Réception de l’œuvre littéraire

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La médiation réciproque de la littérature et du cinéma : l'influence de l'adaptation cinématographique d'une œuvre littéraire sur la réception du livre et du film par les jeunes

La médiation réciproque de la littérature et du cinéma : l'influence de l'adaptation cinématographique d'une œuvre littéraire sur la réception du livre et du film par les jeunes

2 Ce travail de recherche vise à mettre en avant les rapports entretenus par les jeunes avec les adaptations cinématographiques d’œuvres littéraires. Il s’agit de comprendre l’influence de ce phénomène sur la réception du film (l’adaptation), et du livre (l’œuvre source) par les jeunes, et de mettre en avant les relations entre les pratiques liées au cinéma, et les pratiques de lecture des adolescents. Pour la réalisation de cette étude, une douzaine d’entretiens semi-directifs ont été réalisés auprès de lycéens aux profils variés, ayant tous au moins lu l’œuvre de François Mauriac, Thérèse Desqueyroux, dont ils ont vu l’adaptation de Claude Miller au cinéma. L’étude montre que les adaptations facilitent la compréhension du livre chez les jeunes, et modifient également leur représentation de l’histoire et des personnages en figeant l’imagination de chacun. Par ailleurs, les adaptations ne semblent pas réellement pousser les jeunes à lire, l’effet inverse semble plus fréquent, c'est-à-dire que la lecture du livre amène les jeunes lecteurs à aller voir l’adaptation au cinéma.
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Mireille Naturel, <em>Proust et le fait littéraire. Réception et création<em>

Mireille Naturel, <em>Proust et le fait littéraire. Réception et création<em>

On trouve la première manifestation de l’article à même les ébauches du Contre Sainte-Beuve, texte qui, on le sait, à moitié abandonné par Proust, dérivera pourtant vers ce que sera bientôt la Recherche. Il se manifeste, certes, mais non pas de façon paisible, car c’est déjà un point de friction privilégié et évocateur. M. Naturel écrit avec justesse qu’« [i]l s’inscrit entre différents thèmes qui seront repris dans À la recherche du temps perdu […] et la problématique même du Contre Sainte-Beuve, à savoir la critique littéraire » (p. 35). Elle conclut donc qu’« [i]l semble ainsi assurer l’articulation entre le volet narratif et le volet critique » (p. 35). Tout le roman s’appuiera sur cette dualité. L’article dans Le Figaro est un signe, un signal clignotant, du fait littéraire proustien : dès ses premières esquisses au sein des cahiers du Contre Sainte-Beuve, il incarne un des principaux mécanismes de l’œuvre à venir. Et exactement parce qu’il s’agit d’un texte pour un journal, on est aussi tenté d’y voir la métaphore de la poétique éditoriale qui changera à jamais notre rapport au texte imprimé, celle du grand XIX e siècle et de la montée de la presse de masse. Proust
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De l'oeuvre d'art picturale au texte littéraire : analyse d'activités de réception

De l'oeuvre d'art picturale au texte littéraire : analyse d'activités de réception

individu peut avoir la sensation d’une fluence perceptive, sans que cela soit vérifiable sur le plan objectif, l’ inverse étant également vrai. 1-2 Détection, identification et discrimination Par ailleurs, les travaux de REBER ont montré que la fluence perceptive permettait de traiter plus rapidement et avec plus de précision trois questions qui font jour dès qu’un individu setrouveen faced’un objet. « Premièrement, les individus doivent répondre à cette question : « Y a-t-il ici quelque chose ? ». C’est la question de la détection. Deuxièmement, après être sûrs que quelque chose est bien là, ils se demandent : « Qu’est-ce que cet objet ? ». C’est la question de l’ identification. Troisièmement, les individus peuvent voir deux objets de la même famille. Ils peuvent alors se poser la question suivante : « Cet objet est-il différent de celui-là ? ». C’ est la question de la discrimination. » Ces questions sont particulièrement intéressantes car ce sont celles que les élèves vont adresser à l’œuvre d’art picturale lorsqu’ ils vont se trouver en présence de l’ œuvre. Si la question de la détection n’est pas celle qui pose le plus de problème, l’ enjeu de l’activité de réception réside véritablement dans la résolution du problème de l’ identification et de la discrimination.
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L’album : première réception littéraire

