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Création d'un gradient d'éclaircie dans les peuplements de pin d'Alep et installation de feuillus

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HAL Id: hal-02593870

https://hal.inrae.fr/hal-02593870

Submitted on 15 May 2020

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Création d’un gradient d’éclaircie dans les peuplements

de pin d’Alep et installation de feuillus

Bernard Prévosto, C. Ripert, Romain Esteve, William Martin, A. N’Diaye,

Yogan Monnier

To cite this version:

Bernard Prévosto, C. Ripert, Romain Esteve, William Martin, A. N’Diaye, et al.. Création d’un gradient d’éclaircie dans les peuplements de pin d’Alep et installation de feuillus. [Rapport Technique] irstea. 2010, pp.28. �hal-02593870�

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Aix-en-Provence

Création d’un gradient d’éclaircie dans les

peuplements de pin d’Alep et installation de feuillus

Conseil Régional de Provence Alpes-Côte d’Azur

Délibération n° DEB 08-1322

Dossier N° 2008_19822

Service Instructeur : Espaces naturels et forêts

Bernard Prévosto, Christian Ripert, Roland Estève, Willy Martin, Aminata N’Diaye, Yogan Monnier.

AOÛT 2010

CemOA : archive ouverte d'Irstea / Cemagref

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Résumé

Le projet vise à réaliser, par une approche expérimentale deterrain, uneintroduction

de feuillus adaptés aux contraintes méditerranéennes, sous plusieurs types de

couvert de pin d’Alep. Les essencesfeuillues utilisées sont:le chêne blanc (Quercus

pubescens), le chêne vert (Quercus ilex), le frêne à fleurs (Fraxinus ornus), le

cormier ou sorbier domestique (Sorbus domestica),le pistachier térébinthe (Pistacia therebinthus),l’arbousier (Arbutus unedo) etle caroubier (Ceratonia siliqua).

Les peuplements de pin dans lesquels les feuillus sont introduits sous forme de semis ou de plants, ont été soumis préalablement à trois intensités d’éclaircie: éclaircie forte (surface terrière G ramenée à 10 m2/ha), éclaircieintermédiaire (G =

19 m2/ha) ou absence d’éclaircie (témoin, G = 32 m2/ha). Les éclaircies ont por sur

12 placettes (4 placettes /traitement) de 25m“25m. Les chênes ont étéintroduits en

Novembre 2007 sousforme detrois glands disposés dans 1248 potets (ouverts avec

ou sanstravail mécanique du sol) autotal pourl’ensemble des placettes. Les autres plantsfeuillus ont été plantés en Novembre 2009 en distribuant dans chaque placette

18 plants de chaque espèce soit un total de 1080 plants pour l’ensemble du

dispositif. Les mesures de survie, de croissance, de développement dela végétation au sol etla caractérisation de certains paramètres physiologiques ont été effectuées

surles chênes.

Les premiers résultats disponibles sur les semis de chêne montrent un

développement et une survie plus élevés dansles peuplementsfortement éclaircis et plus faibles dans les témoins. Le chêne vert confirme ses meilleures performances

face au chêne blanc dans la zone d’étude en raison d’une résistance accrue au

stress hydrique et d’une plus grande tolérance à l’ombrage. Les peuplements

éclaircis sont ceux oùle déficit hydrique estival des sols estle plus accentué pourles

horizons profonds mais aussi ceux où la végétation arbustive basse est la plus

développée. Cette végétation offre pour l’instant des conditions favorables pour la croissance en hauteur des chênes (effet de facilitation). Le travail du sol, par ouverture du potet à la tarière mécanique, n’a pas montré d’effet sur la croissance des plants par rapport àla modalité nontravaillée.

Ce travail doit permettre à terme de tester et d’évaluer différentes gestions de la

canopée de pin sur la survie et la croissance de plusieurs types de feuillus

méditerranéens dans le but d’enrichir les peuplements résineux et d’augmenter

diversité etleur résilienceface aux aléas climatiques et d’incendie.

Ce m OA : a rc hi ve o uv ert e d'I rs te a / C e ma gr ef

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Sommaire

I Problématique et objectifs... 4

II Présentation du site d’étude ... 5

1- Localisation... 5

2- Le climat ... 5

3- Géologie et sols... 6

4-Végétation ... 6

III Le dispositif expérimental et les mesures... 8

1- La caractérisation des peuplements et les éclaircies ... 8

2- Disposition des plants et des semis ... 9

3- Mise en place des semis ... 10

4- Elevage et mise en place des plants ... 11

5- Les mesures... 12

IV Premiers résultats sur les semis de chêne... 17

1- Survie et croissance... 17

2- Effet de l’environnement autour plant sur la croissance... 18

3- Variation de la teneur en eau des sols ... 20

4- Paramètres écophysiologiques : fluorescence et potentiels de base ... 21

V Conclusion... 23

Bibliographie ... 25 Annexe: Actions de valorisation des études réalisées avec le soutien financier de la Région

PACA (2006-2010) ... 26 CemOA

: archive

ouverte

d'Irstea

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I Problématique et objectifs

Les peuplements de pin sont la première composante de la végétation forestière en Région Provence-Alpes-*Côte d’Azur puisqu’ils représentent plus de 40% de la surface boisée. Ils sont constitués par le pin sylvestre (environ 22%) et le pin d’Alep (environ 18%).

Le pin d’Alep se situe aux altitudes les plus basses dans les zones climatiques les plus sèches de la Région. C’est un arbre pionnier bien adapté à la colonisation des milieux ouverts, pouvant se régénérer après le passage du feu et capable de supporter les fortes sécheresses du climat méditerranéen (Ne’eman et al., 2004). Cependant les modifications climatiques annoncées, en particulier le probable renforcement des épisodes de sécheresse et en corollaire le risque d’aggravation des incendies, font peser un risque sur la stabilité des peuplements à moyen terme. Des options de gestion permettant de répondre à ces contraintes sont donc à développer. Le mélange des peuplements de pin avec des feuillus notamment les chênes méditerranéens en est une. En effet pin et chêne sont des espèces susceptibles de croître ensemble car le chêne s’installe naturellement sous pinèdes mais avec une dynamique lente et aléatoire (Trabaud, 1994 ; Barbéro et al., 2000). Les peuplements mélangés sont aussi plus susceptibles de résister à des perturbations comme les attaques d’insectes (Jactel et al., 2006) et sans doute aussi les aléas climatiques, ils permettent d’abriter en général une biodiversité plus élevée (Gausselin et Laroussinie, 2004). Après passage du feu la reconstitution des peuplements est facilitée par la présence des feuillus rejetant de souche. La constitution des peuplements mixtes, tirant bénéfice à la fois de la croissance rapide du pin et de l’abri qu’il procure et de la résilience des feuillus, est souvent recommandée en région méditerranéenne (Pausas et al., 2004 ; Vallejo et al., 2006).

