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Le travail des enfants et jeunes en Grèce dans la période de l'entre-deux-guerres

Le travail des enfants et jeunes en Grèce dans la période de l'entre-deux-guerres

enfants demandait une action intense du côté de la classe ouvrière mais il faut bien considérer que la classe ouvrière à cette époque-là n'avait rien à faire avec la classe ouvrière comme nous l'imaginons dans les pays industriels d'Europe occidentale. Le profil de l'ouvrier grec était surtout un jeune homme qui venait de la province aux grandes villes soit pendant la période pendant laquelle il ne travaillait pas dans l'agriculture, soit pour accumuler de l'argent et commencer sa propre petite entreprise. Nous voyons clairement jusqu'au moment – nous l'avons bien vu au chapitre de l'enseignement - où la mentalité de la société grecque considérait le prolétariat comme quelque chose de mal, pour cette raison-là, entre autres, vient le retard de la création de l'enseignement technique et professionnel. C'est seulement après la vague de réfugiés provenant d'Asie Mineure que nous trouvons un prolétariat plus stable et doué de conscience. Faute de prolétariat homogène le syndicalisme n'était pas très bien développé. Le rôle du syndicalisme n'est pas seulement l'organisation de l'ouvrier mais son éducation également, cela veut dire que le syndicat doit montrer et expliquer la situation économique et politique auprès des ouvriers et créer conscience de classe, d'une telle façon que l'ouvrier ne demande pas seulement des changements salariaux mais des choses plus profondes comme l'éducation et la culture. La conscience du travail des enfants demandait une telle confrontation qu'elle fut développée progressivement en Grèce. De plus, la partie du syndicalisme qui pouvait s'occuper du phénomène, était le syndicalisme féminin souffrait d'une base stable et continue comme nous l'avons signalé précédemment. D'un autre côté, l'organisation des jeunes était très limitée pour revendiquer certaines choses pour eux-mêmes et comme il est logique les mouvements des jeunes étaient dirigés par les syndicats des adultes, leur rôle était plutôt éducatif.
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La statistique d’une minorité sans nom : les « Tutejsi » dans la Pologne de l’entre-deux-guerres

La statistique d’une minorité sans nom : les « Tutejsi » dans la Pologne de l’entre-deux-guerres

sans considération pour les identifications nationales des populations. Par ailleurs, le Traité sur les minorités engageait l’État polonais à respecter les droits civils et culturels des minorités nationales et confessionnelles. Autant de faits qui soulèvent des questions touchant les pratiques et les techniques d’administration des nationalités ou encore la production des informations statistiques. Pourtant, alors que les questions des minorités ont été largement étudiées, le lien qu’elles entretiennent avec ces pratiques d’identification a été peu exploré. Ce travail n’en étudie qu’un aspect, mais entend aussi poser les jalons d’une recherche plus vaste sur les modes d’insertion des statistiques ethniques dans les politiques des populations durant cette période, et cela sous ses facettes multiples : attribution de droits culturels à la représentation dans des instances politiques, stratégies géopolitiques, mesures d’assimilation ou d’expulsion.
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Exploration, colonisation et décolonisation dans l'entre-deux-guerres français

