Haut PDF Complications respiratoires de la chirurgie de l’aorte abdominale : incidence et facteurs de risque

Complications respiratoires de la chirurgie de l’aorte abdominale : incidence et facteurs de risque

Complications respiratoires de la chirurgie de l’aorte abdominale : incidence et facteurs de risque

Résumé La chirurgie de l’aorte abdominale est grevée d’une morbi-mortalité encore élevée. La plupart des études mettent l’accent sur le risque cardio-vasculaire. Les complications respiratoires, quoique peu documentées, sont aussi fréquentes, pouvant revêtir un caractère de gravité. Le but de notre étude est de déterminer l’incidence et les facteurs de risque de ses complications. C’est une étude rétrospective sur 42 mois, portant sur 125 patients opérés pour anévrysme de l’aorte abdominale ou pour une lésion occlusive aortoiliaque. Trente paramètres étaient analysés puis comparés entre le groupe des patients qui ont développé une complication respiratoire postopératoire sévère (C) et le groupe control (T). L’âge moyen était de 58,6 ± 11,5 ans. 90,4% étaient tabagiques, et classés ASA II ou III dans 55,2%. 80,9% étaient opérés pour lésion occlusive aortoiliaque, au stade III ou IV dans 83%. 17,6% ont développé une complication respiratoire postopératoire grave, 5,6% une ischémie myocardique et 13,5% une insuffisance rénale. La mortalité globale était de 16%. En analyse univariée, l’âge, la présence d’une dyspnée stade 3 ou 4, la présence d’une anomalie à l’exploration fonctionnelle respiratoire préopératoire ou d’un stade avancé (III ou IV) de la lésion occlusive aortoiliaque et la nécessité d’une reprise chirurgicale étaient statistiquement associés à un risque plus élevé de survenue d’une complication respiratoire postopératoire (p<0,05). Le séjour en réanimation était plus élevé dans le groupe C. En analyse multivariée, seule une anomalie à l’exploration fonctionnel respiratoire préopératoire (quelque soit son importance) constitue un facteur de risque de complication respiratoire postopératoire.
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Épidémiologie et facteurs de risque de complications respiratoires graves en post opératoire de chirurgie programmée des anévrismes de l’aorte abdominale au niveau cœliaque

Épidémiologie et facteurs de risque de complications respiratoires graves en post opératoire de chirurgie programmée des anévrismes de l’aorte abdominale au niveau cœliaque

43 accord avec la littérature qui exclut majoritairement des complications aigües post opératoires tous les événements médicaux survenant au-delà d'une semaine après l'intervention [29-31]. Au sujet de la définition qualitative des événements respiratoires, bien que cette dernière ne soit pas univoque dans la littérature [16-19], nous avons décidé d’inclure les complications pulmonaires ayant un retentissement sur l’hématose ou la décarboxylation du sang, menaçant le pronostic vital à court ou moyen terme et nécessitant par conséquent un traitement adéquate et entrainant par la même occasion une augmentation des durées de séjour. Nous avons volontairement exclu la mise en place d'une oxygénothérapie aux lunettes car cette dernière est très souvent mise en place systématiquement après extubation dans le centre où a été réalisée l'étude, sans argument thérapeutique et sans prolonger la durée de séjour en USCPO- réanimation. De même, les atélectasies post opératoires, présentes dans la population générale dans presque 90% des cas après anesthésie [32] et particulièrement fréquentes à la suite de la chirurgie de l’AAA cœliaque du fait de l’abord par lombotomie ou par thoraco-phréno- laparotomie, mais qui n'étaient diagnostiquées que radiologiquement, sans aucun retentissement clinique ou biologique sur les gaz du sang, ne rentraient pas dans notre définition des CPPG.
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Duodénopancréatectomie céphalique : incidence, facteurs de risque et prise en charge de complications hémorragiques

Duodénopancréatectomie céphalique : incidence, facteurs de risque et prise en charge de complications hémorragiques