Ce projet vise à étudier, par une approche expérimentale de terrain, l’introduction de feuillus divers dans des peuplements à pin d’Alep présentant un gradient d’ouverture crée par des éclaircies de différentes intensités.

En effet, dans le cas de plantation en l’absence d’abri, le développement initial des plantules de feuillus les premières années est une phase critique au cours de laquelle les mortalités sont fortes. Deux facteurs conditionnent particulièrement la réussite de l’installation :

1) la luminosité dont un niveau excessif entraine une demande évaporative élevée du plant ainsi qu’un effet néfaste sur l’appareil photosynthétique (phototoxicité, Valladares and Guzman, 2006),

2) la concurrence en eau qui se produit sous l’effet du développement de la végétation adventice (voir par exemple Balandier et al., 2006).

Notre étude vise à exercer un contrôle de ces deux facteurs au moyen de l’effet d’abri créé par le peuplement de pin d’Alep. Nous cherchons à tester un gradient d’ouverture dans la strate haute du pin afin de moduler la disponibilité en lumière et le développement de la végétation au sol susceptible de concurrencer les feuillus introduits sous forme de semis (chênes) ou de plants (autres essences).

CemOA

: archive

ouverte

d'Irstea

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II Présentation du site d’étude

1- Localisation

Le site d’étude retenu est situé dans la commune de Saint-Mitre-les-Remparts (13) à proximité de l’Etang de Berre sur un territoire du Conservatoire du Littoral géré par l’ONF (Figure 1).

Figure 1. Localisation du dispositif expérimental sur la commune de Saint-Mitre-les-Remparts (extrait carte IGN au 1/25000)

Le dispositif est situé sur un plateau, dont l’altitude moyenne est de 130m, autrefois utilisé pour des cultures comme en témoigne les anciens murets et les ruines d’exploitations agricoles encore visibles. Actuellement le plateau est recouvert par des pinèdes à pin d’Alep d’une quarantaine d’années. Ce développement de la pinède fait suite à une phase d’abandon et de feux (la date du dernier feu reste à préciser).

2- Le climat

Les caractéristiques climatiques moyennes sont indiquées ci-dessous (Tableau 1) en prenant le poste météo d’Istres comme référence.

Pluie annuelle (mm) Pluie estivale (mm) Nb de mois Secs (P<27) Nb de mois Froids (T<7) T°moy (°C) m (°C) M (°C) Coef Emberger 406,5 54 4 1 14,5 2,5 29,3 52,5

Tableau 1. Caractéristiques climatiques à partir du poste d’Istres (période 1961-1996).

M : moyenne des maxima du mois le plus chaud, m : moyenne des minima du mois le plus froid. CemOA : archive ouverte d'Irstea / Cemagref

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Pour les deux années qui ont concerné l’expérimentation, on constate (Figure 2) que les pluies ont été beaucoup plus abondantes que la normale (407 mm) avec respectivement 779 mm et 697 mm pour 2008 et 2009. Par contre le déficit hydrique estival est resté fort avec des cumuls sur la période Juin-Août de 52 mm et 28 mm en 2008 et 2009 contre 54 mm pour la moyenne 1961-1996. Ce déficit de pluie est par ailleurs associé à une température estivale moyenne en hausse : 23,5°C et 24,8°C en 2008 et 2009 et 22,5°C pour la normale.

Figure 2. Diagrammes ombrothermiques de la station d’Istres pour 2009, 2008 et pour la période 1961-1996.

3- Géologie et sols

Le substrat géologique est constitué de calcarénite du vindobonien, tertiaire, code m2a1 sur la carte géologique : calcarénite rousse constituée par un calcaire sableux de teinte roussâtre à débris coquillers et lit gravillonneux. Les bancs à stratification presque horizontale alternent avec des niveaux de sables glauconnieux, localement indurés. Le produit de l’altération de cette calcarénite est un limon sableux assez grossier avec très peu de cailloux. Le substrat est évidemment complètement anthropisé du fait de son passé agricole. Aujourd’hui un sol forestier se reconstitue très lentement en raison d’un climat très sec qui est peu favorable à la pédogénèse. Les horizons organiques de surface sont minces (max 10 cm et on tombe rapidement sur le matériau parental limoneux sableux de couleur beige). La profondeur du sol jusqu'à la roche est en moyenne de 40 cm et varie de 20 à 50 cm. La potentialité de ce substrat est moyenne (7, selon le modèle d’évaluation de la potentialité forestière du Cemagref qui varie de -80 à+80). Sur un plan pédologique on pourrait classer le sol comme un calcosol anthropique..

4-Végétation

La végétation est constituée par des pinèdes généralement assez denses abritant un sous bois peu abondant. Lorsque le peuplement est plus ouvert le chêne vert est assez présent en sous étage alors que la végétation basse est dominée par le chêne kermès, le romarin, la garance, l’asperge sauvage, la filaire. La végétation est donc assez proche de celle de la classe des

Quercetea ilicis (Braun-Blanquet, 1952).

Ci-dessous la liste des espèces rencontrées dans les 12 placettes du dispositif classée par ordre d’occurrence (Tableau 2). 0 20 40 60 80 100 120 140 160 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 Mois P lu ie ( m m ) 0 10 20 30 40 50 60 70 80 T ° m o y e n n e ( °C ) P T° 2008 0 20 40 60 80 100 120 140 160 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 Mois P lu ie ( m m ) 0 10 20 30 40 50 60 70 80 T ° m o y e n n e ( °C ) P T° 2009 0 20 40 60 80 100 120 140 160 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 Mois P lu ie ( m m ) 0 10 20 30 40 50 60 70 80 T ° m o y e n n e ( °C ) P T° Normale 1961-1996 CemOA : archive ouverte d'Irstea / Cemagref

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Tableau 2. Liste des espèces rencontrées dans les 12 parcelles du dispositif classées par ordre d’occurrence (1 à 12) en juillet 2008.

