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Eté 2014 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Eté 2014 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Les transferts envisagés sont généralement de petite taille et disparaissent si la dépression est généralisée à l’ensemble de la zone. Comme ils doivent être de solde nul en cu- mul temporel pour chaque pays, ils ne peuvent avoir qu’un impact négligeable. Par ailleurs, il est impossible d’avoir une stabilisa- tion complète par le seul jeu des stabilisateurs automatiques : il faut obligatoirement y ajou- ter des mesures discrétionnaires : les pays membres ne peuvent accepter l’interdiction des mesures discrétionnaires en échange d’une petite dose de stabilisation automatique à l’échelle européenne, d’autant plus que même le Pacte budgétaire autorise le jeu des stabilisateurs automatiques à l’échelle natio- nale (tout en limitant cette possibilité par un calcul contestable du solde conjoncturel). Par ailleurs, le fonctionnement de la zone euro ne peut être bâti durablement sur des transferts entre des pays du Nord (en bonne santé économique et ayant de forts excédents commerciaux) et des pays du Sud (en situa- tion de chômage de masse). D’une part, les habitants des pays du Nord ne l’accepteraient pas. D’autre part, les pays du Sud ne peuvent compenser une situation de détresse écono- mique par des transferts qui les soumettraient aux diktats des pays du Nord et des institu- tions européennes. Ce qui est acceptable dans le cadre national où règne une solidarité instinctive ne l’est pas dans le cadre européen où les actifs des pays du Nord ne sont pas spontanément solidaires des chômeurs des pays du Sud, où les français demain refuse- ront de payer pour les retraites des italiens ou des allemands, où les citoyens européens re- fusent de financer le déficit de la Grèce, cau- sé en grande partie par la fraude fiscale. Aus- si, les transferts entre pays membres ne peuvent être mis en place qu’à titre excep- tionnel ou pour financer des politiques de dé- veloppement productif. Chaque pays doit se donner comme objectif de retrouver un mo- dèle économique satisfaisant, ce qui demande aujourd’hui des stratégies différenciées. La co- ordination des politiques économiques doit viser la résorption des déséquilibres entre pays membres.
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Eté 2014 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

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Les résultats des élections européennes de mai 2014 sont déprimants. Le taux de participation reste pratiquement celui d’il y a cinq ans, soit 43%. En prenant la moyenne des 28 Etats de l’UE, moins d’un électeur sur deux est allé voter. L’Europe intéresse peu. De plus, les partis europhobes ou très eurosceptiques recueillent désormais plus d’un vote sur cinq contre un sur six dans la législature précédente. L’Europe se porte mal.

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Eté 2008 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

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économique dans l’immédiat, mais en espérant que son action redressera l’économie à terme. Ces deux attitudes reflètent des conceptions différentes d’une monnaie forte ou faible. Au cours de ces derniers mois des débats nombreux se sont développés sur les va- leurs externes des deux devises mondiales les plus importantes, l’euro et le dollar. Mais curieusement les institutions habili- tées aux Etats-Unis et en Europe à exprimer leurs avis sur ces valeurs sont restées très discrètes à ce sujet. On peut donc supposer que l’évolution des valeurs internationales de ces deux monnaies n’a pas d’incidences importantes sur les éco- nomies des Etats-Unis et de la zone euro. Ce n’est que récemment que Henry Polson, secrétaire du Trésor américain a déclaré qu’un dollar fort est dans l’intérêt de l’économie américaine. Son inter- vention faisait suite à une déclaration du président des Etats-Unis exprimant son inquiétude sur l’évolution de la valeur internationale du dollar. Par contre, les autorités européennes ne se prononcent pas explicitement en faveur d’un euro fort ou faible. En effet, le Conseil des ministres des finances de l’Union européenne qui est habilité à spécifier les principes de la politique des changes de l’Europe se contente d’exprimer, dans le communiqué final de la réunion de mars 2008, les préoccupations de ses membres concer- nant « les mouvements excessifs des taux de change », car « une volatilité excessive et des mouvements désordonnés des taux de change ne sont pas souhaitables pour la croissance économique ». Ce commu- niqué est repris intégralement, une semaine plus tard, dans les conclusions de
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Eté 2010 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

