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Addititf I au projet de rapport

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NATIONS UNIES

CONSEIL

ECONOMIOUE ET SOCIAL

LIMI1EE .

E/CN.14/L.36O 13 fevrier 19^9 Original : FRANCAIS/

ANGLAIS

COMMISSION ECONOHIQUE POUR L'AFRIQUE Neuvifeme session

Addis-Afceba, 3-14 fevrier

ADDITIF I AU PROJET DE RAPPORT

i

M69-542

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E/CN.14/L.36O

DIXIEME ANNIVERSAIRE DE LA COHIIISSION ECONOMIQUE POUR L»AFRIQUE ET SXAM3N DS LA SITUATION

ECONOMIQUE ET SOCIALS DANS. LA REGION

(Points 2et 6 de l'ordre du jour)

1» Les participants, reunis en seance pleniere, ont continue d'etudier le rapport da Secretaire executif intitule "A la conqu§te

de l'autonomie - Bix ans de CEA" (E/CN.14/424)* ; Z* M. Pratt (Sierra Leone) a assure le Secretaire executif, qui avaTt

fait e" tat la veille d'un projet destine a 1'accroissement de la production du riz en Afrique de I1Quest, que son Gouvernement serait heureux

d'accueillir l'equipe d'experts qui doit se rendre sous peu dans la region en vue de ce projet.

3,. Parlant des futures activites de la CEAf il a declare que le rapport du Secretaire executif mettait on terme a la conception erronee dont 1!Afrique avait longtemps souffert, a savoir qu'elle n'etait pas a meme de se developper uniquement par ses propres efforts et qu'elle dependait de la bonne volonte on des caprices des autres. Pour progresser veritablement, les Africains devront done

s1en remettre davantage a leurs propres efforts, tout .en reconnaissant

1'interdependance de tous les pays dans un monde qui se retrecit

chaque jour.

4- Le probleme essentiel qui se pose actuellement dans le monde est celu-i de la-pauvret 6. La Declaration faite a Philadelphie par 1'OIT

souligne que la pauvrete de n'importe quelle partie du monde constitue

une menace pour toutes les autres parties, mais bon nombre de ceux qui- ont signe cette Declaration ne semblent pas avoir tenir compte de cette realite. II n'a pas I1intention de criti^uer les raisons d'agir des pays developpes, mais il faut reconnaitre, lors de tout examen portant sur 1'autono.aie, que ces pays ne sont pas prets a coiisacrer au develop-

pement 1 pour 10.0 des milliards de dollars qu'ils depensent annuellement

a la recherche spatiale et a la fabrication d'armes de devastation.

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5« Au cours des nombreox exposes concernant I1aide exterieure, il s'est demande pourquoi 1'Afrique avait besoin de cette aide: sa pauvrete est-elle si grande, le volume de ses ressources est-il si faible et sa population est-elle si stupide au point de ne pouvoir assurer elle-tngme son propre developpement? II ne peut accepter une reponse affirmative a cette question, Les pays en voie de d'eveloppement ont souvent declare qu'ils avaient besoin d'echanges et non d'aide; mais ils ont toujours eu des rapports commerciaux avecles pays developpes-. * et ils n'ont pas encore a^ieliore leur position, l^autonomie, ne sera

done pas realisee par l'accroissement des echanges. II a fait remarquer * en outre que d'apres le paragraphe 29 du rapport du Secretaire executif, le commerce d'exportation des pays africains avait augmente a un taux annuel moyen de 8 pour 100 entre 1,960 et 1966, eLlors, que, les importations a.destination de 1'Afrique avaient augmente, si l'on exclut l'Algerie, d'environ 6 pour 100 seulement, selon le paragraphe 31 du rapport. On n'a cependant pas enregistre d'accroissement correspondant des

reserves africaines en devises. A cet e&ard, il a attire l'attention

de la Commission sur le paragraphe 33 du rapport du Secretaire executif et il a cite les chiffres revelateurs tires d'un extrait d'une publi cation du Ml figurant dans le document E/CN.I4/LU/ECOP/3 (Tableau 6).

