Haut PDF Les systèmes aquacoles face au changement climatique

Les systèmes aquacoles face au changement climatique

Les systèmes aquacoles face au changement climatique

Mots clés : aquaculture / changement climatique / impacts / adaptation / nouveaux systèmes d’élevage Abstract – Aquaculture systems facing climate change. Aquaculture accounts today for approximately 50% of total aquatic products for human consumption. This contribution is expected to increase in the future taking into account the fact that capture fisheries are estimated to have reached their maximum level of catches. While some research has been carried out concerning the impact of climate change on capture fisheries, only very few has been done yet dealing with aquaculture. The present review paper aims at identifying the challenges aquaculture will need to face in this new context of climate change and at suggesting ways in order to forecast and overcome them. Six main components of the aquatic environment are investigated in view of their potential direct impact on aquaculture: sea level rise, changes in temperature, rainfall, river floods and droughts, water availability, water quality deterioration and ocean acidi fication. Indirect impact of climate change on aquaculture concerns mainly fish meal and oil as strategic inputs for feed manufacture, coming from pelagic fisheries whose catches are affected by climate change. Two strategies may be developed to address climate change challenges. The first one consists in developing solutions enabling to deal with the environmental changes induced by climate change (high salinity tolerant strain, site selection); the second consists in developing systems where all the environmental parameters are strictly monitored and controlled. Reciprocally, the impact of aquaculture on climate change is briefly mentioned. At the end of this paper, a comprehensive worldwide survey carried out by FAO in 2016 shows clearly that measures have already started to be implemented to deal with climate change in the field of aquaculture.
En savoir plus

11 En savoir plus

Les conditions d'émergence des stratégies d’innovation face au changement climatique : cas des viticulteurs de trois régions de France

Les conditions d'émergence des stratégies d’innovation face au changement climatique : cas des viticulteurs de trois régions de France

éclairage pour les politiques publiques ? Cas du cacao au Cameroun » Dans cette communication nous nous interrogeons sur la performance des politiques de recherche et d’innovation en situation de segmentation des systèmes sectoriels portée par divers réseaux d’acteurs. Nous nous intéressons à l’apport en termes d’applicabilité et de choix de politiques publiques du concept de système sectoriel d’innovation dans le contexte des pays du Sud. Dans ces contextes, les segments du système sectoriel sont portés à la fois par des acteurs nationaux et internationaux. C’est le cas de la production cacaoyère au Cameroun, qui représente une activité historique et un levier majeur de la croissance agricole dans la politique de développement de l’Etat Camerounais à l’horizon 2020. Dans ce cadre, un « plan de relance de la culture du cacao au Cameroun » a été mis en place avec un objectif de multiplier par trois la production à l’horizon 2020. Cet objectif repose sur une forte volonté d’accélérer le transfert des connaissances scientifiques et techniques (renouvellement du matériel végétal, protection du verger, appui à la commercialisation…) qui s’est matérialisée par la mise en œuvre de multiples projets et programmes impulsé par des acteurs nationaux et internationaux. Nous proposons d’adapter la grille d’analyse des déterminants des dynamiques sectorielles de Malerba (2005) pour caractériser les grandes dynamiques d’innovation au centre desquelles se situent des acteurs moteurs historiques pour certains. Nous avons mené des enquêtes semi-directives pour caractériser les différentes conceptions de l’innovation des acteurs-moteurs de ces dynamiques d’innovation et les différentes visions du développement du secteur que véhiculent ces acteurs. Nous montrons qu’il existe des sous- systèmes sectoriels d’innovation autonomes qui peuvent freiner la capacité d’innovation du secteur. Notre travail souligne l’intérêt de tenir compte de la pluralité des routines existantes et des sous-systèmes qui les supportent afin de débloquer les inerties liés à l’inscription de ces sous-systèmes dans une trajectoire historique.
En savoir plus

43 En savoir plus

Normes, écotaxes, marchés de permis :  quelle combinaison optimale face au  changement climatique ?

Normes, écotaxes, marchés de permis : quelle combinaison optimale face au changement climatique ?