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Au final, les citoyens économiquement les plus fragiles sont doublement pénalisés : ils payent la crise et le traitement de la crise. C'est l'injuste retour des choses. Alors, que faire ? D'abord, inlassablement rappeler que critiquer le Consensus de Bruxelles et, plus généralement, remettre en cause l'architecture trop libérale de l'union économique et monétaire n'est pas une marque de défiance envers la construction européenne. Ensuite, dire, et redire, que nous avons besoin d'une Europe exemplaire de paix et de solidarité. D'une Europe qui régule l'économie dans l'intérêt collectif. On connaît la direction à prendre. Seule la création d'un véritable pouvoir politique et démocratique européen au dessus des Etats membres sera capable de subvertir le Consensus de Bruxelles et de piloter l'économie européenne. Il faut sans cesse y méditer, surtout lorsqu'on sait que la géopolitique mondiale s'organisera autour de quelques grands espaces régionaux.
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Eté 2010 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

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La dégradation des finances publiques dans les états européens a entamé le moral des investisseurs et a généré un mouvement de panique sur les marchés boursiers. Les plans d’austérité dans la zone euro risquent de briser la reprise des économies européennes tout juste convalescentes. La sortie de crise est tributaire de la capacité des Etats européens à créer une autorité budgétaire suivant une structure fédéraliste complémentaire à l’autorité monétaire. La création de fonds de garantie des dettes publiques constitue un signe d’espoir mais demeure insuffisante et n’apportera pas des solutions définitives à la crise européenne. En effet, tant que les institutions fonctionnent avec une Europe unijambiste (seulement avec une autorité monétaire), ils seront dans l’incapacité de faire face aux mouvements de spéculations et on assistera à l’effondrement des pays fragiles comme l’Espagne et le Portugal,… Suivant ce scénario, l’Europe connaitra une récession plus profonde et plus persistante et les retombées économiques sur les pays riverains seront conséquents. De surcroît, l’ampleur des plans de rigueur, annoncés par les pays de la zone euro pour contenir les déficits et rassurer les marchés sont autant de risques qui peuvent freiner la croissance à venir. Selon l’OCDE la croissance économique, estimée initialement à 2.7 % du PIB en 2010 et 2.8 % en 2011 sera moins forte dans la zone euro, seulement 1.2 % en 2010 et 1.8 % en 2011. Pour l’OCDE, la menace de la dette est réelle et peut provoquer des déséquilibres mondiaux. La zone euro risque en effet de payer le prix fort de ses plans d’austérités alors que les autres pays comme les Etats-Unis, le Japon, la Grande Bretagne, qui ne sont pas contraint
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Eté 2011 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

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veillance et la suspicion. Nous connaissons le résultat sous nos yeux : les États membres perdent une partie de leur autonomie sans que pour autant l’Europe devienne une puissance ; les citoyens ne parviennent pas à s’iden- tifier à une Europe lointaine qui ne les protège pas assez. Sur le long terme, une telle construction risque de s’effriter.

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Eté 2011 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

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L’un des principaux avantages macroéconomiques attribué à l’euro réside dans sa capacité à protéger les pays membres de l’Union monétaire européenne des attaques spéculatives et des fuites de capitaux qui peuvent se manifester lors de crises économiques et financières graves. Or, cet avantage s’est révélé illusoire pour la Grèce, l’Irlande et le Portugal qui, malgré leur appartenance à la zone euro, ont fait l’objet de la défiance des opérateurs financiers sur leur capacité à rembourser leurs dettes. Il s’est même transformé en un handicap dans la mesure où ces pays ne peuvent espérer sortir de leurs difficultés financières qu’en faisant appel à l’aide internationale et en mettant en œuvre les mesures d’austérité sévères qui leur sont imposées en contrepartie de ces aides et dont les effets sur leurs finances publiques risquent d’être contraires à ceux attendus. Du fait du coût économique, politique et social important de cette solution, certains pays de la zone euro peuvent envisager de la quitter, alors que des candidats à l’euro peuvent être amenés à retarder leur adhésion ou à y renoncer en espérant que le retour à une monnaie nationale ou sa conservation leur permettra de mieux faire face à une crise de leur endettement public. Mais les difficultés qu’éprouvent les pays de la zone euro à résoudre leur problème de finances publiques face à la défiance des marchés financiers ne résultent pas de l’instauration d’une monnaie commune. Elle provient plutôt de la stratégie qui est utilisée par les instances européennes pour aider les pays en difficulté. En effet, le
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Eté 2008 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

