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La bibliothèque pour tous de Linselles

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(1)

HAL Id: dumas-01708696

https://dumas.ccsd.cnrs.fr/dumas-01708696

Submitted on 14 Feb 2018

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La bibliothèque pour tous de Linselles

Lucienne Butez

To cite this version:

Lucienne Butez. La bibliothèque pour tous de Linselles. Sciences de l’information et de la communi-cation. 2001. �dumas-01708696�

(2)

Lucienne BUTEZ

MAITRISE EN

SCIENCES DE L'INFORMATIONET DELA DOCUMENTATION

Rapport de

stage

V

Stage effectué du 15 octobre2000au 15septembre 2001

à

LABIBLIOTHEQUE POUR TOUS

DE LINSELLES

Sous la direction de :

MadameAnnette

BEGUIN,

responsable

universitaire

Madame Nicole

DEVOS,

responsable

professionnel

LILLE3

Université Charles deGaulle UFRIDIST

mm

(3)

Remerciements

:

Je tenais à adresser mes remerciements aux différentes personnes ayant contribué à

l'élaboration decerapportdestage.

Toutd'abord, MadameBéguinpour ses précieux conseilsqui m'ont évité de faire des

erreurs.

Madame Leclercq, président de l'association Nord Flandres, qui abien voulu signer

maconvention destage.

L'ensemble des bibliothécaires de la BPT de Linselles pour l'accueil chaleureux qu'elles m'ont faitauseinde leur équipeetpourleur gentillesse.

s

Un merci plus particulièrement à Madame Devos et Madame Joachim pour les nombreuxrenseignementsetdocuments qu'elles m'ont fournis.

Je remercie également le public de la bibliothèque pour l'accueil chaleureux quej'ai

reçulors despermanencesetpourl'aide qu'ils m'ont apportéeenrépondant àmesquestions.

Enfin, je remercie mon fiancé pour sa patience et son soutien tout au long de mon stage.

(4)

TABLE DES MATIERES

INTRODUCTION 2

PRESENTATION DUSUJET ET DE LA METHODE DE TRAVAIL 4

I Lechoix dusujetetdesconceptsutilisés 4

1 Le choix dusujet 4

2Définitions 4

II Laméthode de travailutilisée 4

1 L'observation 5

1-1 Labibliothèque,sonfonctionnement,sonpersonnel 5

1-2 Lepublic 7 2L'enquête 8 2-1 ParQuestionnaire 8 2-2 ParInterview 9 \ DESCRIPTIF DURESEAUCBPT 12 IL'union nationale... 12 1 Sonhistorique 12

1-1 Ses débutsausein del'ACGF 12

1-2 Ladéconfessionnalisationetlaséparation d'avecl'action catholique 13

2 Fonctionetrôle desBPT 13

2-1 Sonfonctionnement 13

2-2 Ledéveloppement del'accèsà la culturepourtous 14

IIL'Association Nord Flandres...? 15

1 L'associationdépartementale 15

1-1 Présentationgénérale 15

1-2 Ses activités 15

2 Unexemplede BPT : cellede Linselles 16

2-1 La BPTavantjuillet2000 16

2-2 Septembre 2000 :inauguration dunouveaulocal 17

L'EVOLUTIONDE LABPTDE LINSELLES 18 IPrésentation de labibliothèque 18 1 Labibliothèqued'hier 18 1-1 Son local 19 1-2 Sonfonds 19 2 Labibliothèque d'aujourd'hui 20 2-1 Son local 20 2-2 Son fonds 23 IIPrésentation dupublic 24

1 Quel typede publicpourl'ancienneBPT ? 24

1-1 Les données sociales 24

1-2 Leurrapportà labibliothèqueetauxlivres 25

2Nouvellebibliothèque,nouveaupublic ? 26

2-1 Lesdonnées sociales 26

(5)

INTERPRETATION DES RESULTATS DE LA RECHERCHE 30

I Lesrésultats de lacomparaison 30

1 Lesconstances 30

2 Leschangements 31

IIDès lors,quelles hypothèsespeut-onémettre ? 32 1 Lesobjectifs fixés sont-ilsatteints? 32 2 Quellesaméliorations peut-on apporter? 36

CONCLUSION 39

BIBLIOGRAPHIE

(6)

Introduction

La ville de Linselles, peuplée d'environ 8000 habitants, fait partie de la communauté

urbaine de Lilleetsetrouveproche de grandesvilles commeRoubaixouTourcoing. Pendant

longtemps, son activité économique fut marquée par l'industrie textile mais aujourd'hui elle

est devenue ce qu'on appelle une ville dortoir, c'est à dire que la majorité de ses résidents

travaillent à l'extérieur de laville. Ence qui concerne la politique de la ville, la municipalité

porte un grand intérêt au développement économique mais aussi culturel en réalisant de nombreux projets tels la construction d'un second collège, de nombreux complexes sportifs

ou encore la réalisation d'un centre culturel où se trouve la bibliothèque pour tous. Cette

dernière futpendant longtemps située dansunpetit local.

En yentrant, audébut de l'année 2000, pour y mener une observation dans le cadre de mes études, jeme suisrenducompte queje n'yétais pas alléedepuis très longtempsetqueje n'y étais pas inscrite. La raison en était simple, je ne pensaisjamais à y aller etj'avais presque oublié qu'elle existait. Il faut dire qu'elle n'estpastrèsvisible. Puis, j'ai appris qu'elle allait changerd'adresse etqu'elle serait plus grande. Jeme suis dis quej'allais attendre de voir la

nouvellepourpeut-êtrem'inscrire. ,

Demes réflexions personnelles sur le faitqueje ne m'étais pas inscrite, m'est venue

l'idée de voircequelespersonnesinscritespensaientdela bibliothèqueetdesonchangement

de local. J'ai donc effectué une enquête par questionnaire dans le courant du mois de mai

2000. Lorsque la nouvelle bibliothèque fut inaugurée en septembre 2000, j'ai décidé que

j'allaism'yinscrireetjemesuis intéressée de plusenplus àla bibliothèque.

