• Aucun résultat trouvé

Observance et maladies cardiovasculaires

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2022

Partager "Observance et maladies cardiovasculaires"

Copied!
5
0
0

Texte intégral

(1)

20 | La Lettre du Cardiologue • N° 502-503 - février-mars 2017

MISE AU POINT

Observance et maladies cardiovasculaires

Adherence and cardiovascular diseases

J. Cothenet*, S. Kretz*, H. Lelong*, J. Blacher*

* Unité fonctionnelle d’hypertension artérielle, Centre de diagnostic et de thérapeutique, hôpital Hôtel-Dieu, Paris.

L’ enjeu des maladies cardiovasculaires est bien connu. Première cause de décès dans les pays industrialisés, ce n’est pourtant pas un ensemble de pathologies devant lequel la médecine est démunie. Parmi les facteurs déterminant la réus- site d’une prise en charge, l’observance a une place primordiale. Il est important de dissocier compliance et observance. L’état du patient définit la limite entre ces 2 termes. Selon le sens du premier, le patient est passif, et la compliance correspond à la dispo- sition du patient à suivre les injonctions médicales.

L’observance, en revanche, pose le patient comme actif et se réfère à l’ensemble de ses comportements en accord avec les recommandations médicales.

Elle est définie dans son sens thérapeutique comme

“[l’]observation fidèle, par un patient, des prescrip- tions concernant, par exemple, un régime et/ou un traitement” (1).

Évaluer l’observance ?

L’évaluation de l’observance est souvent laissée de côté dans la pratique clinique, en raison, prin- cipalement, du manque de temps et de méthodes fiables. Les méthodes utilisées pour mesurer le degré d’observance et sa fluctuation sont difficile- ment applicables au quotidien ou imprécises (2). Le comptage des unités médicamenteuses restantes est très utilisé dans les études cliniques, mais il est chronophage pour les soignants et manipulable par le patient. Les dosages plasmatiques sont de bons marqueurs de l’observance mais la méthode est coûteuse, peu de molécules s’y prêtent et le résultat obtenu n’est que le reflet de l’observance récente. Deux méthodes peuvent en revanche être appliquées en pratique quotidienne : le suivi des délivrances pharmaceutiques et les questionnaires standardisés (3). Elles ne sont, certes, pas le reflet de l’observance mais doivent être utilisées comme des outils de dépistage. L’évaluation de l’observance en pratique clinique quotidienne doit se faire de façon

spontanée, en invitant le patient à répondre à des questions orientées, mais ouvertes, et en évitant de le mettre en situation d’échec. L’observance est un processus dynamique qui dépend de la maladie, des traitements, de l’accompagnement du profes- sionnel de santé et se concrétise dans l’ensemble des comportements du patient.

Le patient est le seul dépositaire

de ses comportements

Si l’observance relève du patient, elle reste fonction des moyens qui sont mis à la disposition de celui-ci.

L’âge et le sexe sont des facteurs qui peuvent être

importants à prendre en compte dans l’évaluation

de l’observance et du contexte entourant la prise en

charge. Ainsi, on sait que l’inobservance des popu-

lations âgées est augmentée par plusieurs facteurs

de risque, dont la polymédication, les troubles

cognitifs et le handicap. Du point de vue du genre,

on peut noter que les femmes ont tendance à être

plus observantes que les hommes. La situation de

chaque patient peut être caractérisée selon plusieurs

dimensions : cognitive (ce qu’il sait), biomédicale (ce

qu’il perçoit de sa maladie), psychoaffective, socio-

professionnelle et ses attentes (ce qu’il projette) ;

comme cela est fait lors d’un bilan éducatif partagé

(phase initiale d’un accompagnement d’éducation

thérapeutique). Ainsi, le patient, au centre de sa

prise en charge, est-il accompagné dans sa globalité

mais aussi dans sa complexité. Ses connaissances

et ses représentations doivent être évaluées. Elles

sont liées à son milieu socioprofessionnel, à son

éducation, mais aussi à son vécu. L’expérience propre

du patient concernant la maladie, les traitements et

les risques est essentielle. On parle de patient naïf,

mais un patient ayant déjà fait l’expérience d’un

événement cardiovasculaire ou ayant des antécé-

dents familiaux n’est plus naïf. Ses connaissances

(2)

La Lettre du Cardiologue • N° 502-503 - février-mars 2017 | 21

Points forts

» L’observance est un processus évolutif. Chaque nouveau patient doit être évalué. L’inobservance doit ensuite être dépistée et réévaluée continuellement.