Nom Occurrence Nom Occurence

Clematis flammula 12 Dorycnium hirsutum 2

Pinus halepensis 12 Lonicera implexa 2

Quercus coccifera 11 Pistacia therebinthus 2

Quercus ilex 11 Psoralea bituminosa 2

Rosmarinus officinalis 11 Rhamnus alaternus 2

Rubia peregrina 11 Rosa canina 2

Asparagus acutifolius 9 Ruscus aculeatus 2

Cistus albidus 9 Sonchus oleraceus 2

Phillyrea angustifolia 9 Avenula bromoides 1

Olea europaea s/silvestris 7 Celtis australis 1

Brachypodium retusum 6 Conyza canadensis 1

Dorycnium pentaphyllum 6 Cornus sanguinea 1

Pistacia lentiscus 6 Crepis foetida 1

Smilax aspera 6 Daphne gnidium 1

Osyris alba 5 Dactylis glomerata 1

Brachypodium phoen. 4 Euphorbia caracias 1

Carex halleriana 4 Hypericum perfoliata 1

Epipactis sp 3 Limodorum abortivum 1

Juniperus oxycedrus 3 Lonicera etrusca 1

Lactuca serriola 3 Sonchus gr asper 1

Teucrium chamaedrys 3 Sorbus domestica 1

CemOA

: archive

ouverte

d'Irstea

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III

Le

d

ispos

it

if

expér

imenta

l

et

les

mesures

1-

La

caractér

isat

ion

des

peup

lements

et

les

éc

la

irc

ies

Les peuplements ont été sélectionnés et 12 placettes de 25m“25m (Figure 3)inventoriées pied à pied en octobre 2007 (mesure dela circonférence detouteslestiges à 1m30). L’inventaire a permis de calculerles surfacesterrières et parla suite de désignerles arbres à enlever au cours des éclaircies. Des mesures complémentaires sur quelques arbres par placette ont permis de calculer une hauteur dominante à 14,2 m et de situerl’âge moyen entre 40 et 50 ans.

Il a été décidé de considérertrois modalités d’éclaircie (4 placettes/modalité):

- le témoin non éclairci qui correspond à des peuplements denses et fermés (surface terrière de 30 m2/ha)

- l’éclaircie faible qui abaissela surfaceterrière à environ 20 m2/ha - l’éclaircie forte qui abaissela surfaceterrière à environ 10 m2/ha

Figure 3. Schéma du dispositif sur le terrain avec positionnement des 12 placettes (4 placettes/modalité d’éclaircie)

Les éclaircies des placettes ont été réalisées en octobre 2007 par l’équipe de l’ONF. L’éclaircie à permis de réduire fortement la densité en éliminant les tiges de faibles diamètre (éclaircie parle bas) et en gardantles arbres dominants (Figure 4).

P 8

Témoin

Ruines

P 1

Moyenne ForP 2te TémoP 3in

P 4 Témoin P 5 Moyenne P 9 Témoin P 6 Moyenne P 7 Forte P 10 Moyenne P 11 Forte P 12 Forte N Plan St-Mitre Ce m OA : a rc hi ve o uv ert e d'I rs te a / C e ma gr ef mu re ts

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Figure 4. Répartition moyenne des effectifs d’une placette par classes de diamètre (moyenne + erreur standard) pour les différentes modalités d’éclaircie (4 placettes/modalité).

Les caractéristiques des peuplements pour les différents traitements sont indiquées dans le Tableau 3. Des solarimètres ont été disposés simultanément dans chacune des placettes et en plein découvert pour mesurer le pourcentage de lumière transmise. Les mesures ont été effectuées lors de journées bien ensoleillées en Juillet 2008 en plaçant 5 solarimètres par placette pendant plusieurs heures (10h-16h). Les valeurs d’éclairement sont calculées par rapport au plein découvert (lumière = 100%). La gamme d’éclairement est étendue : 13% de la lumière incidente est transmise dans le témoin, 33% dans l’éclaircie faible et 52% dans l’éclaircie forte.

Tableau 3. Principales caractéristiques des traitements après éclaircie (moyenne + erreur standard) Traitement Nombre de placettes Surface terrière (m2/ha) Densité (/ha) Circonférence moyenne (cm) Lumière transmise (%) Témoin 4 32 (1,9) 1664 (224,1) 45,5 (2,9) 13,1 (0,8) Eclaircie faible 4 19,2 (0,3) 576 (14,6) 61,5 (0,8) 33,2 (1,8) Eclaircie forte 4 10,2 (0,4) 196 (31,6) 81,6 (7,5) 52,3 (5,0)

2- Disposition des plants et des semis

Sur chaque placette, les semis et les plants ont été installés selon le plan indiqué dans la Figure 5. Une ligne de semis alterne avec une ligne de plants. La ligne de semis fait alterner un semis de chêne vert avec un semis de chêne blanc et la ligne de plants répète la séquence cormier (=sorbier), frêne à fleurs, caroubier, arbousier et pistachier. Ainsi la variabilité spatiale intra parcellaire est mieux exploitée, certaines zones dans une même placette pouvant offrir un couvert de pin plus dense ou plus clair.

Témoin (pas d'éclaircie)

0 10 20 30 40 50 60 70 <10 [10-20[ [20-30[ [30-40[ Classes de diamètre E ff e c ti fs Eclaircie faible 0 10 20 30 40 50 60 70 <10 [10-20[ [20-30[ [30-40[ Classes de diamètre E ff e c ti fs Eclaircie forte 0 10 20 30 40 50 60 70 <10 [10-20[ [20-30[ [30-40[ Classes de diamètre E ff e c ti fs CemOA : archive ouverte d'Irstea / Cemagref

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Figure 5. Disposition des semis et des plants au sein de chaque placette

3- Mise en place des semis

Les glands de chêne blanc et de chêne vert ont été ramassés début Novembre 2007 sur plusieurs individus et dans plusieurs sites présentant des caractéristiques écologiques proches de celles du site expérimental. Les glands ont ensuite été flottés et triés visuellement pour écarter les semences endommagées et conservés au froid humide jusqu’à leur mise en place. Les glands ont été mis sur le terrain fin Novembre 2007 selon deux modalités :

• Mise en place manuelle : les glands ont été mis au fond d’un potet (environ 5 cm de profondeur) ouvert à la pioche, puis recouvert de terre avant de disposer une grille de protection contre les rongeurs (10 cm de côté) à plat. Une nouvelle couche de terre a permis d’ancrer le dispositif.

• Mise en place mécanique : un trou est ouvert à la tarière hélicoïdale (diamètre 20 cm) puis les glands sont disposés de la même façon que pour le potet ouvert manuellement. La profondeur de chaque trou a été mesurée. Elle atteignait en moyenne par parcelle 40,8 cm (écart type : 6,8 cm) mais avec une forte variabilité d’une parcelle à l’autre (min : 26,8 cm et max : 48,3) reflétant la variabilité de la profondeur des sols.

L’objectif de ces deux modalités était de tester si l’ouverture mécanique permettait une croissance et une survie meilleure des semis qui disposaient d’un trou de plantation plus profond et mieux travaillé avec l’ouverture mécanique.

