A NNALI DELLA
S CUOLA N ORMALE S UPERIORE DI P ISA Classe di Scienze
M ICHEL H ICKEL
Quelques résultats de division dans A
∞(Ω)
Annali della Scuola Normale Superiore di Pisa, Classe di Scienze 4
esérie, tome 15, n
o1 (1988), p. 35-63
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dans
A~ (03A9)
MICHEL HICKEL
Introduction
Le travail
qui
suit a pour butd’apporter
des éléments deréponse
auxproblèmes
suivants:Soient il un ouvert
pseudo-convexe
deen, n
à bord lisse C°°(ou
bien fiest un
produit
de tels ouverts m i.e.0 = 01
x~2
x ~ ~ ~ xfim
avecni pseudo-convexe
à bord lisse C°° de
M
pi =n)
et des fonctions U1,"’, uhholomorphes
_i=1
dans un
voisinage V de fi quand
peut-on affirmer que:1)
L’idéal + ... + est fermé dans l’anneau oùA °° est l’anneau des fonctions
holomorphes
dans 0 et C°°jusqu’au
bord de fi.
2) SoitX= Iz
EV tq uh (z)
=0~.
Soit F E nulle surX
n fi
alors il existe tel que F"~ Eu1 A°°
+ ... +uhA°° (n) -
Contrairement aux situations
envisagées
dans[1] [4]
et[10] (th
2.4 p.146)
on autorise ici X à avoir dessingularités (en particulier
auvoisinage
dean).
Depuis
A.Nagel,
R.Gay
et A. Sebbar([21] ] [22] [14])
on sait que pourrépondre
parl’affirmative
à1)
il suffitessentiellement de savoir
que l’idéal(0)
+ ... +uhC°° (0)
est fermédans
C°°(fÎ),
où C°°(fl)
est l’anneau des fonctions C °° au sens deWhitney sur fi.
On est donc conduit à étudier le
problème
suivant:3)
"Sousquelles conditions"
l’idéal Ut C°°(0)
+ ... +Uh CI (0)
est-il fermédans l’anneau munit de sa
topologie
usuelled’espace
de Fréchet.Lorsque
ail estanalytique 3)
atoujours
uneréponse positive.
Dans le casgénéral
leproblème 3)
a été étudié par E. Amar d’une part et E. Bierstone et P.D. Milman d’autre part([3] [8] [9]).
Pervenuto alla Redazione il 23 Marzo 1987.
Ces auteurs construisent une filtration localement finie de X
par
desensembles
analytiques
X =XI D X2 ...
telle que si ViXi et fi
sontrégulièrement
situés alors3)
aune réponse positive.
Nous allons proposer,
lorsque
X est auvoisinage
de une intersectioncomplète
locale localementirréductible,
unecondition
d’une nature différenteet
qui
se veut"proche
de- la seule condition Xet fi
sontrégulièrement
situés".Précisément
e C np(z) 0 }
un ouvert à bordlisse;
dire que Xet fi
sontrégulièrement
situéséquivaut
à:(R.S)
b’K compact,3c,
a > 0 tels que i.e. avec les notations de[25]
p vérifieEcrivons maintenant X comme
l’image
par unmorphisme analytique
propre d’une variété lisse i.e. soit avec E variété
analytique
lisse etn : E - V fl
analytique
propre et = X(par
commodité nousappelerons
un tel
couple
uneparamétrisation
deX).
Nous dirons que(F.R.S.)
est vérifiéesi:
vérifie
ou ce
qui
estéquivalent
p o II vérifie(Les
notations sontrappelées
au§0
et la définitionprécise
est donnéeau §
1 def2).
Obtient alors le résultat suivant:
THÉORÈME 1 : Soient n un ouvert de en à bord lisse et 1 le
sousfaisceau
d’idéaux de
Ov engendré
par les us .Supposons
que1,,
est un idéalpremier
de
pour
tout x dans unvosinage
de X n an et que ‘d x E XI,
peut êtreengendré
par p éléments de où p =codimxX. Alors
si pourune
paramétrisation (~, rI)
deX (F.R.S.)
estvérifiée,
l’idéalu1C°° (~).+ ~ ~ ~ + est fermé
dansCOO (0) .
Ce résultat permet de construire facilement des
exemples simples
où lesconditions suffisantes
proposées
dans[3] [8] [9]
sont en défaut et où l’on peut néanmoins conclure à la fermeture de l’idéal(cf. ~ 1).