Outre l’expertise chirurgicale, la force de notre centre réside dans la surveillance systématique des patients en réanimation ou USC en postopératoire immédiat. L’intérêt de cette stratégie est controversé dans la littérature. Pourtant, certaines études suggèrent que cette prise en charge permettrait de diminuer non seulement la mortalité (38), mais également la survenue des complications jusqu’à 10% et ainsi de réduire les durées de séjour, compensant ainsi le surcoût relatif à ce type d’unité (39). De plus, la survenue d’une complication postopératoire est corrélée à une surmortalité hospitalière (40). Par ailleurs, d’autres études montrent une mortalité augmentée en cas d’admission différée en unité de soins intensifs (41,42). Ceci peut s’expliquer par un retard diagnostique ou de prise en charge d’une complication. Le retard de prise en charge d’une hémorragie post DPC peut avoir des conséquences dramatiques étant donné la rapidité de son évolution, particulièrement si l’origine du saignement est artérielle. Etant donné que les complications respiratoires et infectieuses surviennent majoritairement dans les trois premiers jours et que les complications liées à la chirurgie en elle-même apparaissent entre le 5 et 7 e jour (43), il nous semble judicieux de
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Chirurgie hybride des anvrysmes de laorte thoracique et abdominale

Chirurgie hybride des anvrysmes de laorte thoracique et abdominale

La chirurgie hybride est une méthode novatrice dans le traitement des pathologies de l’aorte quel que soit le segment artériel concerné. Notre étude permet d’analyser le profil épidémiologique et clinique des patients, les différentes techniques employées pour leur traitement ainsi que les résultats et les complications obtenus en post-chirurgical et lors du suivi. Notamment 2 cas d’ATA et un cas de dissection anévrysmale de la crosse aortique qui sont les premiers cas Marocains à avoir bénéficié d’une chirurgie hybride pour ce type de pathologies. L’âge des patients variait entre 55 et 91 ans avec un âge moyen de 73 ans, la prédominance masculine était marquée puisqu’ils étaient tous de sexe masculin. Ils présentaient plusieurs facteurs de risque cardiovasculaires : 80% souffraient d’hypertension, 60% étaient tabagiques et la moitié était diabétique. Ce sont des patients multitarés chez qui un traitement conventionnel est déconseillé, voire contre-indiqué. On a donc réalisé une chirurgie hybride qui a donné de bons résultats, et on prévoit de la réaliser chez de plus en plus de malades prochainement.
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en fr Postoperative respiratory complications Complications respiratoires postopératoires

2 Incidence des complications respiratoires post-opératoires L’incidence des CRP dépend de la définition que l’on en donne. Si on les définit comme l’apparition d’un Acute Lung Injury ou d’un Syndrome de Détresse Respiratoire Aiguë post chirurgie à haut risque, on retrouve une incidence de 2.6% (3). Une définition plus restrictive (nécessité de ventilation mécanique > 48 heures) montre une incidence des CRP de 3,4% sur tout type de chirurgie, avec des incidences notablement plus élevées (entre 5 et 10%) en chirurgie abdominale, thoracique et vasculaire (4). Enfin, si on utilise une définition beaucoup plus large (infection respiratoire, défaillance respiratoire définie par une saturation en oxygène en air ambiant inférieure à 90% ou une pression artérielle partielle en oxygène inférieure à 60mmHg, épanchement pleural, atélectasie, pneumothorax, bronchospasme…) l’incidence est plus élevée et atteint 5% de l’ensemble des chirurgies, avec des pics à 39.6 % en chirurgie cardiaque, 31.4% en chirurgie thoracique et 7.4% en chirurgie digestive (1).
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Incidence et facteurs de risque de survenue des événements respiratoires indésirables en période périopératoire chez l'enfant - RERO DOC

Incidence et facteurs de risque de survenue des événements respiratoires indésirables en période périopératoire chez l'enfant - RERO DOC

A.R. Tait et al 14 , dans une autre étude prospective récente portant aussi sur les facteurs de risques de survenue d’effets indésirables respiratoires périopératoires, a démontré que la prévalence de survenue de laryngospasme semblait comparable en cas de présence ou non d’IVAS chez les enfants. Par contre, ceux avec une IVAS active et récente (moins de 2 semaines) avaient significativement plus d’épisodes de pause respiratoire, de désaturation majeure (<90%) et une plus grande incidence d’autres événements respiratoires indésirables que les enfants asymptomatiques. Il est à noter que dans l’étude de Tait, d’autres facteurs de risque intervenaient dans la genèse de complications respiratoires chez l’enfant avec IVAS, à savoir, l’intubation endotrachéale, une anamnèse de prématurité, la présence d’hyperréactivité des voies aériennes, tabagisme passif à partir du père, une chirurgie portant sur la sphère ORL, la présence de sécrétions copieuses avec congestion nasale. Certains de ces facteurs ont été retrouvés dans notre étude et qui montrent bien que finalement, la présence ou non d’IVAS ne modifie pas l’impact d’autres facteurs de risque sur la morbidité respiratoire.
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Complications respiratoires postopératoires

