Haut PDF Jeunes en attente d'intégration professionnelle

Jeunes en attente d'intégration professionnelle

Jeunes en attente d'intégration professionnelle

C'est bien d'avoir des mesures, mais proposer par exemple comme un contrat de qualification 60 % du SMIC, c'est pas vraiment une solution non plus, parce qu'on peut pas vivre indépendam[r]

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Insertion sociale et l'intégration professionnelle des jeunes : un projet de recherche pour l'Abitibi-Témiscamingue

Insertion sociale et l'intégration professionnelle des jeunes : un projet de recherche pour l'Abitibi-Témiscamingue

2.2.3 Les passerelles Dans son rapport annuel de 1996-97, le Conseil Supérieur de l’Éducation souhaite la participation de divers acteurs sociaux dans le processus de l’insertion sociale des jeunes. Il sollicite des engagements formels de la part des syndicats, des employeurs, des corporations professionnelles, des Églises, des médias et bien entendu du système éducatif. Il ne néglige pas non plus les différents paliers de gouvernement qui interviennent à travers les organismes voués à l’insertion sociale et l’intégration professionnelle des jeunes et à la création d’entreprises. (Québec, 1997) Reconnaissant l’importance de ces acteurs sociaux, nous avons tenté de vérifier les effets de leurs actions sur les trajectoires d’insertion de nos répondants. À notre grand étonnement, les individus qui semblent profiter le plus des services offerts sont issus de notre groupe de répondants bien insérés, alors que les répondants peu insérés ont une perception souvent négative de ces organismes. Les problèmes rencontrés lors de la constitution de notre échantillon avaient soulevé des interrogations au sein de notre équipe de recherche. Rappelons que nous n’arrivions pas à rejoindre des chômeurs pour des fins d’entrevue, malgré l’aide d’organismes destinés à favoriser l’insertion sociale des jeunes de 16 à 35 ans. Ainsi, l’analyse comparative des trajectoires d’insertion des répondants bien insérés et peu insérés révèle les forces et les faiblesses des différentes passerelles de la société.
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'Conquérir son indépendance', 'commencer sa vie', 'trouver sa place'Portrait des jeunes en quête d'intégration professionnelle

'Conquérir son indépendance', 'commencer sa vie', 'trouver sa place'Portrait des jeunes en quête d'intégration professionnelle

Cela n’empêche pas qu’une fraction de ces jeunes se trouve déstabilisée et se vit sous la menace de l’exclusion. L’absence de con- fiance dans ses chances à trouver rapide- ment le chemin de l’emploi, associée à la dif- ficulté à vivre une dépendance conflictuelle avec le milieu familial, enferment une partie des jeunes dans une impasse difficile à tenir. Elle est particulièrement menaçante pour ceux qui sont le plus concernés par la ques- tion de l’intégration, et qui ressentent de ma- nière plus aiguë le jugement social qui s’at- tache à l’inactivité prolongée. C’est le cas des enfants des familles d’immigrés, quand ils se rendent compte qu’aux difficultés vécus par tous les jeunes se surajoute un lourd handicap imposé par leurs origines. Néanmoins, pour la majorité des jeunes, le rôle de soutien affectif, financier et matériel de la cellule familiale d’origine est détermi- nant et leur permet de résister à l’allonge- ment de la « file d’attente ». L’entourage (pa- rents, frères et sœurs plus âgés, grands-
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Pratiques informationnelles dans l'intégration professionnelle des jeunes adultes et des immigrants : revue de littérature

Pratiques informationnelles dans l'intégration professionnelle des jeunes adultes et des immigrants : revue de littérature

l’habitude de consulter plusieurs sites de nouvelles différents. 7 (Latzko-Toth et al. 2015) La litte rature acade mique sur les transformations apporte es par le nume rique a par ailleurs fait grand cas de l’ide e d’une culture participative. En effet, ce qu’il est convenu d’appeler le « Web participatif » ou le « Web 2.0 » permet a tout un chacun de contribuer des contenus – ide es, opinions, savoirs, expressions artistiques – a la grande toile collective que peut e tre Internet aujourd’hui. Or, en pratique, « [s]eule une petite part des jeunes produisent de tels contenus qu’ils mettent eux-me mes en ligne » (Balleys et Gallant 2016). Cette portion correspond certes a un nombre substantiel d’individus, avec une production parfois tre s soutenue notamment pour ceux qui partagent des vide os sur YouTube, mais (si l’on exclut la messagerie prive e) la grande majorite des jeunes consulte plus qu’ils n’e crivent et publient. Par exemple, alors que 69% des jeunes interroge s par le CEFRIO indiquent avoir consulte des wikis, seulement 19% y auraient contribue (CEFRIO 2010). De me me, plus re cemment, les jeunes rencontre s dans une enque te qualitative re cente soulignent qu’ils appre cient le fait que YouTube permet d’interagir avec les jeunes qui diffusent des vide os, via la zone de commentaires, me me si aucun des participants ne l’avait jamais fait (Millerand et al. 2016).
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Organiser le tutorat des jeunes en formation professionnelle initiale dans les petites structures