Exploration, colonisation et décolonisation dans l'entre-deux-guerres français

Delafosse continuera à publier : Les Civilisations disparues : les civilisations négro-africaines (1925), sa grande Histoire de l’Afrique occidentale française (1926), Les Nègres (1927)… Entre 1920 et 1939, La Géographie publie, elle, une série impressionnante de textes sur l'Afrique subsaharienne et l'océan Indien. Dès 1919, Paul Carié définit pour toute la période l'image du Noir qui va prédominer et que le Bulletin va se charger de véhiculer. Parlant des Noirs (« créoles ») de l'île Maurice, Paul Carié les définit comme une « race restée quelque peu enfantine, naïve, impulsive, superstitieuse, de mœurs douces, pour qui le larcin et le mensonge sont devenus une seconde nature, mais incapable d'actes criminels ». L'homme est généralement paresseux et laisse aux soins de la femme les travaux difficiles : « l'homme fait semblant de travailler, et boit le samedi la paye de la semaine ». Dernière scène, le Noir aime être « élégamment vêtu » et « danser aussi souvent que possible » 1. Paul Carié récidive en 1920 : évoquant La Réunion et Maurice 2, il regrette « l'abolition irréfléchie de l'esclavage, qui a brusquement jeté à la rue et à la paresse les hommes attachés jusque-là au sol ». Mais cette évolution n'exclut certes pas la permanence de la bêtise, du cannibalisme, de la ségrégation nécessaire, dans le portrait qui est dressé : il faut instruire et éduquer, telle est l'œuvre française dans les colonies. Il est frappant de constater l'homogénéité des clichés concernant les colonisés, dans la France de l'entre-deux-guerres. Le Noir est paresseux, buveur, insouciant, parfois anthropophage. Le Moï de la Chaîne annamitique n'a rien à lui envier : il est tout aussi primitif et sauvage que le Noir ! Les « cérémonies grotesques » des Moïs ne donnent-elles pas lieu à des sacrifices humains, à des meurtres ? Le cannibalisme n'est-il pas une de leurs caractéristiques ? 3 La tâche de la France consiste aussi à empêcher la propagation de l'Islam dans les colonies, notamment au Maroc. La France doit opposer à cette religion « la civilisation latine […] tout imprégnée de christianisme, la plus belle, la plus féconde et la plus humaine » 4, la « race pilote » doit aussi s'imposer par le nombre (c'est la colonisation de peuplement) et ne pas
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La géographie du Liban, entre guerres et mondialisation

La géographie du Liban, entre guerres et mondialisation

Les destructions physiques de la période 1975-1990 se sont principalement concentrées à Beyrouth et ses banlieues (plus de 80 p. 100), même si d’autres zones ont été touchées (Tripoli ; Chouf , dans la montagne au sud-est de Beyrouth ; Liban- Sud). La guerre a aussi bouleversé le peuplement, en raison des migrations forcées. Un tiers des habitants ont définitivement changé de résidence. L’action des milices confessionnelles a abouti à l’homogénéisation très poussée de plusieurs régions de peuplement mixte, comme le Chouf, le Sud ou Beyrouth, divisée en un secteur est chrétien et un secteur ouest à majorité musulmane. Beaucoup de ces réfugiés se sont installés dans les périphéries urbaines.
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La protection internationale des minorités : le regard de la doctrine française de l'entre-deux-guerres

La protection internationale des minorités : le regard de la doctrine française de l'entre-deux-guerres

Résumés : [Fr] La protection des minorités en Europe est le résultat d’une construction empirique qui trouve ses origines avec la Réforme, avant que les garanties religieuses ne se déplacent au XIX e siècle vers un curseur national. Cette filiation historique est d’ailleurs invoquée par les Grandes puissances pour faire accepter en 1919/1920 aux États débiteurs, des obligations qui apparaissent derechef comme de la realpolitik, justifiée par des intérêts géostratégiques. Pourtant, après la Grande Guerre, l’implosion des empires multinationaux vient bouleverser l’équilibre européen. À défaut de pouvoir appliquer strictement le principe des nationalités, ces mesures de protection interviennent comme une compensation destinée à atténuer les espoirs déçus. Ainsi, l’entre-deux-guerres, période d’expérimentation et de reconstruction, est aussi celle d’une véritable émulation intellectuelle : le droit international se complexifie et se « judiciarise ». Le droit des minorités répond alors à deux objectifs (CPJI 1935) : assurer une égalité de traitement entre les individus mais aussi, sauvegarder leur identité propre. L’autre innovation réside dans le transfert de la garantie de ces mesures des Puissances vers la Société des Nations (SDN). Cette organisation voulue par le président Wilson devait être le pivot d’un nouvel ordre international. Or, la place trop importante accordée aux États, jaloux de préserver leur souveraineté, réduit considérablement l’efficacité des mécanismes de contrôle mis en place. Le tournant des années 1930 met en évidence ces dysfonctionnements qui finissent par paralyser l’institution genevoise. Néanmoins, la protection des minorités reste pour Francesco Capotorti « un des legs les plus importants » de la SDN. C’est à travers le prisme doctrinal et le regard critique du juriste contemporain attentif à ces transformations, que porte cette étude afin de mieux mettre en évidence un tel héritage.
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A la découverte des associations professionnelles de comptables salariés en France (milieu du XIXe siècle – Entre-deux-guerres)

