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Diagnostic agrienvironnemental de pratiques de exploitation sahariennes en utilisant la méthode DIALECTE SOLAGRO

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Academic year: 2021

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Texte intégral

(1)

N° d’ordre : N° de série : REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE

MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE

UNIVERSITE ECHAHID HAMMA LAKHDAR D’EL-OUED FACULTE DES SCIENCES DE LA NATURE ET DE LA VIE

DEPARTEMENT DE BIOLOGIE

MEMOIRE DE FIN D’ETUDE

En vue de l’obtention du diplôme de Master Académique

Filière : Sciences Biologiques

Spécialité : Biodiversité et Environnement

THEME

Présenté par :

KHETTAB Amira NECIRA Zineb

Président

M.HAMAD Ibrahim

MAA

Université d’El-Oued

Promoteur

M. BEL MESSAOUD Rachid

MAA

Université d’El-Oued

Examinateur M

elle

.

SERRRAY Aicha

MAB

Université d’El-Oued

Année universitaire 2017/2018

Diagnostic agrienvironnemental de pratiques de

exploitation sahariennes en utilisant la méthode

DIALECTE SOLAGRO

(2)

Dédicaces

*Avant tout à la lumière de mes yeux ; ma mère ''Amel' et à

mon père ''Bachir''; pour votre affection m’a toujours été d’un

grand soutien. Puisse Dieu vous accorder santé et longévité.

* À mes frères : ''Mohamed Taleb'',et ''Mohamed Elkhattib'',

Et bien sur à mes chères sœurs ''Fadia''et "Manal" et

"khadidja".

*A mon mari "Brahim" Que Dieu vous garde pour moi et vous

avez aimé le cœur.

* À tous mes amis et particulièrement à ''Zineb'', et à

''Khadidja'',et "Hanane''; je suis très heureuse de ces années

passées avec vous des liens crées et de nouvelles .

(3)

Dédicaces

Je dédie ce modeste travail :

*A ma chère et tendre mère "laila", source d’affection de courage et

d’inspiration

Qui a autant sacrifié pour me voir atteindre ce jour.

*À mon cher père "Khezzani" source de respect, en témoignage de ma

profonde reconnaissance pour tout

l’effort et le soutien incessant qu’il m’a toujours apporté.

*A mes frères : "Mouaradj" ,"Mohamed", "Youcef" , "Ali" et à mes

sœurs "Hanan" et"Madjda","kholoud"et"noor al islam

"

A mes amies :"Amira","Hanane"et "Khadidja" et leur familles.

A ceux qui ont attribué de prés ou de loin à l’élaboration de ce modeste

travail

(4)

Remerciements

Nous tenons en premier lieu à exprimer ma sincère gratitude à M.. BEL MESSAOUD Rachid, Maître assistant à l’université d’El Oued, pour avoir accepté d’être mon promoteur de mémoire. Merci pour la confiance que vous avez su m'accorder ensuite lors de la réalisation de ce travail. Je tiens aujourd'hui à vous remercier chaleureusement pour votre rôle dans l'élaboration de ce mémoire.

Nous remercions vivement M.HAMAD Ibrahim, Maître assistant à l’université d’El Oued, de présider mon jury de soutenance et contribuer à son évaluation.

Nous remercions infiniment M elle. SERRRAY Aicha, Maître assistant à l’université d’El Oued , d’être un membre d’examen et d’évaluation de mon travail. Nous remercions Sabrine BOTERA et Sirine SAADOUN , l'Ingénieur Brahim BAHRI .

Nous remercions également tous ceux qui m’ont aidé de près ou de loin, tout particulièrement mes amies.

(5)

Résumé

Ce travail vise à approcher la réalité des pratiques agricoles des exploitations

agricoles du Souf et leurs impacts l’agroécosystème saharien à travers les

indicateurs composites de la méthode DIALECTE.

Une enquête a été menée entre janvier 2018 jusqu’au avril 2018 pour une

dizaine d’exploitations agricoles sahariennes dans la région du Souf traitant

leurs aspects structurel et fonctionnel. On a choisi comme méthode d’évaluation

indicateurs agri-environnementauxde la méthode DIALECTE qui permettent

d’évaluer l’impact des pratiques agricoles sur la l’agroenvironnement saharien

par un système de scoring (points).

L’analyse approfondie montreune situation globale faible vis-à-vis

l’environnementengendrée principalement par les attributs : la mixité et la

gestion des intrants des exploitations agricolesdes exploitations enquêtées.

Toutefois, des limites d’application de la méthode sont constatées nécessitant

des améliorations futures.

(6)

Liste des abréviations

Liste des abréviations

AC : L'Agriculture de Conservation ACV : L’Analyse du Cycle de Vie

CBPA : Code de Bonne Pratiques Agricole CI : le Continental Intercalaire

CT : le Complexe Terminal

DIAGE : DIAgnostic Global d’Exploitation

DIALECTE : DIAgnostic Liant Environnement et Contrat Territorial d’Exploitation DIALOGUE : DIAgnostic agri - environnemental Global d’Exploitation agricole DSA : Direction des Services Agricoles.

ÉIE : L’Etude des Incidences sur l’Environnement

ÉPE : L’Évaluation de la Performance Environnementale HVE : Haute Valeur Environnementale

IDEA : Indicateurs de Durabilité des Exploitations Agricoles INDIGO : INdicateurs de DIagnostic Global à la parcelle ISO : International Organisation of Standardisation OILB : Organisation Internationale de Lutte Biologique

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sommaire

Dédicaces Remerciements Résumés

Liste des tableaux Liste des figures Liste des abréviation

Introduction générale ……… PARTIE I : SYNTHÈSE BIBLIOGRAPHIQUE

CHAPITRE I : pratiques agricoles et leur effet sur l' environnement

I.1– Présentation des différents types d’agriculture ……… 02

Ι.1.1 -L’agriculture conventionnelle ………. 02

Ι.1.3-L’agriculture raisonnée………. 03

Ι.1.4-L’agriculture biologique………... 02

I.2-Les effets négatifs des ces différentes agricultures…………..…….. 02

Ι.2.1- Les effets de la monoculture……… 02

Ι.2.2- L'impact des pratiques agricoles sur la biodiversité………. 02

CHAPITRE II : L’évaluation environnementale………..……….. 04

II.1-La définition évaluation environnementale……….. 04

II.2-Les outils de l’évaluation environnementale ……… 04

II.3- Caracterstique des l'evaluation……….. 06

II.4- Différence de méthode évaluation environnementale ………. 06

II.4.1- DIAGE………... 06

II.4.2- DIALOGUE………. 07

II.4.3- INDIGO……… 07

II.4.4- IDEA………. 07

II.4.5- DIALECTE ………. 08

Chapitere III : La méthode DIALECTE………. 09

III.1- Définitions de DIALECTE ……… 09

(8)

