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Maisons à patio
Samir Abdulac, Charles Chauliaguet, Michel Herrou, Alain Borie, Pierre
Pinon
To cite this version:
Samir Abdulac, Charles Chauliaguet, Michel Herrou, Alain Borie, Pierre Pinon. Maisons à patio.
[Rapport de recherche] 151/82, Ministère de l’urbanisme et du logement / Comité de la recherche et
du développement en architecture (CORDA); Groupe d’étude des formes architecturales et urbaines
(GEFAU). 1982. �hal-01885846�
MINISTERE DE L'URBANISME ET DU LOGEMENT
Direction de l'Architecture
Contrat n” 78.72.007.00.202.75.01
effectué en liaison avec M. GENZLING au titre du CORDA et avec M. MARIE au titre du PLAN-CONSTRUCTION
S. ABDULAC, A. BORIE, C . CHAULIAGUET, M. HERROU, P. PINON. Q .E.F.A.U . 37 rue Crevel Duval - 92500 R UE IL MALMAISON
MINISTERE DE L'URBANISME ET DU LOGEMENT
Direction de l'Architecture
Contrat n° 78.72.007.00.202.75.01
effectué en liaison avec M. GENZLING au titre du CORDA (et avec M. MARIE au titre du PLAN-CONSTRUCTION)
Rapport f in a l (Nn 4-5) - Octobre 1982
Le présent document co nstitu e le rapport de fin d'étude d'une
recherche remise au S e c ré ta ria t de la Recherche A rc h ite c tu ra le
en exécution du programme général de recherche mené par le
M inistère de l'Environnement et du Cadre de Vie avec la D .G .R .S .T .
depuis le s jugements et opinions émis par les responsables de
la recherche n'engageant que leu rs auteurs.
S. ABDULAC, A. BORIE, C . CHAULIAGUET, M. HERROU, P. PINON. G .E.F.A .U . 37 rue Crevel Duval - 92500 RUEIL MALMAISON
P L A N
INTRODUCTION : SPECIFICITES DE L'HABITAT A PATIO
1. - H abitat - patio P
2. - D é fin itio n s P
3. - Des maisons à patio P
POINT DE VUE DE LA MORPHOLOGIE URBAINE P
1 .1 . - L ’ adaptation aux s it e s P 1 .2 . - La d e n sité , la co n tin u ité et la compacité P 1 .3 . - Les dessertes e t espaces ouverts c o lle c t if s P 1 .4 . - La stru c tu ra tio n des q u a rtie rs et des îlo t s P 1 .5 . - Le p a rc e lla ire et l'assemblage des maisons P 1.6. - Le mélange des bâtiments et des a c t iv it é s P
1 .7 . - Synthèse P
POINT DE VUE DE LA MORPHOLOGIE ARCHITECTURALE P
2 .1 . - Les deux enveloppes p
2 .2 . - La morphologie intrinsèqu e du patio p
2 .3 . - Le rapport du patio avec les espaces in té r ie u rs p 2 .4 . - Le rapport du patio avec le s espaces e x té rie u rs P 2 .5 . - La morphologie intrinsèq u e des espaces in t é r ie u rs p 2 .6 . - Les rapports entre espaces in té rie u rs et e x té rie u rs p 2 .7 . - Les cas p a r t ic u lie r s P
2 .8 . - Synthèse p
O
3 - POINT DE VUE CLIMATIQUE
3 .1 . - L'adaptatio n des modèles anciens au clim at 3 .2 . - L'adaptatio n des modèles contemporains au clim a t 3 .3 . - Synthèse
4 - POINT DE VUE DU MODE DE VIE 5
4 .1 . - L'adaptatio n des modèles anciens au mode de vie 5 4 .2 . - L'adaptatio n des modèles contemporains au mode de vie 6 4 .3 . - Les points de vue sp é cifiq u e s
Q 4 .4 . - Synthèse
" 5 - POINT DE VUE HISTORIQUE
11
11
CONCLUSION IH 20 71;ANNEXES : QUELQUES PROPOSITIONS DE COMBINATOIRE 79 31 BIBLIOGRAPHIE SOMMAIRE 33 35 37 /,0 50 53 36 58 6 0 p 63 p 63 P P fl9 P 83 p 8 5 P 8,9 p q'-/ p 99
P
101
p 111 p i r p 717I N T R
0
D IJ C T I0
NSp é c i f i c i t é p e l'h a b it a t a p a tio
1. HABITAT - PATIO
Le concept h ab itat renvoie à p lu sie u rs niveaux de r é a lit é s :
- le logement proprement d it : l'e n d r o it où l'o n mange, on l'o n d o rt, où on est chez s o i; c 'e s t le lie u du p rivé par rapport au public
- le bâtiment de ce logement
- l'e n d r o it où i l e st s itu é :
. un tis s u ou secteur u rb a in , v illa g e o is , du passé, é p ars, d iffu s . un clim at spécifiqu e
. des habitants bien p a r t ic u lie r s vivan t dans une so ciété bien p récise avec des habitudes c u lt u r e lle s .
La ré fle x io n que nous développons dans ce tte étude v is e à envisager sous ces dimensions, ce que p o u rra it être un h ab itat à p a tio , contemporain, en France :
- en quoi s e r a it - il su sce p tib le de fo u rn ir des so lu tio n s in té re s santes dans le s domaines des modes de v ie , de l'u rb an ism e , de l'a r c h ite c tu r e et de l'é n e rg ie
- en quoi les exemples du passé et du présent aident à en d é fin ir
O
le s c a ra c té ris tiq u e s q u a lita t iv e s et q u a n tita tiv e s n écessaires
- quel vocabulaire et q u elle combinatoire permettant la fa b ric a tio n d'un t is s u "maison à p atio " s e r a it adapté à la so cié té fra n ç a ise d'aujourd'hui
- le clim at fr a n ç a is , p articu liè re m e n t c e lu i du midi de la France, se p r ê t e - t - il à des r é a lis a tio n s de ce type.
Une co ntrib utio n à l'é c la ir c is s e m e n t de quelques problèmes actu e ls sera envisagée au cours de notre r é fle x io n .
Au niveau a rc h ite c tu ra l et urbain
Problème du d isp arate e t de la d is lo c a tio n des tis s u s urbains contemporains : comment retro u ve r une c o n tin u ité des masses a rc h ite c tu ra le s ?
Problème de l'h a b it a t interm éd ia ire : comment c o n c ilie r un h ab itat in d iv id u e l avec la p o s s ib ilit é d'une densité assez élevée ?
Comment fa ir e pour qu'un logement devienne une "maison urbaine" avec tous le s avantages de la Maison et de la V i l l e ?
Au niveau clim atique
Problème des économies d'énergie : comment re v e n ir à des m e il leures so lu tio n s passives pour résoudre le problème de l'a d a p ta tio n clim atique ?
Problème de l'in té g r a tio n des équipements techniques : comment f a ir e pour que des d is p o s it ifs de technologie s o la ire ou non ne soient pas tr a ité s comme des "gadgets" surajoutés à la co nstructio n ?
Comment concevoir des formes urbaines contribuant au confort clim atique dans leu rs espaces privé s e t publics à la fo is ?
Au niveau du mode de vie
Problème de c o n c ilia tio n des d é sirs d 'in tim ité et d'app ro pria tio n dans l'h a b it a t (maison in d iv id u e lle ) avec c e lu i d'u rbanité (animation de la r u e .. . )
En quoi une maison p e u t-e lle ê tre adaptée à un mode de v ie ? en quoi un mode de v ie p e u t-il s 'in s c r i r e dans une maison ? Nous posons a in s i le problème de l'a d a p ta tio n de l'in d iv id u à son espace et des e ffe ts lim ita n ts de c e lu i- c i.
L 'h a b ita t en tant que source de s a t is fa c tio n et de fr u s tr a t io n . En quoi l'h a b it a t à patio e s t - il une a s p ira tio n (p o s itiv e ou négative) ou une attente (p o s itiv e ou négative) en m atière de logement ?
2. DEFINITIONS
M ais, tout d'abord, q u 'est-ce qu'un patio ?
La d é fin itio n d'espace découvert au sein d'une h ab itatio n permet
d 'e ffe c tu e r une première é lim in atio n : le ja r d in , espace juxtaposé et non intègre (exception à d isc u te r : les ja rd in s in té rie u rs contem porains ) .
Une ambigüité p o u rrait su b sis te r par rapport à la cour. Le problème n e st pas d 'é lim in e r la cour de nos préoccupations (la cour nous
in téresse d'autant plus q u 'e lle e x is te dans la tra d itio n occidentale moderne - depuis le Moyen-Age - contrairement à la maison à patio ) mais de la s it u e r .