Complications respiratoires postopératoires

2 Incidence des complications respiratoires post-opératoires L’incidence des CRP dépend de la définition que l’on en donne. Si on les définit comme l’apparition d’un Acute Lung Injury ou d’un Syndrome de Détresse Respiratoire Aiguë post chirurgie à haut risque, on retrouve une incidence de 2.6% (3). Une définition plus restrictive (nécessité de ventilation mécanique > 48 heures) montre une incidence des CRP de 3,4% sur tout type de chirurgie, avec des incidences notablement plus élevées (entre 5 et 10%) en chirurgie abdominale, thoracique et vasculaire (4). Enfin, si on utilise une définition beaucoup plus large (infection respiratoire, défaillance respiratoire définie par une saturation en oxygène en air ambiant inférieure à 90% ou une pression artérielle partielle en oxygène inférieure à 60mmHg, épanchement pleural, atélectasie, pneumothorax, bronchospasme…) l’incidence est plus élevée et atteint 5% de l’ensemble des chirurgies, avec des pics à 39.6 % en chirurgie cardiaque, 31.4% en chirurgie thoracique et 7.4% en chirurgie digestive (1).
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Chirurgie de l'aorte abdominale(Etude d'une srie de 30 cas)

Chirurgie de l'aorte abdominale(Etude d'une srie de 30 cas)

La mesure en continu de la saturation veineuse en oxygène est un paramètre récemment introduit. L'échocardiographie transoesophagienne, qui est un examen non invasif, a été évaluée en chirurgie aortique . Le calcul de la surface télédiastolique du ventricule permet d'apprécier la volémie. L'échographie donne une meilleure appréciation de la charge ventriculaire par estimation des volumes ventriculaires, et permet en particulier de détecter un hypovolémie alors même que les pressions peuvent être normales. La mesure de la fraction de raccourcissement de surface à l'échocardiographie transoesophagienne est un indice de la contractilité du ventricule gauche, bien corrélé à la fraction d'éjection isotopique [98]. Récemment, une excellente concordance entre les mesures de débit cardiaque par cathétérisme droit et ceux obtenus par la mesure du flux aortique en Doppler pulsé a été également trouvée .
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Incidence et facteurs de risque des pneumopathies acquises sous ventilation mécanique en réanimation néonatale

Incidence et facteurs de risque des pneumopathies acquises sous ventilation mécanique en réanimation néonatale

De plus, elles sont responsables d’une majoration significative de la mortalité et de la morbidité. Les durées d’hospitalisation et de ventilation sont également allongées en cas de PAVM, mais il apparait difficile de distinguer la cause et la conséquence. Dans notre étude, les populations de prématurés nés à un poids inférieur ou égal à 1000 grammes semblent particulièrement exposées à cette complication. Il apparait donc nécessaire de porter une attention particulière à cette sous-population plus exposée dans le diagnostic précoce de PAVM. L’âge gestationnel de naissance n’est pas un facteur de risque significatif. Cependant, notre population de nouveau-nés comporte peu d’enfants dont le terme est inférieur à 26 SA. Cela pourrait expliquer cette différence vis-à-vis des résultats publiés antérieurement.
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Dmarche diagnostique, incidence et facteurs de risque des candiduries  lhpital militaire Avicenne de Marrakech

Dmarche diagnostique, incidence et facteurs de risque des candiduries lhpital militaire Avicenne de Marrakech

Le diabète est un facteur de risque des candiduries. Selon Rivet, 14% des patients ayant une candidurie sont diabétiques alors que l’incidence des candiduries n’est que de 1,7% chez tous les autres patients hospitalisés. Le diabète sucré prédispose aux candiduries en augmentant la colonisation par Candida des zones vulvaires chez la femme, en accentuant la croissance de ces levures urinaires en présence de glycosurie, en diminuant la résistance de l’hôte à l’invasion par ce pathogène en altérant l’activité phagocytaire et en favorisant la stase urinaire dans la vessie. De plus, ces patients ont plus fréquemment des sondes urinaires et sont beaucoup plus traités par des antibiotiques, facteurs de haut risque pour l’acquisition de ces pathogènes [50,20].
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Échecs d'extraction par ventouse obstétricale chez la patiente nullipare : facteurs de risque et complications maternelles et néonatales