Le protocole de Montréal a montré la pertinence d’une approche réglementaire, concertée au niveau des Nations unies, pour contrer une pollution globale dans un contexte bien particulier : une source d’émissions d’origine exclusivement industrielle avec un nombre limité et connu d’installations émettrices et l’existence de technologies de substitution déjà développées 3 . Par ailleurs, la mise en œuvre du protocole a été possible grâce à un accord financier conduisant les pays développés à prendre à leur charge, via un fond dédié, les coûts pour les pays en développement. Aucune de ces conditions n’est remplie dans le cas du changement climatique. Il y a un très grand nombre d’activités humaines à l’origine des émissions de gaz à effet de serre. Utiliser la méthode réglementaire exigerait une panoplie très large et très coûteuse de dispositions encadrant tous les recoins de la vie économique et sociale. D’autres voies ont donc été explorées dans la négociation internationale. Elles reposent sur l’utilisation d’instruments économiques qui donnent un prix aux biens environnementaux : taxes ou systèmes de permis échangeables.
En savoir plus

14 En savoir plus

Trajectoires d’adaptation face au changement climatique : analyse et transformation du système de gouvernance du massif ardennais

Trajectoires d’adaptation face au changement climatique : analyse et transformation du système de gouvernance du massif ardennais

RÉSUMÉS Les Ardennes sont un massif forestier au cœur de l’Europe. Il est fondamental pour ce massif de pouvoir anticiper le changement climatique et ses impacts prévus. Dans cet article, nous nous intéressons particulièrement au système de gouvernance des Ardennes. Nous mobilisons d’abord les méthodes de recherche transformationnelle en matière de durabilité par le biais d’un cadre méthodologique qui intègre différentes méthodes. Dans ce contexte, nous procédons avec une analyse diagnostique de la durabilité du système de gouvernance ardennais. Cette analyse a été développée à partir d’une version du cadre général pour l’analyse de la durabilité des systèmes socio-écologiques développé par Ostrom. Elle a été adaptée à un système de grandes dimensions et appliqué dans le cadre d’un processus de recherche participative. Cela a permis d’identifier trois vulnérabilités principales : l’absence d’un observatoire du système socio-écologique dans son ensemble, l’absence d’un dialogue intersectoriel structuré et la capacité d’agir limitée des collectivités territoriales et de la société civile. Nous suggérons donc de mettre en place des analyses prospectives et rétrospectives afin d’identifier des trajectoires d’adaptation du système de gouvernance par rapport au changement climatique. Cela devrait permettre de concevoir et expérimenter des interventions pour transformer la gouvernance de ce système socio-écologique de grandes dimensions vers une plus grande durabilité.
En savoir plus

17 En savoir plus

Guide de mise en oeuvre de l'intensification écologique pour les systèmes aquacoles

Guide de mise en oeuvre de l'intensification écologique pour les systèmes aquacoles

432. Quelques exemples des résultats pour les systèmes aquacoles étudiés Des diagnostics ont été réalisés sur chaque terrain d’étude (environ une quinzaine de fermes par terrain) en suivant la méthodologie décrite précédemment. Ils ont permis d’établir des profils environnementaux moyens et de comparer les systèmes. Les systèmes d’élevage monoculture (Tilapia au Brésil, Pangas en Indonésie) en étang ont des profils assez proches : les impacts sur l’eutrophisation et l’acidification sont relativement élevés par rapport aux autres impacts. De même, les indicateurs Emergy sont très élevés. En effet ces systèmes valorisent peu l’environnement qui les entoure (peu d’utilisation d’intrants renouvelables, dépendance forte aux ressources manufacturées, stress sur l’environnement élevé). Les autres systèmes ont des profils plus contrastés. Le système brésilien intégrant la production de porc à la production de poissons en polyculture a des impacts moindres sur le changement climatique, l’utilisation d’énergie, l’occupation de surface et la dépendance à l’eau. Par contre, les impacts sur l’eutrophisation et l’acidification sont élevés ainsi que la dépendance aux produits manufacturés. Le profil des systèmes français en étang est assez différent. Ce sont des systèmes extensifs (fort impact sur l’occupation de surface et la dépendance à l’eau) qui en comparaison ont moins d’impacts par unité de poissons produite sur le changement climatique, l’eutrophisation et l’acidification. Ils reposent en effet sur une valorisation des ressources naturelles, dépendent peu d’intrants manufacturés et au final provoquent un stress faible sur l’environnement. Dans l’ensemble, les systèmes étangs sont peu dépendants d’aliments contenant une proportion élevée de produits d’origine halieutique. Enfin, le système de production de saumon en eau recirculée présente un profil particulier. C’est un système peu consommateur de surface et d’eau mais dont les impacts en termes de changement climatique, d’eutrophisation et d’utilisation d’énergie sont élevés en comparaison des autres systèmes. C’est un système très anthropisé, dont le fonctionnement est peu dépendant de son environnement naturel extérieur, mais fortement dépendant de
En savoir plus