Voulant continuer l'étude de public commencée, j'ai demandé à effectuer un stage à la

bibliothèque. Cette demande de stage ayant été acceptée avec plaisir,j'ai donc passé, du 15 octobre2000au 15 septembre 2001, quelquesheures parsemainesà aider lesbibliothécaires.

Mon travail consistait à ranger la bibliothèque, préparer les fiches mais aussi accueillir et

renseigner le public. Tout ce temps passer à la bibliothèque m'a permis de découvrir la bibliothèquedeplusprès ainsique sonpublic.

Bien entendu le but de monstage n'étaitpas seulementd'aider les bibliothécaires par maprésenceet le travail fourni lors despermanences oudes réunions. Le but était surtoutde

faire lepoint,en quelquesorte, sur le fonctionnement de labibliothèqueet surles solutions à

(7)

apparu que pourcela, il fallait répondre tout d'abord à la question logique suivante: Quels

sontces objectifs? mais aussi à la question: àquels publics a-t-onaffaire? Laconnaissance

du public devant servir à répondre si les objectifs semblentatteints ou pas et àmieux cibler

ceuxrestantà atteindre.

Pourrépondreàlapremière question, c'était simple, il suffisaitde laposerdirectement

aux bibliothécaires. Pour laseconde par contre, il afallu faire un long travail d'observation,

de questionnement et d'interprétation. En premier lieu, il était nécessaire de bien définirce queje voulais savoir, puis il fallaittrouver les meilleures méthodes de travail à utiliser. Une fois la méthode choisie, ilnerestaitplus qu'à l'appliquer. J'aidoncd'abordappris à connaître

les BPT en général, puis celle de Linselles et enfin le public de cette dernière en utilisant diverses techniques

recherche. Tout ceci m'apermisen dernier pointde faire unesortede bilanparrapportauxattentesdes bibliothécairesetdetenterd'apporter des solutions.

(8)

v

PREMIERE PARTIE

:

PRESENTATION

DU SUJET

ET

DE LA

METHODE

DE

(9)

I Le choix du sujet et des concepts

utilisés

1. Présentation

générale

et

définitions

1.1. Le choix du

sujet

Durant l'année universitaire 1999-2000,j'ai été amenée à observer la

Bibliothèque Pour Tous de Linselles pour un examen de l'option lecture publique et média¬

thèque. Aucoursde cetteobservation, j'ai appris que labibliothèqueallait changer d'adresse,

je me suis alors demandée quelles seraient les conséquences sur le public. Pour cela, il m'a

fallu voir àquelstypesdepublic j'avais affaireet aussi apprendreà connaître labibliothèque

et son fonctionnement Toutceciapu se fairegrâceaustage quej'ai effectué d'octobre 2000

àseptembre 2001, à la nouvellebibliothèque.

PendanttouteMaduréedemon stage,j'ai observé le fonctionnement de labibliothèque

c'est àdireletravaildesbibliothécairesauquelj'ai participéetl'attitudedes lecteurs.

Apartir des observationsfaitesetdes données récoltées grâce auxquestionnairesetaux inter¬

views quej'ai comparées à celles de l'année

dernière,1

j'ai émis des hypothèses concernant les lecteursetj'ai ensuite tentéd'apporterdessolutionsà d'éventuels problèmes rencontrés.

Mais pourbienmener ce stage,ilm'afallu définirdesconcepts etvoir pourquoi ilétait préfé¬ rable d'utiliser tel outel motplutôtqu'unautre, mais aussi définirdes directions des démar¬

ches à suivre.

1.2.

Définitions

Aufuret à mesurede mes observations,je me suis rendue compte que

Tonne pouvait pas réellement parler d'usagers de labibliothèque mais que le terme de lec¬

teursétaitplus approprié.

En effet, le seul usage qui estvraiment fait delabibliothèque, estl'emprunt de livre. Les gensn'ontpasl'usage de labibliothèqueen tantquelieu, jeveuxdire que pourla majo¬

rité, ilsne fontque passer. Trèspeudepersonnes s'installentàune destables mise à leur dis¬

positionpourlire, de mêmequetrèspeu seserventde l'ordinateuretdes CD ROMpourcher¬

cher des informations. Ce sont surtout des enfants attendant que leurs parents aient fini de choisir unlivre ouplusrarement des adultes qui feuillettentavant de choisirun livre. Les au¬

tres personnes qui viennent à la bibliothèque le font uniquement dans le but de trouver un

1

Pouruneraisonpratiquej'aicomparée les données allant duIer septembre 1999au31 août2000àcellesallant

du 1erseptembre 2000au31 août 2001.

(10)

livrequ'ils vontensuite emporter et lire chezeux, c'estpourquoi j'aipréféré le terme de lec¬

teurà celuid'usager.

Delà, ilm'afalludéterminer destypesde lecteursenfonction de leur attitude faceaux

livresetface à leurcomportementausein de la bibliothèque. J'ai sélectionné uncertainnom¬ bre demotsde vocabulaire pourparlerdeslecteursetde leur démarchepourtrouverunlivre :

comme"séjourneur",emprunteur, furetage ou encoredémarche déterminée, vocabulaire sou¬

vent utilisé enbibliothèque etquej'ai ensuite utilisé dans mon enquête pour caractériser le

public de la BibliothèquePour Tousde Linselles.

J'aiutilisé lemot furetagepourdésigner ladémarchebutineuse du lecteur qui selaisseporter

par lacollection, passe dans les rayons, s'arrête sur l'un ou l'autre des documents. On peut

opposer cette démarche à la démarche déterminée qui correspond à la personne qui sait ce qu'elle chercheetquivaallerdirectementaulivre vouluenpassantsi nécessaire parlefichier

afin de localiser le livreplusfacilementouquivale demander directement à la bibliothécaire. J'ai ensuite comme le fait Nicole Robine dans son ouvrage Lire des livres en France au¬

jourd'hui, fait la distinctionentre les emprunteurs :qui «viennent à labibliothèque avant tout pour y emprunter des livres. Ils ne font à labibliothèque qu'un court passage et ont peu re¬

cours auxautres servicesnotammentàtousles services nécessitant deconsacrer sur place un

temps de séjour. Ils lisentpeudans labibliothèque même maisemportentdequoi alimenter la cellule familiale, utilisentpeu les ressources documentaires. » et les séjoumeurs qui «inver¬

sement ontune utilisation diversifiée desdifférentes ressourcesde labibliothèque [...] Ils ont

tendance à essayerplus facilement les servicesnouveaux.