A la découverte des associations professionnelles de comptables salariés en France (milieu du XIXe siècle – Entre-deux-guerres)

Sang noir, Folio, p.46) Résumé : l’histoire des comptables s’est concentrée depuis plusieurs décennies sur celle des experts-comptables et des commissaires aux comptes. A contresens de cette tradition, cette communication s’intéresse aux associations de comptables salariés en France sur la période s’étendant du milieu du XIX e siècle à la fin de l’Entre-deux-guerres. Il s’agit ici de dresser un premier panorama de ces associations. Il faudra tout d’abord les définir, puis les différencier par rapport aux syndicats et aux mutuelles. Ensuite, nous proposerons un dénombrement de celles-ci sur l’ensemble du territoire. Nous nous interrogerons enfin sur leur importance effective (nombre d’associations et de membres). A travers ces trois dimensions, nous chercherons à montrer que, comme les experts-comptables, les comptables salariés se sont également regroupés dans des associations dont l’importance n’était pas négligeable.
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Structure de l’espace relationnel des auteurs francophones belges de l’entre-deux-guerres

Structure de l’espace relationnel des auteurs francophones belges de l’entre-deux-guerres

d’auteurs soit en grande partie terminé, les fonds spéciaux des AML recèlent des données qui n’ont pas encore pu être intégrées à la base. Les AML disposent d’un fonds qui n’est pas que littéraire : or nous nous sommes aperçu que de nombreux essais (techniques, juridiques, linguistiques, bref, non littéraires) bénéficiaient d’une préface. Il a donc fallu effectuer un tri, afin de ne pas multiplier les paires (auteur et préfacier) qui ne s’inséraient pas dans un réseau spécifiquement littéraire. Ces paires n’offrent aucune prise à une démarche structurale : elles fonctionnent de manière isolée et ne touchent pas notre propos. Mais certains essais ont une composante littéraire. Le critère fut donc le suivant : la production, quelle qu’elle soit, de tout auteur belge ayant écrit une œuvre littéraire dans sa vie, quelle que soit la période, est conservée dans le corpus. Sont exclus en revanche ceux qui n’ont pas produit d’œuvre littéraire. Les AML disposent d’un important « fonds africain » concernant la littérature des anciennes colonies belges. C’est dans ce corpus assez méconnu que l’apport fut le plus grand : beaucoup de ces œuvres comportent une préface dans un geste de présentation ou d’escorte de cette littérature. Au total, ce sont 75 préfaces différentes allographes qu’il a fallu ajouter au corpus à partir du catalogue des AML 4 . Il est important de constater que les premières conclusions que nous avions présentées, lors du colloque de juin 2006, à partir du corpus du CIEL seulement, se voient confirmées. Les liens ajoutés n’ont fait que renforcer la structure qui apparaissait à l’époque.
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Éditer, exposer : nouvelles médiations artistiques à Paris dans l'entre-deux-guerres

Éditer, exposer : nouvelles médiations artistiques à Paris dans l'entre-deux-guerres

graveurs du « Temps Présent » 134 qui eu lieu du 3 au 25 mars 1936, sont ainsi présents (parmi un nombre total de 79 peintres) les pionniers du cubisme, Georges Braque et Picasso, les « cu- bisters » ou post-cubistes à l'instar de Jacques Villon, André Lhote, et certains peintres parfois dits « de tradition française » héritiers du post-impressionnisme notamment tels qu'Albert Marquet, Charles Malfray et Charles Walch mais également quelques peintres, parmi les plus célèbres, de la nouvelle Ecole de Paris ou du surréalisme : Zadkine, Valentine Prax, Giaco- metti ou encore Yves Tanguy. Notons néanmoins qu'en 1936 les avant-gardes des années 1920 sont relativement consacrées en tant que personne ne renie plus leur participation à la création artistique contemporaine et que la majeure partie des artistes exposés reste d'une génération, née dans les années 1880, issue des écoles des Beaux-arts ou des Académies. La galerie, tout comme la gazette, des Beaux-arts, comme son nom l'indique, ne présente alors, de façon co- hérente entre les deux médiums, qu'une facette choisie du marché de l'art et de la création ar- tistique de l'entre-deux-guerres. Par ailleurs, concernant l'administration de l'espace au sein de la boutique, nous ne conservons aucune information mais l'on peut supposer qu'une part belle est faite au lieu d'exposition qui peut accueillir jusqu'à presque 80 peintres, dans les mêmes locaux que la maison d'édition. La Gazette a également la particularité de couvrir toute la pé- riode 1919-1939 malgré quelques difficultés dans les années 1930, on peut ainsi supposer que les expositions, dont la seule trace que nous ayons datent d'entre 1935 et 1938, s'étendent sur toute cette période. Si l'on a peu de documents attestant de l'activité de ces galeries issues di- rectement de maisons d'éditions d'art d'une grande importance sur le marché du livre, les in- formations que nous possédons révèlent cependant un schéma organisationnel et administratif qui semble finalement très proche des exemples quelque peu plus renseignés des galeries des Cahiers d'art, Surréaliste, Au Sans Pareil qu'il nous est alors permis d'étudier.
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École(s) de Paris : enquête sur les compositeurs étrangers à Paris dans l'entre-deux-guerres

