Haut PDF Les attentes des consommateurs en matière de responsabilité sociale des entreprises

Les attentes des consommateurs en matière de responsabilité sociale des entreprises

Les attentes des consommateurs en matière de responsabilité sociale des entreprises

Les premières mobilisations se structurent autour de ligues de consommateurs qui, au départ, ne seront qu’éphémères. D’un côté et de l’autre de l’Atlantique, il convient d’en relativiser la portée : le nombre d’adhérents n’est jamais très élevé. Aux États-Unis, on peut dater la naissance du militantisme consumériste au boycott des produits britanniques lors de la guerre d’indépendance (1775-1783), et surtout au mouvement abolitionniste des années 1820. Les abolitionnistes mettent en œuvre une campagne de « free produce » qui connaît son apogée dans les années 1840. Elle exhorte les consommateurs à acheter des produits n’ayant pas été fabriqués par des esclaves, mais issus d’un travail « libre ». Une dimension morale est ainsi octroyée à la consommation : par l’achat de produits générés par l’esclavage, le consommateur se rend complice des esclavagistes. Les ligues de consommateurs concentrent leurs efforts, non sur les entreprises, mais sur les consommateurs. Cependant, la campagne de « free produce » nécessite l’engagement d’un certain nombre d’entrepreneurs qui excluent l’esclavagisme de leur mode de production, de la fourniture de matières premières (comme le coton) à la confection de produits finis (textiles notamment). Le développement de magasins dédiés aux « produits libres », ainsi que le lancement de campagnes de sensibilisation, via des affiches et des articles de presse, ne parviennent néanmoins pas à faire décoller le mouvement, en partie victime du coût élevé des produits fabriqués par des salariés en lieu et place d’esclaves 20 .
En savoir plus

66 En savoir plus

Pour les consommateurs, l'emploi doit être la priorité de la Responsabilité Sociale des Entreprises (RSE) 
Note de synthèse N°6

Pour les consommateurs, l'emploi doit être la priorité de la Responsabilité Sociale des Entreprises (RSE) Note de synthèse N°6

Pour les consommateurs, l’emploi doit être la priorité de la Responsabilité Sociale des Entreprises (RSE) Nombre d’entreprises intègrent aujourd’hui la RSE, la Responsabilité Sociale des Entreprises, dans leurs pratiques. La notion de RSE n’est pas figée. Son contenu varie selon les périodes, les régions du monde et le statut de celui qui en propose une définition : grande entreprise, PME, politique, chercheur, Organisation Non Gouvernementale (ONG), consommateur… La RSE peut, en première approche, être définie comme l’engagement volontaire des entreprises dans des pratiques sociales allant au- delà des obligations légales et ne se rapportant pas directement à leurs activités économiques.
En savoir plus

4 En savoir plus

Le rôle des dirigeants en matière de responsabilité sociale des entreprises: une approche multicas de PME Françaises

Le rôle des dirigeants en matière de responsabilité sociale des entreprises: une approche multicas de PME Françaises

Quoi qu'il en soit, la charte et son contenu impactent la RSE et par là même l'ensemble des parties prenantes au niveau des comportements et de la confiance. « Une prise en compte des valeurs et de l'humain est également au centre des modèles de management issus de la responsabilité sociale de l'entreprise » (Bensebaa et Autissier, 2011). Le management par les valeurs prônées par la charte constitue un outil efficace de la formalisation de l'éthique dans l'entreprise. « Il fédère l'ensemble des parties prenantes en cherchant à constituer une collectivité soudée, différenciée et efficace » (De Terssac, 1996). Se préoccuper aujourd'hui des valeurs constitue un minimum indispensable en matière de management et d'éthique de l'entreprise. C'est pourquoi la RSE et son référentiel éthique s'inscrivent dans la logique de la stratégie de l'entreprise et prennent leur place dans le cadre d'une orientation de sa politique générale. Au-delà d'un travail de production formel décrivant les valeurs et les principes, nombre d’entreprises prolongent leur référentiel par des codes déontologiques qui déclinent leurs applications opérationnelles spécifiques dans les différentes structures de l'entreprise: la déontologie de la gestion financière, de la pratique informatique, des comportements commerciaux etc. Certains peuvent y voir des contraintes en contradiction avec l'éthique de responsabilité défendue par Ricœur (1990). Devant un tel reproche « on pourrait plaider que la confusion culturelle dans laquelle se trouve notre époque appelle un effort de restructuration mentale et morale » (Moussé, 1993). Mais plus positivement ce peut être en même temps un guide d'orientation au milieu des arcanes divers nés de la complexité opérationnelle et fonctionnelle des entreprises. Il n'est certes pas suffisant d'écrire une charte pour que les problèmes d'éthique d'une organisation soient effacés, mais en s'affichant elle apporte une base au dialogue sur le terrain pour trouver la solution quand le problème se pose.
En savoir plus

