Bulletin des
médecins suisses
BMS – SÄZ Schweizerische Ärztezeitung – Bollettino dei medici svizzeri – Gasetta dals medis svizzers
Offizielles Organ der FMH und der FMH Services www.saez.ch
5 2 9. 1. 20 20
125 Editorial
de Christoph Bosshard Le mieux, c’est encore d’agir!
128 FMH
Renouvellement du Comité directeur de l’ASQM en 2020
156 «Et encore…»
par Hans Stalder Social Prescribing
126 FMH
Modifications de l’OPAS et
de la LiMA au 1
erjanvier 2020
SOMMAIRE 121
Rédaction
Dr méd. vét. Matthias Scholer (Rédacteur en chef);
biol. dipl. Tanja Kühnle (Managing Editor);
Julia Rippstein (Rédactrice version imprimée et en ligne);
Dr méd. Werner Bauer, membre de la FMH; Prof. Dr oec. Urs Brügger;
Prof. Dr méd. Samia Hurst; Dr méd. Jean Martin, membre de la FMH;
Dr méd. Jürg Schlup, président de la FMH;
Charlotte Schweizer, cheffe de la communication de la FMH;
Prof. Dr méd. Hans Stalder, membre de la FMH;
Rédaction Ethique
Prof. Dr théol. Christina Aus der Au, p.-d.;
Prof phil., biol. dipl. Rouven Porz, p.-d.
Rédaction Histoire de la médecine
Prof. Dr méd. et lic. phil. Iris Ritzmann; Prof. Dr ès sc. soc. Eberhard Wolff Rédaction Santé publique, épidémiologie, biostatistique Prof. Dr méd. Milo Puhan
Rédaction Droit
Dr iur. Ursina Pally, cheffe du Service juridique de la FMH
FMH
ÉDITORIAL: Christoph Bosshard 125 Le mieux, c’est encore d’agir!
ACTUEL: Thomas Kessler
126 Modifications de l’OPAS et de la LiMA au 1er janvier 2020
ÉLECTIONS: Roxane Kübler, Esther Kraft, Christoph Bosshard 128 Renouvellement du Comité directeur de l’ASQM en 2020
SYMPOSIUM DE L’ASQM: Roxane Kübler, Esther Kraft, Christoph Bosshard 129 «Feed-back, innovation et sécurité des patients»
ACTUEL
133 Financement des soins en prison
134 Nouvelles du corps médical
Autres groupements et institutions
Carmexit: Jürg Wiler, Marion Schafroth 137 Den Altersfreitod nicht totschweigen
Courrier / Communications
139 Courrier au BMS
139 Examens de spécialiste / Communications
FMH Services
141 Emplois et cabinets médicaux (version imprimée uniquement)
BENDIMERAD
SOMMAIRE 122
Impressum
Bulletin des médecins suisses Organe officiel de la FMH et de FMH Services
Adresse de la rédaction: Elisa Jaun, Assistante de rédaction BMS, EMH Editions médicales suisses SA, Farnsburgerstrasse 8, 4132 Muttenz, tél. +41 (0)61 467 85 72,
[email protected], www.saez.ch Editeur: EMH Editions médicales suisses SA, Farnsburgerstrasse 8, 4132 Muttenz, tél. +41 (0)61 467 85 55, www.emh.ch
Annonces:
Markus Süess, Key Account Manager EMH, tél. +41 (0)61 467 85 04, [email protected]
«Offres et demandes d’emploi/
«Office de placement»: FMH Consul- ting Services, Office de placement, Case postale 246, 6208 Oberkirch, tél. +41 (0)41 925 00 77,
fax +41 (0)41 921 05 86, [email protected], www.fmhjob.ch Abonnements membres de la FMH:
FMH Fédération des médecins suisses, Elfenstrasse 18, 3000 Berne 15, tél. +41 (0)31 359 11 11,
fax +41 (0)31 359 11 12, [email protected] Autres abonnements: EMH Editions médicales suisses SA, Abonnements, Farnsburgerstrasse 8, 4132 Muttenz, tél. +41 (0)61 467 85 75, [email protected] Prix de l’abonnement: abonnement annuel CHF 320.–, port en sus.
© FMH
Le Bulletin des médecins suisses est actuellement une publication en libre accès (open access). Jusqu’à révoca- tion, la FMH habilite donc EMH à ac- corder à tous les utilisateurs, sur la base de la licence Creative Commons
«Attribution – Pas d’utilisation com- merciale – Pas de modification 4.0 International», le droit, non limité dans le temps, de reproduire, distribuer et communiquer cette création au public.
Le nom de l’auteur doit dans tous les cas être indiqué de manière claire et transparente. L’utilisation à des fins commerciales peut être possible uniquement après obtention explicite de l’autorisation de EMH et sur la base d’un accord écrit.
Note: Toutes les données publiées dans ce journal ont été vérifiées avec le plus grand soin. Les publications signées du nom des auteurs reflètent avant tout l’opinion de ces derniers, pas forcément celle de la rédaction du [BMS]. Les doses, indications et formes d’application mentionnées doivent en tous les cas être comparées aux notices des médicaments utilisés, en particulier pour les médicaments récemment autorisés.
Impression: Vogt-Schild Druck AG, Solothurn, https://www.vsdruck.ch/
Tribune
POINT DE VUE: Werner Niederer
150 Kritische Betrachtung rund um das Thema Organtransplantation
Horizons
HISTOIRE DE LA MÉDECINE: Iris Ritzman 154 Die Geburt eines Buches
CRITIQUES DE LIVRES: Jean Martin
155 Un pionnier de la médecine sociale et du travail social en hôpital
Et encore…
Hans Stalder 156 Social Prescribin
Le mieux, c’est encore d’agir!
Christoph Bosshard
Dr méd., vice-président de la FMH, responsable du département Données, démographie et qualité
Chaque début d’année, on se demande si toutes nos bonnes résolutions arriveront finalement à se concré- tiser. Oui, c’est vrai, notre système de santé se dis- tingue par sa qualité élevée, mais nous savons aussi que c’est le fruit d’un travail intensif, notamment en matière d’assurance et de développement de la qualité.
Et c’est précisément ce sur quoi l’accent est mis en ce tout début d’année. Le Parlement a réparti les tâches en créant un article très concret: l’art. 58 LAMal révisé sur le développement de la qualité en vigueur à partir de 2021. Les organisations des fournisseurs de prestations et des assureurs auront un an à partir de son entrée en vigueur pour rédiger des conventions sur le dé- veloppement de la qualité applicables à toute la Suisse et les soumettre au Conseil fédéral pour approbation. Au cours des deux prochaines an- nées, nous serons donc sollicités afin d’identifier les possibilités, de proposer des pistes et de trouver des solutions acceptables avec les assureurs. Ici, le «nous»
englobe irrémédiablement toutes les organisations affiliées à la FMH. Le département Données, démogra- phie et qualité de la FMH soutient le transfert d’expé- riences et de connaissances de manière coordonnée et méthodique et planche sur les conditions cadres avec les partenaires chez les assureurs mais aussi dans les administrations et les milieux politiques. Les contenus doivent cependant venir des sociétés de discipline pour toutes les questions techniques et des sociétés
cantonales de médecine pour tout ce qui touche à la mise en œuvre. Mais comment créer le lien? Nous de- vons nous tendre la main, nous écouter, nous parler.
C’est dans cet esprit que la FMH a fondé, en novembre 2012, l’ASQM, son organisation dédiée à la qualité, et, avec elle, le Forum Qualité de l’ASQM dans lequel sont invités à siéger tous les délégués qualité des organisa- tions représentées à la Chambre médicale. Ces derniers se rencontrent deux demi-journées par an. Le Dialogue Qualité de l’ASQM est notre plateforme d’échange avec
nos partenaires, soit une très large palette qui s’étend de la fondation Sécurité des patients aux représentants des patients, des assureurs, des cantons, de la Confédé- ration, de l’EQUAM, de l’ANQ, des hôpitaux, des ré- seaux, des universités, de l’ASSM. C’est par exemple dans ce cadre que nous avons développé notre CAS Qualité en médecine pour le travail pratique auprès du patient. L’année dernière, le Dialogue Qualité de l’ASQM a intensifié son action en lien avec la mise en œuvre de la nouvelle législation sur la qualité et élevé le rythme des réunions annuelles.
