Politique de la vieillesse

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Le casse-tête de la politique Alzheimer : l'inter "dépendance" des politiques vieillesse et Alzheimer : regards croisés entre réalités et besoins

Le casse-tête de la politique Alzheimer : l'inter "dépendance" des politiques vieillesse et Alzheimer : regards croisés entre réalités et besoins

Conclusion générale La complexité des enjeux s’inscrivant aujourd’hui dans la problématique Alzheimer, avec l’inter « dépendance » des politiques vieillesse et Alzheimer, nous a amené à porter un regard croisé sur la réalité et les besoins. Un casse-tête institutionnel et émotionnel qui illustre à la fois une politique à orienter et les symptômes déroutants de cette maladie. Nous avons souhaité comprendre pourquoi cette inter « dépendance » historique, peu justifiée sur le plan conceptuel, tend aujourd’hui à ne pas répondre complètement à la maladie d'Alzheimer. Il ne s’agissait pas de porter un regard critique s’inscrivant dans l’analyse théorique d’une politique publique, mais bien de réaliser un état des lieux exhaustif. Par ailleurs, nous n’avions aucune légitimité à porter un jugement sur la pratique du monde médical et soignant, faisant au mieux avec les moyens dont il dispose. Nous nous sommes simplement attachés à poser un autre regard, tant sur la maladie que la personne atteinte de la maladie d’Alzheimer. Un changement de regard dont nous avons nous-même fait l’expérience, en découvrant l’étendue des possibles autorisés par l’existence d’approches innovantes. A la lumière de ces nouvelles approches, nous pensons qu’il est légitime de s’interroger sur la manière d’appréhender la maladie et de concevoir ses modalités d’accompagnement. En effet et pour n’en citer qu’une, la méthode de la Validation peut parfois obtenir des résultats surprenants d’authenticité. Nous avons en mémoire le cas d’une femme au stade ultime de sa maladie, en pleine crispation musculaire et totalement repliée sur elle-même. Stimulée par le chant et un aidant, sa crispation a disparu et s’est convertie en tempo. Elle a fini par chanter en cœur. Un seul chant, enfoui au plus profond de sa mémoire, l’extrait instantanément de son état végétatif. Cela démontre, toute proportion gardée, qu’une approche empathique davantage tournée vers l’humain, s’appuyant sur son histoire et une stimulation authentique réactive ses fonctions cognitives pour lui permettre de continuer de s’inscrire dans une vie qui a un sens.
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Vieillesse et sexualité

Vieillesse et sexualité

pas à la rentabilité et à l'efficacité, donc ne surévalue pas le jeune » (Thomas 1983, 73). Pourtant, huit ans plus tôt, dans Anthropologie de la mort, il écrit que « dans les sociétés pauvres, […] les vieillards semblent devoir être abandonnés » (Thomas 1975, 361), et dans ce même ouvrage, il explique que même dans les sociétés traditionnelles plus riches sur le plan matériel et économique, « pour peu que [les vieux] deviennent gâteux, on ne manque pas de mettre un terme à leur existence […] parce qu'ils sont désormais inutiles » (Thomas 1975, 362). Dans son article de 1983, en revanche, Thomas décrit un statut social du grand-âge fortement valorisé dans les sociétés traditionnelles africaines, avec des individus âgés qui continuent à participer aux activités de production et des individus très âgés qui jouent un rôle important dans les domaines de la politique et du magico-religieux (Thomas 1983). À l'inverse, dans le monde occidental, « l'idéologie productiviste, tout uniment polarisée sur la rentabilité et le profit » conduirait à dévaloriser la vieillesse (Thomas 1975, 365). Irving Rosow semble plutôt partager cet avis, et considère que « the progressive corrosion of the status of the aged is an unintended but direct result of larger social changes » (Rosow 1977, 2). Ces changements interviendraient à plusieurs niveaux de la société : il y aurait un phénomène d'isolement social accru par la mobilité résidentielle, mais aussi un affaiblissement des réseaux d'entraide informels dû à l'augmentation de la prospérité sociale et de l'autonomie individuelle (Rosow 1977). En somme, pour Rosow, « our productivity is to hight and our mutual dependence too low » (Rosow 1977, 7). La dévaluation de l'identité sociale du grand âge serait donc le propre de nos sociétés modernes productivistes et individualistes, et, à travers les propos de Rosow et Thomas, on peut distinguer l'idée commune et nostalgique selon laquelle « c'était mieux avant ». Dans une perspective comparable, Jean-Claude Henrard considère que la perception négative de la vieillesse et l'idée d'improductivité qui lui est associée « est le témoin de la prééminence de la logique économique où le corps de l'homme symbolise la production et où le travail devient l'élément essentiel à la vie » (Henrard 2006, 14), mais contrairement à Rosow et Thomas, Jean-Claude Henrard n'affirme pas que cette logique serait le propre des sociétés occidentales contemporaines, ce qui me semble plus raisonnable.
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L’effet de la retraite sur la santé - La vieillesse et la mort, problématiques comportementales et sociétales

