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{
WORLD HEALTH ORGANIZATION ORGANISATION MONDIALE
DELA
SANTE ONCHOCERCIASIS CONTROL PROGRAMMEIN
V/ESTAFRICA
PROGRAMME
DELUTTE
CONTRE L'ONCHOCERCOSE ENAFRIQUE
DE L'OUESTCOMITE CONSULTATIF
D'EXPERTS Vingt-troisième SessionOuaeadoueou. 23
-
27 septembre 2002EAC23.3
Original
: FrançaisRAPPORT DES RBUNIONS
DES COORDONNATEURS NATIONAUX
SUR LES QUESTIONS SPECIFIQUES AUX PAYS
Bénin )
Burkina
Faso ) Ghana ) Niger )
Togo )
=Page I
àll
Guinée
Bissau )
Sénégal )
Sierra
Leone ) =Page
12 à 19
Côte
d'lvoire )
Mali )
Guinée ) t
t = Page 20 à 32
.B
1
GUTNEE BISSAU SENtrGAL
SIERRA LEONE
Ouagadougou, l7-19
juin
2002a
l3
I- OUVERTURB
En raison de I'arrivée tardive dc la délégation de la Guinée Bissau et dc la Sierra Leone, la réunion des coordonnateurs
et
cntomologistcs nationauxdu
Programmedc lutte contre
I'onchocercosede
la Guinée Bissau, du Sénégal et de la Sierra Leone, initialcment prévuedu l7 au l9 juin
2002, a démarré scs travaux dansI'après-midi du l8 juin
2002 au siègedc I'OCP à
Ouagadougou, en préscnce du Directeurdu
Programme,du Chef VCU, du Chef
PET, des coordonnateurs Nationauxde
Guinée Bissau et de Sierra Leone et des techniciens PET.Ouvrant
la
réunion,le
Directeur du Programme a d'entrée rappelé I'importance des réunions ad hoc entre pays en groupes restreints depuis 2001. Ces rencontres permettent de discuter en profondeur des questionsd'intérêt
commun.Il a
aussi insistésur le
renforcementdu
traitement communautaire par I'ivermectine dans les pays sus-cités qui rencontrent les mêmes problèmes dans sa mise en ceuvre.Dans son intervention, le Chef VCU a
dit
que Ia surveillance entomologique dans ces 3 pays constitue une préoccupation pour le Programme.II
a souhaité que les discussions puissent permettred'éclaircir
un certain nombre de problèmes relatifs à ce sujet et prévoir des actions concrètes pour l'après-OCP.Quant au chef de
I'Administration, il
a rappelél)
la nécessité de I'entrée de tous lesjustificatifs
des fonds attribués à chaque pays avant la fermeture du Programme;
2) les modalités de fermeture de ces compteset 3)
I'approfondissement de certaines questions spécialespar les
représentantsde I'OMS
dans les pays concernés et les autorités de I'OCP.Le
CPET, rappelant les objectifs de la réunion a informé les participants de la possibilitéd'avoir
des discussions avec le staff du programme même en dehors des heures structurées.Il
a souhaité que les participants parviennentà des
conclusionset
recommandations pertinentes,vu qu'il s'agit de
la dernière rencontre de ce genre.Après ces interventions, le bureau de la réunion a été mis en place :
Président :
Dr Antonio Tamba Nhaque, Coordonnateur national, Guinée Bissauvice
Président:
Dr Abdoulaye Jalloh, coordonnateur National, Sierra LeoneRapporteurs : Mr
Lassana Konaté etDr
A. Fernando, respectivement Entomologiste national du Sénégal et de Guinée BissauLe Programme proposé ayant été adopté, les Coordonnateurs nationaux ont
fait
le point sur la mise en æuvre des recommandations de la réunion ad hoc de mai 2001.II- I\{ISE
ENGUVRE
DESRECOMI\{ANDATIONS DE LA REUNION AD HOC
DEMAI
2OOIl-
Guinée Bissaua Reprise des activités d'évaluation
a
Les résultats de l'évaluation épidémiologique et entomologique de 2001 sont les seuls disponibles.
.
Reprise des activites duTIDC
Le stock de 25 000 comprimés de Mectizan réceptionnés en
Mai
2001 est toujours disponible mais la formation préalable de distributeurs communautàires n'est toujours pasfaite.
