estimations de l’effectif(101-7) de la population au milieu de chaque année d’observation.
402
Les études de mortalité différentielle
1portent sur les différences de mor- talité entre groupes. Lorsqu’un groupe présente une mortalité nettement plus élevée qu’un ou plusieurs autres groupes auxquels on le compare au moins im- plicitement, on parle parfois de la surmortalité
2du premier (sous-entendu : par rapport aux autres). On la mesure par un indice de surmortalité
3. On étudie sous le nom de mortalité par profession
4, la mortalité des différents groupes professionnels (352-3). Il convient de ne pas confondre la mortalité par profession avec la mortalité professionnelle
5, qui est une surmortalité di- rectement engendrée par les risques spéciaux associés à l’exercice de telle pro- fession. Parmi ces risques, mentionnons les maladies professionnelles
6.
2. L’expression surmortalité masculine implique une référence à la mortalité féminine correspondante, p. ex. : au même âge.
403
Les taux comparatifs de mortalité
1(cf. 136-7) sont généralement destinés à comparer le niveau de la mortalité dans diverses populations, abstraction faite de leurs différences de structure (101-2), et notamment de leur répartition par âges (325-6). Un mode de calcul usuel des taux comparatifs consiste à appliquer les taux par âge observés dans les populations étudiées, aux effectifs d’âge cor- respondant d’une population type
2, c’est-à-dire d’une population de struc- ture donnée, prise pour référence. A défaut de taux par âge, cette méthode di- recte de calcul, dite méthode de la population type
3, devient inapplicable.
On peut alors obtenir indirectement des taux comparatifs, par conversion à la dimension de taux, d’indices (132-7) calculés par la méthode des taux types
4ou méthode de la mortalité type
4. Utilisés directement, notamment pour les comparaisons entre sous-populations (101-6), les indices obtenus par cette méthode prennent le nom d’indices comparatifs de mortalité
5. Leur calcul s’effectue sur la base d’une mortalité type
6, c’est-à-dire d’une série de taux types de mortalité
6par âge, qu’on applique aux effectifs d’âge correspondant des populations étudiées. La valeur de l’indice pour une population donnée s’obtient en rapportant le nombre global des décès observés
7dans cette popu- lation au nombre ainsi obtenu de décès hypothétiques
8, ou décès calculés
8, ou décès théoriques
8, pris pour base 100 (132-8).
⁂
410
En démographie, l’expression mortalité infantile
1a le sens précis de mortali- té des enfants de moins d’un an. On entend par mortalité néonatale
2, la mor- talité au cours de la période néonatale
3, laquelle comprend les 28 premiers jours de la vie. On désigne par mortalité néonatale précoce
4la mortalité au cours de la première semaine de la vie et par mortalité néonatale tardive
6★la mortalité entre le 7
eet le 28
ejour de vie post-natale. L’expression morta- lité post-néonatale
5, parfois abrégée en mortalité post-natale
5, désigne la mortalité pendant la période qui s’étend de la fin de la période néonatale au premier anniversaire.
1. À la différence des mots enfance et enfant, l’adjectif infantile a conservé son sens primitif (latin “infans”, petit enfant ; étymologiquement : ne sachant pas encore parler) ; il correspond à la première enfance.
3. Certaines statistiques étendent la période néonatale au premier mois.
411
Les expressions mortalité intra-utérine
1, mortalité fœtale
1— on écrit aussi mortalité fétale
1—, mortalité in utero
1désignent la mortalité de tout pro- duit de gestation avant l’expulsion ou l’extraction complète du corps de la mère. Les décès correspondants sont appelés décès intra-utérins
2. La morta- lité fœtale précoce
3se produit avant 20 semaines de gestation, la mortalité fœtale intermédiaire
4, de 20 semaines à moins de 28 semaines et la morti- natalité
5ou mortalité fœtale tardive
5, à partir de 28 semaines. La mortali- té périnatale
6comprend la mortinatalité et une fraction de la mortalité infan- tile variable suivant les organismes ou les auteurs, mortalité néonatale précoce (410-4), mortalité néonatale (410-2), mortalité infantile endogène (cf. 424-1 * et 3*). La mortalité fœto-infantile
7★comprend les enfants nés sans vie et les décès d’enfants de moins de un an.