Pour nous, la d iffé re n ce tie n t essentiellem ent en un point : autant le patio est a c t i f , autant la cour est p assive. La cour e st un vide dans la maison, sa seule fonction est d'apporter lumière et a i r dans la maison. Dans l'a r c h ite c tu r e médiévale ou nordique, e lle e st une réponse au problème des p arc e lle s é t r o it e s , mitoyennes et allongées (CLUNY, NUREMBERG, BOLOGNE, LONDRES...)
Dans le s maisons ou le s hôtels p a risie n s classiques ( XVI l e , X V I I le ) , la cour amène à l'appartem ent, mais n'en f a i t pas p a r tie . Comme dans les h abitations ru r a le s , la cour a une fonction technique p a rtic u l i è r e . E lle e st réservée aux s e rv ic e s , aux animaux. Ce n 'e s t pas un espace d 'h a b ita tio n .
De même sa fonction d is tr ib u tiv e se réd u it à c e lle de passage Ainsi le patio se c a ra c té rise a des niveaux d iffé re n ts :
' ce lu i de P o sitionnement sp a tia l : ce n tral et intégré - ce lu i de la d is trib u tio n : noeud d is t r ib u t if p rin cip a l
' a fonctjon . espace d 'h ab itatio n e t non espace de se rv ice
A la lim it e , ce rta in s espaces couverts (t e l le "sofa" ottoman) sont plus proches du patio que la cour, p u is q u 'ils possèdent toutes les autres c a ra c té ristiq u e s de c e lu i- c i.
La grande o r ig in a lit é du p a tio ,
d 'ê tre à la fo is en dedans et en dehors, d 'ê tre ouvert mais d 'ê tre quelquefois p artie lle m en t couvert (C f. patios à portiques et à au ven ts).
Deux tentatio ns se sont o ffe rte s à nous :
- donner une acception trop vaste du "p atio " ou "des espaces à p atio s" qui nous e n tr a in e r a it à des in v e stig a tio n s trop générales et donc infructueuses
- n'admettre qu'une acception trop r e s t r ic t iv e du p a tio , qui nous amènerait à é lim in e r bon nombre d'exem ples, en p a r t ic u lie r contem- porai n s.
Nous avons opte pour une a ttitu d e in term éd iaire qui co n siste à s é le c tionner c e rta in s c r it è r e s r e l a t if s à la notion de p a tio , sans chercher à en proposer a p r io r i une d é fin itio n a b s tra ite e t d é f in it iv e .
Le choix de ces c r it è r e s e t le contour de la notion de patio sont donc r e l a t if s à la f i n a l it é de notre étude e t ne recherchent aucune ment l 'u n iv e r s a lit é .
C 'e st a in s i que nous avons été amenés à é lim in e r de notre in v e s t i g a tio n , le s maisons à patios iso lé e s dans un contexte non u rb ain , ou au c o n tra ire , c e lle s qui sont intégrées d'une façon ou d'une autre dans un immeuble c o l l e c t i f . Cette e xc lu siv e r e flè te notre souci de mettre en lumière le s q u a lité s proprement urbaines des espaces à patios et leu r aptitude à former un t is s u dense et co ntin u, marqué par une ce rta in e h o r iz o n ta lité .
Notion morphologique de patio
Le patio e s t un espace e x té rie u r découvert in d u à l 'in t é r i e u r d'un espace couvert généralement à fonction d 'h a b ita tio n .
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I l se c a ra c té ris e de deux manières d iffé re n te s :
. Par sa re la tio n avec les autres espaces e x t é r ie u r s ; en p a r t i c u l i e r , i l n 'e s t pas en re la tio n d ire c te avec les espaces urbains enviro nnants, que ceux-ci so ie n t des espaces publics ou des espaces à caractè re p r iv a t if . Même s i le patio possède une re la tio n avec d 'a u tre s espaces e x té r ie u r s , c e lle - c i sera re s tre in te ou de nature a c c id e n te lle .
Le patio e st un espace e n c lo s, donc un espace e x té rie u r à ouverture zé n ith a le p r io r i t a i r e .
. Par sa re la tio n avec les espaces in t é r ie u r s ; su iv a n t le s cas, i l peut jo u e r un seul rô le ou simultanément p lu s ie u rs rô le s d iffé re n ts v is - à - v is de ces espaces in t é r ie u rs :
- i l assure l'é c la ir a g e p rin c ip a l des espaces in té r ie u rs - i l assure des re la tio n s v is u e lle s avec les espaces contigus
e t permet, à tra v e rs l u i , des re la tio n s v is u e lle s entre ces espaces
- i l s e rt d'espace de d is tr ib u tio n secondaire ou p rin c ip a l pour le s espaces in te rn e s .
Si la notion de patio semble in c lu re des types de re la tio n s de cet espace avec le s autres espaces, e lle ne semble pas l i é e , en revanche, à c e rta in s types de p o sitio n de c e lu i- c i par rapport aux autres espaces. Un patio peut se tro uver s itu é en co n tig ü ité ou non par rapport à un espace urbain ou à un espace p r i v a t i f . I l peut ê tre entouré de tous ces côtés (v o ire même éventuellem ent sur un seul c ô té ).
Notion bio -clim atiq u e de patio
- I l e s t un espace ayant un rôle d 'e c la ira g e , d 'e n so le ille m e n t, d 'a é ra tio n et de m iin tie n de condition de vie hygiénique
- I l e s t un espace dont le volume d 'a ir a un caractère de m icro-clim at assurant une régulation des e ffe ts hygrothermiques e x té rie u rs
- I l e st un espace permettant un contrôle des e ffe ts v a ria b le s et sa iso n n ie rs du clim at externe et pouvant fa v o ris e r par ses dispo s itio n s (o rie n ta tio n , proportion, géométrie, s itu a tio n r e la t iv e , espaces a tte n a n ts, e t c . . . ) le confort clim atique in te rn e .
Le patio e st également un espace d 'h a b ita tio n p r iv é , destiné à un groupe un i f a m ilia i.
3. DES MAISONS A PATIOS
Les espaces à patio possèdent des p o te n tia lité s insuffisamment explo rées et exp lo itée s dans quatre domaines : u rb ain , a r c h it e c t u r a l, c lim a tiq u e , humain.
Posant comme po stulat que le s références vern a cu la ire s ont une valeur qui dépasse leu r cadre d 'o rig in e et sont, en conséquence, tra n s fé ra bles sous ce rta in e s conditons, nous avons centré notre ré fle x io n sur les hypothèses su ivan te s.
P o te n tia lité s urbanis tiq u es
Un h ab itat à patio propose des textures urbaines qui ne s itu e n t pas
dans la dichotomie en vogue aujourd'hui : h ab itat en immeuble c o l l e c t i f , h ab itat en maison in d iv id u e lle .
Les tis s u s urbains de maison a patio peuvent av o ir des c a r a c t é r is tiques importantes sp écifiq u es â ces deux types d 'h a b ita t :
- une densité fo rte
des espaces e x té rie u rs privés
des p o s s ib ilité s de ru e s, avec des façades, des boutiques, de places
une intég ratio n des fonctions ; équipement, commerce, h a b it a t ... - une adaptation souple à des s ite s divers
des p o te n tia lité s de ju x ta p o sitio n avec des bâtiments de dimen sions di ffé re n te s .
P o te n tia lité s a rc h ite c tu ra le s
l i urine i
Ay_D2v§ay_des_envelop[)es : L'indépendance des enveloDDPs
PPes internes et externes permet de résoudre séparément d'une part la réponse aux exigences archi-tu ra le s in te rn e s, et d 'au tre part la réponse aux exigences urbaines.
A u _ n iv e a u je _ rh a b ita t :
isons a patio sont su sce p tib les,so u s ce rta in e s condition: ae fo u rn ir des mnHÀi«c ^ ..
■ . . maisons de v i l l e " ou d "'h a b itats interm ed iaires" c o n c ilia h w „
. Au niveau urbain :
La trè s grande co n tin u ité des masses b âties permet de co n si dérer les espaces urbains comme des formes p o s itiv e s enlevées à l'épannelage général des bâtim ents. Ceci permet de subs
t it u e r un urbanisme s o u s tr a c tif à l'urbanism e a d d it if couram ment pratiq u é.
Potent i a lit é s clim atiques
n" . Les c a ra c té ristiq u e s des tis s u s urbains engendrés par un système à p a tio , grâce à un lin é a ir e important de parois mitoyennes, permettent notamment une lim ita tio n des gains ou des déperditions c a lo rifiq u e s selon les sa iso n s.
