Pudeur ou l'impudeur (Film cinématographique)

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Du corps monstrueux au fantôme du corps. Pudeur et impudeur comme modalités de construction d'un corps politique chez Hervé Guibert

Du corps monstrueux au fantôme du corps. Pudeur et impudeur comme modalités de construction d'un corps politique chez Hervé Guibert

La plus grande manifestation de cette médiatisation du corps s'accomplira dans le projet cinématographique de l'auteur, La Pudeur ou l'Impudeur, qu'annonçait déjà, de manière prémonitoire, La Mort propagande : « Me donner la mort sur scène, devant les caméras » (Guibert, 2009a, p. 10). Le titre pose la question : ce film qui donne à voir le corps souffrant dans des scènes parfois très difficilement supportables, dans lequel l'auteur va jusqu'à filmer une tentative de suicide par empoisonnement, est-il le comble de l'impudeur du corps ? Ou alors la mise en fiction de ce corps mourant par le truchement de la caméra, qui impose par essence une mise en scène de ce qui est saisi (cadrage, répétition de la scène filmée, etc.), ne doit-il pas se concevoir comme une représentation pudique de ce qui arrive à Guibert ? Il n'y a bien évidemment pas de réponse, la question reste en suspens et laissera le spectateur libre de son interprétation.
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Auto-fiction(s) du réel : « La Pudeur ou l'Impudeur » d'Hervé Guibert

Auto-fiction(s) du réel : « La Pudeur ou l'Impudeur » d'Hervé Guibert

Résumé Si l’autobiographie en littérature ou l’autoportait en peinture et en photographie ont été couramment pratiqués, le cinéma semblait moins adapté techniquement à ce type de réalisation intimiste. L’apparition progressive de procédés de filmage plus légers donnera finalement aux cinéastes toute la liberté nécessaire pour l’auto-filmage. Le film d’Hervé Guibert La Pudeur ou l’Impudeur (1991), en utilisant ce type de dispositif, entrecroise des enjeux de vie avec des enjeux de représentation à travers ce qu’on pourrait nommer « un cinéma du subjectif». Un cinéma qui ne serait plus séparé de la vie mais en constante interaction avec elle, ouvert à l’imprévisible, où la mise en jeu identitaire du cinéaste appelle en retour celle du spectateur. Guibert nous regarde dans les yeux, comme il le fait lui-même face à son miroir pour regarder la mort en face.
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L’Imaginaire des corps en déréalisation dans le film de Guibert — La Pudeur et l’impudeur, 1991 — et le dernier film de Monteiro — Vai e vem, 2002

L’Imaginaire des corps en déréalisation dans le film de Guibert — La Pudeur et l’impudeur, 1991 — et le dernier film de Monteiro — Vai e vem, 2002

En pleine conscience, il s’agit alors de faire œuvre : figure, emblème, icône, ou spectacle, et il y a même de ces mises en abyme que l’on construit dans ce théâtre d[r]

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La pudeur en salle de naissances : concepts et analyse à partir du ressenti des patientes

La pudeur en salle de naissances : concepts et analyse à partir du ressenti des patientes

La deuxième est qu’il semblerait que notre société s’oriente vers « une norme de l’impudeur ». Les femmes s’étant définies « pudiques » ont cherché à la minimiser, comme s’il était mal vu de l’être. C’est le cas par exemple de Mélanie : « je suis pudique heu (silence). Enfin dans la normalité » ou encore Stéphanie : « Bon après on ne peut pas dire que je suis super, super pudique mais je suis assez pudique quand même ». D’un autre côté, il y a ces femmes qui déclarent « ne pas être pudique » et pourtant nous retrouvons dans leur entretien des actes ou moments vécus comme gênants, des difficultés à être suivies par un homme, etc. Stéphanie nous a répondu : « je n’ai jamais été spécialement pudique, mais bon je fais attention », Sophie a déclaré « ne pas être du tout pudique » mais quelques secondes plus tard avoue avoir appréhendé, le fait que le gynécologue assistant à l’accouchement soit un homme. En ce qui concerne Vanessa, son entretien n’a duré que dix minutes. Elle répondait à nos questions de manière brève, évasive. Elle n’a pas su nous donner de définition de la pudeur. Par contre, elle s’est définie comme « n’étant pas du tout pudique » ! Alors que c’est elle qui, de prime à bord, semble être la moins pudique, elle décrit lors de son entretien des actes et moments gênants. Ceci conduit à nous demander si certaines de ces femmes ont eu des difficultés à parler de leur pudeur, à se définir à proprement parler ?
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Place de la pudeur au sein d'une relation médecin-patient dans le cadre d'un examen gynécologique en médecine générale‎ : étude qualitative réalisée en région Picardie

