mesures,

nous discuterons les résultats obtenus sur des échan- tillons de première et de seconde espèce, en les com- parant aux conclusions d’autres expériences significa- tives, relatives aux mouvements de flux [5 à 11 ].

I. Description de l’expérience et signaux obtenus.

-

Ce chapitre précise les conditions dans lesquelles

sont observés les déplacements de flux et indique les significations les plus simples qu’on peut donner aux

vitesses obtenues. Nos premières mesures ont coïncidé

avec la description par H. Meissner [5] d’une expé-

rience voisine sur des couches très minces d’étain ; la plus grande souplesse du système employé ici per- met de mesurer des « temps de vol » avec une très grande dynamique (depuis moins de 10 gus jusqu’à

plus de 50 ms) en s’assurant à chaque mesure de la

nature des signaux observés.

I .1 DISPOSITION DES CIRCUITS.

-

La figure 1 montre l’implantation sur une bande supraconductrice de quatre petites bobines allongées Bo à B3 : Bo permet d’appliquer localement par impulsions un champ magnétique Hp au bord de la bande. Dans B1 et B2

on recueille les signaux V1(t) et v2(t) ; avant d’ampli-

fier ces signaux et de les comparer sur un oscilloscope,

on peut leur ajouter des tensions induites par le cou-

rant circulant dans Bo, afin de compenser à volonté les effets parasites d’induction mutuelle entre les cir- cuits Bo et B1

1

ou Bo et B2 (parasites très brefs mais de grande amplitude). Un courant I est envoyé dans l’échantillon, et se referme en sens inverse dans une

bande sous-jacente en métal normal, ce qui favorise

sa répartition uniforme [5] ; cette bande de retour

doit être isolée, mais proche de l’échantillon pour annuler le mieux possible la composante normale du champ créé par le courant, et assez mince ou de résis- tivité assez grande pour éviter les effets de courants de

Foucault ; les effets d’échauffement peuvent être dimi- nués en appliquant le courant I par impulsions de

durée et de fréquence de récurrence réglables, avec un

retard ou une avance variables par rapport aux impul-

sions de champ Hp. L’induction mutuelle entre B,

et B3 indique commodément la transition supraconduc-

trice de l’échantillon. Un champ magnétique extérieur Ho orientable peut baigner le système ; un nanovolt-

mètre relié à des contacts de tension, donne le champ

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/rphysap:0197000502029100

(3)

292

FIG. 1.

-

Disposition de l’échantillon et des circuits. Pour représenter l’échantillon, l’échelle des épaisseurs

a

été très dilatée.

électrique longitudinal VIL, permettant de suivre simul- tanément les déplacements de flux et la résistivité apparente dans la bande.

1.2 ECHANTILLONS ÉTUDIÉS.

-

Les échantillons sont obtenus par un laminage énergique jusqu’à des épaisseurs de 10 à 25 microns, et découpés dans la

direction susceptible de produire un guidage du flux [12] favorable à la mesure.

Un matériau de première espèce (Etain pur, Johnson

Matthey, R300/R4,2 ~ 1 500) a été étudié en champ

extérieur faible, à différentes températures T ; à 4,2 OK

et sous différents champs Ho ont été mesurés un maté-

riau de deuxième espèce (Niobium pur, Alcatel, R300/R4,2 ~ 1 100) et des alliages Plomb-Bismuth allant du plomb pur à Pb 2,5 at % Bi, alliages dont le paramètre K (4,2 OK) prend des valeurs inférieures et

supérieures à 1/B/2 selon la concentration en bismuth.

D’autre part une bande d’étain a été recouverte de couches d’or pour tester une influence des effets de surface sur l’ancrage ou sur la cohésion du flux.

I.3. CARACTÉRISTIQUES DES SIGNAUX OBSERVÉS ET

INTERPRÉTATIONS.

-

Avec chaque échantillon, pour des valeurs correctes des paramètres T, Ho, I et HP,

on observe des signaux dont l’allure typique est représentée figure 2a. Les tensions dans B1 et B2 contien-

FIG. 2a.

-

Représentation schématique d’un flux piégé et d’un

flux

en

mouvement,

sans

champ extérieur. A gauche :

en

hachuré,

le flux piégé : les deux

zones

sont de

sens

opposé suivant Oz. A droite : le flux

en

mouvement

se

referme à l’extérieur, de préfé-

rence

dans le plan

xz.