L’effet de la retraite sur la santé - La vieillesse et la mort, problématiques comportementales et sociétales

Les raisons expliquant l’effet de la retraite sur la santé Pour la politique publique, la compréhension des chan- gements d’état de santé au moment du passage à la retraite constitue un enjeu d’ajustement et de correc- tion des systèmes de retraite et de santé. En effet, si la transition emploi-retraite se révèle difficile, envisager un accompagnement lors de cette transition devrait permettre de garantir la bonne santé de la population. En revanche, comprendre l’impact d’une modification de la durée de carrière sur l’état de santé répond davantage au besoin de s’assurer que les réformes ne présentent pas d’effets collatéraux négatifs sur la santé.
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Retraite à 67 ans en Allemagne :  baisse des pensions ou
nouvelle culture de travail dans la vieillesse

Retraite à 67 ans en Allemagne : baisse des pensions ou nouvelle culture de travail dans la vieillesse

La retraite à 67 ans est centré de façon unilatérale sur les enjeux de durée de ver- sement des pensions en tant que poste de dépenses. Tout se passe comme si les pro- tagonistes de la réforme voyaient dans l’augmentation de l’espérance de vie un « risque » (les périodes prolongées durant lesquelles les pensions doivent être ser- vies) auquel l’Etat se doit de réagir à tra- vers sa politique sociale. La politique des retraites vient de découvrir ce risque qu’elle a plutôt ignoré jusque là ; cet ar- gument est surtout mis en avant par les « modernisateurs » comme par exemple les Verts. La politique sociale est tradi- tionnellement centrée sur les risques du marché du travail : il s’agit de protéger les assurés contre les risques du chômage, de l’invalidité et de la maladie – ou d’en at- ténuer les effets via des mesures sociales, tel le droit à l’anticipation du départ à la retraite. Les syndicats sont parmi les par- tisans les plus fervents de la politique de retraite « traditionnelle ».
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L'effet de la réforme du Programme de la sécurité de la vieillesse sur les décisions de retraite

L'effet de la réforme du Programme de la sécurité de la vieillesse sur les décisions de retraite