L’album : première réception littéraire

N'oublie pas de te laver les dents de Philippe Corentin où l’auteur se met en scène en tant que personnage et où l’album trouve son écho dans l’histoire. Dans Pourquoi Monsieur l'ourson ne peut-il pas dormir ? (2000) de Wolfram Eicke et Christine Sormann, ce jeu permet de questionner le métier de l'écrivain et plus largement les métiers du livre, dévoilant la complexité de l’acte d’écrire et du rôle médiatique de la réception. Le thème de la lecture et de ses rôles occupe quant à lui la place centrale dans Péric et Pac (1994) de Jennifer Dalrymple ainsi que dans Un beau livre (1991) de Claude Boujon et bien d’autres. Ce jeu de la métafiction est à son apogée lorsqu’elle utilise la métalepse et brouille ainsi les pistes entre réalité et fiction, que cette mise en abyme se décuple. Catherine Tauveron qui a étudié ce phénomène dans les albums parle de « métafictions métaleptiques » 36 . Ce procédé permettant des glissements possibles entre le monde de la fiction et le réel, cette transgression, intrusion de l’auteur fictif dans l’univers fictionnel surprend et ce jeu de mise en abyme apporte profondeur et réflexion à l’œuvre car il n’y a plus une lecture mais une multitude de strates à découvrir et explorer. Le lecteur recherche une méthode pour résoudre les ambiguïtés du texte mais le sens se dérobe et les incertitudes persistent. La métalepse fonctionne ainsi pour créer un effet d’incompréhension chez le lecteur et l’amène à réfléchir. L’album Mon chat le plus bête du monde est un exemple très riche de l’utilisation de la métalepse définie par Gérard Genette dans son essai Métalepse. De la figure à la fiction comme : « toute intrusion du narrateur ou du narrataire extradiégétique dans l'univers diégétique (ou de personnages diégétiques dans un univers métadiégétique, etc.), ou inversement . » 37 . L’auteur
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Les écrits en vers de Marie Stuart: Edition critique des autographes, augmentée de la transmission de l'oeuvre poétique et de la réception littéraire de la figure de Marie Stuart

Les écrits en vers de Marie Stuart: Edition critique des autographes, augmentée de la transmission de l'oeuvre poétique et de la réception littéraire de la figure de Marie Stuart

Commençant par la préface latine des Œuvres de Buchanan composée par Thomas Ruddiman en 1715, lequel doute de la sincérité de son auteur, la discussion autour des lettres et poèmes de la fameuse cassette est lancée. Cent trente ans après sa mort, la reine d’Écosse est mise à nouveau au centre d’une dispute littéraire. Pendant plus d’un siècle, la discussion tourne autour de ses poèmes et de ses lettres. On met en doute sa capacité d’écrire des vers, voire on oublie complètement son œuvre littéraire qui, avec un total d’environ cinq cents vers, mériterait au moins d’être respecté. À l’aube du XIXe siècle, on commence à récolter et éditer les textes littéraires de Marie Stuart : les State Papers des archives royales sont pour la première fois présentés à un public plus large par Malcolm Laing en 1804 et Markham Thorpe en 1848 et, en 1844 et 1859, Labanoff et Teulet publient les lettres de la reine. C’est par ces chercheurs que d’autres vers lui sont attribués. Ils classifient leurs découvertes en fonction des documents qui font l’objet de leur enquête : dans le contexte historique où ils les découvrent. À la même époque, Robert Schumann compose son opus 135 des Lieder dans l’idée de mettre en musique des poèmes de Marie Stuart. Sa source n’est guère fiable, et l’on considère aujourd’hui que tout au plus deux des poèmes mis en musique sont de la main de la reine. D’autres témoins, comme le bibliothécaire Pawlowski ou le docteur Galy, se poseront sérieusement la question de qui est le véritable auteur de ces vers.
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Yannick Malgouzou, <i>Les Camps nazis. Réflexions sur la réception littéraire française</i>

