contraintes économiques et politiques

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Été 2004 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Été 2004 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

pour la Roumanie) qui viendront s'ajouter aux 135 millions d'hectares de la superficie agricole utilisée dans l'UE à 15. La main d'œuvre agricole européenne sera multipliée par deux pour atteindre un peu moins de 30 millions d’agriculteurs avec 14 millions d'actifs agricoles supplémentaires en provenance des futurs pays membres. Les estimations en termes d’emplois étant basées sur le nombre d’agriculteurs actuels, il est fort probable que le nombre d’agriculteurs dans les PECO diminue fortement à l’échéance. Etant donnés les écarts de productivité, de salaires et des prix entre les pays de l’UE à 15 et les futurs pays membres, l’application de la PAC soulève de nombreuses questions. Il faut noter que l’agriculture constitue un secteur important pour certains pays de l’UE à 15 en termes de PIB (6,7 % pour la Grèce et 3,6 % pour l’Espagne) ou en terme d’emplois (16 % pour la Grèce, 12,9 % pour le Portugal, 7 % pour l’Irlande et 6,5 % pour l’Espagne). Cela n’a pas constitué jusqu’à présent un obstacle majeur étant donnés l’étalement dans le temps de leur intégration et l’absence de contraintes budgétaires. L’intégration des PECO est par contre concentrée dans le temps dans un contexte où la PAC est soumise à une contrainte budgétaire rigide. Cependant, l’UE est contrainte par la logique même de la PAC, considérée comme un acquis communautaire. Il est donc impossible de ne pas appliquer les règles de la PAC aux futurs pays membres. La création d’une PAC à deux vitesses est inacceptable pour les États membres pour des raisons d’équité mais également d’efficacité en terme de distorsion des échanges. L’application des aides prévues par la PAC aux futurs pays membres risque de compromettre la restructuration de leur économie qui doit diminuer le poids de l’agriculture tant en terme de PIB qu’en termes d’emplois. Une application des aides, même partielle, risque d’encourager les agriculteurs à rester dans l’agriculture qui procure un revenu plus élevé que dans les autres secteurs de l’économie. Une production plus importante, un niveau d’emploi plus élevé que nécessaire et des transferts des ressources supplémentaires vers ce secteur dans les nouveaux pays membres créent en termes économiques des pertes de bien-être social pour l’ensemble de l’UE. L’application des
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Eté 2020 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Eté 2020 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Malgré la marge de manœuvre faible au niveau de la politique des taux, les banques centrales peuvent toujours jouer un rôle important en mettant en place des mesures de politique monétaire non-conventionnelles, notamment l’achat massif d’emprunts publics et privés à des maturités différentes et à des degrés de risques variés. Dans un contexte où des déficits budgétaires massifs doivent trouver des sources de financement, ces mesures non- conventionnelles permettent de réduire les tensions sur les marchés des dettes publiques et privées. Cela évite une forte hausse généralisée des taux d’intérêt et rend plus aisé le financement des États et des entreprises privées, réduisant ainsi le risque de crises bancaire et de dette souveraine. Ce type de risque est particulièrement élevé dans la zone euro au vu de ses contraintes institutionnelles. La politique monétaire ne pourrait pas être considérée comme la mesure miraculeuse pour effacer les impacts économiques négatifs graves de cette crise sanitaire bien qu’elle ait une certaine efficacité lorsqu’il s’agit d’atténuer les effets néfastes de la pandémie sur l’économie et d’assurer la stabilité financière en empêchant notamment l’apparition des cercles vicieux des crises économique et financière. En particulier, la politique monétaire ne pourrait pas compenser la baisse importante du revenu national qui est bien réelle. Une hausse de la quantité de monnaie via des crédits bancaires ne produit pas de richesse sauf dans certaines situations (Goldstein et Razin 2015) : celles qui sont caractérisées par les contraintes de financement et de liquidités qui empêchent le compromis intertemporel optimal entre les consommations présente et future des ménages, et qui limitent la production et l’investissement des
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Hiver 2018 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Hiver 2018 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