104 potets de 3 glands ont été installés sur chacune des parcelles pour moitié chêne vert et moitié chêne blanc et pour chaque essence selon les deux modalités d’ouverture du potet (une

S e m is c h ê n e s P la n ts f e u ill u s S e m is c h ê n e s Placette (25m*25m) Semis Chêne vert Semis Chêne blanc Cor : cormier Fre : frêne Car : caroubier Arb : arbousier Pist : pistachier

13 Car Cor Arb Fre Pis Car

12 Fre Pis Car Cor Arb Fre Pis

11 Cro Arb Fre Pis Car Cor Arb

10 Pis Car Cor Arb Fre Pis Car

9 Arb Fre Pis Car Cor Arb Fre

8 Car Cor Arb Fre Pis Car Cor

7 Fre Pis Car Cor Arb Fre Pis

6 Cor Arb Fre Pis Car Cor Arb

5 Pis Car Cor Arb Fre Pis Car

4 Arb Fre Pis Car Cor Arb Fre

3 Car Cor Arb Fre Pis Car Cor

2 Fre Pis Car Cor Arb Fre Pis

1 Cor Arb Fre Pis Car Cor Arb

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 CemOA : archive ouverte d'Irstea / Cemagref

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ligne ouverture mécanique, une ligne ouverture manuelle). Au total ce sont 1248 potets qui ont été mis en place ce qui représente 3744 glands.

Nous avons observé au printemps 2008 des dégâts sur les plantules de chêne blanc : tigelles coupées, feuilles découpées sans pouvoir attribuer précisément ces dégâts à un type de ravageur (insecte, rongeur, oiseau…). Aussi des protections individuelles sur chaque plant de chêne blanc (manchon plastique de 40 cm de haut) ont-elles été installées en décembre 2008.

4- Elevage et mise en place des plants

Cinq essences feuillues ont été testées. Ce sont toutes des espèces bien adaptées aux conditions méditerranéennes (avec cependant des différences notables, voir ci-après) et rejetant de souche, ce qui leur confère une résilience aux perturbations.

Les espèces retenues sont :

le cormier (Sorbus domestica), cet arbre est assez classiquement utilisé en reboisement

en raison de sa croissance et de la qualité de son bois, on le rencontre, dans la zone du méso-méditerranéen inférieur, uniquement à l’état d’individu isolé dans des conditions stationnelles pas trop contraignantes,

le frêne à fleur (Fraxinus ornus), il est présent à l’état naturel sous forme de tâches ou

de petits peuplements, très souvent en sous étage du pin d’Alep,

le pistachier térébinthe (Pistacia therebinthus), il est présent dans notre zone d’étude

avec le pistachier lentisque mais peut donner un petit arbre,

l’arbousier (Arbutus unedo), cet arbuste est particulièrement abondant en Provence

siliceuse mais rarement testé en zone méditerranéenne calcaire,

le caroubier (Ceratonia siliqua). Ce petit arbre thermophile n’est actuellement présent

à l’état subspontané que dans certaines zones du littorale (vers Nice et Toulon). Cette espèce protégée n’est pas utilisée actuellement lors des opérations de reboisement.

A l’origine, il était prévu de récolter des semences pour toutes ces essences sur plusieurs sites (= « provenances ») pour permettre la production de plants à la pépinière administrative des Milles. Cependant la germination ne s’est pas effectuée correctement en pépinière pour deux essences pour des raisons inconnues et celles-ci ont du être achetées à une pépinière locale (Naudet, Lambesc), il s’agit du pistachier et de l’arbousier. Au final les provenances retenues ont été les suivantes :

• Cormier, récolte des fruits sur 5 individus distincts (qui forment les

« provenances ») situés à Salon-de-Provence, St-Mitre, Gardanne-Mimet et 2 à Ventabren (département 13). CemOA : archive ouverte d'Irstea / Cemagref

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• Frêne, récolte des fruits sur plusieurs individus localisés dans 4 sites situés à Bois des Rousettes, Arbois, Alpilles-Planet, Alpilles-Gavaudan (département 13). • Caroubier1, récolte sur 2 sites et sur plusieurs individus : Toulon (Mt Faron) et

Nice (Mt Boron),

• Arbousier et pistachier : 1 provenance chaque (Provence calcaire)

Les semis ont été effectués au début du printemps 2009 en pépinière. Les plants ont été

ensuite conditionnés en godets WM de contenance 560 cm3 avec un substrat composé d’un

mélange 50% tourbe, 50% écorce.

Les plants, âgés de 6 à 8 mois suivant l’espèce, ont été triés et mesurés en pépinière (diamètre, hauteur), afin de sélectionner les plants de dimensions comparables, puis marqués au niveau du collet avant d’être plantés sur le terrain fin Novembre 2009. La plantation a été effectuée à la pioche. Dans chaque placette, il a été planté les 5 essences à raison de 18 plants/essence soit 90 plants feuillus par placette (total 12 placettes = 1080 plants). Dans chaque placette, les différents sites de provenance sont représentés pour chaque essence. Les plants sont répartis en ligne (cf Figure 5) avec un espacement de 1m entre les plants et 2m entre les rangées (avec une rangée de semis de chênes intercalés entre chaque ligne de plants).

Afin d’éviter des dégâts par des rongeurs (mulots, lapins) des manchons de protection ont été disposés autour des espèces les plus susceptibles d’être attaquées : cormier, frêne, caroubier. Au cours de l’été 2010, nous avons constaté des dégâts (plants sectionnés) sur le pistachier et l’arbousier aussi des protections ont-elles été ajoutées pour ces deux essences.

5- Les mesures

Compte-tenu des délais, les mesures ont concerné les semis de chêne et la caractérisation des teneurs en eau des différentes placettes.

Croissance, survie et environnement du plant

Nous avons effectué le comptage des semis de chêne pour chaque poquet à différentes dates : cf. tableau. Il est important de noter qu’à une date donnée un semis peut être apparemment mort (feuilles et tige sèches) mais qu’à la date suivante un rejet réapparaisse : dans ce cas le semis est comptabilisé dans la catégorie « vivant ». Le diamètre au collet et la hauteur totale du plant ont été notés pour mesurer la croissance des semis.

Lors des comptages, la composition de la surface du sol, décrivant ainsi l’environnement proche du plant, a été notée en plaçant un cercle de 25 cm de rayon centré sur le poquet. La proportion de sol nu, d’herbacées et de ligneux bas a été déterminée en utilisant les classes de recouvrement de Braun Blanquet : 1 présence, 2<5%, 3 = [5-25%[, 4 = [25-50%[, 5 = [50-75%[, 6 = [75-100%[.

1

S’agissant d’une espèce inscrite sur l’annexe II de la liste nationale des espèces protégées en France, un dossier d’autorisation de récolte des semences, de transport, d’élevage et de mise en place a été élaboré auprès de la DIREN PACA. Après avis favorable du conseil national de protection de la nature (CNPN, Ministère de l’écologie), des arrêtés préfectoraux ont été pris dans les départements concernés par la récolte (Var, Alpes Maritimes) et l’élevage et la plantation (Bouches-du-Rhône).

CemOA

: archive

ouverte

d'Irstea

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Le Tableau 4 offre un récapitulatif des dates et dutype de mesure effectué Tableau 4. Récapitulatif des dates et dutype de mesure

Dates de mesure Survie Croissance Environnement

Juillet 2008 “ “

Février 2009 “ “ “

Avril 2009 “ “

Janvier 2010 “ “ “

Juin 2010 “ “

Mesures écophysiologiques

Ces mesures ont pour but d’apprécierl’état de stress du plant. Elles sont de deuxtypes: mesure de potentiel de base et mesure de fluorescence.

