Motivation en contexte scolaire

Top PDF Motivation en contexte scolaire:

Clavardage en contexte pédagogique : écriture, interactions et motivation chez des élèves dans des classes d'adaptation scolaire au premier cycle du secondaire

Clavardage en contexte pédagogique : écriture, interactions et motivation chez des élèves dans des classes d'adaptation scolaire au premier cycle du secondaire

170 l'opportunité de collaborer (Dale, 1997). En outre, selon Wallace (1994), la planification collaborative est reconnue comme étant aidante pour les scripteurs. Ces éléments peuvent expliquer pourquoi ils ont autant interagi et proposé des idées lors de la planification. Nous pouvons aussi penser que le sujet d'écriture étant d'actualité et correspondant aux intérêts des élèves, il leur était plus facile de trouver des idées et d'en discuter ensemble. À l’évidence, plusieurs d'entre eux possèdent un téléphone cellulaire et ont une opinion bien arrêtée concernant son utilisation à l'école. Les élèves ont par exemple abordé à plusieurs reprises les caractéristiques de leurs propres téléphones cellulaires. Tel que mentionné plus haut, ils ont aussi eu plus d'interactions hors-tâche dans ce contexte, comparativement à la révision, ce qui a également pu contribuer à ce que leurs interactions soient aussi nombreuses. Autre résultat intéressant, à la suite de l’analyse des interactions, on observe qu'il a peu été question de l'organisation du texte dans les discussions. Ainsi, les élèves semblent avoir eu plus de facilité à exposer leurs idées et leurs arguments qu'à discuter de l’organisation du texte et de ce qui sera dans chaque paragraphe. De même, le clavardage semble avoir favorisé l'élaboration des idées, puisque les sujets ont pris le temps de faire de nombreuses propositions d'aspects à intégrer aux textes. Le soutien apporté par le clavardage apparaît donc être particulièrement formateur pour les élèves et les a aidés à planifier leurs textes. Il est important que les élèves en difficulté aient l'occasion de développer leurs compétences quant à la planification, puisque pour la majorité d'entre eux ils y consacrent peu de temps. Il leur est aussi ardu d'intégrer leurs idées aux textes qu'ils rédigent et à organiser ces derniers, de sorte que la planification de leurs productions écrites est souvent insuffisante (MacArthur et Graham, 1997), d'où l'intérêt de les faire profiter des compétences de leurs pairs lors de la planification.
En savoir plus

240 En savoir plus

La responsabilisation des élèves en cours d’anglais : un facteur de motivation scolaire ?

La responsabilisation des élèves en cours d’anglais : un facteur de motivation scolaire ?

Fig. 2 - Facteurs influençant la dynamique motivationnelle de l’élève. Le processus de motivation apparait alors comme complexe du fait des nombreux facteurs qu’il doit comporter. Ce schéma nous fait également prendre conscience de l’incontrôlabilité et donc de la variabilité de ce phénomène sur lequel il peut être difficile d’agir. Corinne Demarcy, maître de conférences en psychologie cognitive, s’est également intéressée à la question de la motivation scolaire dans une conférence donnée en 2005, présentant sa définition de la motivation en contexte scolaire comme un « état dynamique qui a ses origines dans les perceptions qu’un élève a de lui-même et de son environnement et qui l’incite à choisir une activité, à s’y engager et à persévérer dans son accomplissement afin d’atteindre un but ». Dans cette définition, elle insiste également sur la notion de métacognition et donc sur l’impact que peut avoir la connaissance de soi et des capacités sur les apprentissages et la motivation des élèves. Il est essentiel que l’élève prenne conscience des raisons de ses réussites, de ses erreurs et de ses difficultés. L’élève devient acteur de ses apprentissages : il parvient à s’objectiver, contrôle et régule son activité afin de réaliser ses objectifs.
En savoir plus