Place de la pudeur au sein d'une relation médecin-patient dans le cadre d'un examen gynécologique en médecine générale‎ : étude qualitative réalisée en région Picardie

10 1. INTRODUCTION 1.1. Que signifie la pudeur ? La définition du mot pudeur est, d’après le dictionnaire Larousse, la suivante : « Disposition à éprouver de la gêne devant ce qui peut blesser la décence, devant l’évocation de choses très personnelles et, en particulier de choses sexuelles ». Mais il s’agit également de « discrétion, retenue qui empêche de dire ou de faire quelque chose qui peut blesser la modestie, la délicatesse » [1] Avec cette définition émergent 2 aspects ; l’un étant physique et s’intéressant notamment à l’intime, l’autre étant psychologique avec la notion de réserve. Pour mieux comprendre, il est intéressant de se tourner vers les termes anglo-saxons puisqu’en effet ils différencient la pudeur physique nommée « modesty » et la pudeur psychologique « reticence » [2].
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Respect du corps, dignité et pudeur : le vécu des femmes en salle de naissance : étude qualitative dans une maternité de type III

Respect du corps, dignité et pudeur : le vécu des femmes en salle de naissance : étude qualitative dans une maternité de type III

En Orient, la pudeur est une caractéristique de l’esprit rituel. Toujours rester en retrait de soi- même : le principe de modestie est un facteur d’harmonie qui vaut dans la famille, dans la société, dans les rapports humains et dans le monde naturel. Le sentiment de honte n’est pas généré par la faute ou la culpabilité d’un individu au regard de la loi, et encore moins par la notion d’un péché originel, il est perçu comme la conscience d’avoir manqué aux rites (1). Cette histoire de la pudeur tend à nous montrer qu’il n’y a pas une pudeur, mais autant de pudeurs que de civilisations, chacune liée au milieu où elle s’est développée. La pudeur dépend du caractère du sujet (du sexe et de l’âge) et de la société (de l’époque, de la culture, de l’éducation, et des croyances). Cela nous pousse à penser que ce n’est pas la pudeur qui fait l’homme, mais l’homme qui fait la pudeur. Mais en tant que professionnel de santé devons-nous la protéger ou l’ignorer ? Elle doit s’efforcer d’être respectée dans la mesure du possible, mais qu’est-ce que le respect en tant que professionnels de santé ?
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Le respect de la pudeur en salles d'accouchements : perceptions des primipares en suites de naissance. Enquête qualitative menée au CHRU de Brest du 29/09/2018 au 14/10/2018

Le respect de la pudeur en salles d'accouchements : perceptions des primipares en suites de naissance. Enquête qualitative menée au CHRU de Brest du 29/09/2018 au 14/10/2018

La nudité, habituellement réservée à l'intimité d'un couple, fait aussi partie du quotidien des professionnels en salles d'accouchements. Est-elle banalisée ? Il semblerait que non, cependant certaines femmes ont fait état d'une forme de pudeur corporelle vis à vis des professionnels de santé. Cette dernière est variable d'une femme à l'autre et concerne majoritairement les parties du corps jugées intimes à savoir le sexe et la poitrine, mais également le ventre. La pudeur corporelle s'est traduite par l'envie de se couvrir, de se cacher ou par des mouvements tels que rapprocher les cuisses. Elle a été augmentée lorsque les professionnels de santé présents lors de l'accouchement n'étaient pas connus ou pas identifiables. Le genre des intervenants a une importance pour certaines femmes interrogées, avec un préférence pour le genre féminin. Cependant ceci est a nuancer, puisque ce sont les compétences professionnelles et la qualité de la relation de confiance qui ont été mises en lumière, avant même d'aborder le genre des professionnels de santé.
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Respect de la pudeur de la patiente en salle d’accouchement à l’Hôpital Couple Enfant de Grenoble par le personnel hospitalier