Le facteur hydrique a été appréhendé par la mesure des potentiels de base. Durant la nuit, le potentiel hydrique de la plante s’équilibre avec le potentiel en eau du sol, on a ainsi une mesure de l’état hydrique du plant: la valeur du potentiel est d’autant plus basse (les potentiels sont négatifs par convention car l’eau dans la plante est sous tension) que le stress hydrique est élevé. Les mesures ont été réalisées en période sèche à deux dates: 16 Juillet 2008 (début du stress hydrique) et 15 Septembre 2009 (fin de saison sèche, juste avant les pluies). Il s’agissait de comparer par ces mesures les comportements hydriques des chênes entre eux etl’influence dutraitement.

Pour chacune des dates, 96 feuilles ont été prélevées sur 96 semis de chêne (pour moitié chêne vert et moitié chêne blanc) répartis entre les traitements (32 individus pour chacun des trois types d’éclaircie) etleslignestravaillées ou non (16individus/type d’éclaircie/lignetravaillée ou non). Les prélèvements ont été effectués avant le levé du soleil, les feuilles ont été mises dans une glacière etle potentiel mesuréimmédiatement surleterrain àl’aide d’une chambre à pression Scholander.

La mesure de fluorescence permet d’apprécierl’état del’appareil photosynthétique dela plante. Un clip est appliqué sur une feuille de chênela mettant àl’obscurité pendant ½ heure au minimum. La mesure de fluorescence est effectuée avec un fluorimètre (PocketPea, Hansatech). Le ratio Fv/Fm est mesuré:le plant est d’autant plus stressé que ce ratio est faible. Il est généralement admis qu’un plant non stressé présente des valeurs de ce ratio autour de 0,8. Il a été mesuré 20individus/type de chêne/traitement (total 120 plants surle dispositif) dansleslignes nontravaillées. Les mesures ont été effectuées entrele mois dejuin et d’octobre 2009.

Teneur en eau des sols

Ce m OA : a rc hi ve o uv ert e d'I rs te a / C e ma gr ef

Lateneur en eau des sols a été mesuré au moyens de sonde TDRtype PR2 (Delta-T). Il s’agit de sonde de profil permettant de mesurer desteneurs à plusieurs niveaux du sol:

-10, -20, -30, -40, -60 et -100 cm. Quatre tubes d’accès à la sonde ont été installés dans 9 parcelles (3 parcelles/traitement) soit 36tubes autotal. Cependant comptetenu dela pierrosité des sols, les tubes ont été enfoncés à des profondeurs variables qui ont été notées. Chaque mesure se rapporte donc à une profondeur spécifique et le traitement des données a été effectuées pour certainestranches d’épaisseur du sol contenant suffisamment de mesures pour

(15)

chacun des traitements : 10-20 cm (de 15 à 21 mesures/traitement), 20-30 cm (9 à 24 mesures/traitement) et 30-50 cm (18 à 21 mesures / traitement).

Les mesures ont été effectuées à des intervalles réguliers (2 à 3 semaines) au cours de la période mars à octobre 2009.

CemOA

: archive

ouverte

d'Irstea

(16)

Peuplement témoin (non éclairci) Ouverture d’un potet à la tarière

Peuplement avec éclaircie moyenne Pose des glands dans un potet

Peuplement avec éclaircie forte Plantules de chêne blanc

CemOA

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ouverte

d'Irstea

(17)

Dispositif pour mesure des potentiels foliares Mise en place d’un tube d’accés pour sonde TDR

Pose d’une protection individuelle Vue du chantier de plantation

Plant d’arbousier Dégât sur une plantule de chêne blanc

(tigelle coupée, début de rejet)

CemOA

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ouverte

d'Irstea

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IV Premiers résultats sur les semis de chêne

Comme expliqué précédemment, la plantation de feuillus a été réalisée en automne 2009, il n’y a donc pas à ce jour de résultats sur cette expérimentation. Par contre les semis de chêne réalisés plus précocement (automne 2007) permettent d’analyser des premiers résultats.

1- Survie et croissance

La survie des plantules de chêne a été analysée en comptant le nombre de plantules survivantes par potet de trois glands, soit un nombre variant de 0 à 3. Les résultats du dernier comptage (hiver 2010) sont présentés ci-dessous. Le chêne blanc montre un comportement différent du chêne vert, on constate en effet (Figure 6) :

• une survie plus faible du chêne blanc que celle du chêne vert en particulier dans le témoin et l’éclaircie moyenne,

• une survie plus faible du chêne blanc dans le témoin que dans les deux autres

traitements,

• une survie du chêne vert qui est meilleure et plus accentuée dans l’éclaircie moyenne.

Figure 6. Nombre moyen de plantules vivantes en février 2010 par poquet de trois glands selon le niveau d’éclaircie. Les lettres indiquent les différences significatives entre les types pour une même espèce de chêne.

Le travail du sol par contre n’influe pas sur la survie des chênes.

L’analyse de la croissance des chênes lors de la dernière date de relevé (janvier 2010) montre que (Figure 7) :

• la croissance des chênes vert est toujours plus forte que celle des chênes blanc aussi

bien en diamètre qu’en hauteur, ce qui montre la meilleure adaptation de cette essence pour les conditions stationnelles et climatiques de la zone d’étude,

• la croissance augmente avec l’intensité de l’éclaircie pour les deux types de chêne : l’augmentation de la luminosité avec l’ouverture du couvert semble donc exercer un rôle favorable au moins pour la période considérée,

0 0,5 1 1,5 2 2,5 3

Fort Moyen Témoin

Niveau d'éclaircie N o m b re d e p la n tu le s /p o q u e t d e tr o is g la n d s Q. pub Q. ilex a a b a b a CemOA : archive ouverte d'Irstea / Cemagref

(19)

• le travail du sol n’exerce pas d’influence sur la croissance pour aucun des deux chênes.

Figure 7. Dimensions en diamètre et en hauteur des semis (février 2010) selon le niveau d’éclaircie. Les lettres indiquent les différences significatives entre les types pour une même espèce de chêne.

2- Effet de l’environnement autour plant sur la croissance

L’analyse des variables de la composition du sol -recouvrement en sol nu, herbacées, ligneux bas, litière- sur la croissance des chênes montre que seul le taux de recouvrement des ligneux influe significativement sur la croissance des chênes (Figure 8). Cette influence ne s’exerce que dans les placettes à éclaircie forte ou moyenne (recouvrement moyen en ligneux respectivement de 20,1 et 12,8 %) et non dans les placettes témoins où la couverture moyenne en ligneux reste très faible (3,9%). Dans les placettes à éclaircie forte et éclaircie moyenne, on constate que :

• le taux de ligneux a un effet positif sur le diamètre des chênes blanc alors qu’il n’a pas

d’effet sur le chêne vert, ce qui peut s’expliquer par un effet de protection et d’atténuation des contraintes climatiques (ombrage en particulier) par les ligneux

• l’effet des ligneux bas est positif sur la hauteur pour les 2 espèces, ce qui peut être attribué à un effet de gainage des ligneux favorisant l’allongement du plant.

