Pratique psychomotrice

Top PDF Pratique psychomotrice:

La notion d'objet thérapeutique : une constante en pratique psychomotrice

La notion d'objet thérapeutique : une constante en pratique psychomotrice

Je remercie de tout cœur ma directrice de mémoire pour son accompagnement, sa perspicacité, ainsi que sa finesse d’esprit. Je remercie un des professeurs de l’institut[r]

104 En savoir plus

La pratique psychomotrice des enseignantes de maternelle un regard de l'intérieur vers un processus d'actualisation

La pratique psychomotrice des enseignantes de maternelle un regard de l'intérieur vers un processus d'actualisation

Lorsque la notion de développement entre en jeu, elle suppose des transformations, des changements qui ont lieu à partir de la naissance jusqu’à l’âge adulte. Considéré sous cet angle, l[r]

215 En savoir plus

Du corps à l'image et de l'image au corps : l'utilisation de l'image photographique dans la pratique psychomotrice

Du corps à l'image et de l'image au corps : l'utilisation de l'image photographique dans la pratique psychomotrice

Le cliché nous permet – d’une certaine manière – d’accepter la frustration relative à l’absence, souvent définitive, de ce moment passé. C’est en ce sens que nous pouvons parler des clichés photographiques comme d’objets transitionnels 36 permettant de faire le lien entre l’émotion qu’induit la vue de ces derniers et l’acceptation de la frustration. Lorsque nous observons un cliché, nous sommes immédiatement renvoyés au souvenir du moment figé sur papier et plus précisément à notre subjectivité et aux représentations convoquées par la vue de l’image. En revanche, la vue de ces clichés nous ramène indéniablement à l’impossibilité de revenir en arrière. Le moment photographié étant passé, nous ne pourrons en effet le revivre à l’identique. Pour illustrer ce propos, nous pouvons nous intéresser à une tradition de l’époque victorienne (fin XIXème - début XXème) : la photographie post-mortem. Cette pratique consistait à photographier des personnes récemment décédées afin d’en conserver une toute dernière image. Ces photos étaient un choix des familles à une époque où le taux de mortalité – notamment infantile – était élevé. Elles permettaient d’avoir un souvenir visuel de la personne défunte permettant d’accompagner le processus de deuil. Ces photos, jugées aujourd’hui macabres, étaient souvent mises en scène afin de montrer la personne défunte comme vivante (debout, assise sur un fauteuil). Ici, la photographie prend le rôle d’un objet transitionnel permettant aux parents d’accepter la frustration de l’absence de l’enfant à travers un souvenir matériel (visuel). L’exemple ci-dessous met en scène l’enfant pourtant décédé sur un cheval à bascule afin de donner l’illusion d’une dernière photo de famille.
En savoir plus

84 En savoir plus

Imiter l'autre pour devenir soi. L'imitation comme support de l'identité. Son apport dans la pratique psychomotrice

Imiter l'autre pour devenir soi. L'imitation comme support de l'identité. Son apport dans la pratique psychomotrice

Il me semble que l’imitation est à la croisée de ces deux axes, qui sont mis au travail dans les séances de psychomotricité, c'est-à-dire un travail organisateur autour de la [r]

86 En savoir plus

Le regard pour expérimenter, comprendre et communiquer : l'approche par le regard dans la pratique psychomotrice auprès des enfants

Le regard pour expérimenter, comprendre et communiquer : l'approche par le regard dans la pratique psychomotrice auprès des enfants

L’appellation TSA provient du manuel diagnostic et statistique des troubles mentaux (DSM-V) de l’Association Américaine de Psychiatrie et le terme Troubles Envahissants du Dévelo[r]

89 En savoir plus

En mouvement. Réflexion sur la pratique psychomotrice auprès de sujets hospitalisés en service de Soin de Suite et de Réadaptation

En mouvement. Réflexion sur la pratique psychomotrice auprès de sujets hospitalisés en service de Soin de Suite et de Réadaptation