»2

Puis,j'ai défini la méthode de

travail

quej'allais utiliser c'est à dire entreprendreune

observation. Une observation telle que Jean Massonnat en parle : «L'observation comme étape ou méthode de recherche. Longtemps on a regroupé sous ce vocable l'observation di¬

recte, la méthode des tests et des questionnaires.

»3

A cetteobservationj'ai ajouté des inter¬

views.

2

Robine, Nicole.LiredeslivresenFranceaujourd'hui:1939à 2000. Paris:éditiondu cercle dela librairie, 2000. P200

3

Massonat, Jeanetal. Lestechniquesd'enquêteensciencessociales:observer,questionner, interviewer. Paris: Dunod, 1987.

(11)

II La méthode de travail utilisée

1. L'observation

1.1. La

bibliothèque

: son

fonctionnement,

son

personnel

Avantdecommencertouteenquêtequelle qu'ellesoit auprès dupublic,

j'aid'abord entreprisuntravail d'observation. Lespremières observations quej'ai Élites sont

celle de la bibliothèque de Linselles mais aussi de plusieurs autres BPT des environs afin d'avoirunepetite comparaison. Ce quej'entends parobserver la

bibliothèque,

c'est observer

l'environnementdanslequel évoluentles lecteurs, c'est à dire labibliothèqueentantquelieu

et toutcequ'il contient,etc'est aussi observer cellesqui contribuentàsonfonctionnement, je veuxparler des bibliothécaires.

Cette observation dulieu,consistaitàprendre desnotessurlecontenude labibliothèqueque

ce soit surles livres possédés ou surle mobilier etlematériel utilisés. Jevoulaisvoirce qui

était mis à ladispositiondu publicparexempleenmatière de lecture surplace,de fichiers ou

encored'autressupportsd'informationcommel'ordinateurparexemple. Jevoulais également

voir comment les différents livres étaient proposés aux lecteurs : s'ils sont rangés par ordre

alphabétique, selon la classificationDeweyou encore selon l'âge, voir commentla signaléti-que seprésentait mais aussi voir la diversité faible ou forte du choix proposé. Une dernière

chose m'intéressait, c'était de voir l'information transmise au sein de la bibliothèque qu'il

s'agisse d'informer sur les derniers achats en cours, sur les modalités d'inscription, sur des

articlesdejournauxsurcertains livresou encore surdesmanifestations culturelles internes ou

externes à la bibliothèque. Ces différents points d'observation avaient pour but de me faire

une idée de l'environnement que côtoient les lecteurs, de mieux comprendre les facilités ou

les difficultés qu'ilspeuvent rencontrerpourcomprendre lefonctionnementdela bibliothèque (pour s'inscrire,trouver unlivre, serenseigner).

Une deuxième observation est venue s'ajouter à celle du contenu du local c'est

l'observation desbibliothécairesetdeleur travailauquelj'aiparticipé.

J'aiappris à connaître, les 4bibliothécaires certifiées (c'est à dire qui ont suivie la formation donnée parl'UNCPBT etquionteu le diplôme de bibliothécairepour tous), et les septaides

bibliothécaires etle travail qu'elles effectuent durantles permanences mais aussi durant leur réunionde travail. Jemesuis intéressée àtoutes lesétapes de leur travail : duchoix des livres

à acheterjusqu'à sa mise en rayon, de l'accueil et de l'accompagnement du public dans sa démarched'emprunteur.

(12)

Cetteobservationm'apermistoutd'abord de comprendre les efforts qui sont faitspoursatis¬ faireaumieuxlepublicencequiconcernele choix des livreset la facilitépour lesretrouver

dans lesrayons,puis, devoirtoutel'attention apportéeàl'accueiletl'écoute du public.

Ces deux éléments d'observation,je les ai menés aussi à la Bibliothèque de Bondues

etàcelle de NeuvilleenFerrain, à la seuledifférenceque pourLinselles l'observationnes'est

pas faiteenunefois mais toutaulong demonstage.

Ence quiconcerne laBPTde Linselles, il convenait ensuited'observercommentles person¬ nes qui la fréquentent se comportent face aux livres et aux éléments d'informations qu'elle

leur propose.

1.2. L'observation du

public

Pour observer le public je me suis penchée sur plusieurs points. Le

premierétaitde m'intéresserau comportementdes gens visà vis du local lui-même. Ensuite,

j'ai observé leurcomportementvis à vis des livresetenfin vis à vis des bibliothécaires.

Pour le premierpoint,je voulais voir comment les gens s'appropriaient "l'espace bi¬

bliothèque"c'est àdirevoirsi les lecteursutilisaientlapossibilitéqui leur étaitoffertede lire

sur place, voir aussi s'ils utilisaient la BPT seulement comme un lieu de passage ou aussi comme un lieu de séjour où l'on peut s'informer en utilisant par exemple l'ordinateur. Je voulais observerlecomportementdes gens faceàce qui leurétait offertet comment ils s'en

servaient. Parexemple voirsi les lecteurs s'installent à unetable juste le temps de lire le ré¬

sumé d'unlivre, lire entièrementunlivre oudiscuter d'unroman, d'unauteuravecquelqu'un

d'autre. Cette observation des gens dansce lieu m'a amenée àregarder commentils se com¬ portaient lesuns parrapportauxautres,voir s'ilssecomportaient dans la bibliothèquecomme

étantdans unlieu de travail oùrègnele silenceous'ils voyaient làun lieu derencontre et de

sociabilité.