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Mais la coordination est compliquée en théorie comme en pratique, notamment pour ce qui concerne les politiques budgétaires. La maîtrise du budget national est en effet une prérogative régalienne que les Etats membres préservent jalousement, tout en respectant, plus ou moins, le Pacte de stabilité et de croissance. Une bonne coordination implique également un consensus sur les effets attendus de la politique budgétaire. Or il est ici malaisé de faire une synthèse entre les approches

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Hiver 2014 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

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cette dernière s’adressant aux PMA (pays les moins avancés). De plus, comme nous le ver- rons plus bas, la CE et des régions ACP ont si- gné des APE (accords de partenariat écono- mique) qui prévoient la mise en place de zones de libre-échange. Ces politiques com- merciales unilatérale et bilatérale à destina- tion des pays en développement à faibles re- venus risquent de voir leurs effets attendus, réduits par l’abaissement des barrières tari- faires prévues par les deux méga-accords. Les études d’impacts semblent indiquer des retombées globales limitées sur les pays non- membres des accords. L’accord Trans-paci- fique aurait un impact négatif de 0,07% sur le PIB du reste du monde à l’horizon 2025, que les mesures non tarifaires soient prises en compte ou pas (Cheong, 2013). Draper et al. (2014) opposent deux études d’impact du TIPP sur les pays à faible revenu : celle du Bertelsmann Institute (Felbermayr et al., 2013) montre que l’élimination des barrières tari- faires au sein du TTIP aurait un effet variant de 1,7% à -7,4% du revenu par habitant en Afrique, l’essentiel des taux étant négatifs 1 ; celle de la CE (Francois, 2013) montre un gain marginal du PIB allant de 0,09% à 0,2%, selon le scénario retenu, grâce à des effets de création de flux commerciaux et surtout, d’une part, à la croissance économique qui résulterait d’un accroissement des échanges consécutif à la mise en place d’une zone de libre-échange et, d’autre part, à une conver- gence des normes techniques des États-Unis et de l’Union européenne.
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Hiver 2014 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

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Rien de surprenant, puisque l’absence d’harmonisation favorise les stratégies offensives des grandes entreprises et contribue à préserver les pouvoirs des hommes politiques nationaux. Les gagnants sont donc plutôt les entreprises et les gouvernements. Les perdants sont les autres, et surtout les salariés. Ces derniers n’auraient à redouter l’harmonisation que si elle se faisait vers le bas. Mais cette hypothèse est improbable car, dans ce cas, certes avec un certain cynisme, les entreprises pousseraient à

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Eté 2007 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

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Un domaine réservé transitoire Le ou les opérateurs qui prennent en charge le service universel peuvent, selon la directive de 1997, bénéficier d’une compensation, « lorsque les obligations (…) constituent une charge financière inéquitable », puisqu’ils sont de moins en moins en mesure d’en assurer le financement par le reste du trafic qui, progressivement, leur échappe. La directive autorise à cet effet la mise sur pied d’un fond de compensation. La solution la plus pratiquée jusqu’à présent en Europe, consiste cependant à maintenir transitoirement un domaine réservé (monopole partiel) pour l’opérateur historique en charge du service universel. En France, la diminution du monopole n’a jusqu’à présent concerné qu’une partie limitée de trafic courrier, seulement 8,6 % de volume capté, pour un potentiel théorique de 16 % (graphiques n°1 et 2a en annexe). Cela représente toutefois une perte d’environ la moitié du trafic ouvert à la concurrence. L’impact sur le chiffre affaires est plus significatif, puisqu’il atteint 18 % en 2005 6 .
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Eté 2007 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

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Pour se consolider, la zone euro aurait intérêt à se diriger vers un espace politique homogène, autrement dit une union politique. C’est d’ailleurs pour ne pas s’engager vers une union politique que Mrs. Thatcher justifiait le « non » du Royaume-Uni à la monnaie unique. Elle faisait en effet le lien entre la juridiction optimale et l’intégration politique. Naturellement, puisque tous les Etats membres n’appartiennent pas à la zone euro, il conviendrait de recourir à une Europe à plusieurs cercles. La tâche est considérable. Elle exige, dans tous les pays concernés, l’évolution des esprits dans un contexte de clarté sur les objectifs et les moyens. La France, à l’occasion des élections présidentielles, vient d’apporter une nouvelle fois la preuve que les grands débats nationaux menés au sein de chaque Etat membre éludent très largement cette question cruciale pour l’avenir.
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Eté 2019 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