Le deuxième temps de l’atelier est un temps de mise en mouvement physique du corps. Je propose aux patients d’explorer le mouvement à partir de leurs possibilité[r]

89 En savoir plus

Se mouvoir dans la relation pour devenir soi : le mouvement comme soutien à l'individuation, son apport dans la pratique psychomotrice auprès de l'enfant polyhandicapé

Se mouvoir dans la relation pour devenir soi : le mouvement comme soutien à l'individuation, son apport dans la pratique psychomotrice auprès de l'enfant polyhandicapé

Comme nous venons de le voir, en conférant un sens de soi, une conscience corporelle, une unification du corps propre, un sentiment d’enveloppe corporelle, le mouvement, à t[r]

81 En savoir plus

La communication non verbale, un dialogue de sourds ? La communication non verbale au cœur de la pratique psychomotrice auprès de jeunes sourds ayant des troubles associés

La communication non verbale, un dialogue de sourds ? La communication non verbale au cœur de la pratique psychomotrice auprès de jeunes sourds ayant des troubles associés

64 miroir permet, par la création d’un flux visuel, une réaction d’orientation de la part de Tiffany. Elle me regarde, tourne son buste et coupe sa recherche vestibulaire. Ces propositions permettent à Tiffany d’expérimenter sa sensibilité vestibulaire, il s’agit d’un besoin compte tenu de son TSA. Toutefois, on peut faire l’hypothèse que cette autostimulation lui permet d’être plus disponible par la suite. Afin de ne pas la laisser s’enfermer dans cette recherche de sensation, le choix a été fait de rendre cette activité partagée. S’instaure alors une alternance entre autostimulation et relation. L’autostimulation coupe la relation, mais permet également à Tiffany d’être plus disponible par la suite. En pratique, réguler cette stimulation par un jeu de regard, de pointage, d’imitation ou de prise de distance, fluidifie la communication et par conséquent la relation est mieux prise en compte.
En savoir plus

97 En savoir plus

Intérêts de l'imitation dans la prise en charge psychomotrice auprès d'enfants autistes

Intérêts de l'imitation dans la prise en charge psychomotrice auprès d'enfants autistes

2. L’imitation dans la pratique psychomotrice Au cours de mes autres stages, j’ai pu observer que le psychomotricien utilise l’imitation comme support pour faire progresser l’enfant dans ses compétences psychomotrices. Par exemple, des exercices réalisés en canon, c’est-à-dire usant de l’imitation différée, sont fréquemment mis en place pour permettre à l’enfant d’ajuster son geste, d’adapter sa force comme dans les jeux de balle… L’imitation différée permet notamment à l’enfant de passer du statut d’observateur passif à celui d’acteur du mouvement. On la retrouve également dans des exercices de relaxation, de détente où le patient reproduit les mouvements que le psychomotricien effectue pour se les approprier et les réutiliser quand il en sentira le besoin. Par la répétition et le tour de rôle, l’enfant s’identifie au psychomotricien, s’ajuste selon ses possibilités pour ensuite, peut-être, progresser dans ses capacités psychomotrices. L’implication psychocorporelle du psychomotricien favorise cette utilisation. En effet, imiter l’enfant doit prendre en compte les notions de proxémie entre lui et l’enfant, la vitesse de reproduction du mouvement… La présence du psychomotricien doit s’adapter à la façon dont l’enfant se vit et s’éprouve dans le monde.
En savoir plus

94 En savoir plus

Soulager « en corps » : approche psychomotrice de la douleur en soins palliatifs

Soulager « en corps » : approche psychomotrice de la douleur en soins palliatifs

1.3.1.3 L’approche psychomotrice L’approche psychomotrice est basée sur l’expérience de vécus corporels, agréables, positifs et donc actifs dans le maintien difficile de l’identité psychomotrice (MARCOS & BURUCOA, 2012). La pratique psychomotrice met en évidence un étayage de la psyché par le corps, un soutien de son identité comme sujet. En effet le vécu psychocorporel n’est pas nécessairement uniquement dépendant de l’état du corps réel. Ce vécu que nous pouvons ramener à un sentiment de soi peut se stabiliser et même s’améliorer parfois malgré l’aggravation de la maladie. L’approche psychomotrice se situe dans une attention à la qualité et au niveau de présence proposé à l’autre dans les soins corporels. En plus des actes de soins pour les patients, elle se développe également auprès des familles et de l’équipe par la proposition d’un soin de toucher massage. En cas de maladies graves évoluées, l’intrication psychocorporelle évolue dans le sens de la déstructuration, mais cette dynamique peut être modifiée et redevenir un point d’appui.
En savoir plus