III.3- Objectifs et Fondements ……….... 09

III.4.1- Cahier des charges ………. 09

III.5- Les principes méthodologiques……….. 10

III.5.1- Approche quantitative et qualitative………. 10

III.5.2- Evaluation environnementale ……… 13

PARTIE I : ETUDE EXPERIMENTALE CHAPITRE I METHODOLOGIE ET CADRE D’ETUDE………….. 16

1. PRESENTATION DE LA REGION D’ETUDE……… 16

1.1. Situation géographique………... 16

1.2. Le milieu physique……….. 17

1.2.1. Les reliefs………... 17

1.2.2. Le sol………. 17

1.2.3. Les ressources hydriques……… 18

1.2.4.Le climat ………... 19

2. METHODOLOGIE DE RECHERCHE……… 19

2.1. Les objectifs du travail ……….. 21

2.2. Méthodologie de l’étude ………. 21

2.2.1. Choix de la région d’étude……… 22

2.2.2. Choix de l’échantillon……….. 22

2.2.3. Elaboration du questionnaire……… 22

2.2.4. Les enquêtes ……… 22

2.3. ANALYSE DES DONNEES………. 22

2.3.1. L’organisation des données………. 22

CHAPITRE II RESULTATS ET DISCUSSION……… 23

1. Organisation des exploitations agricoles ……… 23

1.1. Description des données générales ……….. 23

1.2. Statut juridique………... 23

1.3. Age des agriculteurs……… 24

1.4. Main d’œuvre……….. 24

1.5. Surface agricole utile (SAU) ………. 24

1.6. Spéculations végétales ……….. 25

2. Situation globale de l'exploitation vis à vis de l'environnement……... 25

(9)

2.2. Analyse de Thème : Mixité de l’exploitation agricole ……… 26 2.3. Analyse de Thème : Utilisation rationnelle des intrants………. 28 Conclusion générale

Références bibliographiques Annexes

(10)

Introduction générale

Depuis la Convention de Rio de Janeiro en 1992, les pays signataires se sont engagés à conserver la diversité biologique de leur territoire. La connaissance de l'impact des pratiques agricoles sur la biodiversité est donc de grande importance. La mise au point d'indicateurs agri-environnementaux permet d'évaluer l'impact environnemental des pratiques agricoles et de mieux les ajuster.

En Algérie, le diagnostic agri-environnemental des pratiques agricoles de l’exploitation agricole n’a fait l’objet que de peu recherches dans certaines régions.

Toutefois, à notre connaissance, l’évaluation environnementale de l’exploitation agricole ou l’agroenvironnement dans une région typiquement saharienne telle que El Oued n’a jamais été abordée.

l’objectif de l’étude présente est le diagnostic agri-environnemental des pratiques agricoles de l’exploitation agricole du Oued Souf par la méthode DIALECTE.

Des éléments bibliographiques seront tout d’abord apportés dans une première partie pour faire le point sur la notion des pratiques agricoles et les principales méthodes d’évaluation de ces pratiques en agriculture. Puis, dans une deuxième partie, nous aborderons la méthodologie mise en œuvre et la présentation du cadre d’étude. Ensuite, l’identification et une analyse des exploitations agricoles de la zone d’étude permettront d’en décrire le fonctionnement et de procéder à l’évaluation environnementale. Enfin, dans la conclusion générale, nous présenterons les points essentiels du travail et nous proposerons quelques perspectives pour les travaux ultérieurs.

(11)
(12)

CHAPITRE I pratiques agricoles et leur effet sur l' environnement

2 I.1– Présentation des différents types d’agriculture :

Tous les agriculteurs ont leur propre manière de conduire leur exploitation. Il est toutefois possible de classer ces façons d’exploiter en plusieurs types.

Ι.1.1 -L’agriculture conventionnelle :

C'est un système de production agricole caractérisé par l’usage important d’intrants, et cherchant à maximiser la production par rapport aux facteurs de production, qu’il s’agisse de la main d’œuvre, du sol ou des autres moyens de production (matériel, intrants divers). Elle est parfois appelée, péjorativement, agriculture productiviste ( FERRY J.,2004)

Ι.1.2-L’agriculture raisonnée :

L’agriculture raisonnée est une démarche qualité pour les exploitations agricoles, quelque soit la filière de production. Elle s’intéresse à la gestion globale de l'exploitation et s’appuie sur les aspects économiques, environnementaux et sociaux. L’agriculture raisonnée est donc une approche systémique de l’exploitation agricole .(Angelucci M et al., 2007)

Ι.1.3-L’agriculture biologique :

L’agriculture biologique est une méthode de production agricole qui se caractérise par l’absence d’usage de produits chimiques (engrais,...). Tout comme l’agriculture raisonnée, elle protège l’environnement, la santé et le bien-être des animaux. Elle vise à gérer de façon globale la production en favorisant l’agrosystème (écosystème modifié par l’Homme afin d’exploiter une part de la matière organique qu’il produit, généralement à des fins alimentaires) mais aussi la biodiversité (ensemble des organismes vivants).(FERRY J.,2004) I.2– Effets négatifs de ces différentes agricultures :

Ι.2.1- Les effets de la monoculture :

Le retour de la même culture sur les mêmes parcelles plusieurs années de suite peut entraîner des effets négatifs comme l’épuisement des certains éléments nutritifs du sol, le développement d’ennemis à la culture (parasites, maladies, ...), la perturbation de l’écosystème.

Moins de fermes diversifiées et de prairies et la disparition des fermes mixtes ainsi que l’expansion des exploitations de grandes cultures sont au cœur des transformations des paysages agricoles (solagro,2000)

Ι.2.2-Impact des pratiques agricoles sur la biodiversité:

Les pratiques agricoles actuelles occasionnent de multiples dommages à la biodiversité, alors que des solutions alternatives plus écologiques sont disponibles.

(13)

CHAPITRE I pratiques agricoles et leur effet sur l' environnement

3 Il s'agit notamment de l'utilisation de pesticides, de la fertilisation, de l'arrosage des cultures, du labour... (Bertrand G,2010)

L'extension territoriale des pratiques agricoles, comparées aux autres activités humaines, est telle que leurs impacts prédominent tout au moins dans les phénomènes suivants

- érosion et dégradation des propriétés du sol :

L'érosion par l'eau, c'est-à-dire l'arrachement et le transport de particules de sol et des substances associées, constitue peut-être l'impact de l'agriculture le plus préjudiciable à l'environnement continental, car il en résulte

- une perte de fertilité du sol, due à l'entraînement par l'eau de la matière organique et des substances nutritives pour la végétation,

- des dépôts de limons sur les terres, dans le lit des cours d'eau, les champs d'inondation et les réservoirs,

- une détérioration de la qualité de l'eau . (Géza J.,1990)

- contamination des ressources en eau des aquifères peu profonds par les nitrates : Parmi tous les secteurs de l'économie mis en cause, il apparaît scientifiquement établi que l'agriculture a été la principale responsable de l'accroissement des

concentrations de nitrate dans les eaux souterraines avec les facteurs suivants - l'accroissement de l'utilisation des engrais