Tous les deux ans, en réunissant le symposium de l’ASQM et le prix Innovation Qualité, nous créons un forum sur des sujets très spécifiques autour des trois catégories de notre prix Qualité. Le prochain sym- posium se tiendra le 30 avril 2020 à 13 h 30 à l’hôtel Kreuz à Berne. Je suis impatient de découvrir les pro- jets primés et de faire de passionnantes rencontres, avec vous aussi, chère lectrice et cher lecteur. Suivons ensemble cette voie importante pour nos patients!
Une dernière chose à l’intention de nos organisations:
le Comité directeur de l’ASQM sera totalement renou- velé lors du prochain Forum Qualité de l’ASQM, le 30 avril 2020 au matin. À cette occasion, les quatre membres du comité, issus du Forum Qualité, seront élus ou reconduits dans leurs fonctions. Organe diri- geant de l’ASQM, le Comité directeur conseille notam- ment aussi le Comité central de la FMH. Ses membres sont très motivés et fournissent un travail précieux. Ils méritent que le quorum nécessaire soit atteint pour que les élections puissent avoir lieu. J’invite donc toutes les organisations représentées à la Chambre mé- dicale à encourager leur délégation à venir et à annon- cer toute candidature éventuelle.
Nous ne pourrons avancer qu’ensemble, et c’est bien comme ça. Je me réjouis d’avance!
Notre symposium et la remise du prix Inno
vation Qualité se tiendront le 30 avril 2020.
Issus du Forum Qualité, les quatre membres du Comité directeur de l’ASQM seront élus ou reconduits dans leurs fonctions.
FMH Editorial 125
Modifications de l’OPAS et de la LiMA au 1 er janvier 2020
Thomas Kessler
FMH, expert, division Médecine et tarifs ambulatoires
L’article ci-après présente les principales modifications de l’ordonnance sur les prestations de l’assurance des soins (OPAS) et de la liste des moyens et appareils (LiMA) entrées en vigueur au 1
erjanvier 2020.
Plusieurs modifications de l’ordonnance sur les presta- tions de l’assurance des soins (OPAS) et de la liste des moyens et appareils (LiMA) sont entrées en vigueur le 1er janvier 2020. Les principaux changements sont ré- sumés ci-après. De plus amples informations et détails sont disponibles directement sur le site internet de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP).
Modifications de l’OPAS au 1
erjanvier 2020 OPAS
A l’art. 12e, let. d, le dépistage du cancer du côlon est dés ormais aussi remboursé dans le cadre des pro- grammes des cantons de Bâle-Ville et de Fribourg.
OPAS, annexe 1
Selon le point 1.3 Orthopédie, traumatologie, la greffe autologue de chondrocytes est en cours d’évaluation du 1er janvier au 31 décembre 2020. Selon le point 2.1 Méde cine interne générale (Médecine interne), la photo- phorèse extracorporelle en cas de syndrome de bron- chiolite oblitérante après une transplantation pulmo- naire, lorsque l’augmentation de l’immunosuppression ou la tentative de traitement par macrolides ont échoué, est en évaluation du 1er janvier 2020 au 31 dé- cembre 2021. Selon le point 2.5 Oncologie, la thérapie par lymphocytes CAR-T est remboursée à partir du 1er janvier 2020 à certaines conditions. Au point 9.2
Autres procédés d’imagerie (Radiologie), la tomogra- phie par émission de positrons (TEP, TEP/TC) reste en évaluation du 1er janvier au 31 décembre 2020 pour la question «effet de masse» selon les directives cliniques de la Société suisse de médecine nucléaire (SSMN). Par ailleurs, l’évaluation a été prolongée au 30 juin 2020 pour la localisation préopératoire d’un adénome para- thyroïdien en cas d’hyperparathyroïdie primaire, si l’imagerie médicale conventionnelle est négative ou non conclusive. Enfin, la liste des interventions élec- tives à effectuer en ambulatoire a subi plusieurs modifications, mais les six groupes d’interventions en vigueur depuis le 1er janvier 2019 sont maintenus. Les détails figurent à l’annexe 1 de l’OPAS, chiffre I.
Vous trouverez le détail des modifications de l’OPAS (y compris annexe 1) sur le site internet de l’OFSP:
https://www.bag.admin.ch/bag/fr/home.html / Lois &
autorisations / Législation / Législation assurances / Bases légales Assurance-maladie / Loi fédérale sur l’assurance-maladie / Modifications de l’ordonnance sur les prestations de l’assurance des soins (OPAS).
Liste des analyses: aucune modification au 1
erjanvier 2020
Aucun changement n’est à signaler au 1er janvier 2020.
Vous trouverez la liste des analyses sur le site internet de l’OFSP: https://www.bag.admin.ch/bag/fr/home.
html / Assurances / Assurance-maladie / Prestations et tarifs / Liste des analyses (LA).
Modifications de la LiMA au 1
erjanvier 2020
Au point 2.3 Délimitation par rapport aux prestations des autres assurances sociales, le texte suivant a été supprimé: «Conformément aux règles de coordination Cet article a été mis à jour le 7 février 2020, au paragraphe «Modifications de l’OPAS au
1er janvier 2020». Suite à une communication de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP), un changement a initialement été annoncé à l’art. 12a, let. c, 2e point (vaccination contre l’in- fluenza). L’OFSP a cependant publié par la suite un erratum et annulé ce changement (https://www.admin.ch/opc/fr/official-compilation/2019/5017.pdf). Il n’y a donc plus de modi- fication à l’art. 12a, let. c. Le passage en question a été supprimé de l’article.
FMH Actuel 126
visées aux art. 64 et 65 de la loi fédérale sur la partie gé- nérale du droit des assurances sociales (LPGA) ainsi qu’à l’art. 110 OAMal, les assurances sociales prennent en charge les prestations, chacune conformément aux conditions de la loi spéciale concernée. Si une presta- tion remplit les conditions de plusieurs lois, le traite- ment, dans les limites légales, est dans l’ordre suivant à la charge de: 1. l’AM, 2. l’AA, 3. l’AVS/AI, 4. l’AOS.» Il a été remplacé par le texte suivant: «En ce qui concerne la coordination des prestations des différentes assu- rances sociales, il convient de se référer à l’article 63 ss de la loi fédérale sur la partie générale du droit des as- surances sociales (LPGA).»
Au point 13 Appareils acoustiques, la précision sui- vante s’applique: «En principe, le remboursement des appareils acoustiques et leurs batteries a lieu selon les dispositions (dispositions contractuelles, tarif, ni- veaux d’indication) de l’AVS/AI (voir également les ex- plications au ch. 2.3).»
Vous trouverez le détail des modifications de la liste des moyens et appareils (LiMA) sur le site inter- net de l’OFSP: https://www.bag.admin.ch/bag/fr/
home.html / Assurances / Assurance-maladie / Presta- tions et tarifs / Liste des moyens et appareils (LiMA).
FMH
Division Médecine et tarifs ambulatoires Baslerstrasse 47 CH-4600 Olten Tél. 031 359 12 30 Fax 031 359 12 38 tarife.ambulant[at]fmh.ch
CAS — Qualität in der
Medizin für die patienten
nahe Arbeitspraxis
interprofessionell und sektorenübergreifend
Kursdauer März bis September 2020
Anmeldung bis 3. 2. 2020 unter bfh.ch/gesundheit/
weiterbildung/cas/qualitaetindermedizin
FMH Actuel 127
Académie suisse pour la qualité en médecine (ASQM)
Renouvellement du Comité directeur de l’ASQM en 2020
Roxane Küblera, Esther Kraftb, Christoph Bosshardc
a responsable opérationnelle de l’Académie suisse pour la qualité en médecine (ASQM) de la FMH; b cheffe de la division Données, démographie et qualité (DDQ) de la FMH; c Dr méd., vice-président de la FMH, responsable du département Données démographie et qualité
Forum Qualité de l’ASQM
Le Forum Qualité veille à ce que les connaissances pro- fessionnelles et organisationnelles en matière de qua- lité médicale soient prises en compte. Il se réunit géné- ralement deux fois par an lors de séances de quatre heures à Berne.