105 En savoir plus

Douleur de la personne polyhandicapée : une approche psychomotrice

Douleur de la personne polyhandicapée : une approche psychomotrice

a) APERÇU DE LA PRISE EN CHARGE PSYCHOMOTRICE A notre arrivée en salle de psychomotricité, lorsqu'elle est apaisée, Louise peut nous rejoindre sur les tapis et éprouver corporellement nos différentes propositions. Pour la plupart, se sont des propositions de type sensori-motrices, s'inspirant de l'Eutonie de Gerda Alexander telles que des stimulations tactiles de type tapotements avec le bout des doigts au niveau des épaules, sternum, omoplate et colonne vertébrale. Suite à ça un temps d'intégration est nécessaire où elle peut prendre conscience de ce qu'elle a vécu et l'intégrer. Il lui est alors possible de se maintenir assis en tailleur, le dos en équilibre dans un schéma d'extension. Il peut également lui être proposé, des micro-mouvements passifs de poussés-repoussés au niveau des genoux lorsqu'elle est allongée sur le dos, les pieds à plat sur le sol. Cette technique de micro- mouvements, permet de faire ressentir l'ensemble de l'ossature des membres inférieurs jusqu'au sommet du crâne. On peut supposer que ces techniques de stimulation sensorielle lui permettent, durant un temps, de venir coordonner ses deux hémicorps de sorte à éprouver un rassemblement autour de l'axe.
En savoir plus

101 En savoir plus

L'instabilité psychomotrice infantile
 : approche psychodynamique comparative par une méthodologie projective

L'instabilité psychomotrice infantile : approche psychodynamique comparative par une méthodologie projective

d e e l l ’ ’ i i n n s s t t a a b b i i l l i i t t é é a a l l t t é é r r a a n n t t l l e e s s r r e e l l a a t t i i o o n n s s d d ’ ’ o o b b j j e e t t La notion de représentation corporelle d’action s’inscrit totalement dans ce second chapitre où sont étudiées certaines relations entre la mère et l’enfant devenant instable, avec leurs répercussions sur l’entourage au fur et à mesure du développement. S’il est nécessaire de prendre en compte les premiers temps du développement somatique et psychique de l’enfant, il s’avère que l’hypothèse de dépression maternelle ou de défense contre les angoisses primitives, prise isolément, ne fait pas l’unanimité chez les cliniciens. Le poids des développements des relations d’objet et de leurs avatars paraît important. Les théorisations liées à la dépression maternelle seront prises en compte car celle-ci à une importance au plan clinique mais ce sera fait dans une optique différente. Dans les réflexions qui vont suivre, le repère central devient la période d’apprentissage de la marche avec ses corollaires d’individuation infantile, il s’agit là du cadre d’expression symptomatique spécifique de l’instabilité psychomotrice. La période entre la naissance et le moment où la pathologie est bien établie recouvre une multitude d’expériences narcissiques pour l’enfant et déjà une infinité d’expériences relationnelles au travers desquelles vont être éprouvées les premières enveloppes psychiques ; les parents et la mère en particulier ont interagi avec l’enfant en imprégnant constamment la relation de leurs fantasmes, défenses, plaisirs et angoisses. Il existe ainsi un large espace ( temporel, spatial, interactif ) entre la naissance et l’autonomie motrice de l’enfant où s’instaure la parentalité par le jeu identificatoire et les effets générationnels sur le système relationnel infanto-parental.
En savoir plus