Par la suite, j'ai également voulu observer le comportement des lecteurs mais cette

fois-civis àvisdu fonds documentaire. Cequi m'intéressait, c'était d'essayer decomprendre la démarche qu'une personne réalise pourtrouver un livre. Il s'agissait de voir dans un pre¬ miertemps si la personne se débrouille seule ou si elle demande conseil auxbibliothécaires, puis dans un deuxièmetemps devoir commentle choix se fait, enfonction de quels critères. Dans le premier tempsje voulais savoir si les gens cherchent

directement

dans les rayons, s'ils se serventdes fichiersou s'ils ont besoin d'une aide du personnel. Pour le reste, ce qui

(13)

diri-gent dans un rayon précis comme celui des romans, celui des BD ou plutôt celui des docu¬ mentaires,mais c'estaussi de voir s'ils ontun auteurouunthème qu'ils lisenttout letemps

ous'ils préfèrent varier leur lecture. Enfin, j'ai également observé le comportementdes gens vis à vis desnouveautés, voirceux qui yjettent unœil de tempsen temps ou ceuxqui ne li¬

sentque çaetqui necherchent plusdanslesrayons.

Pourterminercetteobservation dupublic, jemesuis intéressée à l'attitude des lecteurs

vis à vis du personnel de labibliothèque. Je voulais savoir quels rapports il y avait entre les deux,siles lecteurssecomportaientavecles bibliothécaires seulementcommesi elles étaient, juste là pourenregistrer les prêts et les retours de livres, s'ils les sollicitaientou pas pour un

renseignement. Jevoulais voir aussi l'ambiance qu'il y a au sein de la bibliothèque entre le

public et les bibliothécaires, si c'est plutôt une ambiance chaleureuse où tout le monde se

parle delivresmaisaussi detoutou sil'ambianceesttendue où lerapportressembleàun rap¬ port client(le lecteur qui vient louerunlivre) fournisseurs(les bibliothécaires qui fournissent

leslivres).

Après l'utilisationde l'observation j'ai entrepris de meservir de l'enquête pour com¬

plétermonétude du public.

2. La méthode de

l'enquête

2.1.

L'enquête

par

interview

«Dans le cadre d'uneenquête, les psychosociologues utilisent la procé¬ dure d'interviewpourétudier lessentiments, les préférences, les représentationsoulesactions des gens. On encourage les personnes à s'exprimer aussi complètement que possible, et on enregistre leurs dires sur un magnétophone. Ce sont des enquêtes par interview.

»4.

Loin de

meconsidéreroude vouloirmeprendrepour unepsychosociologue, j'ai décidé d'utilisermoi

aussi la méthode de l'interview afin d'essayer de déterminer quelle représentation de la bi¬

bliothèque les personnes qui la fréquentent se fontet quels types de lecteurs ils étaient sus¬

ceptibles d'être. Pour se faire, durant certaines permanences,j'ai entrepris d'interviewer les lecteursqui seprésentaient J'ai d'abord questionné, munie seulement d'un bloc note etd'un stylo,unhomme puis une femmetous deux retraités mais face à la difficulté deprendre réel¬

lement des notes tout en étant attentive aux paroles des interviewés, je me suis par la suite

4

Moscovici,Serge, citéparBlanchet, Alainetal. Les techniques d'enquêteensciencessociales:observer, in¬

(14)

munie d'un dictaphone en complément. Mon interview était basée sur des questions prééta¬ blies, mais il arrivait parfois queje me laisse emporter par la conversation et que d'autres

questions viennent compléter celles du départ ou que les personnes me parlent de certains

éléments intéressants surlesquels jen'avaispaspensé lesinterviewer.

Je n'ai pas vraiment utilisé de critères de sélection pour choisir les personnes que

j'allais interroger. J'ai aussi bien interrogé des enfants que des adultes, des femmes comme des hommes. En fait le choix s'estfaitde lui-mêmeenfonction des personnesqui acceptaient ou non d'être interviewées. Si le nombre de personne est très faible (j'ai interviewé 2 hom¬

mes, une femme et2 petitesfilles), cela estdu à la difficulté de fairedes interviews dans de

bonnes conditionsetaupeud'expérience quej'avaisdanscedomaine. Lesinterviews sesont

dérouléesàlabibliothèqueaumilieu dubrouhahadespersonnesprésentes.

Acesinterviews de lecteursj'aipensébond'ajouterl'interviewdesbibliothécaires qui

m'a servi plutôt «d'entretien exploratoire». Ca m'intéressait d'avoir le point de vue des bi¬ bliothécaires sur labibliothèque, sur les lecteurs etcela m'a permis d'obtenir également des

renseignements divers sur le fonctionnement des BPT. Lors d'une de leur réunion du lundi après-midi, deux desbibliothécairesontaccepté de répondre à plusieurs questions classéesen fonction derenseignementsqueje voulais obtenir soitsurlesBPT engénéral, soitsurcellede Linselles,surleur façon de travailler,etenfinsurles lecteurs.

Puis, pour terminer ce travail d'enquête par interview, j'ai entrepris celle du docu¬

mentaliste du collège Henri Matisse qui se trouveen face de la BPT de Linselles. Pourquoi, ai-je choisi de l'interviewer ? C'étaitsimplement dans le but d'avoir unavis d'un profession¬ nel de la lecture chez lesjeunescarjemesuisrenducompte que peu de jeunes venaient àla

BPT et que cela faisait d'ailleurs parti des regrets des bibliothécaires. M Hadamisky, m'a

permis d'émettre quelques hypothèses et de mieux comprendre le comportementdesjeunes,

face à leurfréquentation desbibliothèquesetà leurgoûtou non pourla lecture.

Tous ces éléments m'ont permis de mettre en place des hypothèses et de soulever

quelques réflexions. J'ai donc décidé d'entreprendre de distribuer un questionnaire aux lec¬

teursafin detenterde vérifiermeshypothèsespardes données complémentaires.

2.2.

L'enquête

par

questionnaire

Pourpréparermesquestionnaires jeme suis servie de l'ouvrage de Claude Javeau, L'enquête par questionnaire: manuel à l'usage dupatricien, mais aussi du questionnaire que j'avais

(15)

qu'il fallait oublier ou reformer. Le livre de Claude Javeau m'a

servi

pour voir les étapes à suivredans laréalisationpuis ladiffusion demesquestionnaires.

