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ARTheque - STEF - ENS Cachan | La formation initiale et continue des professeurs de technologie : où en sommes nous, où allons nous ? (AG du 19-03-83)

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Academic year: 2021

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LA FORMATION INITIALE ET CONTINUE

DES PROFESSEURS DE TECHNOLOGIE

OU EN SOMMES-NOUS?

OU ALLONS-NOUS?

(Assemblée Générale du 19/03/83)

par A. THELY

Dans l'état actuel du système éducatif français (c'est-à-dire, sans tenir compte des réformes à l'étude), tout le monde s'accorde à dire que le besoin en enseignants de technologie de tous niveaux est énorme et loin d'être satisfait. Au niveau des options technologiques de 4e et 3e - il ya environ 4800 collèges publics en France, - tous devraient offrir l'option technologique, - seuls 1600 collèges proposent ce choixen 1983 - on ne forme que 2 à 300 P.E.G.C. section

XIII par an,

- on ne recrute (sans formation) qu'une trentaine de CAPETIENS B5 par an.

Au niveau des L.E.P:

Il ne m'a pasété possible d'estimer les besoins, mais force est de constater que les E.N.N.A. ont vu leur temps de formation diminué; ont assisté à la pratique du stage externé etc...

Malgré tout cela, il n'est pas rare de voir recruter à chaque rentrée scolaire des centaines de maîtres auxiliaires (anciens élèves de B.T.S. de l'année précédente) mis en obligation "d'en-seigner" sans aucune formation.

Au niveau des L.T.

On peut estimer à plus de mille, le nombre de postes vacants qui ne seront pas pourvus de titu-laires à la rentrée prochaine (dans les seules disciplines technologiques industrielles).

Le flux de professeurs de technologie de ce niveau, formés chaque année n'excède certaine-ment pas 300 et ne comb le même pas les départs à la retraite.

Au niveau des écoles d'ingénieurs, des I.U.T., de l'E.N.S.E.T.

Les besoins sont grands mais les postes sont rares.

Au niveau des universités

Les besoins seraient énormes si les universi-taires avaient pris à temps conscience de l'impor-tance de la technologie. Malheureusement, il n'en a rien été et la F RANCE est certainement le seul pays industrialisé au monde où la techno-logie est autant négligée dans l'enseignement supérieur.

On peut compter sur les doigts le nombre des maîtrises de technologie.

N'y a-t-il pas qu'une seu le maîtrise de génie électrique, une seu le maîtrise de génie civil, une seule maîtrise de génie mécanique qui fonction-nent actuellement en France? C'est scandaleux! Ne parlons pas des 3e cycles universitaires et des débouchés vers la recherche qui, pour beau-coup de formes de technologie, restent ambryo-naires.

Voilà approximativement où nous en sommes en matière de formation des professeurs de technologie.

OU ALLONS-NOUS?

Si, comme nous le souhaitons tous, la revalo-risation de la technologie ne reste pas un vain mot;

Si, tout ou partie, des réformes à l'étude voient le jour (rappelons en passant que pour enseigner 3 heures par semaine de technologie de la 6e à la 3e aux 2,5 millions d'élèves des collèges publics, il faudrait environ 35000 professeurs de technologie) ;

Si la formation continue des enseignants ne reste pas à l'état de dossiers engrangés dans les missions académiques;

Il est impératif et urgent de mettre en place un vaste et nouveau plan de formation des professeurs de technologie; ce plan nécessite des moyens énormes.

Est-on décidéà faire ce choix?

Références

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