Échecs d'extraction par ventouse obstétricale chez la patiente nullipare : facteurs de risque et complications maternelles et néonatales

n’a été réalisée dans la recherche des facteurs de risque d’échec de ventouse mais semble difficile de réalisation. Quand on compare à la littérature, les malpositions de la tête fœtale (déflexions et asynclitismes) ainsi que les variétés de présentations postérieures et transverses sont des situations à risque d’échec d’extraction par ventouse retrouvées dans la plupart des études [13-16, 21, 27]. C’est également un facteur de risque d’échec retrouvé pour les extractions par forceps [7-8, 28-29]. Cependant, la ventouse est un instrument de flexion et de rotation induite, donc intéressante pour les présentations défléchies, asynclites ou pour les variétés postérieures et transverses [1, 30]. L’échec de ventouse dans ce contexte peut être lié à un mauvais positionnement de la cupule sur le sommet fœtal du fait d’une déflexion ou d’un asynclitisme trop prononcé qui empêche la pose de la ventouse au plus près de l’occiput fœtal, mais également à un mauvais diagnostic de présentation. Il est donc important d’être certain de la présentation fœtale avant de positionner la ventouse pour éviter ces échecs et dans le moindre doute, utiliser l’échographie.
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Récurrence de mammite clinique chez la vache laitière : incidence, facteurs de risque et impacts

Récurrence de mammite clinique chez la vache laitière : incidence, facteurs de risque et impacts

3.10.4 OBSERVATIONNELLES OU REVUE DE LITTÉRATURE? Pour décrire le risque de cas répétés de MC à la suite d'un premier cas de MC dans une lactation donnée chez les vaches laitières, un grand nombre de vaches, mais aussi de quartiers devraient être suivis pendant toute la période de lactation. Un échantillon plus large (nombre de lactations suivies), assure une estimation plus précise du risque. Par conséquent, beaucoup de temps et un budget important sont requis pour le suivi d'un nombre élevé de vaches laitières dans le cadre d'études d'observationnelles. Bien que le risque de récurrence de MC peut être décrit à l'aide des bases existantes de données nationales ou de gestions des troupeaux laitiers, elles sont souvent incomplètes en ce qui concerne le nombre d'événements de MC (Vaarst et al., 2002). Par exemple, les producteurs laitiers ne sont pas suffisamment informés des avantages de rapporter les cas de MC subséquents et, souvent, seul le premier cas de MC est enregistré dans les bases de données de troupeaux laitiers. Par contre, la probabilité de disposer de données de MC plus complètes est plus élevée en ce qui concerne les études prospectives, car les chercheurs peuvent souligner l'importance d'enregistrer ces événements.
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Les complications de la chirurgie de lhernie de laine

Les complications de la chirurgie de lhernie de laine

Face aux exigences socio économiques et ceux des patients, qui vont dans le sens du progrès en demandant la technique la moins coûteuse avec une hospitalisation moins longue et des complications post opératoires moindres), le chirurgien doit apporter des éléments de rigueur. Une bonne classification facile à utiliser s’impose. Au total, la classification de Nyhus est très intéressante car assez complète et équilibrée pour ce qui concerne les indications respectives des prothèses et des raphies, même si la subdivision en stades des hernies complexes ou associées y est trop sommaire. Elle garde actuellement la préférence des chirurgiens pour sa simplicité d’utilisation par voie inguinale ou cœlioscopique [8].
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Analyse multivariée des facteurs de risque de complications graves après résection iléocolique pour maladie de Crohn

Analyse multivariée des facteurs de risque de complications graves après résection iléocolique pour maladie de Crohn

