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Étude de l'activité des protéines précoces du virus du polyome dans le processus d'oncogenèse in vivo et in vitro

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(1)

ETUDE DE L'ACTIVITE DES PROTEINES PRECOCES DU VIRUS DU POLYOME DANS LE PROCESSUS D'ONCOGENESE

IN VIVO ET IN VITRO

par

Louise Bouchard

Département de Microbiologie

Thèse présentée à la Faculté de Médecine en vue de l'obtention du grade de

Philosophiae Doctor CPh.D.>

(2)

TABLE DES MATIERES

TABLE DES MATIERES. • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • . • • • • • • • ii

LISTE DES FIGURES... vi

LISTE DES TABLEAUX ••••••••••••••••••••••••••••••••••••• viii LISTE DES ABREVIATIONS... ix

RESUME • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • ., • • • x i INTRODUCTION • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • 1 MATERIEL ET METHODES... 15

I. Souche virale... 15

II. Plasmides recombinants... 15

III. Induction de tumeurs par injection de plasmides recombinants... 18

IV. Etablissement des lignées tumorales... 18

V. Analyse pathologique des tumeurs... 19

VI. Transfection de cellules en culture... 20

VII. Clonage en agar noble •••••••••• 22 VIII. Evaluation du potentiel tumorigène des cellules transformées... 23

IX. Mesure du taux d'apparition des variants dans les populations cellulaires... 23

1. Taux de conversion des cellules non-transformées au phénotype transformé... 24

2. Taux de conversion des cellules transformées au phénotype normal... 25

3. Taux de conversion des cellules sensibles au 6418 en cellules résistantes... 25

(3)

4. Evaluation de la valeur statistique du test

de fluctuation... 26

X. Mise en évidence des antigènes T dans les

lignées transformées... 27

1. Immunofluorescence... 27

2. Détection de l'activité kinasique associée

à l'antigène T moyen <in vitro)... 28

i. Immunoprécipitation des antigènes T,

marquage et électrophorèse... 28

ii. Traitement des gels pour

autoradiographie... 31

XI. Caractérisation du patron d'intégration de

l'ADN viral dans l'ADN des lignées cellulaires 32

1. Extraction de l'ADN cellulaire... 32

2. Transfert sur filtre de nitrocellulose... 33

3. Préhybridation et hybridation des filtres

à une sonde radioactive... 34

4. Préparation d'une sonde radioactive... 35

RESULTATS. • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • 38

Première partie: Caractérisation du système d'injection

d'ADN recombinant à des rats nouveaux-nés

I. Evaluation du potentiel tumorigène de l'ADN

viral cloné... 38

II. Propriétés des lignées tumorales... 44

III. Analyse des séquences virales intégrées dans

l'ADN des cellules tumorales... 47

IV. Effet de la coinjection d'un ADN

sur le potentiel tumorigène de l'ADN viral.... 50

V. Analyse pathologique des tumeurs... 53

Deuxième partie: Activité des protéines précoces de

polyome dans la transformation in vitro I. Etude des propriétés des cellules contenant le

(4)

phénotype transformé... 59 1. Morphologie des cellules sélectionnées pour

leur résistance au 6418... 62

2. Caractéristiques de croissance des lignées

résistantes au 6418... 66

3. Propriétés des lignées sélectionnées pour la

formation de foyers sur plastique... 68

4. Détection de l'antigène T moyen dans les

lignées cellulaires... 69

II. Etude de la dynamique des populations

cellulaires... 72

1. Conversion des cellules non transformées

au phénotype transformé... 73

2. Réversion des cellules transformées au

phénotype normal... 76

3. Influence de l'activité d'un gène sur

l'activité du gène adjacent... 84

i. Caractéristiques de croissance des

révertants et de leurs retransformants.. 85

ii. Comportement des révertants et de leurs

retransformants en présence de 6418.... 88

III. Effet du grand T de polyome dans les cellules normales contenant des copies silencieuses

du gène T moyen... 94

1. Description de l'essai utilisé... 94

2. Retransformation de la lignée 8-2 par le

gène

T

moyen...

96

3. Effet du grand T de polyome dans la lignée E3--:2. • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • 4. Effet de certains grand T mutants dans la

lignée 8-2 •••••••••••••••••••••••••••••••• 103 i. Effet du mutant LT97... 103 ii. Effet du grand T portant la

mutation tsa... 103

(5)

6. Détection des protéines virales produites par les cellules 8-2 transformées sous

l'action de grand T ••••••••••••••••••••••• 106 i. Immunofluorescence... 106

ii. Essai d'activité kinasique associée à

T moyen... 107 7. Analyse des séquences virales intégrées

dans les cellules 8-2 transformées sous

l'action de grand T ••••••••••••••••••••••• 111 8. Stabilité de l'insert du gène T moyen dans

la lignée 8-2 et dans ses retransformants

spontanés... 114 9. Effet du grand T de polyome dans les

lignées portant le recombinant pMT97A8t... 120 10. Analyse des séquences virales intégrées

dans les lignées transformées sous

l'action de grand T ••••••••••••••••••••••• 129

DISCUSSION. • • • • • • • • • • • • • • • . • • • • • . • . • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • 132

I. Caractérisation du système d'injection d'ADN

recombinant à des rats nouveaux-nés... 132

II. Activité des protéines précoces du virus du

polyome in vitro... 137

REMERCIEMENTS.... • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • 149

(6)

LISTE DES FIGURES

Figure 1. Carte physique du génome du virus du

pol yome.. . . . • . . . . . . . . 3

Figure 2. Carte physique des plasmides recombinants

pPAS et pPB21 •••••••••••••••••••••••••••••••• 41 Figure 3. Morphologie des lignées tumorales •••••••••••• 45

Figure 4. Croissance des lignées tumorales à forte

et à faible concentration de sérum ••••••••••• 46

Figure 5. Analyse par Southern blot des séquences

virales intégrées dans les lignées tumorales. 49

Figure 6. Effet de la présence d'un ADN sur

l'incidence des tumeurs •••••••••••••••••••••• 52 Figure 7. Coupes histologiques de tumeurs induites par

le recombinant pPAS en présence ou en absence

d'ADN ••••••••••••••••••••••••••••• 57

Figure 8. Activité kinasique associée à T moyen dans

les complexes immuns de cellules FR3T3

transformées par pPAS •••••••••••••••••••••••• 61 Figure 9. Structure des plasmides recombinants pSV2neo

et pneoMT3 •.••••••••••••••••••••••••••••••••• 63 Figure 10. Morphologie des colonies résistantes au 6418

après transfection de cellules FR3T3 avec

pneoMT3. • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • 65

Figure 11. Analyse des différents T moyen produits dans les lignées transformées par pdl8MT3 ••••••••• 77 Figure 12. Morphologie de quelques lignées dérivées de

la lignée FRneoMT-8 •••••••••••••••••••••••••• 86 Figure 13. Expression ·de l'antigène T moyen dans les

révertants et dans leurs retransformants ••••• 89 Figure 14. Détection par un essai d'activité kinasique

des formes de T moyen produites dans les cellules 8-2 retransformées avec le mutant

dl

a. . .