178 En savoir plus

« Seul à seul » : la solitude en clinique psychomotrice

« Seul à seul » : la solitude en clinique psychomotrice

l’enfant va prendre de la distance avec sa mère car sa tonicité va s’homogénéiser et le portage de la mère sera donc moins enveloppant. La première prise de distance corp[r]

73 En savoir plus

Au-delà du handicap... Rencontre psychomotrice avec un enfant présentant une paralysie cérébrale

Au-delà du handicap... Rencontre psychomotrice avec un enfant présentant une paralysie cérébrale

Abdel me renvoie donc l’image de la mort et réveille chez moi des peurs archaïques assorties d’un certain tabou. En effet, la mort est un sujet que j’évite consciencieusement depuis de nombreuses années et mon entourage proche le sait bien. Dès que la mort est abordée au détour d’une discussion entre amis ou en famille, je pars discrètement, me mets à chanter pour ne rien entendre ou détourne le sujet de conversation afin de ne pas avoir à penser à la mort. Si malgré ces diverses conduites je me retrouve à devoir penser au vide et à l’inconnu qui entourent pour moi le sujet de la mort, je suis alors prise d’angoisse et me mets à marcher, parler ou chanter sans autre but que ceux de décharger mon angoisse et m’occuper l’esprit avec autre chose. Cette peur somme toute rationnelle de la finalité de la vie mais un peu trop exacerbée dans mon cas a débuté une nuit lorsque j’avais 5 ans : j’ai réalisé en me réveillant en larmes suite à un cauchemar que si ma grand-mère était morte, cela voulait dire qu’elle ne reviendrait jamais. Ainsi, la mort était universelle et irréversible : tout le monde y passe et personne n’en revient. J’ai alors décidé du haut de mes 5 ans que j’allais devenir médecin pour inventer un vaccin contre la mort et ainsi devenir immortelle. Douce illusion qui me berce encore dans ma pratique de future psychomotricienne…
En savoir plus

96 En savoir plus

Les appuis : support de la prise en charge psychomotrice de patients cérébro-lésés

Les appuis : support de la prise en charge psychomotrice de patients cérébro-lésés

RÉSUMÉ A travers ce mémoire, je démontre l’intérêt d’une prise en charge psychomotrice avec des patients cérébro-lésés – traumatisme crânien ou A.V.C –, dans une dynamique de reconstruction psychocorporelle. C’est au cours de mon stage que j’ai progressivement pris conscience à quel point cela manquait dans leurs suivis. La théorie autour de la naissance des appuis dans le développement du bébé et des différents appuis que possède le psychomotricien est venue éclairer ma clinique autour de la difficulté de prise de conscience du corps désorganisé et désuni due aux lésions neurologiques. J’ai ensuite tenté de démontrer le rôle des supports dans la prise en charge en psychomotricité et comment je les ai adaptés face aux contraintes auxquelles j’ai pu être confrontée. Ce mémoire montre comment le psychomotricien vient contribuer à l’étayage psychocorporel de ces patients et à la construction d’une subjectivité, d’une globalité du corps, à travers un travail autour des médiations thérapeutiques qu’il propose, mais aussi par son corps, son savoir- être et son savoir-faire.
En savoir plus

96 En savoir plus

La précarité au cœur de la parentalité et de l'intégration psychomotrice de l'enfant : quel accompagnement en psychomotricité ?

La précarité au cœur de la parentalité et de l'intégration psychomotrice de l'enfant : quel accompagnement en psychomotricité ?