. L'espace du patio co nstitu e un m icro -clim at su sce p tib le de co ntribuer à la rég ulatio n thermique des h ab itatio n s contem- ^ poraines auxquelles i l e st atte n an t.
. Le système du patio apporte une réponse s a t is fa is a n te au problème de l ' u t i l i s a t i o n .du rayonnement s o la ire et des v a ria tio ns du clim a t grâce à l ' u t i l i s a t i o n de parois v it ré e s amo- de v ib le s à l ' in t é r i e u r ou au-dessus de l'esp a ce c e n tr a l, rc h
i-s . La morphologie p a r t ic u liè r e des bâtiments à patios qui sont p lu tô t tournés vers le c ie l qu'ouverts laté rale m e n t, f a c i l i t e l'in té g r a tio n d'équipements comme les capteurs s o la ir e s .
it io n s . ts
P o te n tia lité s pour ceux qui y vive n t
. Le système d'espace à patios permet une appropriation s a t is fa
santé de l'esp a ce (de l'e sp a ce intim e à l'e sp a ce urbain)
La p o s s ib ilit é pour des in d ivid u s ou pour une fa m ille de s a t is f a ir e totalement le u r d é s ir d 'in t im it é , fa v o ris e par compensation la v ie urbaine. Autrement d i t , une plus grande in tim ité amène une plus grande u rb a n ité .
1 POINT DE VUE DE LA MORPHOLOGIE URBAINE
L'a n aly se des tis s u s urbains d o it ajo u te r à l ' u t i l i s a t i o n de c r it è r e s d 'ap p réciatio n morphologiques, l'a p p o rt d 'é c la ira g e s fo n ctio n n e ls, sociaux ou c u ltu r e ls (problèmes de c ir c u la t io n , d 'in t im it é , d'anim ation, e t c . . . ) . Une t e l le analyse ne s a u ra it cependant porter sur la v i l l e en tant que t o t a lit é sans in tro d u ire nombre de facteu rs qui ne sont pas p articu liè re m en t lié s à la nature de l'h a b it a t qui nous in té re s s e .
Afin d 'a ssu re r une m eilleu re tra n s itio n avec l'a n a ly s e u lté rie u re des formes a rc h ite c tu ra le s , un c e rta in nombre de points de vues seront progressivement abordés dans l'o rd re su ivan t :
- l'a d a p ta tio n aux s ite s
- la d e n sité , la c o n tin u ité et la compacité - le s dessertes et espaces ouverts c o lle c t if s - la stru c tu ra tio n des q u a rtie rs e t des îlo t s - le p a r c e lla ir e et l'assem blage des maisons - le mélange des bâtiments et des a c t iv it é s .
1 .1 . L'ADAPTATION AUX SITES
Tout comme d 'au tres types de maisons, les maisons à patio se sont adaptées à des cadres topographiquement assez v a r ié s . La le c tu re de carte s ou de photos aériennes f a i t bien r e s s o r t ir , le
O
cas échéant, comme pour d 'a u tre s maisons t r a d it io n n e lle s , l'in flu e n c e du r e l i e f , à tra v e rs des alignements le long de courbes de même niveau ou encore par des étagements le long de lignes de plus grande pente (fig u re ) .
Plus proche de nous, l'ensem ble moderne de B is h o p s fie ld à HARLOW s'o rg a n ise également su ivan t ces p rin c ip e s , non seulement en épousant le r e l i e f de la c o llin e où i l e s t s it u é , mais au ssi en en accentuant le s caractè res topographiques par la co nstructio n de bâtiments plus élevés en p a rtie haute (fig u re ) .
Les p a r t ic u la r it é s du r e l i e f , comme une fo rte in c lin a is o n de pente, peuvent amener le s b â tisse u rs à s it u e r le patio en étage (fig u re ) . A in s i, la so lu tio n tr a d itio n n e lle alg é ro ise a souvent co n sisté à r é a lis e r des réserves voûtées sous le 1er étage (avec p a t io ), a lo rs que nous trouvons par a i l l e u r s , à POMPEI e t HERCULANEUM, des so lu tio ns a rc h ite c tu ra le s comprenant, sous le p a tio , des g a le rie s ouver tes sur un étagement de te rra s s e s .
Dans le cas de maisons groupées, les co n trad ictio n s pouvant ap p araître entre la s a t is fa c tio n des c r it è r e s de vue vers l'e x t é r ie u r et de préservation de l 'in t im it é à l ' i n t é r i e u r , nous amènent cependant à nous in te rro g e r sur l ' in t é r ê t de ce type de bâtiment sur de fo rte s d ë cli vi t é s .
1 .2 . LA DENSITF, LA CONTINUITE ET LA COMPACITE
Dans de nombreux q u a rtie rs de v i e i l l e s v i l l e s o rie n t a le s , la densité de population v a rie actuellem ent souvent de 300 à 1000 personnes par h ectare. Cette densité s 'e s t en f a i t certainem ent accrue au XXème s iè c le , s u ite à des phénomènes de paupérisation des q u a rtie rs an cie n s, d'im migration ru ra le e t d 'ad d itio n de nouveaux étages en hauteur.
Dans les q u a rtie rs ré s id e n tie ls de ces v i l l e s , le nombre de maisons anciennes à l'h e c ta re reste paradoxalement du même ordre que dans
le cas d'ensembles de maisons a patio contemporains (v o ir tableau C 'e st donc surtout la densite humaine qui les d iffé re n c ie , d'où d 'a ille u r s le spectacle fortement anime des rues anciennes.
r A J ilJ .-. :' m ■ i M l’A it A l; » I l D L h U N D l ' l t U IX . K llA l. I . lA T lU J D
N m â u ic d u ü c - i L i i i é 1 J ,...-1,1 1. V I l 1 u K i y s Il x j u il;! iLs l* . - i ï i / l l U DK ( 2 ) ■Jbo J 1 ,4 1 14 i n . - : . l u 1J11 UldFJIW JO U O i ( 2 ) 'iü 1 2 8 , U 111 ' l.-tW llU ltl/j- O lC .A Y F ( J ) ‘xü 2 ) ,U — A l .1 1-:: d u u i d-i-j t i ( 2 ) 4 / 2 ‘1 , 2 l V) t l X l h D A l N V il J i s F ( J ) . 1 I h 4 0 , U -i ,1 , u ). -i< m. i !,<■ u ) O K I. NY F ( 3) 2U». 2 4 , 0 — h l - . l n V - 1 " l 1 IlAJOlJW CU ( 2 ) 2 0 / 4 'J , 4 i /■, i 1,11 M i l I 1 H A K U W e u U ) 48 1 y > , 0 V ) i A |, m. l i ,i l . i , ; U *11)1(121 ( l i ( 2 ) ih 4 J / j 2 0 / M i l l u U n <J< 1 l- u U r o / U N l' U JU 1S F U ) ‘>(i 24 ,4 — N u i u - l : , ( 1 • U iT M ijiu h i- . F ( J) m 28 ( l ) i l ' i j ' i c i i A r c h l t x . H _ - l u i . i l ln - M i'jn - ( 2 ) d ' a p i r s h . H u i n i u i l i ( " l l i e r t i* ii. - in u i i u l y . i i . l h o u i . ' ' " ) - ( J ) d ' a i m i s c v i i i i e m d e l ' I A l J I Ü ’ , v u l . J O - J 1
L 'a rc h ite c te allemand Ludwig H ilb erseim er, qui eût un rô le majeur dans la r é a lis a tio n des premières maisons à patio groupées modernes, eut assez tô t la préoccupation d 'a ssu re r des densités élevées dans ses pro jets : i l d evait a in s i atte in d re 324 pers./ha en 1930 avec des bandes de sa maison type L. I l s 'a g is s a it d'un c h iffr e n et, car son p ro je t ne comprenait pas de parking ou de garage en s u rfa ce ; seuls quelques accès piétonniers é ta ie n t in clu s dans les espaces col 1 e c ti f s .
L 'a rc h ite c te britannique Walter Segal q u i, a son retour d'Allemagne à la fin des années 30, popularisa par ses é c r it s la maison à patio moderne en A n g leterre, é t a it également soucieux d 'a ssu re r une densité
elevee a fin de fo u rn ir une a lte rn a tiv e aux hab itatio n s c o lle c tiv e s en hauteur.