-l'épandage du fumier et des déjections animales dans les régions

- le labourage des prairies favorise les processus de transformation de l'azote organique en nitrate soluble par microbes aérobies

- la terre maintenue en repos en automne et en hiver permet au nitrate libéré après labourage des résidus de la récolte précédente de disparaître par infiltration avant de pouvoir être utilisé au printemps suivant . (Géza J.,1990)

- eutrophisation des milieux aquatiques stagnants : Ces sources externes de nutriments peuvent être rangées en deux catégories :

- les sources ponctuelles : rejets d'eaux usées et effluents d'égouts, - les sources non ponctuelles ou diffuses. (Géza J.,1990)

(14)

Chapitre II L’évaluation environnementale

4 L’évaluation environnementale est un domaine en constante évolution mondialement. Certaines procédures y étant associées sont bien connues des États et organisations tandis que d'autres commencent uniquement à faire leur preuve. C'est le cas de l’ÉES (évaluation environnementale stratigie ), une procédure d'évaluation située au niveau de la planification des orientations gouvernementales et organisationnelles. Dans ce chapitre, l'évaluation environnementale sera brièvement définie afin de mieux comprendre le contexte dans lequel s'insère l'ÉES. Cette dernière sera ensuite présentée afin de connaître son origine, ses objectifs et son lien étroit avec le concept de développement durable.

II.1-La définition évaluation environnementale :

L'Evaluation Environnementale est l'ensemble des procédures administrative et technique qui assurent la prise en compte des enjeux et risques environnementaux dans les processus de planification, d'exécution et de suiviévaluation des projets de politiques, plans, programmes et activités de développement. (DEBOUCHE C.,2010)

II.2-Les outils de l’évaluation environnementale :

De nombreux outils existent pour procéder à une évaluation environnementale. Ils se distinguent par l’objet qui doit être évalué ainsi que par le caractère complet ou partiel de l’évaluation. Nous en citerons quelques-uns. (DEBOUCHE C.,2010)

 L’étude des incidences sur l’environnement (ÉIE) :

est un rapport préventif sur les impacts environnementaux de projets d’infrastructures publiques ou privées. Elle s’insère dans la procédure d’attribution de permis d’environnement régie par la législation wallonne (Décret du 85) en application de la Directive 337/85. Elle est obligatoire si le projet est susceptible d’avoir des incidences notables sur l’environnement. (DEBOUCHE C.,2010)

 L’écolabel :

est un label attribué à un produit ou un acteur par une organisation certifiant, garantissant que le produit concerné a un impact réduit sur l'environnement, selon le respect de critères figurant dans un cahier des charges (ou référentiel) publié. Il existe un écolabel européen, institué par le Règlement 880/92, actuellement régi par le règlement 66/2010 du 25 novembre 2009 et reconnu par tous les pays de l’Union européenne plus la Norvège, le Liechtenstein et l’Islande. (DEBOUCHE C.,2010)

L’Eco-label européen peut être apposé sur les produits et services qui satisfont aux critères figurant dans les référentiels de certification applicables à chaque catégorie. Ces référentiels

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Chapitre II L’évaluation environnementale

5 de certification existent actuellement pour une cinquantaine de produits (téléviseurs, ordinateurs portables, peintures et vernis d’intérieur, etc.). Sont provisoirement exclus du champ d'application de cette marque les produits pharmaceutiques, les produits agro-alimentaires et le secteur automobile. (C. Debouche.,2010)

 L’audit environnemental ou éco-audit :

est un outil de gestion consistant, dans un établissement industriel donné, en une évaluation systématique, documentée, périodique et objective de l’organisation, des systèmes de gestion et de la performance des équipements mis en place pour limiter et surveiller l’impact des activités industrielles sur l’environnement, dans le but :

1. d’en faciliter le contrôle, et parallèlement

2. de connaître la situation de cet établissement à l’égard du respect des politiques internes établies au niveau de l’entreprise et des réglementations en vigueur.(Communauté européenne, 2009). (DEBOUCHE C.,2010)

 L’évaluation de la performance environnementale (ÉPE) :

est un processus et un outil de management interne conçu pour fournir en permanence à la direction des informations fiables et vérifiables, permettant de déterminer si la performance environnementale d’un organisme remplit les critères établis par la direction de l’organisme. (C. Debouche.,2010)

 L’analyse du cycle de vie (ACV) :

étudie les aspects environnementaux et les impacts potentiels tout au long de la vie d’un produit (c’est-à-dire du berceau à la tombe), de l’acquisition de la matière première ou de la génération des ressources naturelles à sa production, son utilisation et à sa destruction. Cette ACV est également normalisée par les normes ISO14000 et plus particulièrement les normes ISO14040 et suivantes. (C. Debouche.,2010)

 L’écobilan :

est un bilan de matières et d’énergies, établi aux frontières d’un système parfaitement identifié et obtenu par la quantification et la modélisation (Marion et Valenduc, 1993).

 L’empreinte écologique :

est la surface correspondante de terre productive et d'écosystèmes aquatiques nécessaires pour la production des ressources utilisées et l'assimilation des déchets produits par une population définie à un niveau de vie spécifié, là où cette terre se trouve sur la planète (Wackernagel, 1994). Cette empreinte écologique doit plutôt être considérée comme un

(16)

Chapitre II L’évaluation environnementale

6 indicateur dans la mesure où elle n'envisage qu'une partie relativement réduite de l'environnement, principalement concentrée sur la production de gaz à effet de serre et la consommation de l'espace. Cet indicateur est cependant largement utilisé en raison de la très grande facilité de sa compréhension. Il peut aussi se calculer pour un individu, une collectivité, une entreprise, etc.(C. Debouche.,2010)

 L’empreinte CO2:

d’un produit est la somme de tous les gaz à effet de serre émis pendant son cycle de vie. Cela comprend toutes les matières premières utilisées, la production, la distribution, la consommation, ainsi que le traitement de fin de vie du produit. L’impact sur le climat est mesuré en kilos équivalents CO2. L'empreinte CO2 peut aussi se calculer, comme l'empreint écologique, pour un individu, une collectivité, une entreprise, etc. Cet indicateur est encore plus restreint dans sa perception de l'environnement dans la mesure où il ne quantifie qu'une seule catégorie d'impact à savoir le réchauffement climatique.