Le Forum Qualité est composé d’un membre délégué (un ordinaire et un ou plusieurs suppléants) de chacune des organisations suivantes: sociétés de dis cipline mé- dicale, sociétés cantonales de médecine, organisations faîtières, Association suisse des médecins-assistant(e)s
Le renouvellement complet du Comité directeur de l’ASQM aura lieu le 30 avril 2020, dans le cadre de la prochaine rencontre du Forum Qualité, qui élira les quatre membres du Comité directeur pour les quatre prochaines années.
et chef(fe)s de clinique (ASMAC) et Association des mé- decins dirigeants d’hôpitaux de Suisse (AMDHS). Sont éligibles tous les délégués des sociétés de discipline médi cale et des sociétés cantonales de médecine. Les autres délégués disposent d’une voix consultative.
Les membres du Forum Qualité ayant le droit de vote élisent les quatre membres du Comité directeur pour une durée de quatre ans. Tous les membres du Forum Qualité (ordinaires et suppléants) sont éligibles, de même que les membres actuels du Comité directeur, pour autant qu’ils se représentent.
Figure: organigramme de l’ASQM, source: ASQM.
FMH Elections 128
Comité directeur de l’ASQM
Le Comité directeur est un organe consultatif pour le Comité central de la FMH. Il assume la responsabilité suprême pour tous les projets propres à l’ASQM ainsi que pour l’accompagnement des projets externes. L’in- demnisation des membres du Comité directeur est analogue à celle des membres des commissions de la FMH. Les membres se réunissent environ six fois par an, et ont la possibilité d’assister aux deux rencontres du Forum Qualité ainsi qu’aux rencontres du Dialogue Qualité à Berne.
Le Comité directeur se compose du responsable du département qui chapeaute la division Données, dé- mographie et qualité (DDQ/ASQM), le Dr Christoph Bosshard, de la cheffe de la division DDQ/FMH, Esther Kraft, lic. rer. oec., et des quatre membres élus au Fo- rum Qualité.
Elus à titre personnel (et non en tant que représentants d’une organisation médicale), les membres du Comité
Fédération des médecins suisses (FMH), division DDQ Elfenstrasse 18
Case postale 300 CH-3000 Berne 15 asqm[at]fmh.ch Tél. 031 359 11 11
directeur exercent leur mandat dans une optique inter- disciplinaire et interorganisationnelle. Les membres élus au Comité directeur cèdent donc leur siège au Fo- rum Qualité; les organisations concernées sont char- gées de nommer les personnes qui leur succéderont.
Posez votre candidature pour le Comité directeur de l’ASQM
Si vous avez envie de poser votre candidature pour le Comité directeur, nous vous invitons à vous mettre en relation avec votre organisation médicale d’ici le 17 février 2020 au plus tard. Seule votre organisation médicale peut vous déléguer en tant que membre ordinaire ou suppléant du Forum Qualité, ce qui vous permet ensuite de prétendre à une élection au Comité directeur.
Nous serions heureux d’avoir éveillé votre intérêt et restons à votre disposition pour toute question.
Académie suisse pour la qualité en médecine (ASQM)
«Feed-back, innovation et sécurité des patients»
Roxane Küblera, Esther Kraftb, Christoph Bosshardc
a responsable opérationnelle de l’Académie suisse pour la qualité en médecine (ASQM) de la FMH; b cheffe de la division Données, démographie et qualité (DDQ) de la FMH; c Dr méd., vice-président de la FMH, responsable du département Données démographie et qualité
Le 30 avril 2020, lors de son symposium, l’ASQM récompensera des projets dédiés à la qualité ayant fait leurs preuves dans le domaine de la santé en Suisse en leur décernant le prix «Innovation Qualité». Cette année, la rencontre sera consacrée au feed-back, à l’innovation et à la sécurité des patients. Soyez sur place et inscri- vez-vous dès maintenant pour le symposium.
C’est une situation que toute personne exerçant dans le milieu de la santé connaît bien: les prestations médi- cales doivent être non seulement fournies au bon mo- ment, mais elles doivent aussi être sûres, efficaces, adaptées et efficientes. Autant d’exigences de qualité que les fournisseurs de prestations sont légalement tenus de respecter et de prouver en toute transparence.
Dans ce contexte, comment mettre en pratique des projets complexes dédiés à la qualité? L’ASQM se pen- chera sur ces questions lors de son prochain sympo- sium et remettra le prix «Innovation Qualité» aux pionniers en matière de qualité des soins. Cette ren- contre aura lieu l’après-midi du jeudi 30 avril 2020, à Berne. Le symposium mise sur l’interprofessionnalité
FMH Elections / Symposium de l’ASQM 129
et s’adresse aux médecins de toutes les disciplines et aux autres groupes de professionnels de santé intéres- sés par les questions de qualité. Il s’adresse également au public, aux patients, aux milieux politiques et aux médias. Tous y sont les bienvenus!
Feed-back, innovation et sécurité des patients
Pour participer à l’Innovation Qualité 2020, il était pos- sible de soumettre des projets dans trois catégories dif- férentes: la première intitulée «Le feed-back comme instrument qualité» est aussi le choix thématique de cette année, la deuxième vise la «sécurité des patients»
tandis que la troisième récompense les «organisations médicales». Les lauréats, dévoilés le jour du sympo- sium, seront récompensés par le prix de l’Innovation Qualité.
Le symposium de l’Innovation Qualité est dédié au choix thématique de cette année, mais pas seulement;
il offre aussi la possibilité à trois orateurs d’exposer leur point de vue sur la question du feed-back. La Dre rer. nat. Michaela Kolbe (p.-d.), directrice du centre de simulation de l’Hôpital universitaire de Zurich et ex-
perte du débriefing, des entretiens difficiles et du tra- vail en équipe présentera les opportunités et les avan- tages du feed-back pour les patients et les fournisseurs de prestations. Son exposé s’intitule «Merci beaucoup pour le feed-back». Le deuxième exposé sera présenté par le Dipl. méd. Adrian Rohrbasser, MSc in Evidence Based Health Care de l’Institut bernois de médecine de premier recours (BIHAM), et se penchera sur le cercle de qualité, un instrument de feed-back. Le troisième exposé présenté par le Prof. David Schwappach, MPH, directeur de Sécurité des patients Suisse, abordera la question de la communication avec le patient après une erreur.
Heure, lieu et inscription
Le symposium de l’ASQM se déroulera le jeudi 30 avril 2020 de 13h30 à 17h15 à l’Hôtel Kreuz, Zeughausgasse 41, 3011 Berne, salle Hodler (1er sous-sol). Les inscriptions sont ouvertes dès à présent, et jusqu’au 23 avril 2020 sur notre site internet www.innovation-qualite.ch → Symposium 2020 de l’ASQM. La manifestation est re- connue pour un total de 4 crédits («approuvé par l’ISFM»). Nous nous réjouissons de votre inscription!
Fédération des médecins suisses (FMH), division DDQ Elfenstrasse 18
Case postale 300 CH-3000 Berne 15 Tél. 031 359 11 11 roxane.kuebler[at]fmh.ch
FMH Symposium de l’ASQM 130
Financement des soins en prison
Madame, Monsieur,
La Fédération des médecins suisses (FMH) et la Confé- rence des médecins pénitentiaires suisses (CMPS) sont préoccupées par la qualité des soins en prison, car l’ac- cès aux soins est toujours plus souvent lié à une parti- cipation financière des personnes détenues.
En février 2019, la Commission centrale d’éthique de l’ASSM publiait une déclaration soulignant l’impor- tance d’une prise en charge médicale efficace et de qua- lité équivalente à celle de la population générale, et ga- rantie indépendamment du statut de résidence [1].
Les directives médico-éthiques sur l’exercice de la mé- decine auprès des personnes détenues stipulent que la prise en charge médicale doit être accessible et gra- tuite. Une participation adéquate aux frais n’est exi- gible qu’à titre exceptionnel.
De nombreux médecins exerçant en milieu carcéral constatent que l’accès aux soins y devient toujours plus compliqué. Ils passent ainsi beaucoup plus de temps et d’énergie en demandes de prise en charge et en négo- ciations avec les autorités d’exécution des peines et les services sociaux pour permettre à leurs patients d’ac- céder aux soins.
Récemment, les autorités d’exécution des peines d’un canton ont décidé que les factures de médecin ne de- vaient plus leur être envoyées à elles, mais directement au patient détenu. Ce n’est qu’après trois rappels non payés et documentés que le médecin peut s’adresser aux autorités pénitentiaires pour paiement.