0 1 2 3 4

Fort Moyen Témoin

Niveau d'éclaircie D ia m è tr e m o y e n ( m m ) Q. pub Q. ilex a b c a b c 0 2 4 6 8 10 12 14 16

Fort Moyen Témoin

Niveau d'éclaircie H a u te u r m o y e n n e ( c m ) Q. pub Q. ilex a b c a b c CemOA : archive ouverte d'Irstea / Cemagref

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Figure 8. Effet du recouvrement des ligneux bas (en classes) sur les dimensions des chênes pour l’éclaircie forte et l’éclaircie moyenne

Eclaircie forte 1 1,5 2 2,5 3 3,5 <1 [1-5[ [5-25[ [25-50[ [50-75[ [75-100[

Recouvrement par les ligneux (classes en %)

D ia m è tr e m o y e n ( m m ) Q. pub Q. ilex CV NS CB P<0,001 Eclaircie moyenne 1 1,5 2 2,5 3 3,5 <1 [1-5[ [5-25[ [25-50[ [50-75[

Recouvrement par les ligneux (classes en %)

D ia m è tr e m o y e n ( m m ) Q. pub Q. ilex CV NS CB P=0,003 Eclaircie forte 3 6 9 12 15 18 <1 [1-5[ [5-25[ [25-50[ [50-75[ [75-100[

Recouvrement par les ligneux (classes en %)

H a u te u r m o y e n n e ( c m ) Q. pub Q. ilex CV P=0,02 CB P<0,001 Eclaircie moyenne 3 6 9 12 15 18 <1 [1-5[ [5-25[ [25-50[ [50-75[

Recouvrement par les ligneux (classes en %)

H a u te u r m o y e n n e ( c m ) Q. pub Q. ilex CV P<0,001 CB P<0,001 CemOA : archive ouverte d'Irstea / Cemagref

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3- Variation de la teneur en eau des sols

Les variations des teneurs en eau du sol pour la saison de végétation 2009 sont présentées Figure 9.

Figure 9. Variation de la teneur moyenne en eau des sols selon le type d’éclaircie et pour trois classes de profondeur pour le printemps et l’été 2009. Les barres dans le graphe de gauche indique la pluviométrie (station d’Istres).

L’examen des teneurs en eau du sol à différentes dates met en évidence :

• une baisse de l’humidité des sols avec l’entrée dans la saison sèche (à partir de mai) et

une augmentation brutale avec les premières précipitations automnales importantes (68 mm le 15/09 et 45 mm le 18/09),

• une teneur en eau du sol plus faible dans le témoin pour les horizons superficiels

(10-20cm) que dans les autres traitements,

Profondeur [10-20[ cm 10 15 20 25 30 35

mars avr mai juin juin juil août sept oct

T e n e u r e n e a u s o l (% v o l) 0 10 20 30 40 50 60 70 P lu v io m é tr ie ( m m ) Fort Moyen Témoin Profondeur [20-30[ cm 10 15 20 25 30 35

mars avr mai juin juin juil août sept oct

T e n e u r e n e a u ( % v o l) Témoin Moyen Fort Profondeur [30-50[ cm 10 15 20 25 30 35

mars avr mai juin juin juil août sept oct

T e n e u r e n e a u ( % v o l) Témoin Moyen Fort CemOA : archive ouverte d'Irstea / Cemagref

(22)

• une humidité du sol légèrement plus basse dans l’horizon (20-30cm) pour l’éclaircie forte, le témoin étant intermédiaire entre l’éclaircie forte et moyenne,

• une teneur en eau du sol nettement plus faible dans les horizons plus profonds pour les

peuplements fortement éclaircis.

Ces résultats montrent que les horizons superficiels du sol sont plus secs dans les peuplements de pin denses (les témoins) alors qu’en profondeur l’humidité est la plus faible pour les peuplements les plus éclaircis. La teneur plus faible en eau dans le témoin dans l’horizon 10-20 cm peut sans doute s’expliquer par l’interception plus forte des pluies par la canopée fermée des pins. Par contre les peuplements fortement éclaircis interceptent moins d’eau, mais ce sont aussi ceux où la végétation du sous bois est la plus développée. Cette végétation est sans doute capable de prélever plus massivement et peut être plus efficacement l’eau du sol expliquant des teneurs en eau plus basses dans les horizons plus profonds.

4- Paramètres écophysiologiques : fluorescence et potentiels de base

Les résultats des mesures de fluorescence pour plusieurs dates sont montrés Figure 10

Figure 10. Variation du rapport Fv/Fm (efficience photosynthétique) pour le chêne blanc et le chêne vert au cours de la période estivale.

L’évolution du ratio (Fv/Fm) montre :

• pour le chêne blanc une efficience moindre de l’appareil photosynthétique dans les

témoins,

• pour le chêne vert un résultat inverse puisque le ratio est le plus bas dans les éclaircies

fortes et le plus fort dans les témoins,

• dans tous les cas une diminution du ratio lors la saison sèche.

Ces résultats peuvent s’expliquer par la moindre tolérance du chêne blanc à l’ombrage avec une péjoration forte de la croissance et de son état physiologique sous un couvert fermé. Le chêne vert est mieux adapté aux conditions d’ombrage qui peuvent sans doute être même bénéfiques en évitant par exemple un excès de radiation lumineuse (photoinhibition).

0,72 0,74 0,76 0,78 0,8 0,82 0,84 16/06/2009 06/07/2009 26/07/2009 15/08/2009 04/09/2009 24/09/2009 14/10/2009 F v /F m C h ê n e b la n c Fort Moyen Témoin Chêne blanc 0,72 0,74 0,76 0,78 0,8 0,82 0,84 16/06/2009 06/07/2009 26/07/2009 15/08/2009 04/09/2009 24/09/2009 14/10/2009 F v /F m C h ê n e v e rt Fort Moyen Témoin Chêne vert CemOA : archive ouverte d'Irstea / Cemagref

(23)

Les mesures des potentiels foliaires de base sont présentées Figure 11. Elles montrent que : • le chêne blanc présente des potentiels plus bas que le chêne vert mais la différence

entre les deux espèces n’est significative que pour la deuxième année de mesure dans des conditions de stress hydriques beaucoup plus intenses,

• pour les deux chênes, le potentiel est plus bas dans le témoin que dans les autres traitements mais la différence entre l’éclaircie forte et moyenne n’est significative que la première année,

• enfin il n’a pas été noté de différence de potentiel de base en fonction du travail ou non du sol (résultats non montrés ici).