Le fait que pour
une paramétrisation
de X(F.R.S.)
soit vérifiéeentraine
toujours
que Xet fi
sontrégulièrement situés,
nousignorons
engénéral quel
est .le lien exact entre ces deux conditionscependant
pour des ensemblesanalytiques
admettant de "bonnesparamétrisations"
ces deux conditions sontéquivalentes (cf.
lemme4 § 1 ).
On en déduit:COROLLAIRE 1.1: Soient n un ouvert à bord lisse de en et 1 le sous-
faisceau
d’idéaux deD~, engendré
par lesSupposons
que:i)
d x dans unvoisinage
de X nIx
est un idéalpremier.
deii)
‘d x E X nIx
peut êtreengendré
par p éléments de avecp =
codimx
X.’
iii)
dx E X n ail la normalisation±,,
du germe est une variété lisse.Alors les suivantes sont
équivalentes 1)
Xet fi
sontrégulièrement
situés.2)
L’idéal U 1 C°°(~) + ~ ~ ~
+Uh COO (0)
estfermé
dans C°°(0).
Les conditions
i) ii) iii)
de ce corollaire bien que restrictives autorisent néanmoins X àposséder
dessingularités
auvoisinage
de(cf. §
1 remarques9.3);
il en résulte que le genre de conditionsenvisagées
dans[3] [8] [9]
n’estpas
toujours optimal.
Les
techniques
de[ 1 ] [ 14] [21 ] [22] permettent
alors d’obtenir des résultats similaires dans A°°(il).
THÉORÈME 2: Soit fi un ouvert
pseudo-convexe
de CC n à bord lisse C°° .Supposons
quel’~
soit un idéalpremier
de pour tout x dans unvoisinage
de X n an et que dx E X n
puisse
êtreengendré
par péléments
deavec p =
codimxX.
’
Alors si pour une
paramétrisation (E, II)
de X(F.R.S.)
estvérifiée
l’idéalulAOO(n)
+ ... +uhAOO(n)
estfermé
dansA - (n).
"
On en déduit dans A °°
(n)
un résultat semblable au corollaire 1.1.On peut ensuite retrouver les résultats de J.M.
Ortega [23] [23 bis]
et de Jacobzack[ 17]
sur leproblème
de Gleason dans AOC(il).
THÉORÈME 3: Soit n un ouvert
pseudo-convexe
de en(0
borné ounon)
ou bien
produit
de tels ouverts. Alors:est
toujours fermé dans
A°°(fi
xfi)
Ce résultat est
une conséquence
facile du travail fait dans[23]
et du faitque dans ce cas X
et fi x fi
sonttoujours régulièrement
situés.En ce
qui
concerne leproblème
n° 2 nousapportons
laréponse partielle
suivante:
THÉORÈME 4: Soient n un ouvert
pseudo-convexe
borné de CI àbord lisse;
u1, ~ ~ ~ , uh desfonctions holomorphes
dans unvoisinage V
den,
X = tel queU1(Z) =...
= =0).
Supposons
que X soit auvoisinage
de X n ail une intersectioncomplète
locale localement irréductible et que b’x E X n an la
normalisation.
dugerme
X.,
soit une variété lisse. Alors si X n n =X n
fi et X et fi sontrégulièrement
situés pour toute F E nulle Xn fi
il existe mEN telEnfin,
dans un dernier temps, on cherchera à prouver l’existence"d’opérateurs
linéaires continus de division". Onrépondra lorsque fi
estpseudo-
convexe borné dont le bord
possède
lapropriété ( P)
de D. Catlin[ 11 ] .
Précisément:
THÉORÈME 5: Soit fl un ouvert
pseudo-convexe
borné à bord lisse dont le bordsatisfait
lapropriété (P)
de[ 11 ]
ou bien fiproduit
de tels ouverts etsoient u 1, ~ ~ ~ , Uh
holomorphes
dans unvoisinage
Vde fi.
Alors si l’idéal + ... + est
fermé
dans ilexiste un
opérateur
linéaire continu de division i.e. il existe L linéaire continu:tel que
COROLLAIRE 5.1: Soit il un ouvert
pseudo-convexe
borné à bord lisse C°°dont le bord
satisfait (P) (ou
bienproduit
de telsouverts).
Il existe alors un
opérateur
linéaire continu LSignalons
que tous les ouvertspsuedo-convexes
detype
fini au sens de[12]
ont lapriorité (P) d’après [ 11 ] .