D’autres cantons ont commencé cette année à facturer les prestations de soins à la personne détenue, indé- pendamment de son statut d’assuré ou de sa situation financière, généralement précaire. Pour rappel, le re- venu moyen d’une personne détenue est inférieur à 500 francs par mois, pour autant qu’elle ait accès à un travail rémunéré.
La médecine pénitentiaire ne peut ainsi plus remplir certaines fonctions, pourtant essentielles en termes de santé publique, et sa qualité est en péril. Comment un
médecin peut-il détecter des maladies infectieuses telles que la tuberculose, le VIH ou l’hépatite C si son patient ne vient plus consulter ou si, comme souvent observé entre-temps, il ne se soumet plus aux exa- mens et traitements prévus, par crainte d’une partici- pation financière?
Les réglementations des autorités d’exécution des peines concernant le financement des soins en prison incitent certains détenus à ne pas se faire soigner. Une fonction essentielle de santé publique ne pourra ainsi plus être remplie, à savoir détecter précocement et trai- ter les maladies, de sorte que la personne ne présente pas de risque sanitaire pour la société, y compris après sa sortie de prison.
Les prestations médicales en prison doivent être équi- valentes à celles dont bénéficie la population générale.
Peu importe si un détenu est soumis ou non à la LAMal:
les prestations ne doivent pas être inférieures au cata- logue des prestations de base. Par ailleurs, les cantons appliquent une diversité de systèmes pour la prise en charge des coûts, ce qui entraîne certaines inégalités de traitement. Il conviendrait d’élaborer une solution nationale uniforme, et de faire en sorte qu’à l’avenir, toutes les personnes détenues soient soumises à l’assu- rance-maladie obligatoire.
Veuillez agréer, Madame, Monsieur, nos salutations les meilleures.
Prof. Hans Wolff, président CMPS Dr Jürg Schlup, président FMH
Références
1 Prise de position de la Commission centrale d’éthique de l’ASSM
«Financement des prestations médicales en milieu carcéral», https://www.samw.ch/fr/Publications/Prises-de-position.html 2 Rapport de la CNPT sur la prise en charge médicale dans les
établissements de privation de liberté en Suisse, https://www.nkvf.admin.ch/nkvf/fr/home/publikationen/
newsarchiv/2019/2019-11-14.html
Lettre ouverte aux autorités en charge de l’exécution des peines (Conférence des directrices et directeurs cantonaux de la santé ainsi que de la justice et police, concordats suisses sur l’exécution des peines et mesures, Association des médecins cantonaux de Suisse)
FMH Actuel 133
Todesfälle / Décès / Decessi Petr Kazil (1931), † 24.11.2019,
Facharzt für Chirurgie, 3672 Oberdiessbach
Roman Fischer (1952), † 8.1.2020,
Facharzt für Psychiatrie und Psychotherapie, 6005 Luzern
Mario Portner (1965), † 8.1.2020,
Facharzt für Anästhesiologie und Facharzt für Intensivmedizin, 6004 Luzern
Praxiseröffnungen /
Nouveaux cabinets médicaux / Nuovi studi medici
NE
Céline Péter-Contesse, Spécialiste en pédiatrie, Avenue Léopold-Robert 47–49,
2300 La Chaux-de-Fonds
Ärztegesellschaft des Kantons Bern Ärztlicher Bezirksverein Bern Regio Zur Aufnahme als ordentliches Mitglied haben sich angemeldet:
Laura Boxler, Fachärztin für Urologie, FMH, Klinik Engeried, Riedweg 11, 3012 Bern
Silvan Boxler, Facharzt für Urologie, FMH, Lindenhofspital, Bremgartenstrasse 117, 3012 Bern
Cornelia de Torrenté-Bayard, Fachärztin für Allgemeine Innere Medizin und Fachärztin für Infektiologie, FMH, Schänzlihalde 1, 3013 Bern
Dieter Hans Hofer, Facharzt für Allgemeine Innere Medizin und Facharzt für Psychiatrie und Psychotherapie, FMH, Mottastrasse 33, 3005 Bern
Konrad Schlegge, Facharzt für Psychiatrie und Psychotherapie, FMH, Weltistrasse 32, 3006 Bern
Veronique Zeller, Fachärztin für Kinder- und Jugendmedizin, FMH, Bernastrasse 6, 3005 Bern
Einsprachen gegen diese Vorhaben müssen innerhalb 14 Tagen seit der Veröffentlichung schriftlich und begründet bei den Co-Präsi- denten des Ärztlichen Bezirksvereins Bern Regio eingereicht werden. Nach Ablauf der Frist entscheidet der Vorstand über die Aufnahme der Gesuche und über die allfälligen Einsprachen.
Ärztegesellschaft des Kantons Luzern Zur Aufnahme in unsere Gesellschaft Sektion Stadt hat sich gemeldet:
Nilufar Ahangari, Praktische Ärztin, Monvia Gesundheitszentrum, Spitalstrasse 40, 6004 Luzern
Einsprachen sind innert 20 Tagen nach der Publikation schriftlich und begründet zu richten an: Ärztegesellschaft des Kantons Luzern, Schwanenplatz 7, 6004 Luzern
Nouvelle
adresse? Connectez-vous
à myFMH Changez votre adresse sous
«Données personnelles»
FMH Nouvelles du corps médical 134
Nouvelles du corps médical
Suizidhilfe
Den Altersfreitod nicht totschweigen
Jürg Wilera, Marion Schafrothb
a Vizepräsident EXIT Deutsche Schweiz; b Dr. med., Präsidentin
Wenn hochbetagte und leidende Menschen sich für eine Freitodbegleitung entschei- den, obwohl sie nicht an einer tödlichen Krankheit leiden, ist Verständnis vonnöten – innerhalb unserer Gesellschaft und im Besonderen innerhalb der Ärzteschaft.
Noch nie haben so viele alte Menschen in der Schweiz gelebt wie heute. Dabei wächst die Bevölkerungs- gruppe der Hochaltrigen am schnellsten. So ist heute jeder zwanzigste Mensch 80-jährig und älter, in 25 Jah- ren dürfte es jeder zehnte sein. Im Gleichschritt mit der steigenden Anzahl pochen immer mehr von ihnen auf ihre Selbstbestimmung. Dies, weil sie ein Leben lang gelernt haben, die Weichen eigenständig zu stel- len, zum Beispiel bei der Ausbildung, der Partnerwahl oder der Kinderfrage. Auch die steten Fortschritte der Medizin hinterlassen bei hochbetagten Menschen ihre Spuren: Immer mehr geraten in die Situation, dass ihr Leben durch medizinische Therapien und unterstüt- zende Massnahmen auch dann aufrechterhalten wer- den kann, wenn sie dies nach einem erfüllten Leben gar nicht mehr wünschen und ihnen jegliche positive Zukunftsperspektive fehlt.
Altersfreitod als Tabu
Viele alte Menschen fragen sich zu Recht, weshalb sie am Lebensende – sollten sie ihre Gebrechen und ihr Leiden nicht mehr aushalten – diese wohl wichtigste Entscheidung nicht selbst oder zusammen mit Ange-
hörigen fällen können. Ein Grund dafür ist, dass die Suizid hilfe für Hochbetagte ohne schwerste tödliche Krankheit in unserer Gesellschaft immer noch tabui- siert oder gar totgeschwiegen wird. Aufgrund dieser stillen moralischen Verurteilung gehen zu viele alte Menschen den Weg des gewaltsamen Suizids, der für alle Betroffenen schrecklich ist. Oder sie verbringen ihre letzten Lebensjahre in einem unglücklichen Lei- denszustand, bis sie der natürliche Tod endlich vom nur noch als Last empfundenen Leben erlöst.
Weit verbreitet ist hierzulande die Meinung: Nur wer an einer tödlichen Krankheit leidet, darf Suizidhilfe in An- spruch nehmen. Diese Ansicht ist falsch. Tatsache viel- mehr ist, dass sowohl der Europäische Gerichtshof für Menschenrechte als auch das Schweizerische Bundes- gericht jedem Menschen das Grundrecht zubilligt, über die Art und den Zeitpunkt des eigenen Lebensendes zu entscheiden – sofern er urteilsfähig ist, also die Folge n seiner Entscheidungen abschätzen kann. Mit an- deren Worten akzeptiert die Rechtsprechung, dass jeder urteils fähige Mensch dieses Grundrecht der Ent- scheidungsfreiheit hat, losgelöst vom Alter, von allfälli- gen Krankheiten und Funktionseinschränkungen. Das Schweizer Strafgesetz schränkt nur ein, dass Suizidhilfe
AUTRES GROUPEMENTS ET INSTITUTIONS EXIT 137
nicht aus «selbstsüchtigen Beweggründen» erfolgen darf, um zum Beispiel zu einer Erbschaft zu kommen.