La règle peut également porter sur le solde primaire correspondant au déficit corrigé du poids de la dette. Avantages : L’instauration d’une telle cible de déficit primaire permet de desserrer la contrainte qui pèse sur les politiques budgétaires des pays les plus endettés, les obligeant à mener des politiques budgétaires plus restrictives que les autres. Elle présente par ailleurs l’avantage de ne pas faire peser sur le gouvernement actuel le poids des erreurs des gouvernements passés. Inconvénients : Cette règle néglige toutefois la distinction fondamentale entre mesures budgétaires non stabilisatrices et mesures budgétaires de stabilisation (délibérées et/ou automatiques) dans la mesure où le déficit primaire comprend l’ensemble des mesures budgétaires. Les marges de manœuvre dont il faudrait pouvoir disposer pour assurer les fonctions budgétaires sont donc encore contraintes. Une telle règle ne permet donc pas vraiment de redonner de la souplesse aux politiques budgétaires nationales. En outre, une telle règle irait à l’encontre de l’objectif ultime de réduction de la dette publique. La règle peut plutôt porter sur le solde public corrigé des fluctuations conjoncturelles communément appelé solde structurel. Il est généralement défini comme le déficit corrigé des effets automatiques de la conjoncture. En d’autres termes, le déficit structurel est égal au déficit discrétionnaire augmenté de la charge de la dette. Avantages : Une telle règle permet de laisser jouer pleinement les stabilisateurs budgétaires automatiques 1 puisque le déficit se dégrade mécaniquement dès que l’activité économique tombe en-dessous de son sentier de croissance potentielle, comme le montrent un certain nombre de travaux à la fois théoriques ou empiriques. Inconvénients : Des limites techniques inhérentes à cette notion de déficit structurel la rendent d’une applicabilité délicate. Deux problèmes majeurs apparaissent dès lors que nous cherchons à évaluer cet
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Été 2002 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Été 2002 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

1. La question des disparités technologiques régionales en Europe L’intégration économique européenne comporte pour les pays comme pour les régions des avantages et des contraintes. Sans doute, la poursuite de l’intégration signifie-t-elle que les bénéfices escomptés sont supérieurs aux inconvénients subis. Mais les spécialistes de l'économie géographique s’accordent pour recon- naître que les effets nationaux et régio- naux se présentent différemment : si l’on constate une tendance à la convergence (bien que lente) des situations écono- miques nationales, on observe par contre une accentuation des spécialisations régio- nales et une concentration spatiale des activités, en particulier celles qui sont fondées sur la science et la technologie. On peut conclure à une domination des effets d’agglomération fondés sur la connaissance sur les processus (plus classiquement supposés) de diffusion et de redistribution géographique. L’Union Economique et Monétaire place les régions, plus encore que les Etats, dans une situation de concurrence généralisée - ce qui, pour beaucoup, correspond à une plus grande vulnérabilité économique et sociale.
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Hiver 2016 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Hiver 2016 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

1978, 4 alors que le taux de croissance de la consommation n’était que 2,3 %. La stratégie de développement adoptée par la Chine durant la période 1950-1978 ressemblait à celle adoptée par beaucoup de pays en développement. Dans les années 1950, ces pays étaient caractérisés par un revenu par tête faible, une population peu éduquée, peu d’infrastructure, une spécialisation dans la production des matières premières destinée à l’exportation, et peu de production manufacturière locale. Les décideurs politiques de ces pays percevaient le développement des industries modernes comme la seule façon de faire décoller rapidement l’économie nationale afin d’éviter la dépendance par rapport aux puissances industrielles occidentales et d’éliminer la pauvreté. Sous l’influence de l’Union soviétique, la stratégie de développement à la mode dans les pays en développement socialistes et non-socialistes mettait l’accent sur l’industrie lourde et la substitution des produits importés. Pour mettre en œuvre cette stratégie, leur gouvernement introduisait des distorsions et intervenait fortement dans l’économie. Bien que cette stratégie ait permis d’établir des industries modernes et une croissance rapide tirée par l’investissement pendant une ou deux décennies entre les années 1950 et les années 1970, elle induisait un ensemble de problèmes, comme les contraintes budgétaires souples, la recherche des rentes ou une mauvaise allocation des ressources, qui étaient à l’origine de la stagnation économique et des crises socio-économiques fréquentes observées dans les pays en développement dans les années 1970 et 1980. Les distorsions constatées dans ces économies sont dues aux arrangements institutionnels de second rang mais indispensables pour protéger les entreprises dans les secteurs prioritaires.
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Hiver 2018 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