Les activités deTIDC
n'ont pu être menées encore en2002.En somme, 36
infirmiers
et techniciens de santé dans la région de Gabu et 8 dans la région de Bafata étaient formés enmai
1997 avantla
survenue des troubles sociaux. Ces agents de santé formés ont assuréà leur tour la formation de
distributeurs communautairesqui avaient
assuréun
premier traitement dans 104 villages.2- Sénégal
Èn l'absence du
Coordonnateurnational
empêché,le point sur la mise en æuvre
des recommandations qui avaient été dressées àl'endroit
du Sénégal n'a pas été fait.3- Discussions
En raison d'une formulation non
satisfaisantede
certainesrecorlmandations
(notamment celles dirigéesa l'endroit du
Sénégal)et de la
répétitionde
certaines autres,il a
été suggérépour
cette dernière rencontre que les recommandationsl)
soient dirigées vers les pays et non vers I'OCP qui est en phase de fermeture etZ) qu'elles émanent des problèmes non résolus, émergents ou existants.UI- SURVEILLANCE EPIDEMIOLOGIQUE
1- Guinée Bissau 1- 1. Résultats
a Evaluation ép démiolosioue
Une enquête menée par la mission Trypano dans 9 villages du Bassin de la Rio Geba (zone de Sonaco) avant I'entrée du pays dans
le
programme OCP, avait révélé des prévalences de0 à
52,2yo sur 350 personnes examinées.Du
4 au l9 juin
2OOl, une évaluation épidémiologique a été effectuée dansl2
villages du bassin duRio
Geba et dans 25 villages du bassin duRio
Corubal.Au
total,4
466 personnes ont été examinées dans les deux bassins. Parmi elles, 14 aveugles et 40 porteurs demicrofilaires
ont été notés. Tous les porteurs de microfilaires ont été dépistés dans la région de Gabu (bassin dufuo
Corubal)..
EvaluationentomologiqueDe
juin
à Septembre 2001, une évaluation entomologique a été effectuée à la station de Medidora dans le bassin du Rio Geba et au point de capture de Cabuca dans le bassin du Rio Corubal.Au total,
11.120 simulies (toutes savanicoles) ont été collectées dans les deux bassins. Les41
mouches avecL3T
ont été toutes capturées à Cabuca dans le bassin du Rio Corubal.Pour
le TIDC, un
soutiende I'OMS a
permisde former les
agentsde
santé. Dansl'attente de
laformation
des distributeurs communautaires,le
traitementpar le Mectizan, prévu
dansles
seuls villages oùil
existe des porteurs de microfilaires, n'a pas encore démarré.l5
1-2.Contraintes
aux activités deTIDC
La principale contrainte au démarrage de la distribution des comprimés de Mectizan en Guinée Bissau, est la non formation des distributeurs villageois. Une requête est adressée maintenant à
I'OCP
et cette formation sera entreprise incessamment.l-3
DiscussionsL'analyse des donnés de Guinée Bissau a montré que
le
traitementà l'lvermectine
peut éteindre la transmission au niveau de certaines zones hypoendémiques. Par contre le passage de certains foyers duRio
Corubalde
l'hypoendémicitéà la
mésoendémicité posele
problèmede la
duréedu
traitement (quand arrêter).La
tenued'une
séance restreinte au cours de laquelle seraient discutés en détail tous les problèmesdu TIDC
en Guinée Bissau avait été suggérée. Parailleurs, il a
été suggéré que lestraitements soient pris en compte dans le nouveau plan d'action à mettre en place pour la poursuite des activités.
2-
Sierra
Leone 2-1. Résultats2-l-1.
Entomologiquesa
Entre
avril
etjuillet
1988, les études sur la transmission menées par le Ministère de la santé et I'OCP avait révélé des potentiels annuels de transmission (PATs) partout supérieurs au seuilde
100 (variant de 191 à6142).Après les activités de contrôle vectoriel
t
a
Après 4 années de traitements larvicides, les PATs étaient presque tombés àzéro
(avril
àjuillet
1992).o
Activités
entomologiques en 2001 102Les activités entomologiques
ont
reprisle 04
Décembre 2001. Deux enquêtes entomologiques axéesI'une sur l'infectivité des mouches et l'autre sur les mouvements simulidiens entre
bassins transfrontaliers ont été conduites dans 4 points de capture (Arfanya etYirafilaia
dans le bassin de Seli, Musaia et Kaba Ferry dans celui de la Kaba-Mongo).Les espèces savanicoles.et forestières (soubrense/squamosum) ont représenté chacune38,2o/o des 6795 mouches capturées contre 15,4o de yahense.
