• Aucun résultat trouvé

Notice d’utilisation de la cuve rhéostatique à section variable

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2022

Partager "Notice d’utilisation de la cuve rhéostatique à section variable"

Copied!
2
0
0

Texte intégral

(1)

Notice d’utilisation de la cuve rhéostatique à section variable

Motivations

Le but de cette expérience est de mesurer le potentiel dans une cuve rhéostatique de section variable. Bien sûr, la loi d’évolution du potentiel peut se retrouver à l’aide des raisonnements classiques de l’électrocinétique des régimes permanents.

Toutefois, on peut la retrouver sur la base d’un raisonnement purement thermodynamique : c’est celle qui minimise le taux de production d’entropie qui s’identifie ici, puisque les système est isotherme, à la puissance dissipée.

Présentation générale

La cuve est taillée dans un bloc de PVC de 19 x 28 x 445 mm3. Elle est munie à ses deux extrémités de fiches bananes 4mm reliées à des électrodes en fil de cuivre. Ces électrodes plongent dans une cavité de profondeur constante h=8,0 mm et de longueur L=385mm. Sa largeur dans la zone utile varie linéairement de 3.9 à 15.8 mm comme indiqué sur le schéma ci-dessous :

Avec ces conventions, la largeur du canal s’écrit l(x)=2.6+3.26 10-2x, l et x étant exprimés en millimètres.

Manipulation

Préparer environ 30cm3 d’une solution aqueuse concentrée de sulfate de cuivre (CuSO4) soit l’équivalent d’une cuillère à soupe de CuSO4 solide.

Connecter une alimentation continue et un ampèremètre en série avec la cuve.

Mettre une tension de l’ordre de 5V et remplir la cuve à moitié. L’ampèremètre doit indiquer entre 0,5 et 2mA environ. Si oui, compléter le remplissage jusqu’à 1mm du bord. Sinon, augmenter la concentration du reste de la solution en conséquence ou bien diluer la solution déjà versée. A la fin de l’opération, la cuve doit être remplie jusqu’à 1mm du bord et le courant de l’ordre de 1 à 5mA. Attendre une ou deux minutes que la solution s’homogénéise avant de commencer.

15.8 mm

x (mm) 3.9 mm

fiches bananes

10 mm zone utile 10 mm

0 40 405 445

(2)

Connecter les bornes d’un voltmètre à une des fiches bananes de la cuve et une pointe de mesure. Plonger la pointe de mesure en une abscisse x jusqu’au fond du canal et relever le potentiel V(x). Répéter l’opération tous les 10 ou 20 mm.

Interprétations

Dans le cadre de l’électrocinétique des régimes permanents, le vecteur courant j(x) est à flux conservatif. On en déduit ici que l’intensité I(x) est constante et égale à l’intensité I0

débitée par le générateur et mesurée à l’ampèremètre. La cuve étant à côtés quasi parallèles l’intensité I(x) est sensiblement égale au produit j(x)S(x) de la densité volumique de courant, j, et de la section de la solution S(x)=p l(x) où p est la profondeur de la solution. Dans le cadre de la réponse linéaire bien adapté à la conduction électrolyte la densité volumique de courant est proportionnelle au gradient du potentiel ; soit ici : j(x)=-σ dV/dx où σ est la conductivité de la solution. On en déduit que la quantité l(x)dV/dx=-I0/σp est constante ce qui se vérifie expérimentalement.

On peut toutefois donner une interprétation alternative basée sur un raisonnement thermodynamique.

On peut montrer, cf. bibliographie, que si le système est linéaire et proche de l’équilibre, alors le taux de production d’entropie s. est minimal. Si on suppose le système maintenu à la température T0 (la puissance dissipée est faible, quelques mA sous 5V, et la cuve largement exposée à l’atmosphère) alors ce taux de production d’entropie est égal à la chaleur cédée à l’atmosphère par unité de temps divisée par T0 : ds

dt

= 1 T0

δQ dt .

La chaleur cédée à l’atmosphère est elle même égale à la puissance électrique reçue.

Dans une tranche d’épaisseur dx de volume dτ=S(x)dx, la puissance élémentaire d’écrit :

où E(x)=-dV/dx est le champ électrique local. Dans le cadre de la théorie de la réponse linéaire on a de plus j(x)=σE(x). Finalement, le taux de production d’entropie est donc l’intégrale sur toute la cuve de σS(x)(dV/dx)2/T0. On notera f(V(x),V’(x))=σS(x)V’(x)2/T0.

Il convient alors de minimiser cette intégrale par rapport à la fonction inconnue V’(x).

Par analogie avec la mécanique Lagrangienne, on obtient l’équation de Lagrange : d(df/dV’)/dx-df/dV=0

soit ici d(df/dV’)/dx=0 car f ne dépend pas de V. On en déduit : df/dV’=2σS(x)V’(x)/T0=constante.

On retrouve, sur la base d’un raisonnement purement thermodynamique, que σS(x)V’(x)= σS(x)dV/dx=-I(x) est constant.

Bibliographie :

Ilya Prigogine et Dilip Kondepudi, Thermodynamique, Odile Jacob, 1999.

Références

Documents relatifs

Besoin d'un principe thermodynamique pour exprimer cette assymétrie : le deuxième principe... ⇒ ln Ω total rend compte du sens des évolutions naturelles des

Premier principe (conservation de l'énergie) : on doit fournir de la chaleur pour obtenir du travail Deuxième principe : (Kelvin) Il faut au moins une deuxième source de chaleur (il

Exercice 4 : La combustion complète de 0.35 g d’un composé A de formule brute C x H y a donné 0,45 g d’eau. Déduire celui du carbone.. 2/ a- Sachant que la masse molaire de A est

marge brute – remise – prix d’achat net – prix de vente hors taxe – coût d’achat prix de vente toute taxe comprise – prix d’achat net – frais d’achat – prix

Progressivement élaborée au fil de la carrière et de la vie de l’artiste au moyen d’un processus complexe d’interaction entre lui et le public via les médias, cette dernière

Mise en valeur du travail de création : Ronsard au gré des poèmes associe le mythe de Méduse à un autre mythe, complète et dépasse le mythe en attribuant à

- Chaque utilisateur doit être formé à la manipulation de charge et avoir pris connaissance de la présente notice.. - Ne pas utiliser les accessoires de levage pour une

L'appareil ne doit être utilisé qu'avec la tension (230V AC) de service spécifiée dans le manuel.. Un disjoncteur à courant résiduel (DDR) avec un courant résiduel nominal