École(s) de Paris : enquête sur les compositeurs étrangers à Paris dans l'entre-deux-guerres

93 L’idée d’École de Paris en tant que groupe dans les études sur Tansman se poursuit, comme nous l’avons déjà vu à propos de l’édition de Regards en arrière par Second-Genovesi ou de l’article de Kelkel « L’École de Paris » cit. (2000). Ce dernier, que nous avons cité uniquement en tant que source du premier, conduit un récit qui nous paraît un bon exemple de la distance qu’un discours peut prendre par rapport à celui proposé par le compositeur objet spécifique de la recherche : « Le Polonais Alexandre Tansman et le Roumain Marcel Mihalovici, les premiers membres du groupe d’artistes qui sera baptisé “l’École de Paris”, arrivent dès 1919 dans la capitale française. En 1922-23 leur succèdent le Russe Alexandre Tcherepnine et le Tchèque Bohuslav Martinu, puis le Hongrois Tibor Harsanyi en 1924. Ces jeunes gens se voyaient pratiquement tous les jours au café du Dôme, à Montparnasse, échangeant des idées, des opinions. Le mentor du groupe était Bohuslav Martinu, leur aîné de près d’une dizaine d’années. Sa personnalité puissante animait les réunions. Quelques années plus tard, ils sont rejoints par le Suisse Conrad Beck (1901-1989), l’Autrichien Alexander von Spitzmüller (né en 1894) et l’italien Vittorio Rieti (né en 1898) » (ibid., p. 85 [c’est nous qui soulignons]). Même Gérald Hugon, auteur du catalogue des œuvres de Tansman, parle du compositeur en tant que « membre » d’un groupe : « Au début des années trente, on commence à parler d’“École de Paris” à propos d’un groupe de compositeurs établis dans la capitale française, tous amis et originaires d’Europe centrale et orientale. Il y avait le Roumain Marcel Mihalovici, le Russe Alexandre Tcherepnine, le Hongrois Tibor Harsányi, le Tchèque Bohuslav Martinu, le Suisse Conrad Beck et le Polonais Alexandre Tansman. Chacun écrivait sa musique. Tous apportaient au courant musical français une plus grande fermeté formelle, une vigueur rythmique soutenue par un raffinement de l’accentuation, des inflexions modales à la mélodie en provenance des différentes traditions musicales représentées dans le groupe, une pensée plus linéaire réactivant parfois des processus d’écriture abandonnés depuis la période baroque » (G. H UGON , « Présentation du
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La « colonie albanaise » de Paris dans l'entre-deux-guerres

La « colonie albanaise » de Paris dans l'entre-deux-guerres

En face de ces représentants officiels, on note la présence des exilés ou des réfugiés politiques 31 . La vie publique albanaise est marquée sur la période par le phénomène de l'exil politique. Elle est marquée également par une opposition entre deux camps : les républicains, groupés autour de Fan Noli qui gouverne six mois en 1924, avant la reprise du pouvoir par Ahmed Zogu qui se fait proclamer roi en 1928, et les partisans du roi Zog. Les exilés politiques sont avant tout des opposants au monarque. La première vague arrive en France après le renversement du gouvernement de Fan Noli en décembre 1924. Suivent ensuite d'autres vagues, selon les évènements et la répression politique. L'année 1931 voit par exemple arriver à Paris la dizaine de protagonistes de la tentative d'attentat contre Zog faite à Vienne en février 1931. De même, en 1936, les dirigeants de l'insurrection de Fier, une ville d'Albanie centrale, sont accueillis comme réfugiés politiques. Ce groupe d'exilés présents à Paris est lui-même composé de
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Jacques Bainville et la Roumanie d'entre-deux-guerres: regards croisés