98

Figure 15. Structure des plasmides recombinants

contenant le gène nec et différents grand T

de polyome ••••••••••••••••••••••••••••••••••• 100 Figure 16. Représentation graphique de l'effet des

(7)

différents grand T dans la lignée 8-2 •••••••• 102 Figure 17. Représentation graphique de l'effet du grand

T thermosensible dans la lignée 8-2 •••••••••• 105 Figure 18. Morphologie et immunofluorescence pour T

moyen des lignées 8-2 retransformées sous

l'action de grand T •••••••••••••••••••••••••• 108

Figure 19. Essai d'activité kinasique associée à T moyen

dans les lignées 8-2 transformées sous

l'action de grand T •••••••••••••••••••••••••• 109 Figure 20. Analyse des séquences virales intégrées dans

les lignées 8-2 transformées sous l'action

de grand T ••••••••••••••••••••••••••••••••••• 113

Figure 21. Détection des séquences spécifiques à grand T

dans les lignées 8-2 transformées sous son

action ••••••••••••••••••••••••••••••••••••••• 115 Figure 22. Analyse des séquences virales intégrées dans

18 sous-clones indépendants de la

lignée 8-2 ••••••••••••••••••••••••••••••••••• 117 Figure 23. Analyse des séquences virales intégrées dans

les transformants spontanés de la

lignée 8-2 ••••••••••••••••••••••••••••••••••• 119 Figure 24. Carte du plasmide recombinant pMT97A8t ••••••• 121 Figure 25. Activité de grand T dans la lignée

FRHyMT97ABt-2 ...•...••.•....•.•.•..•..• 125 Figure 26. Activité du grand T thermosensible dans la

lignée FRHyMT97A8t-3 ••••••••••••••••••••••••• 127

Figure 27. Activité kinasique associée à T moyen dans

les lignées FRHyMT97A8t transformées sous

l'action de grand T •••••••••••••••••••••••••• 128 Figure 28. Analyse des séquences virales intégrées

dans les lignées FRHyMT97A8t transformées

(8)

LISTE DES TABLEAUX

Tableau 1. Potentiel tumorigène des plasmides

recombinants ••••.••••••.•..••.•...•...••... 43 Tableau 2. Analyse pathologique des tumeurs induites

par pol yome. . . • . . . . . . . . • . . . . . . . . . . . . 55

Tableau 3. Propriétés des lignées sélectionnées pour

la résistance au 6418 •••••••••••••••••••••••• 67 Tableau 4. Phénotype des lignées contenant le plasmide

pneoMT3 •••••••••••••••••••••••••••••••••••••• 70 Tableau 5. Taux d'apparition des variants transformés

dans les lignées non transformées •••••••••••• 75 Tableau 6. Taux de réversion des cellules transformées •• 79 Tableau 7. Taux de réversion des lignées 3-lOneoMT •••••• 83 Tableau 8. Propriétés des révertants FRneoMT-8 et

de leurs retransformants ••••••••••••••••••••• 87 Tableau 9. Taux de conversion au phénotype transformé

des révertants de la lignée FRneoMT-8 •••••••• 90 Tableau 10. Taux de réacquisition de la résistance au

6418 des révertants sensibles •••••••••••••••• 92 Tableau 11. Activité des plasmides recombinants dans

la lignée 8-2 ••.••••.••••••••••.••••••••••••• 97 Tableau 12. Taux de conversion spontanée au phénotype

transformé des lignées FRHyMT97A8t ••••••••••• 123 Tableau 13. Activité du gène grand T dans les cellules

(9)

a. a. ATP cm cpm dATP dCTP dGTP DMSO EDTA Hep es Kb Kd M ml mm mM ng NP40 pb plv rpm SDS Tris TTP

LISTE DES ABREVIATIONS Acide aminé

Adénosine 5' triphosphate Degré celsius

Centimètre

Coups par minute

déoxy-adénosine 5' triphosphate

déoxy-cytidine 5' triphosphate

deoxy-guanosine 5' triphosphate Diméthylsulfoxide

Ethylène diamine tétraacétate Acide N-2-hydroxyethylpiperazine-N'-2-ethanesulfonique

Kilo paires de bases Kilodalton Molaire Millilitre Millimètre Millimolaire nanogramme Nonidet-P40 Paire de bases Poids/volume

Révolution par minute Sodium dodécyl sulfate Hydroxyméthyl-aminométhane Thymidine 5' triphosphate

(10)

uCi ug ul uM v/v Microcurie Microgramme Microlitre Micromolaire Volume/volume

(11)

RESUME

Nous avons étudié la capacité du virus du polyome

à induire le développement de tumeurs chez le rat. Pour

être tumorigène l'ADN viral doit être injecté à des animaux

nouveaux-nés sous forme linéaire. La coinjection d'un en-d'origine eucaryote n'a que peu d'effet sur

l'inci-dence des tumeurs. Par contre, des d'origine

procaryote manifestent un effet inhibiteur très marqué. De plus, la majorité des tumeurs ainsi obtenues sont bénignes alors que normalement, les tumeurs induites par polyome sont malignes.

Nous avons également étudié l'activité du gène T moyen dans un essai de transfection de lignées établies. Le gène

T moyen peut à lui seul induire le phénotype transformé.

Lorsque l'ADN transfecté contient le gène T moyen lié au

marqueur de sélection ngQ, la moitié des lignées résistantes

affichent un phénotype transformé. Ce dernier reflète l'ex-pression de T moyen. Les cellules présentant un phénotype normal et n'exprimant pas T moyen génèrent des variants

transformés à un taux de l'ordre de

to-e.

Cette

conver-sion s'accompagne de l'activation du gène T moyen et de _la production

leurs, les

d'une grande quantité de cet antigène.- Par ail-cellules transformées exprimant l'antigène T

moyen génèrent à un taux de l'ordre de des

réver-tants dans lesquels la protéine n'est plus produite.

(12)

re-produire l'effet de conversion au phénotype transformé lorsqu'il est introduit dans une lignée non transformée con-tenant plusieurs copies silencieuses du gène T moyen. La transformation est concomitante à l'activation du gène T moyen.

tants

Elle s'accompagne parfois de réarrangements imper-de l'insert imper-des gènes T moyen. Dans le but imper-de véri-fier si grand T agit en provoquant de la recombinaison homo-logue, nous avons produit des lignées contenant un tandem de deux gènes T moyen non transformants affectés par des lé-sions différentes. Grand T peut en effet provoquer la transformation de ces cellules, et celle-ci s'accompagne de l'apparition d'un T moyen fonctionnel. Ceci suggère que grand T agit directement ou indirectement en provoquant de la recombinaison homologue entre les copies inactives du gène T moyen. Ce processus pourrait rendre certaines copies du gène accessibles à la machinerie transcriptionnelle de la cellule, favorisant par le fait même l'expression de T moyen et la transformation.

(13)

INTRODUCTION

L'oncogenèse est un processus qui nécessite plusieurs étapes distinctes et pour lequel le virus du polyome cons-titue un excellent modèle d'étude. Ce virus a d'abord été identifié comme agent responsable du développement d'adéno-carcinomes des glandes salivaires chez la souris, son hOte naturel <Gross, 1959a,b). Toutefois, dans la majorité des cas, il provoque une infection silencieuse qui affecte peu l'animal. Par contre, il a la capacité d'induire une grande variété de tumeurs chez d'autres rongeurs comme le rat et le

hamster. C'est d'ailleurs cette polyvalence qui lui a valu

son nom <Stewart et Eddy, 1959).

Tout comme les virus SV40, BK et JC, le virus du polya-me est un polya-membre de la famille des papovavirus CTooze,

1981). Il s'agit d'un virus non-enveloppé composé d'une

capside protéique icosahédrique. Cette capside protège une molécule d'ADN bicaténaire circulaire de 5292 paires de

ba-ses, associée à des histones cellulaires pour former la

chromatine virale CSoeda et al., 1980). L'origine de répli-cation est située dans la partie non-codante du génome vi-ral. Cette même région comprend également les signaux

néces-saires à l'initiation de la transcription. De part et

d'au-tre de la région non-codante et sur les brins opposés s'étendent deux régions codantes, chacune occupant environ

(14)

la moitié du génome viral <Soeda et al, 1980) (figure la). La première, la région précoce, est exprimée au tout début du cycle lytique, avant la réplication du génome viral. La

seconde, la région tardive, est exprimée à la fin du cycle

lytique suite à la réplication du génome viral. Elle encode

trois protéines: VP1, VP2 et VP3 qui composent la capside virale <Fine et al., 1968: Roblin et al., 1971; Frearson et Crawford, 1972; Gibson, 1974; Hewick et al., 1975).