Ganz normale Option am Lebensende
Weder das Heilmittelgesetz noch das Betäubungsmit- telgesetz enthält Regelungen, welche die Suizidhilfe betreffen. Einzige Einschränkung hier: Das verwendete Sterbemedikament Natrium-Pentobarbital ist rezept- pflichtig, womit es zwingend ein Arzt verschreiben muss. Ärztliche Standesregeln und die Richtlinien der Schweizerischen Akademie der Medizinischen Wissen- schaften (SAMW) sind nicht verbindliches Recht, son- dern Handlungsempfehlungen Kurz um: Die Suizid- hilfe ist in unserem Land rechtlich erlaubt, wenn ein Sterbewilliger urteilsfähig ist, die sogenannte Tatherr- schaft innehat – also das Sterbemedikament selbst trinkt oder den Infusionshahn dazu selbst öffnet – so- wie keine selbstsüchtigen Motive vorliegen. Nebst die- sen rechtlichen Bestimmungen spricht aus ethischer Sicht nichts gegen einen selbstgewollten Freitod – auch im Alter: Er kann als ganz normale Option am Ende des Lebensweges angesehen werden.
Dennoch begleitet die Sterbehilfeorganisation EXIT keine kerngesunden betagten Menschen in den Freitod.
Sie definiert den sogenannten Altersfreitod als beson- dere Kategorie der Freitodbegleitung. Der Non-Profit- Verein versteht darunter die Suizidhilfe für einen betag- ten Menschen, der nicht an einer tödlichen Krankheit leidet, aber wegen der Summe seiner Beschwerden und Leiden seine Lebensqualität als be einträchtigt empfin- det. Das subjektiv unerträgliche «Leiden im und am Alter» stellt das entscheidende Kriterium dar. Der Be- griff «Leiden» umfasst die Verminderung von körper- lichen Funktionen, abnehmende Sinnesleistungen und starke Defizite in der Leistungsfähigkeit.
Begleitung von Geburt bis Tod
Leid verursachen können neben Krankheiten zum Bei- spiel auch eine Schwerhörigkeit, eine Sehverminde- rung oder medizinisch nicht erfassbare Schwindelan- fälle. Zudem werden bei der Beurteilung psychosoziale Faktoren und das Wissen um zu erwartendes Leiden berücksichtigt. Bereits seit Jahren fällt rund ein Drittel der Freitodbegleitungen von EXIT in die Kategorie des Altersfreitods und wird in der internen Statistik unter der Bezeichnung «Polymorbidität» erfasst.
Nun braucht es Ärzte, die ihre Patientinnen und Pa- tienten von der Geburt bis zum Tod begleiten. Betagte Menschen wünschen am Lebensende, mit ihrer Ärztin oder ihrem Arzt über alle Aspekte offen sprechen zu können – dazu gehört manchmal die Alternative Frei- todhilfe – und Unterstützung auf dem eingeschlage- nen Weg zu finden. Aufgrund der Gesetzeslage sind Ärzte die Gatekeeper zum Sterbemedikament. Den- noch ist und bleibt Suizidhilfe eine freiwillige ärztliche Tätigkeit. Es gibt Ärzte, die nicht bereit sind, ein Rezept für Natrium-Pentobarbital auszustellen. In solchen Fällen vermittelt EXIT Kontakt zu einem Arzt, der Sui- zidhilfe mit seiner ethischen Haltung und somit sei- nem beruflichen Verständnis vereinbaren kann.
Zu hoffen ist, dass sich mit dem Wachstum der betag- ten Bevölkerung auch die zum Teil ablehnende Hal- tung der Ärzteschaft hinsichtlich Altersfreitod ändert.
Damit betagte, leidende Menschen nicht unerwünscht lange leben müssen, sondern bei Bedarf mit der Unter- stützung ihres vertrauten Hausarztes ihr Leben auf- grund von Leiden und fehlender Perspektive auf humane und würdevolle Weise beenden dürfen.
Bildnachweis
© Fizkes | Dreamstime.com (Symbolbild) Juergwiler[at]bluewin.ch
Das Wichtigste in Kürze
• Die Suizidhilfe für Hochbetagte ohne schwerste tödliche Krankheit wird in der Schweiz noch immer tabuisiert.
• Aufgrund dieser stillen moralischen Verurteilung gehen zu viele alte Menschen den Weg des gewaltsamen Suizids, der für alle Betroffenen schrecklich ist, oder sie verbringen ihre letzten Lebensjahre in einem unglücklichen Leidenszu- stand.
• Die Suizidhilfe ist in der Schweiz rechtlich erlaubt, wenn ein Sterbewilliger urteilsfähig ist, die sogenannte Tatherrschaft innehat sowie wenn keine selbstsüchtigen Motive vorlie- gen – dieses Grundrecht auf Entscheidungsfreiheit ist also unabhängig vom Alter.
• Dennoch begleitet EXIT keine kerngesunden betagten Men- schen in den Freitod: Das subjektiv unerträgliche «Leiden im und am Alter» stellt das entscheidende Kriterium dar.
L’essentiel en bref
• En Suisse, l’assistance au suicide reste taboue pour les per- sonnes très âgées qui ne sont pas atteintes d’une maladie lourde et mortelle.
• En raison de cette condamnation morale tacite, trop de per- sonnes âgées choisissent le suicide violent, ce qui est ter- rible pour toutes les personnes concernées, ou finissent leurs jours dans un état de souffrance et de malheur.
• L’assistance au suicide est légale en Suisse si la personne concernée est capable de discernement, si elle a ce qu’on ap- pelle la maîtrise de l’acte et en l’absences de motifs égoïstes – ce droit fondamental à la liberté de choix est donc indépen- dant de l’âge.
• Néanmoins, EXIT n’accompagne pas le suicide des per- sonnes âgées foncièrement en bonne santé: le critère décisif est la «souffrance subjectivement insupportable durant la vieillesse et liée à celle-ci».
AUTRES GROUPEMENTS ET INSTITUTIONS EXIT 138
Wer meldet?
Brief zum Thema: Meldepflicht ans Krebsregister
Auf meine Anfrage beim Krebsregister Wer meldet?
Ich als Hausarzt?
Der Chirurg/Spezialist?
Der Histopathologe?
Alle????
Besten Dank für die Klärung.
Habe ich folgende Antwort erhalten:
Danke für Ihre Anfrage.
Wir erhalten alle Pathologieberichte von Tumor
patienten direkt von den Pathologien. Danach ist jeweils der Arzt meldepflichtig, der den Pa
tienten über die Diagnose informiert, dieser muss auch über die Datenweiterleitung ans Krebsregister informieren und zusätzlich auch
das Datum dieser Information ans Krebsregis
ter schicken. Weiter meldepflichtig sind die Ärzte, die den Tumor behandeln.
Jeder, der diagnostiziert oder behandelt, muss seinen Teil der Abklärung oder Intervention schicken, indem er den Bericht, der von ihm ge
schrieben wurde, ans Krebsregister weiterleitet.
Das sind vor allem die Spezialisten (Onkologen, Dermatologen usw.).
Als Hausarzt sind Sie nur in seltenen Fällen mel
depflichtig, wenn z.B. bildgebend ein Tumor festgestellt wird und der Patient keine weiteren Untersuchungen wünscht. Oder wenn Sie eine Therapie durchführen.
Jetzt ist’s mir ein bisschen klarer.
Dr. med. Jürg B. Mühlemann, Thun
COURRIER / COMMUNICATIONS 139
Courrier au BMS
Communications
Examen de spécialiste
Examen en vue de l’obtention de la forma- tion approfondie en médecine d’urgence pédiatrique à adjoindre au titre de spécialiste en pédiatrie ou en chirurgie pédiatrique
Lieu: le lieu sera déterminé après réception des inscriptions et en fonction de la langue d’examen souhaitée.