299 En savoir plus

Construction, diffusion et effectivité des standards transnationaux en matière de responsabilité sociale des entreprises

Construction, diffusion et effectivité des standards transnationaux en matière de responsabilité sociale des entreprises

40 l’isomorphisme coercitif, l’isomorphisme normatif et l’isomorphisme mimétique. L’isomorphisme coercitif résulte des pressions formelles et informelles sur une organisation par d’autres organisations dont elle dépend et par des attentes culturelles de la société. « Such pressure may be felt as force, as persuasion, or as invitations to join in collusion » (p. 67). Les pressions proviennent souvent du cadre légal public, mais elles peuvent également provenir d’organisations puissantes qui souhaitent étendre leur domination (entreprises monopolistiques, firmes de services, fondations, groupes d’investisseurs). Une des formes de l’isomorphisme normatif trouve sa source dans la diffusion des normes professionnelles. Deux aspects principaux sont à la source de cet isomorphisme : (1) l’éducation formelle et la production des spécialistes produisent des professions autonomes et légitimées ; (2) la croissance et l’élaboration des réseaux professionnels à travers lesquels de nouvelles pratiques professionnelles se diffusent rapidement. Ces « communautés épistémiques » basées sur la profession, exercent de la pression sur les organisations pour qu’elles adoptent de nouvelles pratiques légitimées au niveau des professions. Les processus mimétiques sont suscités par l’insécurité. Dans un contexte où il est difficile de connaître à l’avance les conséquences des choix effectués, les organisations se copient mutuellement et adoptent des « solutions disponibles ». « When organizational technologies are poorly understood, when goals are ambiguous, or when the environment creates symbolic uncertainty, organizations may model themselves on other organizations » (p. 69). Le « modelage » se fait sur des organisations similaires du même champ organisationnel qui sont perçues comme étant plus légitimées et comme ayant davantage de succès.
En savoir plus

267 En savoir plus

Enjeux communicationnels des entreprises haïtiennes en matière de responsabilité sociale et environnementale

Enjeux communicationnels des entreprises haïtiennes en matière de responsabilité sociale et environnementale

Dans ce chapitre, nous allons passer en revue la littérature existante sur cette question afin de mieux situer notre objectif de recherche qui consiste à regarder,[r]

149 En savoir plus

La convention collective : un instrument de responsabilité sociale des entreprises

La convention collective : un instrument de responsabilité sociale des entreprises

d’organisation de la production ou de travail) afin de se garder une marge de manœuvre comme employeur, une certaine liberté, pour que ce comité ne soit pas matière susceptible d’être soumise à l’arbitrage de grief. Selon la personne 3, le code de conduite correspond à une belle charte dont plusieurs peuvent croire à son utilisation en matière de RSE mais, sans démarche réelle pour l’implanter, il est peu probable qu’on obtienne les résultats voulus. Un exemple vécu rapporté par cette personne concerne la négociation raisonnée; il peut arriver que les entreprises désirent essayer ce type de négociation sans toutefois implanter la démarche au complet. Si l’employeur et le syndicat ne se font pas confiance et ne cheminent pas ensemble, il est peu probable que cela fonctionne. Il en serait de même de la RSE et de la participation syndicale aux décisions de l’entreprise selon lui. Un deuxième exemple réel qui nous a été mentionné concerne un enjeu de performance vécu par une entreprise. Le syndicat a pu participer à la planification stratégique pour contourner ce problème de performance. Ainsi, au lieu d’effectuer des mises à pied, l’entreprise a décidé de fermer durant des journées complètes pour minimiser les effets sur les travailleurs. C’est pourquoi la personne 3 est d’avis que ce n’est pas utopique de penser que les employés peuvent participer aux décisions de l’entreprise, contrairement aux deux autres individus rencontrés.
En savoir plus