En haut :

on

voit les vecteurs vitesses

v

et v’ produits respectivement par

un

courant positif et négatif,

sur

le flux piégé positif et négatif.

nent, en plus de dérivations parasites de Hp (plus ou

moins compensées, et servant à repérer l’instant initial),

(4)

FIG. 2b.

-

Signaux obtenus typiquement et modèle possible ; champ extérieur nul

ou

suivant Ox. A gauche sont justifiés les signaux recueillis dans le bon

sens

de la force de Lorentz. Le flux piégé négatif est rapidement annihilé. En inversant à la fois I et Hp, les signaux sont exactement inversés. A droite

on

trouve les deux

cas

à éviter pour les mesures,

car

le point de départ du flux transporté est inconnu. Avec les signaux Vl et V2,

on

voit schématisés les signaux brefs induits dans les circuits

par les montées et retombées de I et Hp.

des signaux Yl et V2 retardés par rapport à Hp, qui indiquent le passage d’un flux émis par Bo. La figure 2b reproduit sur trois colonnes les tensions obtenues pour différentes combinaisons des sens du flux et du courant

appliqués, avec l’étain en champ extérieur très faible

(inférieur à 0,1 Oe). Aux instants 0, et 02 où les ten-

sions s’annulent, les flux dans Bl et B2 passent par leur maximum et on peut appeler e1 et 92 les « temps de vol » du flux de Bo à B

1

et de Bo à B2 respective-

ment, ces temps étant pris pour le o bon » sens du courant : on constate en effet, qu’en champ Ho faible

et pour un seul sens du produit 1 A Hp, 81 et 02 restent

dans le rapport 1/2, rapport des chemins parcourus, pour une grande gamme de variations des retards

avec L Toutefois, en présence d’un champ perpendicu-

laire et en particulier avec les supraconducteurs de

deuxième espèce des précautions sont à prendre pour reconnaître le « bon » signal : avant d’exploiter les temps mesurés il convient de distinguer deux méca-

nismes qui peuvent se manifester de façon semblable.

I.3 a) Transport par le courant J, d’un flux piégé après l’impulsion de champ Hp.

-

Cette interprétation simple des mesures consiste à imaginer d’abord que tout de suite après l’extinction de l’impulsion brève Hp,

subsiste une distribution de flux gelée dans l’échantil- lon ; ce mécanisme classique de piégeage implique que

-

existence d’un maximum d’amplitude pour le

signal lorsque l’amplitude de Hp augmente : en effet le champ piégé ne peut dépasser une certaine valeur

(He pour l’étain par exemple) ; le signal varie même

très peu avec Hp pour les bandes de première espèce ;

-

existence d’une durée minimum de Hp, à dépas-

ser pour obtenir un signal.

Du flux étant piégé, on suppose ensuite qu’il est pris en charge par le courant I, et se déplace selon les

vitesses et directions que doivent donner les théories

sur les mouvements d’un flux en présence de courant :

ainsi avec un flux initial schématisé figure 2a, en sup-

posant une vitesse v constante, on explique qualitati-

vement les tensions Vi(t) et v2(t) observées dans B1

et B2 (Fig. 2b). Remarquons d’une part que pour une

amplitude suffisante de Hp, un signal existe même pour le « mauvais sens » de la force de Lorentz, car

un flux opposé au champ appliqué sous Bo peut être piégé à côté de Bo (Fig. 2a) ; d’autre part la présence

d’une composante de vitesse vy (Fig. 2a) entraîne une

différence d’amplitude entre Vi(t) et Y2(t).

Cette interprétation des signaux rend compte aussi du cas où l’on inverse le sens de Hp, et du cas où l’on

émet Hp dans B2, pour observer les tensions induites dans B1 et Bo. Les signaux correspondant à ce méca-

nisme ne dépendent pas de la durée de Hp, dans la

mesure où cette durée reste petite devant le temps 81,

tout en étant assez grande pour que du flux soit piégé.

Avec le « bon » sens de la force de Lorentz, on déduit des retards 01 et 82 une vitesse transversale bien défi- nie :

1. 3 b) Diffusion du flux appliqué.

-

La connais-

sance de ce mécanisme a beaucoup d’importance, car

il apparaît progressivement jusqu’à dominer lorsqu’on augmente la température, le champ Ho et le courant I,

et se manifeste seul lorsque l’échantillon est normal.