Date: le 3 novembre 2020 Délai d’inscription: 31 juillet 2020
Vous trouverez de plus amples informations sur le site web de l’ISFM www.siwf.ch → formation postgraduée → Titres de spécia- liste et formations approfondies → Pédiatrie ou Chirurgie pédiatrique
Information sur le partenaire de production
A la mi-janvier 2020, la société Die Medienma
cher AG, partenaire de production de longue date des Editions médicales suisses EMH dans le domaine de l’impression et du web, a malheureusement dû déposer son bilan. Pour EMH, cela représente une réorganisation complète des processus de production. Avec l’imprimerie VogtSchild Druck AG à Deren- dingen (SO), EMH a d’ores et déjà pu trouver et engager un partenaire hautement compétent qui soutiendra sans délai la maison d’édition dans l’impression et l’expédition des revues EMH. Elle assumera également certaines tâches de mise en page pour EMH. Nous regrettons infiniment la fin de la collaboration avec Die Medienmacher AG. Néanmoins, de par les changements opérés, les revues des Editions médicales suisses continueront d’être imprimées en Suisse – ce qui, malgré la situation extrême- ment tendue dans ce secteur en mutation, reste essentiel aux yeux d’EMH.
Ich möchte eine kostenlose und unverbindliche Offerte der FMH Services (Insurance) Rechtsschutzversicherung.
Grunddeckung für Angestellte Leistungserbringer
Selbstständige Leistungserbringer
Gemeinschaftspraxen / Juristische Personen
Zusätzlich versicherte Angestellte Leistungserbringer Anzahl Personen _____________________
Personen Pensum je Person _____________________
Ehegatte als Leistungserbringer Angestellt Selbstständig
Bitte senden Sie mir die kostenlose Broschüre «Rechtsschutzversicherung für Ärzte und Medizinalpersonen» zu.
Ich habe bereits eine FMH Services (Insurance) Rechtsschutzversicherung und möchte mehr über die neue optio- nale Zusatzdeckung Rechtsschutz Plus erfahren.
Ich wünsche eine persönliche Beratung. Bitte rufen Sie mich an.
Vorname / Name ______________________________
Adresse ______________________________
PLZ / Ort ______________________________
Telefon Privat / Geschäft ______________________________
Beste Zeit für einen Anruf ______________________________
Roth Gygax & Partner AG Moosstrasse 2, 3073 Gümligen Tel. 031 959 50 00 - Fax 031 959 50 10
[email protected] - www.fmhinsurance.ch
Die Roth Gygax & Partner AG ist ein von der FMH Services
Rechtsschutzversicherung
Die rechtlichen Risiken im Gesundheitswesen sind mit keiner anderen Branche vergleichbar. Diesen Anforderungen ist nur eine speziell für die Ärzteschaft konzipierte Rechtsschutzlösung gewachsen. Unsere Lösung deckt zum Beispiel auch Streitigkeiten bezüglich Wirtschaftlichkeitsprüfungen und Überarztung! Überzeugen Sie sich von unserem Ange- bot und bestellen Sie eine unverbindliche und kostenlose Offerte mit dem unten stehenden Talon.
RECHTSSCHUTZVERSICHERUNG
5/20
FMH SERVICES La plus grande organisation de ser vices du corps médical Responsabilité rédactionnelle: FMH SERVICES
Responsabilité rédactionnelle: FMH SERVICES
Kritische Betrachtung rund um das Thema Organtransplantation
Werner Niederer
Dr. med., emeritierter Leiter der Ophthalmochirurgie am Spitalzentrum Biel
Die Nationale Ethik-Kommission hat die Forderung der JCI-Initiative als ethisch fragwürdig taxiert. Eine im November durchgeführte gfs-Umfrage zeigt, dass in Bezug auf das Verständnis des Hirntodes ein grosses Informationsdefizit in der Be- völkerung besteht. Deshalb sollte der Entscheid, ob und unter welchen Bedingun- gen jemand seine Organe zur Transplantation freigibt, faktenbasiert und unter Ein- bezug aller Tatsachen erfolgen und nicht aufgrund professioneller PR-Massnahmen.
Ich möchte (als Ergänzung zu meinem Artikel «Kritik zu den Richtlinien zur Feststellung des Todes mit Bezug auf Organtransplantationen der SAMW» (Schweize- rische Ärztezeitung 2002 Nr. 49) auf weitere Argumente hinweisen, die gegen die Transplantation von Organen eines «Hirntoten» sprechen. Vorausschicken möchte ich, dass ich betreffend Organentnahme von Toten (z.B.
Cornea) und von Lebenden (z.B. Knochenmark oder eine von zwei Nieren) keinerlei ethischen Probleme sehe.
Kritik an der Werbung für Organspende
In den Erklärungen zur JCI-Volksinitiative liest man oft: «Wegen Organmangel stirbt in der Schweiz jeden zweiten Tag ein Mensch» (die Angaben variieren ein bisschen). Solche Information grenzt an Irreführung.
Die Menschen, die vergeblich auf eine Transplantation gewartet haben, sterben wegen ihrer Krankheit. Viel-
leicht darf man in gewissen Fällen annehmen, dass der eine oder andere Patient später gestorben wäre, wenn ein Organ zur Verfügung gestanden wäre. Wie aber die Frequenz «alle zwei Tage» ermittelt wurde, bleibt un- klar. Die Patienten, die so schwer krank sind, dass sie in den nächsten 2–4 Tagen sterben, stehen ja vermutlich nicht mehr ganz oben auf der Warteliste der potentiel- len Organempfänger. Die Lebens erwar tung der opera- blen Kranken bei medikamentöser und maschineller
Therapie wird verschwiegen. Ebenfalls verschwiegen wird, dass z.B. nach einer Herztrans plantation jeder vierte Patient innerhalb der ersten drei Jahre stirbt (ca. 25%, vgl. Database Universi täts Spital Zürich 2014).
Betreuungsaufwand, Nachbehand lung, Leistungsfähig- keit und Wohlbefinden der Operierten werden selten dargelegt. Nur wenn eine Operation besonders gute Resultate zeitigt, wird der Patient zum Vorzeigefall. So begegnet man z.B. der Patientin Renata Isenschmid nicht nur in srf-Sendungen, sondern auch in der NZZ, in den News von press24.net, auf facebook, im Beobach- ter und natürlich auch im Magazin von Swisstrans- plant. Im Beobachter sagt die 57-jährige Patientin sie- ben Jahre nach ihrer Herzimplantation: «Ich habe es gut. Eigentlich kann ich machen, was ich will. In mei- nen superguten Phasen könnte ich Bäume ausreissen, so viel Power habe ich. Dann gibt es Zeiten, da habe ich null Energie – und weiss nicht, warum. Mein Partner, Familie und Freunde waren mir immer eine riesige Stütze, auch heute bin ich auf sie angewiesen. Es muss sehr traurig sein, allein dazustehen [...] Wer glaubt, nach der Operation sei alles gut, irrt – leider. Es ist nie zu Ende. Ständig Medikamente, einmal im Monat zur Hausärztin, alle sechs Monate nach Bern zur Nachkon- trolle. Die Angst, dass die Werte einmal schlecht sind oder sie etwas Negatives entdecken, sitzt mir immer ein wenig im Nacken [...] Dass ein transplantiertes Herz nur 10, 15 Jahre hält, sagte man mir zwar schon im Spita l, aber ich vergass es wieder.» Eine Mitteilung von Rena ta Isenschmid ist besonders bedenkenswert: Sie war präoperativ an einer künst lichen Blutpumpe ange- schlossen. Tatsächlich gibt es auch schon Pumpen, die man implantieren kann. Es scheint mir einleuchtend,
Nur wenn eine Operation besonders gute Resultate zeitigt, wird der Patient zum Vorzeigefall.
TRIBUNE Point de vue 150
dass Organmangel stärker als Organüberfluss die ent- sprechenden Unternehmen motiviert, Pumpen zu ent- wickeln, die ebenso gut funktionieren wie die Herzen von Organspendern.
In den Schweizer Medien wird gejammert, das Organ- angebot habe abgenommen, weil es infolge besserer Verkehrsregulierung weniger Hirntote gebe. Das klingt, wenn auch sicher ungewollt, fast etwas zynisch, da es implizit besagt, tödliche Unfälle hätten auch etwas Gutes an sich. Auch die Werbung von Swisstransplant bekommt einen sarkastischen Touch, wenn das Jesus- wort «Geben ist seliger als Nehmen» (Apg. 29,15) im Zu- sammenhang mit der Organ transplantation zitiert wird.