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de droite dans de nombreux pays, comme l’a abondamment montré la presse dans ses commentaires. On a pu relever que les votes populistes eux-mêmes suivent des tendances communes — même si cela ne leur permettra sans doute pas de surmonter leurs contradictions pour former un groupe puissant et pousser à une politique précise cohérente avec leurs idées (la libre circulation des travailleurs en Europe étant un des clivages forts entre les extrêmes droites de l’Est et de l’Ouest). Il est intéressant de noter que même les partis les plus hostiles a priori à la construction européenne prennent comme une donnée l’existence des institutions européennes et souhaitent peser sur les règles communes. Par ailleurs, l’opinion qu’ont de la construction européenne les citoyens des pays membres est elle-même évolutive et fait apparaître des mouvements d’ensemble. L’opinion européenne c’est aussi l’opinion sur l’Europe. Cette dernière fluctue dans le long terme entre enthousiasme et euroscepticisme. Là encore, des corrélations sont observables : depuis un point historiquement bas en 2008 — lié à la crise financière et à ses conséquences sur l’activité économique, l’emploi et les politiques d’austérité —, les opinions favorables aux institutions européennes sont à la hausse presque partout. Nous le montrons ci-dessous sur quelques pays clés.
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Eté 2018 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

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1 COM(2017) 822, 6 décembre 2017. mesure où ces nouveautés s’inscrivent dans un ensemble d’idées sur l’approfondissement de la zone euro et qu’elles visent à dépasser les faiblesses du cadre financier actuel de l’Union en matière de stabilisation macroéconomique, il n’est pas inutile de rappeler les grandes lignes de ces idées et les insuffisances du budget de l’UE, avant de discuter les deux nouveaux instruments proposés. Cela nous amènera à commenter également d’autres propositions récentes distinctes. Dans l’ensemble, ces dernières vont d’une simple ligne budgétaire supplémentaire dans le budget de l’UE à un véritable budget de la zone euro, en passant par un fonds de stabilisation ou un système commun d’assurance chômage. Toutes s’appuient sur l’idée générale que la zone euro a besoin d’un mécanisme budgétaire de partage du risque quand les États membres sont touchés par des chocs économiques asymétriques, parce que les autres mécanismes d’ajustement aux chocs ne sont pas disponibles (taux de change, politique monétaire autonome) ou ne sont pas suffisants (flexibilité des marchés, mobilité du travail et du capital, politique budgétaire) 2 . Ces propositions se placent dans un contexte où les positions nationales sont divergentes. Dans son discours à la Sorbonne le 26 septembre 2017, le président Emmanuel Macron a fait le vœu d’un budget de la zone euro et d’un ministre commun. Dans un document officieux mis en circulation en octobre (Non-paper for paving the way
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Eté 2018 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

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L’Union Européenne vient de démarrer le processus de négociation de son futur Cadre Financier Pluriannuel (CFP) pour la période 2021-2027. La Commission a ainsi soumis ses propositions le 2 mai 2018 (COM 2018a). Ce cadre définit pour sept ans le plafond des recettes, leur répartition nationale, ainsi que les dépenses du budget de l’UE. C’est donc un acte majeur qui engage la prochaine période. Rappelons que les recettes se divisent en trois sources principales (Graphique 1) : une contribution nationale fonction du Revenu National Brut (RNB), une fraction de la TVA nationale (0,3 %) et enfin des Ressources Propres dites Traditionnelles (RPT) qui se résument surtout au montant des droits de douanes prélevés aux frontières de l’Union. Si les contributions RNB, qui représentent l’élément essentiel, pèsent avec la TVA sur les finances publiques nationales, les ressources propres sont moins sensibles pour les États membres. Les dépenses couvrent, quant à elles, l’ensemble des politiques communautaires, ainsi que le fonctionnement administratif de l’Union Européenne (UE). Au-delà des choix politiques stratégiques, les négociations portent traditionnellement sur la contribution globale de chaque Etat Membre et sur les politiques qui engendrent un retour financier. On se souvient du célèbre « I want my money
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Eté 2020 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Eté 2020 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