retraite des travailleurs. La littérature canadienne sur le sujet est très limitée et est concentrée chez un petit nombre de chercheurs. De plus, toutes les études canadiennes ont eu recours à des modèles de forme réduite. Ceux-ci, nous le justifierons dans la section suivante, sont moins adaptés que les modèles structurels dynamiques pour analyser l’effet de changements dans l’environnement économique sur les décisions de retraite. Malgré tout, il est intéressant de passer en revue leurs conclusions et leurs prévisions sur l’introduction de politiques publiques liées à la retraite dans le contexte canadien. C’est ce que cette section s’emploie à faire. Les économistes qui se sont intéressés à l’effet des programmes publics de retraite sur les décisions de retraite des Canadiens âgés n’arrivent pas à un consensus en ce qui concerne l’effet de ces programmes. Par exemple, Baker et Benjamin (1999a) étudient l’introduction de la retraite anticipée dans le Régime de pension du Canada (RPC) et dans le Régime des rentes du Québec (RRQ) dans les années 1980. En effet, avant les années 1980, les prestations du RPC/RRQ ne pouvaient être versées qu’à partir de 65 ans. L’introduction de la retraite anticipée a laissé la possibilité aux Canadiens de commencer à recevoir leurs prestations du RPC/RRQ à partir de 60 ans. De leur étude, Baker et Benjamin (1999a) concluent que le taux d’emploi des 60 ans à 64 ans ne semble pas avoir été affecté par l’introduction de la retraite anticipée. Par conséquent, le principal effet de cette politique publique aura été de fournir une source additionnelle de revenu aux individus âgés de 60 ans à 64 ans. Compton (2001) appuie aussi la thèse de Baker et Benjamin (1999a) et conclut que le RPC/RRQ ne serait pas un déterminant important de la retraite. Elle soutient toutefois que les individus à faible revenu auraient tendance à lier leur décision de commencer à recevoir leurs prestations du RPC/RRQ à leur décision de retraite. Baker et Benjamin (1999b), à l’inverse, trouvent un certain impact du RPC/RRQ sur les comportements de retraite en analysant l’effet de l’élimination, dans les années 1970, des critères d’évaluation des autres sources de revenu dans les programmes de RPC/RRQ. En effet, de leurs estimés de la forme différence-en-différence, ils concluent que cette modification du RPC/RRQ a significativement prolongé la carrière des travailleurs, en faisant augmenter le nombre annuel de semaines de travail chez les individus âgés. L’effet de l’introduction de l’Allocation en 1975 sur le comportement des travailleurs âgés a été étudié par Baker (2002). Son analyse lui permet de conclure à un effet important de l’Allocation sur la décision de retraite. En effet, il observe une diminution du taux d’emploi des hommes dont la conjointe était admissible à l’Allocation de 6% à 7%, par rapport aux hommes n’ayant pas de conjointe ou dont la conjointe n’était pas admissible à l’Allocation.
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Les conséquences socio-spatiales des politiques de la vieillesse en milieu rural dans la région Pays de la Loire

Les conséquences socio-spatiales des politiques de la vieillesse en milieu rural dans la région Pays de la Loire

12 où les capacités économiques et professionnelles ne sont pas suffisantes pour redéfinir de nouvelles marges de manœuvre gérontologique. Selon le directeur du service d’action gérontologique de la Mayenne, cette réorientation gérontologique locale n’est pas effective en milieu rural pour trois raisons : « en raison des liens étroits entre les associations d’aide à domicile et les élus locaux, en raison des enjeux économiques que cristallisent l’aide à domicile et les maisons de retraites sur ces territoires, et en raison de moyens et de savoir-faire plus limités sur ces territoires ». . Limites que confirme le Président de l’intercommunalité rurale de Baugé (Maine-et-Loire) : « Créer un service de transports à la demande, un service de portage de repas ou dynamiser le Centre Socio-Culturel en direction des personnes âgées demande de l’argent et des compétences. Les compétences, je ne pense pas que ce soit un problème, on peut attirer des gens compétents, le statut de fonctionnaire est là pour ça. En revanche, nous n’avons pas l’argent pour réaliser ce type de politique. Vu la proportion de personnes âgées sur notre territoire, c’est frustrant ».
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La reconnaissance sociale de la vieillesse et des aînés : la participation sociale au sein de villes-amies des aînés au Québec

La reconnaissance sociale de la vieillesse et des aînés : la participation sociale au sein de villes-amies des aînés au Québec