68 En savoir plus

Les populations insulaires face au changement climatique : des migrations à anticiper

Les populations insulaires face au changement climatique : des migrations à anticiper

B/ Des systèmes migratoires très différents Les migrations insulaires sont très loin d’être uniformes : d’un territoire à l’autre, les flux migratoires sont très différents, sous l’influence de divers facteurs. Ces facteurs incluent notamment le type de régime politique, les contraintes et opportunités économiques, le niveau de développement, les politiques migratoires ou les réseaux familiaux et sociaux. Les contraintes géographiques sont également très différentes d’un territoire à l’autre : sans même mentionner ici les différences d’élévation du niveau de la mer, certains pays sont éclatés en archipel, tandis que d’autres sont concentrés sur une seule île, certains sont plus proches que d’autres des continents, etc. Il est donc très peu probable que ces différents systèmes migratoires, sous l’influence du changement climatique, s’uniformisent. Chaque migration dépend en réalité largement du contexte dans lequel elle s’opère. Généraliser ces différents systèmes migratoires sous la bannière commune de ‘réfugiés climatiques’ reviendrait à ignorer les spécificités propres à chaque contexte. Il serait vain et fastidieux de prétendre décrire ici les systèmes migratoires de chaque territoire insulaire, ou d’essayer d’en établir une typologie. Bien que toute classification ou catégorisation soit par nature arbitraire et réductrice, il semble néanmoins utile de distinguer ici les territoires insulaires constitués sous forme d’États indépendants, et ceux qui disposent d’un statut de protectorat, de dominion ou de colonie. Dans le cas de migrations internationales, la recherche d’un pays d’accueil sera souvent plus difficile et moins naturelle dans les premiers cas que dans le second. Les défis de protection juridique seront également très différents. Enfin, les solutions d’adaptation qui pourront être mises en œuvre bénéficieront également de financements très différents.
En savoir plus

21 En savoir plus

L'agriculture du Maghreb au défi du changement climatique : Quelles stratégies d'adaptation face à la raréfaction des ressources hydriques ?

L'agriculture du Maghreb au défi du changement climatique : Quelles stratégies d'adaptation face à la raréfaction des ressources hydriques ?

3. Quelles stratégies d’adaptation de l’agriculture du Maghreb ? La modification des paysages et des potentiels agricoles du Maghreb créent de nouveaux enjeux nationaux et internationaux. Les études de vulnérabilité montrent que le changement climatique pourrait finalement miner les efforts de promotion d’un développement durable en exacerbant des risques existants de désertification, de pression sur les ressources hydriques et d’une production agricole en difficulté. En ce sens, le changement climatique va fortement intensifier et accélérer des problèmes existants plus qu’il ne va en créer de nouveaux (Downing et al, 1997). Face à cette charge potentiellement lourde, la problématique de réponse consiste en deux stratégies d’adaptation capables de limiter les impacts des difficultés croissantes de l’agriculture (Rosenberg, 1992) : d’un côté, résister aux modifications du climat et adapter les systèmes culturaux et hydriques; de l’autre, organiser le retrait progressif de l’agriculture, ou de certaines cultures, face à l’inadaptabilité croissante à l’environnement bioclimatique.
En savoir plus