En supposant le matériau équivalent à un métal

normal de conductivité u,,,, on peut appliquer l’équa-

tion de diffusion, en négligeant grossièrement les

conditions aux limites pour une analyse dimension-

nelle :

Une impulsion localisée en espace et en durée, conduit à un signal transmis à une distance 1 [propor-

tionnel à àH(1, t)lôt], dont la forme [1 ] est comparable

à celle des signaux obtenus précédemment, avec une partie négative plus faible. Le « retard » 0 apparent

est proportionnel à 6eff et l’amplitude varie rapide-

ment avec la durée de l’impulsion initiale et avec la

distance 1. Si l’on admet que (Jeff peut varier avec 1

(5)

294

comme 1/ h ou dI/d V, on est conduit à des variations d’une vitesse apparente :

Notons que la linéarité de (2) entraîne que le signal

de diffusion est directement proportionnel à l’ampli-

tude de HP et s’inverse avec Hp.

1. 3 c) Utilisation des signaux observés.

-

Pour dis- tinguer les deux types de signaux précédents, il suint

donc d’examiner leurs variations avec :

-

la durée de l’impulsion Hp,

-

l’amplitude de Hp,

-

le signe de Hp,

-

la position de la bobine réceptrice (A21A, et e2/el).

Il apparaît que le modèle simple de I. 3 a s’applique remarquablement au cas des supraconducteurs de première espèce et des champs extérieurs parallèles à

la surface de la bande ; mais on comprend qu’il ait

besoin d’être raffiné pour tenir compte des courants de Foucault dans la bande de retour, de la présence

ou de l’absence du courant 7 pendant le piégeage, et

surtout de l’effet d’un champ extérieur perpendiculaire.

On constate qu’un tel champ Ho, s’il est comparable

ou supérieur à Hp, impose un sens de I nécessaire pour obtenir un signal quel que soit le sens de Hp. Dans

ce cas Hp ne crée qu’une perturbation, déplacée avec

le flux de Ho ; mais les courants qui « entretiennent » la perturbation doivent circuler dans un espace pénétré

par Ho, et l’on ne peut pas négliger leur décroissance dans le temps. En même temps que ces courants

décroissent, la densité du flux décroît et celui-ci se

disperse (comme un paquet d’électrons), tout en

conservant une vitesse moyenne. Les mesures de vitesse

en présence de champ n’auront donc pas la même valeur quantitative, faute d’une interprétation précise

des mesures pour justifier des signaux intermédiaires entre ceux de 1. 3 a et ceux de 1. 3 b.

La distinction I.3 a, I.3 b permet d’expliquer le

fait qu’en mesurant les retards en fonction du courant,

on peut trouver un minimum aux forts courants, nécessaire pour raccorder le cas échéant les vitesses réelles de flux à la « vitesse » de diffusion atteinte à l’état normal. Ce maximum apparent de v(I) n’a pas de signification simple : il dépend par exemple de la

durée des impulsions de courant I, ce qui indique un

effet d’échauffement. C’est pourquoi nous n’utiliserons pas les mesures de 0(1) au-delà des courants où le

signal change de nature.

Dans le cas des « bons signaux » correspondant à

I.3 a, Vi (t) et V2(t) ont le même étalement dans le temps mais des amplitudes A1 et A2 différentes, et

l’on peut examiner si ces amplitudes sont utilisa-

bles : l’amplitude A 1 se calcule approximativement à partir du temps de transit sous B, et du champ magné-

tique piégé, inférieur au champ appliqué Hp ; on

trouve une amplitude maximum possible (Fig. 1) :

En fait, le signal recueilli dans B

1

est toujours de

l’ordre de ou inférieur à 10 % de Am ; cette réduction d’amplitude n’est pas calculable, car on ne connaît

pas le champ moyen réellement piégé au départ, ni sa distribution, ni l’angle 9 (analogue à un angle de Hall), existant entre la direction transversale Ox et la

« trajectoire » du flux (Fig. 2a). Le rapport des ampli-

tudes A,IA, serait de l’ordre de

si le flux piégé occupait au départ toute la surface

située sous Bo, ce qui n’est pas certain. On observe des rapports A2/Al allant de 1/3 à 1/10. Le nombre

de paramètres inconnus ne nous permet donc pas d’utiliser les valeurs de A1 et A2. Comme le laisse

prévoir (4), on observe en faisant croître I des ampli-

tudes proportionnelles aux vitesses pour I pas trop grand (produit A.0 constant) ; ensuite pour I grand A(I) peut varier de façon compliquée, présenter un palier et souvent un maximum [comme nous l’avons

noté pour les vitesses v(I)]. Notons encore que lorsqu’il

existe une dispersion du flux pendant son transport, les tests indiqués plus haut ne sont plus concluants ;

on peut avoir encore 02

=

2 81, mais on constate toujours une diminution du rapport A21A, et une dis- symétrie des signaux [leur partie négative est plus

étalée dans le temps que leur partie positive, et V2( t) plus étalée que V,(t)]. Enfin remarquons que dans toutes les mesures, le signal devient trop faible lorsque

I est trop petit, les vitesses étant alors très faibles

(l’amplitude A nécessaire à la mesure de 0 est d’environ 10 03BCV) .