Cette même préoccupation s'exprim e par exemple dans l'ensemble d'Alexandra Drive a LÛNDRLS (borough de Lambeth) où de p e tits appartements ont ete places au-dessus d 'u nites en " L " . La densite y a t te in t 43,5 log./ha (20/ p e rs ./h a ).
Dans l'ensemble de Di shopsf i el a a HARLOW, des immeubles comprennent un étage avec patios au s o l, puis deux etages d'appartements o rd i n aires au-dessus avec, e n fin , un étage avec patio en to itu re . Ces immeubles mélangés avec des maisons a patio au sol permettent d 'a tte in d re une densité de 49,4 logements par h ectare, bien que la proportion de surface bâtie ne s o it que de 25/, A BRFNTW00Ü, la densité de 128 log./ha (311 p e rs./h a) est a tte in te sur un p e tit s it e de remplissage en plaçant deux niveaux de maisons au-dessus d'un niveau de garages (fig u re ) .
tn France, par co ntre, les densités d'ensembles de maisons a patio n 'o s c ,lie n t généralement qu'entre 21 et 28 logements par hectare Ces densités sont donc nettement de type suru rb ain , bien que c e r tain es pondérations soient nécessaires du f a i t de l'ir r é g u l a r i t é des découpages servant de base aux c a lc u ls .
Le q u a rtie r des Mûriers à TOULOIISF-l F-mtouti
uat LL Ml RA IL comprend exceptionnel' lement deux étages en ce rta in s en d m ir.
cercains e n d ro its, mais c 'e s t peut-être pour mieux dégager l'esp ace lib re ré s id u e l.
~r r M . u i i UJUL — u Huc ie LueTTicient aes espaces c o lle c t if s dans les premières i
premières est relativem ent fa ib le puisqu i l peut v a r ie r de 91 à Al FP u „ i „ ,
LLH (selon J . - c . David) à 16/ dans ce rtain e s p artie s de TUNIS alo rs
* ors Nue ce meme c o e ffic ie n t e st net tement plus élevé dans les re a lis ;,i- i
„ r é a lis a tio n s recentes, avec par exemple 45/ a BURFs-û r sa y, 57/ â PORT sr i mue t/1 ,
Kl br L 0 l,I j . 641 a TOULOUSL-Lt -MlRAI L ou 66/ à HARLOW (1)
(1) Voir les "cah ie rs" de l ' I . A
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— adaWlaXion dU. 1’ "habitat aux r>èc4&bités clim âîkjues à la fo is ta r ie s Îlot/S e t, les tS^ÀCÆS ^Hjbli^UÇ-Os
T 5e M A ^O M S A T A T lO A ^ C ie i^ N lG E E T M O t^eR KSES * \«f> €€»f>^c«* Vbres odLérteuvs ec^t ext^'^-és» p-^r des hachures
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La. G rande fc o r n t â
Gngry-Les flam ants à. A r le s
d e leur" d isp aritio n d e s llc5ts avec, les a van tag es eJim atiaues
comtoacxté. C su rfa ce s e x p o sé e s A l'e x t é r ie u r ,).
enflem enJC dém esuré d espaces libres insuffisem m ent cfcjf-é.
r e n e ié s y à c a r a c t è r e Sur'tour r é s id u e l e t dont- I j d é c ju â t l o R , oLvv^ tûque v e s te a v é r i f i e r " .
Si une quelconque texture p a v illo n n a ire occidentale nous met en présence d 'o b jets arch ite ctu ra u x situ e s au m ilieu d'un espace ouvert p lu tô t co ntin u, le cas le plus diamétralement oppose est bien c e lu i d'un groupement tra d itio n n e l de maisons a patio ou les espaces ouverts sont trè s segmentés et bien d iffé re n c ie s .
Les contours des espaces c o lle c t if s dans les textures tra d itio n n e lle s ne sont pas toujours l'e x p re s s io n d'une volonté de composition a f f i r mée, mais au moins peut-on y re le v e r des logiques de trace (larg e u r minimum, croisem ents, é larg issem en ts, c a rre fo u rs , e t c . . . ) . Les rues tendent a être des formes "p o sitiv e s " la is s a n t en "n é g a tifs" des p lein s en quelque so rte ré s id u e ls . A l'oppose, dans la plupart des te xtures urbaines modernes, beaucoup plus d 'a tte n tio n a longtemps ete portée a la composition des "p le in s" qu'a c e lle des "v id e s " , qui deviennent a in s i ré s id u e ls .
Si l'o n f a i t , par co ntre, ab stra ctio n dans les plans des ensembles contemporains de maisons à patio de l'e x p re ssio n graphique du t r a it e ment des espaces ouverts c o l l e c t i f s , les contours de ceux-ci suggè rent rarement des rô les p a r t ic u lie r s ou encore des compositions spéci fig u e s .
1 .3 . LES DESSERTES ET ESPACES OUVERTS COLLECTI ES
Dans les groupements contemporains de maisons, les cheminements piétonniers représentent généralement des te n ta tiv e s de tran sp o sitio n des rues tr a d itio n n e lle s , a lo rs que les dessertes automobiles et les espaces végétaux relèven t d'innovations ra d ic a le s . Ce sont ces d if f é rentes catégories d'espaces que nous a llo n s successivement passer en revue.
1.3 .1 . Les rues tra d itio n n e I l es
Les te xtures urbaines tra d itio n n e lle s spontanées pouvaient comprendre des rues p rin c ip a le s (menant des portes de la c ité a son c e n tre ), des rues secondaires et des impasses. Les rues pouvaient y changer d 'o rie n ta tio n ou de largeur le long d'un même parcours, leu r trace n en co nservait pas moins une ce rta in e logique. Les élargissem ents et les rétrécissem ents de rues a in s i que leurs croisements co ntribuaien t a animer les cheminements et venaient s 'a jo u te r à nombre d'autres reperes urbain s. T e lle c e lle des l i t s de r iv i e r e , la po sitio n des rues pouvait su b ir de lentes dérives la té ra le s avec le temps, à moins que des monuments ne lu i servent de points d'ancrage. Des textures originellem ent p la n ifié e s et orthogonales ont même été amenées à ressembler à des textures spontanées, comme dans la v i e i l l e v i l l e de DAMAS.
Des sections tra n sve rsa le s successives d'une même rue peuvent fa ir e apparaître des p r o f ils assez v a rie s (côtes inégalement e le v é s , encorbellem ents, voûtes, p u its de lum ière, e t c . . . ) . Comment o u b lie r que le moindre tronçon de rue tra d itio n n e lle peut ê tre e n ric h i par les traces de d izaines d 'in te rve n tio n s in d iv id u e lle s , p arfo is dues à maintes générations su cce ssiv e s. Même les v il l e s grecques ou romaines compensaient par le u r v a rié té a rc h ite c tu ra le la ré g u la rité de leurs trames v ia ir e s orthogonales.
A la d iffé re n ce de maintes pratiques antiques et a de rares exceptions près ( E x .: GHARÜATA et ISPAHAN) , les places publiques ne paraissent pas être l'o b je t de compositions a rc h ite c tu ra le s sp é cifiq u e s dans les v il l e s islam iques. E lle s y prennent p lutôt des formes ir r e g u lie r e s , ce qui tend bien à r e je te r les compositions ordonnées d'espaces de rencontre en p lein a i r à l 'in t é r i e u r des bâtim ents. Le rô le de places urbaines form elles e st donc en quelque sorte assuré par les cours de grands é d ific e s p u b lic s. Soulignons bien cependant q u 'il ne s 'a g it là que d une so lu tio n morphologique p a r tic u liè re qui n 'e s t pas néces sairement lie e a l'e x is te n c e de maisons à patio et que ce r e je t p araît
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Les coupures v is u e lle s entre in té rie u r et e x té rie u r sont trè s a f f i r mées dans les v il l e s islam iq ues, surtout s ' i l s 'a g it d'une v isio n d irig é e vers 1 'in t é r ie u r , alo rs que de m ultip les d is p o s it ifs permet tent quand même d'observer discrètement la rue. Dans le cas des v il l e s andalouses, l'o u v e rtu re d ire cte des patios sur l'e x t é r ie u r e s t , par c o n tre , nettement plus marquée. Comme pour d 'au tres types de maisons urbain es, i l reste cependant plus f a c ile de s 'o u v r ir aux étages qu'en rez-de-chaussée. A insi de nombreuses v i e i l l e s maisons a patio du q u a rtie r fra n ç a is de la NOUVELLE ORLEANS com portent-elles, en etage, de longues g a le rie s sur leu rs façades e x té rie u re s .