48 En savoir plus

La motivation scolaire chez les élèves atteints du TDAH

La motivation scolaire chez les élèves atteints du TDAH

Mékilla AMROU & Oriana VELUT 27 Conclusion 5.1 Conclusion Dans le cadre de notre master et de la préparation au concours de recrutement des professeurs des écoles, nous avons décidé d’étudier la motivation scolaire chez les élèves atteints du TDAH, ces deux thématiques venant s’assembler sur le socle de l’école inclusive. Pour réaliser ce travail, nous nous sommes basées sur des textes institutionnels. Nous nous sommes principalement appuyées sur l’œuvre scientifique La motivation en contexte scolaire de Rolland Viau. Notre question de recherche était : Comment l’École inclusive permet-elle le développement de la motivation scolaire des élèves atteints du TDAH ? Suite à cela, nous avons émis l’hypothèse que les dispositifs prescrits par le Ministère de l’Éducation Nationale amélioraient les apprentissages des élèves atteints du TDAH, puis nous avons également émis l’hypothèse que les adaptations pédagogiques mises en place ont un impact positif sur la motivation scolaire de l’élève atteint du TDAH. Afin de répondre à notre question de recherche, nous avons utilisé plusieurs méthodes : la méthode expérimentale (étude de cas), l’observation en classe ordinaire, des questionnaires semi-directifs. Notre échantillon se compose d’un garçon de 6 ans atteint de TDAH sans hyperactivité, scolarisé dans une classe de CP de 13 élèves, dans une école élémentaire en REP+. Nous avons analysé les données récoltées grâce la grille schématique élaborée par Rolland Viau, à des diagrammes circulaires et un tableau synthétisant les réponses des questionnaires. Cette analyse nous a permis de répondre partiellement à la question posée : l’École inclusive permet le développement de la motivation scolaire chez notre élève atteint de TDAH, grâce aux dispositifs prescrits par le Ministère de l’éducation Nationale, aux adaptations pédagogiques et aux gestes professionnels de l’équipe éducative en classe. Cependant, notre étude montre des limites telle que, surtout, la représentativité de l’échantillon et la difficulté de collecter des données sur le terrain. 5.2 Perspective
En savoir plus

36 En savoir plus

Évaluation et motivation scolaire

Évaluation et motivation scolaire

La motivation des élèves est essentielle pour l’épanouissement personnel et professionnel des élèves. En effet, la motivation scolaire, bien que n’étant pas le seul facteur, va déterminer la réussite à la fois scolaire et personnelle de l’élève. A savoir que des problèmes de motivation vont avoir des répercussions sur le comportement de l’élève en classe et plus généralement à l’intérieur de l’établissement. Le manque de motivation des élèves peut par ailleurs avoir une incidence sur les retards et les absences de ces derniers. Enfin, la motivation des élèves peut expliquer la réussite des uns et l’échec des autres. On comprend aisément l’importance de la prise en compte de cette notion en tant que conseiller principal d’éducation, puisque ce dernier a pour mission de « placer les adolescents dans les meilleures conditions de vie individuelle et collective et d’épanouissement personnel » (circulaire du 28 octobre 1982). Dès lors on peut s’interroger sur les facteurs qui ont une influence sur la motivation en contexte scolaire. Parmi les différents facteurs qui déterminent la motivation, les pratiques évaluatives des enseignants semblent avoir un effet sur celle-ci. Même si l’évaluation en milieu scolaire concerne essentiellement les enseignants, il faut noter que depuis 2006, le conseiller principal d’éducation est concerné par la pratique évaluative à travers la note de vie scolaire (Circulaire n°2006-105 du 23-6-2006).
En savoir plus

44 En savoir plus

Clavardage en contexte pédagogique :écriture, interactions et motivation chez des élèves dans des classes d'adaptation scolaire au premier cycle du secondaire

Clavardage en contexte pédagogique :écriture, interactions et motivation chez des élèves dans des classes d'adaptation scolaire au premier cycle du secondaire