o- Cet etat de choses ne peut pas gtre attribue uniquement aux problemes souvent mentionnes et lies aux barrieres tarifaires et a l'acces aux marches; l'une des causes principales en est l'efffet

defavorable du compte invisible des transports maritimes, des transactions » bancaires et des assurances, secteurs dans lesquels la CEA devrait

s'attacher a encourager l'autonomie au cours de la decennie a venir* '. 4

?. S'etant refere a la liste des revenus par habitant des pays en voie

de developpement figurant dans le discours d'ouverture du President

sortant, il a fait observer que certains des pays se trouvant au bas

de 1'echelle possedaient de riches gisements .miniers qui etaient

exploites par des entreprises dont le siege se trouvait dans les pays

developpes. II s'est demande si les revenus reels par habitant dans ces

pays etaient bien ceux qui avaient ete indiques, ou si l'on nfavait pas

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tenu corapte de certains autres chiffres invisibles. Que ces chiffres soient exacts ou non, le fait est que ces pays, Men qu'ils soient riches en ressources minerales, vivent dans la pauvrete. II ne voit pas la raison pour laquelle les ressources minieres de l'Afrique doivent etre exploiters par des societes etrangeres non africaines.

Les aptitudes des Africains sont-elles insuffisantes et leur intelligence est-elle trop mediocre pour organiser ce genre d'entreprise? II en doute, 8. L'autonomie constitue une nouveaute: pour y arriver, les Africains doivent mettre au point de nouvelles methodes permettant de resoudre leurs problemes economiques et sociaux. La CEA, qui ne doit .se sentir liee a aucune autre organisation, ne doit plus etre un centre de debats theoriques, elle doit devenir un organisme aux activites plus concretes. Le temps est venu de passer du stade des recherches et des etudes a celui de la mise en oeuvre effective. La CEA doit eh outre e'efforcer au cours de la prochaine decennie d'amener ses membres a travailler en equipe, car, vis-a-vis des pays industrialises, l'Afrique est desorganisee. Des mesures plus constructives s'imposent tout

particulierement a I1echelon des sous-regions,

9. Dans son discours d'ouverture, le Secretaire general a declare que 1'.Organisation des Nations Unies admerait que la CEA soit la fenStre a travers laquelle les Nations Unies voient l'Afrique - mais il faut se trouver pres de la fenetre pour voir a travers. II a estime"

des lors que 1'Organisation des Nations Unies devait canaliser tous ses efforts en Afrique ainsi que ceux du FNUD et des institutions specia lised - par 1'intermediate de la CEAT dont le mandat devait gtre reva compte tenu des realites de l'Afrique d1aujourd'hui.

10. Pour terrainer, il a fait appel aux pays industrialises pour qu'ils ne se lancent pas dans une balkanisation e^onomique de l'Afrique et il a demande instamment aux pays en voie de developpement de raisonner du point de vue du nationalisme, comtne le pieconisait le representant du Kenya. Au cours de la decennie a venir, les Africains doivent avant

tout concentrei? leur attention sur leur propre organisation, la

Commission economique pour 1'Afrique.

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11 • H. Ctoaboe (Ghana), ayant rappele que la CIIa avait ete creee par le Conseil economique et social des Nations Unies grace a la determination des rare'a pays africains qui avaient alors accede a I1independance et en depit de I1opposition manifestee par les puissances coloniales ou du septicisme rencontre dans d'autres spheres, a estime qu'elle avait

justifie son existence. Son pays est fier d'avoir et© au nombre de ses fondateurs. II est significatif que ceux des me.nt>re's de 1'Organisation des Nations Unies qui avaient fait des reserves au sujet de sa creation soient aujourd'hui represented a la session.

12- De neuf, la Commission a vu passer le nombre de ses membres a plus de quarante, et elle compte bien aGcueillir un jour en son sein les derniers territoires coloniaux et l'Afrique du sud liberee.

13- II y a dix ans, le chef de la delegation ghaneenne avait declare que les Nations Unies avaient deux grandes taches a accomplir en Afrique: I1aider a parvenir a I1indepenaance economique, et 1'aider a supprimer les barrieres qui separent les divers pays.

14. II ressort du rapport du secretariat (E/Cto.14/424) que la premiere

de ces taches est loin d'etre achevee. Independance economique ne signifie pas isolationisme economique, car il est evident que la prosperity economique de l'Afrique est liee a celle de 1'ensemble du inonde. En 1958, alors que les politiques economiques de l'Afrique

etaient, dans une large mesure', decidees hors de la region, les membres originels de la C£A escomptaient que les pays africains independants adopteraient cet organisme comme leur et en feraient un instrument efficace du progres economique de la region. Bien qu'il se soit developpe au cours des dix dernieres annees, l'interet des Etats membres semble flechir si l'on en juge par I1importance de la repre

sentation aux differentes sessions.