5. Mortinatalité, s.f. - mortinaissance, s.f. : naissance d’un mort-né (adj. ff. s.m.). Les particularités d’enregistrement de certains pays, dont la France, font, ou ont fait, que les statistiques comprennent d’ordinaire parmi les mort-nés, les enfants nés vivants mais morts avant la déclaration de leur naissance, lesquels sont dénommésfaux mort-nés.
Une question relative à la vitalité(601-4*) à la naissance permet de distinguer lesvrais mort-nésdes faux.
412
En rapportant les décès de moins d’un an
1, ceux de moins de 28 jours et ceux de moins d’une semaine survenus pendant une année, soit au nombre de nais- sances vivantes (601-4) de la même année, soit à une moyenne pondérée des naissances de cette année et de celles de l’année précédente, on obtient, res- pectivement, le taux de mortalité infantile
2, le taux de mortalité néona- tale
3et le taux de mortalité néonatale précoce
4. Ces taux s’expriment gé- néralement pour 1000 (sous-entendu naissances vivantes). Lorsqu’on dispose du classement des décès à la fois par âges et par années de naissance, on peut rapporter les décès de moins d’un an d’une génération aux naissances corres- pondantes. L’indice (132-4) ainsi obtenu est encore appelé taux de mortalité infantile ; il est souhaitable qu’on le dénomme quotient de mortalité infan- tile
5, puisque le mot quotient est utilisé à partir du premier anniversaire pour les indices analogues. En l’absence du classement susmentionné, l’emploi de coefficients de répartition
6permet de répartir approximativement par an- nées de naissance les personnes décédées à un certain âge au cours d’une an- née civile donnée.
1. Expression elliptique pour : décès d’enfants de moins d’un an.
413
Le taux de mortinatalité
1, ou taux de mortalité fœtale tardive
1, est défini,
en principe, comme la proportion des mortinaissances (411-5*) parmi les nais-
sances totales. En pratique, on rapporte souvent les mortinaissances aux seules
naissances vivantes (601-4) ; l’indice (132-4) obtenu est le rapport de morti-
natalité
2; il ne faut donc pas l’appeler taux de mortinatalité, comme on le
fait souvent. Le taux de mortalité fœtale
3est le nombre de décès intra-uté-
rins (411-2) connus pour 1000 naissances ou avortements (603-5) dans la même
année ; si l’on rapporte les mêmes décès intra-utérins aux seules naissances
vivantes on obtient le rapport de mortalité fœtale
4. Ces indices sous-esti-
ment beaucoup la mortalité intra-utérine|OtherIndexEntry:intra-utérin. mortali-
té intra-utérine|OtherIndexEntryTwo:utérin. mortalité intra-utérine (411-1) parce
que les décès intra-utérins précoces passent souvent inaperçus ou restent in-
connus. Une meilleure mesure est fournie par les tables de mortalité intra-
utérine
5, dans lesquelles les femmes entrent en observation à diverses durées
de gestation (603-3). Le taux de mortalité périnatale
6s’obtient en rappor-
tant les mortinaissances et les décès de moins d’une semaine (ou de moins de
28 jours, ou endogènes) à la somme des mortinaissances et des naissances vi-
vantes. Le taux de mortalité fœto-infantile
7★est obtenu en rapportant les
mortinaissances et les décès à moins d’un an à la somme des mortinaissances
et des naissances vivantes.
414
Dans l’étude de la mortalité par âge
1, on distingue la mortalité infantile (410-1), la mortalité néonatale (410-2), la mortalité néonatale précoce (410-4), dé- jà définies, la mortalité post-infantile
2, c’est-à-dire celle des enfants de 1-4 ans, la mortalité juvénile
3, la mortalité adulte
4et la mortalité sénile
5; mais ces trois dernières expressions n’ont pas, à la différence des précédentes, de signification précise (cf. § 323 et § 324 pour les âges approximatifs cor- respondants). On peut appeler taux de mortalité post-infantile
6le taux de mortalité des enfants de 1-4 ans.