150 En savoir plus

L'impact de la responsabilité sociale sur la valeur boursière des entreprises: le cas des droits humains

L'impact de la responsabilité sociale sur la valeur boursière des entreprises: le cas des droits humains

Cependant, contrairement aux cas où la qualité du produit est touchée, la baisse reliée à une faute environnementale se ferait dans une proportion équivalente à la valeur de l’amende exigée. Dans ce cas, il n’y aurait pas de risque de réputation, les consommateurs ne diminueront pas leur intérêt pour le produit pour une raison environnementale. Il en serait de même pour les investisseurs vis-à-vis des titres de l’entreprise. En ce sens, Karpoff et Lott (2002) ont mesuré une perte significative de 0.85% pour des firmes impliquées dans des incidents environnementaux mais constatent que cette perte boursière est inférieure à la pénalité à payer par l’entreprise. Jones et Rubin (2001) en arrivent à une conclusion similaire en étudiant l’impact boursier de 98 incidents environnementaux touchant des entreprises du secteur de l’énergie, incidents rapportés entre 1970 et 1992. C’est aussi le cas d’Hamilton (1995) qui a mesuré l’impact des rapports d’émissions de produits toxiques et constaté que la baisse de la valeur boursière suite à l’annonce des émissions toxiques d’une compagnie était équivalente à la quantité de ces émissions. Hamilton en déduit que la réaction du marché est liée plus à la valeur d’éventuelles amendes qu’au risque que les consommateurs achètent moins. Ces résultats vont dans le sens des théories traditionnelles sur les mécanismes de réputation (voir Jones et Rubin (2001) pour explications sur ces théories)
En savoir plus

24 En savoir plus

Normes en ressources humaines et responsabilité sociale des entreprises

Normes en ressources humaines et responsabilité sociale des entreprises

au moins très largement répandues, ne permettraient plus aux entreprises qui la sollicitent de créer un avantage concurrentiel. Dans ce cas le risque est de voir des entreprises se détourner de la norme, mais surtout se détourner des pratiques que celles-ci avaient introduites dans l’organisation. C’est un phénomène qu’il sera intéressant d’observer dans les prochaines années au regard de l’ISO 14 000, dont l’application est généralement liée à une recherche d’acceptation sociale en terme d’image, et non une acception sociale sur une pratique de fond (Boiral 2001). Une alternative est également envisageable. Les pratiques induites par la recherche la normalisation peuvent s’être inscrites dans la culture de l’entreprise comme des pratiques institutionnalisées, et non remises en causes, et dans ce cas la norme technique devient inutile et disparaît. Dans ce cas toutefois, le risque de voir, à terme, les acquis des parties prenantes se détériorer doit amener à interroger le rôle des normalisateurs et des pouvoirs publics. Pour les premiers, leur rôle peut-il être de maintenir la norme technique, même si elle correspond à une pratique généralisée ? Il peut s’agir de mises à jours d’ajustement, où, plus certainement, de la marchandisation de l’activité de normalisateur. La volonté de maintien de la norme n’est plus de répondre à un besoin sociétal, mais de maintenir le modèle économique qui lui sert de support. Pour les seconds, les acquis doivent-ils faire l’objet d’une institutionnalisation nationale ou supranationale, le droit servant alors à enregistrer les avancées sociales de la sphère privée ? Au final, la normalisation des pratiques en RH/RSE pourrait être une forme alternative de l’institutionnalisation, à mi-chemin entre une inscription dans le domaine public et une absolue appropriation par le domaine privé. Les associations de normalisation relevant du financement mixte et dans un premier temps d’une recherche d’adoption par les entreprises volontaires, montrant aux concurrents les intérêts de la prise en compte des attentes sociétales, la norme technique pourrait ainsi être un vecteur ancré dans l’économie de marché démontrant, pour sa part, l’intérêt économique de ne pas poser les axes de développement sur la seule performance financière.
En savoir plus