élèves ont été capables de rester concentrés sur leurs textes. Lors des phases de planification et de révision, les « élèves scripteurs » des deux niveaux ont int[r]

240 En savoir plus

L'ennui en contexte scolaire

L'ennui en contexte scolaire

2.3.5. La motivation Selon certains auteurs, l’ennui peut également être la conséquence d’un manque de motivation. Ce manque de motivation serait dû à un manque de stimulation de la part du professeur. S’il parle de façon monotone, et que son cours manque d’interactivité, l’élève veut très vite s’ennuyer. Clerget (2006, p.51) évoque également le manque de motivation comme cause possible à l’ennui : « L’ennui naît du manque de motivation et pour être motivé, il faut être stimulé. Stimuler chez l’apprenant l’envie d’apprendre, déclencher l’étincelle qui fera que cette envie d’en savoir toujours plus ne le quittera plus ». Selon une enquête réalisée pour le SNES en mars 2002, 33% des professeurs de tout âge placent le manque de motivation comme la principale difficulté dans leurs relations avec les élèves. Lorsque l’élève est passif, condamné à écouter de longues heures un professeur lui réciter un cours sur un ton monocorde, alors l’ennui n’est pas loin. Rendre l’élève passif, c’est lui retirer toute motivation, et ainsi le condamner à l’ennui.
En savoir plus

48 En savoir plus

Métacognition en lecture-compréhension : facteur de motivation et de réussite scolaire des élèves ?

Métacognition en lecture-compréhension : facteur de motivation et de réussite scolaire des élèves ?

Cette échelle a permis de construire le questionnaire de motivation (annexe 17). Dans ce questionnaire, l’exemple de l’échelle de Vallerand est repris puisqu’il permet de vérifier que les élèves ont bien compris. Les trois premières situations reprennent celles de l’échelle de motivation à l’école primaire de Vallerand. Ces situations visent l’évaluation de la motivation des élèves au niveau du contexte de l’école (questions A, B et C). Elles permettent de mettre en évidence un effet éventuel du niveau situationnel (lors d’une séance de lecture) sur le niveau contextuel (le contexte de l’école). Puis, cette échelle est adaptée à la lecture (questions E et F). En effet, pour les deux situations suivantes, il s’agit de connaître la motivation des élèves au niveau situationnel, lors d’une séance de lecture et lors de la lecture d’un livre à la maison. Pour chaque situation, l’élève a quatre choix de réponse qui permet la variation de son degré d’accord.
En savoir plus

72 En savoir plus

L'impact du TBI sur la motivation et la réussite scolaire chez les élèves

L'impact du TBI sur la motivation et la réussite scolaire chez les élèves

5 I / INTRODUCTION Tous les apprentissages et les enseignements contribuent à accroître la motivation afin de développer des compétences et des méthodes pour favoriser la réussite scolaire des élèves. La loi d’orientation et de programmation pour la refondation de l’École de la République du 8 juillet 2013 place le numérique comme un élément majeur de cette motivation et tend à généraliser son utilisation à l’école. Le numérique modifie les façons d’apprendre et permet à l’élève de devenir acteur de son apprentissage. Les enfants nés au XXIème siècle sont imprégnés de la culture du numérique. Cette connaissance mais également la diversité qu’apportent les outils numériques motivent les élèves et leur donnent le goût d’apprendre. Parmi ces nouveaux outils technologiques, le tableau blanc interactif (TBI), créé par la société Rank- Xerox en 1988, a su susciter l’intérêt des élèves et des enseignants. Une étude menée par PrimTICE sur « Usage des tableaux blancs interactifs dans l’enseignement primaire » en 2005 a démontré que 95.6% des enseignants constatent une réelle augmentation de la motivation des élèves. Pouvant être utilisé comme un tableau traditionnel ou utilisé pour mettre en avant des démonstrations, le tableau blanc interactif permet de modifier l’espace habituel de la classe en un contexte de travail et d’enseignement interactif. Il permet d’effectuer tout ce que l’on peut faire avec un ordinateur et même plus grâce aux logiciels interactifs qui peuvent être mis en place. L’objectif de cette recherche a été de déterminer l’impact du tableau blanc interactif sur la motivation et la réussite scolaire particulièrement chez des élèves de cycle deux. Pour se faire, une étude a été réalisée dans une classe de 24 élèves mélangeant des élèves de CE1 et des élèves de CE2. A travers la création de carte mentale et d'activité « étiquettes » cette étude démontrera les bienfaits de son utilisation et ce qu’il faut absolument mettre en place pour que cet outil fonctionne selon nos attentes.
En savoir plus