» L’observance est multifactorielle. Les connaissances et les représentations du patient, sa maladie ainsi que ses traitements influencent son observance et déterminent ses comportements.

» La collaboration interprofessionnelle est essentielle pour accompagner le patient vers l’observance.

Celle-ci dépend certes du patient mais surtout des moyens qui sont mis à sa disposition pour qu’il l’améliore.

Mots-clés

Projet thérapeutique Accompagnement Dépistage Collaboration interprofessionnelle Processus évolutif

Highlights

» Adherence is an evolutionary process. Every new patient should be assessed. Adher- ence failure must be tracked and constantly reassessed.

» Adherence is multifactorial.

The knowledge and representa- tions of the patient, its disease and treatments influence its adherence and determine its behavior.

» Interprofessional cooperation is essential to assist the patient towards perfect adherence.

Adherence depends on the patient and on the means avail- able to him or her to achieve it.

Keywords

Therapeutic project Patient Support Screening

Interprofessional cooperation Evolutionary process et ses représentations sont modifiées, et cela peut

atteindre tous les déterminants de l’observance, sa représentation du risque, sa perception des médi- caments et des régimes, sa confiance envers les professionnels de santé, etc. Les attentes du profes- sionnel et celles du patient peuvent être différentes et aussi évoluer dans le temps. Il est fondamental, si son état clinique le permet, de respecter la tem- poralité du patient en évaluant avec lui sa situation passée, présente et future. Pour autant, le patient consulte pour avoir des recommandations. Il est du rôle du médecin de l’inviter à réaliser les change- ments nécessaires. Un parcours correspondant à ses besoins médicaux mais aussi à ses attentes et à ses capacités pourra alors être construit. Cette notion de temporalité est la première à identifier pour entre- prendre une démarche conjointe qui n’aura d’effets durables que si le patient a la volonté de changer et adhère au projet thérapeutique. La présence ou non de symptômes est l’une des clés qui doit amener le professionnel à évaluer où se situe le patient dans sa prise en charge. En plus, l’évaluation du ressenti permettra de prendre la mesure de l’impact de ces symptômes. Le patient symptomatique n’est plus naïf et l’équation de la prise en charge et de l’ob- servance s’en trouve modifiée.

La maladie : caractéristiques et conséquences

Le domaine des pathologies cardiovasculaires est vaste. Il convient tout d’abord de différencier les affections aiguës des troubles persistants. Lors de la prise en charge d’un épisode aigu, le professionnel est fortement impliqué ; les recommandations sont alors très directives, et cela dans l’intérêt du patient. Celui-ci, dans un rôle généralement passif, se conforme aux décisions médicales. La réflexion, l’analyse et la critique se font dans un second temps. La prise en charge d’une affection chronique se décompose en plusieurs temps.

Premièrement, le diagnostic et l’instauration du traitement : ils se caractérisent par un lien étroit entre le professionnel de santé et le patient, lien qui permet aussi la circulation d’informations. Le professionnel de santé doit alors informer le patient

sur sa pathologie, ses conséquences, ses risques, ses traitements, principalement de manière “des- cendante” ; le patient, lui, fait remonter au pro- fessionnel ses inquiétudes, ses symptômes, ses requêtes. Il est important de noter que le patient peut passer lors du diagnostic d’un statut de “per- sonne saine” à un statut de “malade”, ce qui est un grand changement (4). Dans la phase chronique de la maladie, l’observance fluctue et peut être modifiée de façon importante, notamment lors de périodes charnières, comme une hospitalisation, un changement de médecin ou une modification du mode de vie. Elle est donc tributaire non seulement de la temporalité du patient mais aussi de celle de la maladie. Il est question ici de “la maladie”, que nous différencions de “la pathologie”, afin de mettre la pathologie dans un contexte englobant aussi les risques, les conséquences, les contraintes, les repré- sentations, et toutes les modifications apportées au sein de la vie du patient. Toutes les maladies cardiovasculaires n’ont pas les mêmes consé- quences, n’engendrent pas les mêmes contraintes ou ne font pas l’objet des mêmes représentations.