19 En savoir plus

La responsabilité sociale des entreprises vue sous l’angle du développement durable ou quand le monde des entreprises change

La responsabilité sociale des entreprises vue sous l’angle du développement durable ou quand le monde des entreprises change

245 C. CANS, préc., note 124, p. 214 et s. 246 Cette implication du droit en faveur du développement durable est à souligner, car une partie de la doctrine gestionnaire et économique soutient que seule l’incorporation des attentes de l’ensemble de ses partenaires permet à une firme de survivre. Tel est l’objet de la stakeholder theory ou théorie des parties prenantes qui voit dans la prise en compte par une entreprise de ses stakeholders le moyen pour une firme d’être pérenne et d’améliorer sa performance financière (en plus des auteurs cités précédemment : V. MENDEZ, « Risque de réputation : de la confiance à la rentabilité », La lettre de l’AFGE, n° 13, mars 2007, p. 11 ; D. J. WOOD, « Trois questions sur la performance sociale de l’entreprise », dans D.-G. TREMBLAY et D. ROLLAND (dir.), p.65, à la page 77 ; I. MAIGNANT et O. C. FERREL, « Corporate Citizenship as a Market Instrument. Concepts, Evidence and Research », European Journal of Marketing, 2001, Vol. 35, n° 3-4, p. 457 ; R. MITCHELL, B. AGLE et D. WOOD, « Toward a Theory of Stakeholder Identification and Salience : Defining the Principle of Who and What Really Counts », Academy of Management Review, 1997, Vol. 22, p. 853 ; M. B. E. CLARKSON, « A Stakeholder Framework for Analysing and Evaluating Corporate Social Performance», Academy of Management Review, 1995, Vol. 20, n° 1, p. 92. Plus réservé sur le lien entre ouverture au développement durable et amélioration des performances financières : J. ALLOUCHE et P. LAROCHE, « Responsabilité sociale et performance financière des entreprises : une synthèse de la littérature », Document de travail, Colloque La responsabilité sociale des entreprises : réalité, mythe ou mystification ?, préc., note 212, p. 16). Confirmant ce sentiment, diverses études de l’Observatoire sur la responsabilité sociale des entreprises (ORSE) démontrent les effets positifs de l’ouverture des entreprises en direction du développement durable (« Développement durable et performance financière », Note ORSE, 2004 ; « Développement durable et stratégie d’entreprise », préc., note 212.
En savoir plus

53 En savoir plus

Adaptation d'outils de responsabilité sociale des entreprises face à la norme ISO 26 000

Adaptation d'outils de responsabilité sociale des entreprises face à la norme ISO 26 000

recours à ces initiatives est reconnu comme une pratique efficace étant donné les outils entourant certaines d’entre elles bien reconnues et crédibles. Selon ses parties prenantes, une entreprise peut se retrouver rapidement avec plusieurs exigences à rencontrer ce qui apparaît comme une tâche très fastidieuse. Bien que le sous-module de suivi des engagements de Boréalis puisse comprendre le suivi de certaines initiatives volontaires, la recommandation 5 propose d’aller plus loin en incluant directement dans l’interface graphique de Boréalis, des liens vers les différentes approches. Ces liens pourraient se présenter dans des encadrés et pourraient même être affichés dans les rapports selon les besoins des utilisateurs. Enfin, en plus d’aider l’entreprise à se retrouver dans ses différentes exigences, la promotion des principes des différentes initiatives reconnues internationalement à l’intérieur des modules sociaux et environnementaux remplit un rôle de formation et de sensibilisation des utilisateurs de l’outil en matière de responsabilité sociale, ce qui constitue également une bonne pratique d’intégration de la responsabilité sociale dans l’organisation (article 7.4.1 de la norme) (ibid.).
En savoir plus