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1'j B Les experts economiques et administratifs pronent continuellement les avantagea de la decentralisation comme moyen de parvenir au

maximum de rapidite et d'efficacite dans I1execution des programmes, Ce principe a ete adopte par les Nations Unies il-y a plus de dix ans, mais n'a jamais ete serieusement applique bien que l'ampleur des

programmes de developpoment commercial et industriel des organisations ait enormement augments dans ce laps de temps. La delegation ghaneenne

s'etant associeo a la demande, fprmulee par le.President sortant, que

cette decision soit mise en application, a propose que le degre de : '

decentralisation pouvant .etre atteint le soit d*i.ci le debut de la

deuxieme Decennie de developpement. II faut entendre par decentra

lisation que les pays africains auront une voix decisive dans la mise

en oeuvre des programmes des Nations Unies et que les organismes oeuvrant pour 1'Afrique seront considered comme les siens propres,

travaillant avec les pays africains suivant les directives da ceux-ci.

1o. En ce qui concerne la seconde tache, il est encourageant de

constater la vague d1enthousiasme soulevee au cours den daux dernienfes annens par la creation des groupements economiques sous-regionaux. II

est trop tot pour dire dans quelle mesure cet interet de fraiche date se traduira par des realisations concretes, mais il est a esperer que la CEA, qui a contribue a la creation de certains d'entre eux,

continuera a leur fournir les directives necessaires, tandis que les

pays menabres eux-menes reconnaxtront le besoin urgent d'une cooperation economiquG,

17« Dans le rapport economique, on a indique pour le produit interieur brut.par habitant de la region, une augmentation depassant de peu

1 pour 100 par an, ce qui signifie qu'il faudrait environ soixante-dix

ans pour voir doubler le faible niveau de vie actuel des Africains.

Presque tous les pays developp'es progressant a uri taux qui leur

permettrait de doubler leur niveau de vie deja eleve en une vingtaine d'annees si bien qu'a raoins de mesures radicales, l'ecart entre les deux groupos ne cessera de grandir. Si la CEA recevait le soutien et I1orientation voulus, elle pourrait etre un instrument essentiel dans

le redressement de cet etat de choses-

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18:, L'activite de la CtfA aa cours des dix dernieres annees a ete

consacree a des recherches et a des etudes tendant a. identifier

et a definir les probiernes economiques de l'Afrique. Bien qae des definitions plus claires restent necessaires, la somme de donnees rassemblees est suffisante pour qu'on puisse aborder la phase plus importante consistant a, apporter des solutions a, ces probleraes. II en decoule la necessity de modifier 1'importance relative accordee aux differents travaux da la Commission pour parmettre a celle-ci d'elaborer, pour 1'exploitation des ressources naturelles et humaines du continent, un plan d[action de nature a. recueillir de la part de tous les Etats membres 1' appui le plus entier. II est en consequence necessaire d'examiner la structure et 1'organisation de la Commission pour determiner si elle est capable d'asstraer efficacemant ces nouvelles responsabilites. La CEA est la Commission particuliere de 1'Afrique et elle est ce c^iie ses membres la font: il serait vrairaent regrettable qu'ils s'en desinteressent et lui retirent leur appui agissant,

19- Le secretariat a souligne en plusieurs occasions, a l'intention des groupsfir.ts aonp-roGionaax, que le role de la CEA consistait a encourager Involution vers la cooperation economique, puis a laisser les gouvernements participants gerer leurs propres programmes. II est Men exact que la responsabilite en matiere de cooperation economique

appartient aux gouvernements interessesj mais il ost evident que le

succes de cette cooperation depend de mesures concretes et qu'aucun

groupement sous-regional ne peut encore compter sur ses seules

ressources propres pour elaborer dans ie detail voulu les projets et.

progranraes necessaires, Un recours a une assistance Internationale

pour l'elaboration des details compliques doit done etre possible. La delegation ghaneenne a suggere' que le secretariat de la CEA soit renforce pour qu:il puisse fournir cetta assistance| elle a espere qu'a la neuvieme session, la Commission adopterait une resolution a cet effet et demanderait qus les modifications necessaires soient apportees aux regies de fonctionnement actuelles dec organisations

apparentees aux Nations Unies, afin que le secretariat soit investi de

responsabilites d1execution precises dans le cadre du systeme du PNUD

et du BCT,

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20. Sa delegation espere que les pays de 1'Afrique del'ouest accorderont lear appui an Programme du riz en Afrique de l'ouest et que des entreprises analogues seront lancees en grand nombre par la CEA,