J'ai d'abord cherché ce queje voulais montrer, quels éléments il était intéressant de

relever pour affirmer ou infirmer mes hypothèses. Puis, j'ai cherché à quel public allait

s'adresser mon questionnaire. Il fallait voir si j'allais distribuer le questionnaire à tous les

lecteursquel quesoitleur âge,leur ancienneté d'inscription danslabibliothèqueetc. Delàest

venue la formulation des questions qui ont données naissance à deux questionnaires diffé¬

rents. Eneffet,j'aidécidé d'en établirun pourles adulteset un pourles enfantsavecplus ou

moins les mêmesquestions mais adaptées à leur compréhension etparfois des questionsplus

enrapport avec leur âge, comme qui décide de leur présence à labibliothèqueou qui décide

de leur

lecture.5

Puis, j'ai effectué la mise en page du questionnaire en mettant en introduction qui j'étaisetpourquelles raisonsj'effectuaiscetteenquête. Pourfaciliterles chosescarje n'ai pas

l'habitude, j'ai préféréne pas meservir decodage du questionnaire.

Une fois lequestionnaire établi, il merestait à choisir la méthode pourle distribuerau

public. J'ai préféré utilisercequ'on appelle «le questionnaire d'administration directe»c'est à dire «que le sujet note lui-même ses réponses» ce qui laisse aux personnes plus d'autonomiepourrépondre, ilssesententmoins influencésparmoi.

Martine Poulain parle d'un inconvénient àce type d'enquête qu'elle appelle «enquête auto¬ déterminée ». Même si elle«paraît être à première vue la plus commode : elle consiste à

mettreàladispositiondu publicunepile à l'entréeou surdestables, les questionnairesqu'on

lui demande de rempliretderemettreen sortant», ellea, eneffet, pourinconvénient de four¬ nir«untauxderéponses spontanéesmédiocres. Sans sollicitation directe, l'incitation à répon¬ dre est extrêmement faible, il n'est pas rare de voir des taux de retour inférieur à 10%.

»6

Pour tenter de pallierce problème, j'ai choisi de ne pas laisserune pile de questionnaires à l'entrée mais de demander moi-même aux lecteurs d'y répondre surplace. L'année dernière

peude questionnairesemportésnem'étaientrevenus. Cette fois-cipour avoirunmaximum de

réponses,j'ai demandé à chaque personne une fois l'enregistrement de leur prêt de livre ef¬

fectué s'il voulait bien répondre àmon questionnaire. Pource faire,j'attendais à chaque fois

que les personnes soient prêtes à partir. Si elles acceptaient,je leur transmettais unquestion¬

naireetunstylotoutenleur indiquant les chaises ettables où elles pouvaient s'installer pour

5

voirquestionnaire annexe1

6

Poulain, Martine. Pourunesociologiede lalecture

édition du cercle de lalibrairie, 1988.p228-229.

:lectureetlecteurs dans laFrancecontemporaine.Paris:

(16)

y répondre tranquillement. Cette méthode avait pour avantage de ne pas déranger

les

gens

dans leur choix de livre puisquej'attendais la fin de "leur démarche d'emprunt" et de leur

permettre comme cefut lecas pourbeaucoup d'observerla bibliothèque avantde répondre. Il m'estarrivéparfois de laisser certainespersonnespartiravec unquestionnaire, maisje l'ai fait

très rarement. Ma réticence étaitjustifiée car sur quelques questionnaires emportés seul deux

mesontrevenus.

Une ou deux fois, j'ai noté les réponses des personnes car elles étaient assez âgées et

n'avaient pas leurs lunettes.

La distribution duquestionnaire s'estparfoisaccompagné d'explications sur certaines

questions ou sur mes études que les lecteurs m'ont

demandées.

La plupart dutemps les per¬

sonnes ont répondu volontiers au questionnaire qui leur à parfois apporter des éléments

d'information comme laprésenceau sein de la bibliothèque d'un ordinateur mis à la disposi¬ tion du public pourdes recherches sur Encarta par exemple. Quelques personnes n'ont pas voulurépondre soitparcequ'elles n'avaientpas letemps (elles étaientenretardàun

rendez-vous ou elles devaient aller chercher leurs enfants ausport ouà l'école) outout simplement monsignalerqu'ellesnedésiraientpasyrépondre.

Après chaque permanence,j'ai introduit les résultats des questionnaires dans monordinateur pourpouvoirensuiteenfaire le dépouillement.

Apartirde cesdifférentesméthodes detravail, j'airécolté des données qui m'ontper¬

(17)

DEUXIEME PARTIE

DESCRIPTIF

DU

(18)

I présentation du

réseau CBPT

1. Son

historique

1.1. Ses débuts au sein de la

ligue féminine

ToutacommencéaveclaLigue féminine d'action catholiquefrançaise

quideviendraparla suite l'Action Catholique Féminine Générale (ACGF). Pourreprendre les paroles de Noë Richter: «Elle fut la cheville ouvrière de la modernisation des bibliothè¬ ques.

»l

En effet l'ACGF décida en 1936 de mener une enquête sur les bibliothèques parois¬

siales et de patronage afin de faire le point sur leur état général etsur leur bon ou mauvais fonctionnement Elle découvrit ainsi le manque de compétence et d'organisation technique

des bibliothécaires ainsi que la désuétude des équipements et des locaux dans les 15 000 bi¬

bliothèques étudiées. Dès lors, elle décide «de regrouper[ces] nombreuses bibliothèques pa¬

roissiales et de patronage constituées au

19e

s et [de] remédier à leurs insuffisances.

»2,

en

créantl'action CultureetBibliothèque Pour Tous (CBPT).

Elle crée ainsi unréseau d'associationsdépartementales de BPT qui vontdépendre d'uncen¬

trenationalpermettantainsi de moderniser les bibliothèques locales.

Laligue fémininevaleurapporterlapossibilitépour les bibliothécaires de suivre uneforma¬

tion ainsi qu'une aide matérielle et une information bibliographique à travers "les notes bi¬

bliographiques" créées en 1940. La formation des bibliothécaires locales se fait lors de ces¬

sionsouparcorrespondancealors quela formation du personnel ducentrenational etdes as¬

sociationsdépartementalesestplacéesousla responsabilité de Gabriel Henriot, spécialiste de l'enseignement

bibliothéconomique3.