II. Résultats des mesures et discussion.

-

Compte

tenu de la discussion précédente, nous exposerons les résultats tirés des mesures de retard 81 (en présence de

« bons signaux », ou en précisant leur nature), qui

conduisent à des courbes de vitesses transversales v(I)

selon (1), et des mesures de tension longitudinale F(7) (tensions prises avec I continu). Nous séparerons les

résultats obtenus sur les échantillons de première et

de deuxième espèce.

Avec les échantillons de première espèce, nos résul-

tats satisfont à une relation vitesse de flux-courant

appliqué analogue à celle de l’écoulement de flux

classique pour les matériaux de seconde espèce,

l’on remplacerait Hc2 par Hc. Avec les alliages PbBi

de seconde espèce, nous obtenons des vitesses supé-

rieures à celles que donnerait ce même modèle d’écou- lement, sans qu’on puisse exclure la nécessité d’une meilleure interprétation des mesures (laquelle reste-

rait à préciser).

II.1 ECHANTILLONS DE PREMIÈRE ESPÈCE.

-

II.1

1) Mesures en champ nul ou très faible.

-

La

figure 3 représente les variations de la vitesse transver-

(6)

tension a une croissance plutôt parabolique. Près de T,,

les courbes v(I) semblent passer par l’origine alors qu’assez loin de T, (T, - T > 0,12 oK pour l’étain,

FIG. 3.

-

Mesures

en

champ nul

sur

étain et plomb. Dimensions

de l’étain : 19 X 12,5 X 0,02

mm.

Le tableau inférieur reporte pour l’étain les pentes initiales des courbes v(J) prises

au

voisi-

nage de Tc. On

a

J(A/m2)

=

I(A)/2,5 X 10-7. La précision sur dv/dJest de l’ordre de 10 %, ainsi que la précision

sur

les tensions

continues.

T

=

4,2 OK pour le plomb) on voit apparaître un

courant critique. On voit d’autre part que le produit

de la pente des courbes de vitesse par l’écart avec la

température critique est sensiblement constant. Pour l’échantillon d’étain correspondant à la figure 3, le maximum apparent des vitesses (cf. 1.3 c), est de

l’ordre de 8 m/s.

Il. 1 2) Mesures en champ extérieur perpendiculaire

et parallèle.

-

La figure 4a montre l’effet d’un champ

extérieur normal au plan de la bande (Ho

=

Hoz) :

les vitesses v sont augmentées d’une quantité qui dépend peu du courant, et les courbes extrapolées ne passent plus par l’origine. L’action de H oz sur les

courbes de tension V est plus nette ; on trouve une résistance même à courant très faible et dV/dI est à

peu près proportionnel à Ho, alors que dvIdI varie

peu. Pour Ho donné, la résistance varie peu, alors que les vitesses croissent avec I. Un autre effet très net, pour un sens donné de I, est la suppression de

FIG. 4.

-

Mesures

sous

champ magnétique (étain à 3,634 °K).

4a.

-

Champ normal

au

plan de la bande (Ho = Hoz). Pour

I inférieur à 4 A

une

verticale coupe les courbes de tension V(I)

à intervalles réguliers jusqu’à Ho

=

Hc . (7J.

4b.

-

Champ parallèle

au

plan de la bande (Ho

=

Hox). Pour

-

5 Oe Ho + 5 Oe, les signaux et les courbes v(I) sont peu affectés. Les courbes de vitesses Hoz

=

3 Oe et Hox = 10 Oe

sont incertaines, les signaux correspondant étant faibles.

tout signal avec un sens de Ho, tandis que l’autre sens de Ho provoque une atténuation qui rend la mesure

difficile dans les champs croissants ; cet effet est assez

net pour expliquer certaines irrégularités dans les

mesures en champ « nul », et la meilleure façon

d’orienter un champ parallèlement à l’échantillon,

consiste à le régler pour conserver les signaux dans les

deux sens de I.