120 En savoir plus

La responsabilité sociale des entreprises : une approche par la défaillance du marché

La responsabilité sociale des entreprises : une approche par la défaillance du marché

Il amène deux bons arguments justifiant pourquoi il estime que l'on devrait cesser de concentrer les recherches sur ce qu'il appelle le modèle du dirigeant éthique (MDE) pour nous diriger vers le modèle du marché éthique (MME). Le premier argument est que même s'il était possible d'identifier un dirigeant comme étant un exemple en termes de gestion éthique, rien n’indique que sa façon de gérer serait reproductible dans d'autres organisations. Chaque entreprise a son lot de contraintes et les décisions prises par le dirigeant d'une entreprise de recyclage ne sont pas du même ordre que celles d'un président de compagnie pétrolière. Le deuxième argument est que le MDE est principalement axé sur les actions et responsabilités des hauts dirigeants d'entreprises : «le présupposé de base d’un tel modèle [le MDE] est que si les hauts dirigeants d’une organisation savent cultiver certaines vertus et développer leur caractère moral, c’est l’organisation dans son ensemble qui se conformera à ces plus hautes attentes morales » (Néron, 2010, p.6). Bien qu’il soit possible que le président d’une entreprise soit hautement vertueux, cela ne veut pas dire que son sens de l’éthique est partagé par l’ensemble des employés de son entreprise. Comme le rappelle Boatright : « la plupart des acteurs du monde des affaires sont somme toute assez éloignés des plus importantes structures décisionnelles » (Néron, 2010, p.7). Ainsi, il faut tenir compte que des décisions immorales peuvent être tout de même prises par des subalternes sans que le président n’ait son mot à dire.
En savoir plus

108 En savoir plus

Les stratégies de responsabilité sociale des petites et moyennes entreprises : quels effets pour quelles parties prenantes ?

Les stratégies de responsabilité sociale des petites et moyennes entreprises : quels effets pour quelles parties prenantes ?

RIMHE - Revue Interdisciplinaire Management, Homme & Entreprise répartis dans 45.000 entreprises dont 80 % sont des PME de moins de 50 salariés. La métallurgie est donc un secteur où se côtoient PME et filiales de groupes internationaux. La deuxième tient aux enjeux environnementaux. Les processus métallurgiques sont en effet de grands consommateurs d’énergie et ont des incidences sur l’environnement (pollution de l’air, de l’eau et des sols). Pour répondre à la pression gouvernementale (qui renforce les mesures pour limiter la pollution) et celle de l’opinion publique, l'industrie de la métallurgie met en place des programmes conséquents qui visent le déploiement des technologies propres pour minimiser les émissions de polluants. La troisième raison résulte des enjeux sociaux. La pyramide des âges est vieillissante et les difficultés de recrutement actuelles risquent de s’accentuer dans les années à venir. Les pratiques de recrutement, en particulier le fort recours à l’intérim, et les conditions de travail (organisation du travail, risques sanitaires, rythme de production, ergonomie des postes…) peuvent être des éléments d’explication de ces difficultés. En outre, sous l’impulsion de stratégies d’entreprises axées de plus en plus vers le développement de produits à haute technicité, le niveau de formation requis augmente fortement alors que l’effort de formation professionnelle continue des salariés est inférieur à la moyenne de tous les secteurs concernant le taux d’accès à la formation (31% contre 37%, selon une étude réalisée en 2007 par le CARIF (Centre d'animation, de ressources et d'information sur la formation) et l’OREF (Observatoire régional emploi formation) des Pays de la Loire). Les trois PME de l’étude opèrent dans le secteur des biens d’équipement (un sous-secteur de la métallurgie).
En savoir plus

24 En savoir plus

Comment gérer les risques liés à la responsabilité sociale des entreprises ?