Petit à petit, le réseau s'est mis enplace avec parfois la création de nouvelles biblio¬

thèques avecdes moyens plus grands etune meilleure gestion permettantde toucherun plus

vastepubliqueetenleur offrantunchoix littéraireetculturel plus important

Toutefois, certaines bibliothèques très dynamiques ont commencé à vouloir un peu plus

d'autonomie vis à vis de l'actioncatholiqueet ont voulu s'ouvrir àune vision plus large de l'idée culturelle de celle qu'avait l'Eglise. On voit dès lors se profiler la séparation avec l'ACGF.

1

Richter,Noë,La lectureetsesinstitutions:lalecturepublique 1919-1989. Plein chant, 1989.p89

2

Poulain, Martine, Histoire desbibliothèquesfrançaises:la bibliothèqueau2(fs, 1914 -1990.Editionducer¬

cle delalibrairie, 1992. p320

3

(19)

2.2.

Déconfessionnalisation

et

séparation d'avec la ligue

catholique

En effet au début des années soixante-dix, l'on voit se profiler des

changements. Lescollections delivres offertes aupublicontévoluéet sontmoins moralisatri¬

cesqu'ellesnel'étaientautempsdes bibliothèques paroissiales.

De même, le réseau étant de plus en plus important, il devient très difficile pour

l'ACGF de contrôler les bibliothèques permettant ainsi à ces dernières d'avoir plus d'autonomie. Une autonomie, que certaines bibliothécaires (qui n'étaient pas toujours d'accordavecla missionculturelleque sedéfinissait l'Eglise) voudraient voir être plus grande

etdéfinitive.

C'est pourquoi, àla suite de tous ces changements, en 1971, les réseaux des BPT se séparent de la ligue féminine et deviennent l'UNCBPT (union nationale culture et bibliothè¬ que pour tous) qui est «une fédération d'associations départementales régie sous la loi de

1901 ». En 1974, elle seraagrée d'éducation populaire par le ministère de la jeunesse etdes

sports. Beaucoup plus tard, l'UNCBPT sera reconnue d'utilité publique par le ministère de

l'intérieur.

Toutefois, le réseau de BPT reste un réseaude bibliothèques de prêt géré pardes bénévoles

qui ontà charge dedévelopper l'accès pourtousàla lecture publique, mais qui se faità pré¬

sent,endehorsdu contrôle de l'église.

Apartir de 1971,leréseaudevientunréseaude bibliothèquesgéré pardes associations départementales, elles-mêmesgéréesparuncentrenational.

2. Fonctionnement et

rôle

des BPT

2.1. Leur fonctionnement

Le réseau CBPT, aujourd'hui, représente 89 associations départemen¬ tales affiliées à l'UNCBPT. Cette dernière établit les normes de gestion tout en laissant une

certaine autonomie auxassociations départementales.

L'on trouve 1400 bibliothèques sur tout le territoire français dirigées par plus de 10 000 bi¬ bliothécairesbénévoles.

Le réseau CBPT c'est aussi des ludothèques etdes sonothèques ainsi que des bibliothèques installéesenmilieuhospitalieroucarcéral etmêmesurles lieux de passage saisonniercomme

lescuresthermales.

(20)

Lesbibliothèquessontgéréespardes bénévoles qui ontsuivis la formationassurée par les CBPT, formation qui leur assure une qualification professionnelle. «Seules [...] les bi¬ bliothécairesquiontobtenus le diplôme décernéparl'union nationalesontmembres actifs de l'association départementale.

»4,

c'est àdire qu'ellespeuventparticiperauxassemblées géné¬ raleset voterlorsde l'élection duprésidentde l'associationparexemple.

Ellessontfinancéessurtoutparlesusagers parl'intermédiairedes frais d'inscriptionet

lesprêts payantsqui coûtent

l/20e

du prix du livre pourles nouveautés durant deuxans etle

prix d'un quotidien régional soit environ 4f50 pour les autres et 1 à 3 francs pour les livres

enfants.

Mais il arrivequele prix varie d'unebibliothèqueàl'autretoutcommeles fraisd'inscription. Elles bénéficient aussi des aidesapportées parles organismes partenairestelsque les collecti¬ vités territoriales, les écoles, les établissements hospitaliers, les établissements pénitenciers, les associationsou encoreles comitésd'entreprise.

D arriveaussi qu'elles reçoiventdes subventions de lapartdu secrétariat d'Etat à la jeunesse

etausportoudu Centre National des Lettres.

2.2. Son rôle

Au départ le réseau BPT aété mis en placepour améliorer les biblio¬

thèques catéchistesenapportantuneformation,enpermettantladiffusion des livresetdonc la promotion de la littérature documentaire.

D'ailleurs en 1940 serontcrééesles "notesbibliographiques" auxquellesonajouteraplus tard lesupplément, livres jeunes aujourd'hui. Les "notesbibliographiques"sontétablies à partir de

l'analyse d'environ300 ouvrages, chaque moisparle comité national. Leurs analyses se font

àpartir des services depressedeséditeurs.

Les BPTreprésentent 9% de

la

lecture publique. Elles cherchentavant toutàmettreà

la disposition du plus large public possible, un grand choix de livres essentiellement des ro¬

mans (2/3 des fonds), des ouvrages historiques ou des biographies et plus généralement ce

qu'onpeutappeler"la lecture loisir", les périodiques étantpeureprésentés.

Au départ, elles étaient essentiellement orientées vers le prêt, mais aujourd'hui, l'on voit se développer lapossibilitéde liresurplace et surtoutlamultiplicationdes animationsautourdu livre. Ces activitésvontdu café littéraireaux heures decontes et auxexpositions autourd'un

thèmeenpassantparlesconcours.

4

(21)

Enfin chaque année, des prix littéraires sontdécernés tels que le prix national des bi¬

bliothécaires, sélection 1000jeunes lecteursou encore sélectionlivrimages.

A l'intérieur du réseaului-même, le fonctionnement de chaque bibliothèque varie en

fonctiondes moyensdont dispose l'association départementale dont elle dépend.

II L'association Nord-Flandres

1. Un

exemple

d'association départementale

1.1. Présentation

L'association départementale Nord-Flandres, c'est 48 BPT dont 3 mu-sicothèqueset2 ludothèques.