Organiser le tutorat des jeunes en formation professionnelle initiale dans les petites structures

C’est l’école qui nous envoie des candidatures. À chaque fois qu’ils ont des stages à faire, quelques semaines avant ils nous envoient un certain nombre de CV, trois, quatre, cinq, et nous en fonction de notre besoin on ouvre des postes pour des stagiaires. […] Avec le [lycée de l’Aéronautique], oui, ça fonctionne comme ça. […] Ils viennent visiter chez nous l’atelier, […] On fait un premier rendez-vous avec M. [Z, directeur de la production au sein de la société] et moi-même – enfin, premier, ça fait tellement longtemps maintenant, avec le [lycée de l’Aéronautique], mais on les rencontre régulièrement. Moi j’oriente plutôt la partie RH, mais M. [Z] leur explique bien comment l’atelier évolue – on ne cesse d’évoluer puisqu’on grossit, donc régulièrement on fait un point, ou ils reviennent revoir un peu les locaux, l’organisation, etc. […] Notre relation avec l’école va beaucoup jouer quant à l’intégration ou non de stagiaires. Une école où ils vont se déplacer, venir nous rencontrer, nous envoyer des CV assez ciblés, et puis nous aider dès qu’on a une difficulté avec un stagiaire, où on ne se sent pas complètement démunis, eh bien là on va encore plus jouer le jeu, prendre encore plus de stagiaires, et même des fois dépanner l’école. Il arrive qu’au dernier moment l’entreprise accueillante annule, et là nous au dernier moment on va prendre un jeune, et des fois ce n’est pas tout à fait lui qu’on aurait retenu. On va aussi le faire pour l’école. Cette relation avec l’école est très importante. Certaines écoles nous balancent des CV alors qu’ils ne nous connaissent pas, c’est un truc qui nous est assez insupportable. C’est un manque de respect, je trouve, pour le jeune : ils ne savent pas où ils l’envoient, nous on trouve ça assez étrange. […] C’est important, quand même, chez nous, que l’école se déplace. Et d’ailleurs on a été invités par le [lycée de l’Aéronautique] pour visiter aussi l’atelier où travaillent les jeunes en stage chez nous qui sont en formation là-bas, et pour nous c’est important d’aller voir cet atelier et de voir si ça correspondait, si c’était assez proche de ce qu’ils connaissent chez nous, voir sur quels outils ils étaient formés et comment, pour nous c’était assez important. […] On y contribue aussi, à cette bonne relation, par exemple en allant à leurs rendez- vous quand ils nous convoquent, en se libérant une matinée – ce qui n’est pas évident, parce que M. [Z] vient avec moi, donc lui aussi il faut qu’il libère une matinée alors qu’il gère toute l’entreprise. Donc c’est du temps qu’on consacre à l’école, mais c’est pour continuer cette aventure » (directrice des ressources humaines, PME dans la fabrication aéronautique).
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L’insertion sociale et professionnelle des jeunes «désengagés» : Analyse du programme d’intervention de La Réplique.

L’insertion sociale et professionnelle des jeunes «désengagés» : Analyse du programme d’intervention de La Réplique.