Ähnlich unpassend wäre es, Jesus zu zitieren, der gemäss Joh 15,13 gesagt hat, es gebe keine grössere Liebe als die, dass jemand sein Leben hingibt für seine Freunde. Auf- ruf zum Suizid aus Nächstenliebe, um Organe zu spen- den? Sicher eine absurde Idee, weil Selbstmord für alle Angehörigen und Freunde wie ein liebloser, verächtli- cher Schlag ins Gesicht empfunden wird.
Kritik an der Verwendung der Organe von anonymen «Hirntoten»
Meine Argumente gegen Organtransplantationen sind weder religiöser noch esoterischer Natur. Vielmehr
denke ich an die wissenschaftlich belegbare Tatsache, dass die Persönlichkeit eines Menschen keineswegs allei ne vom Hirn bestimmt wird. Es ist bekannt, dass zum Beispiel Hormone das Denken stark beeinflussen.
Die psychische Veränderung durch zu viel oder zu we- nig Nebennierenrindenhormone sind wohlbekannt.
Ebenso die Einflüsse der Sexualhormone auf die Denk- und Verhaltensweisen. Die Steuerung über die Hypo- physe bzw. über die Releasing-Faktoren der Epiphyse ist ein komplexes Feedback-System, das den ganzen Menschen auch psychisch beeinflusst. Es ist be- kannt, dass nicht nur Angst eine Adrenalinausschüt- tung und damit eine Tachykardie auslöst, sondern auch umgekehrt eine organisch bedingte Tachykardie zu Angstzuständen führt. Erst solche und viele andere bekannte und sicher auch noch unbekannte Wechsel- wirkungen zwischen Organen, Hirn und Psyche erge- ben eine Persönlichkeit. Bei Patienten mit «Locked-in- Syndrom» sind nur noch die neuronalen Verbindungen des Hirns mit dem Kopf vorhanden; und dies hat eine verblüffende Gleichmut zur Folge; depressive Zu- stände, die man eigentlich erwartet, bleiben aus. Das kann nur damit erklärt werden, dass die psychische Verfassung mitbestimmt wird von neuralen Rück- meldungen des Körpers zum Gehirn. Von einem Menschen mit einem Herzen, das auf Adrenalin über- durchschnittlich schnell zu Tachykardie neigt, wird man sagen, er sei eben eine ängstliche Persön- lichkeit. Im Gegensatz dazu wird ein subklinisch Hypo- thyreoter den Ruf haben, eine gelassene Person zu sein, usw.
Gestalttheoretische Kritik
Man darf annehmen, dass wir längst nicht alle Wech- selwirkungen zwischen Leib und Psyche kennen. Für jene, welche die Verwendung des Begriffs «Psyche»
schon als «esoterisch» diffamieren, weil sie nicht an eine Psyche im Sinne einer selbständig existierenden Entität glauben, mag man statt von der Psyche auch vom psychischen Verhalten sprechen. (Nebenbei: Die Einheit von Leib und Geist entspricht auch dem christ- lichen Glauben; andernfalls würde dieser nicht die Auferstehung lehren.) Kurz: Das Zusammenwirken aller Organe (nicht das Hirn alleine) ergibt eine einmalige Kooperation, die zusammen mit der Biographie eine Person prägt. «Das Ganze ist mehr als die Summe sei- ner Teile», lehrt die Gestalttheorie (Max Wert heimer), die leider zu wenig Eingang in medizinethische Diskus- sionen gefunden hat. Die Verfechter von Organtrans- plantationen verschweigen, dass nicht alleine das Hirn eine Person ausmacht, sondern das Zusammenspiel al- ler Organe inklusive der Haut, die sich streicheln lässt, Die Lebensdauer eines transplantierten Organs ist beschränkt.
(© Adrenalinapura | Dreamstime.com)
TRIBUNE Point de vue 151
und der Ohren, die beim Hören schöner Musik das Herz erwärmen. Es gibt zahlreiche Redewendungen wie «das war ein herzloses Verhalten», «er ist ein Choleriker»,
«etwas ist ihm über die Leber gekrochen», «diese Sorge liegt ihm auf dem Magen» usw. Sind solche Redewen- dungen etwa bloss entstanden, weil man von den Funk- tionen der inneren Organe keine Ahnung hatte? Vor einem Jahr wurde in den Medien ein Fall diskutiert, dass ein Gefängnis insasse Beihilfe von Exit gefor- dert habe, um sich umzubringen. Wäre nun ein Wartelistenpatient einver standen, das Herz des Ge- fängnisinsassen zu bekom men, wenn er über den Spender aufgeklärt würde? Und was wäre die Haltung der Chirurgen? Eher ja bei einem Mörder oder bei einem Bankräuber?
Kritik an der heuristischen Perzeption der Vergänglichkeit in der Medizin
Die Transplantationschirurgie lebt von der Angst der Menschen vor dem Sterben. Ich spreche jetzt nicht von der reflexartigen Angst in Todesgefahr, wie sie auch alle Tiere haben; diese Angst besteht ja nur momentan als Schutzreflex und ist eine evolutive Errungenschaft der Lebewesen, die in Todesgefahr Höchstleistungen vollbringen müssen, um zu überleben und sich weiter fortzupflanzen. Hier aber geht es mir um die Angst vor dem Tod beim Bedenken der Unausweichlichkeit des- selben. Dass jeder Mensch mehr oder weniger häufig die Vergänglichkeit bedenkt, gibt ihm eine ganz beson- dere Stellung unter den Lebewesen. Solches Sinnieren muss nicht hoch trabendes Philosophieren sein, sollte
Dr. med. Werner Niederer Sternenmatte 13 CH-3293 Dotzigen niederer.werner[at]gmx.ch
Das Wichtigste in Kürze
• Die JCI-Initiative zur Förderung der Organspende wurde durch die Nationale Ethik-Kommission als ethisch fragwür- dig taxiert, da sie die Persönlichkeitsrechte von sich passiv verhaltenden Bürgern verletze.
• Die Transplantationschirurgie lebt von der Angst der Men- schen vor dem Sterben. Information der Öffentlichkeit er- folgt nicht transparent und ist oft irreführend.
• Diverse psychoorganische Syndrome weisen darauf hin, dass nicht das Hirn allein, sondern das Zusammenspiel aller Organe einer Person deren Persönlichkeit prägen. Diese Er- kenntnis sollte im Sinne von Wertheimers Gestalttheorie be- dacht werden, bevor man Organe transplantiert.
L’essentiel en bref
• La Commission nationale d’éthique a jugé que l’initiative de la JCI pour favoriser le don d’organes lèse les droits de la personnalité des citoyens passifs et l’a donc estimée dou- teuse sur le plan éthique.
• La chirurgie des greffes vit de la crainte de la mort. L’infor- mation du public manque de transparence et est souvent trompeuse.
• Divers syndromes psycho-organiques montrent que la per- sonnalité n’est pas déterminée par le cerveau seul, mais par l’interaction de tous les organes d’une personne. Il serait bon de tenir compte de ce constat dans l’esprit du gestal- tisme de Wertheimer avant de transplanter des organes.
sich aber auch nicht mit primitiven Feststellungen be- gnügen wie «das Leben ist so etwas Tolles, also koste es aus, koste es, was es wolle!» oder «das Leben ist eine Hühner leiter: kurz und beschissen!».
Das Nachdenken über den Tod ist das Nachdenken über den Sinn des Lebens oder noch allgemeiner: über den Sinn des Seienden. Wenn wir zur Überzeugung gelan-
gen, alles Sein habe einen verborgenen Sinn (also auch das persönliche Dasein), dann muss es einen unvergäng- lichen Sinn (einen Ewigkeitswert, eine Bedeutung im Zeitlosen) haben. Andernfalls gäbe es das Sein gar nicht, sondern nur die imaginäre Grenze zwischen Ver- gangenheit und Zukunft. Also muss auch das individu- elle Leben im Zeitlosen eine Bedeutung, eine Existenz, eine hinterlassene Spur haben. Das sind ontologische Einsichten die man nicht über die Hühnerleiter ge- winnt.
Und nun das Wunder: Ziemlich einmütig sagen alle Menschen, die an den Sinn (und damit an die Unver- gänglichkeit) des Seienden glauben: Das Ewige eines menschlichen Individuums kann nur seine gelebte Liebe sein. Aber ist das nun ein Argument für oder ge- gen die Organentnahme bei «Hirntoten»? Die Antwort muss jeder Mensch selbst finden. Er findet sie nur, wenn er über Tod und Liebe nachdenkt. Mit zur richtigen Ant- wort gehört vermutlich, dass man sie nicht für die ein- zig richtige hält.