Dans les résultats, le groupe social des personnes âgées est traité de manière circonspecte. Les données secondaires abordent à peu d’occasions un groupe social basé sur l’âge. Il y a néanmoins des exemples où les personnes âgées prennent part activement à la vie sociale, comme en ce qui concerne les bénévoles âgés, mais il reste que ce qui est reconnu c’est leur implication et leur engagement bénévole selon leurs compétences et leurs aptitudes personnelles – plutôt que la particularité reliée à leur âge. Autrement dit, la sphère de la vie associative et le bénévolat ne paraît pas offrir de réelles possibilités de reconnaissance des personnes âgées comme un groupe social à part entière. Au sein de la littérature, c’est également l’action bénévole qui est reconnue et non pas l’âge de la personne, ni son appartenance à un groupe social comme les personnes âgées (Dixon & Hientz, 2013; RABQ, 2010). Dans les données primaires, seul le cas B se différencie puisque, dans leurs propos, les participants ont fait état à maintes reprises du rôle central joué par les personnes âgées – comme un groupe social – dans la communauté. De manière générale, cette référence circonspecte au groupe des personnes âgées s’explique en partie par le fait que l’âge constitue une dimension secondaire dans l’identité personnelle et sociale des aînés (Ennuyer, 1991). Dans la littérature en gérontologie (Caradec, 2001), et spécialement celle de la gérontologie critique (Charpentier et al., 2010; Phillipson, 2013), il y a plusieurs interrogations autour d’un groupe social qui repose sur l’appartenance à l’âge chronologique. Le groupe social des personnes âgées « […] constitue-t-il un ensemble aux spécificités marquées? Rassemble-t-il des individus dont les manières de vivre et de penser se ressemblent? Parvient-il à se mobiliser pour constituer un groupe social réel? » (Caradec, 2001, p. 44). Par exemple, sur le plan politique Binstock (2006) a démontré que l’âge ne constitue pas une dimension dont les aînés tiennent compte lorsque vient le moment de voter à des élections générales.
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Un modèle de carrières types dynamiques pondérées pour le Régime général d’assurance vieillesse : une application aux conséquences de la réforme de 2003

Un modèle de carrières types dynamiques pondérées pour le Régime général d’assurance vieillesse : une application aux conséquences de la réforme de 2003

Cet article présente les conséquences de la réforme de 2003 sur l’évolution de la pension des retraités du Régime général. Il illustre, dans le même temps, les atouts d’un modèle de carrières types dynamiques pour appréhender, selon le parcours professionnel suivi, la portée des différentes règles de calcul des pensions et les conséquences de leur modification. Dans la première partie, l’article décrit les modalités de calcul au Régime général et expose les grandes lignes de la réforme de 2003 relatives aux droits propres contributifs. Une deuxième partie présente les caractéristiques, les atouts et les limites des méthodes de projection actuellement utilisées pour l’évaluation de la politique en matière de retraite. Dans la troisième partie, un nouvel outil est proposé pour le Régime général : le modèle de carrières types dynamiques et pondérées Eclipss. Enfin, la quatrième partie présente les projections d’évolution de la pension attribuée à la liquidation en adoptant successivement approches normative et positive de façon à éclairer sur les objectifs et les conséquences de la réforme de 2003.
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Où vivre sa vieillesse ?

Où vivre sa vieillesse ?

l’Hexagone. Il s’agit d’abord de citoyens français qui, depuis la loi du 20 septembre 1947, ont un statut juridique leur permettant de se déplacer sans contraintes entre les trois départements d’Algérie et la métropole et de chercher du travail là où bon leur semble. Par ailleurs, la diminution des possibilités de recrutement en Europe du Sud et surtout en Europe de l’Est oblige les employeurs français à regarder favorablement la venue d’une main-d’œuvre certes peu qualifiée mais qui correspond tout de même aux besoins d’une économie en plein redémarrage, comportant une forte activité dans le domaine du bâtiment et des travaux publics. Pour faire la part entre les besoins du patronat et les difficultés à faire accepter par l’opinion publique la présence en métropole de ceux qu’on appelait alors les FMA , les Français musulmans d’Algérie, le gouvernement français est partisan d’une immigration limitée aux hommes seuls, pensant par là que leur présence aurait ainsi des chances d’être peu durable et peu propice à une installation définitive. D’autres considérations vont renforcer cette option et en faire une ligne politique constante jusqu’au début des années 1970, à la fois pour les autorités françaises mais aussi pour les divers gouvernements de l’Algérie indépendante.
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Vieillesse et maladie : un regard philosophique