Notre étude est
organisée
comme suit: leparagraphe
0précise
les notationset énonce un résultat de fonctions
composées
différentiables de E. Bierstone etP.D. Milman
qui
est l’outil essentieldu § 1.
Le § 1
étude la division dansCOO (TI),
on y démontre le Théorème 1 ainsi quequelques
"variantes" de ce résultat. Les outils utilisés sont les résultatsclassiques
sur les idéaux de fonctions différentiables telsqu’ils
sontexposés
dans le livre de J.C.
Tourgeron [25]
ainsiqu’un
théorème defonctions-composées
différentiables de
[6].
Le§2
donne la preuve des Théorèmes 2 et 3 à l’aide des résultats de[14] [21] [22] [23].
Le§3
démontre le Théorème 4. Le§4
démontrele Théorème 5 et son corollaire à l’aide des résultats de
[11]
et des Théorèmesde
Vogt-Wagner
sur les sous-espaces et lesquotients
de S(S
espace des suites à décroissancerapide).
0. - Notations et énoncé d’un résultat de E. Bierstone et P.D. Milman Notations: Nous noterons par
-
Ôv
le faisceau des germes de fonctionsholomorphes
sur un ouvert V deen.
-
A29
le faisceau de baseTI
des germes de fonctionsholomorphes
dans 0et C°° jusqu’au
bord de fi.-
’0
eteP-l respectivement
les faisceaux des fonctions C°°jusqu’au
bordde 0
et des (p, q)
formes différentielles à coefficients C°°jusqu’au
bordde 0.
-
1) l’espace
des sections sur un ensemble A d’un faisceau1,
la fibreen un
point
x du faisceau 1 sera notée1,.
- Si
f
est une fonction C°° nous noterons par sa série deTaylor
aupoint x
et parV ( f )
l’ensemble de ses zéros.Nous
rappelons
maintenant deux définitions.DÉFINITION 1 : Soient
A, B
deuxfermés
d’un ouvert U de on dit que A et B sontrégulièrement
situés en unpoint
p E A n B si l’une des deux conditions suivanteséquivalentes
est réalisée:*) 3Vp voisinage
de p et des constantes c, a > 0 tels que**) 3Vp voisinage de p
et des constantes c, ce > 0 tels queSi A et B sont
régulièrement
situés en toutpoint
on dit que A et B sontrégulièrement
situés.DÉFINITION 2: Soit
f :
U - C~ unefonction définie
dans un ouvertU c à valeurs dans C, et soit
A,
B deuxfermés
de U on dit quef vérifie
£
(B, A)
si la condition suivante estsatisfaite:
Notre étude est basée sur le résultat suivant de E. Bierstone et P.D. Milman.
THÉORÈME
(THÉORÈME
0.2 de[6]):
Soient M et N deux variétésanaly- tiques
réelles. Soit ’11 : M - N unmorphisme
réelanalytique
propre. SiW(M)
est Nashsous-analytique,
alorsl’algèbre W* C’ (N)
est une sousalgèbre fermée
de COO(M).
Ainsi si.f
E C°°(M)
etf
E alors il existeF E
C°°(N)
telle quef
= F o ’11;(~V (C- (N» r désignant
comme d’habitudeles éléments soit
plat
surNous utiliserons ce résultat
lorsque W(M)
sera un ensembleanalytique.
1. - Sur les
idéaux
de C°°(0) engéndrés
par des fonctionsanalytiques
auvoisinage de Q
Soit A un fermé d’un ouvert U de RP
(ou en),
ondésignera
par C°°( A)
ou C
(A)
l’anneau des fonctions C°° au sens deWhitney
sur A muni de satopologie
usuelled’espace
de Fréchet(topologie quotient
de C°°(U)
par l’idéal des fonctionsplates
surA).
Soit maintenant fi un ouvert de RP(ou en)
nousferons la définition suivante.
DÉFINITION 1: Soit
0 ~
l’ anneau des germes defonctions analytiques
réelles au
voisinage
de x(Resp 0,,
anneau des germes defonctions holomorphes
au
voisinage
dex).
Soit alors I un idéal deOR (Resp
nous dirons queest fermé
dans si lacondition
suivante estsatisfaite:
~
Soit 1 un
sous-faisceau
d’idéaux de typefini
deOR
@(Resp Ov ),
tel queil existe
un voisinage
ouvertVx
de x tel queIF (n
nVx, 1 en)
soit unidéal
fermé
nVx).