L’effet d’un champ parallèle (Ho

=

Hox, Fig. 4b) paraît faible : les courbes de vitesses s’extrapolent

vers l’origine et leur pente augmente légèrement avec

le champ lorsque celui-ci s’approche du champ critique,

tandis que les courbes de tension restent arrondies.

Il. 1 3) Discussion.

-

Le problème de l’état inter- médiaire en présence d’un courant, fait toujours l’objet

de mises au point [7] ; cet état dépend en fait beaucoup

des conditions expérimentales (forme de l’échantillon, angles des champs et des courants, etc...). Il semble

que dans le cas des bandes en champ perpendiculaire

on s’accorde, à la lumière d’expériences sur des cou-

ches couplées, de mesures de bruit et d’effet Ettingshau-

sen, pour admettre qu’en champ pas trop élevé, des macrotubes de flux sont déplacés latéralement par le courant. Des observations directes [6] mettent en

évidence un angle entre la direction du déplacement

du flux et la force de Lorentz. En épaisseurs très grandes [7] la structure en tubes subsiste et la distance entre tubes peut être supérieure à 0,1 mm. Un tube de flux en mouvement est soumis à des forces dissipa- tives, conservatives et d’entraînement [11, 13, 14],

mais la taille des tubes et leurs forces d’ancrage peu- vent varier avec le courant, le champ et la température.

En champ perpendiculaire, l’écartement régulier

des courbes v(I) pour différents Ho (Fig. 4a) rappelle

les courbes obtenues avec les supraconducteurs de

deuxième espèce dans le régime d’écoulement de flux.

En remplaçant HCl par Hc, champ régnant dans un

(7)

296

tube de flux, on devrait trouver entre deux valeurs de

Ho différentes de OHo, une variation de la résistance apparente :

Cette relation est assez bien vérifiée (Fig. 4a) et suggère de calculer la vitesse transversale d’un tube soumis à une densité de courant J, sans forces d’an- crage, en admettant que le champ électrique qui existe

dans un champ normal H peut s’écrire :

d’où une pente du/dJ indépendante de H et inverse-

ment proportionnelle à Hc. Donc à AT près de Tc on

doit trouver :

La relation (7) avec p.

=

7,9 x 10-11 Q.m déduit de Rm donne un produit

et la figure 3 indique un produit de

Le désaccord ne paraît pas étonnant, compte tenu de la simplicité des modèles utilisés.

Les débuts linéaires des courbes v(J) semblent

donc indiquer des mouvements à viscosité constante,

avec existence de forces d’ancrage à température assez

basse. Les changements de pente dans les courbes v(J)

à certaines valeurs de courant (Fig. 3) rappellent

l’allure des courbes tension-courant obtenues par Solomon [7] au secondaire de ses couches couplées (en champ assez faible), et pourraient indiquer un changement de viscosité. Mais avec les plus grands

courants, en présence d’un champ normal même faible,

on peut penser à un état intermédiaire complexe [7]

constitué par le mélange de zones normales fixes, que le courant est obligé de traverser, et de tubes de flux, qui transportent le flux dû à Hp d’un bord à l’autre

de la bande : cela expliquerait le fait que la tension V(I)

croît plus vite que la vitesse v(I), et que à 1 constant

assez grand, cette tension V (existant déjà sans Hp et

mesurée avec I continu) augmente avec la fréquence

de répétition de Hp (comme la quantité moyenne de

flux qui passe dans le circuit de mesure).

Un champ extérieur perpendiculaire donne lieu à

un mouvement d’ensemble de tubes de flux qui semble imposer son sens au mouvement du flux localisé de Hp.

L’accélération apparente que produit Ho dans le sens

favorable (Fig. 4a) n’a qu’une valeur qualitative, car

le champ extérieur modifie les signaux (cf. I.3 c), et

même petit il peut influenccr notablement le piégeage

et le départ du flux, les effets de bord agissant beaucoup

sur la densité de courant appliquée.

Un champ parallèle à intensité égale a beaucoup

moins d’effet qu’un champ normal ; en gros, un

champ très incliné n’agit que par sa composante normale, tant que la composante parallèle n’approche

pas trop Hc ; comme d’autres mesures permettent de le penser (couches couplées, bruit, photographies),

l’état intermédiaire « dynamique » d’une bande dépen-

drait peu du champ parallèle à la surface, dont l’effet

principal serait analogue à celui de la température.

Notons qu’au cours des mesures, le courant I

produit sur une face un champ tangentiel voisin de 1/2 1, double de ce qu’il serait sans bande de retour.