Yannick Malgouzou, <i>Les Camps nazis. Réflexions sur la réception littéraire française</i>

bution du Renaudot à David Rousset en 1946 pour L’Univers concentrationnaire, puis à Jean Cayrol pour Je vivrai l’amour des autres en 1947 ainsi que l’obtention du Goncourt par Anna Langfus en 1962 pour Les Bagages de sables manifestent une acceptation du genre dans la sphère littéraire. Malgouzou poursuit avec des analyses poussées de l’œuvre de Jean Cayrol, de L’Espèce humaine de Robert Antelme et de La Douleur de Marguerite Duras. Il y ajoute Acide sulfurique, d’Amélie Nothomb, en tant qu’exemple plus récent de la question de l’événement en littérature. Ces ouvrages, bien qu’ils évoquent tous l’événement dont il est question, proviennent d’auteurs français qui ont vécu les camps en tant que déportés politiques, dans les cas d’Antelme et de Cayrol, ou qui n’ont pas fait l’expérience directe des camps. Si Malgouzou s’attarde souvent sur l’importance de la spécificité du génocide des Juifs, il nous semble problématique qu’il néglige les témoignages et les autres œuvres littéraires écrites par des rescapés juifs. En effet, la perspective du Juif semble tout à fait absente de cet ouvrage, à l’exception de brèves mentions d’Elie Wiesel et de Primo Levi.
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Compte rendu de l’ouvrage "Relire Madeleine Bourdouxhe. Regards croisés sur son œuvre littéraire"

Compte rendu de l’ouvrage "Relire Madeleine Bourdouxhe. Regards croisés sur son œuvre littéraire"

Après avoir livré une brève chronologie critique des différentes parutions de Bourdouxhe et de leur réception (en faisant notamment apparaitre les liens de l’écrivaine avec les orbites féministe, existentialiste et surréaliste), Josette Gousseau s’attarde sur les différentes éditions et adaptations de « Un clou, une rose » avant d’analyser cette même nouvelle. Elle questionne la signification des objets du titre, approche qui se veut typique du surréalisme. Le clou et la rose, symboles de la passion du Christ selon Florence Nys, sont ici appréhendés par rapport à leur fonctionnalité dans le récit. S’agissant de cadeaux d’homme, ils symboliseraient la chance (le clou appartenant à un fer à cheval) et la renaissance (la rose de Jéricho pouvant sans cesse revenir à la vie) 6 . Ayant divisé le récit en séquences suivant les personnages et voix en présence, Gousseau relève aussi l’importance du dialogue qui permet de transformer les conflits en interactions cordiales.
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LA RÉCEPTION DE LA COURONNE ET LA LYRE

LA RÉCEPTION DE LA COURONNE ET LA LYRE

exposé les principes théoriques de la traduction, étudie les solutions apportées avec bonheur par Yourcenar à ces problèmes. Maria Orphanidou Fréris, tout en rappelant que chez Yourcenar on a affaire à une « écriture-création », souligne qu’elle conserve le sens et les qualités littéraires de l’original. Maurice Lebel est sans réserves : à ses yeux sa traduction de la 14 e Olympique de Pindare, poète particulièrement difficile à traduire, supporte bien la comparaison avec celle d’Aimé Puech aux Belles Lettres, et il trouve en outre que Yourcenar excelle tout particulièrement dans le rendu des formes brèves, comme les épigrammes de Callimaque ; s’il fait référence à Racine, c’est dans le cadre de l’éloge pour comparer Yourcenar à ce maître de l’alexandrin 10 . Eugène de Saint- Denis, qui parle de « chef-d’œuvre », est tout aussi laudatif ; il resitue la question du choix des vers ou de la prose pour traduire des vers dans l’histoire littéraire, passant en revue certaines théories de la traduction depuis le XVI e siècle. Il confronte également les principes de traduction énoncés par Yourcenar dans sa préface avec ses réalisations et il souligne la réussite : ainsi le chant des oiseaux d’Aristophane est rendu excellemment, Yourcenar étant une « musicienne qui, exploitant les données mélodiques de l’original grec, les a renforcées par des rimes et des assonances intérieures à certains vers » ; il cite encore la Magicienne de Théocrite, où Yourcenar voulait rendre « quelque chose de la fougue et du mouvement de l’original » 11 . Le latiniste qu’est Eugène de Saint- Denis souhaiterait que de tels talents fussent désormais employés à traduire la poésie latine, où le carmen est fondamental. Selon les mots mêmes de Jacques Lacarrière, les traductions sont « claires, sereines et accessibles » ; mais ce n’est pas sans nuances dans le jugement, surtout à propos du choix d’une traduction en vers, qui conduit, selon le même critique à « des réussites exceptionnelles et des équivalences plus discutables » ; si la concision des épigrammes est bien rendue, l’alexandrin convient moins bien à la tragédie. Michel Bressolette pose aussi la question de la spécificité de la prosodie et de la métrique antiques et il se demande s’il est bien judicieux de remplacer la quantité –
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Citer, indexer ou cartographier ?<br />De la circulation et de la lecture des textes relatifs à une œuvre littéraire sur internet