Jacques Bainville et la Roumanie d'entre-deux-guerres: regards croisés

Néanmoins, il faut préciser que l’ascendant des partis est bien réel, et leur place sur la scène politique pas seulement accessoire. Bainville reconnaît que les libéraux «avaient institué un gouvernement aussi semblable que possible aux gouvernements occidentaux et acclimaté le régime constitutionnel rendu inoffensif par une fiction semblable à celle du rotativisme espagnol». 26 La querelle dynastique qui survient à la fin des années vingt dissimule, quant à elle, une âpre lutte d’influence entre un parti national-libéral (Partidul Naional Liberal, PNL) installé et un jeune parti national-paysan (Partidul Naional rnesc, PNT) ambitieux (il est né en 1926). Après avoir obligé son fils, Carol, à renoncer à ses droits au trône en raison d’un mariage morganatique et de ses suites, 27 Ferdinand laisse en juillet 1927 le royaume aux soins d’un Conseil de régence. 28 Le PNL a incontestablement toujours joui du complet soutien du roi, ainsi que d’une certaine latitude du pouvoir, et n’a jamais fait mystère de ses réserves à l’égard du prince. 29 Le décès de Ion Brtianu, président du Conseil et chef des libéraux, quatre mois seule- ment après celui de Ferdinand marque le début d’une période difficile pour le PNL, marquée par de sourdes luttes intestines et des scissions. Un espace s’ouvre alors pour le PNT de Iuliu Maniu qui a dénoncé dès 1926 l’éviction de Carol et qui, appelé aux affaires en 1928, fait le choix d’apporter son
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Une polysémie vestimentaire dans l'Algérie rurale de l'entre-deux-guerres

Une polysémie vestimentaire dans l'Algérie rurale de l'entre-deux-guerres

Le vêtement est un marqueur essentiel dans une société coloniale. Il répond au besoin de mettre chacun à sa place, qu’il s’agisse pour les uns de garantir une forme de supériorité – politique, matérielle, à défaut spirituelle – pour les autres seulement de maintenir la distance (sur le plan culturel notamment). Mais la richesse du langage vestimentaire permet d’aller au- delà de cette première lecture. Il met en évidence des normes collectives puissantes qui précèdent la période coloniale et lui survivent. Il reflète des bouleversements économiques majeurs, la complexité des configurations sociales qui en résultent et ne cessent d’évoluer. S’habiller, c’est aussi se protéger des aléas climatiques et du quand dira-t-on, chercher à plaire ou à se plaire, quels que soient ses moyens et ses référents culturels. Si bien que l’appropriation individuelle du vêtement ne saurait être évacuée quand bien même elle reste indissociable du rapport aux autres. Il ressort ainsi de tenues portées dans la plaine des Issers au cours des années 1920-1930 : l’ampleur et les limites de la pénétration coloniale, la spécificité d’un espace rural – à la fois carrefour et frontière – avec ses permanences et ses ruptures fortes. Si ces données pèsent lourd sur les manières de se vêtir et de se comporter, un promeneur sur le marché, la gérante d’une ferme ou la fille d’un ouvrier agricole ont toujours la capacité à livrer des messages personnels. Ceux-ci n’ont rien de révolutionnaire ; encore faut-il, en contexte colonial et en milieu rural, ne point les ignorer.
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La revue L’Ossature métallique et le débat de l’architecture dans l’entre-deux- guerres

La revue L’Ossature métallique et le débat de l’architecture dans l’entre-deux- guerres