21 ■ II y aurait lieu de prendre immediatement des mesures pour que la

Commission dispose d'un soutien politique emanarit des echelons les

plus eleves. afin que sa silhouette soit eclairee davantage, de maniere qu'elle soit mieux equipee pour jouer un role de premier plan dans la resolution des multiples autres problemes economiques auxquels la region doit faire face. Sa delegation est pr§te a examiner a la

neuvieme session toutes propositions ayant pour objet de renforcer la Commission de telle sorte qu'elle devienne un instrument particulierement efficace pendant la prochaine decennie. II ne suffit pas d'adopter des resolutions qui ne sont pas suivies d'effet.

22. Sa delegation s'est felicitee de constater que la CEA accordait

1'importance qui leur revenait aux echanges, entre les pays africains

aussi "bien qu1 entre ces pays et le reste du monde, car la prosperity de I1Afrique et du monde depend de I1expansion du commerce mondial.

23» ies tarifs que les pays.evolues imposent a l'encontre des biens

semi-transformes et autres originaires des pays en voie de developpement

fre'inent la croissance des economies de ces derniers et neutralisent une

proportion iraportante des capitaux etrangers qu'ils regoivent. On a estime que si les termes de l'echange des pays en voie de developpement

s'etaient ameliofes a, raison de 1 pour 100 seulement au cours dee dix

dernieres annees, il en serait resulte l'apport et la conservation d'un

tel volume de capitaux que leur effet sur l'economie des pays en voie

de;developpement aurait ete plus net que celui du volume total de l'aide accorded pendant la periode consideree. II conviendrait que la CEA

:continue de s'.occuper de tres pres des plans de stabilisation des prix

des p.roduits de base'et leur aocorde un rang specialement privilegie dans 1'ordre d'urgence.

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2^ n Les pays africains continueront a avoir besoin des capitaux et de I1assistance -technique que leur fournissent les pays evolues pour

leur peimettre de mettre en valeur leurs possibilites economiques. II a lance un appel aux pays et aux institutions dispensateUrs d'aide pour qu'ils reconsiderent leurs politiques actuelles et fassent en sorte que l'Afrique beneficie d'un apport continu d'assistance finan- ciere a des conditions plus liberales. Dans le cas contraire, les pays*^

en voie de developpement finiront par devenir des exportateurs nets de*

capitaux aa profit des pays evolucs, en raison de l'enorme fardeau que constitue pour eux le service de la dette, Certaines institutions ont deja pris I1initiative d'examiner le r6le et les effets de I1aide en Afrique afin d'obtenir qufelle soit mieux utilisee; a la huitieme session d'ailleurs, la Commission avait invite le secretariat a entreprendre aussi de son cote des etudes ay.ant pour objet d'aborder le probleme sous 1'angle do la region. Sa delegation a espere que tous les Etats merabres participeir-.ient a 1'echelon voulu a la reunion ministerielle qui devait etrc convoquce en 1969 en application de la resolution 169(VIII), de maniere qae la region africaine puisse formuler efficacement ses desiderata aux pays et institutions dispensateurs d'aide*

j* Sa. delegation a accueilli avec satisfaction les declarations des representants de la CEA et de l'OUA au sujet de la saine cooperation qui a'affirmait entre les deux organisationsj il y a lieu d'encourager cette cooperation et do la renforcer, Sa delegation accordera son

appal a tout.5 mesure tendant a rationaliser les activites des deux

organisations afin d'eviter que les efforts ne se chevauchent.

'.-■e Sa delegation a reccmmande h la Commission de participer activemen-t a la de-r3cnn:i::-tion dos objectifs do la prochaine Decennie de developpement ot a le mica en oouvre des programmes etablis pour que ces objectifs

paiasent otro atteints. Un objec^if minimal serait de doubler le taux dc croissance enre^istre dans la region pendant la premiere Secennie de

deve1oppcmenta

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27* .Depuis de nombreuses annees on a repete que l'Afrique se trouvait a la croisee des chemins, Le moment est vena de savoir quelle route choisir pourpprogresser.