On retrouve, comme composante de l’observance, les symptômes, qui jouent un rôle important dans la perception de la maladie et de ses conséquences.

Si le cas se présente, un travail d’explication sur les pathologies sans symptomatologie apparente doit absolument être engagé par le prescripteur. Ainsi, il a été montré que les traitements de prévention sont à fort potentiel d’inobservance, ce qui conforte l’effet de l’expérience du patient sur l’observance.

La proportion de traitements de prévention des risques cardiovasculaires qui sont arrêtés à 2 ans en moyenne est de 50 % pour la prévention primaire et de 66 % pour la prévention secondaire (5).

Les traitements : adapter et expliquer

Il est important de regrouper sous le terme de “trai-

tements” l’ensemble des thérapeutiques médica-

menteuses et des recommandations faites par les

professionnels de santé. En effet, particulièrement

pour les pathologies cardiovasculaires, l’application

de recommandations hygiénodiététiques est la pre-

(3)

22 | La Lettre du Cardiologue • N° 502-503 - février-mars 2017

MISE AU POINT

Observance et maladies cardiovasculaires

mière étape de prise en charge. L’application de ces recommandations ou règles doit perdurer même après l’instauration d’un traitement médicamen- teux. Il s’agit là d’une part importante de l’obser- vance, trop souvent négligée, et qui pourtant joue un rôle crucial dans la réussite de la prise en charge.

Le professionnel doit porter une attention toute particulière à l’observance de ces règles : réduction pondérale, activité physique régulière, régime ali- mentaire adapté, consommation limitée voire arrêt d’alcool et de tabac. Lors de l’évaluation de l’ob- servance, il est nécessaire de différencier l’inobser- vance intentionnelle des erreurs d’observance non intentionnelles. Il est utile d’évaluer chez chaque patient ses capacités à gérer les traitements prescrits ou recommandés. Le nombre de traitements, leur rythme de prise, la capacité du patient à s’autoad- ministrer ses traitements sont des facteurs à prendre en compte. Le fait d’avoir plus de 3 traitements est un facteur aggravant reconnu de l’inobservance. Il a été montré que la prescription des traitements le matin conduisait à une meilleure observance (6).

L’administration d’un traitement, en tant que telle, est une étape clé. La réduction des capa- cités physiques, la nécessité de recourir à un aidant, les troubles de la déglutition, la baisse de l’acuité visuelle sont autant de facteurs, cependant non exhaustifs, qui influent sur l’administration des traitements prescrits et donc l’observance. Le choix de la galénique doit être réfléchi ; par exemple, l’ad- ministration de comprimés volumineux ou de petits comprimés difficilement sécables peut représenter un problème pour les personnes âgées. Enfin, le coût peut, dans certains cas, constituer un frein à l’observance et ne doit pas être oublié. Au-delà des caractéristiques logistiques, les traitements en eux-mêmes sont souvent une cause d’inobservance.

Le profil de tolérance et la balance bénéfice/risque sont des critères essentiels entrant dans la décision médicale. De plus, leurs représentations négatives des traitements médicamenteux et leurs connais- sances approximatives amènent les patients à les adapter comme bon leur semble. On parle de “drug holidays” pour expliquer les arrêts de traitement durant une période donnée. Les nouveaux systèmes d’information, qui donnent accès à chacun à des informations de plus ou moins bonne qualité dans le domaine de la santé, ont une grande influence sur les patients, avec des répercussions sur l’obser- vance qui restent à déterminer. Le partage d’infor- mations entre patient et soignant est alors essentiel pour adapter au mieux le projet thérapeutique et aboutir à la meilleure prise en charge possible.