⁂
420
On étudie sous le nom de morbidité
1l’action de la maladie
2sur les popula- tions et l’on distingue la morbidité incidente
3et la morbidité prévalente
4suivant qu’on porte attention aux nouveaux cas de maladie
5ou à la propor- tion des malades (425-3). L’élaboration des statistiques de morbidité
6est ren- due délicate par l’absence de démarcation nette entre l’état morbide
7et la bonne santé. La nosologie
8et la nosographie
9permettent de définir et de classer les maladies.
2. Maladie, s.f. -malade, adj., ff. s.m.
Comme antonyme desanté, le mot maladie s’emploie exclusivement au singulier ; il admet au contraire un pluriel quand il désigne un processus morbide particulier : uneaffection.
421
L’appelation générique de statistiques sanitaires
1revêt un sens plus large
que statistiques de morbidité et recouvre toutes les statistiques concernant la
santé de la population. On y comprend d’ordinaire les statistiques de morta-
lité par cause
2. Le classement des décès par causes de décès
3est compliqué
par l’existence, à côté de causes simples de décès
4, de causes multiples de
décès
5, ou causes complexes de décès
5. Dans ce dernier cas, on peut dis-
tinguer : soit la cause immédiate du décès
6, ou cause directe du décès
6,
ou cause terminale du décès
6, et les causes antécédentes du décès
7, ou
causes concomitantes du décès
7; soit la cause initiale du décès
8, ou cause
principale du décès
8, et les causes associées du décès
9, ou causes contri-
butives du décès
9, ou causes secondaires du décès
9. Les taux de morta-
lité par cause
10sont souvent exprimés "pour 100 000" (sous-entendu : habi-
tants). On considère aussi la proportion des décès par cause
11, parmi les dé- cès de toute cause. Ces proportions, calculées dans un groupe d’âge particulier ou pour la population générale, renseignent sur la structure des décès par cause
12★.
422
Le décès ou l’incapacité (cf. 426-2) peuvent être la conséquence, soit d’une ma- ladie (420-2), soit d’un traumatisme
1, ou blessure
1, soit encore d’une intoxi- cation
2, ou empoisonnement
2. Les traumatismes et intoxications peuvent être causés, soit par des accidents
3, soit par des violences
4. Parmi ces der- nières, on peut distinguer les suicides
5et tentatives de suicide
5d’une part, et les homicides volontaires
6, blessures volontaires
6et empoisonne- ments criminels
6d’autre part. On classe généralement à part les décès par faits de guerre
7et blessures par faits de guerre
7.
1. Blessure, s.f. -blessé, pp. ff. s.m.
3. On doit préférer l’expressiondécès par accidentàdécès accidentel; cette dernière dénomination peut en effet s’opposer à décès naturel, pour désigner tout décès dû à une cause autre que la maladie ou la sénilité(424-7).
4. Noter que l’expressionmort violentepeut s’appliquer à des décès par accident.
6. L’homicide involontaire, ou homicide par imprudence, est généralement considéré comme un accident.
7. L’expressiondécès de guerreest moins précise, pouvant revêtir le sens de décès occasionnés par la guerre.
423
On appelle endémie
1une maladie qui atteint une population de matière per-
manente, par opposition à l’épidémie
2qui se propage et disparaît en un temps
assez court ; une épidémie qui s’étend à un grand nombre de pays est appe-
lée pandémie
3. Certaines maladies transmissibles
4sont l’objet d’une atten-
tion particulière, parce qu’elles sont susceptibles de se propager rapidement ;
on les appelle maladies épidémiques
5, et elles font l’objet de statistiques spé-
ciales dénommées statistiques épidémiologiques
6. L’établissement de telles
statistiques est facilité, en de nombreux pays, par l’inclusion de la plupart de
ces maladies parmi les maladies à déclaration obligatoire
7. Du point de vue
de leur mode habituel d’évolution, on distingue parfois les maladies chro-
niques
8, à évolution lente, et les maladies aiguës
9, à évolution rapide.