Respect de la pudeur de la patiente en salle d’accouchement à l’Hôpital Couple Enfant de Grenoble par le personnel hospitalier

2 INTRODUCTION La salle d’accouchement fait partie d’un des lieux où le respect de la pudeur des femmes peut être remis en question. A commencer par le simple fait que dans de nombreux hôpitaux, dès son arrivée, la patiente est conduite dans une pièce où elle doit se dévêtir devant des personnes inconnues, afin de remplacer sa tenue par une chemise d’hôpital [1, 2, 3]. A cela, nous pouvons ajouter la répétition des examens gynécologiques réalisés par les médecins, sages-femmes et étudiants. Durant la phase active du travail, il est recommandé de réaliser un examen gynécologique par heure [4]. Celui-ci consiste entre-autre à réaliser un toucher vaginal afin d’apprécier l’évolution du travail. En tant que professionnel de santé, il peut nous arriver de banaliser ce geste, utilisé uniquement comme outil diagnostic, et en oublier la connotation sexuelle [5, 6]. Cependant, cela n’est pas anodin pour les patientes, ainsi que pour le conjoint si il est présent au moment de l’examen. Il en est de même pour la position gynécologique. Ainsi, en salle d’accouchement, il est fréquent de se retrouver face à des situations gênantes pour les patientes où leur nudité est exposée sans que l'on se souci de leur pudeur. C'est un sujet tabou rarement évoqué par le personnel hospitalier avec les patientes. D’ailleurs, comme l’explique M. Danguin dans son mémoire, lors de leur arrivée à la maternité, les femmes enfouissent leur pudeur sous d’autres priorités - les soins - pour la santé de leur enfant [7]. Cependant, elle n’a pas disparu.
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Compte rendu de : Éros Hugo. Entre pudeur et excès, Paris, Maison de Victor Hugo (novembre 2015-février 2016)

Compte rendu de : Éros Hugo. Entre pudeur et excès, Paris, Maison de Victor Hugo (novembre 2015-février 2016)

L’exposition Éros Hugo. Entre pudeur et excès se propose de réfléchir au statut complexe de l’éros chez Hugo. Tout part d’un paradoxe frappant : cet homme dont on s’est parfois complu à décrire la sexualité supposément frénétique et incontrôlable, fait par ailleurs preuve, dans son œuvre, d’une grande réserve à ce sujet. Ce n’est ni seulement d’amour, ni seulement d’érotisme ou de sexualité qu’il est question dans cette exposition, mais de tout cela à la fois : le mot éros, par sa polysémie, se révèle un angle d’approche efficace. Le projet est ambitieux quant à ses problématiques : il s’agit à la fois de confronter l’œuvre de l’artiste à sa vie, et de mettre Hugo en rapport avec ses contemporains. Il ne l’est pas moins quant aux documents qu’il mobilise : outre une large et intéressante collection de dessins de Hugo lui-même, le parcours de l’exposition fait découvrir au visiteur de nombreux textes de l’écrivain (à lire et à écouter), deux extraits de captations théâtrales (Lucrèce Borgia et Angelo, tyran de Padoue), et un grand nombre d’œuvres graphiques d’autres artistes. Un certain nombre de vitrines reviennent aussi, documents à l’appui, sur quelques épisodes de la vie amoureuse de Hugo.
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Le respect de la pudeur en salle d'accouchement‎  : questionnaires réalisés auprès de 149 patientes en suite de couches

Le respect de la pudeur en salle d'accouchement‎ : questionnaires réalisés auprès de 149 patientes en suite de couches