D'une
façon générale, les résultats montrent unediminution
des densités simulidiennes au niveau de tous les points de capture. Des mouches infectieusesn'ont
été capturées qu'au niveau de deux points(Yirafilia et
arfanya).Nul en
Décembre 2001, les Potentiels Mensuels de Transmission(PMT)
ont légèrement augmentés en Mars avant de s'annuler à nouveau enAvril
2002.2-l-2. Situation
épidémiologique avant OCPL'onchocercose est hyperendémique et mésoendémique dans respectivement 49,4o et 38,70 des 271
villages
étudiés dansles
bassins(les plus
importants)de
Sierra Léone.Dans 60,8%
des villages étudiés, laCML
était > 10. Le taux de cécité dans les provinces du sud du pays était de 6yo.Avant les activités de contrôle vectoriel
2-l-3. Traitement par l'ivermectine
Avant
l'entrée du pays dansI'OCP en
1986, le snip était la méthode diagnostique etle
traitement sefaisait par le Banocide dans les hôpitaux et cliniques
Commencé
en
1989/90,le
traitementà
large échellepar I'ivertectine était
assurépar
des équipes mobiles qui avaient permis la couverture de tous les districts situés en zones endémiques.Avec les troubles sociaux, le contrôle de l'onchocercose en Sierra Léone a été réduit au seul traitement par I'ivermectine,
lui
aussi suspendu en 1996.2-l-4. TIDC
enSierra
LéoneAprès son arrêt en 1996, le
TIDC
est devenu la nouvelle stratégie adoptée en matière de traitement par I'ivermectine.Sur financement de
l'OCP,
301 agents de santé ont été formés dans les provinces Sud, Est (district deKenema) et Ouest. Par ailleurs, sur
financementde I'ONG Sight
SaversInternational,5
316 distributeurs communautaires ont été formés.La
distribution alieu
uniquement dans les zones sûres des provinces Sud et Est et dans les camps de déplacés en zone contrôlée par l'Etat.Le premier traitement de 2002 est terminé et le 2" est en cours. Les taux de couverture thérapeutique par district varient de 52o a 62%. Une extension des activités de
TIDC
au Nord du pays est prévue.A
cet effet, une requête a été introduite auprès de l'OCP pour le démarrage des formations en Septembre.
Une enquête épidémiologique financée par l'OCP va démarrer au mois de
juillet
2002.2-2. Discussions
Il
a été suggéré que les activités puissent démarrer dès à présent aussi bien en Guinée Bissau qu'en Siena Léone, en raisondu
caractèreprioritaire
de ces deux paysoir
les activitésont
été suspendues pendantplusieurs
années.Par ailleurs, il a été
suggéréau
Coordonnateurde Sierra Leone : l)
d'analyser les taux de couverture thérapeutique en
TIDC
village par villageafin
de déceler les villages où ce taux est encore faible ; 2) de mettre àprofit
la réunion pour partager I'expérience des autres pays en matière deTIDC et 3)
d'æuvrer pourl'atteinte
des objectifsfixés
aussi bienpour la
couverture thérapeutique que géographique en matière de TIDC.En
guised'introduction à la
séancedu
1916102 dela
réunion des Coordonnateurset
entomologistes nationaux de Guinée Bissau, du Sénégal et de Sierra Leone, le Chef PET a.i. a rappelé que la réunionétait
avanttout celle
des pays concernés.Il a
par ailleurs insistésur l'importance du
document de synthèse surla lutte
contre I'onchocercose de chaque paysdont
les représentantsont
été invités ày
accorder tout le sérieux nécessaire.Il a par ailleurs insisté sur la
nécessitéd'une collaboration étroite et fructueuse entre
lesCoordonnateurs et entomologistes nationaux, au sein de toutes les équipes nationales en général.