1. Endémie, s.f. -endémique, adj.
4. Les expressions maladie transmissible, maladie contagieuse et maladie infectieusene sont pas synonymes. La dénomination maladie contagieuse ne s’applique qu’à des maladies susceptibles de se transmettre directement de l’homme à l’homme : ainsi le paludisme, maladie transmissible, n’est pas une maladie contagieuse. D’autre part, certaines maladies infectieuses — les infections puerpérales, p. ex. — ne sont pas, à proprement parler, des maladies transmissibles.
6. Épidémiologique, adj. -épidémiologie, s.f. : le sens de ce dernier mot s’est beaucoup étendu ; il englobe maintenant l’étude des relations d’un phénomène biologique ou médical avec divers facteurs, le tabac, par exemple, dans « l’épidémiologie du cancer du poumon ».
7. Certaines législations prévoient, en outre, desmaladies à déclaration facultative.
424
Certains aspects de la mortalité présentent un intérêt particulier en démogra- phie : la mortalité endogène
1ou mortalité biologique
1, qui provient de la constitution génétique de l’individu, des malformations congénitales
2, du traumatisme obstétrical ou de la dégénérescence liée au vieillissement de l’organisme ; la mortalité exogène
3qui, à l’opposé, provient de causes ex- térieures, comme les maladies infectieuses (423-4) ou parasitaires et les trau- matismes accidentels, à l’exception du traumatisme obstétrical. On porte aussi une attention particulière à l’ensemble des maladies et traumatismes liés à la grossesse (602-5), à l’accouchement (603-4) et à l’état puerpéral
4. Ce groupe de maladies et traumatismes est à l’origine de la mortalité maternelle
5; pour étudier celle-ci, on utilise le taux de mortalité maternelle
6, rapport des dé- cès d’une année relevant de la mortalité maternelle aux naissances de cette même année. La sénilité
7retient, elle aussi, l’attention, mais indirectement, parce qu’aux âges élevés la trop grande fréquence des décès attribués à cette cause est un signe de mauvaise déclaration des causes de décès.
1. Cette distinction de l’endogène et de l’exogène est utilisée dans l’étude de lamortalité infantile(410-1) que l’on peut décomposer enmortalité infantile endogèneetmortalité infantile exogène.
3. Voir note précédente.
4. L’expressionmortalité puerpéraledésigne la mortalité de lapériode puerpérale, c’est-à-dire de la période d’alitement qui succède à l’accouchement. Cette période était autrefois désignée par le mot couches (604-1*) qui a perdu son sens étymologique pour devenir synonyme d’accouchement.
7. Sénilité, s.f. : affaiblissement par lavieillesse(324-6) -sénile, adj. : qui se rapporte à la vieillesse.
425
Les principaux indices de mesure de la morbidité
1(cf. 420-1) se rapportent soit à la fréquence des maladies, soit à leur durée, soit à leur gravité. Ces indices (132-4) peuvent être calculés par maladie (420-2) ou pour l’ensemble des ma- ladies. Par analogie avec le taux de mortalité(401-2), on appelle taux de mor- bidité incidente
2le rapport des nouveaux cas de maladie (420-5) observés dans un groupe pendant une certaine période à l’effectif moyen du groupe étu- dié. Un autre indice de la fréquence des maladies est constitué par la propor- tion des malades
3à un moment donné dans le groupe étudié. Il ne faut pas confondre la durée moyenne des cas de maladie
4et le nombre moyen de journées de maladie
5; dans le premier indice, le nombre total de jours de maladie est rapporté au nombre total de cas, dans le second à la population moyenne de l’année. La gravité des maladies peut être mesurée par le taux de létalité
6, ou taux de mortalité clinique
6, qui exprime la fréquence des décès (401-3) parmi les malades, ou plus précisément la proportion, parmi les cas de maladie constatés, de ceux dont l’issue a été fatale.
3. On trouve aussi taux de morbidité préva lente, qui établit une analogie formelle, injustifiée, avec la morbidité incidente, etfréquence globale des maladies, plus long et moins précis queproportion des malades.
4. Ne sont d’ordinaire comprises dans le calcul que les maladies d’une durée supérieure à un certain délai de carence, introduit dans les systèmes d’assurance pour éviter l’indemnisation desincapacités(cf. § 426) de très courte durée.