L'avènement de la culture des cellules a facilité l'étude des propriétés du virus du polyome. Les cellules en culture ont été classées en différentes catégories, suivant leur réaction lorsqu'elles sont mises en contact avec le vi-rus. Les cellules dites permissives sont celles qui permet-tent la réplication de l'ADN viral et qui produisent les

protéines de la capside. Ceci mène à l'assemblage d'une

grande quantité de particules virales et à leur libération

suite à la lyse cellulaire. Seules les cellules de souris

appartiennent à la catégorie des cellules permissives. Il

existe également des cellules qu'on appelle semi-permissi-ves, parmi lesquelles on compte les cellules de hamster et les cellules de rat. Chez ces espèces, seule une faible proportion de la population cellulaire permet la réplication du génome viral et la production d'une faible quantité de

virions. Les cellules non-permissives, comme par exemple

les cellules de singe ne permettent aucune réplication dé-tectable du génome viral.

(15)

divisé en 100 unités à partir de son unique site EcoRI, en

progressant dans le sens des aiguilles d'une montre. Les

nucléotides sont numérotés dans le même sens à partir de

l'origine de réplication. Les unités transcriptionnelles précoce et tardive sont indiquées de part et d'autre de l'origine, de même que les protéines qu'elles encodent

<Tooze, 1981).

B. Le génome viral est ici linéarisé en son site Hindi!! à

44.6 unités sur la carte génomique <nucléotide 3918> de

façon à mettre en évidence la région précoce. Les portions

de cette région encodant les antigènes tumoraux petit T <ST>, T moyen <MT>, et grand T <LT> sont également

illustrées. Les traits pointillés correspondent aux

introns, alors que les traits pleins représentent la portion non traduite des messagers. Le premier cadre de lecture qui code pour la région commune aux protéines précoces est en

noir. Le second cadre de lecture qui détermine la séquence

d'acides aminés unique à grand T est représenté en hachuré

alors que le troisième cadre de lecture qui encode la

séquence unique à T moyen est en blanc. Nous avons

également indiqué les portions de la région précoce qui sont affectées dans les différentes classes de mutants: hr-t, mlt, et ts.

(16)

8

50 1 60 1 70 1 80 1

9p

9

110 20 1

3p

4p

Hindlll Barn Hl Eco RI Hindlll Hincll Hincll Hindlll 1 11 1 1 1 11 1 1 1 11 Il 1 1 1 1 1 Il 1 1 1 1 1 1 1 1 ?1Ç11111 1 1 1 1 11 1 1 1 1 11 1 1 1 1 1

4000 5000/0 1000 2000 3000

ST An

(17)

Lorsqu'on infecte des cellules semi-permissives ou non-permissives avec le virus du polyome, ou encore qu'on y in-troduit l'ADN viral par transfection, la région précoce du génome viral est transcrite et la synthèse d'ADN cellulaire est stimulée. On observe alors l'expression transitoire des

propriétés caractéristiques des cellules transformées.

Après quelques divisions, la plupart des cellules cessent de

transcrire l'ADN viral, le perdent et retournent à l'état

normal. C'est le phénomène de la transformation abortive. Quelques cellules, cependant, stabilisent le génome viral en

l'intégrant à leur ADN. Elles peuvent ainsi poursuivre

l'expression des séquences virales. Ces cellules acquièrent alors de nouvelles propriétés parmi lesquelles on compte des changements morphologiques, une augmentation de la densité de saturation, l'indépendance d'ancrage, la perte d'inhibi-tion de contact, la diminud'inhibi-tion des besoins en facteurs séri-ques ainsi que le pouvoir d'induire le développement de tu-meurs chez des animaux syngéniques <Tooze, 1981>. La région

précoce encode à elle seule toutes les fonctions virales

né-cessaires à ce processus <Fried et Griffin, 1977; Israel et

al., 1979; Bastin et al., 1980; Hassel! et al., 1980; Novak et al., 1980).

La région précoce a une capacité codante colinéaire d'environ 100Kd. Par trois événements d'épissage d'un même messager, elle produit trois protéines différentes, les an-tigènes tumoraux petit T <195 a.a., 22Kd>, T moyen (421

(18)

a.a., 55Kd> et grand T (785 a.a., 90Kd>. Ces antigènes ont

d'abord été mis en évidence grâce à leur capacité à réagir

avec le sérum d'animaux ayant développé des tumeurs induites

par le virus du polyome. Ils partagent une partie

N-termi-nale commune de 79 acides aminés. Petit T et T moyen parta-gent, en plus, leurs 112 résidus suivants. Chacun a une portion C-terminale qui lui est propre puisqu'après l'événe-ment d'épissage, les trois messagers utilisent des cadres de

lecture différents (figure lb> <Habel, 1965; Ito al., 1977 a,b; Hunter et al., 1978; Hutchinson et al., 1978; Smart et Ito, 1978; Schaffhausen et al., 1978).

Les premières études visant à élucider le ou les roles

joués par chacune des protéines précoces dans le phénomène de la transformation par le virus du polyome ont été compli-quées par le fait qu'elles sont encodées par des séquences

chevauchantes. Il était alors très difficile d'étudier les

altérations cellulaires induites par une des protéines pré-coces en absence des deux autres. Toutefois, certaines évi-dences ont été obtenues de façon indirecte par l'étude des propriétés de divers mutants. Ces mutants ont été regroupés en différentes classes selon la portion du génome et les protéines précoces affectées. Ce sont les mutants ts, hr-t, et mlt (figure lb). La production de génomes viraux modi-fiés encodant séparément chacune des trois protéines préco-ces <Treisman et al.,1981a; Zhu et al., 1984> a permis une progression plus rapide de nos connaissances de leurs

(19)

pro-priétés et de leur rOle dans la transformation néoplasique. En ce qui concerne l'antigène petit T, ces connaissan-ces sont encore assez limitées. Aucune activité

biochimi-que, qu'elle soit intrinsèque ou due à une association avec

d'autres protéines, n'a encore été attribuée à cet antigène

que l'on retrouve aussi bien dans le cytoplasme que dans le

noyau des cellules (Zhu et al., 1984). On sait que le

pe-tit T est nécessaire au cycle lytique dans les cellules de

souris, mais son rOle exact n'est pas connu. Les seules

évidences dont on dispose actuellement suggèrent qu'il exer-ce un effet stimulant sur la réplication du génome viral

CMagnusson et al., 1981; Nilsson et Magnusson, 1983a;

Tem-pleton et al., 1986; Berger et Wintersberger, 1986). Dans

le processus de la transformation, le petit T augmente l'ag-glutinabilité des cellules par les lectines lorsque le grand

T est également présent (Liang et al., 1984>. Il réduit

l'attachement des cellules au plastique <Zhu et al., 1984; Cuzin, 1984) et augmente, faiblement mais de façon reproduc-tible, la densité de saturation des cellules <Cherington et al., 1986; Noda et al., 1986>. Il a été proposé que cet

ef-fet résulte d'une activité du petit T comparable à celle des

facteurs de croissance: il permettrait aux cellules d'outre-passer l'inhibition de croissance résultant d'une forte den-sité cellulaire <Noda et al., 1986). Finalement, il peut complémenter l'antigène T moyen dans le processus d'induc-tion de tumeurs chez les rats nouveaux-nés <Asselin et al.,

(20)

1983).