Cette énumération n'est pas exhaustive. Le tableau présente ces outils de l'évaluation environnementale en les regroupant selon leur objet. (C. Debouche.,2010)

II.3-Caracterstique des l'evaluation :

l'information pas forcément vérifiable (relation confiance avec l'agriculeur) Il s'agit d'une démarche progressive et volontaire (Girardin P, 2003)

II.4- les différentes des méthodes évaluations environnementales

Il y a plusieurs méthodes mais ces 5 méthodes françaises sont Célèbres d'évaluation des impacte de pratiques agricoles :

 1- DIAGE : (DIAgnostic Global d’Exploitation)

Diage est un outil élaboré par la Fédération Régionale des Coopératives Agricole (FRCA) de la région Centre en partenariat avec des instituts techniques des différentes filières. (FRCA Centre, 2002)

Cet outil a pour objectif d’évaluer et de hiérarchiser les impacts environnementaux liés aux différentes activités agricoles au sein de l’exploitation agricole. Utilisé dans le cadre de démarche de management environnemental conforme à l'ISO 14001, l'outil évalue plusieurs « aspects environnementaux » correspondant à des activités agricoles (déchets, traitements phytosanitaires, odeurs, biodiversité, consommation en énergie etc.) selon 3 paramètres : l’importance, la maîtrise de l’activité et la sensibilité du milieu environnant. Pour calculer chacun de ces paramètres, des données brutes différentes sont nécessaires. (FRCA CENTRE,2002)

(17)

Chapitre II L’évaluation environnementale

7  2- DIALOGUE : diagnostic agri - environnemental global d’exploitation agricole Dialogue a été élaboré par les mêmes concepteurs que Dialecte. Ses spécificités par rapport à Dialecte sont d’évaluer de manière plus exhaustive l’impact de l’exploitation agricole sur l’environnement à l'échelle parcellaire (mêmes approches avec des thèmes et indicateurs nouveaux : déchets, air, érosion…). Plus la note est élevée, plus la « performance environnementale » de l'exploitation sera bonne. (SOLAGRO , 2002)

 3- INDIGO : (indicateurs de diagnostic global à la parcelle)

Cet outil a été élaboré par l’INRA de Colmar dans le cadre de l’Unité Mixte de Recherche Agriculture Durable.

L’objectif est d’évaluer, à l'échelle de la parcelle, l’impact de systèmes de production, de simuler l’effet de modifications de pratiques, et d’aider à la mise en place de pratiques plus respectueuses de l’environnement.

Indigo évalue également l’impact des pratiques sur l’environnement à l’échelle globale de l’exploitation par une moyenne pondérée des indicateurs composites au prorata de la surface de chaque parcelle.

L’évaluation permet de définir un score pour chaque indicateur sur une échelle de Performance environnementale. Plus la note est élevée, plus la « performance

Environnementale » est bonne. (GIRARDIN P, 2003)

 4- IDEA : (Indicateurs de Durabilité des Exploitations Agricoles)

a été mise au point suite à une demande du Ministère en charge de l’agriculture ; un collectif de scientifiques, de professionnels agricoles et d’enseignants s’est réuni pour réfléchir à ce que devait être une exploitation agricole durable, du point de vue agro-écologique, socio-territorial et économique, et a traduit ces grands objectifs en indicateurs. Ainsi, cette méthode permet, en 42 questions, de dresser un diagnostic de durabilité. (BERTRAND G .,2011)

IDEA évalue la durabilité d'une exploitation agricole à partir de 42 indicateurs intégrant les trois dimensions de la durabilité :

- l’échelle de durabilité agro-écologique - l’échelle de durabilité socio-territoriale

- l’échelle de durabilité économique(VILAIN et al. 2003)

- Les objectifs d'IDEA :

 de contribuer à l’appropriation du concept d’agriculture durable (outil à vocation pédagogique) et d'engager le dialogue sur la notion d’agriculture durable (débat et sensibilisation),

(18)

Chapitre II L’évaluation environnementale

8  de permettre une évaluation annuelle de la durabilité d’une exploitation (par l’agriculteur /

auto -diagnostic ou par une personne extérieur /diagnostic) ,

 de contribuer à l'émergence de pistes d’amélioration de la durabilité pour un agriculteur (outil d'aide à la décision) et de mesurer les progrès obtenus sur son exploitation (dimension pilotage),  d’appuyer la décision publique dans la mise en œuvre de politiques publiques orientées vers

le soutien à la durabilité de systèmes agricoles. (Vilain L et al,.2011) - Points forts de l’outil

 Données simples d’accès

 Approche systémique de l’exploitation  Outil pédagogique et lisible

Méthode de calcul transparente est simple (Frédéric ZAHM,.2008)

5- DIALECTE : (Diagnostic liant environnement et contrat territorial d’exploitation) : est un outil de diagnostic qui permet de décrire le fonctionnement agronomique d'une ferme tout en analysant sa pertinence écologique.

- Faire un DIALECTE:

 un questionnaire d'enquête permettant le recueil des informations essentiellement quantitatives (assolement, cheptel, conduite des cultures et des animaux, produits, etc.) ;

 un site Internet permettant la saisie des informations, le calcul des indicateurs et l’impression des résultats sous forme pdf;

 un manuel d’utilisation du site DIALECTE.(SOLAGRO,2014)

Cet outil a pour objectif d’évaluer l’impact du système d’exploitation sur l'environnement par des indicateurs simples agrégés selon 2 approches : - les pratiques de l’agriculteur (intrants, diversité végétale…).

(19)

CHAPITRE III LA METHODE DIALECTE

9 III.1- Définitions : (DIALECTE :Diagnostic liant environnement et contrat territorial d’exploitation) :

est un outil de diagnostic qui permet de décrire le fonctionnement agronomique d'une ferme tout en analysant sa pertinence écologique. Il se réalise sur une journée : un premier temps avec l’agriculteur permet de collecter les informations et de connaitre les parcelles. Les données sont ensuite saisies permettant une première synthèse. Adapté aux projets collectifs ou territorialisés, ce logiciel est particulièrement utile au travail de terrain des techniciens agricoles, mais aussi aux cycles de formation. Le questionnaire initial permet d’aborder 34 indicateurs avec l’agriculteur et de comprendre la « logique » de gestion de son exploitation. A partir de là, une note globale de durabilité écologique, ainsi que des notes intermé- diaires concernant les différents thèmes (eau, sol, biodiversité et gestion des ressources) sont extraites. (SOLAGRO,.2011)

III.3- Les objectifs de l’outil Dialecte :

• Trouver un certain équilibre avec la nature et de profiter de cette nature pour limiter en particulier le contrôle chimique des ravageurs et des plantes concurrentes des plantes cultivées (services écologiques) ;

• Maintenir voire d’accroître, la fertilité des sols ;

• Maintenir en bon état les facteurs de production indispensables au bon fonctionnement d'un agrosystème (pollinisation naturelle des plantes cultivées, par les insectes, drainage naturel, confort des animaux, fertilité du sol, etc) ;

• Limiter ou d'éviter les pertes dans le système se traduisant généralement par des pollutions (érosion des sols, lessivage de l’azote, etc.) ;

• Eviter la disparition d'espèces animales et végétales présentes dans l'espace agricole ; • Maintenir en bon état les ressources en eau (Marine G,.2012)

III.4- Objectifs et Fondements : III.4.1- Cahier des charges :

(20)

CHAPITRE III LA METHODE DIALECTE

10 •D’utiliser des données significatives (critères et indicateurs) facilement récupérables et exploitables.

• De comprendre le fonctionnement du système de production avec ses pratiques.