La pandémie de Covid-19 a induit des effets négatifs très importants à la fois sur l’offre et la demande globales dans les pays membres de l’Union économique et monétaire (UEM) de l’Union européenne (UE). Selon des prévisions récentes, le PIB des États membres de l’UEM pourrait chuter de 6 à 12 % selon le pays. Les effets négatifs à court terme de cette pandémie pourraient devenir persistants car ils endommagent gravement les bilans des entreprises de nombreux secteurs et des institutions financières et mettent beaucoup d’entre elles en grande difficulté. Les gouvernements nationaux de l’UEM, qui ont fait un très grand effort pour soutenir les entreprises privées et pour compenser la perte de revenu des travailleurs, vont accuser d’importants déficits budgétaires et voir leur dette s’envoler à des niveaux nettement plus élevés. Des pays comme l’Italie et l’Espagne pourraient être à nouveau confrontés au risque d’une double crise de la dette souveraine et bancaire, car leurs dettes sont déjà élevées avant la pandémie, alors que d’autres pays membres risqueraient fortement de voir leurs conditions de financement se détériorer. Les marchés d’actions et de la dette de la zone euro s’effondrent en mars 2020 par crainte que les réponses des politiques budgétaires et monétaires ne soient pas suffisantes pour faire face aux graves conséquences économiques négatives de la pandémie de Covid-19 et par peur d’une détérioration plus importante de la situation. Dans ce contexte de grande instabilité financière, la BCE a un rôle très important à jouer pour
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Eté 2015 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Eté 2015 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Au-delà des aspects techniques et théoriques sur les politiques économiques européennes, ce livre porte un regard critique sur la construction européenne. En refusant d’accomplir des pas décisifs vers une vraie intégration politique, une logique nocive reste à l’œuvre : des Etats hétérogènes voulant préserver le maximum de souveraineté sont conduits à choisir des politiques représentant les plus grands des communs dénominateurs acceptables. Du coup, l’Europe avance entre coordination et fédéralisme, entre libéralisation et cohésion, entre concurrence et solidarité. Une telle démarche est sous-optimale et dépolitise l’Europe. Les citoyens et le projet européen méritent mieux que cette tiédeur. www.lecerclepoints.com
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Eté 2016 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

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souverainetés nationales est une vision obsolète. Dans un monde globalisé, incertain, rude et dangereux, l’union fait la force. Nous ne sommes plus au 19 e , ni même au 20 e siècle. Désormais, aucun Etat européen ne comptera, tout seul, face aux mastodontes économiques et démographiques. Très concrètement, faire l’Europe, c’est reconnaître l’intérêt et la nécessité de transférer un pouvoir démocratique significatif à un niveau fédéral. Mais pourquoi faire précisément ? Pour que la zone euro ne soit pas gérée par des règles et des experts, mais par un gouvernement démocratiquement élu (ce qui implique la fin des guerres fiscales et sociales entre les Etats). Pour que l’Europe protège d’un commerce international débridé porté par la cupidité (nous devons défendre un modèle social fier de sa solidarité). Pour que l’Europe possède une défense unique et forte dans la
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Eté 2015 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

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dans les pays soumis à la tutelle de la troïka que dans les autres pays de la zone euro. Certaines réformes imposées par la troïka ont détérioré le dialogue social. C’est le cas au Portugal qui a dû abolir le caractère obliga- toire des conventions collectives. De ce fait, le pourcentage des salariés couverts par ces conventions est passé de 50% à 6% et les autres ne disposent que de contrats indivi- duels, ce qui les rend très vulnérables face aux employeurs. De telles mesures sont éga- lement prises en Grèce. Elles sont contraires à l’article 152 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne selon lequel « l’union reconnaît et promeut le rôle des partenaires sociaux […]. Elle facilite le dialogue entre eux, dans le respect de leur autonomie ». La détérioration de la situation économique et sociale résultant des politiques de rigueur, no- tamment de celles imposées aux pays du sud, peut avoir des conséquences politiques préju- diciables pour le projet européen en suscitant l’indifférence ou la défiance des citoyens en- vers ce projet et en générant des partis non démocratiques et hostiles à la construction européenne. Elle peut également susciter des réactions démocratiques obligeant l’Europe à tirer des leçons de l’échec de leur politique et à rechercher des solutions alternatives. Conclusion
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Eté 2017 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

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inquiétudes. Après un pic de 12 % en 2013, le chômage s’approche des 9 %. Les prévisions de croissance sont revues à la hausse et pourraient dépasser en 2017, N° 36 Eté 2017 Université de Strasbourg : Bureau d'économie théorique et appliquée (BETA).

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