En
fait
si nVx,
1en)
estfermé
alors pour tout ouvert nW, 1 en)
estfermé
comme on peut le constater en utilisant le lemme 6.1 p.113 de
[25].
Ainsi étant donné un
ouvert
il et ah des fonctionsanalytiques
réelles dans un
voisinage V de fi
et 1 le sous-faisceau d’idéaux deÔfl engendré
par les cei.
1
On a compte tenu de la définition 1 et du théorème de division de
Malgrange.
_CÎ 1 C - (ii)
+ ... +Cgh C
fermé dansC- (n)
==> ‘dx E estfermé dans
e-a.. Rappelons
maintenant un lemme:°
LEMME 1: Soit
OR
l’anneau des germes defonctions analytiques
réellesau
voisinage
de x(Resp 0.,).
Alors est unOR
modulefidélement plat.
(Resp ’o.x
est0,, fidélement plat).
’~~’ ’
PREUVE: ce résultat est
prouvé
dans[22]
pour0.,,
c’est en fait uneconséquence
facile de laproposition 2.3,
p. 93 de[25]
et du théorème de division deMalgrange.
Voici maintenant un lemme
qui permet
de fairequelques
réductions.LEMME 2:
1)
SoientPm
des idéaux de0 ~ (Resp
tels que si i~ j ,
ilexiste
fi
EPi
non diviseur de ’ zéro dans0 / Pj
alors les suivantes sontéquivalentes:
est
fermé
dansta..
, est
fermé
dans2)
Soit I un idéal de0,, (Resp
et soit I qi unedécomposition primaire
réduite del, Pi
=Viii
alors si estfermé
alors im est
fermé
dans°
PREUVE
2)
LesPi
sont lespremiers
associés à il existe donc ai e0,,
tel que siSa, désigne
lamultiplication
par ai on ait une suite exacte 0- Q - Ox ~ Ox /1,
si
Pi
et 1représentent Pi
et I on a donc par cohérence une suite exacte dansun
voisinage
W de x: cet
appliquant
le foncteur0 o C-a qui
est exact on obtient la suite exacteainsi pour tout
voisinage
on a une suite exacte
mais est fermé
implique
que pour~~
suffisammentpetit
est un
espace topologique séparé
donc~~~ 1 (0) -
est un idéalfermé de ce
qui
prouve2).
1) ii)# i)
on a facilement par le lemme 1ii)=>i)
en résulte.i)=>ii)
Soitil
e{ 1, ~ ~ ~ , m~ fixé,
parhypothèse
il existef E n Pj f
non diviseur de zéro dans ainsi siles représentent
lesigéii
Pi
il suit parplatitude
que pour Il toutvoisinage
I;z - ,,, 1Vx
de x suffisammentpetit f
n’est pas diviseur de zéro dans
Mais si est fermé il suit que pour tout
voisinage
depetit,
on a et doncet donc
Le
1)
du lemme 2 ramène l’étude des idéaux réduits à celle des idéauxpremiers,
le2)
a pourconséquence.
PROPOSITION 1 : Soit 0 un ouvert de R~p
(Resp en)
et soient a 1, ~ ~ ~ , ahdes
fonctions analytiques réelles
dans unvoisinage
V deS~ (Resp holomorphes
dans un
voisinage
V de0)
et 1 lesous-faisceau
de0: engendré
par les ai(Resp
lesous-faisceau
de Alors si a 1 c °° ~- ~ ~ ~ + ah c °° estfermé
lacondition suivante est réalisée:
V x E an, soient les
premiers
associés à1,.
etdes
sous-ensemble analytiques
dont les germes en x induisent les alorsXi et fi
sontrégulièrement
situés en x.PREUVE: Il est connu que si sont des
fonctions (analytiques)
dans un ouvert U de RP la fermeture de
l’idéal E
ai Coo(0
nU) implique
_
que X =
{z
E U tq ai(z)
=01 et 0
n U sontrégulièrement
situés.(La
preuve estanalogue
à celle de3)=>1)
dans laproposition 4.3,
p. 102 de[25]).
Laproposition
1 résulte de cefait,
et du2)
du lemme 2.EXEMPLE 1: On se
place
dans I~3(variables
x, y,z)
et on considèren =
{(x,
y,z) -
y + e-4 0}
et soit l’idéal de C°°engendré
par(x2, xy).