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La règle peut également porter sur le solde primaire correspondant au déficit corrigé du poids de la dette. Avantages : L’instauration d’une telle cible de déficit primaire permet de desserrer la contrainte qui pèse sur les politiques budgétaires des pays les plus endettés, les obligeant à mener des politiques budgétaires plus restrictives que les autres. Elle présente par ailleurs l’avantage de ne pas faire peser sur le gouvernement actuel le poids des erreurs des gouvernements passés. Inconvénients : Cette règle néglige toutefois la distinction fondamentale entre mesures budgétaires non stabilisatrices et mesures budgétaires de stabilisation (délibérées et/ou automatiques) dans la mesure où le déficit primaire comprend l’ensemble des mesures budgétaires. Les marges de manœuvre dont il faudrait pouvoir disposer pour assurer les fonctions budgétaires sont donc encore contraintes. Une telle règle ne permet donc pas vraiment de redonner de la souplesse aux politiques budgétaires nationales. En outre, une telle règle irait à l’encontre de l’objectif ultime de réduction de la dette publique. La règle peut plutôt porter sur le solde public corrigé des fluctuations conjoncturelles communément appelé solde structurel. Il est généralement défini comme le déficit corrigé des effets automatiques de la conjoncture. En d’autres termes, le déficit structurel est égal au déficit discrétionnaire augmenté de la charge de la dette. Avantages : Une telle règle permet de laisser jouer pleinement les stabilisateurs budgétaires automatiques 1 puisque le déficit se dégrade mécaniquement dès que l’activité économique tombe en-dessous de son sentier de croissance potentielle, comme le montrent un certain nombre de travaux à la fois théoriques ou empiriques. Inconvénients : Des limites techniques inhérentes à cette notion de déficit structurel la rendent d’une applicabilité délicate. Deux problèmes majeurs apparaissent dès lors que nous cherchons à évaluer cet
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Hiver 2016 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

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1978, 4 alors que le taux de croissance de la consommation n’était que 2,3 %. La stratégie de développement adoptée par la Chine durant la période 1950-1978 ressemblait à celle adoptée par beaucoup de pays en développement. Dans les années 1950, ces pays étaient caractérisés par un revenu par tête faible, une population peu éduquée, peu d’infrastructure, une spécialisation dans la production des matières premières destinée à l’exportation, et peu de production manufacturière locale. Les décideurs politiques de ces pays percevaient le développement des industries modernes comme la seule façon de faire décoller rapidement l’économie nationale afin d’éviter la dépendance par rapport aux puissances industrielles occidentales et d’éliminer la pauvreté. Sous l’influence de l’Union soviétique, la stratégie de développement à la mode dans les pays en développement socialistes et non-socialistes mettait l’accent sur l’industrie lourde et la substitution des produits importés. Pour mettre en œuvre cette stratégie, leur gouvernement introduisait des distorsions et intervenait fortement dans l’économie. Bien que cette stratégie ait permis d’établir des industries modernes et une croissance rapide tirée par l’investissement pendant une ou deux décennies entre les années 1950 et les années 1970, elle induisait un ensemble de problèmes, comme les contraintes budgétaires souples, la recherche des rentes ou une mauvaise allocation des ressources, qui étaient à l’origine de la stagnation économique et des crises socio-économiques fréquentes observées dans les pays en développement dans les années 1970 et 1980. Les distorsions constatées dans ces économies sont dues aux arrangements institutionnels de second rang mais indispensables pour protéger les entreprises dans les secteurs prioritaires.
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Automatisation, robotisation : des réponses aux nouvelles contraintes pharmaceutiques et économiques