Figure 11. Potentiels de base pour les différents traitements et pour les deux chênes. Les lettres indiquent les différences significatives entre les traitements pour une même espèce de chêne.

(16/07/2008, dernier épisode pluvieux le 11 juillet : 16 mm) (15/09/2009, dernier épisode pluvieux le 8 juin : 16 mm)

Potentiel de base du 16 juillet 2008

-7 -6 -5 -4 -3 -2 -1 0

Fort Moyen Témoin

M p a Chene blanc chene vert a b c a b c

Potentiel de base du 15 septembre 2009

-7 -6 -5 -4 -3 -2 -1 0

Fort Moyen Témoin

M p a Chene blanc chene vert a a b a a b CemOA : archive ouverte d'Irstea / Cemagref

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V Conclusion

Cette étude avait pour objectif d’améliorer la résilience des peuplements résineux par l’introduction de feuillus. Il s’agit d’une problématique importante en région méditerranéenne où les peuplements de pin forment de vastes étendues et où l’obtention de peuplements enrichis en feuillus est souhaitée pour des raisons de biodiversité et de stabilité écologique. Un gradient d’éclaircie dans les peuplements de pin d’Alep a donc été crée afin d’évaluer l’influence du degré d’ouverture de la canopée des pins sur la survie et la croissance de feuillus introduits sous forme de semis (1248 potets de trois glands de chênes blanc et vert) ou de plants (1080 plants au total pour 5 essences).

Seuls les résultats sur les semis de chêne offrent un recul suffisant dans le temps pour permettre de tirer les enseignements suivants :

• les peuplements de pin offrent un habitat favorable pour la survie des feuillus ce qui

corrobore les observations généralement faites sur l’installation spontanée de chênes dans les pinèdes. Cependant ce point n’était pas un acquis à priori. Les études scientifiques faites dans le sud de l’Espagne, dans des conditions d’aridité plus poussées donc, ont montré qu’au contraire les peuplements à pin d’alep ne favorisaient pas la survie et le développement des semis feuillus (Maestre et Cortina, 2004 ; Bellot et al, 2004).

• La gestion du peuplement apparaît comme un élément déterminant dans le

développement des semis de chênes. Les peuplements fermés sont défavorables à la croissance des deux chênes et à la survie du chêne blanc. Ce point est confirmé par une étude espagnole dans la Sierra Nevada (Gómez-Aparcio et al., 2009) sur les plantations de pin montrant que la régénération (surtout du genre Quercus) est pratiquement absente dans les peuplements denses (>1500 tiges/ha). L’ouverture des peuplements, favorisant le développement des strates basses, doit cependant être réfléchie avec les impératifs de la lutte contre les incendies.

• L’ouverture des peuplements est donc à recommander pour la réussite de l’installation

des feuillus mais avec quel degré d’ouverture ? Nos résultats montrent que la croissance est d’autant plus forte que le peuplement est clair. L’apparition d’une végétation basse peut même permettre d’offrir une protection et un gainage au plant et de favoriser sa croissance en hauteur comme nous l’avons observé pour les deux chênes. Mais cet état va-t-il perdurer ? Au cours du temps il est en effet possible que la végétation se développe et finisse par devenir fortement concurrente. L’état hydrique des sols en période sèche est d’ailleurs le plus bas dans les parcelles les plus ouvertes sans toutefois que cela pénalise les feuillus du moins jusqu’à présent.

• Les deux chênes montrent sans surprise un comportement différent et nos résultats

confirment la meilleure adaptation du chêne vert dans notre zone d’étude quelque soit le mode de traitement du peuplement. Elle s’explique par une meilleure résistance au stress hydrique et par une plus grande tolérance à l’ombrage. Le chêne blanc est aussi plus susceptible de subir des dégâts par de petits prédateurs (rongeurs ?) au printemps surtout dans les témoins où la végétation au sol est pratiquement absente. Une hypothèse possible est liée au débourrement précoce de cette espèce (2 à 3 semaines avant celle du chêne vert) conduisant ainsi à une « offre » de jeunes pousses à une période où la végétation est à peine démarrée.

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(25)

• Le travail ou non du sol, préalable à la mise en place des glands, n’apparaît pas influer sur la réussite du semis. Ce résultat est contre intuitif car l’hypothèse d’un gain de croissance et de survie avec un travail mécanique du sol à la tarière était privilégiée. Une explication peut être liée au fait que la plantule issue du gland, contrairement au plant de pépinière, ne subi pas de contraintes de transplantation et donc est moins sensible à un travail du sol en particulier lorsque celui-ci ne présente pas de fortes contraintes. Il faut souligner que l’absence d’effet bénéfique du travail du sol a aussi été constaté lors d’une étude précédente sur semis de chêne vert dans un sol calcaire (Navarro et al., 2006). L’explication avancée mettait en avant la possible remontée de calcaire actif dans le trou de plantation d’où un effet défavorable pour le développement du plant.

La poursuite des mesures dans les prochaines années permettront de confirmer ou non les points précédents et d’élargir les résultats aux autres feuillus testés dans cette expérimentation (sorbier, caroubier, frêne à fleurs, pistachier térébinthe, arbousier). A terme, il s’agit de proposer des itinéraires et des méthodes sylvicoles susceptibles de créer des peuplements mélangés capables d’héberger une diversité plus forte et d’offrir une meilleure résilience face aux changements et perturbations annoncés.

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(26)

Bibliographie

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Bellot J., Maestre FT., Chirino E., Hernández N., Ortiz de Urbina JM., 2004. Afforestation with Pinus halepensis reduces native shrub performance in a Mediterranean semiarid area. Acta Oecologica 25: 7-15.

Gómez-Aparicio L., Zaval M.A., Bonet F.J., Zamora R., 2009. Are pine plantations valid tools for restoring Mediterranean forest? An assessment along abiotic and biotic gradients. Ecological Applications 19(8): 2124-2141.

Gosselin M., Laroussinie O., 2004. Biodiversité et gestion forestière. Connaître pour preserver. Synthèse bibliographique. Collection Etudes Cemagref n° 20.

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Maestre FT., Cortina J., 2004. Are Pinus halepensis plantations useful as a restoration tool in semiarid Mediterranean areas? Forest Ecology and Management, 198:303-317

Navarro F.B., Jiménez M.J., Ripoll M.A., Fernández-Ondoño E., Gallego E., De Simón E., 2006. Direct sowing of holm oak acorns: effects of acorn size and soil treatment. Annals of Forest Science, 63:961-967.

Ne’eman G., Goubitz S., Nathan N., 2004. Reproductive traits of Pinus halepensis in the light of fire- a critical review. Plant Ecol., 171:69-79.

Pausas JG., Bladé C., Valdecantos A., 2004. Pine and oaks in the restoration of Mediterranean landscapes of Spain: nex perspectivas for an old practice-a review. Plant Ecol., 171: 209-220.