Le professionnel, un pour tous, tous pour un

Dans le jeu d’échec de la prise en charge, si nous avons placé le patient à la place du roi, le profes- sionnel de santé, et particulièrement le prescrip- teur, de par son importance et sa polyvalence, est la reine. Le prescripteur et l’ensemble des profes- sionnels de santé sont là pour mettre à la disposi- tion du patient tous les moyens pour concourir à son observance. Le partage entre professionnel de santé et patient nécessite un temps dédié au dia- logue, à l’information, à l’évaluation, au dépistage et enfin à l’accompagnement. La formulation d’un projet thérapeutique adapté au patient et répondant aux exigences de la prise en charge est l’aboutis- sement de cet accompagnement. Ce projet évoluera au fil du temps et devra être ajusté. L’évaluation du patient permettra par la suite d’adapter à ses connaissances et à ses capacités les informations dispensées (7). Le prescripteur est responsable de la personnalisation du projet thérapeutique. Il est aux manettes pour respecter la temporalité du patient, prendre en considération ses inquiétudes, adapter les traitements au mieux mais aussi pour coordonner l’accompagnement.

Le patient, une fois sorti de consultation, est livré à lui-même. Bien qu’ayant été informé et adhérant au projet thérapeutique, il sera confronté à des situa- tions inconnues, voire à des situations d’échec. Son accompagnement prend alors une autre dimension.

Lorsqu’un symptôme apparaît, il doit être orienté vers le prescripteur pour réévaluer la situation. Si des effets indésirables sont probables lors de l’in- troduction d’une thérapeutique, il est important d’en informer le patient et de profiter d’une bonne collaboration interprofessionnelle pour l’accompa- gner(8). Le contact avec le pharmacien ou tout autre professionnel de santé est alors crucial pour assurer l’observance et pour que le patient reste dans un parcours de soin adéquat. Si celui-ci est prévenu et éduqué sur les réactions à avoir selon la situation, le climat de confiance peut perdurer. En revanche, son expérience peut modifier sa confiance dans sa prise en charge et l’amener à un désengagement.

Les étapes de transition, lors du parcours de soins, sont particulièrement à risque pour l’observance.

Le passage de la ville à l’hôpital, et inversement, de même que celui du spécialiste au généraliste, et inversement, sont des étapes clés à ne pas négliger. Il est fondamental que la communication entre profes- sionnels soit la plus claire possible. Pour cela, chaque modification doit être expliquée, si possible, pour J. Cothenet et H. Lelong déclarent

ne pas avoir de liens d’intérêts.

S. Kretz et J. Blacher déclarent

ne pas avoir de liens d’intérêts

en relation avec cet article.

(4)

que le patient soit accompagné et reçoive les mêmes informations tout au long du parcours de soins. La communication écrite entre professionnels est un outil essentiel et les informations doivent être parta- gées. Confrères en ville ou hospitaliers, pharmaciens, infirmiers, paramédicaux, réseaux de santé, aidants et associations ont chacun un rôle à jouer auprès du patient et doivent participer pleinement à sa bonne observance. Chaque mois, 8,6 % des personnes âgées achètent un médicament sans ordonnance (9).

Chaque médicament sans ordonnance doit être en accord avec la prise en charge du patient et délivré avec le maximum de sécurité. Le dépistage de l’auto- médication est un bon exemple de collaboration essentielle pour une bonne prise en charge. Le patient bénéficiant d’un accompagnement coordonné et personnalisé a à sa disposition de nombreux outils pour optimiser son observance. La collaboration vers une meilleure prise en charge aura ensuite comme objectif d’améliorer les comportements du patient et d’aboutir ainsi à ce qu’il acquiert des savoirs sus- ceptibles de le constituer en acteur de sa propre santé. En ce sens, les nouvelles technologies sont des outils qui peuvent être mis en avant pour permettre au patient de prendre pleine possession de son projet thérapeutique. Toutes les solutions technologiques

n’ont pas vocation à participer aux soins. Il est essen- tiel de faire la part des choses entre les technologies ludiques et celles susceptibles d’aider à assurer un suivi médical de qualité. L’usage ludique des objets connectés n’est pas à bannir ; ceux-ci sont vertueux si le patient a conscience de leurs limites. L’usage des technologies dans le contexte du soin peut être très intéressant si le patient entame cette démarche. De nombreuses données fiables peuvent être collectées par ses soins et mises à disposition du professionnel de santé. Le patient est ainsi actif et peut partager avec le professionnel ses progrès ou ses difficultés, en termes de poids (balance connectée), de chiffres tensionnels, voire d’observance.