Citer, indexer ou cartographier ?<br />De la circulation et de la lecture des textes relatifs à une œuvre littéraire sur internet

La question initialement posée pour notre programme de recherche avait trait à la « réception » de l’œuvre de Raymond Queneau sur internet. L’un des premiers points méthodologiques aura consisté à transformer les termes de cette interrogation en la reformulant selon une problématique communicationnelle qui nous permette d’avoir réellement prise sur les signes, objets et pratiques de médiation mises en œuvre par les usagers d’internet. Autrement dit, depuis la question héritée de la tradition théorique littéraire traitant de la circulation des textes, nous avons construit une problématique inscrite autour de la question de la « médiation » qui place le texte dans un processus complexe de production, de circulation et d’appropriation des textes. Cette remarque liminaire est d’importance attendu qu’elle prend, plus fondamentalement, le contre-pied de la traditionnelle « ontologisation » du texte littéraire et de la personnification de la « réception » pour s’intéresser aux objets textuels produits (quelle que soit leur nature supposée), aux acteurs (quel que soit leur statut), aux médiations (quelles que soient leurs fonctions), ainsi qu’à la circulation des textes proprement dite. En d’autres termes, l’approche vise l’ensemble des processus qui ont trait à l’énonciation éditoriale [SOUCHIER 1998], à la médiation [DAVALLON 2004] et à la trivialité [JEANNERET 1998] susceptible d’éclairer la métamorphose médiatique située en amont de l’ensemble de nos questionnements.
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Anne Hébert et la réception de son œuvre dans les pays germanophones

Anne Hébert et la réception de son œuvre dans les pays germanophones

de terra incognita. Invisibilité d’abord en ce qui concerne les articles d’intérêt géné- ral : les médias imprimés de langue allemande réagissent avec un retard d’au moins vingt ans aux développements sociopolitiques de l’espace francophone transatlan- tique. Contrairement au Canada anglophone et à sa littérature qui avaient fait leur entrée dans la presse germanophone dès le milieu des années 1980, ici, avant le milieu des années 1990, aucune référence aux transformations de la Révolution tran- quille ni à la floraison exceptionnelle de la vie littéraire et culturelle de la province des années 1960 aux années 1980. Ce n’est que dans la décennie 1990 que le nombre d’articles de presse consacrés au Québec et à ses auteurs augmente, et il monte en flèche lorsqu’on inclut Robert Lepage, comme chef de file. Après un pourcentage ri- dicule de 1 % (du total des articles recueillis) pour les décennies 1960 et 1970 et de 4 % pour celle de 1980, le taux monte à 43 % du total des articles dans les années 2. Pour ce qui suit, voir Mathis-Moser, 2015b : 364. 6 quotidiens, 6 hebdomadaires, 1 magazine et 20 revues culturelles de ce corpus ont cessé de paraître ou ont été collectionnés pendant une période plus courte.
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L'énigme du textiel littéraire

L'énigme du textiel littéraire

Pourquoi parler d’autorité ? En tant que texte littéraire, on s’attend à trouver un possible intentionnel actualisé lors du passage des « coulisses » à la « scène », comme en témoigne le nom de l’auteur qui signe le livre sur sa couverture. Cette « fonction-auteur » (Foucault, 1994) garantit l’intentionnalité et préfigure la réception de l’œuvre à travers un pacte de lecture. Cette fonction est une instance régulatrice qui permet de juguler les excès interprétatifs ou, dans une perspective sémiotique, d’éviter que l’interprétant ne soit trop dynamique (Eco, 1994). Or, comme nous l’avons montré avec le concept d’« arène des possibles », les instances régulatrices du textiel littéraire sont plurielles. Des coulisses à la scène, ces possibles sont matériellement actualisés et apparaissent sous la forme de signes, de parcours de navigation, d’une structure éditoriale, de recommandations techniques ; ce sont les choix faits par l’équipe, après des débats intenses sur ce qu’il était possible ou non de faire.
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Écrire la théorie littéraire : l'œuvre littéraire de John Cage et la révision du commentaire critique