-28. M. Sinu (Gbservateur de la Roumanie) a declare qu'.il ressortait

da rapport da Secretaire executif que les pays meinbres et le secretariat avaient deploye des efforts renarquables pour resoadreles problemes da developpement economique et social de l'Afrique. La delegation, roumaine s'est felicitee du sentiment d'optimisme et de volonte exprime par les pratears precedents, elle a estime avec eux qae le developpement

constitaait la responsabilite primordiale des pays interesses et: qae les mesures necessaires ne sauraient etre imposees du dehors, ni faire l'objet'de negociatioris internationales, C'est la an principe qae la Roumanie n1a cesse d'appliquer dans sa pblitique interieure comme dans le domaihe de la cooperation Internationale.

29* La Roumanie reste tres sensible aux preoccupations des pays en voie de developpement, car elle se trouve elle-meme engagee dans an important effort de construction economique, avec des resultats d'ailleurs remarquables puisque la production industrielle roomaine a augment^ tie 12?3 pour 100 par an pendant les trois premieres annees dtt Plan qiiiriquennal actuel»

30. Tout en devoloppant ses propres ressources, la Roumanie multiplie ses relations bilaterales avec les aatres pays dans les

dbmaines du Commerce et de la cooperation economique, technique'et scleritifique. En ce qui concerne l'Afriqae aniquement, la Roumanie a etabli des relations fructueuses avec plus de trente pays, par voie d'accords commerciaux a court et a long terme, ou d'accords de

cooperation dans divers domaines tels que la prospection du petrble, des

phosphates, des mineraux, etc. La cooperation ainsi instaaree ek%

fondee ear l'avantage mutuel dea partenaires et stimule les- echanges

coramerciaux. . . .

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31. La Roumanie a contribue de facon concrete aux activites de l'OKU et de ses institutions specialisees visant a multiplier les formes et methodes de cooperation internationale. Elle a pris de nombreuses

initiatives dans le domaine economique et social: livraison d1instal lations completes pour la construction d'usines dans les pays en voie de developpement contre pai-orrrt ,r produits finis, formation de cadres comsnerciaux et specialises, etc.

32» La Roumanie entend bien developper de plus en plus ses relations avec les pays africains, tant par voie bilaterale que dans le cadre des organisations internationales.

33» M. Pavlicek (Observateur de la Tchecoslovaquie) s'est felicite

que les membres de la Commission soient maintenant au nombre de 41» ce qui garantit une majorite absolue des pays africains desireux d'assurer le developpement du continent et prets a se battre contre les derniers

vestiges du colonialisme., ' • '

34* La Commission des Nations Unies pour l'Afrique est ainsi

devenue une organisation reellement representative du continent tout entier. La delegation tchecoslovaque s'est felicitee que, raalgre les difficultes rencontrees pa.idant les dix premieres annees, la Commission soit parvenue a developper ses activites organisationnelles et a elaborer un nombre considerable de documents importants et utiles.

35•■ La Tehecoslovaquie suit avec un grand interSt l'activite de la Commission et reconnait sa contribution au developpement economique des pays africains, Elle est convaincue que la neuvieme session marquera une etape significative dens la coordination des efforts de develop pement entrepris-

36* A propos de la preparation de la deuxieme Decennie de develop—

pement, M. Pavlicek s'est felicite que cette decennie doive etre celle de la mise en oeuvre d'une stiategie du developpement fondee sur un ensemble de mesures aconomiques coherentes orientees vers des

objectifs formules tant sur le plan national qu1international. C'est

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naturellement aux mesures qui seront prises par les pays en voie de developpement eux-memes qu'il conviendra d'accorder la premiere place, et le suocfes de la deuxieme Decennie dependra sans aucun doute de la mesure dans laquelle les gouvernements de ces pays parviendront a mobi- liser les ressources interieures, a les utiliser rationnellement aux fins du developpement economique, a liberer et utiliser les energies de leurs

populations, et enfin a cooperer entre eux.

37. M. Bomani (Republique-Unie de.Tansanie) a declare que la premiere Decennie de developperaent a constitue en fait pour le continent africain une decennie politique dans la raesure ou les pays africains se sont employes a consolider leur emancipation et a repondre aux aspirations de leurs

elites. La deuxieme Decennie doit etre maintenant consacree a la masse des paysans - qui, dans le cas de la Oknzanie, constituent 90 pour 100 de la population - oonsideres en tant que producteurs ainsi que beneficiaires essentiels des fruits du developpement economique. En fait, cette deuxieme

Decennie devra etre celle du developpement rural.