A l’inverse, d’autres études ont montré que l’utilisation des anti TNF α augmentait la morbidité postopératoire et en particulier le risque d’infection et de sepsis intra abdominal (106-111). Afin d’avoir un groupe homogène nous avons choisi de limiter notre étude aux patients opérés d’une résection iléocolique, qui est l’intervention la plus réalisée dans la maladie de Crohn. Deux études se sont également intéressées uniquement aux résections iléocoliques, la première publiée par Appau et al (97) a retrouvé les anti TNF α dans les 3 mois comme facteur de risque de réhospitalisation, de sepsis et d’abcès intra abdominal ; la seconde de Serradori et al (92) a exclu les patients chez qui une stomie a été réalisée et a démontré que l’association corticostéroide / anti TNF α est un facteur de risque de complications infectieuses intra abdominales.
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Particularité de l’asthme de la femme : incidence, évolution avec le vieillissement (ménopause) et facteurs de risque

Particularité de l’asthme de la femme : incidence, évolution avec le vieillissement (ménopause) et facteurs de risque

48 uniquement chez les femmes maigres [319]. Dans la même année, Jarvis et Leynaert ont utilisé les données de la Health Survey for England et ont montré que la ménopause chirurgicale était associée à un plus grand risque d’asthme, mais il n’y avait pas d’association avec la ménopause naturelle [267]. Plus tard en 2010, dans une autre analyse transversale Songur et coll. ont montré que la ménopause était associée aux symptômes de toux et d’expectoration chronique, mais n’ont pas montré d’association avec l’asthme [320]. Enfin en 2012, une méta-analyse de Zemp et coll. concluait à une absence d’association entre l’asthme et la ménopause chez les femmes n’utilisant pas de THM, seules les utilisatrices de THM seraient à risque [321]. Cette méta-analyse n’incluait qu’une seule étude longitudinale, celle de la NHS [257]. Très récemment en 2016, une deuxième étude longitudinale a été publiée [323] et a rapporté des résultats tout à fait opposés à ceux de la NHS [257]. Dans cette nouvelle étude réalisée à partir des données du suivi de la cohorte RHINE, les femmes ménopausées étaient plus à risque de développer un asthme par rapport aux femmes encore régulièrement réglées à la fin du suivi. Cette association entre l’asthme et la ménopause ne restait significative que chez les femmes ayant un IMC dans le plus haut tertile de la population d’étude et l’interaction de l’IMC dans l’association entre le statut ménopausique et le risque d’asthme était statistiquement significative [323]. Bien que basée sur des données longitudinales, la notion de temporalité n’a pas été considérée dans cette étude, puisque les auteurs ont comparé le risque de développer de l’asthme au cours du suivi chez des femmes qui sont devenues ménopausées, par rapport aux femmes toujours pré-ménopausées à la fin du suivi. Aussi, pour les femmes ménopausées au cours du suivi, on ne sait pas si l’asthme est apparu avant ou après la ménopause. Au total, à ce jour, la seule étude longitudinale ayant pris en compte la temporalité du développement de l’asthme et de la ménopause, est une étude relativement ancienne menée aux Etats-Unis, et qui suggère que le risque de développer de l’asthme diminue après la ménopause. Aucune étude ultérieure n’a confirmé ce résultat.
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Incidence et facteurs de risque de dénutrition chez les enfants traités pour une pathologie maligne

Incidence et facteurs de risque de dénutrition chez les enfants traités pour une pathologie maligne

30 On remarque que l’incidence de la dénutrition dans notre cohorte rétrospective était élevée malgré une prise en charge nutritionnelle. En effet, les enfants hospitalisés ont tous eu une prise en charge diététique et/ou nutritionnelle. Les prescriptions étaient individualisées, mais les régimes parfois drastiques sans que leur bien-fondé ait été démontré et les périodes de jeûne prolongé (en lien avec la chimiothérapie ou sa toxicité digestive) souvent pratiquées. A l’inverse de la nutrition entérale, la nutrition parentérale était alors largement prescrite car plus facilement acceptée par l’équipe soignante, le patient et sa famille [41], et présumée plus efficace. Cependant, il a maintenant été clairement démontré que la nutrition parentérale est moins adaptée [42-44] et que, lorsqu’elle est associée au jeûne prolongé, elle favorise les complications digestives à type d’atrophie muqueuse [45], conduisant à une malabsorption digestive. De plus, la nutrition parentérale, parfois restreinte pour limiter la surcharge hydrique, ainsi que le caractère discontinu de la prise en charge nutritionnelle se limitant aux durées d’hospitalisation, participait certainement à l’apparition et à la pérennisation de la dénutrition que la nutrition parentérale discontinue pouvait limiter mais ne pouvait probablement pas corriger.
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Facteurs de risque et complications du diabète gestationnel en Guyane Française, une étude prospective THESE