• De mener une analyse quantitative permettant de comprendre rapidement l’environnement par un ensemble d’indicateurs, d’évaluer, de suivre une évolution et éventuellement de comparer deux exploitations. Cela nécessite un nombre restreint d’indicateurs utilisés individuellement ou par croisement entre eux pour exprimer un état ou une tendance de l’exploitation vis-à-vis de l’environnement ou d’une de ses composantes. Ces critères pouvent éventuellement être comparés à des moyennes départementales, régionales, nationales ou européennes.

• De sensibiliser l’agriculteur à produire dans le souci et le respect de l’environnement. • D’être intégré dans un diagnostic complet de l’exploitation, diagnostic technico-économique et humain et se positionner dans une logique de durabilité.

• De prendre en compte les indicateurs en cours dans les réglementations (Installations classées, mesures agro-environnementales (MAE code de bonne pratiques agricole (CBPA), Directive « Nitrates », bâtiments d’élevages, Loi Paysage, Conférences de Rio, certification biologique, haute valeur environnementale (HVE), etc.).(solagro2011) III.5- Les principes méthodologiques

III.5.1- Approche quantitative et qualitative

La méthode nous permettant d’aboutir à un diagnostic repose sur quatre principes : • favoriser et privilégier l’approche globale du système qui permet une meilleure intégration des interrelations (la boîte noire du système) entre les différents facteurs • donner plus de valeur aux actions préventives plutôt que curatives ;

• s’intéresser à l’ensemble des problématiques environnementales ;

• avoir à la fois une approche quantitative et qualitative. Le qualitatif est traité d’une façon littéraire et vient compléter, relativiser les données quantitatives. L’analyse qualitative permet de situer l’exploitation dans son contexte historique, géographique,

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CHAPITRE III LA METHODE DIALECTE

11 économique, social et ainsi de relativiser les résultats et les informations. Elle permet également de compléter les aspects non pris en compte dans l’approche quantitative : toutes les informations environnementales ne peuvent en effet s'analyser à partir de données facilement mesurables.(solagro ,.2014)

(22)

CHAPITRE III LA METHODE DIALECTE

12 Figure 01:Schéma général de la méthodologie Dialecte L’évaluation environnementale.

(23)

CHAPITRE III LA METHODE DIALECTE

13 (solagro,.2011)

III.5.2- Evaluation environnementale : Cette méthode est basée sur une double approche :

• Une approche globale qui analyse le fonctionnement de l’exploitation agricole et qui comprend deux thèmes : la mixité de l’exploitation et l’utilisation rationnelle des intrants. • Une approche thématique de l’environnement qui mesure l’impact de l'activité de l'exploitation agricole sur les différents compartiments de l'environnement : l’eau, le sol, la biodiversité, la consommation de ressources.(SOLAGRO,.2011).

 L’outil DIALECTE repose sur trois niveaux d’évaluation:  Le choix des critères et des indicateurs :

Les risques d’impacts sur l’environnement sont évalués à partir d’indicateurs agroenvironnementaux. Chaque thème comprend plusieurs critères qui comprennent des indicateurs regroupés en sous critères . Le diagnostic est basé sur l’analyse de 8 critères et 20 indicateurs. Chaque indicateur est défini par un mode de calcul utilisant des variables quantitatives ou qualitatives.(SOLAGRO ,.2011)

 L’échelle de notation :

Pour certains indicateurs, il est nécessaire de définir une échelle de notation comprenant une valeur mini et une valeur maxi et la façon de noter à l’intérieur de cette échelle (mode linéaire ou non)..(SOLAGRO ,.2011)

 La pondération des critères et des indicateurs :

Le regroupement des indicateurs nécessite l’élaboration d’une codification en points afin qu’ils puissent être cumulés à l’intérieur d’un critère puis d’un thème. La cohérence de l’ensemble des indicateurs dans un thème est établie par la pondération des indicateurs. Quelques exemples :

• Un pourcentage d’importance est attribué à chaque intrant dans le thème « Utilisation rationnelle des intrants ». L’azote reçoit le pourcentage de 25 % alors que le phosphore est seulement à 10 %.

(24)

CHAPITRE III LA METHODE DIALECTE

14  Le résultat du diagnostic agro-environnemental s’exprime par plusieurs notes :

• Une note sur 100 points pour l’approche globale de l’exploitation.

• Une note sur 20 points pour chacune des thématiques environnementales.

La situation idéale (note 100 pour l’approche globale ou 20 pour l’approche thématique) n’existe peut-être pas. Au-delà de la valeur absolue des notes, les concepteurs ont surtout voulu illustrer, à partir d’une situation initiale de l’exploitation diagnostiquée, les marges de progrès possibles dans le champ de l’agri-environnement.(SOLAGRO.2014)

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CHAPITRE III LA METHODE DIALECTE

15 figure 02 : les objectifs et les mode de calcul d’ensemble des indicateurs utilisés dans DIALECTE

(26)

METHODOLOGIE ET CADRE D’ETUDE

CHAPITER I

61 METHODOLOGIE ET CADRE D’ETUDE

1. PRESENTATION DE LA REGION D’ETUDE 1.1. Situation géographique

Oued Souf est une région situé au Sud -Est Algérien aux confins septentrionaux du grand Erg oriental entre 33° et 35°de latitude Nord et entre 5° et 8° de longitude Est. Elle a une superficie de 44 586.80 Km². Cette willaya est limitée au nord par la willaya de Khenchela au nord- est par la willaya de Tébessa, au nord –ouest par la willaya de Biskra, à l’ouest par la willaya de Djelfa, au sud-ouest par la willaya d’Ouargla, et à l’est par la Tunisie (figure 03),

cette région saharienne se caractérise par un climat aride et sec (Bekakra, 2006).

(27)

METHODOLOGIE ET CADRE D’ETUDE CHAPITER I 61 1.2. Le milieu physique 1.2.1. Les reliefs

La configuration du relief de la Wilaya se caractérise par l’existence de trois grands ensembles à savoir :

 Région du Souf : Une région sableuse qui couvre la totalité du Souf, d'Est et Sud.

 Erg : Une région sableuse qui occupe les 3/4 de la superficie de Souf et se trouve sur les lignes 80m Est, 120m Ouest. Cette région fait partie du grand Erg oriental.

 Oued Righ : Une forme de plateaux rocheux qui longe la route nationale n°3 à l’Ouest de la Wilaya et s’étend vers le Sud.

 Région de dépression : C’est la zone des Chotts ; elle est située au Nord de la Wilaya et se prolonge vers l’Est avec une dépression variante entre -10m et -40m et parmi les chotts connues, il y'a Milghigh et Merouane, auprès de la route nationale n°48 qui traverse les communes de Hamraia et Still (DSA, 2007).

 La bande frontalière

Elle est constituée par la Daïra de Taleb-Larbi qui compte trois communes : Taleb-Larbi, Douar El-Ma et Ben-Guecha. Cette Daïra couvre une superficie de 21.569,60 km² soit 48% du territoire de la Wilaya pour une population de 31.876 habitants (estimation de 2006), soit une densité de 1,5 habitants au km². Cette zone est constituée d’une plaine recouverte d’alluvions et d’une importante zone de parcours (DSA, 2007).