Ce champ, bien que toujours inférieur à 2 H,, pourrait

influencer légèrement les vitesses, et intervenir dans les vitesses maxima observées ; cet inconvénient est

compensé par la diminution radicale des effets de bord : sans bande de retour nous ne recueillons aucun

signal tandis que les courbes typiques de l’écoulement de flux se trouvent perturbées.

Il. 1 4) Effet de « conservation » du flux.

-

L’expé-

rience présente se prête bien à une mesure du temps de vie du flux appliqué localement par Hp : si l’on

envoie les impulsions HP dans la bobine centrale B,

un instant ’1: avant les impulsions de courant, on peut voir dans Bo ou B2 si du flux émis se conserve en

l’absence de courant. Avec de l’étain pour OT=0,05 OK,

nous avons constaté un temps de conservation de l’ordre de 2 ms : pour z

=

2 ms, on observe un signal

retardé par rapport au départ du courant d’une même quantité 0 que pour L

=

0, mais affaibli. Si l’on envoie des impulsions de courant très rapprochées entre

deux impulsions Hp, on retrouve le signal habituel,

mais découpé en tranches séparées, existant là où le courant existe : tout se passe comme si entre deux

impulsions de I, le flux était arrêté (à condition d’opé-

rer avec une fréquence de récurrence du courant assez

grande).

Nous n’avons pas effectué les expériences systéma- tiquement, mais il semble que cette conservation repré-

sente un phénomène distinct de la diffusion pendant

le transport : en présence de courant nous avons pu

observer, en diminuant la température, des retards 01 atteignant 50 ms, alors que la conservation du flux en l’absence de courant était de quelques millisecondes.

Les retards utilisés ici pour calculer nos vitesses

(Fig. 3-4) se trouvent presque toujours inférieurs ou

comparables aux temps de conservation, correspon- dant à des vitesses de l’ordre du m/s pour l’étain.

La cohésion d’une « tache » de flux isolé peut être liée à deux paramètres : l’ancrage du flux, et le para- mètre 03BA de Ginzburg-Landau (l’énergie de paroi

aux interfaces normal-supraconducteur favorise une dispersion ou une coagulation du flux). Nous avons

fait des mesures sur des bandes d’étain plaquées d’or

sur les deux faces et constaté que d’une part, aucune

conservation n’était plus observable, d’autre part

que dans les conditions de mesure des temps de vol

(1: très petit négatif), les signaux recueillis étaient

considérablement plus faibles qu’en l’absence de

(8)

sur le flux [10] ; notons qu’une diffusion possible de

l’or dans l’étain n’a pas provoqué de diminution de Tc.

Des essais de « conservation » sur les alliages PbBi per- mettent de dire qualitativement qu’une certaine cohé- sion du flux est visible sur Pb pur, diminuée sur

Pb 1 % Bi, et très faible sur Pb 2 % Bi [03BA(4,2 °K) = 0,9

à 1,2] : cela pourrait correspondre à des observations de Essmann [15], et à une théorie récente [16] selon laquelle pour x L7 les courants circulant autour des vortex auraient une distribution qui rend possible

une interaction attractive entre tubes de flux ; toute- fois nos échantillons sont écrouis et un tel passage

progressif de première à deuxième espèce doit être

étudié d’abord sur des alliages très homogènes et

recuits.

11.2 ECHANTILLONS DE DEUXIÈME ESPÈCE.

-

Les matériaux examinés, Nb et PbBi, l’ont été à 4,2 oK,

assez loin de Tc: cela conduit d’une part à utiliser des densités de courant assez fortes pour obtenir des

signaux à cause des forces d’ancrage (d’où un risque d’échauffement), d’autre part à superposer un champ perpendiculaire Ho de façon à aider 7/p à « percer » l’échantillon (les courants induits par Hp étant infé- rieurs au courant critique sans Ho).

II.2 1) Remarques expérimentales et résultats.

-

Remarquons d’abord que les signaux recueillis ici ont un comportement intermédiaire entre celui indiqué

par la figure 2b et celui de la diffusion ; une difficulté

de mesure provient de l’influence de la durée de Hp

sur les vitesses apparentes : une durée minimum de Hp

est nécessaire pour le piégeage (Voir I. 3 a), et pour les

grandes vitesses les retards 0 deviennent voisins de cette durée (elle-même fonction des champs Ho super-

posés). Notons encore que les courbes de tension

v( + J) et v( - J) peuvent différer de plus de 10 %

selon le sens de J et qu’une certaine hystérésis existe

dans les courbes de vitesse.