L'antigène T moyen , quant à lui, se retrouve associé

aux membranes cellulaires, du côté du cytoplasme. La majori-té des molécules semblent associées au réticulum endoplasmi-que <Ito et al., 1977b; Ito, 1979; Zhu et al., 1984; Dilworth et al., 1986). Cette phosphoprotéine se retrouve sous deux formes de 56 Kd et 58 Kd qui se distinguent par

leur abondance et leur taux de phosphorylation.

In

vivo,

la phosphorylation se fait majoritairement sur les résidus

sérine et thréonine, alors qu'in vitro dans les

immuno-précipitats, il y a phosphorylation préférentielle des

ré-sidus tyrosine <Eckhart et al., 1979; Schaffhausen et Benja-min, 1979; Smith et al., 1979; Schaffhausen et BenjaBenja-min, 1981a,b; Ségawa et Ito, 1982). Cette activité kinasique sur

les résidus tyrosine n'est pas intrinsèque au T moyen, mais

résulte plutôt de son association avec la

pro-duit de l'oncogène cellulaire CCourtneidge et Smith,

1983, 1984; Cartwright et al., 1985; Schaffausen et al.,

1985). Conséquemment à cette association, on observe une

augmentation de l'activité kinasique de la

se reflète autant dans le degré de phosphorylation

qui du T moyen in vitro que dans l'apparition de nouveaux sites de phosphorylation en N-terminal de la pp60c--rc{Bolen et al., 1984; Balen et Israel, 1985; Yonemoto et al., 1985).

Il semble que le T moyen, plutôt que d'avoir un effet stimu-lant direct sur l'activité kinasique de la pp6oc-•rc,

(21)

em-pêcherait, de par son association avec cette dernière, la phosphorylation de sa tyrosine 527. Cette tyrosine consti-tuerait un site régulateur dont la non-phosphorylation géné-rerait une forme plus active de la

1985; Cooper et al., 1986; Cartwright et al., 1986, 1987; Piwnica-Worms et al.,1987>. Dans les cellules transformées par le virus du polyome il existe une forte corrélation

en-tre le niveau d'activité kinasique associée à T moyen et le

degré d'expression du phénotype transformé <Eckhart et al, 1979; Schaffhausen et al., 1979; Smith et al., 1979; Ito et al, 1980; Raptis et al., 1985). De plus, la majorité des mutants du virus qui sont défectifs pour la transformation ne présentent

<Patschinsky

pas d'activité kinasique associée à T

et al., 1982; Courtneidge et al., 1983;

moyen Bol en

et Israel, 1985>, alors qu'on ne aucun exemple de

mutant efficace pour la transformation et négatif dans un

essai d'activité kinasique. Si le complexe T

moyen-semble essentiel à la transformation cellulaire

<Amini et al., 1986>, il n'est toutefois pas suffisant, puisqu'il existe au moins un exemple de mutant non-transfor-mant de polyome qui forme un complexe actif avec la

et al., 1981; Nilsson et al., 1983>.

L'antigène T moyen peut se lier à d'autres protéines

cellu-laires, mais la signification de ces associations n'est pas connue <Schaffhausen, 1982; Walter et al., 1982; Ito et al., 1983; Grussenmeyer et al., 1985; Walter et al., 1987).

(22)

de phcsphcrylaticn du phcsphatidylincsitcl, un phospholipide membranaire. Il a été suggéré que le complexe T

soit à l'origine de cette activité. Le métabolisme de la ferme phcsphcrylée du phcsphatidylincsitcl génère du diacylglycércl et de l'incsitcl triphosphate qui constituent des signaux importants dans la régulation de la croissance cellulaire CNishizuka, 1984). Il serait donc possible que ces seconds messagers scient impliqués dans la transformation par le virus du pclycme (Whitman et al.,

1985; Kaplan et al., 1986; Koch et al., 1986>. Au cours du cycle lytique, dans les cellules de souris, T moyen semble nécessaire à l'assemblage des virions CGarcea et al., 1983; Turler et Salomon, 1985). Dans le processus de la transfor-mation, le gène T moyen constitue le principal oncogène du virus du pclycme CMes et Hassel!, 1982; Treisman et al., 1981b). En effet, seul, leT moyen est suffisant peur transformer les lignées cellulaires établies <Treisman et al., 1981b; Dcncghue et al., 1984; Gélinas et Bastin, 1985). Par centre, il ne transforme pas les cellules primaires et ne peut induire le développement de tumeurs chez les rats nouveaux-nés <Rassculzadegan et al., 1982; Asselin et al., 1983, 1984). Dans certains systèmes expérimentaux, toute-fois, il peut transformer les cellules embryonnaires de peu-let <Kaplan et al., 1985; Kcrnbluth ·et al., 1986) et induire des tumeurs chez les poulets et les hamsters nouveaux-nés

(23)

L'antigène grand T, finalement, est une phosphoprotéine

que l'on retrouve dans le noyau des cellules, associé à

l'euchromatine <Schaffhausen et al., 1978; Silver et al.,

1978; Dilworth et al., 1986; Hassauer et al., 1986). Il

forme des oligomères capables de se lier à l'ADN

bicaténai-re. Il manifeste une grande affinité pour l'origine de

ré-plication virale ainsi que pour les promoteurs des régions

précoce et tardive, alors qu'il a une faible affinité pour

les séquences non-spécifiques <Gaudray et al., 1980,1981; Pomerantz et al., 1983; Cowie et Kamen, 1984; Dilworth et

al. , 1984). Il possède également une activité ATPase

<Gaudray et al., 1980>. Au cours du cycle lytique dans les cellules de souris, il stimule la synthèse de l'ADN cellu-laire et initie la réplication du génome viral <Francke et Eckhart, 1973; Schlegel et Benjamin, 1978>. Il réprime la transcription de la région précoce et stimule celle de la région tardive <Cogen, 1978; Farmerie et Folk, 1984). Dans le processus de la transformation, on accorde au grand T le pouvoir d'immortaliser les cellules embryonnaires de rat <Rassoulzadegan et al., 1983; Asselin et Bastin, 1985). Les cellules ainsi immortalisées peuvent ensuite être transfor-mées par T moyen. Lorsqu'il est porté par un vecteur

rétro-viral, le grand T supprime la différenciation des

préadi-pocytes en adipréadi-pocytes (Cherington et al., 1986). Il réduit la dépendance des cellules envers les facteurs sériques <Rassoulzadegan et al., 1982> et est impliqué dans les phé-nomènes d'intégration et d'excision du génome viral de celui

(24)

de la cellule hôte <Basilico et al., 1979a,b; Della Valle et al., 1981; Colantuoni et al., 1982). C'est son rôle dans la transformation des lignées cellulaires établies qui fait

moins l'unanimité. La controverse à ce sujet vient en

gran-de partie gran-de résultats qui ont été obtenus avec le mutant ts-a. Ce mutant, comme tout ceu:< de sa catégorie, est affec-té dans la portion distale de la région précoce. Les

sé-quences impliquées sont uniques à l'antigène grand T. Il en

résulte la production d'un grand T thermosensible qui se

comporte comme la protéine de type sauvage à la température

permissive (33°C), mais qui est instable à 39oC,

tempé-rature dite restrictive. Les mutants ts transforment les

cellules à la température permissive alors que leur

poten-ti el transformant est réduit de façon draspoten-tique à la

tempé-rature restrictive. Lorsqu'on s'est intéressé au

comporte-ment des transformants obtenus à température permissive,

après transfert à température restrictive, certaines équipes

ont rapporté que ces transformants conservent leur phénotype <Fried, 1965a,b; Di Mayorca et al., 1969; Eckhart, 1969).