1 .3 .2 . Les cheminements piétonniers
Les cheminements piétonniers des ensembles contemporains de maisons à patio ont généralement un caractère minéral ré s u lta n t déjà de leu r enserrement entre les murs e x té rie u rs des maisons adjacentes et de leu rs matériaux de co n stru ctio n . Quand ces ensembles atteig n ent une s u p e rfic ie assez ample, les traces de cheminements peuvent y être r e c t ilig n e s , mais avec des longueurs réduites de place en p lace , comme a C la r k h ill (HARLOW) ou aux Flamants (ARLES) par des d is p o s i tio ns en baïonnette. Les largeurs de ces vo ie s, tout comme leurs sectio n s en large ou en long sont assez ré g u liè re s , ce qui ne c o n tr i bue pas peu à l'im p re ssio n de monotonie qui peut s'en dégager.
C ertains concepteurs tentent d'animer leu rs p ro je ts en o rie n tan t l'a x e du tracé de ces voies selon un angle b ia is par rapport aux lig nes des façades qui les bordent. C 'e st le cas des contours de cheminement en " e s c a lie r" de p ro je ts comme ceux d'Alexander ou de Jo s ic pour le concours de LIMA. Ces d isp o sitio n s contribuent to u tefo is à la is s e r un caractère "ré s id u e l" aux rues dont l'é c h e lle découle
de la trame des maisons, sans é lim in e r les autres facteu rs de monotonie urbaine.
Le volume des rues piétonnières contemporaines p a ra it par a ille u r s nettement plus a p la ti que c e lu i des exemples tr a d itio n n e ls , notamment du f a i t que les maisons à patio d'aujourd'hui n'ont souvent qu'un seul étage. A t i t r e p lutôt exception n el, dans l'ensemble d'Alexandra Drive à LONDRES, des appartements avaient été prevus au-dessus de maisons à patio en " L " , a fin de doter les rues d'une atmosphère plus urbaine. Les cheminements contemporains manquent souvent par a ille u r s en coupe, d 'in c id e n ts susceptibles de d iv e r s if ie r les sequences de marche et de fo u rn ir des points de repere.
--- c l c i i i i u m
le s cheminements. Les p lace tte s dp r h r U n i i f eLutfb ue u a r k n iM , d e fin ie s par un evidemen*. A r • . , des maisons ad jacen tes, se repetent presque indéfinim ent avec mono to n ie , tout a f a i t identiques en formes et en dimensions. D'autres projets comme ce lu i de James S t ir lin g pour LIMA é ta b lis s e n t une r e la tion immuable entre cours communautaires (groupes de m aisons), p la ce t tes (u n îte s de voisinage) et places (q u a rtie rs ) toutes identiques.
La standardisation des espaces c o ll e c t i f s y est donc à peine
egayee par une h ié ra rc h is a tio n standardisée a u s s i. Dans l'ensemble des Marnants à ARLES, la conception des places e st un peu moins rigide- puisque c e ll e s - c i, bien que re c ta n g u la ire s, va rie n t un peu plus par leurs proportions, leurs dimensions et leur traitem ent vég étal.
L 'e f f o r t de d iv e r s ific a tio n e st nettement plus affirm e a la Grande Borne ou l'o n trouve à la fo is des rues d ro ites et en chicane, a in si que des places grandes ou p e tite s , rectan g u laires ou tria n g u la ir e s . Des changements d 'o rie n ta tio n e n ric h isse n t les parcours. A in si commen ce ra ie n t a etre transposées la h ié ra rc h isa tio n et la d iffé re n c ia tio n des espaces ouverts c o lle c t if s des textures tra d itio n n e lle s .
Tout comme pour d'autres formes des parois et des so ls n 'e s t pas
d h a b ita t, la nature des matériaux sans incidences sur l'agrément des
c e s s e r t s ae.5 T i& s œ x>E m&is o n îs a -p a t io s T )& S S E R T & T e-S TISSOS m VAAISOJOS A V A T T lO S
GRlGNy ; la granit borrw.
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cheminements. Le traitem ent des murs e x té rie u rs de B ish o p sfie ld (HARLOW) en briques est p articu liêrem en t soigné, a lo rs qu'â
ALBERTSLUND et à PORT SAINT LOUIS, l ' u t i l i s a t i o n de planches ajourées ou de c la u s tra s de béton en c lô tu re de patios apportent une note de
fa n ta is ie . L'élegance des dallages a p p a re illé s de l'exemple danois s'oppose to u te fo is au semi de g ra v illo n s accompagné de quelques d a lle s de l'exem ple fr a n ç a is .
La présence d'un m o bilier urbain élaboré (comme les bancs et bacs de sable d ' ALBERTSLUND) et de sculp tu res (comme a GRIGNV) ou encore de végétation (comme à PORT ST LOUIS) font enfin p a rtie de ces innova tio ns propres aux ré a lis a tio n s contemporaines.
Les maisons à patio d'aujourd'hui n'ayant dans leu r grande m ajorité qu'un rez-de-chaussée, s'ou vrent assez peu du côte des cheminements p ié to n n ie rs, ce qui contribue à ren fo rcer la coupure in té r ie u r- e x té r ie u r . C ertaines d isp o sitio n s tentent néanmoins de ménager une tra n s itio n entre les espaces publics et p r iv é s , non pas à l 'in t é r i e u r même de la maison, comme dans l'h a b it a t islam iq ue, mais à son e x té rie u r immé d ia t . Rappelons, à ce propos, qu'à C la r k h ill une p lace tte marque l'emplacement de chaque entrée et qu'aux Flamants ou à Mallebarge 1 des plates-bandes ou de p e tits ja rd in s peuvent s 'in t e r c a le r entre les h ab itatio n s et des cheminements p ié to n n ie rs. Bien que de s ta tu t
c o l l e c t i f , ces surfaces plantées ont d 'a ille u r s souvent été appropriées (e t c lô tu ré e s) par les h abitants des maisons adjacentes.
1 .3 .3 . La desserte automobile
Les te xtu res urbaines tra d itio n n e lle s sont dans l'ensemble inadaptées à l'a p p a ritio n de l'au to m o b ile. I l est donc p articu liè re m en t ardu de transposer dans le s p ro je ts les caractè res accentués de d e n sité , compacité et co n tin u ité qui d é fin is s a ie n t les so lu tio n s anciennes.
Toute une gamme de so lu tio ns e x is te aujourd'hui v is à v is du s ta tio n nement des v o itu re s , qui va de l'in té g r a tio n d'un garage a chaque h abitatio n comme aux Chardons (BURES-ORSAY) et aux Flamants (ARLES), à des regroupements de boxes en p lein a i r comme à la Grande Borne (GRIGNY), ou même à la r é a lis a tio n de parkings so u te rrain s comme à B ish o p sfie ld (HARLOW). Ces d iffé re n te s solutions doivent toutes néanmoins permettre aussi l'a c c è s de véhiculés de secours ou de liv r a is o n a in s i que le stationnement de v is it e u r s .
A fin de préserver autant que possible la co ntin uité du b â t i, les voies in té rie u re s de desserte automobile é v ite n t, en g énéral, de communiquer entre e ll e s , d'où leu rs frequentes configuratio ns en "antenne" ( E x .: la Grande Borne) ou en "arbre" ( E x .: les Flamants) branchées sur une c irc u la tio n la té r a le ou semi-péripherique plus importante.
Etant donné, une fo is encore, la fa ib le hauteur des maisons a patio contemporaines, la v o ie rie automobile e t le s a ire s de stationnement crée n t, au sein de c e ll e - c i, de larges tranchées dont les e ffe ts de p latitu d e et de monotonie sont p articu lièrem en t é vid e n ts.
1 .3 .4 . Les espaces vert.s
Les espaces verts envahissent les plans masse à l'époque moderne, y compris quand i l s a g it d'ensembles de maisons à p atio . I l s peuvent y rece vo ir des im plantations ce n trale s comme a GRIGNY et TOULOUSE, ou encore périphériques comme à BURES-ORSAY et HARLOW. Dans ce dernier c a s, des pelouses convergent vers le ce n tre , mais leur dispo' s itio n plutôt ré s id u e lle et leu r aménagement in c ite n t peu a la pronie' nade. Ces espaces deviennent p articu lièrem en t d i f f i c i l e s à r é a lis e r
e n tre te n ir dans le contexte de régions trop arides et trop pauvres.