Écrire la théorie littéraire : l'œuvre littéraire de John Cage et la révision du commentaire critique

moyennement puissant dans le contexte de l’œuvre littéraire ? En regard du « sens » d’un texte, l’auteur est-il un destinateur qui émet, un destinataire qui reçoit, ou un canal qui transmet 1 ? Confronté lui-même au texte qu’il propose, en sait-il plus, moins ou autant que son lecteur ? Ces questions, où l’on reconnaît chaque fois le jeu implicite de quelques notions polysémiques fondamentales (« intention », « sens », « interpré- tation », « communication », « nom », « œuvre », et bien sûr le mot « auteur » lui-même), partent toutes à la recherche d’une fiabilité, ou de non-fiabilité, du nom attributif : quelle confiance mettre dans le nom d’auteur ? quelle « attributivité onomastique » est possible dans l’étude d’un texte ou d’une œuvre ? C’est la question de la « garance », et de son évaluation, qui anime la polémique auctoriale. Le fait constaté est qu’un texte ne se présente jamais seul : un suffixe, un génitif, un complément du nom l’accompagne obstinément chaque fois. Quelques exemples de comportements : Finnegans Wake de James Joyce, « Art Is Either a Complaint or Do Something Else » de John Cage, les Mille et Une Nuits d’Anonyme(s), Mille Plateaux de Gilles Deleuze + Félix Guattari, John Cage: Writer de Richard Kostelanetz (« editor »), Writings Through John Cage’s Music, Poetry, and Art (collectif édité par D. W. Bernstein et C. Hatch), M U S I C A G E: Cage Muses on Words, Art, Music de John Cage en conversation avec Joan Retallack… La présentation varie : textes autographes, allographes, polygraphes, homo- et hétérographes… nom d’auteurs individuels et propres, collectifs et communs, collaboratifs et participatifs… illusions ou manipulations pseudonymiques, homo- nymiques, anonymiques, hétéro- et polynymiques, utopo- et uchrono- nymiques 2
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De la “politique littéraire” à la littérature sans politique ? Des relations entre champs littéraire et politique en France

De la “politique littéraire” à la littérature sans politique ? Des relations entre champs littéraire et politique en France

On se rapproche en fait avec ces deux exemples du troisième type de rapport littéraire au politique, qui correspond à la logique de l’engagement intellectuel rappelée précédemment. Celui-ci tente d’échapper à l’alternative du repli puriste et de l’inféodation partisane, en inscrivant l’activité politique dans la logique et la continuité de l’activité littéraire. En tant qu’ « inventeur » ou au moins représentant historiquement décisif de cette politique littéraire, Zola en constitue la figure quasi éponyme. Il ne s’agit pas dans ce cas de faire de la littérature d’un point de vue politique. Il s’agit en revanche d’accéder à la parole publique et d’obtenir la légitimité à intervenir dans le débat public grâce à la reconnaissance préalablement acquise comme écrivain, voire au nom de cette reconnaissance même. C’est de cette manière que la contradiction entre l’autonomie de l’écrivain (et du champ littéraire) et son engagement politique peut être résolue : l’autonomie est dans ce cas une condition de l’engagement public puisque ce n’est que grâce à elle que peut s’obtenir la reconnaissance en tant qu’écrivain qui constitue le préalable à la légitimité de sa parole publique. Car pour que des écrivains (et plus largement les intellectuels) puissent prétendre parler de politique en invoquant des causes et des valeurs (universelles), il leur faut auparavant en acquérir le droit dans leur travail d’écrivain et sa reconnaissance. Qu’une activité littéraire reconnue permette de défendre les idéaux de liberté ou de justice n’a certes rien d’évident, mais c’est précisément le produit, en partie spécifique à la France, de l’histoire littéraire et politique évoquée plus haut.
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Marxisme et critique littéraire