Comment gérer les risques liés à la responsabilité sociale des entreprises ?

a. Reporting dans les rapports annuels Cette pratique est la plus répandue mais elle reste superficielle. Certaines entreprises emploient le rapport annuel pour communiquer des sommaires sur l’historique et la performance environnementale. Généralement ce type de reporting concerne l’importance de l’environnement, les politiques en matière environnementale, les audits et les systèmes de management environnementaux, des éléments de la performance et dépenses environnementales. Cette pratique est répandue dans les plus grandes entreprises et dans certains secteurs d’activité tel que le secteur de chimie, d’énergie, de pharmacie, etc. Les entreprises de services et financières semblent être moins intéressées. Mais il existe une controverse concernant la meilleure place pour mettre les informations sociétales dans le rapport annuel et sur la nécessité de publier ou non un rapport indépendant. Selon Gray (2001), il est essentiel que l’entreprise rapporte sur l’aspect environnemental et social dans son rapport annuel puisque l’entreprise n’est pas seulement une entité économique, elle a aussi une dimension sociale et environnementales que la comptabilité ne permet pas de refléter. Il pense que le reporting dans les rapports annuels est insuffisant, les données doivent être étendues dans des rapports indépendants.
En savoir plus

20 En savoir plus

Risque de réputation des entreprises et responsabilité sociale et environnementale

Risque de réputation des entreprises et responsabilité sociale et environnementale

Greenpeace dénonçait déjà depuis longtemps l’attitude des sous-traitants de Nestlé, Greenpeace les accusait de détruire la forêt indonésienne et de tuer des espèces protégées vivant dans ces forêts pour planter des palmiers et faire face à la demande (émanant notamment de Nestlé). Les sous traitants étaient les premiers fautifs, mais la responsabilité était plus directement imputée à Nestlé qui, en achetant cette huile, encourage ces comportements. L’opération de communication lancée par Greenpeace comprenait notamment, des détournements de spots publicitaires de Nestlé postés sur le site de partage YouTube et des appels à « envahir » la page Facebook de Nestlé (appels envoyés grâce au réseau social Twitter). Ces opérations illustrent bien le concept de crise RSE. L’attitude supposée non éthique de l’entreprise, dans un pays en voie de développement, a été mal perçue par une partie des consommateurs. Cela fait écho aux nouvelles demandes des parties prenantes qui ne veulent plus seulement que l’entreprise produise bien, mais qu’elle produise éthiquement. Le fait qu’une organisation mondiale comme Greenpeace s’empare de l’affaire a permis de médiatiser largement le comportement de Nestlé et donc d’affecter la réputation de l’entreprise. La réponse de Nestlé à ces attaques semble montrer un manque de préparation de l’entreprise à la communication sur les réseaux sociaux. Après avoir intenté plusieurs procès pour faire retirer les vidéos, Nestlé a tout d’abord fermé sa page Facebook puis une fois rouverte a posté des messages jugés autoritaires envers les internautes présents. Aucune discussion ne semble avoir été ouverte avec les internautes.
En savoir plus

188 En savoir plus

La responsabilité sociale des entreprises dans les pays en développement avec des problèmes de gouvernance

La responsabilité sociale des entreprises dans les pays en développement avec des problèmes de gouvernance

2.2.3 Conséquences de l’inefficacité du gouvernement L’inefficacité politique peut amener les populations à s’attendre à ce que les entreprises fournissent les services dont ils ont besoin par le biais de leur programme de RSE. Les attentes ne sont ainsi plus dirigées envers le gouvernement, mais envers les entreprises. Cela fait en sorte de créer une pression sur le programme de RSE, si celles-ci désirent satisfaire les demandes de la population ou une partie de celles-ci. Les gouvernements peuvent également développer les mêmes attentes et prétendre se battre pour les besoins de leur population en revendiquant des infrastructures ou des services de base auprès des entreprises, s’évitant ainsi d’avoir à le faire eux-mêmes. Cela peut s’appliquer particulièrement lors de la nécessité de déménager certains villages, suite aux besoins en main-d'œuvre des entreprises (ibid.). En effet, la mise en place d’entreprises dans une zone géographique particulière peut amener une délocalisation de la population sur un territoire où les infrastructures sont insuffisantes pour subvenir aux besoins des communautés (lors de l’implantation d’une mine par exemple). Par le biais de la RSE, les entreprises peuvent venir combler les lacunes existantes (Belem, 2006a). Cependant, des abus dans les demandes peuvent survenir et il est préférable que les entreprises fassent le tri parmi celles- ci, afin de ne pas réaliser des actions qui auraient dû être accomplies par les autorités du territoire sur lequel elles vont s’installer.
En savoir plus