Ces BPT fonctionnentgrâce à plus de 500 bibliothécaires bénévoles dont 256biblio¬ thécaires certifiéset259aides bibliothécaires. Parmi cesbibliothécaires certains sontspéciali¬

sés dans lesecteurjeunesse, environ 40, d'autres dans lesecteurde la musique, environ 23, et

enfin certains sontspécialisésdans la gestion desludothèques.

Lecentre départementale de l'association Nord-FlandressetrouveàLille. Onytrouve

le bureauavec le président de l'association, untrésorier et un secrétaire. Il se réunitune fois

parmoisavec lafonctionde rassembler des informations, de réfléchirsurcertains sujetset de faire despropositions.

Il existe aussi le conseil d'administration composé de 12 membres dont les 5 du bu¬

reau. Le CAgèrel'association Nord-Flandres :lebudget, l'acquisitionetla location des meu¬

bles.

Lecentre départemental aide les différentes bibliothèques parle prêt de livres, par son inter¬

vention lors de demande de subventions oupourl'aménagementde locauxetenfin les aide à

résoudre les diversproblèmes qu'elles peuvent rencontrer.

1.1. Ses

activités

Commeon apu le voir l'association Nord-Flandres, c'estun réseau de

plusieurs BPT aidéesparle conseil administratif dans leur gestionetcede diverses manières.

ToutefoisceréseaudeBPTne se contenteplus seulement de prêter des livres, des CD,

descassettes oudesjeux, maisessaye dedévelopperlesactivitésetanimationstouten restant encontactavec leslivres.

(22)

Ainsi certaines bibliothèques développent de nouvelles activités comme les cafés littéraires, qui consistent àréunir lesbibliothécairesetles lecteurs, poudiscuter ensemble soit d'un livre,

d'unauteuroud'unthème. Ces derniers sontparexemple pratiqués à labibliothèquedeLille.

Des heures de contes sont également développées ainsi que l'accueil de classes à certaines

périodes de l'année scolaire, c'est lecas à la bibliothèque de Neuville enFerrain etàcelle de Villeneuved'Ascq.

2. Un

exemple de BPT

:

celle de Linselles

2.1. La

bibliothèque

avant

juillet 2000

Audépart, il n'y avait pour ainsi dire pas de bibliothèque. Seuls quel¬ ques romans à l'eau deroseétaient à la disposition des paroissiens.

Puis sous l'influence de l'abbé Samsen, curé de Linselles, uneBPT fut crée et inaugurée en

1961.

L'abbé connaissant les actions de l'ACGF décida d'en fairepartietavec sonaide demettreen place unevéritable bibliothèqueavecplus de livres à ladispositiondupublic.

Cette bibliothèque fut d'abord constituée desromans quela paroisse possédait auxquels petits

àpetit sontvenus s'ajouter des dons.

Elle fut d'abord installéeau presbytère,place Jeanne d'Arc derrièrel'église. En 1961,

elle fut transférée dansunpetit local prêtéparla mairie,au59ruede Tourcoing.

Ainsi ellesesituaitprès ducentrevilleetdans un axedepassage.

Eneffet, elle se trouvaitprès de plusieurs écoles primaires et maternelles, publiques comme

privées etprès d'une salle desports.

Le local exigunepermettanttoujourspasd'avoirunfonds important, ilévolua cepen¬ dantaufil desans. Onestpassédusimple fondsnecontenantque desromansàunfonds plus

étofféavecdesBDetdeslivres documentaires.

Labibliothèquede Linselles faisait partie du réseau de l'UNCBPTet de l'association départementaleNord-Flandres fonctionnant donc de la même façon quetoutes les autres bi¬

bliothèquesdu réseau,respectantles mêmesrèglesetbénéficiantdes mêmes aides.

Ence qui concerne les aides, la BPT de Linsellespouvaitjouir du local chauffé etéclairé par

la mairieetd'une subvention communale.

En ce qui concerne les modalités d'inscription et d'emprunt: en 1998 le droit

d'inscriptionétaitde 30 francs parfamille ayantle même nom et la même adresse, le prêt de livres se faitpourquinze jours trois semaines moyennant l/20edu prix du livre pour les

(23)

nou-veautéscequi fait varier le prix du livre quipeutaller de 5à7francspourlesromansadultes,

de 2 à 4 francs pour les BD et les romans enfantset il peut même atteindre 10 francs pour certains documentaires. Il n'y a pas de nombre limitéen ce qui concerne le nombre de livres

que l'onpeut empruntersaufpour les BD (il n'est possible d'emprunterque 5 BDmaximum parfamille)etlesnouveautéssontà rendreassezrapidement.

Si le prix d'inscription a évoluéaufil des ans, labibliothèque quantàelle nebougeapas de

ces locauxjusqu'en juillet 2000, saufpendant une courte période où elle fut transférée au

Château duVertFeuillagepoursubirdestravaux.

2.2.

Septembre

2000

:

inauguration des

nouveaux

locaux

Aprèsavoir passé un peumoinsde 40 ansàla même adresse, la biblio¬

thèqueesttransférée dansun nouveaulocal beaucoupplusgrandetplus clair.

Enseptembre 2000 estinauguré le nouvel espacejeunesse etculture Thérèse Boutry, regrou¬ pant de nombreuses salles dont une grande située approximativementau centre du bâtiment,

un foyerpourles jeunes etenfin labibliothèque. Parla création decet espace,les élus locaux

ontvoulu rassembleren un même lieu, les diverses associations de la ville dont faitpartie la

bibliothèqueetunespacepouvantaccueillir les jeunes.

Labibliothèque se trouve désormais dans un bâtiment où se côtoient jeunes et moins jeunes

afin dedévelopper leur culture etde pouvoir pratiquer leurs loisirs.

En effet, dansce nouvel espacejeunesse etculture, chacun peut parfairesaculture et se détendre que ce soit par l'empruntd'un livre à la bibliothèque ou en venantassister à un spectacle,unconcertou encore uneexposition.