Une
décomposition primaire
réduite(à l’origine)
est(x 2 x y) _ (x)
n( x2 , y)
ainsile
premiers
associés à(x2, xy)
sont(x)
et(x, y),
or X ={x
=0} et 0
sontrégulièrement
situés et Y ={x = y
=0}
et0
sont nonrégulièrement situés,
donc par la
proposition
1 x2 C-(fi)
+xyC°° (0)
n’est pas fermé. En effet soit par le théorèmespectral
deWhitney
cependant f fi- ( x2 ,
car sinonmême pas borné au
voisinage
del’origine
sur la courbeREMARQUE
1:Curieusement,
cette condition nécessaire pour la "division"ne semble pas
apparaitre
directement dans les conditions suffisantesproposées
par E. Bierstone et P.D. Milman dans
[8]
ou[9].
Nous tentons maintenant de donner une condition suffisante pour la division.
Pour la commodité de
l’exposé
nous utiliserons laterminologie
suivante:TERMINOLOGIE: Soit X un sous-ensemble
analytique
réel d’un ouvert V de RP; onappellera paramétrisation
de X, unmorphisme analytique
propre Il d’une variété Eanalytique
réelle II : E -~ V tel queTI(E)
= X.Bien entendu tout ensemble
analytique
admet uneparamétrisation
commele montre les résultats de
désingularisation
de Hironaka[16].
DÉFINITION 2: Soient 0 un ouvert à bord lisse de RP
(i.e. {x
ERP tq p ( x) 0} où p
Ec°° (RP) d p ~
0 sur X un sous-ensembleanalytique
réel d’un
voisinage V
de0,
et soit(E, II)
uneparamétrisation
de X nousdirons que
(F.R.S.)
estvérifiée
si:Pour tout y E E et toute carte
(U, cp)
de E en y la condition suivante estsatisfaite:
REMARQUE
2:i) Lorsque
X est audépart
une variété lisse dire que(F.R.S.)
est vérifiéeavec la
paramétrisation cononique injection cononique
nesignifie
rien d’autre que X et n
régulièrement
situés.ii)
On peut vérifierque si
pour uneparamétrisation (E, n)
de X(F.R.S.)
estvérifiée alors X
et 0
sontrégulièrement
situés. Nousignorons quels
sontles ensembles
analytiques
pourlesquels
on peut trouver uneparamétrisation (~, n)
telle que:X
et 0 régulièrement
situés ~(F.R.S.)
est vérifiée(avec ( ~, II)
commeparamétrisation).
Nous donnerons
cependant
une classe d’ensemblesanalytiques simples
pour
lesquels
il existe de tellesparamétrisations.
PROPOSITION
2:
Soient desfonotions analytiques
réelles dansun
voisinage
Vde 0
et X ={x
E V tel quea1 (x) _ ~ ~ ~
= =0)-
On suppose en outre que X est cohérent en tout
point
de X n et que Cg 1 ’ ahengendrent
dans unvoisinage
de X n an lefaisceau
desfonctions analytiques
réelles nulles sur X.Alors
si pour uneparamétrisation (~, rl) de
X
(F.R.S.)
estvérifiée
alorsa1C°° (0) + ...
+Oh Coo (0)
estfermé
dans C°°(0).
PREUVE: Soit
(E, rl)
--> V uneparamétrisation
de X telle que(F.R.S.)
soit vérifiée. Soit F Ecî 1 CI (0)
+ ... +ah Coo (0)
etF
une extensionC°°
quelconque
de F dans V. Soit alors p eX n 0;
par le théorèmespectral
N h
de
Whitney
on aF = M
aioi +Rp
avec a$,Rp
eC 00(V)
etRp plate
en p_
i=l
_
par suite F o TI =
Rp
o TI estplate
sur ceci pour tout p e X nfi
doncF 0
n estplate
sur Soit maintenant m e N* et soit la fonctiongm E comme Fan est
plate
sur il(poll
est facile de voir utilisant le lemme d’Hesténes
([25])
et lesinégalités fournies
par
(F.R.S.)
que gm seprolonge
en une fonction C °° sur Eplate
surque l’on notera encore gm. Maintenant gm E le Théorème de E.
Bierstone et P.D. Milman cité
plus
haut permet donc d’affirmerqu’il
existeG"z
eC °° ( V )
telle que gm =Cm
on, ainsi pour tout m e N* on a uneégalité:
mais
TI(~) =
X, par suiteF - C,n pm
est C°° dans V nulle surX,
comme X est
analytique
réel cohérent dans unvoisinage
W de 9n unthéorème de B.