1.2.2. Le sol

Les types de sols de la région sont constitués surtout par une seule formation d’apport éolien avec des caractères d’halomorphie et d’hydromorphie. La salinité des sols est fortement liée à la présence d’une nappe à faible profondeur. Ainsi, presque tous les sols halomorphes de la région se situent dans des dépressions où la nappe est proche de la surface du sol à une profondeur inférieure à 2 mètres. La cause de ce phénomène s’explique par l’ascension capillaire et les pertes par évaporation. Sur le terrain, la salinité se traduit par une végétation de type halophile et le plus souvent par l’apparition d’efflorescences salines blanchâtres en surface. La texture grossière empêche le développement de la structure. Il y a cependant une légère tendance à la structure massive, particulaire et fondue. La faible capacité totale d’échange et les fortes teneurs en

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METHODOLOGIE ET CADRE D’ETUDE

CHAPITER I

61 calcium (carbonate de calcium et gypse) empêchent l’alcalinisation du complexe absorbant (DSA, 2007).

1.2.3. Les ressources hydriques

La région d’El Oued est située dans le bas Sahara au centre d’une grande cuvette synclinale dans laquelle nous pouvons distinguer trois nappes d’eau souterraine :

- la nappe phréatique proprement dite ; - le Complexe Terminal (CT) ;

- le Continental Intercalaire (CI).

Traditionnellement, les populations utilisent rationnellement les ressources que lui offraient les nappes phréatiques du Souf. La région ne connaissait en effet qu’une faible implantation humaine et il n’y avait donc pas de déséquilibre sur ce plan-là.

Les pratiques agricoles se limitaient à la technique des ghouts (vastes entonnoirs creusés par la main de l’homme) au fond desquels étaient plantées des palmerais. Les palmiers dattiers n’avaient alors qu’à puiser l’eau nécessaire directement dans la nappe phréatique, la surface de celle-ci étant facilement accessible à leur système racinaire.

Vers la fin du 19ème siècle, on observe une sensible baisse du niveau statique de la nappe vraisemblablement due à l’augmentation des besoins en AEP de la population résidente sans cesse croissante, à l’extension des cultures et à son irrigation par de nombreux puits artisanaux.

C’est alors par l’accroissement des besoins de la ressource que l’on a recherché d’autres solutions et que l’on s’est tourné vers de nouvelles ressources en eau pour mettre en pratique certaines techniques modernes d’irrigation. On a donc eu recours aux nappes captives profondes, l’artésianisme local de celles-ci a par ailleurs rendu l’exploitation de cette eau facile. Des forages profonds, atteignant les nappes d’eaux souterraines, des niveaux captifs du complexe terminal et du continental intercalaire ont été réalisés (Arami, 2008).

On distingue trois types de nappe d’aquifères à Oued Souf :

● La nappe phréatique située entre 0 à 60 mde profondeur (1ère nappe). ● Le complexe terminal situé entre 220 à 600 mde profondeur (2ème nappe). ● Le continentale intercalaire ou "Albien" situé entre 1800 et 2000 mde profondeur (3ème nappe)(DSA, 2007).

Les potentialitéshydrauliques existantes, le taux de mobilisation des eaux, les eaux exploitées, l’approvisionnement en eau potable et l’irrigation sont résumés dans les tableaux 2 et 3 (DSA, 2007).

(29)

METHODOLOGIE ET CADRE D’ETUDE

CHAPITER I

61 Le service de distribution d’eau potable connaît toutefois de nombreuses insuffisances : réseau vétuste, branchements illicites, absence de compteurs d’eau, utilisation de l’eau pour l’arrosage des jardins. L’ensemble de ces insuffisances génère des pertes et des gaspillages aggravant l’alimentation de la nappe phréatique (Arami, 2008).

1.2.4. Le climat

Le climat de la région est de type saharien caractérisé par un été chaud et sec où la température peut atteindre 35°C et un hiver doux. Les principales contraintes climatiques restent la fréquence régulière des vents et leur violence connue sous le nom de Sirocco ainsi que des vents de sables durant le printemps.

Le Souf est compris entre les isohyètes 100 mm et 50 mm ; la moyenne annuelle des pluies à El Oued est de 80 mm. La répartition saisonnière est extrêmement variable ; le Souf se trouve dans la zone des pluies ayant le maximum principal en automne. La pluie ne tombe que quelques jours par an, laissant une longue période estivale complètement sèche.

Cependant, les pluies peuvent tomber à torrent pendant quelques heures, ce qui provoque des dégâts et des effondrements (avril 1947et mai 1967).

Le maximum des précipitations annuelles est de 160 mm, le minimum est 19 mm. La moyenne du nombre de jours de pluie est de 17. Le volume des pluies utiles, c'est-à-dire dépassant 5 mm, atteint 67%, et la fréquence des jours de pluies utiles est 22%(Arami, 2008).

2. METHODOLOGIE DE RECHERCHE 2.1. Les objectifs du travail

La recherche sur la biodiversité des agrosystèmes nécessite une analyse multisectorielle centrée sur les aspects écologiques, économiques et sociaux. Ainsi, les objectifs assignés au présent travail consistent en :

 La connaissance des systèmes de production agricole par la description statistique des exploitations agricoles.

 L’évaluation de la biodiversité agricole des exploitations agricoles dans la région d’El Oued par la méthode d’évaluation IDEA (2008).

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METHODOLOGIE ET CADRE D’ETUDE

CHAPITER I

02 La démarche méthodologique adoptée pour réaliser cette étude s’appuie sur trois étapes principales .

La première étape consiste à recueillir les informations nécessaires auprès des différents organismes agricoles (DSA, chambre d’agriculture, subdivisions agricoles et délégations communales) pour établir un échantillonnage représentatif de la région d’étude.

La deuxième étape est la réalisation de l’enquête auprès des agriculteurs. Cette étape consiste à collecter les informations nécessaires pour le calcul des indicateurs grâce à un questionnaire inspiré du guide de la grille IDEA.

La dernière étape consiste en le dépouillement des données et le traitement statistique de façon à établir une description statistique des exploitations étudiées et à évaluer leur biodiversité.

(31)

METHODOLOGIE ET CADRE D’ETUDE

CHAPITER I

06 Figure 4 : Schéma méthodologique de l’étude.

SUJET

Choix de la region d’étude

Recherche documentaire

Elaboration du document d’enquête

Recherche d’informations

Exploitations ions Organismes

Enquête proprement dite

Dépouillement des données

Analyse statistique

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METHODOLOGIE ET CADRE D’ETUDE

CHAPITER I

00 1.2.1. Choix de la région d’étude

Le choix de la région d’El Oued est lié à l’importance du secteur agricole dans cette région saharienne. L’activité agricole se caractérise par une diversité des cultures et des élevages avec une prédominance de l’association Phoéniciculture-élevages.