11 En savoir plus

Changement climatique et agriculture de conservation

Changement climatique et agriculture de conservation

Résumé L’agriculture algérienne fera face à de nombreux défis au cours des prochaines décennies. La dégradation des ressources naturelles exercera des pressions énormes sur la sécurité alimentaire de la population en croissance. Ces conditions pourraient être aggravées par les changements climatiques. Un stress thermique supplémentaire réduira les rendements d’une manière significative, surtout dans les zones où les cultures sont déjà près de leur tolérance thermique maximale. Le régime des précipitations et le cycle hydrologique seront affectés. Des régions exposées à la sécheresse risquent de connaître des périodes sèches plus longues et plus rigoureuses ce qui provoquera une diminution de l’humidité des sols et une érosion accrue. Des approches nouvelles dans la gestion durable des ressources naturelles utilisées en agriculture sont nécessaires, elles pourraient contribuer à réduire les émissions des gaz à effet de serre, diminuer les coûts de production et améliorer les rendements. L'agriculture de conservation est l’une de ces approches, elle vise des systèmes agricoles durables en associant le travail minimal du sol, l’utilisation des rotations culturales et le maintient d’une couverture permanente du sol. L'agriculture de conservation contribue à la préservation de l'environnement et la réduction la variabilité inter-saisonnière des rendements dans les zones à faible pluviométrie, principalement en limitant la baisse des rendements durant les années sèches. Le semis direct est un élément important de l'agriculture de conservation, cette technique réduit la perturbation du sol, améliore l'efficacité d'utilisation de l'eau, enrichit le sol en matière organique et limite l'érosion. L’accumulation de la matière organique permet de diminuer l’utilisation des engrais chimiques, d’améliorer les propriétés biologiques du sol et de séquestrer le carbone. Aujourd'hui, l'agriculture sans labour est utilisée sur environ 70 millions d'ha, soit environ 5% des terres cultivées dans le monde.
En savoir plus

7 En savoir plus

Systèmes agraires et changement climatique au Sud. Les chemins de l'adaptation

Systèmes agraires et changement climatique au Sud. Les chemins de l'adaptation

Ce document est la propriété exclusive de Hubert Cochet (hubert.cochet@agroparistech.fr) - lundi 04 février 2019 à 14h10 Par ailleurs, le cahier des charges du projet impose aux futurs producteurs un rende­ ment minimum de 7 tonnes de riz paddy par hectare et par an, sous peine de se voir retirer le droit d’exploiter et le paiement d’une redevance de 150 euros par hectare et par an. La constitution de la réserve foncière nécessaire à l’installation de ce périmètre s’est faite en expropriant les villageois qui détenaient jusque­là un droit d’usage sur ces parcelles. Basée sur l’historique de production, l’indemnisation a été fixée à la valeur de deux années de mise en culture. Les agriculteurs qui ne cultivaient pas ces surfaces depuis plus de deux ans n’ont reçu, quant à eux, aucune indemnité. Paradoxalement, le PDMAS est inspiré de l’exemple du village de Thilène situé dans le nord­est du bas delta. Or, le cas de la section villageoise de Thilène est emblé­ matique de stratégies à rebours du mode d’attribution des parcelles prévues dans le cadre du PDMAS et tout particulièrement du 3PRD. Cet échelon administratif centralise en effet l’expression des besoins des agriculteurs en crédit de campagne et d’équipement pour le compte des unions hydrauliques. Face au désengagement de l’État, la section villageoise de Thilène a ainsi pu, dès la fin des années 1990, s’impli­ quer à plusieurs reprises en toute autonomie et de façon collective afin de favoriser l’extension des surfaces irrigables pour les villageois. Différentes stratégies ont été déployées pour accéder au capital nécessaire à la mise en valeur des terres de dunes en agriculture irriguée tout en maîtrisant les attributions foncières et en garantissant une plus grande équité entre villageois dans les affectations.
En savoir plus