Conclusion

Dans un rapport datant de 2005, l’OMS estime, en s’appuyant sur la littérature, que la proportion de malades chroniques respectant leur traitement n’est que de 50 %, et tout porte à croire qu’elle est bien plus faible dans les pays en développement (10, 11).

Tous les efforts doivent donc converger en l’obten- tion d’une bonne observance des patients, grâce à un parcours de soins cohérent (12). ■

3 Depuis deux déc

ennies, les progrès considérables des tech- niques d’évalua tion et des thér apeutiques

des affections car- diovasculaires on t révolutionné

la prise en char ge de nos pa- tients.

Il est bien difficile

pour un cardiologue

de rester au cour ant des conduites à tenir dans des domaines

aussi variés que les syndromes coronair

es aigus, le choix du meilleur traitement des valvulopa

thies du sujet

âgé, la resynchr

onisation des in- suffisances cardiaques

, les indications

des défibrillateurs im- plantables, pour ne pr

endre que quelques e xemples.

L’originalité de l’ouvr

age de François

Boustani est d’ex- poser, pour chaque

chapitre de la patholo

gie cardiovas- culaire, les points

litigieux et les recommanda tions ré- centes des sociét

és savantes ou d’exp erts reconnus sur les conduites à tenir .

Ce traité se prop ose d’être rapidemen t exploitable

, en cours de consulta tion.

Face à une inter rogation, le méde - cin peut consult

er en peu de temps

le support théor ique qui sous-tend sa pratique : déterminer les examens à demander

, les mesures à eff ectuer, les valeurs seuils recommandées

, les arbres décisionnels

à suivre et les fac

teurs de gravité à recher - cher dans chaque

pathologie, ce qui permet d’optimiser et de sécuriser l’exercic e au quotidien

du praticien.

De nos jours, un traité scientifique

se doit d’utiliser

les potentialités off ertes par les techniques

multimédia

qui ouvrent un champ énorme qui commence à êtr

e défriché.

Il est plus facile

de comprendre une technique en regardant un film d’une dizaine

de minutes, qu’en lisant des pages stu- dieuses sur le même sujet

Dans cet esprit, des films témoignan .

t des grandes avancées techniques

en cardiologie son t visibles sur un site dédié où sont présentées

également des conf érences d’experts traitant de sujets d

’actualité, sous f ormat audio ou vidéo Ce site comporte aussi .

des liens avec des sites de forma- tion ou d’utilit é pratique (liste des médicamen

ts à éviter dans le syndr

ome du Q T long et le Brugada…).

Il est enfin possible de télécharger des comptes-rendus d’échodoppler

cardiaque conçus

comme des fiches de syn- thèse

en fonction des différentes patholog ies et des fiches de formation pour les patients

(traitement par les AVK, conseils pour les porteurs

de stimulateur

cardiaque ou d’un DAI, ré- gime sans sel

Ce travail s’adresse …).

en priorité aux car diologues

en exercice ou en formation. Il peut aussi être utile aux médecins

généralistes s’intéressant à la pa

thologie cardiovasculair

e ou exerçant dans un secteur où un cardiologue

n’est pas rapidemen t accessible.

Réaliser ces objec

tifs n’était pas une

tâche facile et supposait de la part de l’aut eur plusieurs c

onditions :

• Avoir bien sûr la connaissanc

e théorique des problèmes posés et des réponses à leur donner

, mais aussi pouv oir s’ap- puyer sur un e

xercice vécu de la pr

atique cardiolog ique,

• Etre doué d

’un esprit de syn

thèse et d’organisa tion,

• Avoir un solide sens pédagog

ique et être capable d’exposer très clairemen

t des sujets comple

xes, en gardant toujours le même objec

tif : préciser la meilleur

e attitude à suivr François Boustani, e.

qui a été l’un de mes proches collabora- teurs à l’hôpital

Tenon, réunit

ces qualités. Très ouvert aux techniques

cardiologiques

nouvelles, c’est à lui que revient le mérite de la création et de la gestion

sur Internet du sit e de la Cardiologie Franc ophone.