1.2.2. Choix de l’échantillon

Le choix de l’échantillon de notre étude (10 exploitations) repose sur les critères suivants :

 l’existence d’une diversité de production au sein de l’exploitation.  l’accessibilité, la disponibilité et la coopération de l’agriculteur,  la disponibilité de l’information,

La liste des agriculteurs à enquêter n’est pas préalablement préparée : le choix des communes d’enquêtes est fonction des possibilités d’accès (disponibilité des moyens de transport). Arrivé à la commune, les sites d’enquêtes sont choisis en collaboration avec le délégué communal ou les personnels de la subdivision agricole. 1.2.3. Elaboration du questionnaire

Le questionnaire constitue un outil indispensable pour recueillir les informations nécessaires à la fois pour la description statistique des exploitations enquêtées et l’évaluation de leur pratique agricole. Ce questionnaire a été inspiré de la méthode DIALECTE . Il comporte des questions qui abordent les thèmes suivants :

L’identification de l’exploitation.

La situation de l’exploitation au moment de l’enquête.

Les pratiques et la gestion des ateliers et des ressources naturelles. 2.2.4. Les enquêtes

Les enquêtes ont été réalisées sous forme d’entretiens avec les agriculteurs. Le manque d’informations a été comblé par les observations enregistrées lors des visites aux différentes exploitations à chaque fois que cela a été possible. Ces enquêtes se sont déroulées sur quatre mois (Janvier2018 jusqu’à avril 2018).

2.3. ANALYSE DES DONNEES 2.3.1. L’organisation des données

L’analyse des données, effectuée à l’aide des logiciels XL Stat a été réalisée en plusieurs étapes. Tout d’abord, la saisie des données du questionnaire a été faite à l’aide d’une base de données construite sur un fichier EXCEL ce qui a permis la construction des fichiers de calcul de la description structurelle et de la diversité pour les exploitations.

(33)

CHAPITRE II RESULTAT ET DISCUSSION

23 1. Organisation des exploitations agricoles

1.1. Description des données générales

L’analyse descriptive (moyenne, écart type, minimum, maximum) des variables sont résumées dans les tableaux

Tableau01 : Les variables retenues pour l’analyse Libellé de la

variable Désignation Moyenne Ecart-type Minimum Maximum

AG (an) Age de l’agriculteur 55.6 5.34 32 77

SAU (ha) Surface agricole utile 14.25 5.37 2 60

CMAR(ha) Culture maraichère 5.68 2.21 0.3 25

ARBO(ha) Arboriculture 4.58 3.4 0 35

UTH Unité de travail humain 6.9 3.8 1 40

Tableau02: Matrice (Coef. de corrélation de Pearson) de corrélations entre variables étudiées

Matrice (Coef. de corrélation de Pearson)

AG SAU CMAR ARBO UTH

AG 1.000 0.347 0.276 0.298 0.216

SAU 0.347 1.000 0.893 0.928 0.898

CMAR 0.276 0.893 1.000 0.918 0.895

ARBO 0.298 0.928 0.918 1.000 0.979

UTH 0.216 0.898 0.895 0.979 1.000

En gras, valeurs significatives (hors diagonale) au seuil alpha=0.050 (test bilatéral)

1.2. Statut juridique

L’échantillon d’étude comprend 10 exploitations privées. 1.3. Age des agriculteurs

L’âge des agriculteurs varie entre 32 et 77 ans avec une moyenne de 55.60 ans.

L’analyse de cette variable montre que les jeunes (< 40ans) ne représentent que 30 % des agriculteurs contre 70 % ayant plus de 40 ans. En plus, 40% des enquêtés ont un âge supérieur à 60 ans d’où une tendance vers le vieillissement (Tableau5).

(34)

CHAPITRE II RESULTAT ET DISCUSSION

24 Tableau 03 : Age des exploitants

Classe d’âge Nombre des exploitants Pourcentage (%) Moyenne (an) < 30 0 0 55.60±5.34 30_39 3 30 40_49 0 0 50_59 3 30 ≥ 60 4 40 1.4. Main d’œuvre

Les exploitations enquêtées sont toutes du type familial. Bien qu’elles soient du statut familial, les exploitations recrutent une importante main d’œuvre salariale (6.9). En réalité, cette force de travail est fortement corrélée à la SAU (r2=0,9), aux cultures pérennes (r2=0,98), et à la CMAR (r2=0,89) (Tableau 4 ).

Figure 5 : nombre d'UTH d'exploitation agricole 1.5. Surface agricole utile (SAU)

La moyenne de la SAU s’établit à 14.25±5.37ha pour l’ensemble des exploitations. Les écarts de moyenne sont importants ce qui reflète une large variabilité entre les exploitations. En fait, l’analyse de la taille des exploitations selon leur SAU fait apparaître 4 classes. Ainsi, 90% des exploitations sont de très petites tailles, petites tailles, moyennement petites et moyennes tailles. 10 % d’entre eux sont moyennement grande. La SAU est

(35)

CHAPITRE II RESULTAT ET DISCUSSION

25 hautement corrélée avec ARBO (r2= 0. 93), à l’UTH (r2=0,90) et à la CMAR (r2= 0,89) (Tableau4)

Tableau04 : Distribution des exploitations agricoles par classe de la SAU

Taille classe effectif % Moyenne

Très petite SAU≤5 3 30 3.16±1.22

Petite 5 <SAU≤10 3 30 8.33±2.1

Moyennement petite 10 < SAU≤25 3 30 15.7±2.1

Moyenne 25 < SAU≤40 0 0 0±0.0

Moyennement grande 40 < SAU≤100 1 10 60±0.00

Moyenne totale 2 à 60 10 100 14.25±5.37

1.6. Spéculations végétales

la répartition des différentes spéculations végétales laisse apparaître une dominance des cultures maraichères avec 56.8% de la SAU, suivis par les cultures pérennes avec 45.8%. L’irrigation concerne presque toutes les cultures.

Les cultures annuelles sont hautement corrélées à la SAU (r2=0.89), aux cultures pérennes (r2=0.92) et à la main d’œuvre (r2=0.9).

Les cultures pérennes sont fortement corrélées à la SAU (r2=0.93), à la CMAR (r2=0.92) et à la main d’œuvre (r2

=0.98).

2. Situation globale de l'exploitation vis à vis de l'environnement 2.1. Approche globale de l'exploitation (système)

Les relations entre l’agriculture et l’environnement sont complexes et multiples. Le système « exploitation agricole » est en interaction permanente avec le milieu environnant dans lequel il puise ses ressources, par lequel il est conditionné en grande partie et sur lequel son activité présente des impacts à la fois positifs et négatifs.