56 En savoir plus

Un test des déterminants internes de la motivation situationnelle en contexte naturel :<br />Approche hiérarchique de la motivation en Education Physique et Sportive

Un test des déterminants internes de la motivation situationnelle en contexte naturel :<br />Approche hiérarchique de la motivation en Education Physique et Sportive

dans cette utilisation des pratiques sociales qu’une « juxtaposition d’initiations sportives, renouvelées à chaque étape du cursus scolaire », allant jusqu’à préciser que ce constat est « d’évidence pour tout acteur de terrain qui veut bien ouvrir les yeux sans soumettre son regard au filtre de ce qu’il pense devoir être, ou bien d’une vérité officiellement prescrite » (Faucon, 2004, p.351), d’autres militent pour une « Education Physique Scolaire » confirmant

236 En savoir plus

L'impact de l'interdisciplinarité sur la motivation et la réussite scolaire (cycle 2)

L'impact de l'interdisciplinarité sur la motivation et la réussite scolaire (cycle 2)

laquelle ils vivent. Dans le cadre de ce mémoire, qui prend appui sur le stage de la formation en alternance (M2 MEEF Premier degré), le choix délibéré de travailler autour de l’interdisciplinarité s’est ainsi opéré à partir du constat de terrain suivant : en début d’année scolaire, certains élèves – qui éprouvaient en particulier des difficultés à mettre en relation des savoirs disciplinaires afin de répondre à une problématique complexe (mobilisant plusieurs champs disciplinaires) – semblaient peu à peu se démobiliser et perdre l’envie d’apprendre. La situation décrite ci-après par Ferdinand Brunot semble, à ce propos, parfaitement illustrer les nombreuses situations analogues qui ont pu se présenter dans ce contexte et susciter, de fait, un vif questionnement sur les relations entre les disciplines à l’école : « Un des défauts principaux de l’enfant, et il n’en
En savoir plus

57 En savoir plus

La motivation scolaire des garçons d’une classe non mixte : quel enseignement y est favorable?

La motivation scolaire des garçons d’une classe non mixte : quel enseignement y est favorable?

Pour répondre à cette question, les concepts de masculinité et d’adolescence en contexte scolaire ont été approfondis. La masculinité est rattachée à des comportements et des attitudes qui distinguent les adolescents des adolescentes. Ainsi, les garçons acquièrent leur maturité physique vers treize ou quatorze ans alors que les filles sont déjà souvent pubères vers la fin de l’école primaire (Melman, 2001). De plus, les différences entre la structure et le fonctionnement du cerveau des adolescents et celui des adolescentes ont un impact sur leurs comportements et leurs expériences scolaires (Cloutier, 2003). Ces différences se manifestent dès l’enfance, notamment en ce qui concerne le développement du langage habituellement plus tardif chez les garçons que chez les filles. Cette particularité serait à l’origine de leurs difficultés en lecture et en écriture (Lemery, 2004). Cependant, la théorie voulant que les cerveaux des filles et des garçons soient différents est contestée. Eliot (2013) et Jordan-Young (2010) estiment que les différences observables entre garçons et filles sont minuscules. Le cerveau des garçons est de 8 à 14 % plus gros que celui des filles, ce qui est comparable à leur différence moyenne de poids et de grandeur. également, nous avons étudié la motivation à la lumière d’écrits scientifiques. La dévolution qui permet à l’élève de s’engager dans l’activité proposée (Brousseau, 2009) et, conséquemment, de se responsabiliser (Connac, 2012) susciterait la motivation scolaire. En effet, selon Viau (2000), celle-ci nourrit le désir d’apprendre de l’élève et permet l’actualisation de son potentiel à la condition que l’enseignement sollicite son investissement dans les activités pédagogiques. Ce même auteur propose des moyens de déclencher l’engagement cognitif et le gout de s’investir dans une situation d’apprentissage. Entre autres, l’activité que l’enseignant propose doit représenter un défi et être authentique, signifiante pour l’élève et viser sa responsabilisation en lui permettant de faire des choix.
En savoir plus