Si les femmes sont aisées et en région urbaine, elles accouchent à l’hôpital avec une sage- femme. Si elles habitent en campagne, elles accouchent à domicile avec une « qabla » (accoucheuse traditionnelle de mère en fille). Ces derniers représentaient encore 50% des accouchements en 2005. Ce moment est vécu dans un cadre personnel, avec une population connue et choisie. Ce qui est plus confortable et propice au respect de la pudeur. Bien que le nombre de femmes présentes puisse être important (mère, sœurs, amies, qabla,…) la femme n’est pas exposée davantage. En effet, le spécialiste de l’Islam Mohammed Patel disait qu’il n’est pas permit aux femmes de regarder les parties génitales d’une autre femme, sauf dans les cas du suivi médical et de l’accouchement. « Mais même dans ce cas, seuls le gynécologue, le médecin ou la sage-femme aura le droit de regarder les parties privées de la patiente ». La femme accouche dans une pièce obscure, en portant une tunique, qui la préserve des regards. Le contact physique, lui, est présent notamment par des massages pendant le travail et le post- partum. La qabla masse également le périnée, avec de l’huile d’olive, afin de limiter les déchirures.
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Pudeur moyenâgeuse ? Approche du vêtement féminin dans la prose littéraire abbasside

Pudeur moyenâgeuse ? Approche du vêtement féminin dans la prose littéraire abbasside

P AR K ATIA Z AKHARIA (U NIVERSITÉ L YON 2 ET GREMMO UMR 5195) S’intéresser à la manière dont le monde musulman médiéval concevait la pudeur, notamment à travers le vêtement féminin, n’est pas sans soulever de nombreuses difficultés. La première difficulté tient à nos propres attentes et à la représentation imaginaire que nous avons du monde abbasside, que la gravité de certaines questions actuelles ne cesse d’alimenter. En effet, que nous soyons engagés dans une démarche essentialiste, voyant le passé lointain du monde musulman comme un âge d’or révolu, ou que nous soyons engagés dans un « contre-essentialisme », cherchant à répondre par des contre-exemples au discours précédent, nous lisons le plus souvent ce monde lointain avec des grilles inadéquates.
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Une dialectique de la pudeur : les pratiques de mise en visibilité de soi sur Facebook

Une dialectique de la pudeur : les pratiques de mise en visibilité de soi sur Facebook

Une dialectique de la pudeur : les pratiques de mise en visibilité de soi sur Facebook Résumé : L’amplification des usages des technologies de l’information et de la communication (TIC), et plus particulièrement des réseaux socionumériques, ont induit des évolutions significatives dans le rapport des individus aux normes relatives à la pudeur. Dans cet article, nous proposons de discuter des pratiques de mise en visibilité de soi sur le réseau socionumérique Facebook. Tout d’abord, nous montrons que l’augmentation de la considération pour la vie privée amène à une sélection des informations divulguées et à une fragmentation de ce que les usagers donnent à voir à autrui. Ensuite, nous soulignons le caractère dynamique de ces pratiques au travers de diverses temporalités de mise en visibilité de soi. Enfin, nous concluons sur l’évolution du cadre normatif de la pudeur en soulignant que les usages de Facebook intègrent dorénavant davantage de jeu avec les règles régulant la mise en visibilité de soi, du corps et des sentiments.
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Pudeur et allaitement

Pudeur et allaitement

Quelles sont les raisons qui influent cette vision sociétale de l’allaitement ? Cinq facteurs se détachent selon les entretiens conduits : Une vision liée à la pudeur elle-même L’article du Monde cité précédemment parlait justement de cette discrétion mise en place par les femmes afin de ne pas gêner l’entourage. Si l’on revient à la notion de la pudeur même, cela revient à la définition de la pudeur morale : les femmes allaitantes se couvrent par respect pour l’entourage. Cependant, même avec les précautions prises et le droit des femmes d’allaiter en lieu public, cette mise au sein peut encore aujourd’hui motiver certains actes au sein de certaines structures, tel que l’exclusion d’un bar, d’un restaurant ou l’interdiction d’allaiter dans un lieu spécifique. Le manque d’espaces réservés aux femmes qui allaitent et aux enfants en bas-âge « manquant cruellement » en France, selon ce même article, n’améliore pas la situation. [19]
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Impudique pudeur