Seule une approche globale de l’exploitation permet une analyse des relations réciproques entre les différents facteurs du système et met ainsi en évidence la cohérence agri-environnementale de l’exploitation vis-à-vis de son milieu naturel. La prise en compte de la globalité de l’exploitation (au lieu d’analyses sectorielles d’ateliers ou de certaines pratiques) permet de mettre à jour les interactions (entre parcelles, entre cultures, entre ateliers, entre pratiques...) et de les hiérarchiser vis-à-vis de leur incidence sur l’environnement.

(36)

CHAPITRE II RESULTAT ET DISCUSSION

26 • la mixité de l’exploitation (70 points) qui évalue les facteurs structurels de l’exploitation : les choix des systèmes de productions et des modes de conduites ainsi que l'organisation de l'espace.

• l’utilisation rationnelle des intrants de l’exploitation (30 points) qui évalue pour chacun d’eux le niveau de consommation et pour certains la qualité de leur gestion.

2.1. Analyse de Thème : Mixité de l’exploitation agricole

2.1.1. Critère : Diversité des productions végétales, rotation et couverture du sol. Indicateur Diversité des productions végétales

Le score moyen de cet indicateur des exploitations agricoles est 4.4 points/13 du maximum théorique.

Indicateur Part des Légumineuses

La part des légumineuses chez les exploitations enquêtées est trop faible ( score moyen 0.5 point/7).

Indicateur Couverture du sol pendant l'hiver

Cet indicateur atteint un score maximal de 10 points/10

Figure 6 : le score 1 d'exploitation agricole

(37)

CHAPITRE II RESULTAT ET DISCUSSION

27 Figure 7 : le score 2 de exploitation agricole

2.1.2. Critère : Diversité des Productions Animales, autonomie et transferts de fertilité. Indicateur Diversité des productions animales

Le score moyen de cet indicateur est 0.5 /3 points. Indicateur Autonomie en Fourrages Grossiers

Cet indicateur est nul pour toutes les exploitations enquêtées ( 0 /14 points) Indicateur Autonomie en concentrés

Cet indicateur est nul pour toutes les exploitations enquêtées ( 0 /1 point).. Indicateur Achat < 50 km

Le score moyen de cet indicateur est 0.1 /3 points. Indicateur Transferts par la matière organique Cet indicateur réalise un score moyen de 2.7/4 points.

Le critère Diversité des Productions Animales, autonomie et transferts de fertilité atteint un score moyen très faible de l’ordre de 3.3/22 points du maximum théorique.

(38)

CHAPITRE II RESULTAT ET DISCUSSION

28 Figure 8 : le score 3 de exploitation agricole

2.1.3. Critère :Infrastructures naturelles Indicateur Infrastructures agroécologiques Cet indicateur est nul dans notre cas.(0/11 points). Indicateur Taille moyenne des parcelles

Le score moyen de la taille est fort , il est de 6.9/7 points.

Figure 9 : le score 4 de exploitation agricole 2.2. Analyse de Thème : Utilisation rationnelle des intrants Critère – Azote

(39)

CHAPITRE II RESULTAT ET DISCUSSION

29 Le score moyen atteint est de 0.8/2.5 points.

Indicateur Bilan entrées - sorties sur l'exploitation Il réalise un score moyen de 1.8/4.5 points.

Indicateur Fractionnement faible

Son score moyen est très fort, il atteint 0.45 point/0.5. Le score moyen du critère Azote est de 3.05±2.6

Figure 10: le score 5 de exploitation agricole

Critère – Phosphore

Indicateur Pression de phosphore maîtrisable (minéral + organique) Il indique un score moyen de 0.22/1.5 points.

Indicateur Bilan entrées - sorties sur l'exploitation Le score moyen de cet indicateur est 0.3/1.5 points

(40)

CHAPITRE II RESULTAT ET DISCUSSION

30 Figure 11 : le score 6 d' exploitation agricole

Le score moyen du critère Phosphore est 0.52±1.0

Critère – Eau

Ce critère est composé de deux indicateurs :IndicateurVolume consommé et IndicateurAppartenance à un système de gestion.

Le score moyen de ce critère est 2.91±1.72/6 points.

Critère – Produits phytosanitaires

Ce critère renferme un seul indicateur, Indicateur Pression phytosanitaire (IFT) qui a un score moyen de 3.71± 2.6 /7.5 points.

Critère – Énergies

Indicateur Consommation totale par ha SAU Il atteint un score moyen de 1.38/3 points

Indicateur Efficacité énergétique spécifique au système Le score moyen enregistré est 1.5/3 points.

(41)

CHAPITRE II RESULTAT ET DISCUSSION

31 Figure 12: le score 7 d'exploitation agricole

Mixité de l'exploitation

La mixité des exploitations enquêtées atteint un score moyen de 25.2± 6.01/70 points. Ce faible résultat est du aux faiblesses de certains critères et indicateurs qui les compose. Gestion des intrants

La gestion des intrants réalise un score moyen de 13.1 ± 7.6/30 points.

D’après ces résultats , on constate une faible situation globale des exploitations enquêtées vis-à-vis de l'environnement avec un score moyen global de l’ordre de 38.3points sur 100 points du maximum théorique de la méthode DIALECTE.

(42)

CHAPITRE II RESULTAT ET DISCUSSION

32 Tableau 07 : Scores moyens de la mixité et la gestion des intrants des exploitations.

Exploitations Mixité de l'exploitation Gestion des intrants

E1 19 14 E2 18 26 E3 20 18 E4 22 20 E5 19 16 E6 31 10 E7 31 3 E8 30 3 E9 30 6 E10 32 15 Moy± ET 25.2±6.01 13.1±7.6

(43)

CHAPITRE II RESULTAT ET DISCUSSION

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Conclusion générale

Le diagnostic agri-environnemental des pratiques agricoles de l’exploitation agricole et leurs impacts sur l’environnement dans de la région du Souf montre une diversité de résultats quels selon le type d’exploitations ou la spécificité de production. En fait, les résultats relatifs à l’évaluation de l’impact des pratiques agricoles sur l’environnement permettent de mettre en évidence une situation globale faible vis-à-vis l’environnement.

L’analyse approfondie montre que la cause majeure de cette situation est la faiblesse des composantes ; lamixité et la gestion des intrants des exploitations agricoles.

Appliquée au contexte saharien, la méthode DIALECTE montre un niveau d’adaptation acceptable pour le diagnostic agri-environnemental des pratiques agricoles compte tenu de la pertinence exprimée par les différents indicateurs de la méthode.

Cependant, certaines limites d’application ont été constatées. Ainsi, certains indicateurs apparaissent entièrement impertinents au contexte saharien alors que d’autres surestiment les barèmes de notation. Enfin, quelques indicateurs semblent influencés par le tempérament de l’agriculteur ou la connaissance de l’enquêteur tandis que d’autres sont peu précis dans leurs modalités de détermination.

Ce diagnostic est une étape préliminaire dans l’évaluation des pratiques agricoles sur l’environnement par la méthode DIALECTE et il serait intéressant que des travaux ultérieurs soient nécessaires à la mise au point d’une nouvelle grille plus pertinente au contexte de l’agroenvironnement saharien.

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Références

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