Automatisation, robotisation : des réponses aux nouvelles contraintes pharmaceutiques et économiques

Le secteur pharmaceutique connaît, depuis quelques années, une mutation de l'ensemble de son écosystème : pression concurrentielle sur la parapharmacie et les médicaments OTC, baisse des prix et du nombre des médicaments remboursables, poids prépondérant des charges salariales et désertification médicale entraînant une fragilisation des petites et moyennes officines au profit de structures plus importantes et une concentration de groupements de pharmacies. Le maillage officinal du territoire est globalement assuré mais des disparités territoriales existent et des fragilités territoriales pourraient s’aggraver d'autant plus que la pharmacie est intimement liée et donc dépendante des prescriptions dont le maillage géographique n'a jamais été encadré et montre de nombreuses défaillances. Les enjeux de rentabilité dans cet environnement économique complexe et très réglementé sont colossaux. Face à une situation économique difficile liée à plusieurs politiques publiques de maîtrise des dépenses de santé que nous détaillerons dans la première partie, une analyse de l'activité officinale sera également développée afin de comprendre sur quels leviers il est possible d'agir afin d'apporter à nouveau de la rentabilité.
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Eté 2016 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Eté 2016 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

L’assouplissement quantitatif en faveur du secteur public On constate que l’obstacle le plus important à la croissance est le manque d’investissement privé qui stagne malgré la faiblesse des taux d’intérêt. Pourtant, il existe des secteurs, comme ceux de la transition énergétique et des innovations écologiques qui pourraient attirer des investissements. Mais l’incertitude sur le rendement des investissements dans ces secteurs est trop importante pour que le secteur privé s’y implique. Du fait de l’importance de tels investissements pour la croissance, il paraît nécessaire que le secteur public prenne le relais du secteur privé. Mais son action est limitée par les contraintes du Pacte de Stabilité et de Croissance qui ont été renforcées au cours de ces dernières années. De ce fait, de tels investissements ne peuvent être financés que par création monétaire, ce qui permet de ne pas accroître l’endettement public. Le déficit public qui en résulte dans l’immédiat peut être résorbé par la hausse des recettes fiscales provenant de la hausse des revenus générés par l’effet multiplicateur de l’investissement et par la croissance induite par la formation du capital physique.
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Eté 2019 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Eté 2019 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

préféreraient redonner la toute-puissance au parlement de Westminster pour légiférer. Par ailleurs, ces critiques très eurosceptiques ne souhaitent pas non plus que le Royaume-Uni ait à rendre des comptes à un gouvernement fédéral européen démocratiquement élu. Elles ignorent aussi le fait qu’à moins de se contenter des règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), toute forme d’intégration économique relativement avancée exige des transferts de souveraineté à des organismes communs. Le troisième argument consiste à souligner le fait que le projet de l’UE est à la dérive et que les récentes crises financières et économiques subies par certains pays membres de la zone euro confortent certains acteurs politiques et citoyens dans leur désir de se détacher du carcan européen pensant ainsi subir le moins possible l’effet de contagion des crises. Il convient de noter que le Royaume-Uni n’est pas dans la zone euro et a subi la contagion des crises bancaires et de la dette souveraine en 2010-2012 du fait de ses fortes connexions commerciales, économiques et financières avec les pays membres de la zone euro en crise. Il n’est pas certain qu’en réduisant ces connexions, l’économie du Royaume-Uni sortira gagnante. Le quatrième argument rejoint quelque peu les deux derniers et porte sur les contraintes réglementaires européennes. Certains avancent que des normes et des régulations très contraignantes imposées par l’UE empêchent les petites et moyennes entreprises de pouvoir librement entreprendre et au final freinent la croissance économique. En contrepartie, ces entreprises profitent beaucoup moins du grand marché de l’UE que les grandes entreprises. D’autres critiquent la politique de quotas pour la pêche qui freinerait l’activité des pêcheurs, la directive du temps de travail des 48 heures hebdomadaires vilipendée notamment par de nombreuses professions libérales, ainsi que les normes financières européennes qui limiteraient trop fortement les bonus des banquiers.
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Eté 2018 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Eté 2018 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