Impudique pudeur

(Laurent Joubert, Jacques Duval, Jacques Ferrand). C’est à l’art d’écrire élaboré par ces médecins que D. Brancher consacre son analyse, un art qui, comme on le verra, fait surgir un véritable érotisme médical et brouille les frontières entre l’exposé de connaissances et l’éveil de la concupiscence. Dans un premier temps, D. Brancher étudie « le sacre ambivalent de la “pudeur” » (p. 55). C’est à la fin du XVIe siècle qu’apparaît le néologisme « pudeur », qui « en vient à désigner le rapport privé et intime au corps, avec la discrétion imposée, plutôt que le blâme social portant sur le sexe » (p. 60). Son usage se substitue à divers termes dérivés du latin pudere – pudorité, pudicicie, pudicité – et à celui d’autres termes correspondants – honte, verecondi, verecunde. L’apparition du terme « obscène » est contemporaine de celle du mot « pudeur ». Alors qu’au Moyen Âge, la préoccupation associée à ces premiers termes est ancrée dans l’anthropologie chrétienne, et cible avant tout la nudité, notamment féminine, l’apparition de ces deux néologismes à la Renaissance marque selon D. Brancher une inflexion sociale significative : tous deux cristallisent les inquiétudes d’une société face à la circulation de livres imprimés suspectés de rendre publics les secrets de l’intimité. En outre, cette préoccupation concerne désormais l’humanité tout entière, et pas seulement le sexe féminin, le langage autant que le corps. Si elle témoigne de l’émergence d’un espace privé, elle traduit aussi une interrogation sur les effets réels de la dissimulation : est-elle une façon de préserver cet espace, ou de mieux le révéler en usant d’euphémismes et de détours plus efficaces que la crudité de l’expression ? Elle véhicule une inquiétude au sujet du « grand paradoxe » selon lequel « les termes les plus délicats salissent l’imagination autant que les plus grossiers » (Bayle, Dictionnaire historique et critique, « Eclaircissement sur les obscenitez », p. 657, cité p. 418).
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Pudeur et nourriture : les manières de table des Toubou

Pudeur et nourriture : les manières de table des Toubou

Ces divers aliments (à l'exception sans doute des céréales sauvages, quand elles étaient récoltées en quantité importante) ne sont consommés que par les femmes et les enfants. Il serait [r]

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La pudeur dans le discours éducatif de la fin du XVIIe siècle français

La pudeur dans le discours éducatif de la fin du XVIIe siècle français

L’exaltation des vertus considérées comme étant proprement féminines, à savoir la pudeur, la modestie et la retenue de Jeanne de Schomberg, que fait l’abbé Boileau dans l’Acertisseinent [r]

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La pudeur aux urgences obstétricales. Évaluation des pratiques professionnelles à Port-Royal

La pudeur aux urgences obstétricales. Évaluation des pratiques professionnelles à Port-Royal

Les patientes de notre échantillon se sentant moins pudiques avec la grossesse ont majoritairement mis en cause une diminution de leur pudeur liée d’une part, à la multiplicité des examens pendant la grossesse et à leur caractère « nécessaire » et « obligatoire » , d’autre part à une diminution voire même une absence de pudeur vis- à-vis du personnel médical de par leur statut de professionnels. Les autres ont donné des raisons diverses, parmi lesquelles nous retrouvons « dès qu'elle est enceinte, le corps de la femme est objectivé par les médecins et par la société ». Les raisons données po ur expliquer l’augmentation de la pudeur avec la grossesse sont similaires à celles justifiant une diminution de la pudeur, puisque nous retrouvons le regard des autres et le fait qu’ « enceinte, les gens me touchent davantage ». Deux patientes seulement o nt indiqué le lien privilégié qu’elles avaient avec leur enfant à naître et le fait que ce dernier passait avant elles et leur pudeur. Il est étonnant de constater que c’est la seule allusion au fœtus qui transparaît dans les réponses des patientes. S’agissant de la pudeur, elles se considèrent davantage comme femmes que comme futures mères.
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