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(27)

Annexe

Actions de valorisation des études réalisées avec le soutien financier

de la Région PACA (2006-2010)

Nous avons listé ci-dessous les actions de valorisation se rapportant aux conventions précédentes (n° 2005_10411 du 22/07/05 ; n° 2006_24829 du 9/02/07) et à la présente convention.

Dans les travaux publiés, le soutient de la Région PCA est mentionné.

Articles scientifiques et techniques

Prévosto B., Monnier Y., Ripert C., Fernandez C., 2010. Diversification of Pinus halepensis by sowing Quercus ilex and Quercus pubescens acorns: testing the effects of different vegetation and soil treatments. European Journal of Forest Research, sous presse

Prévosto B., Ripert C., Monnier Y., Martin W., N’Diaye A., Estève R.., 2010. Installer des semis de chênes dans les pinèdes à pin d’Alep en phase de renouvellement. Forêt Méditerranéenne, t XXXI, 1: 25-30.

Prévosto B., Ripert C., Favand G., Lopez J.M., Estève R., Martin W., N’Diaye A., 2009. Régénération du pin d’Alep en Basse Provence. Impacts des traitements du sol, de la végétation et des rémanents. Forêt Méditerranéenne, t XXX, 1: 3-10.

Prévosto B., Ripert C., 2008. Regeneration of Pinus halepensis stands after partial cutting in southern France: impacts of different ground vegetation, soil and logging flash treatments. Forest Ecology and Management, 256 : 2058-2064.

Prévosto B., Ripert C., Bousquet-Mélou A., 2007. Impact de différents types de travaux sylvicoles et de la gestion des rémanents sur la régénération et la végétation au sol d’un peuplement de pin d’Alep. In « Les Rémanents en foresterie et agriculture. Les branches : matériau d'avenir ! », Lavoisier (Ed), 1er & 2 février 2007 - Lyon (France), pp. 94-99.

Communication à des colloques

« Regeneration and diversification of Pinus halepensis stands in southern France: impacts of different vegetation and soil treatments ». B. Prévosto C. Ripert, Y. Monnier, A. Corbani. Colloque international " Forest Vegetation Management – Towards Environmental Sustainability" Final Conference of COST-Action E47, May 5-7, 2009, Vejle, Denmark « Impact de différents types de travaux sylvicoles et de la gestion des rémanents sur la régénération et la végétation au sol d’un peuplement de pin d’Alep ». B. Prévosto, C. Ripert, A. Bousquet-Mélou. Colloque international francophone Lyon, 1 & 2 février 2007

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« Régénération et diversification des peuplements à pin d’Alep en région méditerranéenne : impact des travaux sylvicoles ». B. Prévosto, C. Ripert, G. Favand. Ateliers REGEFOR, Nancy 26-28 Juin 2007.

« Restauration des peuplements forestiers méditerranéens après feu, diversification et amélioration de leur résilience. L’exemple des pinèdes à pin d’Alep en Région PACA ». B. Prévosto, J. Ladier, 1ères Journées Ateliers du Réseau d'Échanges et de Valorisation en Ecologie de la Restauration, Avignon, 15-16 Janvier 2009.

Mémoire & encadrement de stages

Lopez JM., 2006. Impacts de différents types de préparation du sol sur la régénération naturelle du pin d’Alep. DUST Univ Aix-Marseille.

« Impact de différents travaux de préparation du sol sur la régénération des peuplements de pin d’Alep et la diversification de ces peuplement par semis de chêne vert et chêne

pubescent » Guillaume Favand. Mémoire 3ième année Formation des Ingénieurs Forestiers de

l’ENGREF Nancy, Juillet 2007.

Corbani A., 2009. « Régénération des peuplements de pin d’Alep par installation de feuillus : caractérisation des interactions biotiques et abiotiques pin/feuillus ». Master 2 Recherche (en cours), Univ. Aix-Marseille.

Monnier Y., 2009 « Dynamique des chênes méditerranéens (Quercus ilex, Quercus

pubescens) dans les pinèdes à Pin d’Alep de Provence calcaire ». Univ de Provence, Thèse

3ième cycle (en cours) Bourse Région PACA-Cemagref.

Visites de Terrain

Les expérimentations ont servi de support technique pour des exposés consacrés au renouvellement et à la diversification des pinèdes méditerranéennes et au reboisement.

6/10/05 dans le cadre du réseau Européen Alter-Net sur la biodiversité, visite d’un groupe de 12 chercheurs européens travaillant sur le projet « Land abandonment and vegetation change in open landscapes: assessing biodiversity impacts and options for mitigation. » site de Barbentane

5/07/06 dans le cadre de la structure « Groupe Pin d’Alep » : participants et organismes : M. Ningre (DRAF PACA), M. Huc (INRA), Mm. Prévosto, Ripert (Cemagref), M. Amandier (CRPF), M. Courdier (ONF), Mmes Fernandez, Bousquet-Mélou, Baldy (Université de Marseille), M. Reuling (CTBA), Mm.Grulois, Peeters (AFOCEL), site de Barbentane

17/11/06 Visite de la Formation des Ingénieurs Forestiers 1ère année de l’ENGREF Nancy, présentation des travaux, site de Barbentane

15/02/07 dans le cadre d’un rendu technique : participants et organismes : Mmes Gillet, Martinez (Région PACA); Mmes Fernandez, Baldy (Univ. Marseille) ; Mm Monnier,

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Gaucquelin (Univ. Marseille) ; M Naudy (CPA Aix) ; Mm Bataille, Tresmontant, Bibiano (ONF); Mm Ripert, Prévosto (Cemagref), site de Barbentane

19/02/09 dans le cadre d’une formation pour des forestiers algériens (SAFABABORS) organisé par le CIRAD, l’ENGREF et le réseau Echanges Méditerranéens, visite et commentaires des expérimentations réalisées avec le soutient financier de la Région, site de Barbentane

3/05/2010 visite du site de Saint-Mitre par le comité de pilotage du projet, participants : Roland Huc (INRA Avignon), Louis Amandier (CRPF PACA), Catherine Fernandez (IMEP), Patrick Burg (ONF, 13), Chantal Gillet (Région PACA), Patrice Brahic (Pépinière des Milles, 13), Christian Ripert (Cemagref), Willy Martin (Cemagref), Bernard Prévosto (Cemagref)

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Figure

Figure 1. Localisation du dispositif expérimental sur la commune de Saint-Mitre-les-Remparts  (extrait carte IGN au 1/25000)
Figure 2. Diagrammes ombrothermiques de la station d’Istres pour 2009, 2008 et pour la  période 1961-1996
Figure 4. Répartition moyenne des effectifs d’une placette par classes de diamètre (moyenne  + erreur standard) pour les différentes modalités d’éclaircie (4 placettes/modalité)
Figure 5. Disposition des semis et des plants au sein de chaque placette
+7

Références

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