!>&£>&e"RT£- T ( DE MA'SOMî, A ‘PATioS •tation-ique « L E S ), )rne inie à ;s le les de en jnts ) I us patio nement ats rn e , peuvent OUSE, e r dispû' a pronie' a lis e r op HM RLO J ■■fofcVic^ieM cara<2X£re. végétal
T^e-ssei2TE Des Tissot» a t>a t/o s
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1 .3 .b. Les espaces ouverts c o lle c t if s
Si la combinaison et l'a r t ic u la t io n de reseaux d'espaces p ié to n n ie rs, automobiles et végétaux ne co nstitu e qu'un problème de composition, l'a d d itio n de leurs emprises resp ectives peut provoquer de serieuses lim ita tio n s de la densité des r é a lis a t io n s .
Relevons aussi que de trop frequentes pratiques de l'urbanisme
aboutissent a l'enclavem ent des operations par rapport a leu r contexte environnant, d'où le s rup tu res, non seulement du b â t i, mais aussi des cheminements piétonniers et des espaces v e r ts .
1 .4 . LA STRUCTURATION DES QUARTIERS LT DES ILOTS
Entre des éléments c e llu la ir e s urbains (maison, équipement, e t c . . . ) et l'ensemble d'une v i l l e , peuvent e x is te r deux types de t e r r it o ir e s interm ed iaires notamment, le s q u a rtie rs et les î l o t s .
Les premiers ont eu une e xistence d'abord so c ia le et fo n c tio n n e lle , a lo rs que le s seconds ont surto ut eu une r é a lit é physique. Ces t e r r i to ire s n'ont pas nécessairement entre eux des re la tio n s de subordina tio n . I l s ont donc pu se superposer tantôt p artie lle m en t et tantôt complètement, les q u a rtie rs ayant cependant tendance a c o u v rir des a ire s plus etendues que les î l o t s .
1 ,4 .1 . Les q u a rtie rs
Pour des raisons aucunement lie e s à la nature des maisons à p a tio , des groupes sociaux se regroupaient a u tre fo is dans le cadre de q u a rtie rs
dont les accès é ta ie n t réd uits et p arfo is contrôlés par une porte. Quand le q u a rtie r n é t a it muni que d'une seule po rte, sa desserte pouvait s 'e ffe c tu e r "en arbre" a lo rs q u 'e lle é t a it plutôt en "arêtes de poisson" quand i l en d isp o sa it de deux. Ces co nfigu ratio ns de desserte ne sont d 'a ille u r s pas sans rappeler c e lle s de c e rta in s ksours f o r t if ié s marocains. Les rues de q u a rtie rs devenaient si importantes qu'en S y r ie , par exemple, le mot rue ("h a ra ") te n d a it, dans le langage po pulaire, a remplacer ce lu i de q u a rtie r (" h a y " ). Les q u a rtie rs pouvaient av o ir une ce rta in e existence autonome grâce a la présence d'un c e rta in nombre d'équipements.
Si les points d'accès aux q u a rtie rs é taie n t physiquement bien id e n ti f ia b le s , le u r périmètre é t a it plutôt morphologiquement peu marqué. Quand c e lu i ci tr a v e rs a it un î l o t , son trace pouvait zigzaguer le long des lim ite s p a r c e lla ir e s , et s ' i l a r r iv a i t qu'un q u a rtie r s o it bordé par une artè re p rin c ip a le , les maisons qui en é ta ie n t lim it r o phes pouvaient être a c c e s s ib le s , non pas a p a r t ir de c e ll e - c i, mais à p a r t ir d'une lia is o n à la rue interne au q u a rtie r.
Les ensembles contemporains de maisons a patio sont plutôt compara tivement réd uits en France, p u is q u 'ils ne comprennent généralement que quelques dizaines d 'u n ité s , â l'e xce p tio n de la Grande Borne a GRIGNY. Quelques rares t a il l e s de ré a lis a tio n s a tte in te s a ille u r s en Europe sont plus impressionnantes. C 'e st a in s i que l'o n compte respec tivement 267 et 481 maisons a B ish o p sfie ld et C la r k h ill (HARLOW) et même 986 unités à ALBERTSLUND.
uiMLtb t e r r it o r ia le s ayant récemment i c i V I
reference dans le s v il l e s nouvelles ("u n ité de voisinage" et "quartief correspondent à de r é e lle s p o te n tia lité s de s tru c tu ra tio n urbaine et
. ce qui est lo in d être acq u is, i l r e s t e r a it encore à a tte in - s e u îls q u a n tita tifs très d iffe re n ts de ceux ré a lis é s jusqu'à présent pour pouvoir composer avec e lle s .
aMa l v s e d e s iu o t s M O DES CO|OST!TL> TlC W te . te rètes s i t , )■ grâce denti- qué. er 1 e s o it mi tro- ma i s para- ment ne a urs en respec' W) et e rv i de q u artiei ine et a tte in -usqu'â ALET=> &Q-’rc-t- •• T S âcv^ efc)*AI-ek>,,) '-^dW.e.r ,Tà>ris , \9ftÇ)
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1 .4 .2 . Les îlo t s
Si les urbanistes disposent aujourd'hui de documents cartographiques adéquats pour app récier aisément la r é a lit é concrète des î lo t s urbains dans le s te xtu res spontanées tr a d it io n n e lle s , c e tte notion d ' î l o t d evait pourtant a v o ir a u tre fo is une importance et une s ig n ific a t io n plus lim ité e s pour le s h a b ita n ts , sauf lo rs de c e rta in e s occasions excep tio n n elles comme le s in ce n d ie s. E l le d evait cependant ê tre plus évidente et fa m iliè re dans le r v i l l e s de c o lo n isa tio n à rues larges et plans ré g u lie r s . Les a rc h ite c te s et urbanistes modernes s'en so n t, par c o n tre , longtemps désintéressés en passant de " l ' î l o t à la b a rre ".
Deux facte u rs ont généralement été à l'o r ig in e des dimensions, de la découpe et de l'o rg a n is a tio n des îlo t s dans les te xtu re s urbaines spontanées de maisons à patio :
- la desserte des p a rc e lle s - l'é v o lu tio n dans le temps
La forme et la t a i l l e des îl o t s peuvent ê tre trè s ir r é g u liè r e s dans une même v i l l e , mais i l e st néanmoins rare qu'un î l o t ne comprenne qu'une seule rangée de maisons à patio entre deux ru e s. I l a r r iv e , selon la profondeur de l ' î l o t e t des dimensions de ses p a r c e lle s , qu'une ou p lu sie u rs impasses so ie n t n écessaires pour d e s s e rv ir des bâtiments s itu é s au centre de l ' î l o t . I l e st d 'a ille u r s à so u lig n e r que la morphologie des maisons à p atio s'accomode bien davantage que d 'au tres de le u r in s e rtio n dans des îlo t s profonds.
Si des p a rc e lle s de t a i l l e s d iffé re n te s co e x iste n t dans un même î l o t , i l y a néanmoins in t é r ê t , pour lim it e r le s d e sse rte s, à ce que le s plus p e tite s d 'e n tre e lle s so ie n t situ é e s en p é rip h é rie . A la s u ite de son analyse typologique de la v i e i l l e v i l l e de TUNIS, Roberto Berardi affirm e d 'a ille u r s que le fond des îl o t s y e s t occupé par le s demeures rich e s : " l' i n f é r i e u r se place sur la marge exposée, la
A M A U V S Æ I)C.*b IL -O T S . L e s '"P A R C e l-U -e S A T O M S E T "DAMAS
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dynastie au creux de la m a ille p ro te c tric e " ( 1 ) . La densité de planchers tend cependant à re s te r plus uniforme dans l'ensemble de 1' î l o t , au co n tra ire des te xtu res urbaines d'occident où la densité se concentre en bordure des rues.
Les profondeurs d 'ilo t s ne peuvent cependant être illim it é e s . A in s i, un î l o t particu lièrem en t profond du vieux DAMAS mesure 112 x 165m et comprend une succession de 7 p a rce lle s au niveau de sa plus p e tite larg e u r.
Quand on est en présence de la première génération de bâtiments cons t r u it s sur un même î l o t , le s maisons de "fond" - s ' i l en e x is te - son; relativem ent postérieures aux maisons de "bord". Intérieurem ent a 1 î l o t , ce rta in e s impasses sont susceptibles de d is p a ra ître p a r t ie l lement ou complètement quand des p a rce lle s de "fond" sont reunies à des p a rce lle s plus proches de la v o ie rie périphérique
Par a i l l e u r s , la découpe e xté rie u re d'un î l o t peut évoluer sur plu sie u rs s iè c le s avec la v a ria tio n du trace des voies qui lu i sont périphériques. Absence de réglementation urbaine, tr a n s it io n s , empiè tements, incend ies, e t c . . . bien des facteu rs sont a l'o r ig in e de ces dérives qu'a connu l'ensemble des textures tra d itio n n e lle s .