Début 2015, nous avons entamé un cycle de 6 demi-journées consacré à l’usage structural des métaux ferreux dans la construction, des origines au milieu du 20 ème siècle. La première demi-journée, en février 2015, a abordé la période pré-industrielle. Lors de la deuxième demi-journée, en octobre 2015, il a été question de la période allant de la Révolution industrielle à l’entrée dans l’ère de l’acier (1863). La troisième demi-journée nous a amenés jusqu’à la Première Guerre mondiale. En novembre 2016, nous avons abordé les structures mixtes (fer - maçonnerie, fer - verre, fer - charpente bois,…). La présente demi-journée est consacrée à la période 1914 – 1945. La dernière journée, le mardi 21 novembre 2017, couvrira la période allant de la fin de la Seconde Guerre mondiale aux années 1970. Au cours de chacune de ces demi-journées il est question de l’élaboration des matériaux, de leur transformation, des typologies structurales, des systèmes d’assemblages,… De nombreux exemples de réalisations et de rénovations récentes sont présentés.
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L'entre-deux-guerres mathématique à travers les thèses soutenues en France

L'entre-deux-guerres mathématique à travers les thèses soutenues en France

4.2.2 La théorie des idéaux comme nouvelle théorie de réfé- rence L’étude des références citées par les doctorants met en valeur une seconde dyna- mique de recherche, elle aussi thématique, qui se développe autour de la théorie des idéaux. Elle est révélée par sept doctorats, soutenus entre 1928 et 1944, dont les au- teurs sont André Weil 47 , Paul Dubreil 48 , Claude Chevalley 49 , Marc Krasner 50 , Claude Chabauty 51 , Jean Kuntzmann 52 et François Châtelet 53 . Il s’agit donc d’une période disjointe de la précédente, qui correspond à une seconde partie de l’entre-deux-guerres. Parmi ces sept thèses, celle d’André Weil a un rôle particulier. En effet, soutenue en 1928 avant les six autres, elle marque une rupture avec l’étude des formes et donc avec un élan de recherche d’avant guerre. Les références changent profondément et elles ont une autre base. Humbert n’est plus cité et les recherches de Weil ne se rapportent plus à ce mathématicien. Contrairement aux précédents doctorants, Weil n’a d’ailleurs ni entretenu de relations avec Georges Humbert, ni suivi ses cours au Collège de France. Humbert meurt en effet en 1921 alors que Weil entre à l’École normale en 1922. La rupture avec les mémoires précédents n’est donc pas seulement thématique mais éga- lement générationnelle. Cependant, André Weil apparaît également comme une figure de transition. Tout d’abord, il est le seul parmi les sept étudiants à utiliser dans son mémoire la théorie des fonctions abéliennes. Or, cette théorie est plus largement em- ployée dans les travaux précédents sur l’étude des formes. Il fait, en outre, référence à certains travaux de Poincaré, ce qui ne se produit que dans un seul des sept autres doctorats, celui de François Châtelet en 1944.
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Souvenirs : la minéralogie à la Sorbonne entre les deux guerres

Souvenirs : la minéralogie à la Sorbonne entre les deux guerres

Dans la courte période d'entre les deux guerres (20 ans), d'extrême activité sur l'étude de la matière à l'état solide, les travaux théoriques se multipliaient, en particulier ceux se rapportant à la diffraction cristalline des rayons X. Les rayons X ne sont sensibles qu'aux électrons périphériques des atomes et non à leurs noyaux trop lourds. Et très vite, Sir William Henry Bragg avait montré que les clichés de rayonx X fournissaient l'image de Fourier du milieu cristallin. Il établissait ainsi le principe des méthodes dites "directes" qui permettent, à partir de la mesure des intensités des faisceaux de rayons X monochromatiques diffractés, de fournir, en chaque point du milieu, la densité électronique. Les courbes de même densité électronique entourent les noyaux des atomes qui sont ainsi révélés. Quand la composition chimique est simple, la maille est petite et les clichés X ne comprennent qu'un nombre relativement petit de faisceaux diffractés, de l'ordre de la centaine. Mais les calculs itératifs, sont déjà très longs et la méthode devenait inapplicable dès que la composition chimique du motif cristallin se compliquait. Chaque équipe, dans le monde, pour faciliter les calculs, avait ses abaques, ses machines et ce sont les cristallographes qui furent les premiers utilisateurs des ordinateurs. Actuellement, tous les laboratoires de radiocristallographie sont équipés d'ordinateurs puissants qui pilotent les diffractomètres automatiques et qui réalisent rapidement les calculs se rapportant aux composés cristallisés parmi les plus compliqués de la chimie.
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La politique française en matière de désarmement entre les deux guerres