Ceci suggérait un rôle pour grand T dans l'établissement,

mais non dans le maintien de la transformation. D'un autre

cOté l'équipe de Cuzin a observé deux catégories de

trans-formants. Les transformants de type N révertent au

phénoty-pe normal à la température restrictive et encodent un grand

T complet. Les transformants de type A demeurent

transfor-més lorsqu'on les transfère à la température restrictive.

(25)

géné-ralement interrompues dans la portion distale de la région

précoce. Elles produisent donc une forme tronquée de grand

T d'où la mutation ts est absente. Ces résultats ont amené

Cuzin et son groupe à suggérer que le maintien de l'état

transformé nécessite la présence d'au moins une forme tron-quée de grand T <Seif et Cuzin, 1977; Rassoulzadegan et al.,

1981). Ceci entre en contradiction avec les résultats qui

ont montré que leT moyen seul est suffisant à

l'établisse-ment et au maintien de la transformation dans les lignées cellulaires établies <Treisman et al., 1981b; Donoghue et al., 1984; Gélinas et Bastin, 1985). Par ailleurs, des

ex-périences similaires ont amené un autre groupe à constater

qu'il n'y a aucun lien entre la perte ou le maintien du

phé-notype transformé à température restrictive et la présence

ou l'absence d'une forme tronquée de grand T. Il semble

donc que dans leur système, grand T ne soit pas nécessaire au maintien de l'état transformé <Fluck et Benjamin,

Fluck et al., 1983; Winberry et al., 1985).

1979;

Le présent travail se divise en deux parties. Dans un premier temps, nous avons caractérisé un système nous per-mettant d'évaluer le potentiel oncogène de différents gènes

viraux par injection directe à des rats nouveaux-nés. Nous

montrons que pour @tre tumorigène, l'ADN doit @tre injecté sous forme linéaire. La coinjection d'ADN cellulaire de

rat, comme ne semble pas avoir d'effet

(26)

coinjection d'ADN plasmidique a un effet inhibiteur marqué. De plus, les quelques tumeurs obtenues dans ce cas étaient le plus souvent bénignes, contrairement aux tumeurs obtenues

sans ou par coinjection d'un

eucaryo-te. En effet, dans ces dernières conditions, le génome

vi-ral de type sauvage induit invariablement des tumeurs

ma-lignes.

Dans la seconde partie de ce travail, nous avons utili-sé le système classique de transfection de cellules en cul-ture pour étudier les propriétés des cellules dans lesquel-les le gène T moyen est introduit sans qu'il y ait sélection pour le phénotype transformé. Nous avons lié le gène T moyen au gène néo, un marqueur de sélection dominant. Lorsqu'on sélectionne pour l'expression de néo, on remar-que une variabilité dans le phénotype des différentes gnées obtenues allant de presque normal pour certaines

li-gnées à très transformé pour d'autres. Le phénotype observé

est en relation avec le taux de production de T moyen. Le

plasmide bicistronique portant les gènes T moyen et néo nous a également permis de suivre l'expression d'un gène adjacent

lorsque l'expression d'un premier gène est modifiée. Nous

nous sommes également intéressés à la dynamique des

popula-tions cellulaires. Les lignées transformées génèrent des

ré-vertants non-transformés à une fréquence de l'ordre de

Quant aux lignées non-transformées portant des co-pies silencieuses du gène T moyen, elles peuvent générer des

(27)

transformants, dans lesquels T moyen est produit, avec une fréquence de l'ordre de

to-e.

Finalement, nous montrons que le grand T peut reproduire ce phénomène de conversion des cellules non-transformées, portant des copies silencieuses du gène T moyen, au phénotype transformé. Cette conversion s'accompagne, encore là, d'une stimulation de l'expression du gène T moyen. Il semblerait que, dans notre système, le grand T agisse indirectement en amenant des changements dans la structure chromatinienne à proximité du gène T moyen, le rendant plus accessible à la machinerie transcriptionnelle.

(28)

MATERIEL ET METHODES

I. Souche virale:

Pour ce travail, nous avons utilisé la souche A2 du vi-rus du polyome, un variant du type sauvage produisant de grandes plaques <Fried et al., 1974>.

II. Plasmides recombinants:

Le recombinant pPA8 contient le plus grand des deux fragments Hindi!! du génome viral, cloné au site Hindi!! du plasmide pBR322. Ce fragment d'ADN viral, qui s'étend entre 44.6 et 1.8 unités sur la carte génomique, contient l'origi-ne de réplication ainsi que les séquences encodant les anti-gènes petit T, T moyen et l'extrémité N-terminale de grand T

(Bastin et al., 1980).

pPB21 contient le génome viral complet cloné au site BamHI de pBR322. Dans ce recombinant, la région précoce est ininterrompue et contient toutes les séquences encodant les antigènes petit T, T moyen et grand T (Gélinas et al., 1981).

pPtsa résulte d'une construction semblable où le mutant

tsa de polyome a été cloné dans pBR322 au site BamHI. La

lésion responsable de la mutation ts est une mutation ponc-tuelle qui fait que la guanine au nucléotide 2172 du génome

(29)

de type sauvage est remplacée par une adénine dans le génome du mutant <Thomas et al., 1981).

pdl8 contient le génome du mutant diS cloné au site BamHI de pBR322. Ce mutant est caractérisé par une délétion de 90 paires de bases, entre les nucléotides 990 et 1080, qui affecte les antigènes T moyen et grand T <Smolar et Gr i f f i n , 1 981> •

pMT3 est une forme réduite du plasmide pPyMT1 et a été obtenu en lui retirant deux fragments Hindiii <Asselin et al. , 1983). A la suite d'une délétion spécifique de l'in-tron du gène T moyen, ces deux recombinants encodent unique-ment la protéine T moyen <Treisman et al., 1981b).

pdl8MT3 a été obtenu en introduisant l'insert viral de pd18 au site BamHI de pMT3. Les deu:< régions précoces du recombinant sont dans le même sens transcriptionnel.

pSV2neo contient le gène néo, un marqueur de sélection dominant, sous le contrOle du promoteur précoce de SV40

<Southern et Berg, 1982).

pneoMT3 a été construit en insérant le fragment BamHI-EcoRI de la portion virale de pMT3 dans le plasmide pSV2neo

<Bouchard et al., 1986).

pneoLT1 résulte du clonage d'un génome viral modifié n'encodant que l'antigène grand Tau site BamHI de pSV2neo

<Asselin et al., 1986).

pneoLtsa est une construction dérivée de pneoLT1 obte-nue en transférant la mutation tsa dans pneoLT1.

(30)

délé-tian de 30 paires de bases allant du nucléotide 1367 au nu-cléotide 1396 <Asselin et al., 1986).

pneoLT3 porte un grand T tronqué à partir du site EcoRI situé au nucléotide 1560 du génome viral CAsselin et Bastin, 1985).

pMT97A8t a été construit en liant par l'intermédiaire

de leur unique site Hindiii, les recombinants pMT97 et A8t. Il en résulte un plasmide portant un tandem de deux régions précoces non transformantes affectées par les lésions diffé-rentes.

pMT97 a été obtenu en transférant la mutation dl97 dans

le recombinant pMT3 <Asselin et al., 1986).

A8t résulte de la recircularisation du plus grand des deux fragments obtenus en digérant pPA8 avec l'enzyme Pst!. Ce recombinant porte les séquences de la région précoce du

génome du virus du polyome à partir du site Pst! au

nucléo-tide 484 jusqu'au site Hindiii au nucléonucléo-tide 1656. Il porte en plus les séquences du plasmide pBR322 entre le site Hindiii au nucléotide 29 et le site Pst! au nucléotide 3612.