Je suis certain que son manuel

aura une large diffusion et, comme son ouvr

age précédent « La circulation du sang entre Orient et Occiden

t, l’histoire d’une

découverte », et les confé- rences qui on

t suivi, recueiller a de nombr eux suffrages.

Professeur Jea n acar

Préface

www.c

ardidw woloi

                                

ogie-francophppppphone.comoo

L

’essentiel en

cardiologie

Retrouvez tous nos ouvrages sur www.livres-medicaux.com

L’essentiel

en cardiologie

2

e

édition augmen tée

François Bou stani

Préface : Jean aCaR L’essentiel en cardiologie

2

e

édition augmen tée François Bous tani

Cette deuxième édition de l’Essentiel en Cardiologie n’est pas une simple mise à jour mais une révision complète de la 1ère édition, enrichie de nouveaux chapitres. Depuis 2014, le site de la cardiologie francophone s’est doté de 84 nouvelles visioconférences répertoriées dans les différents chapitres de ce livre.

Les connaissances en cardiologie évoluent à un rythme effréné et notre pratique a été transformée en l’espace d’une quinzaine d’années. Finie l’époque d’un exercice basé exclusivement sur les expériences et les impressions personnelles.

Actuellement, des recommandations sont éditées régulièrement par les sociétés savantes et mises à jour continuellement en fonction de la publication des grandes études. Or, quand le praticien se trouve confronté à un cas précis, il se sent démuni, ne possédant pas sous la main les documents qui lui permettent de bien élaborer ses décisions.

L’intérêt de ce livre est de pouvoir consulter en peu de temps le support théorique qui sous-tend la pratique : les conduites à tenir, les mesures à effectuer, les valeurs- seuils recommandées par les sociétés savantes, les arbres décisionnels à suivre, les examens complémentaires à demander, les facteurs de gravité à rechercher dans chaque pathologie…. Tout cela permet d’optimiser et de sécuriser l’exercice au cabinet en se conformant aux recommandations des sociétés savantes afin de combler le fossé entre la pratique réelle et la pratique idéale.

L’architecture de cet ouvrage a été conçue pour permettre de trouver rapidement le sujet recherché.

Ce livre trouve son complément dans un site internet (www.cardiologie-francophone.

com) qui diffuse des films sur les grandes avancées techniques en cardiologie, des visioconférences présentées par des experts reconnus et des documents ou liens utiles pour la pratique. Les films et visioconférences sont référencés dans les chapitres correspondants de ce livre.

C ette deuxième édition de l’Essentiel en cardiologie est une révision complète de la première édition, enrichie de nouveaux chapitres. Le lecteur peut consulter en peu de temps le support théorique qui sous-tend la pratique : les conduites à tenir, les mesures à effectuer, les valeurs- seuils recommandées par les sociétés savantes, les arbres décisionnels à suivre, les examens complémentaires à demander, les facteurs de gravité à rechercher dans chaque pathologie...

Ce livre trouve son complément dans un site internet (www.cardiologie-francophone.com) qui diffuse des fi lms sur les grandes avancées techniques en cardiologie, des visioconférences présentées par des experts reconnus (84 depuis 2014, répertoriées dans les différents chapitres de ce livre) et des documents ou liens utiles pour la pratique.

À DÉCOUVRIR EN LIBRAIRIE

L’essentiel L’essentiel L’essentiel L’essentiel L’essentiel L’essentiel L’essentiel L’essentiel L’essentiel

cardiologie cardiologie cardiologie cardiologie cardiologie cardiologie cardiologie cardiologie

À DÉCOUVRIR

seuils recommandées par les sociétés savantes, les arbres décisionnels à suivre, les examens complémentaires à demander, les facteurs de gravité à rechercher dans chaque pathologie...

Ce livre trouve son complément dans un site internet (www.cardiologie-francophone.com) qui diffuse des fi lms sur les grandes avancées techniques en cardiologie, des visioconférences présentées par des experts reconnus (84 depuis 2014, répertoriées dans les différents

L’essentiel en cardiologie

Deuxième édition augmentée François Boustani Préface : Jean Acar Éditions Sauramps Médical,

www.livres-medicaux.com 752 pages - 98€

Parution : janvier 2017

1. Rapport de l’Académie nationale de pharmacie. Observance des traitements médicamenteux en France. Rapport adopté par le Conseil de l’Académie nationale de pharmacie le 15 décembre 2015. http://www.

acadpharm.org/dos_public/Recommandations_Observance_VF.pdf 2. Burnier M, Wuerzner G, Struijker-Boudier HS, Urquhart J. Mea- suring, analyzing, and managing drug adherence in resistant hyper- tension. Hypertension 2013;62(2):218-25.