La politique française en matière de désarmement entre les deux guerres

Au cours des débats qui suivirent la commission ne parvint pas à réduire les divergences qui étaient apparues et se trouva rapidement paralysée par l’attentisme américain et l’obstruction allemande. Dans ce contexte, le discours prononcé par Hitler devant le Reichstag, le 17 mai 1933, répondait à un souci tactique, le but poursuivi étant de créer l’occasion d’une rupture des négociations dont l’Allemagne n’attendait rien tout en faisant peser la responsabilité de la rupture sur les autres. Ce discours très habile faisait apparaître l’Allemagne comme une nation désarmée et respectueuse des clauses du traité de Versailles alors que les autres puissances n’avaient pas tenu leurs engagements de désarmer et n’étaient sont pas disposées à s’engager dans cette voie. Pour témoigner de la pureté de ses intentions, il était prêt à accepter le plan MacDonald comme base de discussion à condition que toute modification dans l’organisation militaire allemande suive la progression du désarmement des autres Etats et il consentait même à une période transitoire de cinq ans au cours de laquelle les autres puissances détruiraient leurs armes d’agression. En revanche, la conclusion de son propos était moins conciliante dans la mesure où il avertissait solennellement que l’Allemagne se retirerait de la conférence si ses requêtes légitimes n’étaient pas prises en considération. Peu après le représentant de l’Allemagne à la conférence, Nadolny, demandait que l’on abordât la question de l’égalité des droits promise depuis six mois. Il ajouta que si cette égalité n’était pas réalisée dans le délai d’un an, l’Allemagne reprendrait sa pleine liberté d’action. C’est sous l’impression de cette menace non déguisée que la commission générale décida le 29 juin de s’ajourner jusqu’au 16 octobre tout en demandant au président Henderson de continuer ses efforts pour concilier les points de vue opposés.
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Les Petits Etats dans l’entre-deux-guerres :un concept en évolution

Les Petits Etats dans l’entre-deux-guerres :un concept en évolution

Cette attitude est ancienne et s’inscrit dans ce débat sur la modernité, qui concerne les élites européennes depuis les Lumières: le petit État est souvent considéré comme un obstacle, au progrès face à l’avènement de grands États, jugés naturels et nécessaires. Dès le XVIIIème siècle, c’est l’idéalisation bien connue du grand État modernisée par un absolutisme éclairé et le rejet du modèle des cités grecques jugé anachronique. Mais le développement économique tout comme l’avènement de grands États-nations homogènes renforcent ces convictions. L’interprétation des origines du conflit mondial, l’idée même de “poudrière balkanique”, d’engrenage dans lequel les grandes puissances auraient été entraînées inexorablement accréditent le fait que le petit État, même s’il se réclame du droit des peuples, est facteur de guerre du fait de son instabilité constante tant sur le plan intérieur qu’extérieur. C’est cette orientation que suivra la diplomatie française au lendemain du conflit en cherchant au maximum à faire naître des fédérations ou à susciter des alliances étroites plutôt que des petits États isolés que l’on assimile à la période médiévale. Les propos de H.G.
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Les représentations de l’Allemagne dans la littérature québécoise et la presse montréalaise de l’entre-deux-guerres

Les représentations de l’Allemagne dans la littérature québécoise et la presse montréalaise de l’entre-deux-guerres