Ma deuxième interrogation était: est ce que l'arrêt brutal du soutien à la parentalité de cette maman est à mettre en lien avec la semi-liberté du père? J'émets l'hypothèse que la mère ne se sent plus seule pour éduquer son fils. Or, pour cette maman, retourner à la PMI pourrait lui faire revivre son appel au secours lorsqu'elle s'est retrouvé seule en incapacité de s'occuper de Tiréou. Le retour du père a ressoudé la famille et le couple a retrouvé la fonction sécurisante pour s'occuper de Tiréou. Nous pourrions supposer que la mère fait un clivage de cette histoire. Cette sécurité retrouvée avec l'arrêt des consultations pourrait n'avoir aucun impact sur le développement de Tiréou ou au contraire laisser des traces d'une insécurité qui va "s'encrypter" c'est à dire faire l'objet d'un secret entre la mère et son fils que le père ne doit pas savoir. Ce clivage qu'aurait pu faire la mère montre une certaine emprise et un contrôle qu'elle souhaite avoir, afin probablement de ne pas montrer la faiblesse qu'elle a eu en venant demander de l'aide au centre de PMI. Le risque étant que si l'insécurité réapparait dans cette famille, l'agitation psychomotrice de Tiréou pourrait refaire surface.
En savoir plus

82 En savoir plus

« La mise en acte du corps » : réflexion sur le chemin du psychomotricien dans la thérapie psychomotrice

« La mise en acte du corps » : réflexion sur le chemin du psychomotricien dans la thérapie psychomotrice

Yvan est en permanence sur un versant hypotonique, qui se traduit par des difficultés à se tenir dans son axe et par une recherche perpétuelle de points d’appuis pour se dresser. Dans la relation, il manque d’assurance et présente des réactions tonico-émotionnelles qui peuvent induire une hypertonie des membres supérieurs notamment et nuire ainsi à sa gestion de l’équilibre. Suite à l’échange avec sa mère, et au vu de ses difficultés, j’ai l’idée de proposer à Yvan des mouvements inspirés de Qi-Gong. Le Qi-Gong est une pratique corporelle chinoise d’origine Taoïste datant de plus de cinq mille ans, considérée par de nombreux pratiquants modernes comme une méthode qui permettrait d’améliorer la longévité. Ce n’est pas un art martial, puisqu’il n’y a aucune allusion au combat, pour autant, ses bienfaits sont fondamentaux pour les arts martiaux. Cela consiste à réaliser des mouvements lents, en alliant des images inspirées des éléments naturels, de la faune et de la flore. Chaque séquence gestuelle peut être coordonnée sur le rythme respiratoire, visant alors une harmonisation globale du corps et de l’esprit. Des notions énergétiques sont associées, puisque le Qi-Gong fait partie de la médecine traditionnelle chinoise, il est en lien direct avec les méridiens et centres d’énergie que l’on retrouve en acupuncture. Une pratique régulière aurait des vertus sur les systèmes cardio-vasculaire, respiratoire, viscéral et immunitaire. Je pense m’inspirer de cette pratique pour le travail de conscience corporelle qu’il peut offrir et ne suis pas en mesure d’aborder l’aspect énergétique qui, de toute façon, me paraît être dispensable dans cette prise en charge. Cette proposition apporterait à Yvan des expériences toniques et sensorielles susceptibles de nourrir sa proprioception, l’élaboration de son axe corporel et améliorer la gestion et l’harmonisation tonique de son corps. J’aimerais également soutenir l’activité de l’imaginaire en associant diverses images à la gestuelle. Audrey est ravie de ce projet.
En savoir plus

78 En savoir plus

« S’encabaner » pour mieux s’habiter : une cabane en thérapie psychomotrice sur le chemin de l’individuation

« S’encabaner » pour mieux s’habiter : une cabane en thérapie psychomotrice sur le chemin de l’individuation