38. II sTagit maintenant, pour les pays africains, de determiner leurs priorites et de mettre en place le mecanisme institutional indispensable a leur mise en oeuvre. Cette session d'anniversaire permettra, il faut l'esperer, de degager les grandes lignes ou devra s'engager 1'action de la CEA. Si lron considere cette premiere Decennie comme une decennie politique, on saura voir dans son irapuissance a atteindre les objectifs pourtant modestes qui etaient fixes, non pas une cause de deception, mais plutot le signe que le climat economique international n'est pas favorable

a une croissance acceleree des pays pauvres avec lraide des pays riches*

39. L'absence de propositions realistes propres a resoudre les pro-

blemes dee pays en voie de developpement expliquait l'echeo de la

premiere Decennie. Pour remedier au fait que les efforts de' develop

pement des pays sous-developpes sont gravement entraves par 1'insuf-

fisance' de leurs recettes d'exportation et par leur faible capacite

d'importations de biens dfequipement, la deuxieme session de la CNUCED

a demand^ que les prix des exportations soient stabilises a des niveaux

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remunerateurs. Pour eliminer les barriers tarifairee et non tarifaires erigees par les pays developpes contre les exportations des produits manufactures et semi-, fir.io de;s pays africains, la CNUCED a propose

un systeme generalise de preferences tarifaires sans discrimination et sans reciprocity.

40.- Le volume du financement international du developpement ainsi que ,les conditions de pret, se sont deteriores au cours des dernieres annees et certains pays se trouvent done serieusement endettes. Les pays en voie de developpement auraient voulu renverser cette tendance et obtenir que les transferees internationaux de capitaux se fassent a des conditions plus avantageuses* Enfin, les problemes d'ajustement en matiere de transports maritimes et autras transactions invisibles, bien que clairement definis, n'ont pas suscite de reponse encourageante de la part des pays developpes,

41 • Dans toua ces dom-aines, les resultats de la deuxieme session de la CNUCED ont ete decevants, particulierement pour les pays africains.

De cet ^chec, et de celui d'autres arrangements internationaux visant h aider le tiers monde, M» Bomani a tire les grandes conclusions suivantes: les contradictions entre pays riches et pays pauvres ne pourront §tre resolues tanb que ie pouvoir de negociation des pays pauvres ne sera pas renforce; les pays riches non seulement sont en

mesure d'exploiter leurs rsssources mieux que les pays pauvres, raais encore ils peuvent et ils desirent exploiter celles du reste du monde; tant

_que les Africains et les pays du tiers monde ne s'opposeront pas a une telle attitude, leur developpement se heurtera a des obstacles de pliis en ylus grands.

42 m.. La Tanzanie, pour sa part, a fai!; l'amere experience de

1'instability de l'aide fournie par les pays developpes. Cette aide lui a ete retiree au moment ou elle en avait le plus besoin, parce qu'elle refusait de se plier aux exigences d'un gouvernement, Cette experience lui a fait comprendre la necessity, pour les pays africains, de

1'autonomie economique.

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j-4-/ j

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43» M. Bomani. a souligne que ce concept, s'il plaisait pares qu'il impliquait da dynamisme, su.pposait.de la part de ceux qui le preconisaient des sacrifices et une discipline personnels. Dans le cas de la Tanzartie, ce principe a ete clairement defini, on pratique et en theorie, dans la Declaration d'Arushat au il est dit notaumient que l'argent ne constitue par l'instrument essentiel du developpement et que, meme si les pays developpes etaient prets - ce qui n'est pas le cas — a aider financierement les pays en voie de developperaent,

cette aide serait insuffisante, vu 1'ampleur des besoins a satisfaire.

.44- E" d'aatres termes, la recherche de l'atitonomie economique consiste, pour les pays en voie de developpement, a moTnliser et developper leurs ressources et, en derniere analyse, a controler les moyens nationaux de production pour les mettre exclusivement au

service de leurs populations. C'est ce qu'a fait le Gouvernement tanzanien, apres avoir adopte la Declaration d'Arusha, et cette initiative a porte ses fruits malgre leg predictionj do pro pi:.5 to 3 do malheur. Les banques, les compagnies d'assurance, les maisons d'export-

import et les usines fonctionnent en Tanzanie aussi bien sinon njieux, qu'aaparavant, et pour la premiere fois au service du pays meme. Le Gouvernement tanzanien a modifie le systeme d!enseignement herite du regime colonial afin de former des Africains capables de

construire leur pays.