Ces différents recombinants ont été amplifiés dans la

souche bactérienne HB101, puis purifiés par

centri-fugation à l'équilibre en gradient de chlorure de césium tel

que décrit par Maniatis et al. (1982). Les différents

enzy-mes nécessaires à ce travail ont été obtenus d'Amersham ou

de Boehringer-Mannheim Canada et utilisés selon les recom-mandations des fabricants.

(31)

III. Induction de tumeurs recombinants:

par injection de plasmides

L'ADN linéarisé par un enzyme de restriction est

injec-té, de façon sous-cutanée, à la base du cou de rats Fischer

<Charles River Canada !ne.) le jour de leur naissance. Cha-que injection comprend 2,0 ug d'ADN plasmidiCha-que avec ou sans

ADN contenu dans 50ul de tampon phosphate <PBS

A: 10mM Na2HP04, 2mM KH2P04 pH 6,8>. Les rats sont

ensuite observés deux fois par semaine. Les tumeurs appa-raissent sous forme de masses palpables localisées au site d'inoculation.

IV. Etablissement des lignées tumorales:

Lorsque la tumeur atteint environ 3 cm de diamètre, elle est extraite de l'animal le plus stérilement possible.

La masse tumorale est rincée abondamment à trois reprises

dans du Tris-salin C140mM NaCl, 5mM KCl, 1mM Na2HP04, 5mM glucose, 25mM Tris, 0,0015/. rouge phénol pH 7,4> puis

réduite en petits morceaux à l'aide de ciseaux à dissection.

A deux reprises, on resuspend les morceaux dans du

Tris-salin et on les laisse sédimenter pendant cinq minutes

avant de décanter le liquide. La tumeur émincée est ensuite transférée dans un flacon à trypsinisation <Bellco>. On lui fait subir trois trypsinisations (100 ml de trypsine 0,06/.

(32)

dans du Tris-salin) avec agitation à 37°C. Après chaque

trypsinisation le liquide est décanté et filtré à travers

une mousseline stérile, ajouté à SOml de sérum de veau et conservé sur la glace. Après la troisième trypsinisation,

les cellules sont centrifugées pendant cinq minutes à 1000

rpm, puis resuspendues dans 10ml de DMEM <Dulbecco Modified Eagle Medium> contenant 107. de sérum de veau, 27. de fongizo-ne <amphotéricifongizo-ne B, 2,Sug par ml>, et 17. d'antibiotiques

<Streptomycine 0,017., pénicilline 100 unités par ml>. Une fraction de la suspension cellulaire est diluée 1:3 dans du bleu de trypan <O.SX bleu de trypan, 0,857. NaCl> avant que

les cellules soient comptées. La coloration au bleu de

trypan permet d'évaluer le nombre de cellules vivantes, ces dernières demeurant incolores, alors que le colorant pénètre les cellules mortes. Les cellules sont ensuite distribuées

dans des falcons de 75 cm2 à raison de 2x106 cellules

vivantes par récipient et conservées dans un incubateur à

37°C <SX C02>•

V. Analyse pathologique des tumeurs:

Au moment de prélever la tumeur, l'avoir rincée

au Tris-salin, on prélève une tranche de tissu de quelques

millimètres d'épaisseur qui est fixée à la formaldéhyde,

avant d'être recouverte de paraffine, sectionnée et colorée

à L'analyse _pathologique des

(33)

dé-partement de pathologie de l'Université de Sherbrooke. VI. Transfection de cellules en culture:

Pour ce travail, nous avons utilisé la lignée

cellulai-re FR3T3. Cette lignée de cellules de rat a été établie

dans le laboratoire du Dr François Cuzin à l'Université de

Nice (Seif et Cuzin, 1977>. Elle est propagée dans du DMEM contenant 10/. de sérum de veau fétal, 2/. de fongizone, et 1/. d'antibiotiques <DMEM complet>, dans un incubateur à 37°C

dont l'atmosphère contient 5/. de La méthode de

transfection utilisée est celle au chlorure de calcium-DMSO décrite par Stow et Wilkie (1976>. Brièvement, les cellules

sont ensemencées la veille de l'expérience à raison de

5x10e cellules par pétri de 60mm. Le jour de la

transfec-tion, on ajoute à l'ADN à transfecter, contenu dans un

volu-me de 25ul de TE <Tris 10mM, EDTA 1mM pH B,O>, 450ul d'une

solution d'ADN de Thymus de veau à 10ug par ml de tampon

Hebs <140mM NaCl, 5mM KCl, 0,7mM Na2HP04, 5,5mM glucose, 20mM Hepes pH 7,1>, 100ul d'aprotinine (Sigma) et 35ul de CaCl2 2M. On agite immédiatement au vortex et on laisse reposer 10 minutes pendant lesquelles un précipité de

phos-phate de calcium commence à se former. Ensuite, on retire

le milieu couvrant les cellules et on y applique le

précipi-té après l'avoir de nouveau agiprécipi-té au vortex. Les pétris

sont incubés durant 30 minutes à 37°C et agités aux dix

(34)

milieu contenant tous les additifs habituels à l'exception de la fongizone. Nous utilisons du milieu dépourvu de

fon-gizone à partir de cette étape car nous avons remarqué à

plusieurs reprises que la fongizone peut interférer dans la formation du précipité de phosphate de calcium. Il en ré-sulte un précipité beaucoup plus gros qui tue rapidement les

cellules. Les cellules sont à nouveau incubées à

pour une période de cinq à six heures après laquelle on

pro-cède au choc au DMSO. Pour ce faire, on retire le milieu des pétris et on rince les cellules avec 5ml de milieu sans

fongizone. On dépose ensuite sur les cellules 1ml de DMEM

contenant 20/.

<vlv>

de DMSO. Cette solution est laissée

sur les cellules pendant 40 secondes, après quoi on rince

les cellules à deux reprises avec 5ml de milieu complet,

toujours sans fongizone. On recouvre finalement les cellu-les avec 5ml du m@me milieu et cellu-les pétris sont incubés

pen-dant 36 heures à dans une atmosphère contenant 5/. de

Après cette période, la façon de traiter les cellu-les dépend du type de sélection que l'on désire effectuer.

Dans le cas l'on veut obtenir des foyers de cellules

transformées, le contenu de chaque est dépourvu de son

milieu, rincé avec 5ml de versène <0,5mM EDTA, 0,0015/. rou-ge phénol dans du PBS A>, et dispersé à la trypsine (0.06/.

dans du versène>. Les cellules sont redistribuées à raison

de 5x104 cellules par pétri de 60mm dans du milieu qui

peut maintenant contenir de la fongizone. Le milieu est

(35)

transformées apparaissent sur la mosaïque des cellules

nor-males de 14 à 21 jours plus tard. Lorsqu'on veut

sélec-tionner pour l'acquisition d'un marqueur de sélection domi-nant, les cellules de chaque pétri sont redistribuées dans

cinq nouveaux pétris contenant du milieu complet. De 12 à

18 heures plus tard, on applique la sélection. Si on veut

sélectionner pour l'expression du gène ngQ, on remplace le

milieu par du milieu contenant 400ug par ml de

l'antibioti-que 6418 <6418 sulfate, 6ibco>. Ce milieu est préparé à

partir d'une solution mère contenant 4mg de 6418 par ml de tampon Hepes 100mM pH 7,4. Si on désire sélectionner pour l'expression du gène hvgro, le milieu de sélection contient lOOug par ml d'hygromycine <Calbiochem>, et on le prépare à

partir d'une solution mère contenant 10 mg d'antibiotique par ml de PBS A. Dans les deux cas, le milieu de sélection est changé aux 5 jours et les colonies résistantes apparais-sent de 2 à 3 semaines plus tard.