Marxisme et critique littéraire

Mutations et déclin du marxisme dans les approches littéraires La revendication du marxisme comme doctrine globale s’estompe progressivement à partir du milieu des années 1970. La perte d’influence du PCF dans le monde universitaire ne s’accompagne pas de nouvelles formes d’institutionnalisation des approches marxistes de la littérature (à l’exception, limitée dans le cas des études littéraires, de Vincennes). Si les références au marxisme ne disparaissent pas dans les études littéraires françaises, elles se transforment : à la vogue théorique des années 1960 succède peu à peu une approche plus empirique et moins doctrinaire du marxisme. L’article de Pierre Macherey et d’Étienne Balibar « Sur la littérature comme forme idéologique » (paru dans la revue Littérature en 1975), qui prétend établir une théorie des effets littéraires, apparaît plus comme un chant du cygne althussérien que comme le signe d’un renouveau théorique. La réception, favorable, mais ponctuelle, de figures littéraires marxistes à l’université (parmi lesquelles Pierre Barbéris ou encore Roger Fayolle), la naissance d’une discipline, la sociocritique (marquée, à l’origine, par une sensibilité marxiste, mais qui s’élabore sur de nouveaux concepts), l’essor de la sociologie de la littérature, manifestent tout à la fois un intérêt, souvent éclectique, pour des méthodes d’inspiration marxiste et un abandon de la théorie marxiste comme système.
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L'accès au monde littéraire: ou, Élements pour une critique littéraire chez Maurice Merleau-Ponty

L'accès au monde littéraire: ou, Élements pour une critique littéraire chez Maurice Merleau-Ponty

pour La premiare fois, la conduire jusqu'au bout, non sans espdrer cette réconciliation ultime qu'indiquait Merleau-Ponty... UNE" PHENOHENOLOGlE DE LA PERCEPTION.[r]

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L'invention littéraire des médias

L'invention littéraire des médias

L’invention littéraire des médias trilogie portant sur l’anticipation littéraire et artistique : Demain est écrit (2005), Le Plagiat par anticipation (2009) et Le Titanic fera naufrage (2016). L’invention s’accompagne ici d’une exigence éthique dont tout littéraire doit accepter de relever le défi : puisqu’il n’est pas impossible que nous puissions voir l’avenir à même certains événements qui nous entourent, à la manière du narrateur proustien qui défend l’idée que la mort d’Albertine est un événement trop important pour n’avoir pas annoncé sa venue dans différents moments antérieurs de son existence, il est urgent de devenir enquêteur et de décrypter les œuvres d’art, les médias et le réel comme autant de textes qui nous offrent les clés pour nous sauver d’une possible catastrophe planétaire.
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Repérages sur la réception et ses multiples paradigmes

Repérages sur la réception et ses multiples paradigmes

Ces premières interrogations sur la réception s’enracinent dans une vision inquiète des transformations sociales provoqués par l’émergence de la société industrielle et la fin de ce qui semblait, de manière sans doute partiellement mythifiée, les équilibres de la société traditionnelle2. Si ces normes religieuses, sociales et politiques ne sont plus là pour assurer le contrôle social, qu’est-ce qui pourra éventuellement contrebalancer l’influence de la presse si elle s’avérait néfaste ? Mal d’autant plus néfaste que, comme le déplore Paul Valéry, il procure de la satisfaction à ses victimes : « Notre organisme, soumis de plus en plus à ce régime d’expériences mécaniques, physiques, chimiques et psychologiques –toujours nouvelles- se comporte à l’égard de ces agents puissants comme il le fait à l’égard d’une intoxication agréablement insidieuse. Il s’habitue à son poison, bientôt il l’exige. Il en trouve bientôt la dose insuffisante »3. La réception devient là manipulation, influence et débouche sur la conception d’un public passif. Il n’est d’ailleurs pas sans ironie que cette passivité que l’on reproche dès lors au public des médias de masse ait été un résultat si difficile à obtenir dans le cas du spectacle vivant : l’immobilisme du public est désormais lu comme le signe de sa passivité, alors que le théâtre et la salle de concert du XVIII e siècle rencontrent une très vive cabale lorsqu’ils cherchent à discipliner leurs spectateurs, à les contraindre au silence, à l’immobilité mais aussi à la coprésence anonyme et non démonstrative (Butsch, 2000).
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Une approche plurielle de la réception urbaine