83 En savoir plus

La responsabilité sociale des entreprises vue sous l’angle du développement durable ou quand le monde des entreprises change

La responsabilité sociale des entreprises vue sous l’angle du développement durable ou quand le monde des entreprises change

122 « Relever le défi. La stratégie de Lisbonne pour la croissance et l’emploi », rapport du groupe de haut niveau présidé par Wim Kok, novembre 2004. Cependant, des nuances sont à apporter. D’un côté, le lancement par la Commission d’un nouveau « groupe à haut niveau » sur la compétitivité, l’énergie et l’environnement semble contredire cet argument. Suivant le communiqué de presse du 24 février 2006, ce groupe s’attachera au cours des deux prochaines années à développer la coordination entre les initiatives politiques et législatives et contribuera à la mise en place d’un cadre réglementaire plus stable et plus prévisible. Il explorera différentes manières de libérer le potentiel de croissance des industries fabricant des produits de base et intermédiaires en approfondissant l’intégration des politiques en matière de compétitivité, d’énergie et d’environnement. Le groupe examinera les liens entre les politiques industrielle, énergétique et environnementale pour s’assurer que les initiatives prises dans chacun de ces domaines soient cohérentes entre elles. Il cherchera également à obtenir des avancées en matière de développement durable et de compétitivité. D’un autre côté, la participation de Monsieur Dimas (membre de la Commission chargé de l’environnement) à la Commission du développement durable des Nations Unies qui s’est tenue du 10 au 12 mai 2006 à New York et les thèmes que ce dernier a abordé (développer des politiques énergétiques qui améliorent l’accès des populations pauvres aux services énergétiques tout en renforçant au maximum l’efficacité énergétique, recours aux énergies renouvelables à l’échelon mondial, annonce du lancement de la facilité UE pour l’énergie) paraissent tempérer l’affirmation de M. Kok. Enfin, la tenue d’un forum sur le développement durable réunissant les parties prenantes et organisé par le Comité économique et social s’inscrit dans une tendance contraire puisque promouvant une politique active.
En savoir plus

10 En savoir plus

Responsabilité sociale des entreprises et consommation éthique

Responsabilité sociale des entreprises et consommation éthique

5) Pour éviter de réinventer la roue, je voudrais rappeler qu’il existe déjà des mesures que l’on pourrait collectivement adopter et qui seraient potentiellement plus efficaces que des mesures volontaires. Le grand défi est d’imposer des limites strictes à l’externalisation de coûts en matière environnementale, sociale et éthique aux niveaux des producteurs, des entreprises.

3 En savoir plus

Pépite | Responsabilité sociale des entreprises et capitalisme en république populaire de Chine : quelles transformations du rapport salarial ?

Pépite | Responsabilité sociale des entreprises et capitalisme en république populaire de Chine : quelles transformations du rapport salarial ?

