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De la production à la distribution : forces, faiblesses et enjeux

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Academic year: 2021

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Submitted on 29 May 2020

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De la production à la distribution : forces, faiblesses et enjeux

Benoit Jeannequin

To cite this version:

Benoit Jeannequin. De la production à la distribution : forces, faiblesses et enjeux. Comptes Rendus de l’Académie d’Agriculture de France, Académie d’agriculture de France, 2006, 92 (4), pp.84-85.

�hal-02653948�

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FILIÈRES FRUITS ET LÉGUMES

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Copyright Académie d’Agriculture de France. Séance du 17 mai 2006. 1

DE LA PRODUCTION À LA DISTRIBUTION : FORCES, FAIBLESSES ET ENJEUX

par Benoît Jeannequin

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Avec une production annuelle de fruits et légumes proche de 10 millions de tonnes, la France se situe au troisième rang des pays producteurs de l’Union Européenne. Cette position démontre une forte capacité de production qui constitue un atout majeur pour l’ensemble de ce secteur.

En effet, la grande diversité de situations pédo-climatiques de notre pays permet la culture d’un large éventail d’espèces fruitières et légumières et, pour plusieurs d’entre elles, une bonne couverture de campagne en termes de gammes et de calendrier. De plus, la professionnalisation des exploitations, le dynamisme des entreprises de transformation et la présence d’un dispositif de recherche et d’expérimentation public et privé conséquent concourent à l’optimisation des rendements et placent ces productions à un niveau qualitatif et technologique globalement élevé.

La France jouit aussi d’une position géographique intéressante et profite de sa proximité avec les principaux bassins de production ainsi qu’avec les zones de consommation de l’Europe pour positionner ses productions mais aussi pour accompagner le développement et la valorisation économique d’outils logistiques performants sur le territoire français.

La production française a donc un certain nombre d’atouts, néanmoins comme en témoignent les récentes crises, le secteur des fruits et légumes se trouve aujourd’hui face à plusieurs défis.

Pour rester compétitifs face à l’accentuation de la concurrence internationale, les producteurs doivent réduire leurs coûts de production, ce qui pour de nombreuses cultures légumières et fruitières passe par une réduction des charges de main d’œuvre. La mise en oeuvre de solutions permettant d’améliorer l’ingénierie de la production contribuera en outre à répondre au risque d’aggravation de pénurie de main d’œuvre.

L’apparition plus fréquente de nouveaux bio-agresseurs et le retrait de l’homologation à de nombreux produits phytopharmaceutiques sont également sources de préoccupations. Les organismes de recherche et d’expérimentation devront être en mesure de proposer, par la combinaison de différentes méthodes de lutte, des stratégies optimales à la fois pour la protection des plantes et le respect de l’environnement. De manière plus générale, les innovations permettant d’optimiser, voire de réduire, l’utilisation d’intrants devra être recherchée et encouragée pour satisfaire aux contraintes réglementaires qui ne vont pas se relâcher (normes environnementales, sécurité sanitaire).

La résolution des problèmes techniques ne sera toutefois pas suffisante pour assurer la pérennisation des filières fruits et légumes. Le manque actuel de concertation des acteurs, couplé à la forte atomisation de l’offre, complique l’organisation commerciale et freine la valorisation de la

1

Ingénieur de recherche à l'INRA dpt SAD, directeur de la Station Expérimentale du Mas Blanc, Alenya.

Courriel : [email protected]

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FILIÈRES FRUITS ET LÉGUMES

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Copyright Académie d’Agriculture de France. Séance du 17 mai 2006. 2

qualité des produits. L’organisation économique doit se renforcer afin de conduire une réflexion stratégique intégrant le poids croissant de la grande distribution jusqu’à l’existence de niches diversifiées, et de pouvoir engager les démarches permettant d’assurer un positionnement durable et économiquement rentable des activités de ces filières.

(Reçu le 17 mai 2006)

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