thérapeutique de la psychomotricité accorde une place primordiale à la dimension relationnelle dans la prise en charge. On peut même dire que la relation qui s’établit entre l’enfant et le psychomotricien est thérapeutique en elle-même. L’enfant est accueilli dans sa globalité et nous nous intéressons à sa dynamique psychique plus qu’à ses troubles isolés. D’après F. DESOBEAU, « Le symptôme est le langage du corps dans le contexte de la vie personnelle du sujet. Il exprime le signe d’une souffrance gelée ou d’un conflit inconscient » 2 . Dès lors, l’objectif des prises en charge est de lancer ou relancer cette dynamique dans le but de permettre à l’enfant de se réaliser. La thérapie psychomotrice est particulièrement indiquée pour les enfants qui présentent des problématiques affectives et relationnelles dont l’implication dans l’installation initiale des troubles psychomoteurs paraît manifeste. Le jeu, et notamment le jeu spontané de l’enfant qui en est capable, est un outil précieux en thérapie psychomotrice. Nous partons en général de ce que l’enfant apporte comme matériel psychique en séance. Au fur et à mesure du déroulement du jeu, nous sommes à même de mieux appréhender les intrications entre les différentes sphères du sujet impliquées dans le jeu : sa motricité, sa sensorialité, ses affects et ses capacités cognitives. Nous verrons plus en détails les mécanismes impliqués dans le jeu au cours du développement de l’enfant. En somme, la thérapie psychomotrice que nous exerçons au CMPP s’appuie sur deux concepts primordiaux : le jeu et la relation.
En savoir plus

87 En savoir plus

La relation thérapeutique psychomotrice : réflexion sur l'approche du psychomotricien face aux troubles du comportement

La relation thérapeutique psychomotrice : réflexion sur l'approche du psychomotricien face aux troubles du comportement

Mr A intègre l’HJ dans l’idée d’un « contrat » : il vient aux jours prévus et peut donc avoir accès aux soins (injection retard), mais s’il ne respecte pas ses engagements, alors il sera hospitalisé au CHCP. D’après les infirmiers, au moment de la visite de l’établissement, il manifeste un peu d’appréhension mais pas de réactions particulières. Son attitude au sein de l’établissement n’a globalement pas évolué. Dès son arrivée à l’HJ Mr A présente un tableau clinique important : une instabilité psychomotrice, une ambivalence émotionnelle, un discours et des comportements désorganisés et parfois inadaptés, des idées délirantes, impulsivité, agressivité, tension interne, bizarrerie de contact. Il se déplace d’un pas rapide dans tout l’établissement avec des difficultés à se poser, même s’il lui arrive de faire la sieste avachis sur les fauteuils après manger. Il est dans ce registre de tout ou rien. Quelques débordements toniques l’amènent à frapper par moment dans une chaise ou donner un coup de pied dans le mur. Ces passages à l’acte physiques restent minimes et ne sont pas dirigés vers les patients ou les soignants. Il passe du temps aussi à se regarder dans la glace ou à se prendre en photo. Solitaire, Mr A créé peu de lien avec les autres patients, hormis quelques jeunes de son âge qui partagent la passion du football ou quelques-uns qui fument avec lui dehors. Ces contacts restent précaires et distants.
En savoir plus

91 En savoir plus

"Ici c'est différent" ; une approche psychomotrice de la relation mère-enfant dans les parcours migratoires.

"Ici c'est différent" ; une approche psychomotrice de la relation mère-enfant dans les parcours migratoires.

C’est à partir de cela que j’ai pu aiguiller mon questionnement sur la façon dont le psychomotricien est amené à soutenir la construction de ses premiers liens et à renforcer cette relation. Ainsi le psychomotricien face à une dyade à risque, va détecter les signes d’une perturbation de l’expression psychomotrice (tonus, communication), et de l’inter-relation corporelle (configuration spatiale). Dans le contexte d’un parcours migratoire, la prise en compte des éléments cliniques du stress et du traumatisme sont nécessaires pour comprendre ce qui entrave la personne dans sa manière d’être au monde ; c’est-à-dire sa façon d’être en relation avec elle-même, avec les autres et avec son environnement. Ici l’équilibre psychocorporel de la mère en est souvent affecté dans un remaniement des enveloppes (culturelles, sensorielles, toniques). Ainsi, face au contexte d’urgence, d’exil on observe souvent une négligence du monde affectif de l’enfant. De ce fait, la prise en charge de la dyade doit se faire de façon holistique, l’enfant ne peut être suivi sans que l’on s'intéresse aux interactions qu’il a avec sa maman, comme l’a décrit C. Davoudian “ce qui est
En savoir plus

85 En savoir plus

Show all 2411 documents...