Vieillesse et maladie : un regard philosophique

Pour percevoir le sens que peut avoir, pour un sujet, la maladie et l’appro- che de la mort, il faut se projeter dans l’intimité vécue de la vieillesse et de la maladie, avec toutes ses composantes psychologiques et émotionnelles. Robert Misrahi s’est essayé à cet exercice, qui lui a inspiré des réflexions sur le temps et le désir, et sur la manière dont, malgré la maladie et ses aspects négatifs, les patients âgés atteints de cancer peuvent accéder à une forme de sagesse : elle passe par l’accord avec soi-même et l’exercice d’une liberté lucide qui permet de mener sereinement sa vie jusqu’à son terme. Elle a une condition : que la douleur soit combattue, ce qui est, selon lui, « la première tâche du médecin puisque cette victoire est la condition de la mobilisation des forces du patient pour la reconstruction de sa conscience et de sa vie » ( [6] , p. 27). Misrahi préconise donc de combattre la douleur et les représentations doloristes qui verraient dans l’épreuve une forme de salut, et d’éviter que la représentation de la mort soit trop associée à la crainte d’une sanction post-mortem, par exemple sous l’influence de croyances religieuses. Telles sont pour lui les conditions qui permettent au patient de s’approprier la fin de sa vie.
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LES POLITIQUE AGRAIRES ET LES REPERCUSSIONS DU VOLONTARISME POLITIQUE EN TANZANIE

LES POLITIQUE AGRAIRES ET LES REPERCUSSIONS DU VOLONTARISME POLITIQUE EN TANZANIE

Dans la Tanzanie d'apres l'Independance, etan.t donne l'absence numerique du proletariat du fait de la faible industrialisation, c'est la paysannerie qui est prise par l'elite bureauc[r]

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DEVENIR PROFESSIONNEL DE LA POLITIQUE. MILITANT ET COLLABORATEUR POLITIQUE

DEVENIR PROFESSIONNEL DE LA POLITIQUE. MILITANT ET COLLABORATEUR POLITIQUE

les militants jeunes ne deviennent pas collaborateurs, soit parce qu’ils n’ont pas les ressources nécessaires, soit parce qu’ils n’aspirent pas à le devenir, préférant terminer leurs études et/ou s’orienter vers d’autres métiers. On souhaite ici s’intéresser plus précisément aux conditions d’entrée en politique par cette voie en étudiant la professionnalisation au cours des dix dernières années d’un ensemble de jeunes militants d’une même génération (nés au cours des années 1970 et au début des années 1980), originaires d’une même ville de province de plus de 200 000 habitants que l’on nommera par souci d’anonymat : Gastrorubs. L’objectif est de montrer que ce type d’entrée en politique dépend des parcours non seulement militants mais aussi scolaires. D’un côté, devenir collaborateur permet aux jeunes militants les plus investis de convertir leur capital militant dans une activité professionnelle ; après avoir beaucoup milité, c’est un retour sur investissement. D’un autre côté, le choix de la politique se fait souvent à des moments d’échecs, d’incertitudes quant à la suite des études, et de doutes sur la valeur des ressources
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L’Espagne d’une politique au féminin à une politique féministe