1 COM(2017) 822, 6 décembre 2017. mesure où ces nouveautés s’inscrivent dans un ensemble d’idées sur l’approfondissement de la zone euro et qu’elles visent à dépasser les faiblesses du cadre financier actuel de l’Union en matière de stabilisation macroéconomique, il n’est pas inutile de rappeler les grandes lignes de ces idées et les insuffisances du budget de l’UE, avant de discuter les deux nouveaux instruments proposés. Cela nous amènera à commenter également d’autres propositions récentes distinctes. Dans l’ensemble, ces dernières vont d’une simple ligne budgétaire supplémentaire dans le budget de l’UE à un véritable budget de la zone euro, en passant par un fonds de stabilisation ou un système commun d’assurance chômage. Toutes s’appuient sur l’idée générale que la zone euro a besoin d’un mécanisme budgétaire de partage du risque quand les États membres sont touchés par des chocs économiques asymétriques, parce que les autres mécanismes d’ajustement aux chocs ne sont pas disponibles (taux de change, politique monétaire autonome) ou ne sont pas suffisants (flexibilité des marchés, mobilité du travail et du capital, politique budgétaire) 2 . Ces propositions se placent dans un contexte où les positions nationales sont divergentes. Dans son discours à la Sorbonne le 26 septembre 2017, le président Emmanuel Macron a fait le vœu d’un budget de la zone euro et d’un ministre commun. Dans un document officieux mis en circulation en octobre (Non-paper for paving the way
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Hiver 2019 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Hiver 2019 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Pour assurer une convergence économique, des fonds structurels assez importants, mais en baisse dans le projet du prochain budget européen, sont alloués aux pays européens les plus pauvres. Mais cette politique de cohésion est assez complexe et peu lisible et ses effets sur la croissance des bénéficiaires sont limités par des facteurs économiques et institutionnels (voir l’article sur la politique de cohésion de l’UE dans ce numéro).

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Hiver 2019 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Hiver 2019 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

économiques, sociales et écologiques », désormais quantifiables et communiquées à tous en temps réel. Grâce aux nouvelles technologies une nouvelle ère du jeu catallactique (au sens de Hayek) 7 peut commencer. Si la PRE a été initialement conçue pour rapprocher les situations socio-économiques des espaces régionaux (aider les régions en retard de développement, les régions en crise ou en reconversion), elle prend une orientation nouvelle. Le défi inclut désormais la gestion régionale des problèmes environnementaux, les migrations de population, la gestion et l’approvisionnement des populations en ressources vitales (eau, énergie, nourriture), la mobilité des actifs, la gestion des inégalités socio-économiques et environnementales, l’accès à la santé, l’attractivité des territoires pour les firmes, les touristes, les populations « créatives », l’adaptation des capacités de formation et d’innovation, la gouvernance urbaine et territoriale médiatisée par les NTIC. Cette diversité d’objectifs illustre bien le manque d’orientation politique. La concurrence est très largement exacerbée par cette extension presque sans limites des responsabilités des collectivités territoriales. Les régions qui adhérent fortement à cette conception 7 Hayek n’adhère pas aux conclusions du modèle walrasien (à l’équilibre général correspondant à un optimum individuel et collectif), il conçoit le marché comme une émanation involontaire et sans objectif précis (un ordre spontané) de la pratique de l’échange marchand, un lieu de coordination et d’expérimentation des plans individuels, où chacun apporte ses compétences, ses efforts et ses talents, sans être en droit d’attendre une rétribution proportionnelle ou équitable. En ce sens seulement, le marché est « juste ». Il requalifie ainsi, en théorie mais de façon réaliste, l’ordre engendré par le marché concurrentiel.
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Des cycles économiques aux cycles politiques. Un aperçu général sur les modèles politico-économiques