dévastatrices pour eux, est peu exploré» recommande d’ailleurs à ces organismes de suivre cette voie d’intervention. La stratégie pédagogique de La Réplique est différente et originale en ce qu’elle n’assigne pas, dés le début, un objectif précis explicité par un contrat. Elle engage toutefois le jeune dans une démarche où la visée finale est le mieux-être de ce dernier et son intégration dans les structures sociales. C’est l’ensemble du cadre d’intervention, axé sur la liberté accordée au jeune, de la relation et du processus pédagogique qui favorisent le changement personnel. Le travail de formation mis en place à La Réplique est une médiation entre les valeurs sociales dominantes et des individus particuliers. Il contient l’idée que la socialisation peut inculquer des normes qui conforment l’individu et le rend autonome et libre. La pédagogie de La Réplique prend en compte l’évolution de la conception de l’individu, l’individualisme croissant de nos sociétés occidentales et l’injonction faite aux jeunes de définir eux-mêmes leur propre chemin. Quête de soi, histoire de vie, projets de formation, transformation de soi, affect, rapport au travail, voici des éléments qui ponctuent la psychologie éducative de La Réplique. Dans ce contexte, il est à souligner que dans leurs discours, les jeunes insistent sur l’importance de la personnalisation de leurs relations avec le personnel de La Réplique, «l’écoute» du jeune constituant une base importante sur laquelle s’articule la pratique d’intervention de La Réplique. Les participants à la recherche ont témoigné de leur satisfaction quant à la nature des rapports établis avec le personnel de La Réplique. Cette personnalisation qui marque souvent la différence avec le traitement de masse qui caractérise aux yeux des jeunes d’autres organismes d’insertion, constitue une différence distinctive.
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Quartiers défavorisés : relégation pour certains jeunes, insertion sociales et professionnelle pour d'autres

Quartiers défavorisés : relégation pour certains jeunes, insertion sociales et professionnelle pour d'autres

L es quartiers défavorisés sont traditionnellement appréhendés comme fonctionnant sur un modèle de relégation et d’enfermement spatial des populations qui y résident. L’image de la trappe résidentielle est souvent évoquée pour illustrer les logiques qui aboutiraient à y concentrer, au fi l du temps, une population socialement défavori- sée, susceptible de subir une altération des processus de socialisation. Pour les jeunes de ces quartiers, cela se traduirait alors par des diffi cultés d’insertion sociale et professionnelle, diffi cultés porteuses d’un risque de transgression des normes sociales qui prévalent dans le reste de la population et nécessitant à ce titre une réponse spécifi que des institutions. Observer ces jeunes en phase de transition sociale et professionnelle revient à se poser deux questions majeures. Existe-t-il des processus d’intégration au marché du travail et de passage à l’âge adulte qui sont propres aux habitants de ces quartiers défavorisés, générant ainsi les divergences de destinées sociale et professionnelle que l’on peut observer par rapport aux autres jeunes ? Une telle vision n’est-elle pas trop réductrice des fonctions que remplissent ces espaces auprès des populations amenées à y vivre, obérant ainsi la perception de certai- nes fonctions sociales plus positives ?
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Favoriser l'accès à la formation professionnelle pour les jeunes avec un trouble du spectre de l'autisme

Favoriser l'accès à la formation professionnelle pour les jeunes avec un trouble du spectre de l'autisme

L’organisation de la formation professionnelle en Suisse À la fin de la scolarité obligatoire, à environ 15 ans, deux grandes possibilités de formation s’offrent aux jeunes suisses (pour une présentation détaillée, voir Fonjallaz, 2009). Premièrement, poursuivre dans une voie académique en s’engageant dans une formation générale de type théorique (école de culture générale ou école de maturité gymnasiale). Le titre ainsi obtenu permet aux personnes d’accéder à des formations de niveau tertiaire, par exemple dans une université. L’admission dans ce type de formation est soumise à condition, un bon niveau scolaire constitue un prérequis indispensable. Deuxièmement, les jeunes ont la possibilité de s’engager dans la formation professionnelle initiale. Ce choix est plébiscité par deux tiers des jeunes suisses (Secrétariat d’État à la formation, à la recherche et à l’innovation [SEFRI], 2016a). Cette formation duale allie apprentissages théoriques (dispensés dans une école professionnelle un jour par semaine) et pratique (intégration dans une entreprise, 4 jours par semaine). La formation peut également s’effectuer à plein temps dans une école (école des métiers) ; des stages en entreprise sont alors prévus. De nombreux établissements spécialisés proposent ce type de formations professionnelles initiales à des jeunes en situation de handicap, notamment à des personnes présentant un TSA.
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Dépression et reconstruction identitaire : intégration de l'expérience de la dépression et changements bénéfiques dans la vie professionnelle

Dépression et reconstruction identitaire : intégration de l'expérience de la dépression et changements bénéfiques dans la vie professionnelle