Le premier chapitre vise à présenter l’objet de cette thèse et à poser les premières pistes de réflexion théorique. Nous montrons que le développement de la RSE dans l’industrie chinoise intensive en main-d’œuvre peu qualifiée trouve son origine dans la mise en accusation des agissements des marques du secteur textile et de l’habillement par des ONG d’Europe et des États-Unis. Sommés de démontrer leur capacité à prendre en charge le bien- être des travailleurs produisant des biens en leurs noms, les donneurs d’ordres ont élaboré des codes de conduite auxquels les sous-traitants doivent se soumettre. Depuis les années 1990, les usines chinoises des secteurs tournés vers l’exportation doivent donc s’engager à respecter ces normes morales. Si ces dispositifs sont aujourd’hui les plus répandus, d’autres approches ont été progressivement mises au point à partir de la décennie 2000, par une grande diversité d’organisations implantées en Chine (pouvoirs publics, organisations internationales, entreprises consultants et ONG). Loin de se limiter à une réponse aux préoccupations des consommateurs occidentaux, la RSE s’inscrit donc aujourd’hui pleinement dans les débats nationaux sur les retombées néfastes du développement économique chinois et sur les rôles respectifs des acteurs publics et privés dans l’élaboration d’un compromis entre efficacité et éthique. Ces questions ne peuvent être appréhendées dans le cadre de l’analyse utilitariste la plus souvent mobilisée dans les études sur la RSE. Elles nous incitent à recourir à une approche institutionnaliste, en accordant une place importante à la réflexion sur la capacité de normes privées à contribuer à la régulation de l’économie chinoise.
En savoir plus

552 En savoir plus

La responsabilité sociale des entreprises

La responsabilité sociale des entreprises

On trouve une autre définition de la RSE dans les milieux économiques, dans les ministères des affaires étrangères ou de l’économie, chez les chercheurs en sciences de gestion. Ces derniers, familiers des travaux développés Outre-atlantique, n’évoquent quasiment jamais l’expression « développement durable ». Pour eux, la RSE est la version française de la Corporate Social Responsability (CSR) anglo-saxonne. Ce champ est centré sur la prise en compte par les décideurs d’entreprise de leurs « parties prenantes » (stakeholders). La responsabilité « sociale » des entreprises y est définie comme une réponse aux attentes de tous les groupes concernés par ses décisions, et pas uniquement aux seuls shareholders (les actionnaires). Ces derniers ne représenteraient qu’une partie prenante aux côtés d’autres devenues de plus en plus nombreuses au fil du temps (banque, médias, riverains, ONG…). Si la théorie des parties prenantes est récente, la conception des relations entreprises/société qui la sous-tend est ancienne. Certains n’hésitent pas à citer les philosophes antiques qui comme Aristote voulaient subordonner l’économie à la morale. D’autres évoquent le « paternalisme social » du XIXe siècle comme prémisse de la CSR/RSE moderne. En France, le concept d’entreprise citoyenne, développés par le Centre des jeunes dirigeants (CJD) dans les années 80 offre de fortes connivences de contenu avec la RSE du XXI e siècle.
En savoir plus

2 En savoir plus

La responsabilité sociale des entreprises dans l’industrie chinoise : une recomposition de la relation salariale ?

La responsabilité sociale des entreprises dans l’industrie chinoise : une recomposition de la relation salariale ?

48 On assiste néanmoins depuis la fin des années 2000 à un renouvellement des initiatives, marqué par l’entrée dans le champ de la RSE d’« experts » et d’« activistes » impliqués de longue date dans la défense des travailleurs-migrants 48 . Loin d’être anecdotique, cette évolution prend toute son importance dans une période de profondes transformations du régime d’accumulation appelant une refonte du mode de gouvernance des usines chinoises. Nous pouvons alors esquisser différents scénarios sur le rôle de la RSE dans la structuration des relations de travail. Tant que le code de conduite reste l’instrument essentiel de la RSE, il n’est pas à exclure que l’on en reste au stade des avancées superficielles. Une nouvelle approche, plus en phase avec les attentes du management des usines, pourrait cependant favoriser la diffusion de nouvelles normes techniques et organisationnelles dans l’industrie en rendant les innovations sociales compatibles avec les caractéristiques des entreprises. Dans le scénario le plus optimiste, le mouvement de RSE passerait finalement le relais à des acteurs collectifs locaux qu’elle aurait encouragé à faire émerger.
En savoir plus

28 En savoir plus

Show all 5456 documents...

Sujets connexes