Des cycles économiques aux cycles politiques. Un aperçu général sur les modèles politico-économiques

Mais I'approche la plus courante consiste a considerer deux arguments dans la fonction d'utilite des electeurs : generaiement, le taux de chomage et le taux d'inflation [Nordhaus (1975),[r]

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LA NAISSANCE DES POLITIQUES ÉCONOMIQUES LOCALES

LA NAISSANCE DES POLITIQUES ÉCONOMIQUES LOCALES

L’archive ouverte pluridisciplinaire HAL, est destinée au dépôt et à la diffusion de documents scientifiques de niveau recherche, publiés ou non, émanant des établissements d’enseignemen[r]

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Eté 2017 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Eté 2017 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

objectifs ambitieux qu’elle s’est fixés qu’avec le soutien et la participation active de ses villes ». De fait la Commission européenne reprend l’argumentaire développé il y a quelques années déjà par la Banque mondiale et l’OCDE : désormais une fraction croissante de la population européenne (mais aussi mondiale) est désormais urbaine (environ 80 %) et les grands centres urbains génèrent une part croissante de la richesse, de l’emploi, et surtout de l’innovation. Pour toutes ces raisons, le pouvoir de décision et d’initiative des villes doit être fortement renforcé si l’on veut atteindre les objectifs européens de croissance et de compétitivité. La période actuelle de programmation (2014-2020) de la PRE consacre déjà une part importante de ses moyens financiers à encourager des centaines de projets socioéconomiques à caractère urbain visant à concrétiser les smart cities durables et compétitives. La prochaine période de programmation pluriannuelle des fonds structurels, si elle est reconduite (2020- 2026), mettra encore davantage l’accent sur les initiatives urbaines et les NTIC pour réaliser ses objectifs à la fois macro- économiques (croissance, compétitivité, inclusion) et de développement durable (smart cities pouvant garantir la qualité de l’air, la mobilité durable, la transition énergétique, etc.). Mais l’impulsion apportée par l’Union européenne aux initiatives urbaines transforme en profondeur l’armature urbaine elle-même et le fonctionnement des régions. Elle marque le passage d’un modèle polycentrique, égalitaire à un modèle polarisé mais profondément inégalitaire et morcelé. Elle conduit à distinguer parmi les villes, celles qui offrent la meilleure contribution au développement régional et national, celles qui apparaissent comme les véritables « moteurs de la compétitivité durable » (Van den Berg, Van der Mer et Carvalho, 2014) : les métropoles.
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Eté 2017 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Eté 2017 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

L’euroscepticisme ambiant semble reculer. Les citoyens portent des regards plus positifs sur les bénéfices d’être européen. Les responsables assument plus clairement leur confiance dans l’Europe et s’engagent à traiter sur le fond de l’avenir de l’Union. Cette évolution des esprits et des visées ne doit rien au hasard. L’Europe, et particulièrement la zone euro, bénéficient actuellement d’une constellation favorable pour avancer vers plus d’intégration. Les perspectives économiques sont plutôt encourageantes ; les grands défis actuels du terrorisme et du
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Les politiques économiques dans les pays émergents d'Europe