4 En savoir plus

L’incidence de l’utilisation de l’ordinateur à des fins personnelles sur la motivation et l’engagement scolaire

L’incidence de l’utilisation de l’ordinateur à des fins personnelles sur la motivation et l’engagement scolaire

technologies dans la classe, les enseignants constatent que les élèves travaillent davantage et plus longtemps (Ramboll Management, 2006). Somme toute, l’utilisation des technologiques de l’information et de la communication reçoivent généralement la faveur des enseignants et des élèves. Néanmoins, il est souvent nécessaire de tenir compte du contexte des TIC en classe : « … que ce sont plutôt le type et le contexte d'intégration pédagogique des TIC en éducation qui auront un impact ou non sur la réussite éducative des apprenants » (Karsenti, Goyer, Villeneuve et Raby, 2005, p. 27). Cela dit, il ne faut pas croire que les technologies sont la panacée à tous les maux. Russell (1999) a répertorié plus de 355 études faisant état de ce qu’il a appelé le « The no significant difference phenomenon ». Il conclut qu’il n’existe pas de différence sur le plan des apprentissages réalisés entre une classe qui intègre les TIC de celle qui ne les intègre pas. Dans le même ordre d’idée, Ungerleider (2002) rapporte qu’une grande partie des études existantes ne sont pas assez rigoureuses, et qu’il conviendrait d’effectuer de meilleurs choix méthodologiques afin d’arriver à des résultats de recherche plus concluants et plus utiles dans le domaine de l’éducation.
En savoir plus

154 En savoir plus

La dynamique motivationnelle en maternelle : des ceintures « de sécurité » sur la route de la motivation scolaire

La dynamique motivationnelle en maternelle : des ceintures « de sécurité » sur la route de la motivation scolaire

exprimés, à un moment ou à un autre, sur ce qu’ils avaient autour d’eux ; cela m’amène à penser qu’il aurait été judicieux d’interroger mes élèves dans un environnement propice à l’échange sur les ceintures de compétences. On aurait donc pu, si cela avait été possible, réaliser les entretiens dans le contexte de la classe (les élèves, s’appuyant sur le visuel autour d’eux, auraient peut-être plus facilement axé leur discours sur les ceintures de compétences en voyant les référentiels muraux ou même les carnets de ceintures). Ainsi, en étant dans le concret et le visuel, on aurait pu diminuer l’aspect très abstrait du recueil de données qui n’est pas nécessairement accessible à des élèves qui se trouvent encore, selon Jean Piaget, dans le stade de l’intelligence préopératoire et qui sont encore loin du stade des opérations formelles. Pour résumer, la mise en place d’un système d’évaluation par ceintures de compétences semble faciliter chez les élèves le développement d’une dynamique motivationnelle autodéterminée, en satisfaisant fortement ou très fortement les besoins psychologiques fondamentaux que sont l’autonomie, la compétence et la proximité sociale ; toutefois, il semble difficile de circonscrire les apports des différents éléments institutionnels (ceintures de compétence, plans de travail, conseil de coopération) et donc d’attribuer la satisfaction de ces besoins uniquement au dispositif des ceintures.
En savoir plus