Sur le niobium nous avons peu de résultats quantita-

FIG. 5.

-

Courbes de vitesse

en

champ normal (Ho

=

Hoz)

sur

Pb 1 % Bi à 4,2 °K. Pour toutes les

mesures sur

Pb 1 % et

2 % Bi, le champ Hp atteint environ 200 Oe.

pour Ho = 1 k0e, Hp = 200 Oe et J = 5 x 103 A jcm2.

Quand Ho augmente les courants « critiques » dé-

croissent et le sens de Ho impose celui de I.

Sur l’alliage Pb 1 % Bi, les mesures de vitesse donnent des courbes v(J) pour différents Ho (Fig. 5)

très semblables aux courbes tension-courant obtenues

en régime d’écoulement de flux. Pourtant on ne voit pas de relation simple entre v et V (ou dV/dI ou VI) ;

la figure 6 indique seulement que pour Pb 2 % Bi les

F’m. 6.

-

Courbes de vitesse

en

champ normal (Hq

=

Hoz) sur Pb 2 % Bi à 4,2 OK. La tension V(J) est la moyenne de V(+ J)

et V(- J). Les courbes Y(J) sont épaissies

aux

abscisses où les

mesures

de v(J) sont possibles. La courbe Haz

=

750 Oe est déduite de signaux affaiblis.

FIG. 7.

-

Courbes à vitesse constante J = zou)

sur

Pb 1 et

2 % Bi à 4,2 °K. Régions (A) et (A’) : pas de signal (vitesses nulles

ou

très faibles). Régions (B) et (B’) :

mesures

douteuses (mélange de diffusion et de transport). Régions (C) et (C’) :

état normal (diffusion seule).

(9)

298

courbes v(J) « commencent » pour des courants qui

donnent à peu près une même tension. On note que les pentes dvIdJ pour Pb 2 % Bi (Fig. 6) sont peu

sensibles à Ho, contrairement au cas de Pb 1 % Bi (Fig. 5). La figure 7 donne les courbes à vitesse cons- tante J(Ho), déduites des réseaux v(J) à Ho constant ;

ces courbes séparent dans le plan (J, H) des régions

de comportements différents. Remarquons que des vitesses de l’ordre de 100 m/s ont été déduites d’autres

expériences [18].

II.2 2) Relations vitesse-champ électrique, équations

de mouvement.

-

Pour une bande soumise à une

induction normale B, les relations du modèle d’écou- lement de flux décrivent l’équilibre des forces agissant

sur les tubes de flux, mobiles à la vitesse v

=

vx sous l’action d’un courant J

=

Jy (Fig. 1), par la relation suivante, valable pour Jcpo supérieur à J, go, force

d’ancrage [21 ] :

J~0 = go J.(B) + ilv (avec ~ = w0 110 Hc2lP.) - (8)

Le champ électrique mesuré E

=

Ey, en admettant

que la vitesse v soit bien définie (J et BZ dépendant

peu de x) n’est pas simplement proportionnel à la

vitesse : si une proportion de flux p(J, B) reste immo- bile, on a [9] :

On voit que la vitesse mesurée peut être supérieure

à E/B et que la tension ne reproduit pas forcément la vitesse à induction constante. L’existence d’un angle

de Hall, de forces d’ancrage et de frottement aniso- tropes [12, 14], ainsi que des variations du nombre de quantas de flux par tube [9], modifient la relation (8),

introduisant les non-linéarités ou des changements de pente dans les courbes de tension et de vitesse. Cepen-

dant la pente des courbes v(J) pour Pb 1 % Bi dépend

de l’induction dans les zones des grandes intensités,

et pour Pb 2 % Bi se trouve être un ordre de grandeur supérieur aux pentes données par (8) : cela suggère

que les vitesses mesurées ne correspondent aux modèles

d’écoulement de flux que dans la zone des J assez

petits (débuts de courbes, plus visibles Fig. 5). Pour

les J supérieurs on peut avoir un changement de vis- cosité, mais la nature des signaux observés incite

plutôt à reconsidérer la signification des vitesses,

comme cela paraît souhaitable pour d’autres types de

mesures de vitesses [4, 5] : l’équation (8) est en fait

une relation locale et la densité de courant J, modifiée

par le courant qui entretient la perturbation de flux, dépend de x et de t. A l’équation (8) il faut adjoindre l’équation de Maxwell

et l’équation de continuité pour la densité des tubes de flux n

=

Blgo :