L’Espagne d’une politique au féminin à une politique féministe

2. Faire de la politique autrement Aujourd’hui encore, la présence des femmes en politique a une forte valeur symbolique. Elles y transforment l’espace public. Dans ces villes, ce sont des femmes qui ont porté l'espoir de faire de la politique «autrement». On peut donc désormais parler de féminisation de la politique en Espagne, au moins au niveau municipal. Dans le film Alcaldessa on suit ses pas pendant un an, depuis sa candidature à Barcelona en Comú jusqu’à son investiture. Elle y laisse éclater son rire mais aussi sa tristesse lorsque son fils lui manque. Ada Colau a souvent montré ouvertement ses émotions comme devant une commission du Parlement, en février 2013, lorsqu’elle avait qualifié le président de l’Association espagnole des banques de « criminel ». Elle avoue dans ce documentaire que les femmes en politique doivent sembler très fortes, arrogantes, exactement comme se comportent les hommes en société (Butler, 1990 : 48) Si une femme n’accepte pas la norme masculine, elle court le risque de ne pas être accepté dans le groupe. Dans ce film apparaît une nouvelle manière de faire de la politique et sa victoire à Barcelona implique un fort changement culturel.
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Les emojis, un langage pour les émotions en politique ? L’emojisation du discours politique, ou l’iconique contemporain langue de bois du politique.

Les emojis, un langage pour les émotions en politique ? L’emojisation du discours politique, ou l’iconique contemporain langue de bois du politique.

125 considéré, et d’autre part, par le travail de figuration des interlocuteurs 232 . Marcel Mauss (1921, p88) parle de « l’expression obligatoire des sentiments (…) Toutes ces expressions collectives, simultanées à valeur morale et à force obligatoire des sentiments de l’individu et du groupe, ce sont plus que de simples manifestations, ce sont des signes, des expressions comprises, bref, un langage. Ces cris, ce sont comme des phrases et des mots. Il faut dire, mais s’il faut le dire c’est parce que tout le groupe les comprends. On fait donc plus que manifester ses sentiments, on les manifeste aux autres, puisqu’il faut les leur manifester. On se les manifeste à soi en les exprimant aux autres et pour le compte des autres. C’est essentiellement une symbolique ». Vivant dans une société bien au fait des pratiques de communication, nous reconnaissons sans problème l’agir communicationnel politique, dédoublé entre affect vécu et expression numérique. Notre rapport à la communication semble de moins en moins sujet à l’innocence. L’éducation aux médias a fait son œuvre, et nous avons appris à décoder des discours et des images. Outre ceci, le fait que chacun soit aujourd’hui producteur de sa propre image sur les réseaux sociaux nous familiarise avec un certain trucage et nous permet d’appréhender l’usage politique des emojis finalement dans son caractère le plus cosmétique. Le recours à l’émotion et aux emojis dans leur généralité est devenu l’une des figures imposées de la vie publique, aussi vraie pour les acteurs politiques. Muni de ce filtre émotionnel, et subjectif que sont les emojis, les politiques ne mèneraient-ils pas par leurs usages une étonnante manipulation moderne ? Jeu d’accordéon émotionnel, l’instrument de la nouvelle langue de bois politique semble être l’emoji. Pour les responsables politiques, en ce qui concerne les emojis, il s’agirait semble-t-il de masquer et de justifier une certaine impuissance, et de relever la feinte fatalité des mesures qu’ils ont pris ou s’apprêtent à prendre. Paravent de l’impuissance ou de la veulerie politique, le recours aux emojis à alors vocation à se mettre au service de la dimension rhétorique et argumentative des discours politiques. La classe dirigeante semble s’en servir pour dépolitiser son propos, et maintenir leur cible dans une position d’accoutumance et de domination à un objet pour eux infraordinaire. Les emojis se dressent alors comme de redoutables défis de par leur envahissement de l’espace social et leur objectif de subtiliser d’une certaine manière l’analyse du propos dans la réception du message. Attractives quasi magnétiquement, ces icônes graphiques prennent une place considérable dans le discours politique, spécialement de par leur portée argumentative. Le « politique des émotions ou des
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Des rapports de l'économie politique avec la morale, le droit et la politique

Des rapports de l'économie politique avec la morale, le droit et la politique

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De la “politique littéraire” à la littérature sans politique ? Des relations entre champs littéraire et politique en France