Ce type de v a ria tio n est maintenant fig e par les contextes reglemen t a ir e et a d m in is tra tif a c tu e ls .
En fa is a n t ab stractio n des lim ite s de mitoyenneté, le s patios d'un même î l o t peuvent être a ssim ilé s aux pores de re s p ira tio n d'une vaste masse b â tie . Le rapport de la surface des espaces p r iv a t if s ouverts au niveau du sol à la surface to ta le de 1‘ î l o t a t t e in t , dans le cas de deux exemples p ré c is , 20% à TUNIS e t 27% a DAMAS. Ce rapport, de même que la dimension et la ré p a rtitio n des p a tio s , va rie n t cependant non seulement d'une v i l l e a l 'a u t r e , mais aussi entre les îlo t s d'une même c it é . C est ce qui re sso rt aussi bien d'une comparaison des îlo t s de POMPE! que d une analyse d'ALEP par Jean-Claude David qui
(1) nNn munmiimekio1 ! ^6 : la mèdina de T u n is", in 1 ' ARCHITECTURE D AUJOURD HUI N 153, Décembre 70 - Ja n v ie r 71.
constate que ce rapport a t te in t 34"/. dans la v i e i l l e v i l l e et seulement 14/ dans le s q u a rtie rs bourgeois du XIXe s iè c le ( 1 ) . Le récent
surpeuplement de q u a rtie rs anciens peut également co ntribuer à fa ir e évoluer ce rapport.
La notion d ' î l o t de maisons à patio a rarement été appréhendée en tant que t e lle dans le s p ro je ts contemporains. On trouve ce rte s des assemblages d 'u n ité s d 'h a b ita tio n , elles-mêmes de formes et de dimen sions standard, mais ce sont a lo rs ces îl o t s "de facto " qui sont subordonnés aux maisons et non l'in v e r s e . I l s ne so nt, par a i l l e u r s , le plus souvent composés que d'une ou deux profondeurs de maisons. Le concours de LIMA en 1969 semble a v o ir été l'u n e des trè s rares occasions de recomposer des î lo t s profonds dans le cadre d'une texture urbaine assez compacte.
A t i t r e de comparaison, reportons le rapport de la su rface des espaces p r iv a t if s ouverts au sol à la surface to ta le des îlo t s dans quelques ré a lis a tio n s récentes :
- Les Mûriers (TOULOUSE-LE-MIRAIL) : 21% - Mallebarge 1 (PORT SAINT-LOUIS) : 26l
- La Grande Borne (GRIGNY) : 38% - B ish o p sfie ld (HARLOW) : 43%
Ces rapports ne sont pas d'une importance trè s d iffé re n te de c e lle s c ité e s dans le cas des textures spontanées t r a d it io n n e lle s . C 'e st donc p lu tô t des autres p a r t ic u la r it é s des îlo t s et des espaces ouverts e x té rie u rs que découlent le s d iffé re n ce s entre î l o t s tra d itio n n e ls et contemporains de maisons à p a tio .
De cette comparaison, i l re s s o rt q u 'il manque aux te xtu res nouvelles une stru c tu ra tio n élaborée e t complexe en unités t e r r it o r ia le s d 'é c h e lle s interm éd iaires entre la g lo b a lité de la v i l l e et l 'in d iv id u a lit é de ses c e llu le s c o n s titu tiv e s .
(1 ) B u lle t in d'Etudes O rie n ta le s , Tome X X V III, 1975
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T U N IS
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i . b. U PARCELLAIRE ET L ' ASSLMliLAGl L'ES MAISONS
Le trace du p a r c e lla ir e et le mode d1 assemblâge des bâtiments d is t in guent d'emblée le s groupements urbains de maisons a patio qui se sont spontanément développes de ceux qui ont été volontairement composes, y compris a l'epoque antique ( v i l l e s de co lo n isa tio n grecques ou romaines).
1, b , 1, Le p a r c e lla ir e
Les groupements spontanés se présentent souvent en plan d'une manière etonnament s im ila ir e , non seulement dans le cadre de v i l l e s p arfo is géographiquement éloignées de centaines ou de m illie r s de k ilo m ètre s, mais aussi dans le contexte de c iv ilis a t io n s p a rfo is historiquement séparées par p lu sie u rs s iè c le s ou m illé n a ire s .
Le contour en plan des maisons et leu r assemblage découlent de la co nfigu ratio n des p a rc e lle s sur le sq u e lle s e lle s sont c o n s tru ite s . C 'e st a ces dernieres que nous commencerons donc a nous in te re s s e r avec leu r d iv e r s ité de formes et de t a i l l e s , de même que leu r extrême imbri c a tio n .
Si les découpes de p a rc e lle s sont infinim ent v a ric e s dans les v ie i l le s v i l l e s o rie n t a le s , leu rs proportions reste n t globalement moins allongées que dans la plupart des textures urbaines tr a d itio n n e lle s o c c id e n ta le s. Ces proportions pourraient s 'e x p liq u e r par l'e x is t e n c e des patios e t du ramassement autour d'eux des espaces c o n s tr u its . L 'in tro v e rs io n des maisons permet, par a i l l e u r s , une bien plus grande a s s o c ia t iv it é des p a rc e lle s . Certaines d'entre e lle s ne s o n t-e lle s d 'a ille u r s pas facilem ent bordées en pé rip h érie par 6 ou 7 a u tre s.
La d iv e r s ité des t a i 1 les de p a rce lle s s'e x p liq u e , dans une ce rta in e mesure, par le voisinage de fa m ille pauvres et ric h e s .
Les p arc e lle s ont des contours crêneles c a ra c té ristiq u e s qui les rendent comparables à des pièces de puzzle. C 'e st que ceux-ci peuvent fig e r les traces d'anciennes tran sactio ns de partage ou d 'a c q u is itio n . Déjà a DLLOS, GLANUM ou VAISON, c e rta in s p ro p rié ta ire s ag randissaient leurs maisons en acquérant des pièces ou des p artie s lim itrophes des maisons adjacentes. D autres p ro p rié ta ire s encore pouvaient co nstruire une maison sur deux p arce lle s p ré e xista n te s, p artiellem en t adjacentes seulement ou même situ ées de part et d 'au tre d'une rue (cas de la maison K ra tlie h au CAIRE).
1 .5 .2 . L'assemblage des maisons
Les compositions patio paraissent premières étapes
vo lo ntaires assemblant des unités d 'h a Lita tio ri découler de categories d iffé re n c ia b le s par les de leu r conception, s o it : a - les - les - les - les
A) Les coingositions par
compositions par unités compositions par groupes compositions par tra mes compositions d'jmmeubles
unités
s .tio n s ou non) dans lesq u e lle s l'im p la n ta tio n de chaque maison est 1 objet d'une attentio n p a r tic u liè re de la part du compositeur du Plan masse. La t a i l l e et la forme des unités u t ilis é e s pourraient théoriquement être trè s diverses dans le cadre d'un même p ro je t, 7 S ,SS v a r ia t ^ sont souvent minimes et les types de c e llu le s a optes (en "U" ou en "L") ont tendance a re s te r semblables sinon id entiq u es.
aine s euvent s i tio n . saient b des s tru ire sentes la a ;tapo-est lu it
Com position pair scu& - groupes
com position s u r t ra m e s Com position M O D E S D E < 3ESSERATIO M D E S T E V C T O R e S U R B A I N E S D E M A lS O M S A " P A T IO 'r yPoi_CX
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Les espaces c o lle c t if s ouverts d é fin is par le contour c o n s tru it des p a rc e lle s peuvent facilem ent re c e v o ir des caractè res ré g u lie rs ou ir r é g u lie r s . Ces deux caractè re s peuvent d 'a ille u r s a v o ir été simultanément prévus en des endro its d iffé re n ts d'un même p ro je t (cas de BURES-ORSAY et GRIGNY).
B) Lesco m po sitio ns par groupes
Les bandes lin é a ir e s d ro ite s comprennent des bandes de maisons à patio juxtaposées linéairem ent e t d ro ite s . On p o u rra it a u s s i, à la lim it e , p a rle r d 'ilo t s re c ta n g u la ire s allongés à une seule é p a isse u r. Là aussi les v a ria tio n s entre maisons sont ré d u ite s , la gamme ne comprenant qu'un ou deux modèles, d'habitude issu s d'un même type (souvent la maison en "U ").