286 En savoir plus

Conception de systèmes d'élevage adaptés au changement climatique

Conception de systèmes d'élevage adaptés au changement climatique

Le paradoxe d’un système extensif face au changement climatique :  Ce système, extensif, entraîne un sous chargement au pâturage des prairies au printemps (l’herbe pousse en plus grande quantité en un temps plus court) alors que la production d’herbe est moindre l’été. Le stock sur pied, même s’il est techniquement possible, ne peut pas satisfaire une exigence d’herbe de qualité pour produire cette quantité de lait par vache avec des propriétés intéressantes pour le transformer en fromage. Trop charger le système entraînerait une distribution de stock obligatoire l’été et diminuerait l’autonomie et la sécurité du système face à la variabilité climatique. Il faut penser le chargement en fonction du type de prairies : charger fortement les prairies précoces et productives au printemps (PN et PT) et décharger les prairies tardives (notamment sur versants).
En savoir plus

13 En savoir plus

Changement climatique et agricultures du monde

Changement climatique et agricultures du monde

A NALYSE D ’ OUVRAGE / B OOK R EVIEW Changement climatique et agricultures du monde Emmanuel Torquebiau, éditeur scienti fique. 2015, Change- ment climatique et agricultures du monde. Ed. Quae, 328 pp., http://www.quae.com/fr/r4103-changement-clima tique-et-agricultures-du-monde.html .

1 En savoir plus

Gestion territoriale du changement climatique

Gestion territoriale du changement climatique

- Tout d’abord, les actions d’atténuation semblent représenter plus facilement aux yeux des élus locaux des potentiels de gains en termes économiques (économies d’énergie, création d’emplois non délocalisables, etc.), mais également en terme politiques et d’image. En effet, l’action climatique locale peut participer à des stratégies de marketing territorial et renforcer l’attractivité d’un territoire grâce à l’image d’une collectivité vertueuse, engagée pour le maintien et l’amélioration de la qualité de vie de son territoire mais également pour la santé de la planète. Inversement, les gains en matière d’adaptation n’apparaissent ni distinctement ni directement pour les décideurs comme pour le grand public. Les perspectives qu’ouvrent des actions d’adaptation apparaissent pour les acteurs locaux comme coûteuses, hors de portée, voire angoissantes, comme un signe de menaces et d’ennuis supplémentaires pour le territoire. Logiquement, aucun gain politique direct n’apparaît clairement associé aux actions adaptatives, ce qui peut largement expliquer les réticences des élus à aller sur ces terrains-là. On observe donc des mesures d’atténuation, qui bénéficient localement d’un portage politique fort, et des mesures d’adaptation, qui apparaissent essentiellement bénéficier d’un portage technique, par les services.
En savoir plus

64 En savoir plus

La Loire à l'épreuve du changement climatique

La Loire à l'épreuve du changement climatique

échelle du fait de leur faible résolution spatiale, sont ensuite régionalisées pour permettre l’étude à l’échelle du bassin versant régional. En effet, certains phéno- mènes importants mais d’extension géographique régionale ou locale, comme les contrastes liés au relief ou les précipitations intenses, ne peuvent pas être simu- lés explicitement par les modèles de climat. Pour pallier ces défauts, plusieurs méthodes de régionalisation, assez différentes mais complémentaires, sont disponibles. Dans le bassin de la Loire, nous avons utilisé un ensemble de 21 projections climatiques de grande échelle basées sur plusieurs scénarios d’émissions couvrant la période 1950-2100 : un scénario relativement optimiste (B1) qui correspond à une réduction efficace et générale des émissions permettant de ralentir l’augmentation de la concentration atmosphérique, un scénario beaucoup plus pessimiste (A2) qui résulte d’une certaine inaction des autorités mondiales, qui ne pourraient éviter d’ici 2100 un triplement de la teneur atmosphérique en CO2 par rapport au début de l’ère industrielle, et enfin un scénario intermédiaire (A1B). De plus, ces projections climatiques sont issues de plusieurs modèles de circula- tion générale : 14 projections A1B ont été réalisées avec les modèles climatiques internationaux utilisés pour le quatrième rapport du Groupe d’experts Intergouver- nemental sur l’Evolution du Climat (GIEC, AR4), et 7 projections complémentaires ont été simulées par des versions du modèle Arpège de Météo-France sous scénarios A1B, B1 et A2. Les projections issues du modèle Arpège sont disponibles de manière continue sur la période 1950-2100 ; les autres projections le sont sur trois horizons temporels, 1950-2000 (pour le présent), 2046- 2065 (milieu du siècle) et 2081-2100 (fin du siècle). Ces projections de grande échelle ont ensuite été régio- nalisées par une méthode statistique dite des régimes de temps [Boé et al. (2006)]. Celle-ci consiste à établir pour le climat présent des relations statistiques entre les caractéristiques du climat local et l’état climatique de grande échelle, pour ensuite les appliquer aux simula- tions à grande échelle pour le futur. La figure 1 présente l’évolution des températures et précipitations annuelles moyennes selon l’ensemble des 21 projections clima- tiques régionalisées pour l’ensemble du bassin de la
En savoir plus