Malgrange
affirme que dans unvoisinage
W de 9 fl on aavec
am
E comme par le théorème de division deMalgrange classique
on aobtient par
partition
de l’unité:où V’ est un
voisinage
ouvert defi.
Ainsi pour tout on sait écrire
et
Rm m,plate
sur laproposition 2.8,
p. 96 de[25]
permet alors d’écrire
et R
plate
sur an. Soit maintenant la fonction R’ définit parcomme R est
plate
sur le lemme d’Hesténes ditque R’
EC°° (V’ ) ,
maismaintenant pour x e X e en effet pour x E c’est immédiat et pour x E X
n fi
ceci est donné par(3),
ainsi le le théorèmede division de
Malgrange classique
donneet par suite
restreignant l’égalité (3) à ÎÎ
on on obtient i avecEXEMPLE: Placcons-nous dans I~3
(variables (t, x, y) )
et soit la fonctionx,
y)
=y3 -
x5 alors X= ~ (t,
x,y)
telsque w(t,
x,y)
=0}
est un ensembleanalytique
réel cohérentengendre
l’idéal des fonctionsanalytiques
réelles nulles sur X. Soit alors la
pramétrisation
Ilon a
Si n = {p 0)
est un ouvert à bord lisse de utilisant(1)
on peut vérifier(cf.
lemme4)
que:X
et fi régulièrement
situés ~(F.R.S.)
est vérifiée(avec
Il commeparamétrisation).
Ainsi la
proposition précédente
permet de direque
si Xet fi sont régulièrement
situés alors est fermé dansCOO (0) , comme
X et firégulièrement
situé est une condition nécessaire pour que soit fermé.On obtient:
X
et fi régulièrement
situés ~’lICOO (0)
est ferméAinsi prenons l’ouvert de
Alors
X et 0
sontréguliérement
situés est fermé.Cependant sing ~X) et fi
sont nonrégulièrement situés,
on ne peut donc conclure ici à l’aide des résultats de[3] [8]
au[26]. (cet exemple
estl’exemple
non résolude
[9]
section7, exemple 5).
REMARQUE
3:i)
Laproposition
2 admet la formulation locale suivante:Soit p e X si X est cohérent en p et si a 1, ~ - ~ , a h
engendrent
en ple faisceau des germes de fonctions réelles
analytique
nulles sur X. Alorss’il existe un
voisinage Vp
de p et uneparamétrisation
deX n Vp
telle que
(F.R.S.)
soit vérifiée alors l’idéalest fermé dans
ii)
Sous leshypothèses
de la remarqueprécédente
supposons que l’onpuisse
trouver un
voisinage
ouvertVp
de p et uneparamétrisation (~, fl)
deXn vp
telle que
(F.R.S.)
soit vérifiée etest l’idéal des éléments de
en
nuls surX n fi.
En effet soit F
E en
nulle sur X nfi,
comme X est cohérent en p onobtient un
voisinage Vp
de p tel queet
quitte
àmultiplier
cetteégalité
par une fonction à support compact dansVp’
etégale
à 1 auvoisinage
de p on peut supposerque Vp’
=Vp,
ainsi siF
est une extension de F dansVp
on aF
o n estplate
sur n n nVp),
doncplate
sur = On conclue alors exactementcomme dans la preuve de la
proposition
2.Considérons maintenant il c CI et X un sous-ensemble
analytique complexe
dans unvoisinage
V deH;
identifiant CI à on peut considérer X comme un sousensemble-analytique
réel de V. On a alorsLEMME 3:
Supposons
que le germeXx
de X en x soit irréductible et soient U 1, - - - , desfonctions holomorphes
auqui engendrent
en x l’idéal des germes de
fonctions holomorphes
nulles sur X. Alors l’idéalIR (Xx)
des germes defonctions analytiques
réelles nulles surX.,
estengendré
par les
parties
réelles etimaginaires
des u$ 1 i h.PREUVE: Il revient au même de montrer que si
Ic
est l’idéal des germes de fonctionsanalytiques
réelles à valeurscomplexes
nulles surX~
alorsIC (Xx)
estengendré
par i Ùl ûh . ConsidéronsX,,
comme sous-ensemble
analytique
réel de JR2n et soit soncomplexifié
dans c2net Ic (Xx)
l’idéal des germes de fonctions
holomorphes
dansc2n
nulles surX~
on sait[20]
que -Maintenant l’anneau des germes de fonctions réelles
analytiques
à valeurscomplexes
de JR2n --; C s’identifie à l’anneau des germes de fonctionsholomorphes
- C et via cette identificationgrâce
à(1 ) Ic (Xx)
s’identifiea IC (Xx)
Soit
maintenant l’isomorphisme
de’ - c2nL’idéal des fonctions
holomorphes
dans en nulles sur étantengendré
par Mi, uh on
en déduit
que l’idéal des germes de fonctionsholomorphes
dans nulles sur
X x
estengendré
par vl , ~ ~ ~ , v~(on
suppose x =0).