149 En savoir plus

Différenciation curriculaire, ségrégation scolaire et réussite des élèves : analyse multiniveau en contexte scolaire québécois

Différenciation curriculaire, ségrégation scolaire et réussite des élèves : analyse multiniveau en contexte scolaire québécois

Au Québec, l’influence de la composante libérale de la gouvernance au sein des politiques d’éducation s’est manifestée entre autres via la concurrence que se livrent les écoles secondaires (Lessard, 2006). Cette concurrence est remarquée principalement dans certaines régions urbaines du Québec et elle a été occasionnée par une baisse de la fréquentation du secteur public au dépend du secteur privé au secondaire (Ibid; Gouvernement du Québec, 2007b). En considérant les années scolaires 2000-2001 à 2009- 2010, la proportion d’élèves fréquentant le secteur privé au Québec est passée de 16,38 % à 19,32 % 2 (Gouvernement du Québec, 2007c; 2013b). Cette augmentation avait déjà été remarquée entre 1990 et 2003-2004 alors que l’école publique québécoise avait perdu environ 60 000 élèves soit 5,4 % de ses effectifs tandis que, pour cette même période, l’école privée avait vu ses effectifs augmenter d’environ 15 000 élèves soit une augmentation de 14,1 % (Lessard et LeVasseur, 2007). Cette augmentation de la popularité des écoles privées s’expliquerait par une conjoncture économique favorable qui aurait permis aux familles de payer le supplément nécessaire à la fréquentation d’une école privée et par la publication du palmarès des écoles qui aurait eu comme effet au sein de la population d’associer les écoles privées à la norme d’excellence (Ibid). Afin de contrer l’exode des élèves vers le privé, les écoles publiques, situées principalement en milieu urbain, ont mis sur pied des PPP pour la plupart sélectifs sur la base soit des habiletés scolaires, des intérêts ou de la motivation de l’élève : vocation musique, programme d’éducation internationale, santé globale, en sont des exemples (Gouvernement du Québec, 2007b). La fédération autonome de l’enseignement définit les projets pédagogiques particuliers ainsi : « C’est un programme d’études de cinq unités ou plus qui déroge à la liste des matières prévues au régime pédagogique » (Fédération autonome de l’enseignement, 2015). Pour simplifier la lecture de ce mémoire, le terme vocation, employé dans les milieux scolaires, sera utilisé comme synonyme de PPP. Pour l’année
En savoir plus

114 En savoir plus

La motivation scolaire : comment l'enseignant peut-il susciter l'engagement et la persévérance de l'élève dans une activité ?

La motivation scolaire : comment l'enseignant peut-il susciter l'engagement et la persévérance de l'élève dans une activité ?

Selon les choix effectués par l’enseignant quant à la ou les pédagogies qu’il veut mener en classe, cela aura une influence sur les facteurs de classe notamment l’activité, le climat de classe mais aussi et surtout la motivation des élèves. Viau (2002) distingue deux types d’activités : les activités d’enseignement et les activités d’apprentissage. Dans les activités d’enseignement, l’enseignant est le principal acteur, il a pour rôle de communiquer de la matière à l’élève. Selon Viau (2002), de nombreuses recherches notamment celles de Paris et Turner (1994) mettent en doute cette forme d’enseignement qui se limiterait, selon eux, à recevoir passivement des informations pour l’élève. Ce sont pour ces raisons que Viau (2002) donne des conseils pour solliciter la motivation des élèves dans un tel contexte. Parmi les différents critères, nous pouvons nommer « commencer son enseignement par une anecdote », « donner des exemples issus du quotidien des élèves », « inviter les élèves à faire appel à leur connaissances extérieures » etc..
En savoir plus