11 En savoir plus

La diversité d'ENSO et le changement climatique

La diversité d'ENSO et le changement climatique

15a are characterised by anomalous warming of the surface ocean more intense and more confined in the eastern part of the equatorial Pacific than moderate El Niño events Fig.. Strong El Ni[r]

328 En savoir plus

Penser le changement climatique

Penser le changement climatique

LES ATMOSPHÈRES DES PLANÈTES SVANTE ARRHÉNIUS comporte comme Mercure, c’est-à-dire tourne toujours la même face vers le Soleil. Si cette manière de voir était exacte, l’atmosphère de cette planète devrait être presqu’aussi épui- sée que celle de la Lune ou de Mercure. Mais, en réalité, on observe que Vénus est entou- rée d’une atmosphère plus épaisse que celle de la Terre. Dans cette atmosphère flottent des nuages si denses que nous n’observons jamais la surface de la planète. Le pouvoir ré- fléchissant de cette atmosphère – dont nous n’observons que les parties les plus hautes, situées au-dessus des nuages – est si grand, que les pointes du croissant se trouvent à une distance inférieure à 180 degrés, et peuvent même se confondre, de sorte que la planète prend l’aspect d’un anneau brillant. Tous les observateurs sont également d’accord sur ce point que Vénus possède une atmosphère plu- tôt plus dense que celle de la Terre. Il faut en conclure que cette planète tourne à peu près aussi vite autour de son axe que ses voisins : la Terre et Mars. La durée du jour sur Vénus a été déterminée à 23,35 heures, par quelques as- tronomes, et ce nombre semble très probable. Les nombres correspondants pour la Terre et Mars sont 23,94 heures et 24,62 heures (révo- lution sidérale), de sorte que le jour terrestre est à peu près la moyenne du jour de ses deux
En savoir plus

72 En savoir plus

Perspectives sur le Changement climatique

Perspectives sur le Changement climatique

R´ esum´ e : Des progr` es importants ont ´ et´ e r´ ealis´ es cette derni` ere d´ ecennie dans la compr´ ehension du changement climatique et de ses rem` edes. L’hypoth` ese centrale pour le futur est un r´ echauffement global de l’ordre de 2 ◦ C en 2100, avec une concentration de dioxide de carbone d´ epassant 550 ppmv. Une bifurcation catastrophiquement rapide dans la dynamique du climat reste possible. Les n´ egociations internatio- nales men´ ees dans le cadre de la Convention Climat ont d´ ebut´ e sur le mod` ele des trait´ es prot´ egeant la couche d’ozone. Mais il s’agit d’un probl` eme de pr´ ecaution interg´ en´ erationnel bien plus vaste.
En savoir plus