Résumé Dans la foulée des événements du vingtième siècle, l’Allemagne ennemie a marqué la mémoire collective québécoise. L’Allemagne représentait alors une figure d’altérité principalement rejetée. Malgré tout, les représentations de l’Allemagne sont loin d’être univoques dans les textes littéraires et ceux de la presse québécoise de l’entre-deux-guerres. En effet, le discours qui porte sur l’Allemagne y est paradoxal et témoigne d’une tension quant aux représentations de celle-ci. Dans cette thèse, nous avons étudié plus spécifiquement les représentations de l’Allemagne dans la littérature québécoise et la presse montréalaise de l’entre-deux-guerres. Notre objectif a été de comprendre les manières dont l’Autre – l’Allemagne – est construit dans le discours de fiction et de presse de 1918-1939. Nous avons travaillé sur une période de vingt et un ans de manière à retracer non seulement la cristallisation de stéréotypes à propos de l’Allemagne, mais aussi à déterminer leur évolution au fil du temps. Pour mener à bien notre projet, nous avons fait une analyse microstructurale, qui porte sur les pratiques discursives, et macrostructurale, qui porte sur les grands thèmes et les modes de présence de l’Allemagne dans les textes. Nous avons travaillé sur des textes littéraires et sur des textes de presse, afin de mieux mettre en lumière les distinctions et les croisements entre les diverses stratégies du discours qui représentent l’Autre. Pour les textes littéraires, nous avons exploré l’ensemble des œuvres romanesques québécoises publiées au Québec pendant l’entre-deux-guerres qui comportent un élément renvoyant à l’Allemagne dans le texte. Pour la presse, nous avons sélectionné un échantillon de journaux montréalais de l’époque : La Patrie (1879-1978), La Presse (1884-), Le Canada (1903-1954), Le Devoir (1910-) et L’Autorité (1913-1955). Notre travail sur les journaux s’est resserré autour d’événements historiques et politiques dans lesquels l’Allemagne a été un acteur clé : la fin de la Grande Guerre (1918), l’avènement d’Hitler au pouvoir (1933), les Jeux olympiques de Berlin (1936), l’annexion de l’Autriche à l’Allemagne (1938) et le début de la Seconde Guerre mondiale (1939).
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La chambre à soi de l'ethnologue. Une écriture féminine en anthropologie dans l'Entre-deux-guerres

La chambre à soi de l'ethnologue. Une écriture féminine en anthropologie dans l'Entre-deux-guerres

de travail et de terrain, Solange de Ganay n’a jamais obtenu la position institutionnelle ni même la reconnaissance intellectuelle à laquelle elle aurait sans aucun doute pu prétendre. Un goût non dissimulé pour l’aventure et l’exploit sportif pourrait bien en être en partie responsable. Dans un texte de 1942 destiné à la revue Sciences et voyages associée au Club des explorateurs dont elle était membre depuis peu, Solange de Ganay relate les circonstances de sa découverte du continent africain : deux expéditions de chasse périlleuses, en compagnie de sa sœur et de son beau-frère Jean Lebaudy 59 , au cours desquelles elle a maintes fois manqué d’être attaquée par un lion ou de se perdre dans la brousse. Or Solange de Ganay situe son engagement dans la recherche ethnographique dans l’exact prolongement de son goût pour la chasse : « J’avais regretté, au cours de ces randonnées, de ne rien savoir, ou presque, des populations au milieu desquelles nous vivions. « Ce sont des fétichistes », et « ils font le tam-tam », voilà les seuls renseignements que l’on pouvait obtenir sur certaines d’entre elles. Il y avait peut-être autre chose ! » 60 Pour le découvrir, elle suit à son retour à Paris les cours de Marcel Mauss à l’EPHE et fréquente le musée d’ethnographie. Mais des années plus tard, à l’issue de trois missions ethnographiques, elle ne dissocie toujours pas nettement la démarche ethnographique de l’entreprise cynégétique : « En 1938-39, je suis retournée avec la mission Lebaudy-Griaule, dans la boucle du Niger, puis au Tchad, dans les régions déjà parcourues en 1931, et jusqu’au lac Iro. J’ai suivi à nouveau les pistes où je chassais le buffle, mais cette fois, au lieu d’une carabine, j’étais armée d’un crayon et d’un bloc-notes, pour une chasse au document sans merci, tout aussi sportive, et encore plus passionnante que l’autre. » 61 Sans doute la condition sociale de Solange de Ganay, qui se lit clairement dans ces lignes, ne l’a-t-elle pas non plus aidée à obtenir une position institutionnelle. Ses contemporains se seront probablement demandé si l’ethnologie n’était pas un caprice passager pour une comtesse moins prédisposée au terrain qu’à « une vie de loisirs luxueux » 62 . Ne s’agissait-il pas simplement pour elle d’exercer ce « goût des voyages intelligents » et de l’aventure dont ses deux sœurs et leurs époux avaient déjà fait preuve en naviguant sur les mers du sud à bord de « La Korrigane » ? 63 Il reste que si elle avait été homme, Solange de Ganay aurait certainement pu se permettre, comme ses collègues masculins les plus proches, d’écrire et de décrire son travail en termes cynégétiques, guerriers, policiers ou judiciaires 64 .
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