Ce mode de composition se d iffé re n c ie du précédent par le f a i t de porter non pas ind ividuellem ent sur des maisons mais sur des bandes d ro ites de c e ll e s - c i. Ces bandes peuvent elles-mêmes changer ou non d 'o rie n ta tio n dans un même plan-masse.
Les im bricatio ns géométriques concernent des assemblages p a r t ic u lie r s r é p é t it if s de deux ou quatre maisons. Les v a ria tio n s entre modèles de maisons sont a lo rs nécessairement toujours des plus ré d u ite s . Les assemblages d 'u n ité s par deux sont les plus sim ples e t peuvent s 'o b te n ir, par exemple, par l'accolem ent de deux maisons en "L" le long d'un côté du patio (1 axe de s y m é trie ).
Comme à HARLOW ( C l a r k h i l l ) , des a b ris mitoyens peuvent, dans ce c a s , s e r v ir d'espace-tampon augmentant a in s i l'is o l a t i o n d'un simple mur (fig u re ) .
Des îlo t s en bande peuvent en su ite ê tre co n stitu é s à p a r t ir de cet assemblage élém entaire. Dans ce t exemple, la découpe e x té rie u re des maisons d é lim ite systématiquement l'e sp a ce c o l l e c t i f p ié to n n ie r.
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du modèle precedent, mais avec deux axes de sym étrie. Bien que des ilô t s plus profonds au raien t pu ê tre imagines a p a r t ir de ce système d 'im b ric a tio n , ce sont plutôt des bandes comme a GOUSSAINVILLt qui ont été ré a lis é e s j u s q u 'ic i. Dans ce cas d 'a i l l e u r s , le jeu des découpés e xté rie u re s des maisons n'a qu'un e ffe t lim ité sur la volumétrie des espaces c o ll e c t i f s , étant donne 1' importance des distances de v is à v is (fig u re ) .
Les a rc h ite c te s Candi l i s , Jo s ic et Woods o nt, a de nombreuses r e p ris e s , pousse l'etu d e d'un type p a r t ic u lie r d'assemblage de quatre maisons. Si 1 on considère que l'exemple précèdent é t a it disposé en c ro ix grecque, c e lu i- c i s 'e ffe c tu e suivant une cro ix gammee. Des unités d 'h ab itatio n de plan identique sont n e c e ssa ire s, mais le u r découpe e xté rie u re e st relativem ent plus compliquée : une sorte d appendice c o n s tru it, un abri lie au p a tio , est n écessaire à 1 a r tic u la tio n des u n ité s. L'ensemble c o n stru it co nstitué par la réunion des quatre appendices s e rt de pivot a la composition (symé t r ie p o la ire ) et d'espace-tainpon entre les unités (fig u re ) .
Ces divers assemblages pargroupes peuvent ensuite co n stitu e r des îlo t s en s accolant à d 'au tres maisons ou a d 'au tres groupes. Le soin apporté à 1 étude de la géométrie savante et séduisante des traces de mitoyenneté a malheureusement tendu à fa ir e n égliger la
mposition spécifique des espaces c o lle c t if s e x té rie u rs ré s u lta n ts , ce rta in s types d assemblages, la co n trad ictio n est inherente au mode de génération lui-même et devient irrém édiable.
C) L fw o m g o sitio n s_su r trames
La rigueur et la si tout temps, exercé et les u rb an iste s, le q u adriliage des
m p licite des compos i t i ons orthogonales ont, de un a t t r a i t c e rta in sur les m ilit a ir e s , les colons Cette orthogonalité se manifeste normalement dans rues et des p a rc e lle s et souvent dans la ré g u la rité
M o u e s r>£ G e t o e e A T io K i D e s? t &x t o r eS O RH ,AiK^ eS :
e-O M 'pD fc.lTlO hi t r a m e s
Ctra m e b b L d ire c tio n n e lle s .)
T R A M E 8k8 A CASAfeUAMCA C M .ecocU ardL jN/ers I9 6 0 )
TRAME A D A M A S (S> AbcKtâc. (5. C A E te i _'B-o\ét
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de le u r modulation.
OLYNTHE, colonie athénienne en Macédoine, possédait des réseaux d iffé re n c ié s d'avenues e t de rues découpant, entre e l l e s , des î l o t s , ces derniers é ta n t, eux-mêmes longitudinalem ent coupés par un é t r o it c o lle c te u r . Si les p a rc e lle s é ta ie n t sensiblement é g ale s,
le u r mode d 'u t ilis a t io n v a r ia it d'une maison à l'a u t r e .
Le p ro je t de K. Korhonen pour le concours de LIMA se b a s a it aussi sur une composition orthogonale s t r i c t e , avec quelques v a ria tio n s simplement dans le s largeurs de voies e t des profondeurs de p a r c e lle s .
Les compositions orthogonales peuvent aussi s 'a s s o u p lir ou se déformer. Une première déformation peut se m anifester à tra v e rs c e lle de la découpe externe de la te x tu re , comme l'a d a p ta tio n de c e rta in e s c it é s grecques aux co n train te s topographiques de le u rs s i t e s .
Les rues peuvent aussi changer d 'o rie n ta tio n . A in si l'in t e r s e c t io n d'une s é rie de rues p a r a llè le s avec une ou p lu sie u rs autres qui le u r sont obliques peut co ntrib uer à f ix e r des éléments de repérage u rb ain .
Une ce rta in e souplesse peut encore r é s u lt e r d'un accroissem ent des espaces p u b lics par l'an n e xio n de l'emplacement de p a rc e lle s a d ja ce n te s..
L 'u t i li s a t io n d 'autres compositions tramées.modernes.découle d'un souci de r a t io n a lis e r plus ou moins simultanément p lu sie u rs choix s p a tia u x , c o n s tru c tifs e t de d e sse rte , tout en essayant d 'é v it e r la r ig id it é des compositions orthogonales. Souvent conçues lo rs de la r é a lis a tio n de vastes ensembles d 'h a b ita tio n pour le plus grand nombre, ces te xtu res tendent plus nettement que d 'a u tre s à s 'in s p ir e r en f a i t des anciens modèles de te xtu res spontanées.
Confronté au problème du remplacement à grande é c h e lle e t dans des d é la is ré d u its des b id o n v ille s de CASABLANCA par un h a b ita t extrême ment économique e t adapté aux conditions lo c a le s , Michel Ecochard imagina, i l y a déjà une tre n ta in e d'années, son groupement standard
de " c e llu le s 8 x 8" "permettant une s im p lific a tio n de l'etude d'un q u a r tie r ” . Nous devrons plus tard a l'a r c h it e c t e A le xis Jo s ic l'etu d e de nombreuses so lu tio n s de ce type. Le concours de LIMA portant sur
1800 logements en I960 co nstitua une so rte de feu d 'a r t i f i c e de- so lu tio n s imaginées par des a rc h ite c te s du monde e n t ie r . Ce type de composition a egalement in s p iré de nombreux pro jets d 'e tu d ia n ts.
Les v a ria b le s entrant dans la composition et la m a té ria lis a tio n des trames de maisons a patio peuvent être nombreuses; aussi les so lu tio ns obtenues s o n t-e lle s relativem ent complexes et assez d iffe re n te s les unes des a u tre s . Ces v a ria b le s concernent généralement les o rie n ta tio n s , le s dimensions et les supports.
Au point de vue des o rie n ta tio n s , les trames peuvent être en plan ;
- u n id ire c tio n n e lle s , comme pour le s pro jets d'Alexander ou de Jo s ic pour LIMA (F ig , et )
- b id ire c tio n n e lle s , comme pour la plupart des autres cas.
Ln ce qui concerne le s dimensions m odulaires, i l fa u t, en p lan , d is tinguer c e lle s qui sont r e la t iv e s de c e lle s qui sont absolues :
- le s dimensions r e la t iv e s sont déterminées par :
le nombre d 'u n ité s de modules u t i li s e s (un comme Alexander ou deux comme J o s ic , à LIMA), a in s i que l'id e n t it é ou non des modules u t i l i ses suivan t deux axes de coordonnées p e rp e n d icu laires. A noter qu'avec ce rta in e s combinaisons, i l est possible d 'o b te n ir des trames "é c o ssa ise s".
- les dimensions absolues peuvent, suivan t les p ro je ts , comprendre des modules de 3 x 3m, de 8 x 8m, e t c . . .
Une dimension supplémentaire p o u rra it ê tre ajoutée en co nsid érant, c e tte f o is , les hauteurs de c o n stru ctio n .
Mot>es î>e g e k j e k a t i o^ x> e s T e * T u R e s c n ? fe A i)0 e ,b : C O M V O Î) i n o M t r a