VII. Clonage en agar noble:

Cette technique permet de tester l'indépendance

d'an-crage des lignées cellulaires en les soumettant à un milieu

de croissance semi-solide. La technique employée est celle de Monteil et al. (1984). En bref, 10,000 cellules conte-nues dans 3,5ml de milieu complet ayant une teneur de 0,33/. en agar noble <Difco> sont ensemencées entre deux couches de milieu contenant 0,66/. d'agar noble dans un pétri de 60mm et

(36)

incubées à Une fois par semaine, on alimente les cellules en renouvelant la couche supérieure de milieu cam-plet contenant 0,66/. d'agar noble. Les colonies visibles

macroscopiquement sont dénombrées de trois à quatre semaines

plus tard.

VIII. Evaluation du transformées:

potentiel tumorigène des cellules

Les cellules à tester sont dispersées à la trypsine,

centrifugées dans 10ml de DMEM complet pendant cinq minutes

à 1800rpm, lavées dans 10ml de PBS A de façon à obtenir

50,000 cellules par injection de 50 à 200ul de la suspension

cellulaire. Les cellules sont injectées dans le flanc de

jeunes rats Fischer agés d'environ un mois ou encore de

souris nues adultes <nu/nu, Flanagan, 1966; Pantelouris,

1968). On surveille ensuite 1 'apparition d'une masse

tumo-raie aux sites d'injection.

IX. Mesure du taux d'apparition des variants dans les populations cellulaires:

Pour ce faire, nous avons procédé à des analyses par

test de fluctuation selon la méthode de Luria et Delbruck

(1943). Brièvement, cette méthode consiste à obtenir un

grand nombre de cultures indépendantes, chacune issue d'un

(37)

de façon à obtenir une grande population finale et on dénom-bre les variants apparus dans chaque population. Pour con-tourner le problème causé par la possibilité de dénombrer plusieurs variants originant d'un seul et même événement mu-tatienne!, le taux d'apparition des variants est évalué à partir du nombre de cultures dans lesquelles il n'y a pas de variant <Po>. Le nombre de mutations correspond à: -lnPo. Le nombre de générations cellulaires dans une po-pulation non synchronisée est donné par

et correspondent respectivement au nombre final et initial de cellules dans la culture. Le taux d'apparition des variants, exprimé en mutations par génération cellulaire est donné par l'équation

1. Taux de conversion des cellules non-transformées au phénotype transformé:

Les cellules sont ensemencées dans des plaques de 96 puits de 6mm (Linbro) à raison d'une vingtaine de cellules par puits Chaque puit représente une culture in-dépendante. Nous avons évalué qu'à confluence, chacun con-tient en moyenne 18,000 cellules Les cellules arri-vent à confluence environ cinq semaines après l'ensemence-ment. Huit semaines après le début de l'expérience, on éva-lue la proportion des cultures dans lesquelles il n'y a pas eu apparition de cellules transformées <Po>.

(38)

2. Taux de conversion des cellules transformées au phénotype normal:

Les cellules transformées sont d'abord sous-clonées avant d'être ensemencées à faible densité dans des pétris de 100mm (5 à 10 cellules par cm2 ). Des colonies isolées,_

issues d'une seule cellule transformée sont préle-vées. Chaque colonie représente une culture indépendante. Chacune est dispersée en cellules isolées et réensemencée dans un pétri de 100mm de façon à ce que chaque cellule de la colonie mère puisse être dénombrée et identifiée d'après la morphologie de la colonie cellulaire à laquelle elle a donné origine. La valeur du correspond au nombre de colonies recensées alors que le Po correspond à la propor-tion des cultures indépendantes on n'a dénombré aucune colonie révertante.

3. Taux de conversion des cellules sensibles au 6418 en cellules résistantes:

Les lignées sont amplifiées à partir d'une seule cellu-le dans des puits de 6mm puits contient donc une culture indépendante. A confluence chacune est transfé-rée dans un puits de 15mm pour en continuer l'amplification. Peu avant qu'une culture n'atteigne à nouveau la confluence, ses cellules sont dispersées, comptées pour obtenir la va-leur de et transférées dans un pétri de 100mm. La

(39)

sé-lection est appliquée douze heures plus tard alors que le milieu couvrant les cellules est remplacé par du milieu con-tenant 400ug par ml de 8418. Le milieu de sélection est

changé tous les cinq jours. Deux à trois semaines plus

tard, les colonies résistantes au 8418 peuvent étre dénom-brées. La proportion des cultures ne contenant pas de colo-nie résistante au 8418 donne la valeur du Po.

4. Evaluation de la valeur statistique du test de fluc-tuation:

Dans le cadre des tests de fluctuation, le nombre de variants dans une culture va dépendre du moment où le ant initial est apparu. Dans certaines cultures les

vari-ants tôt et auront le temps de se diviser avant

qu'on les dénombre. Dans d'autres, ils plus

tard, n'auront pas nécessairement le temps de se diviser et seront moins nombreux. Dans d'autres cultures, enfin, il n'y aura pas de variant. La valeur statistique de la fluc-tuation observée peut ètre déterminée en la comparant avec une série d'échantillons tirés d'une culture contrôle déjà à

l'équilibre. La fluctuation dans le nombre de variants

de-vrait ètre beaucoup plus grande dans les populations clona-les du test que dans la population contrôle. Mathématique-ment, ceci s'exprime par le rapport de la variance sur la

moyenne. Cette valeur devrait ètre beaucoup plus grande

(40)

contre-le où elcontre-le devrait s'approcher de 1. Nous nous sommes assu-rés de rencontrer ces conditions pour nos différents tests de fluctuation. Un exemple est donné dans la légende du ta-bleau 10.

X. Mise en évidence transformées:

des antigènes T dans les lignées

1. Immunofluorescence: <Basilico et al., 1970>

On ensemence les cellules sur une lame porte-objet.

Lorsqu'elles atteignent 307. de confluence, on les lave à

trois reprises dans du tampon TBS à température de la pièce

(25mM Tris, O,SmM MgC12,140mM NaCl, SmM KCl, 0,7mM

CaCl2, pH 7,5>. Elles sont ensuite placées durant 15

mi-nutes à -2occ dans un mélange acétone:méthanol (2:1).

Cette étape sert à fixer et à perméabiliser les cellules.

On les laisse ensuite sécher pendant 30 minutes à la

tempé-rature de la pièce. On vérifie alors l'aspect des cellules

et on délimite sur la lame un champ à traiter. Les

cellu-les sont lavées trois fois dans du TBS à température de la

pièce. On dépose sur la zone choisie une goutte de sérum

anti-polyome dilué dans du TBS <1:10) et on incube 60

minu-tes à la température de la pièce dans un environnement

hu-mi de. Les lames sont ensuite lavées à nouveau trois fois

dans du TBS. Après avoir asséché le contour de la zone

(41)

marqué à la fluorescéine <Calbiochem> et dilué dans du TBS (1:60). On incube comme précédemment durant 60 minutes. On

lave à nouveau les lames à trois reprises dans du TBS. On

dépose sur le champ choisi une goutte d'un mélanoe

TBS:gly-cérol <1:1) et on y superpose une lamelle. Les cellules

peuvent alors être observées au microscope à lumière

ultra-violet. On peut également conserver les lames dans l'obscu-rité à 4°C.