74 En savoir plus

La motivation scolaire au niveau de la  prise de parole

La motivation scolaire au niveau de la prise de parole

5 Introduction L a construction et l’acquisition d’un savoir dépendent de la volonté 1 de l’apprenant qui renvoie à la capacité de faire face aux obstacles quotidiens durant un parcours visé, de cela nous pouvons dire que la motivation est un dispositif crucial pour l’apprenant afin qu’il réalise la tâche qui lui a était confiée, et d’un premier ordre pour l’atteinte de son objectif. Cependant ; elle fonctionne sous un angle progressif à condition qu’elle le pousse à prendre part d’une action et de déterminer son propre choix non pas par obligation mais plus tôt par choix appréciatif. Entant qu’apprenants nous avons remarqué que de nombreux étudiants en formation à l’université de Mostaganem sont conscients de l’existence de cette force poussant , néanmoins ; nous avons remarqué une faible intensité àleur égard pendant le cursus. Ces derniers réclament qu’ils se sont mêlés en premier lieu d’un choix défavorable ou bien d’un cas social qui a pu leurs pousser à en faire partie et cela a permis l’apparition d’un parasite éventuellement lorsqu’il s’agit même d’entamer une communication orale à cause de plusieurs éléments . ce qui expose notre problématique que nous voudrons entamer, c’est introduire la motivation en contexte universitaire : cas de la technique d’expression orale en classe de FLE, une thématique qui nécessite le recours à des concepts utilisés aussi bien en didactique des langues étrangères qu’en sociolinguistique.
En savoir plus

53 En savoir plus

La motivation scolaire

La motivation scolaire

à la classe). Au regard des diverses observations, l’activité apparaît plus motivante chez certains enseignants que d’autres. Effectivement, le professeur n°1 présente que des items positifs contrairement aux autres collègues, cela s’explique probablement par le fait qu’il pratique la pédagogie de projet. En effet, cette dernière, selon Rolland Viau, est la plus efficace pour motiver un élève car elle réunit toutes les conditions : les activités sont signifiantes pour les élèves (il s’agit d’un projet commun à tous les élèves), elles amènent à la réalisation d’un produit authentique, elles représentent des défis, exigent un engagement cognitif, responsabilisent les élèves, permettent aux élèves d’interagir et de collaborer ensemble, sont interdisciplinaires, etc. Ce dernier point est notamment repris par l’enseignant n°4 dans son entretien, il explique : « ça leur permet de faire du lien, ils se rendent compte que ce qu’ils apprennent, ils peuvent le réutiliser dans autre chose » ; les élèves ne vont comprendre l’intérêt et l’utilité d’apprendre telle notion seulement si elle est réinvestie dans un autre contexte (par ailleurs, le fait de transférer l’apprentissage permettra à l’enseignant de savoir si l’élève a réellement acquis la compétence).
En savoir plus

61 En savoir plus

Les apprentissages des élèves dans leur contexte : les effets de la composition de l'environnement scolaire

Les apprentissages des élèves dans leur contexte : les effets de la composition de l'environnement scolaire

défavorisées des centres-villes. Ce sont une forte emprise du chef d’établissement, des attentes élevées à l’égard des élèves, une polarisation sur les acquis de base, un climat de sécurité et d’ordre, des évaluations fréquentes des progrès des élèves. À ces facteurs de base, s’ajoutent d’autres traits tels que la cohésion au sein de l’équipe éducative, la qualité des curricula (ou les chances d’apprendre qui sont données aux élèves), l’implication des parents, une gestion stricte du temps scolaire pour maximiser le temps de travail des élèves. Ces facteurs peuvent bien sûr se décliner de manière variable selon les établissements, mais ils se dégagent de manière stable des méta-analyses internationales (Scheerens, 2000). En France (Grisay, 1997), le rôle du chef d’établissement n’apparaît pas aussi nettement. Mais on retrouve, en premier lieu, une forte « exposition à l’apprentissage », avec une uti- lisation optimale du temps scolaire (peu de temps perdu pour la gestion de la dis- cipline, notamment) et peu d’absentéisme. Jouent également des attentes élevées de la part des enseignants, et donc une valorisation marquée du travail scolaire, attentes élevées qui sont partagées avec les parents et les élèves. Interviennent aussi positi- vement la qualité des relations entre enseignants et élèves et de la vie au collège (telle qu’estimée tant par les élèves que par les enseignants), la clarté des règles, l’existence de droits et de responsabilités pour les élèves, un climat paisible. Ces divers facteurs (notamment une bonne ambiance, une bonne gestion du temps et le respect de la discipline) sont particulièrement importants pour les élèves en difficulté au début du collège (Trancart, 1993).
En savoir plus