En supposant que Je est assez petit ou ne dépend

pas trop de B, on obtient une équation de mouve-

ment en B(x, t) :

Dans cette équation, en posant b = B - po Ho et oy

=

qltio (po Ho, on retrouve les termes de l’équation

de diffusion (2). Nous n’avons pas résolu l’équation (11), laquelle ne représente qu’une approximation : en

effet l’hypothèse B

=

B.-(x, t) est discutable, on néglige

la proximité du circuit de retour du courant (existence

d’un champ By(x, z), d’un gradient ôBz/ôx, courants

de Foucault dans la bande de retour) ; de plus, des

forces supplémentaires peuvent résulter d’une cour-

bure des tubes de flux, de l’élasticité du réseau de vortexes et de possibles gradients de température aux

forts courants [19]. Aussi ne pouvons-nous donner à

nos mesures de grandes vitesses qu’un intérêt expéri-

mental (contrôle facile d’un retard électrique ou d’une vitesse, pour une utilisation en mémoire, logique ou

interaction avec un phénomène quelconque de propa-

gation). Il paraît souhaitable d’étudier de plus près ce phénomène de propagation rapide par des mesures

plus systématiques, avec des bobines de mesure mieux

implantées (plus nombreuses, plus petites, non toutes alignées).

11.2 3) Autres possibilités de mesure.

-

Notre technique de mesures, si elle nous conduit surtout à

des résultats sur les échantillons de première espèce (II.1), paraît susceptible d’être utilisée pour étudier des phénomènes propres aux supraconducteurs durs,

à grandes valeurs du paramètre critique B.J,, : la

même expérience, avec des impulsions HP plus ou

moins rapprochées, pourrait aussi fournir des données

sur les instabilités magnétiques (sauts de flux) en régime adiabatique [20] ou isotherme [3] (nous avons supposé ici que la diffusivité thermique était très grande et que la température restait voisine de celle du bain, compte tenu des bonnes conditions de refroi- dissement de nos échantillons). Pour mieux compren- dre la propagation du flux, ses vitesses et directions il est souhaitable là encore de varier l’implantation

des bobines de mesure, et de disposer des contacts

pour la tension transveisale.

Un autre problème pourrait être abordé par ces

techniques : une hypothèse quelquefois émise consiste,

à dire que la vitesse d’un tube de flux serait limitée à la vitesse de propagation du son dans le matériau- support. Dans certaines conditions, le courant « d’em- ballement » pour lequel on quitte le régime d’écoule-

ment normal du flux serait celui où la vitesse du flux atteint cette limite VS. Cela conduirait à des densités de courant limites égales ou inférieures à :

’Jmax = 110 Hc2 VSIP. -

°

(12)

Pour un alliage PbBi à faible teneur de Bi, Vs est de

(10)

échantillons très minces, afin de manipuler des courants

raisonnables et d’éviter la création par le courant d’un

champ tangentiel trop intense (proportionnel à l’épais-

seur pour J donné) ; la technique d’impulsions de champ et de courant semble bien adaptée à ce pro-

blème, mais comme nous l’avons vu à propos des résultats sur Pb 2 % Bi, nous mesurons des vitesses relativement grandes (150-200 m/s), des précisions

restent à apporter dans l’interprétation des mesures, même en l’absence de champ extérieur.

Conclusion.

-

Depuis l’apparition du premier

modèle pour la résistivité apparente des supraconduc-

teurs [21] plusieurs types d’expériences ont consisté à

mettre en évidence les mouvements de flux associés à cette résistivité ; grâce aux mesures dynamiques expo- sées ici, on peut aborder sous un angle nouveau

trique [7] et thermique [10] sur les supraconducteurs

de première espèce en champ perpendiculaire. Les

mêmes techniques d’impulsions fournissent d’autres données sur le comportement d’un flux inhomogène,

et peuvent s’appliquer à d’autres formes d’échantillons.

Pour une étude approfondie des forces agissant sur

le flux, il est souhaitable d’effectuer simultanément les différents types de mesures de transport, au moins

sur les mêmes échantillons [7] ; aux observations

photographiques directes [6], utilisables pour les faibles vitesses de flux, on peut ajouter les mesures de

vitesse inductives, qui s’étendent à des vitesses beau- coup plus grandes.

L’auteur tient à remercier le Professeur G. Deutscher pour ses conseils et M. E. Thepault pour son aide

expérimentale.

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