Sept mois après son arrêt, Clara retourne au travail en acceptant une charge partielle, en mode individualisé. Une forme de retour progressif qui convient à Clara qui accepte l’offre. Ainsi, elle continue d’être enseignante, mais autrement et à temps partiel seulement. Toutefois, Clara sent qu’elle se détache de plus en plus de cette profession. Elle termine son année d’enseignement en ayant en tête qu’elle ne reviendra pas en classe. C’est aussi un temps où le suivi avec sa travailleuse sociale prend fin et que Clara considère s’être remise de la dépression. Elle quitte alors sa région pour une plus grande ville. Elle tente de réfléchir à son avenir professionnel et demande à consulter un conseiller d’orientation dans un Carrefour Jeunesse-emploi (CJE). Elle est placée sur la liste d’attente. En parallèle, elle donne son nom pour de la suppléance et fait divers emplois comme de l’aide aux devoirs. Quelques mois plus tard, Clara obtient son accès à une conseillère d’orientation pour une démarche d’environ cinq rencontres. Au cours de ce suivi, il devient plus clair pour elle que la profession d’enseignante ne lui convient pas en raison de son introversion, de ses préférences pour les relations égalitaires et de sa nouvelle réticence pour la performance académique. Cherchant à récupérer ses acquis, Clara tente de trouver une autre voie professionnelle dans le milieu scolaire. C’est finalement la profession de conseillère d’orientation qui est retenue, perçue comme porteuse d’une grande adéquation avec la personne qu’elle est.
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Les jeunes de 16-24 ans inscrits en formation professionnelle et les obstacles à leur participation à la formation

Les jeunes de 16-24 ans inscrits en formation professionnelle et les obstacles à leur participation à la formation

La deuxième association de la variable Scolarité avec la variable Q3.5.4 (Je dois travailler fort pour réussir), présente un facteur de corrélation est négatif ce qui revient à dire que ce sont les jeunes non diplômés ou de faible niveau scolaire qui ont besoin de travailler davantage que leurs pairs diplômés ou de niveau scolaire élevé pour réussir. Le facteur de corrélation positif des trois dernières, avec les variables Q4.5.1 (Satisfaction des services de suivi et d’accompagnement), Q4.5.2 (Satisfaction des services d’aide à la réussite) et Q4.5.3 (Satisfaction des activités parascolaires), souligne que les jeunes diplômés ou à scolarité élevée sont les plus satisfaits des services offerts par le CFP et des activités parascolaires. Cette dernière observation s’expliquerait par les facultés d’adaptation et d’intégration de ces jeunes à la vie du CFP en rapport avec leur représentation positive pour l’école portée par les expériences positives antérieures vécues au cours de leur cheminement scolaire, contrairement à leurs camarades peu scolarisés qui ont une perception négative de l’école en rapport avec les expériences dévalorisantes et les échecs cumulés, vécus antérieurement.
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Développer la communication et accompagner l’information des jeunes en insertion sociale et professionnelle : le cas de la Garantie jeunes en Mission locale

Développer la communication et accompagner l’information des jeunes en insertion sociale et professionnelle : le cas de la Garantie jeunes en Mission locale

Or, il s’avère que ces instances de gouvernance communiquent pas ou très peu comme l’indique Edith Le Gourrier, responsable de la communication à l’UNML 71 « On n’est pas du tout dans le même mode de communication, ça n’a rien à voir. Il n’y a pas d’articulation et c’est dommage d’ailleurs ». Il n’y a pas d’échanges de pratiques entre les chargés de communication, pas ou peu d’outils de communication mutualisés et aucune stratégie de communication concertée et partagée sur la « marque » Mission Locale. Seule l’UNML a, depuis 2014, lancé la semaine nationale des ML, qui vise à fédérer les structures sur une semaine afin de valoriser leurs actions à destination des jeunes et des partenaires économiques. Mais cela reste de l’ordre de l’occasionnel sans pérennité, sans outiller et professionnaliser les ML pourtant en attente de formation dans ce domaine. Edith Le Gourrier 72 fait le constat suivant sur la communication des ML « elle est d’une grande hétérogénéité, c’est lié au professionnalisme, aux moyens que se donnent les structures, ou pas, de faire de la communication. Il y a des structures qui se débrouillent très bien, qui font ça professionnellement avec des gens formés, […] et il y a des structures qui ne font rien ou qui le font mal». Cette situation semble s’expliquer par un manque de volonté de toutes les parties prenantes. Difficile pour chacune de savoir comment se positionner et ne pas empiéter sur les territoires et prérogatives de chacun. Par exemple, AMILAURA n’a pas de budget communication alors que la fonction communication est inscrite dans la circulaire ministérielle qui dicte ses activités 73 . La structure d’animation régionale se trouve même moins bien dotée que certaines ML alors qu’elle a une vocation à portée régionale. Ceci est avant tout lié un manque de stratégie des différentes instances de gouvernance. Les strates nationales, régionales, locales ont parfois des visions et des intérêts divergents. Tout ceci ne contribue pas à la visibilité des ML auprès des jeunes. Des choses se font à tous les niveaux mais pour la plupart, il s‘agit d’actions ponctuelles rarement inscrites dans un plan de communication cohérent et très peu valorisées ou prises en compte par les instances de pilotage. On touche peut-être ici les limites du modèle associatif.
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Insertion ou désertion professionnelle : étude de trajectoires professionnelles de jeunes enseignantes et enseignants québécois