Les politiques économiques dans les pays émergents d'Europe

88 vu que, si un pays souffre des distorsions héritées du système socialiste, une réforme rapide risque de produire des coûts sociaux importants, ce qui peut décourager un gouvernement d’entreprendre une politique de choc. Cela montre une dépendance directe entre politiques économiques et conditions initiales. Un consensus politique sur la mise en œuvre de la réforme est fréquemment considéré comme une condition nécessaire pour un processus de réforme efficace, mais il dépend aussi de l’état économique, politique et social du pays, ce qui est englobé dans les conditions initiales. En plus, les politiques d’une période sont susceptibles d’influencer les décisions des responsables politiques dans la période suivante. Par exemple, les politiques de privatisation maladroitement mises en œuvre dans les premières phases de la transition peuvent produire des monopoles qui pourront à leur tour s’efforcer d'empêcher la mise en œuvre des politiques de concurrence au cours des périodes suivantes. Les institutions peuvent aussi influencer les politiques économiques. Est-ce que la croissance rapide dans les PEE était produite par des politiques économiques adéquates ou est-ce le processus d’adhésion à l’EU qui leur a procuré des institutions de marché qui ont poussé la mise en œuvre des politiques économiques ? De l’autre côté, les performances faibles d’un pays en transition peuvent provenir de mauvaises politiques économiques mais il faut avoir présent dans l’esprit le fait que certains facteurs peuvent détériorer les performances en freinant en même temps la mise en œuvre des politiques économiques. Dans ce cas, il serait injuste d’attribuer un développement défavorable uniquement aux politiques économiques. Par exemple, on peut toujours poser la question de savoir dans quelle mesure une politique aurait été adéquate si le développement institutionnel avait été plus favorable. Ou plus précisément, dans quelle mesure une politique macroéconomique aurait-elle pu soutenir la croissance si elle avait été suivie par une politique structurelle adéquate ? Les recherches pertinentes qui emploient les méthodes économétriques sont tenues d’affronter ce problème et de prendre en compte toutes ces relations interconnectées. Une telle démarche est tant bien que mal complexe, ce qui à juste titre augmente le scepticisme à l’égard des modèles quantitatifs. 50
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Hiver 2017 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

Hiver 2017 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

un référendum, tenu le même jour, permettrait à chaque État membre de choisir son avenir. Naturellement, la fédération (le premier cercle) ne serait pas fermée à de futurs candidats. La dynamique citoyenne qui vient d’être esquissée est certes indispensable, mais elle doit être encouragée et soutenue. Rien ne se fera sans les engagements fermes de quelques grandes figures politiques, artistiques et culturelles. De même, ce mouvement réclame un soutien marqué du couple franco-allemand et un

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Hiver 2017 - L'observatoire des politiques économiques en Europe

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deviennent les dépôts des autres agents économiques. Toutefois, la création monétaire par le système bancaire n’est pas infinie. Dans ce processus de création monétaire, une partie des crédits est retirée sous forme de billets et de pièces de monnaie. Comme la création monétaire est fondée sur un mécanisme fragile, qui consiste à financer des crédits à une échéance plus ou moins longue avec des dépôts pouvant être retirés à tout moment, il est nécessaire pour la banque centrale de réguler cette activité en imposant des réserves obligatoires sur les dépôts. Ces réserves sont déposées auprès de la banque centrale. Par ailleurs, les banques commerciales par prudence constituent elles-mêmes des réserves excédentaires pour faire face à des épisodes de manque de liquidités. En réalité, sans une régulation bancaire, les banques pourraient prendre trop de risques et constituent des réserves insuffisantes pour faire face à une crise financière systémique, qui entraînerait une chute brutale de la quantité de monnaie créée par le système bancaire. Pour éviter ces épisodes de crise grave de liquidités, les autorités de régulation ne cessent de renforcer les régulations bancaires et financières. Ainsi les régulations introduites suite à Bâle III ont renforcé un ensemble d’instruments de régulation micro-prudentielle et a introduit des régulations macro-prudentielles (Barry et Dai , 2013).
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