Toutefois si l'inauguration des bâtimentsa eulieuenseptembre, la bibliothèquequantà ellea été ouverte au public dès juillet. On a vu dès lors de nouvelles inscriptions se faire et bien

entendu les anciens inscrits ontcontinuéà venir. L'inscriptionestdésormais de 35 francs par famille (ce depuis le mois dejuillet 2000) par contre le délai d'empruntet le prix des livres n'apas changé du moinspour l'instant. En effet, avec le passage à l'Euro les bibliothécaires

vontdevoir adapter les prixen fonction de la nouvelle monnaie. Le prix d'un livre ne pourra

plusêtre

d'l/20e

caril seradifficile de convertir en euro, le prix de petits livres pourenfants, parexemple,qui coûtaient2 francs 80. Il faudra adapter les prixenfonction des arrondis.

Après la présentation générale des BPT passons à la présentation plus en détail de

celle de Linselles.

(24)

TROISIEME PARTIE

L'EVOLUTION

DE

(25)

I Présentation de la bibliothèque

1. La

bibliothèque d'hier

1.1. Son local

Lorsqu'en 1961, la bibliothèque pour tous de Linselles fut créée, la

municipalité mit à la disposition des bénévoles unlocal. Ce local d'environ 60 m2 était situé

rue de Tourcoing dans unaxe de passage assez fréquentécar proche des écoles de la ville et

menant au centre ville et par conséquent aux commerces pour les personnes habitant le quartierditde "la Vignette".

Encequi concernel'architecture, la BPT ressemblait àunepetite maison sansétageetde très

petite taille,avec un petit jardindevantetquelquesmarchespour yaccéder. Labibliothèque était composée de trois pièces :

Lapièce principale ontrouvait le bureau de la bibliothécaireavec dessus les fiches

des emprunteurs alors que derrière étaient rangés les fichiers titres et les fichiers auteurs. (Il n'y avait pas de fichiers matières.). Près de l'entrée, étaient affichées les conditions

d'inscriptionetde prêt. Enfindans cette pièce étaient rangés tous les livres adultes (romans, policiers, science-fiction) ainsiquetousles documentairesquepossédait la bibliothèque.

Ensuite, àgauche lorsqu'on entrait, setrouvaitune pièce de taillemoyennequi servait

de vestiaire et de salle de travail aux bibliothécaires. C'était dans cette pièce qu'elles se

réunissaienttous les lundi après-midi pendant quelques heures. Elles discutaient des livres à acheteretceuxàretirer, elles yrecouvraientet réparaient les livres et enfin elles préparaient

les fiches des livresetdes fichiers.

II faut savoir que cette pièce n'étaitpas accessible aux lecteurs, toutefois s'ils voulaient lire

sur place (ce qui était très peuprobable vu l'exiguïté du local), après l'avoir demandé à la

bibliothécaire, ils pouvaientallerychercher unechaise. Une seule fenêtre donnait dans cette

pièce, ce qui rendait la lumière du jour insuffisante tout comme dans le reste de la

bibliothèque d'ailleurs. L'éclairage artificielétait doncconstammentnécessaire.

Enfin, au fond à gauche se situait une petite pièce où étaient rangés les livres pour

enfants. Elleétaitséparée de lapiècecentralepardes petites chaises mises à ladisposition des enfants désireux de lire sur place. Dans cette pièce étaient rangés les livres de littérature

enfantine tels que les contes, les livres d'image et les romans. On y trouvait également des

BD.

Dans l'ensemble, le local était donc très petitet comme on a pu le voir, il était assez mal éclairé. De plus la bibliothèque était mal indiquée. En effet, seul l'écriteau Bibliothèque

(26)

Pour Tous sur la porte ainsi que les livres dans les deux vitrines (de petite taille)

mentionnaient la présence de la bibliothèque. Il fallait monter deux ou trois marches pour

accéder à la BPTetc'était presque pourainsi dire arrivé devant laporte quel'on pouvait

voir

que c'étaitune bibliothèque. Elle n'étaitabsolument pasvisible de loinet aucun panneau ne l'indiquait dans la ville. En ce qui concerne la signalétique àl'intérieure de labibliothèque,

elle était très peu développée. Lorsqu'on entrait, on trouvait indiqué sur un panneau les conditionsd'inscription etde prêts. Pour lereste seul les cotes surles livres et les catégories

enhaut desétagèresnousindiquaientoùtrouverleslivres. Iln'y avaitaucunesignalétique au sol ou suspendue au plafond n'indiquant le secteur dans lequel on se trouvait, c'est à dire

secteuradulteousecteurenfantquiétaientpourtantbien séparés.

Ainsi l'exiguïté du local ne permettait pas de fournir aux lecteurs un grand choix de

livre, faute deplace.

1.2. Son fonds

A ses tous débuts, la bibliothèque était constituée des livres possédés

par la paroisse auxquels sont venus s'ajouter petit à petit de nombreux livres provenant de

dons. Parlasuite, la bibliothèque fonctionnant très bien, ellea pu, grâce àl'argentprovenant desinscriptionsetdesprêtsde livres, seconstituerunecollectionplusimportante.

La BPTapudévelopperlechoix delivres. Aufil des ans, onest passé desromansà l'eaude

rose, des ouvrages de littérature classique, à la présence de romans dits "du terroir", des

romanspsychologiques,des policiersou encoredes BD.

Avantsondéménagementenjuillet 2000,onpouvaittrouverdanslabibliothèqueplus

de4 585 ouvrages adultes dont 68,2 % de romans,30,5%de documentaires et 1,3 % de BD.

En ce qui concerne les ouvrages de littérature enfantine pour tout âge confondu, la

bibliothèque possédait 2 835 livres environ dont 39,8 % deromans, 32,3 % de BD et 13,8 %

de documentairesetlerestecorrespondauxlivres imagesetauxcontes.

Il faut savoirquetousles mois labibliothèque faisait l'acquisitiondenouveauxlivres dans les différentescatégories. Sur la période septembre 1999 à Août 2000, 300 livres ontété achetés

autotal, ce qui correspond à 77 documentaires adultes et 32 enfants tout âge confondu, 135 romans adultes (dont 33 policiers),16 pour les enfants et 32 pour les jeunes et enfin 9 BD

adultes,6pourles enfantset34pourles jeunes etles adolescents.

Dans la pièce centrale où étaient situés les livres pour adultes, le rangement des

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