Insertion ou désertion professionnelle : étude de trajectoires professionnelles de jeunes enseignantes et enseignants québécois

successives (Lacourse & Moldoveanu, 2011), et souvent définie en termes d'acquisition progressive de compétences, d'apprentissage de rôles et de connaissances, et de développement de qualités (Gingras & Mukamurera, 2008 et Gohier & al., 2001). Boutin avoue cependant que malgré « l'existence de grandes étapes de croissance chez l'enseignant, [...] le développement du soi personnel et professionnel emprunte des retours et des détours » (1999, p.46). De plus, les modèles de développement de l'identité enseignante se déploient sur toute la durée de la carrière des enseignants alors que les sujets rencontrés dans le cadre de notre étude n'en étaient qu'à leurs toutes premières années en activité. Dans le contexte des débuts où la survie prend souvent le dessus sur la croissance professionnelle (Boutin, 1999), les émotions senties en cours d'expérience et les attitudes adoptées face à la situation de novice deviennent le focus du jeune enseignant et conséquemment, à notre sens, les éléments constitutifs de son identité. En effet, les modélisations du développement enseignant trouvées dans la littérature commencent toutes (ou presque) par une période de centration sur soi. Bien que certains des jeunes interrogés lors de notre recherche soient passés à des étapes subséquentes de leur développement, cette étape de focus sur soi est la seule vécue par tous. Tenter de définir l'identité de nos participants sur la seule atteinte de stades développementaux ou la seule présence de compétences précises en dirait donc très peu sur l'évolution de leur identité en cours de trajectoire professionnelle. Le choix méthodologique de recueillir des témoignages ne permet pas de toute façon de vérifier objectivement si, par exemple, le jeune enseignant a bel et bien acquis telle ou telle compétence. Par ailleurs, dans une optique interactionniste, les impressions et les attitudes du jeune enseignant face à son activité professionnelle suffisent à délimiter la dimension de soi comme personne enseignante pendant son entrée en fonction. Pour toutes ces raisons, nous nous en remettons tant au terrain qu'aux écrits pour opérationnaliser cette composante sous ces deux grandes catégories d'indicateurs : sentiments et conduites.
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Comment évoluent les disparités régionales en matière de formation professionnelle et d'emploi des jeunes en France ?

Comment évoluent les disparités régionales en matière de formation professionnelle et d'emploi des jeunes en France ?

Alors que le volume total d'emplois frontaliers a été multiplié par 3,6 entre 1968 et 1990, la place des jeunes dans l'emploi frontalier a reculé lentement et régulièrement depuis plusieurs décennies. La principale caractéristique de ces jeunes travailleurs frontaliers tient à leur mobilité géographique. Non seulement cette population se déplace quotidiennement entre lieu de résidence français et lieu de travail à l'étranger, mais encore certains jeunes frontaliers ne sont pas originaires des régions frontalières. Ils ont été attirés par l'offre de travail extérieure au pays et sont venus résider près de la frontière après leur sortie d'études en espérant bénéficier d'une embauche de l'autre côté de la frontière.
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Les conditions d'insertion professionnelle des jeunes diplômés en éducation selon le type de région du Québec

Les conditions d'insertion professionnelle des jeunes diplômés en éducation selon le type de région du Québec

Au regard des profils régionaux qui ont été présentés dans le premier chapitre , on constate que le taux de chômage est plus élevé dans les régions périphériques (10 , 9%)[r]

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Description de l'estime de soi des élèves orientés vers le programme d'insertion sociale et professionnelle des jeunes

Description de l'estime de soi des élèves orientés vers le programme d'insertion sociale et professionnelle des jeunes

Dans un premier temps, la note totale (estime de soi globale) obtenue à l'estime de soi, ainsi que les résultats aux domaines d'activités susceptibles de l'influencer[r]

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Les déterminants de l'accès à l'emploi chez les jeunes diplômés de la formation professionnelle au Maroc