21 En savoir plus

Inégalités mondiales et changement climatique

Inégalités mondiales et changement climatique

Ces inégalités de vulnérabilités qui touchent les individus les plus désavantagés s’articulent avec d’autres phénomènes socio-écono- miques, tant à l’échelle des groupes sociaux qu’à celle des pays. La vulnérabilité est multidimensionnelle et peut être accentuée par diffé- rentes formes de discriminations dont sont victimes certains groupes, basées sur le genre, l’appartenance éthnique ou la classe sociale. Dans de nombreux pays en développement, ce sont les femmes qui sont chargées de la collecte de l’eau et du bois de chauffe, ce qui les rend vulnérables aux effets du réchauffement climatique (Egeru, Kateregga et Majaliwa, 2014) (GIEC, Cinquième rapport d’évaluation, Groupe 2, Chapitre 13). Loin de se limiter à la seule dimension des revenus, la race, la structure familiale, ou le niveau d’éducation peuvent jouer un rôle dans la façon dont les individus sont affectés par des catastrophes naturelles, comme dans le cas de l’Ouragan Katrina (Elliott et Pais, 2006 ; Logan, 2006 ; Masozera, Bailey et Kerchner, 2007 ; Myers, Slack et Singelmann, 2008). Cette situation est renforcée par le fait que les groupes défavorisés ont souvent moins de pouvoir décisionnaire et bénéficient moins des ressources publiques.
En savoir plus

35 En savoir plus

Changement climatique : conséquences en Ardenne

Changement climatique : conséquences en Ardenne

Il est toutefois important de noter que cette étude ne traite que de la composante climatique des inon- dations et ne prend pas en compte les impacts de l’Homme sur la couverture du sol (ex : urbanisation, construction de parking, route, déboisement, reboi- sement, etc.) et sur l’aménagement des rivières (ex : construction de murs anti-crue, curage de dépôts, construction/étêtement de barrage, etc.) influençant directement l’occurrence et l’intensité des inondations observées pour des mêmes conditions climatiques.

2 En savoir plus

Ville durable et changement climatique

Ville durable et changement climatique

friendly (amicaux pour l’environnement). La démarche s’étend aussi aux zones d’activités : des parcs d’activités durables sont créés afin d’être plus attractifs aux yeux des promoteurs, en raison des fortes densités qui peuvent être offertes dans ce cadre (Adriaens, Dubbeling, 2005). Bien peu d'édiles ont propagé le modèle de Lanxmeer. Aux Pays-Bas, dans la commune de Cullemborg, le quartier de Lanxmeer forme un écovillage qui transpose en ville une certaine conception de la communauté de vie, du rapport à l’environnement immédiat proche du village. Là, un groupe de personnes s'est constitué en association et a trouvé un terrain à bâtir avec l'aide de la municipalité sur une zone de protection de champs captants. Ce sont les habitants qui ont procédé à l'aménagement de l'espace et qui ont conçu les 200 maisons de Lanxmeer, appuyés par le programme européen COST et le gouvernement néerlandais. Mais ce cas est tout à fait exceptionnel. Dans nombre d'écoquartiers, seule une couche de vert et des dispositifs techniques répondant à la contrainte climatique camouflent un urbanisme « gris » de facture très classique. Posés là tels des OVNIs, ils sont bien incapables de catalyser une vie urbaine induisant un affaiblissement de l'identité de lieu chez ceux qui y résident (Proshansky, Fabian, Kaminoff, 1983). Il n'y a pas d'urbanité dans ces espaces que l'on peine à nommer territoires. Lorsqu'elle existe, celle-ci, par la force des choses, se limite à ceux qui sont proches socialement, économiquement ou culturellement.
En savoir plus

63 En savoir plus

L'économie politique du changement climatique

L'économie politique du changement climatique

e r 2000 ; Crutzen, 2002). Petite explication : l’anthropocène (du grec anthropos , être humain, et kainos, récent) est l’ère qui succède à l’holocène. Elle se caractérise par le fait que l’homme joue désormais un rôle majeur dans l’évolution géophysique de la planète. l’holocène a constitué une ère géologique relativement stable qui a permis l’émergence puis le développement de la civilisation agricole et urbaine. l’anthropocène, qui aurait démarré vers 1800, se caractériserait par une instabilité radicale des environnements et une tendance au réchauffement climatique. de sorte que l’altération anthropique de l’atmosphère dominera de plus en plus les variations naturelles. la raison en est que la population humaine serait devenue, par ses activités industrielles et ses modes de vie, une « force géophysique » supérieure à l’ensemble des mécanismes naturels.
En savoir plus

31 En savoir plus

Show all 6764 documents...