Facteurs de risque et complications du diabète gestationnel en Guyane Française, une étude prospective THESE

Les patientes de l’étude ont accouché à 38 semaines et 1 jour en moyenne. Cependant, dans 12,7 % des cas les nourrissons sont nés avant terme. L’étude menée par Cardoso et al. en Guyane française en 1999 retrouvait un taux de prématurité à 13,5 % dans la population générale [31]. L’étude menée par McIntyre et al. sur le diabète gestationnel dans le monde retrouve une taux de prématurité de 9,4 % [13] et celle de France hexagonale avec 8,4% [15]. Le taux de prématurité retrouvé dans les études à Mayotte et à la Réunion est de 10,9% [19][21]. Ces chiffres sont un peu plus élevés que ceux retrouvés dans la littérature et témoignent une nouvelle fois des difficultés de prise en charge des patientes sur le territoire. Certaines patientes arrivent en Guyane sans suivi de grossesse et ceci induit une prise en charge tardive de leur gestation et un risque majoré d’accouchement par césarienne et/ou prématuré. Concernant la pré-éclampsie et la dystocie des épaules, notre étude retrouve une prévalence de respectivement 8,4 % et 0,9 %.Les études menées à la Réunion et à Mayotte retrouvent respectivement une prévalence de la pré-éclampsie à 4,1 et 6,2 %[19][21].
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Utilisation de la fibroscopie en chirurgie abdominale chez le chien

Utilisation de la fibroscopie en chirurgie abdominale chez le chien

Résumé du PFE : sous titre : Utilisation de la fibroscopie en chirurgie abdominale chez le chien Résumé : La c.lioscopie est une technique diagnostique et thérapeutique moins invasive que la laparotomie. Elle permet l’exploration et la biopsie des organes de la cavité abdominale, ainsi que certaines interventions chirurgicales. Elle a pour objectif de diminuer le risque infectieux et les adhérences, les soins et les doleurs poste opératoires, aussi pour un but esthétique.

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Les complications liées à la chirurgie robot assistée

Les complications liées à la chirurgie robot assistée

Nous avons étudié l’évolution du temps opératoire en fonction du nombre d’interventions réalisées, pour une même opération. Pour les prostatectomies, nous avons mis en évidence une diminution du temps opératoire avec l’expérience du chirurgien. Ces résultats concordent avec l’article de Rafael F. Coelho et al. [23] publié dans l’European Association of Urology concernant les complications survenues après une série de 2500 prostatectomies robot assistées réalisées par un même chirurgien d’août 2002 à février 2009. Dans cette étude, le temps opératoire moyen était de 90 minutes et les pertes sanguines moyennes étaient estimées à 100ml. Le taux de conversion était de 0.08%. 140 complications ont été mises en évidence chez 127 patients. 80.8% des complications étaient de grade 1 et 2 selon la classification de Clavien et moins de 1% étaient de grade supérieur. L’étude a mis en évidence une
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Lésions des paires crâniennes dans l’abord chirurgical carotidien : incidence et facteurs de risque sur une série monocentrique

Lésions des paires crâniennes dans l’abord chirurgical carotidien : incidence et facteurs de risque sur une série monocentrique

 La mise en place profonde de rétracteurs entrainant un étirement ou une compression ;  Un clampage du X lors du clampage carotidien selon Dehn et Taylor (27). Les fibres récurrentielles étant placées médialement au niveau du Vague, elles seraient plus à risque lors de la mobilisation et du clampage accidentel du Vague. Par ailleurs, l’hypothèse d’un nerf non récurrent laryngé est avancée par certains auteurs (28). Cette anomalie rare (0.3 à 0.8%) est associée à une arteria lusoria ou artère sous- clavière droite rétro œsophagienne, qui est l’anomalie la plus fréquente de l’arche aortique. Elle ne survient qu’à droite et entraîne une naissance plus haute, au niveau cervical, du nerf laryngé inférieur, qui se détache directement du nerf Vague pour rejoindre le larynx.
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