Leproduit
de deux espacesanalytiques
réduits étant encoreréduit on en
déduit
que l’idéal des germes de fonctionsholomorphes dans c2n
nulles sur
X~
xX~
estengendré
parretournant à
X~
parl’isomorphisme
yo. On obtient queIc
estengendré
par et donc vial’identification de et on obtient que est
engendré
par les Ui 1 i hc.q.f.d.
REMARQUE
4: SiXx
n’est pasirréductible,
soit I l’idéal des germes fonctionsholomorphes
nulles surXx, 1 = (~ Pi
où lesPi
sont lespremiers
1_=_r minimaux contenant I on a:
- -
et est donc en
général
différent deI + 1.
PROPOSITION
3: Soient uh desfonctions holomorphes
dans unvoisinage V
defi ,
X =(z
E V tel queu1 (z) - ~ ~ ~ - tth(Z) = 0);
1 lesousfaisceau
d’idéaux deD~, engendré
par les us . On suppose que1,,
estun idéal
premier
de pour tout x dans unvoisinage
de X n Alorssi pour une
paramétrisation (E, TIL
de X(F.R.S.)
estvérifiée
alors l’idéalest
fermé
dans COO(n).
PREUVE:
L’hypothèse
faite sur 1implique
que X est cohérent commeensemble
analytique
réel en toutpoint
de X n ail, laproposition
3 résulte alors de laproposition
2 et du lemme 3.REMARQUE
5:i)
on a une formulation localeanalogue
à celle de la remarque 3i)
ii)
sous leshypothèse analogues
à celles de la remarque3ii)
on obtient que:ult-
+... +uht-
+ult-
+... +uhl-
est l’idéal des germes de nuls sur X nn.
Nous
rappelons
maintenant une définition.DÉFINITION 3: Soit X un ensemble
analytique complexe, x
E X. On ditque X est une intersection
complète
locale en x, si l’idéal des germes defonctions holomorphes
nulles surXx
peut êtreengendré
par p éléments de0.,
avec p = codim
Xz.
THÉORÈME 1. Soient n un ouvert à
bord lisse
deen,
@ U 1, ... desfonctions holomorphes
dans unvoisinage V
defi,
et 1 le
sous-faisceau
de0~, engendré
par les u$ .Supposons
que estun idéal
premier
de pour tout x dans unvoisinage
de X n an, etque X est en tout
point de
X n an une intersectioncomplète
locale. Alors sipour une paramétrisation (E, II)
de X(F.R.S.)
estvérifiée
alors l’idéalU 1 C°°
(0)
+ ... + uh C°°(0)
estfermé
dans C°°(0).
pour conclure que F e il suffit de savoir établir pour tout r e N* une
égalité
dutype:
où les ai., et les sont dans
Coo (0).
En effet si une telle
égalité
estprouvée
pour tout re N*,
soitF
uneextension C°°
quelconque
de F à V on aura alors:et
R,.
rplate
sur X nfi,
unetechnique classique développée
dans[25] (prop.
2.8,
p.96)
permet alorsd’écrire
avec R
plate
surX n fi.
Soit alors G le
jet
surfi u X :
G =le jet
de R surfi,
G = 0 surX;
comme R estplate
sur X nfi et
Xet fi
sontrégulièrement
situés(car (F.R.S.)
estvérifiée)
G est C°°sur n u
X notant g une extension à V de G ona g
= ~
par le théorème de division deMalgrange clssique.
Comme1 ih
9 = R sur Q on obtient donc
Prouvons donc
( * )r
par récurrence sur r. Pour r = 1 laproposition
3donne le résultat.