25 En savoir plus

L’évaluation des compétences en contexte scolaire : des pratiques négociées

L’évaluation des compétences en contexte scolaire : des pratiques négociées

ce domaine de recherche se sont notamment incarnés dans des activités de transmission de savoirs sur les procédés évaluatifs dans les milieux scolaires. Eni n, l’évaluation des apprentissages s’est graduellement systématisée en concomitance avec un mouvement d’uniformatisation du système scolaire. À partir des années ’70, des examens nationaux provinciaux – des épreuves standardisées – ont été implantés pour mesurer l’acquisition de connais- sances par les élèves. Cet essor de l’évaluation en éducation est également tributaire de la montée en popularité du paradigme de “l’école ei cace” qui a imprégné les systèmes éducatifs anglo-saxons au cours des dernières décennies, se traduisant par un ensemble de croyances, d’idéologies et de politiques visant l’amélioration de la rentabilité du système éducatif. Cette façon de concevoir l’évaluation au service de la régulation du système édu- catif se serait formalisée en normes et en procédures conventionnées qui inscrivent “l’école ei cace” dans les pratiques des acteurs et dans l’orienta- tion des politiques. Selon Normand (2006), ce paradigme relèverait d’une entreprise de réduction de la complexité opérée à l’échelle internationale par une science qui a inventé des instruments de mesure pour faciliter la prise de décision, appuyée par deux courants: celui de la School ef ectiveness (Coleman et al., 1966), qui fait la promotion de dif érentes mesures scolai- res sur les plans cognitif, social et af ectif, et celui de la School improvement (Boltanski, Chiapello, 1999), centré sur les changements au sein des écoles qui permettraient d’améliorer leur ei cacité.
En savoir plus

13 En savoir plus

La personnalisation des apprentissages dans une perspective d’évaluation positive et la motivation scolaire des jeunes enfants

La personnalisation des apprentissages dans une perspective d’évaluation positive et la motivation scolaire des jeunes enfants

Page 38 sur 68 classification de BLOOM, les trois fonctions essentielles de l’évaluation scolaire à savoir ; prévenir les difficultés d’apprentissage, réguler les apprentissages et attester les acquis de l’élève. Le type d’évaluation mis en place par les enseignantes interrogées allant de l’évalua t io n diagnostique à l’évaluation sommative permet ainsi de répondre aux besoins des élèves à un moment donné. Le discours des enseignantes se rattache au propos de DE VECCHI (2014) sur l’évaluation formative puisque selon l’auteur, ce genre de pratique évaluative doit faire partie du processus d’apprentissage et elle doit être construite sur un statut positif de l’erreur afin d’évacuer toute idée de jugement. C’est pour cela que dans les classes des enseigna ntes interrogées, un climat bienveillant et propice à l’entraînement est favorisé. De plus, selon Danièle ADAD (2017), la réussite passe par le tâtonnement, l’entraînement et l’erreur si nécessaire. L’auteure énonce également que l’évaluation positive est formative dans le sens où elle permet à l’élève de se situer dans ses apprentissages et de progresser à son rythme. En effet, les pratiques évaluatives mises en place par les enseignantes permettent de faire réussir tous leurs élèves puisqu’elles sont adaptées à leur niveau et à leur développement. Les enseigna ntes ont conscience qu’il faut laisser le temps aux enfants d’apprendre à leur rythme, laissant une grande place à l’entraînement et à l’erreur.
En savoir plus

76 En savoir plus

Show all 4321 documents...