Il
amis l'accent sur
la
nécessité de la circulation deI'information
au sein des équipes de chaque pays et entre les pays.Pour une atteinte rapide des objectifs de la journée, l'ordre du
jour
a été réaménagé etil
a été retenu de discuter de la question des banques de données duTIDC
et de leur transfert, duTIDC
après I'OCP et la question de I'approvisionnement en Mectizan.t7
IV- BANQUES DE DONNEES
DUTIDC
Des
insuffisancessont
encore notées dansla collecte
des donnéesdu TIDC et
des coordonnées géographiques des villages notamment en ce qui conceme les nouveaux villages.l-
Collecte des donnéesa Guinée Bissau
Il
n'existe pas encore de données sur le traitement.La
formationqui
avait démarré avec un appui deI'OMS n'a
concerné queles
formateurs(infirmiers) et n'a pu être
effectuéepour
les distributeurs communautaires.Pour les coordonnées des villages, le GPS ne fonctionne plus et à cela s'ajoute la grande
mobilité
des communautés villageoises. Une demande sera adressée à l'OCP dans ce sens sous peu.. Sierra
LéoneLes données sont disponibles mais non saisies, faute de motivation des agents chargés de le faire.
2. Financement après OCP
o
Guinée BissauLa requête introduite auprès de I'OCP est en cours d'étude.
Il y
a de sérieusesdifficultés
à trouver des partenaires pour le financement des activités. En plus deI'OMS,
I'unique partenaire actuel, le pays setourne vers d'autres bailleurs notamment
l'UNICEF
et autres ONG internationales et nationales.a
Sierra
LéoneLa
Banquemondiale se
proposed'appuyer le pays
dansla lutte contre
I'onchocercose après la fermeturede I'OCP. Par ailleurs, I'appui de I'ONG Sight
Savers Internationalse
poursuivra très probablement après l'OCP.3.
Intégration
dans le système de santéa Guinée Bissau
La verticalité du
programme posele
problèmede
son intégration dansle
systèmede
santé. Cette intégrationn'a
pu être faite encore, en raison des troubles traversés par le pays. Les dispositions sont toutefois en cours.a
Sierra
LeoneLa verticalité du
programme pose des problèmes d'autofinancement desactivités
notamment des problèmes de logistiques.L'intégration
des activités de collecte et d'analyse des donnéesà
celle du district est suggérée et le pays prendra les dispositions conséquentes.I
4.
Approvisionnement
enMectizan
a Guinée Bissau
Comme contrainte à l'approvisionnement en Mectizan,
il
y a la taxe deI'UEMOA
sur les médicaments et ladifficulté
deremplir
les formulaires de demande d'achatqui
sont en français ou en anglais. Une traduction en portugais serait souhaitable.a
Sierra
LéoneLa commande
pour
2003 a déjà été réceptionnée depuisavril2002. Au
niveau central,il
a été institué un système de contrôle pour éviter que les comprimés ne soient vendus aux communautés villageoises.V- TRANSFERT
A
cejour,
toutes les données disponibles à Ouagadougou ont déjà été transférées aux pays membres et du matériel informatique performant a même été envoyé à tous les pays.Le chronogramme anêté à
l'atelier
de Bobo-Dioulasso etrelatif
aux programmes, aux modules et à la formation sur le terrain des entomologistes nationaux et éventuellement des statisticiens informaticiens est pratiquementà
terme.Pour la formation
des entomologistes nationaux, Iesmois
dejuilleraoût
seraient propices.
Discussions
a
Intégration
Les
difficultés d'intégration d'un
programme aussi vertical queI'OCP
sont réelles mais les Etats ont été invités àtout
mettre en oeuvre poury
trouver les solutions les plus adaptéesà
chacund'eux,
de même qu'au problème de financement des activités après I'OCP.a Collecte des données
Il
a été rappelé que les ddnnées sont la propriété des Etats membres et qu'à ce titre, elles sont d'abord utilespour
ces demiers. Parailleurs, la
mise àprofit
de Ia réunion pour passer en revue toutes lesdifficultés d'obtention des données et proposer des solutions idoines pour chaque pays a été suggérée.
La
nécessité depouvoir
disposer des coordonnées des nouveaux villagesa
également été soulignée.Dans cette optique, un GPS n'est pas absolument obligatoire, d'autres moyens altematifs, notamment cartographiques existent.
a
Transfert
En absence de données, aucun transfert n'est possible. Aussi une emphase particulière
doit
être mise sur leur collecte avant la fermeture de I'OCP.l9
VI- RECOMMANDATIONS
a Guinée Bissau
- Poursuivre les activités de formation et mettre en ceuvre le
TIDC d'ici
septembre2002.- Effectuer la commande de Mectizan (ivermectine) pour 2003 dans les meilleurs délais.
a
Sierra
Leone- Démarrer rapidement le processus de formation des agents de santé et distributeurs communautaires pour démarrer le traitement
d'ici
finjuillet
2002.t