3. Korb-Savoldelli V, Gillaizeau F, Pouchot J et al. Validation of a French version of the 8-item Morisky medication adherence scale in hyperten-

sive adults. J Clin Hypertens (Greenwich) 2012 Jul;14(7):429-34.

4. HAS. Délivrance de l’information à la personne sur son état de santé. Recommandations de bonne pratique. HAS, mai 2012. http://

www.has-sante.fr/portail/upload/docs/application/pdf/2012-06/

recommandations_-_delivrance_de_linformation_a_la_personne_

sur_son_etat_de_sante.pdf

5. Naderi SH, Bestwick JP, Wald DS. Adherence to drugs that prevent cardiovascular disease: meta-analysis on 376,162 patients. Am J Med 2012;125(9):882-7.

Références bibliographiques

(5)

La Lettre du Cardiologue • N° 502-503 - février-mars 2017 | 39

MISE AU POINT

6. Vrijens B, Vincze G, Kristanto P, Urquhart J, Burnier M . Adherence to prescribed antihypertensive drug treatments:

longitudinal study of electronically compiled dosing histo- ries. BMJ 2008;336(7653):1114-7.

7. HAS. Démarche centrée sur le patient.Information, conseil, éducation thérapeutique, suivi. Mise au point HAS, mai 2015.

http://www.has-sante.fr/portail/upload/docs/application/

pdf/2015-06/demarche_centree_patient_web.pdf

8. Dunn SP, Birtcher KK, Beavers CJ et al. The role of the clinical pharmacist in the care of patients with cardiovascular disease. J Am Coll Cardiol 2015;66(19):2129-39.

9. Legrain S. Consommation médicamenteuse chez le sujet âgé. Consommation, prescription, iatrogénie et observance.Rapport HAS 2005. http://www.has-sante.

fr/portail/upload/docs/application/pdf/pmsa_synth_

biblio_2006_08_28_16_44_51_580.pdf

10. Sabaté E (ed.). Adherence to long-term therapies. Evidence for action. World Health Organization, 2003 http://apps.

who.int/iris/bitstream/10665/42682/1/9241545992.pdf 11. Haynes RB, McDonald H, Garg AX, Montague P. Interven- tions for helping patients to follow prescriptions for medi- cations. Cochrane Database Syst Rev 2002;(2):CD000011.

12. Nieuwlaat R, Wilczynski N, Navarro T et al. Interventions for enhancing medication adherence. Cochrane Database Syst Rev 2014;11:CD000011.

Références bibliographiques (suite de la page 23)

Références

Documents relatifs

Mais je me suis aussi inscrit en histoire, en philosophie (il y avait alors un certificat de sociologie qui accompagnait les études de philosophie), en science

Cet article examine les données probantes sur le recours aux antibiotiques dans le traitement de l’impétigo et de la cellulite, et répond aux questions sur le rôle des

Dans ce modèle, la souche capable d’être internalisée (8325-4) induisait une perte osseuse plus importante que la souche DU5883 avec une baisse du contenu, de la densité

La Cour de cassation rejeta le pourvoi en cassation et valida l’arrêt du 24 février 2014 par lequel la Cour d’appel de Mons avait rejeté cette argumentation des

Dans le cadre de la prise en charge hors FIV d’une endométriose minime à légère (stades I et II d’après la classification ASRM [American Society for Repro- ductive

Pour avancer sur cette question, il faut d’abord lever le malentendu que suscite le terme “observance” : s’agit-il d’une obéissance au prescripteur, comme le militaire

L’objectif général de notre travail était d’évaluer l’observance thérapeutique des patients diabétiques suivis dans trois centres de prise du diabète.. Patients et

Le niveau d'observance dans notre population était faible avec 26,2% de bonne observance et le quart de nos patients (25,7%) avaient une mauvaise observance.. Cette