Les déterminants de l'accès à l'emploi chez les jeunes diplômés de la formation professionnelle au Maroc

La raison pour laquelle nous avons choisi de nous limiter à cette population était parce que la littérature qui traite la situation des diplômés universitaires e[r]

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Trajectoires d'insertion professionnelle des jeunes : évolution des catégories dans une enquête qualitative longitudinale

Trajectoires d'insertion professionnelle des jeunes : évolution des catégories dans une enquête qualitative longitudinale

L’archive ouverte pluridisciplinaire HAL, est destinée au dépôt et à la diffusion de documents scientifiques de niveau recherche, publiés ou non, émanant des établissements d’enseignemen[r]

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Modèle de Bronfenbrenner intégration professionnelle en milieu ordinaire d’une personne porteuse de trisomie 21

Modèle de Bronfenbrenner intégration professionnelle en milieu ordinaire d’une personne porteuse de trisomie 21

Par ailleurs, cet outil va permettre à l’acteur en partenariat avec les autres sujets d’élaborer son plan d’action pour l’intégration professionnelle. Pour cela, il va pouvoir s’organiser, préparer des temps de rencontre et d’échanges avec les différents microsystèmes de la personne. Ce modèle lui permettra de constater les interrelations présentes entre les différents partenaires. La rencontre entre les différents acteurs étant souvent déficitaire d’après notre enquête, l’ergothérapeute devra apporter des clés permettant d’améliorer ce point. L’ergothérapeute est un professionnel pouvant être en contact avec la personne, sa famille, les professionnels paramédicaux, les associations et les employeurs etc. Il devra donc mettre en œuvre ses capacités relationnelles afin de faciliter la rencontre entre ces différents milieux. D’après la compétence 6 du référentiel d’ergothérapie, l’ergothérapeute est capable de « conduire une relation dans un contexte d’intervention en ergothérapie »(32) incluant l’accueil, l’écoute des personnes, la mise en place d’une relation de confiance, la création de temps d’échanges etc.
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Transitions des jeunes vers la vie adulte : processus d’insertion et rapports à la vie professionnelle

Transitions des jeunes vers la vie adulte : processus d’insertion et rapports à la vie professionnelle

visions du monde. À des échelles plus locales, les contextes du marché du travail régional, par exemple, mais également les entourages familiaux et les réseaux sociaux, s’articulent avec les traditions et les potentialités de chaque famille et dépassent le temps biographique. Au niveau plus individuel, les caractéristiques sociodémographiques, les expériences passées ainsi que les capitaux humains et sociaux accumulés interviennent sur la définition des possibilités qui sont mises en œuvre, conjointement aux sentiments de leurs potentialités, aux idées, aux valeurs et aux désirs formulés par les jeunes. De même, Michel Grossetti (2004) analyse les diverses modalités que peuvent adopter la contingence et l’imprévisibilité, ainsi que les modèles explicatifs susceptibles de les prendre en compte. « Même lorsque l’on parvient à dégager des régularités statistiques importantes à un niveau agrégé, il reste des imprévisibilités au niveau des parcours de vie. On peut choisir de s’en tenir à l’étude des trajectoires les plus probables en considérant les autres comme négligeables, mais c’est se priver de comprendre certains phénomènes que l’on peut justement commencer à appréhender en acceptant la présence de formes d’imprévisibilité » (Grossetti, 2004). Il en va de même lorsque Claude Dubar (2001) insiste sur la construction sociale de l’insertion professionnelle, qu’il présente comme le produit d’une histoire, un construit sociétal et la résultante de stratégies d’acteurs.
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Comment évoluent les disparités régionales en matière de formation professionnelle et d'emploi des jeunes en France ?

Comment évoluent les disparités régionales en matière de formation professionnelle et d'emploi des jeunes en France ?

Rapport entre offre et demande de formation professionnelle Un rapport de l'Inspection générale de l'Éduca- tion nationale de décembre 2000, relatif à l'examen des procédures d'affectation des élèves en filière pro- fessionnelle mises en place dans les différentes aca- démies, révèle que l'offre de formation en Bep est globalement la plus importante dans les académies de Lille, Caen, Reims et Bordeaux. En revanche, elle est plus faible dans celles de Nice, Poitiers, Aix-Mar- seille, et Lyon. Au sein de cette offre, le secteur des services prédomine dans les académies de Créteil, Corse, Montpellier, Paris et Versailles tandis que ce- lui de la production domine légèrement à Reims et Rennes.
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