De la “politique littéraire” à la littérature sans politique ? Des relations entre champs littéraire et politique en France

On la retrouve de différentes manières dans les principales figures de l’histoire littéraire de la période contemporaine. On se contentera d’en rappeler quelques exemples célèbres. Victor Hugo s’est illustré dans l’opposition au second Empire au nom d’une définition haute de la politique ; il est devenu pour cette raison un emblème de la IIIe République qui en a pris la suite. C’est au nom de la défense de valeurs universelles contre les pouvoirs institués, ceux de l’argent, de l’Eglise et de l’Etat, que les grands représentants de l’art « libre », Baudelaire ou Flaubert, ont imposé la spécificité de la littérature comme discours, et partant la liberté de l’écrivain à s’affranchir du commun. La conquête de cette autonomie ne conduit pas au retrait hors du monde (politique) ; elle définit en revanche une manière spécifique d’y intervenir. Non seulement comme auxiliaire des partis et des pouvoirs, mais aussi et surtout au nom de cette autonomie et des valeurs universelles qu’elle permet de prétendre représenter. L’invention de l’ « intellectuel », dont l’affaire Dreyfus constitue une étape décisive, prend sens dans cette histoire. Et si les écrivains partagent avec d’autres artistes ou des savants cette
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La politique commerciale au service de la politique climatique

La politique commerciale au service de la politique climatique

commerce, il y a nécessairement « trop » de commerce international par rapport à l’optimum social. La solution de premier rang, consistant à tarifer le carbone pour corriger cette externalité, pose des problèmes complexes d’organisation du marché, de redistribution des recettes à des pays de niveau de développement différent, de distorsions de compétitivité entre pays ayant des ambitions différentes, et enfin de passager clandestin. Il est par conséquent parfois suggéré de plutôt limiter le commerce international (par des droits de douane ou tout autre politique). Nous examinons ici l’efficacité d’une telle politique de second rang.
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La politique de la ville ou l'injonction contradictoire en politique

La politique de la ville ou l'injonction contradictoire en politique

Citer ce document / Cite this document : Jobert Bruno, Damamme Dominique. La politique de la ville ou l'injonction contradictoire en politique. In: Revue française de science politique, 45e année, n°1, 1995. pp. 3-30. doi : 10.3406/rfsp.1995.403500

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Histoire politique et politique de l'Histoire

Histoire politique et politique de l'Histoire

L’archive ouverte pluridisciplinaire HAL, est destinée au dépôt et à la diffusion de documents scientifiques de niveau recherche, publiés ou non, émanant des établissements d’enseignemen[r]

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Politique et économie politique chez Pierre et Jules Leroux

Politique et économie politique chez Pierre et Jules Leroux

Mais cette évolution est impossible tant elle est contraire à la doctrine du progrès continu et à l’aspiration des hommes pour l’égalité et la liberté. Ce n’est pas une recherche sur les causes de la richesse des nations qu’a mené Say, explique Leroux, mais bel et bien son contraire : cette économie politique, observe-t-il, enseigne le gaspillage, le désordre et la sous- production, et cette économie est peuplée d’aliénés et de mendiants. Une autre recherche s’impose donc : « connaissant la nature trinaire de la société actuelle et la nature des causes constitutives de ces trois classes, trouver en ces natures les moyens d’arriver à un état de société où règneront tout à la fois l’égalité, la liberté et l’unité ». Il faut, au présent, transformer l’économie pour accéder à un niveau satisfaisant de richesse : un montant total de biens, mais aussi une organisation permettant l’affirmation d’hommes libres, sages et égaux. Se distançant de son frère Pierre, Jules Leroux montre alors que cette transformation doit prioritairement s’opérer dans le domaine économique. Naturellement, l’avènement progressif d’un gouvernement républicain, pleinement représentatif, peut accompagner et renforcer cette transformation économique. Mais la solution procède surtout d’une modification de l’organisation économique elle-même : il faut « changer la constitution de la propriété » 77 ,
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