Supposons
donc avoir établi( * ),.
pour un r > 1 et établissons( * ),.+ 1,
ilsuffit
évidemment
parpartition
de l’unité de le faire auvoisinage
de toutpoint
z E X n fi. Au
voisinage
d’unpoint z
E X n n c’estimmédiat;
Prenons donczo E X n an et soient ~p 1, ~ ~ ~ , des fonctions
holomorphes
dans unvoisinage Vxo
de zoengendrant
1 surVzo
p = codim X on adonc,
parhypothèse
derécurrence,
sur fi nYxo
uneégalité:
Soit z e X
n ù
n~zo fixé,
par le théorèmespectral
deWhitney
où les a, sont des séries formelles.
On a donc
Par le théorème
d’approximation
deArtin,
on peut trouver pour toutv E N des fonctions
analytiques
réellescÍ,"’, cp
et telles que dansun
voisinage Wz
de z on ait’ ’ ’
et telles que la série formelle de en z
(Resp
celle deci
enz) interpolle
à l’ordre v
Soit alors z’ E
Reg(X)
nWz
on peut alors considérer auvoisinage
dez’ les ~p~ comme des coordonnées locales
(car
p = codimX);
fixant alors unindice
(Ji , ... , Jp)
etappliquant
à(2) l’opérateur
différentielOn obtient est nul au
voisinage
de z’ dans X par suiteest nul sur
Reg(X)
nWz
donc sur X nWz
et donc par le lemme 3où mz est le maximal de l’anneau des séries formelles en z, comme ceci peut être fait pour tout v E N le théorème
d’intersection de Krull donne -
et donc grace à la
proposition
3 on ainjectant
cetteégalité
dans( * )r
on obtient(
*)r+i
et donc le Théorème 1.REMARQUE
6:Placcons-nous
dans leshypothèses
des remarques3ii)
et5ii)
et soit F e nul surX n n d’après
la remarque5ii)
ainsi dans un
voisinage
de z on a Vz n nTx F
Emais T~ F
est formellement
holomorphe
donc E n fi ainsi sil’on suppose de
plus que Iz
est intersectioncomplète
le Théorème 1 nous ditREMARQUE
7: Soit 1’ + le sous-faisceau d’idéaux de01 engendré
par les u; et les Ui. Onpeut remplacer
dans le Théorème 1l’hypothèse lx premier
pour tout x dans un
voisinage
de X n an et X intersectioncomplète
localeb’xo
E X n an parl’hypothèse
unpetit
peuplus générale
suivante:b’x dans un
voisinage
deX
nIz
est un idéalpremier
de etb’x E X n Va > 0 + est +
primaire.
La preuve est sensiblement la même que celle du Théorème
1,
ils’agit
de prouver par récurrence des
égalités
du type( * ),.
voici comment l’onpeut
passer de( * ),.
à(
*),.+ 1.
On a uneégalité
Posons
Soit zo E X n
an, d’après [25]
p. 33-36 onpeut quitte
à rénuméroter les u,, trouver 8holomorphe
auvoisinage
delzo, 8
Eup )
c
( u 1, ...up) Ov, zo ,
P =codimzo X.
Pour conclure à( * )r+1
il suffitde voir que or grace au lemme 1 et à
l’hypothèse primaire
ceciéquivaut
à prouver que:or
Utilisant le Théorème
d’approximation
de Artin d’une manière semblable à celle utilisée dans la preuve du Théorème1,
on montre que dans unvoisinage
vzo de zo on a
On conclue alors grace à la
proposition
3 à:et donc à
(
*)r + 1 .
_Nous essayons maintenant d’établir un lien entre la condition X et
fi
sontrégulièrement
situés et le fait que pourparamétrisation (£, II )
de X(F.R.S.)
soit vérifiée. On a le
résultat
élémentaire suivant:LEMME 4: Soit X un sous-ensemble
analytique
réel d’un ouvert V de RP(Resp
un sous-ensembleanalytique complexe
d’un ouvert V deCC n).
Supposons qu’il
existe un ouvert U connexe de!M
et uneapplication analytique
propre:1) n(U) =
x2)
VK compact cX,
VK’ compact c U, il existe des constantes c, a > 0 telles queAlors
pour ouvert fi à bordlisse, n
c V on a:X
et fl régulièrement
situés ==>(F.R.S.)
estvérifiée (avec (Il, U)
commeparamétrisation).
PREUVE: Le fait que
pour
uneparamétrisation (F.R.S.)
soit vérifiée im-plique toujours
que Xet 0"
sontrégulièrement
situés.Réciproquement,
soit0 =