Une approche plurielle de la réception urbaine

ESSACHESS. Journal for Communication Studies, vol. 6, no. 1(11) / 2013 241 La méthode expérimentale permet, par l’interprétation des variables introduites dans l’espace, de comprendre les phénomènes socio-cognitifs et comportementaux liés à la réception de l’évolution du cadre de vie. En d’autres termes, cette méthode permet de mettre en évidence les relations de cause à effet entre les transformations de l’espace (variable indépendante) et la perception de celui-ci (variable dépendante) qui va influencer les comportements. L’objectif est d’observer l’évolution du phénomène quand les causes (variables explicatives) changent. De plus, la réalité change dans le temps et dans l’espace et selon les points de vue des sujets. Nous ne sommes pas dans une logique de causalité linéaire (cause-effet); mais plutôt circulaire (cause-effet-cause-…), ou interactive, dans le sens où il y une sorte de boucle de retour de l’action sur la pensée et de la pensée sur l’action. La technique utilisée est celle du questionnaire.
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Œuvre à travers les siècles

Œuvre à travers les siècles

V : N°477 de la Biblioteca Nazionale di S. Marco a Venise, date du Xleme et parfois du Xlleme siecle, ne contient que sept comedies : Plutus, Nuees, Grenouilles, Cavaliers, Oiseaux[r]

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Le dessalement des pierres en œuvre

Le dessalement des pierres en œuvre

77 Le dessalement des pierres en œuvre tests qui viendront rationaliser les craintes que l’on peut avoir dès que l’on envisage le trai- tement par bain, et notamment celle de la durée. On ne peut pas dire combien de temps cela va durer tant qu’on n’a pas fait de test. Or, la nature même des travaux d’ordre public que l’on effectue engendre la question du coût induit par la durée du traitement. Je pense aussi que la vigueur des interventions réalisées dans les années 1970 et 1980, notamment ces deux loges construites à l’intérieur des contreforts de la façade, nous permettent, quelque part de nous abstraire un petit peu de cette peur déontologique de la dépose pour certains des éléments, ceux qui sont accessibles facilement depuis l’arrière. Et on a vu, d’ailleurs, qu’elles ont même été conçues pour cela, on peut l’imaginer en tout cas, par Bernard Voinchet dès l’origine. Grâce à cette journée, il me semble que l’on est en capacité de venir progressivement, par faisceaux successifs qui se rétréciraient, deviner ou imaginer un protocole d’intervention qui se voudra le plus précis et le plus étayé possible d’abord par les tests sur les éléments déposés, ensuite, par une sorte de cartographie des interventions. Ces dernières devront être corrélées avec la capacité de dépose aisée par ces loges creusées. Et ensuite, je reprends là aussi un des termes employés par François Botton, par le panachage des techniques. Ce panachage des techniques est déjà proposé aujourd’hui, comme vous l’avez vu dans l’étude de monsieur Thouin en lien avec monsieur Rolland, et il me semble qu’à la lumière de cette journée, c’est effectivement ce mixte d’interventions qui devra être privilégié. Et enfin, je conclurai sur ce point-là, l’exemple de Poitiers a été bien évidemment passionnant puisqu’il nous a permis quelque part d’évaluer la façon dont les techniques se sont précisées depuis une vingtaine d’années. On a vu que cela avait un côté très expérimental encore à Poitiers et qu’aujourd’hui, on est vraiment dans des interventions qui sont effectuées d’une manière très scientifique. Mais surtout l’intervention sur Poitiers nous a permis de mesurer l’importance d’avoir une mise sous surveillance du portail dès lors qu’il sera restauré. Il ne faudra pas considérer qu’une fois qu’on aura coupé les rubans, on aura un magnifique portail, aussi beau qu’à Ripoll, et que les interventions s’arrêteront. Il faudra bien voir avec la ville propriétaire comment la drac peut, à ses côtés, continuer cette démarche itérative d’entretien, de surveillance de ce portail. Nous devons continuer d’en mesu- rer les évolutions. On sera ainsi en capacité, peut-être, de continuer à intervenir comme cela a été fait à Poitiers où l’on a vu qu’on est venu quelques années plus tard mettre de nouvelles compresses.
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