Dass jeder Mensch mehr oder weniger häufig die Vergänglichkeit bedenkt, gibt ihm eine ganz besondere Stellung unter den Lebewesen.
TRIBUNE Point de vue 152
Seiten-Blicke
Die Geburt eines Buches
Iris Ritzmann
Prof. Dr. med. et lic. phil., Mitglied der Redaktion Medizingeschichte
Der letzte Beitrag der Rubrik «Seiten-Blicke» schlägt für einmal ein Buch auf, das von einer Frau verfasst wurde. Justine Siegemund, geborene Dittrich, publi- zierte ihr Lehrbuch für Hebammen erstmals 1690, zwei Jahre nachdem sie zur Brandenburg-Preussischen Hof- hebamme am Hof des Soldatenkönigs Friedrich Wil- helm ernannt worden war.
Zu ihrem Beruf kam die Pfarrerstochter nicht über den üblichen Ausbildungsgang, sondern als Betroffene einer Fehleinschätzung durch mehrere Hebammen.
Schockiert vom Unwissen dieser Frauen, erwarb sie eigenständig fundierte Hebammenkenntnisse, wo- durch sie über die Jahre zur meistgefragten Hebamme der ganzen Region aufstieg.
Die «Siegemundin», wie sie genannt wurde, war sich bewusst, welches Wagnis sie als Autorin eines Lehr- buchs auf sich nahm. Daher legte sie ihr Manuskript drei Predigern und der medizinischen Fakultät von Frankfurt a.O. vor und liess die positiven Gutachten
Drehung des Kindes, Tafeln 4 und 5, in «Die Königl. Preussische und Chur-Brandenb. Hof-Wehe-Mutter, Das ist:
Ein höchst nöthiger Unterricht von schweren und unrecht-stehenden Geburthen … mit denen dißfalls erregten Controvers-Schrifften vermehret» von Justine Dittrich Siegemund, Berlin 1741, Sammlung Dr. Franz Käppeli.
mit abdrucken. Dennoch erregte das Buch heftige Kritik männlicher
Geburtshelfer. Siegemundin reagierte darauf, indem sie diese
Zuschriften in späteren Ausgaben mit veröffentlichte.
Die Besonderheit ihres Hebam- menbuchs gründet nicht allein
auf diesem Umgang mit Kritik.
Siegemundin bereicherte die Ge- burtshilfe mit einem neuen Ins- trument zur Entfernung von Myomen, obschon metallene Instrumente damals nur von männlichen Geburtshelfern
benutzt werden sollten. Als eine der ersten Fachpersonen achtete sie auf die Lage des Hinterhaupts des ungebore- nen Kindes, um den Geburts- verlauf einzuschätzen. Schliess- lich entwickelte sie eine neue Technik, den «gedoppelten Handgriff». Er bestand darin, mit einem Stöckchen und Bandschlingen das ungebo- rene Kind bei der gefürchteten Querlage auf die Füsse zu drehen, wodurch eine Geburt eher möglich wurde.
Das Geheimnis des durchschlagenden Erfolgs dieses Werks liegt aber auch in den schönen und feinen Kup- ferstichen, die anatomische Strukturen und verschie- dene Geburtslagen abbilden und für deren Herstellung vermutlich Siegemundins eigene Zeichnungen als Vor- lage dienten.
Mit ihrem Buch schuf sie ein anerkanntes Lehrbuch für Hebammen und Ärzte. Aber es hatte auch eine zweite Funktion: «Solcher gestalt ist dieses Buch, das lange, wie in einer Geburt gestecket, ans Licht gekom- men, und soll, weil ich keine Kinder zur Welt gebohren, das seyn, was ich der Welt hinterlasse.»
Bildnachweis
© Museum für medizinhistorische Bücher Muri (mmbm.ch) iris.ritzmann[at]saez.ch
HORIZONS Histoire de la médecine 154
Un pionnier de la médecine sociale et du travail social en hôpital
Jean Martin
Dr méd., membre de la rédaction
Bernard Hœrni
Richard Cabot (1868–1939) Précurseur de la médecine bio-psycho-sociale Paris: Editions Glyphe, 2019, 164 p.
Richard Cabot est un médecin né à Boston, d’une fa- mille d’intellectuels, et œuvra en laboratoire (hémato- logie) avant de devenir professeur de médecine à Har- vard – puis d’éthique sociale à la fin de sa carrière.
Bernard Hœrni, professeur émérite de Bordeaux, s’est beaucoup intéressé à Cabot, considérant que son œuvre était injustement méconnue.
Une vision de santé communautaire
Au Massachussetts General Hospital, Cabot transforme la manière dont la policlinique (outpatient department) était organisée, sur la base d’une vision globale selon la- quelle les conditions économiques, sociales, familiales et psychologiques sous-tendent beaucoup les affections dont souffrent les patients: «Il faut reconstituer l’histo- rique des désordres, leurs circonstances. Malgré ce qu’ex- pose souvent le patient, les troubles actuels sont rare- ment accidentels*.» Il évoque des situations illustratives:
la tuberculose et son traitement (cette maladie est l’exemple de ce que William Osler appelait un «problème social avec des aspects médicaux», multifactoriel); Com- ment les neurasthéniques peuvent-ils retrouver équilibre et bonheur? Comment aider une femme ayant un enfant sans mari? Dans ces cas tabous à l’époque, il est toutefois réservé quant à une prise en charge en institution.
Le travail social à l’hôpital
Cabot met en place un système où des assistantes so- ciales œuvrent en complémentarité des médecins et montre que cela améliore les résultats du traitement, en apportant une perspective critique. Il crée en 1905 les premières positions d’assistantes sociales profes- sionnelles, collaborant durant quarante ans avec Ida Maud Cannon, sœur du physiologiste Walter Cannon.
Et comme l’hôpital refusait de payer ces dernières, il le fait de sa poche. En 1917, il rejoint le corps expédition- naire américain en France, où il travaillera dix-huit mois; son livre Essais de médecine sociale y paraît en 1919. ll soutient également la création de l’école d’infir- mières laïques de Bordeaux.
Bernard Hœrni cite un contemporain de Cabot: «Par- tout où fonctionne l’organisation du Dr Cabot, l’hôpital subit une transformation. Il y a une atmosphère de confiance.»
Pratique et éthique médicales
Les constats faits à l’époque par Cabot restent d’actua- lité aujourd’hui: «Il y a des siècles, écrit-il, que les mé- decins caressent l’idéal de sonder aussi loin que pos- sible les causes de la maladie. Mais leurs formation et caractère professionnels les incitaient à se concentrer sur les manifestations physiques et à négliger l’intelli- gence et la volonté du patient, ainsi que ses réactions à diverses dimensions de son milieu [...] A l’hôpital on ne voit le malade qu’arraché à son entourage naturel.»
Très en avance sur son temps, à une époque où l’informa- tion aux malades reste dominée par le «mensonge médi- cal» voire dit «thérapeutique» (!), Cabot défend le droit des patients à une information complète et exacte: il faut leur faire confiance, ils sont capables d’entendre des nou- velles désagréables. «Je n’ai jamais vu un malade s’aggra- ver en apprenant la nature de sa maladie.»
Pionnier de la formation professionnelle continue, il s’implique pour convaincre qu’on peut s’instruire à partir de ses erreurs et met sur pied les conférences anatomo-cliniques.
Préoccupations écologiques
Cabot affirme également des conceptions écologiques avant l’heure, relevant que l’homme emprunte beau- coup à la nature mais, comme il en fait partie, il doit res- pecter un équilibre entre ce qu’il reçoit et ce qu’il donne.
Bien écrite, vivante, cette biographie suit en détail l’iti- néraire d’un pionnier de la prise en compte des condi- tions sociales en médecine. Elle fourmille d’informa- tions sociales et historiques sur la vie de Richard Cabot, son milieu, les Etats-Unis à la fin du XIXe siècle et au dé- but du XXe. Une contribution bienvenue.
jean.martin[at]saez.ch
* Ce qui me rappelle (J.M.) cette formule discutée avec les étudiants, «L’accident n’est pas accidentel» – il survient par la conjonction de divers facteurs de risque.
HORIZONS Critiques de livres 155