2. Détection de l'activité kinasique associée à

l'antigène T moyen (in vitro):

i. Immunoprécipitation des antigènes T, marquage et électrophorèse:

Cette technique consiste à immunoprécipiter les

protéi-nes précoces de polyome présentes dans les lignées

cellulai-res, puis à incuber ces protéines en présence d'ATP

radioac-tif marqué On peut, après électrophorèse et

autora-diographie, détecter les protéines qui auront été marquées

suite à la réaction de phosphorylation in vitro. La

métho-de que nous employons est celle qui a été décrite par Schaf-fhausen et Benjamin <1981a). Lorsque les cellules, en

cul-ture dans des pétris de 60mm, arrivent à 807. de confluence,

on retire le milieu et on rince les cellules deux fois (5ml par lavage> avec du tampon PBS- froid (170mM NaCl, 3,3mM

(42)

pH 6,8>. On procède à l'extraction des protéines en ajoutant 1ml de tampon TEB C120mM NaCl , 18mM Tris- HCI

pH 7,0, 0,8mM 0,45mM 17. (v/v) NP40, 107.

Cv/v) glycérol). Les pétris sont incubés pendant 20 minutes à 4°C, et agités à intervalles réguliers de 5 minutes, après quoi, les lysats sant recueillis et transférés dans des tubes de 1,5ml. Les extraits sont centrifugés durant 5 minutes afin de les débarasser des débris cellulaires. Cha-que surnageant est transféré dans un tube coniCha-que de 15ml

<Starstedt> contenant déjà 40ul de protéine A-sépharose <Pharmacia, 507.

<vlv>

dans de l'eau bidistillée) et 2ul de sérum anti-polyome <19-2, Pallas et al., 1986). Les tubes sont maintenus sur la glace pendant 60 minutes, et réguliè-rement , on les agite doucement de façon à garder la protéi-ne A-sépharose en suspension. Pendant cette période d'immu-noabsorption les complexes antigène-anticorps vont être re-tenus par la protéine A-sépharose. On procède ensuite à une série de lavages ayant pour but d'éliminer ce qui se serait lié à la sépharose de façon non-spécifique. La sépharose est donc lavée deux fois au PBS+ froid, deux fois avec un tampon de lavage au chlorure de lithium froid <0,5M LiCl, 0,1M Tris-HCl pH 7,0> et une fois avec le tampon de kinase

(5mM 20mM Tris pH 7,5> à la température de la

piè-ce. Chacun des lavages consiste à ajouter 5ml de tampon par tube, de façon à bien disperser la protéine A-sépharose. La sépharose est récupérée en centrifugeant les tubes jusqu'à 2000rpm et en arrêtant la centrifugeuse <HB-4, Sorvall) dès

(43)

qu'elle atteint cette vitesse. Après chaque centrifugation, le surnageant est enlevé par aspiration. Après cette série

de lavages, on peut procéder à la réaction de kinase in

vitro qui se fait dans un volume de 400ul de tampon de

kina-se contenant lOOuCi de par réaction. On laisse

la réaction procéder pendant 15 minutes à la température de

la pièce, en agitant doucement aux cinq minutes de façon à

garder la sépharose en suspension. On lave ensuite la sé-pharose, comme précédemment, deux fois au PBs- froid, deux fois avec le tampon de lavage au chlorure de lithium froid, deux fois avec du tampon RIPA froid <150mM NaCl, !OmM Tris pH 7,5, EDTA lmM, 1/. NP40, 1/. déoxycholate de sodium, 0,17. SDS) et finalement, deux fois dans de l'eau bidistillée froide. Les échantillons ainsi lavés sont conservés sur la glace jusqu'à ce qu'on les prépare pour l'électrophorèse.

Juste avant de déposer les échantillons sur gel, on ajoute à

chacun 30ul de tampon de dissociation (5/. Cp/v) SDS, 5/. Cv/v) 2-mercaptoéthanol, 20/.

<vlv>

glycérol, 125mM Tris pH 6,8, 0,0075/. Cp/v) bleu de bromophénol et on fait bouillir pendant deux minutes. Il est important d'ajouter le tampon

de dissociation à la toute dernière minute, puisque le SDS

qu'il contient rend les protéines plus sensibles aux

protéa-ses. On fait migrer les échantillons sur un gel

d'acryla-mide 12/., dans un tampon 25mM Tris, 192mM glycine, 0,1/. SDS (pH 8,3 sans ajustement>, en présence de protéines-marqueur précolorées <BRL, 14,300-200,000 daltons>. La migration se fait à 70 volts durant une nuit.

(44)

ii. Traitement des gels pour autoradiographie:

Après l'électrophorèse, on trempe le gel pendant 30 mi-nutes dans une solution contenant 7,5/. <vlv> d'acide acéti-que et 5/. (v/v) de méthanol, ceci afin de fixer les

protéi-nes. Ensuite, on sèche le gel durant 90 minutes sous vide

avant de l'exposer à un film Kodak RP1 à -70°C en présence

d'un écran. Alternativement, on peut, avant d'exposer le

gel, le traiter de façon à mettre en évidence la

phosphory-lation préférentielle des résidus tyrosine. En effet, grâce

à son noyau aromatique, la tyrosine demeure stable en milieu

alcalin, alors que les résidus sérine et thréonine qui ne portent pas de noyau aromatique sont moins stables. Il en

résulte qu'en milieu alcalin le lien entre un groupement

phosphate et un résidu tyrosine demeure stable alors que le lien entre un groupement phosphate et un résidu sérine ou thréonine est hydrolysé. Dans ce cas, après l'électro-phorèse, le gel est fixé pendant une heure dans une solution contenant 7,5/. d'acide acétique et 5/. de méthanol, puis

rin-cé à l'eau. Il est ensuite incubé durant 2 heures à 55°C

dans une solution d'hydrolyse (lM NaOH, 10mM KzHP04>,

après quoi, il est de nouveau rincé à l'eau. Il est ensuite

traité 30 minutes dans une solution contenant 15/. d'acide acétique et 50/. de méthanol, puis 30 autres minutes dans une solution contenant 7,5/. d'acide acétique et 5/. de méthanol. Finalement, le gel est trempé 10 minutes dans du glycérol 1/.

(45)

Cv/v), avant d•être séché et exposé comme précédemment.

XI. Caractérisation du patron d'intégration de l'ADN viral dans 1·ADN des lignées cellulaires:

1. Extraction de l'ADN cellulaire:

Les lignées dont on veut extraire l'ADN sont cultivées dans des pétris de 100mm jusqu'à confluence. Le milieu est alors retiré et les cellules sont rincées à deux reprises dans du PBS A préchauffé à 37°C. Les cellules sont ensui-te lysées par l'addition de lml de tampon A (10mM NaCl, lOmM EDTA, lOmM Tris,

o,s;.

SDS, pH 7,9> contenant SOug par ml de protéinase K, par pétri. Le tampon contenant la protéinase K est incubé pendant une heure à 37oc avant d'être ajouté aux cellules, ce qui permet à la protéinase K, qui agit ici comme inhibiteur des DNases, de s'autoactiver. Les pétris sont agités doucement, puis on laisse agir le tampon durant 10 minutes à la température de la pièce, après quoi, on re-cueille les lysats à l'aide d'un policeman et on les trans-fère dans des tubes stériles. On laisse ensuite agiter dou-cement durant 12 heures à 37°C ou toute une.nuit à latem-pérature de la pièce. On ajoute ensuite un volume de phénol contenant 0.17. de 8-hydroxyquinoline et saturé en TE, pour extraire les protéines du mélange. Le tout est agité

pen-dant une à la température de pièce, puis

Figure

Figure  1.  Carte  physique  du  génome  du  virus  du
Tableau  1.  Potentiel  tumorigène  des  plasmides
Figure  2.  Carte  physique  des  plasmides  recombinants  pPAB  et  pPB21.  &lt;Gélinas  et  al.,  1981)
Figure  3.  Morphologie  des  lignées  tumorales.  en  contraste  de  phase  &lt;x150&gt;
+7

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