6. On écrit aussitaux de léthalité.
426
Le mot déficience
1désigne tout défaut physique, fonctionnel ou psychique,
qui résulte d’une maladie (420-2), d’un traumatisme (422-1) ou d’une malfor-
mation congénitale (424-2) ou héréditaire. Les maladies et les accidents peuvent
rendre une personne incapable de faire son travail habituel ; cette incapacité
de travail
2peut être absolue ou partielle. Il y a incapacité permanente
3ou
invalidité
4lorsque l’incapacité, absolue ou partielle, est définitive ; elle ouvre
des droits pour incapacité professionnelle
7★ou incapacité de travail
8★. Le
risque d’invalidité
5est la probabilité qu’a une personne valide d’âge exact
x de devenir invalide dans l’année qui suit, ou au cours de n années à partir
de ce même âge exact. Les tables d’entrée en invalidité
6contiennent une ou plusieurs séries d’indices relatifs à l’invalidité : risque d’entrée en invalidité, nombre de personnes valides à chaque âge, etc.
4. Invalidité, s.f. -invalide, adj.
6. L’expression table d’invalidité, construite comme table de mortalité (432-1), serait préférable.
⁂
430
La statistique des décès (401-3) est généralement établie à partir de bulletins de décès
1(cf. § 212), remplis par les employés de l’état civil à l’occasion de l’enregistrement des actes de décès (211-10). Des procédures spéciales sont par- fois utilisées pour concilier le secret médical avec les nécessités du contrôle.
L’une d’elles consiste à associer à un bulletin de décès anonyme un certificat de décès
2confidentiel où le médecin consigne la cause du décès (421-3), la correspondance entre les deux documents étant assurée grâce au numéro d’enregistrement commun qu’ils comportent.
1. Les premières statistiques de décès furent établies par dépouillement deslistes mortuairesfigurant sur les registres dessépultures(214-3).
431
L’étude détaillée de la mortalité d’une période ou d’une génération (116-1) se fait à partir des quotients de mortalité
1. On appelle ainsi la probabilité
nq
xqu’a un individu d’âge exact x de mourir avant l’âge exact x + n ; ces quo- tients prennent le nom de quotients annuels de mortalité
2lorsque n = 1 et de quotients quinquennaux de mortalité
3lorsque n = 5 . Le quotient ins- tantané de mortalité
4est la limite du rapport
nq
x: n quand n tend vers zéro ; on l’appelle aussi taux instantané de mortalité
4. Le quotient perspectif de mortalité
5est la probabilité qu’ont les individus d’une même génération ou d’un même groupe de générations de mourir entre deux 1
erjanvier. Le nom de ce quotient vient de son emploi dans le calcul des perspectives de population.
Le complément à un du quotient de mortalité
nq
xest la probabilité de sur-
vie
6de l’âge exact x à l’âge exact x + n . De manière analogue, le complément
à un d’un quotient perspectif de mortalité est une probabilité perspective de
survie
7d’un 1
erjanvier à un autre.
7. Ces probabilités de survie ont aussi été appeléescoefficients de survie.
432
L’expression table de mortalité
1désigne, à proprement parler, la série des quotients de mortalité (431-1) observés aux différents âges dans un certain en- semble d’individus. Mais on appelle aussi table de mortalité une collection de tables (153-1) relatives à un même ensemble d’individus, chacune d’elles décri- vant la mortalité de cet ensemble sous une forme particulière, correspondant à une certaine fonction des tables de mortalité
2. L’une de ces fonctions est connue sous le nom de fonction de survie
3, et la table correspondante est ap- pelée table de survie
3. Elle indique le nombre des survivants
4à divers âges exacts (322-7), c’est-à-dire le nombre des individus qui atteindraient respecti- vement chacun de ces âges, dans une génération (116-1) d’effectif initial donné, soumise à la mortalité étudiée. L’effectif initial de cette génération, c’est-à-dire le nombre de naissances vivantes pris pour base du calcul de la table de survie, est appelé racine
5de la table, et l’on dit que celle-ci matérialise l’extinction
6d’une génération par la mortalité en cause.
5. On adopte généralement comme racine une puissance de 10 : 10 000 ou 100 000 par exemple.