45- Sa delegation s'ast rejouie que la racherchj de 1'autonomie

economique ait ete le theme de la session en cours; elle a souhaite que ce principe qu'elle avait elle-meme applique avec succes soit applique a, 1'echelle de l'Afrique tout entiere, moyennant des mesures et des mecanisraes appropries.

46. La Tanzanie a bon espoir que la CEA saura remplir dans ce domaine.le role de pionnier qu'elle a commence a assumer avec succes,

puisqu'elle a deja cree l'IDEP, la Banque africaine de developpement

dont les capitaux sont exclusivement africains, et qu'elle est en

train d'etablir des groupeaients economiques sous-regionaux propres a.

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promoavoir l'autonomie economique en matiero de commerce et d'indus trialisation* La Tah:.:ar.ie-attendj . en fait, avec impatience -le jour ou

: la CEA se transformera .en Communaute ecomomique de- 1'Afrique-

47. La CEA doit jousr :.n role s.ua mcina efficace pour cs qui est

d'eliminer les obstacles exterieurs cf de creer des conditions

xndispensables a un developpement africain reposant sur la recherche de l'autonomie economiqua, Ello' pourrait, par exemple, entreprendre une serie de negociations, inspirees dos negociations Kennedy, pour delier

lAaide accordee aux pays africairis. Des fonds empruntes a des conditions

plus sou pies, permettraient aux pays africains d'echanger entre eux

. leurs pr.oduits et d'acquerir des marchandises meilleur marche et plus appropriees a leurs besoins.

48. La CEA pourrait egalement effactuer des etudes sur la stabili sation des prix des produits primaires, ccxnme celles qui sont maintenant entreprises par la Banque mondiale et le Ponds monetaire international,

et elle serait mie^x placee que quiconque pour faire des recommandations e*t djhfluer sur la forme a donner aux dispositions institutionnelles et

financieres propres a stabiliser les prix,,

49. M, EoT,ani ne s'stendra pas sur d'an.tres questions importantes, comtne la necessite d1africaniser le secretariat, mesure indispensable pour que la Commission ait la confiance et l'appui de ses Etats membres.

II n'evoquera pas non plus la question cruciale des liens de la CEA avec les organes des Uations Tjnies -notanment le PNUD -- ou les institutions specialises, ni celle des rapports entre la CEa et 1'OUA. Ces questions

feront l'objet d'une resolution, et la delegation tanzanienne se

r^servera de faire connaitre sa position sur ces divers points au

moment opportun. M, Bcmani a tenu nearmoins a assurer la Commission que

son Gouvernement eta-it decide a ce que la CEA joue un role efficace de coordination dans le developpemsnt' economique. et social de l'Afrique et a ce que les activites des Nations Unies soient decentralisees pour mieux repondre aux realitesc

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50. M, Hoo (Commissaire a la cooperation -technique) a ete d'autant plus heureux de s'associer a la celebration du dixieme anniversaipe de la CEA qu'il avait pu, en tant que Commissaire a la cooperation technique,

suivre depuis sept ans le r6le de plus en plus important que joue la

Commission en Afrique.

51. Alors queT lors de la creation de la CEA en 1959, le total de

I1assistance technique des Nations Unies pour l'Afrique etait inferieur a 1 million de dollars et qu'il n'y avait aucun projet du Ponds special pour 1'Afrique, cette aide atteint actuellement 17 millions de dollars et le nombre des pro jets du Fonds special 41. Des le debut, la CEA a aide les pays en voie de developpement d'Afrique a identifier leurs besoins prioritaires, a, planifier leurs programmes d1assistance technique et a appliquer les competences techniques a la solution de leurs probleraes de developpement economique et social. La CEA s'est particulierement attachee a aider les jeunes Etats africains a resoudre leurs problemes les plus pressants, notamment celui du renforcement de leur dispositif gouvernemental et de leur infrastructure economique et sociale. Cette aide a ete apportee en grande partie dans le cadre de programmes regionaux, qui sont passes de 70,000 dollars, il y a dix ans, a 1,4

million de dollars.

52. Le merite essentiel de la Commission est d1avoir su promouvoir des le debut le concept de I1 unite africaine, en cotnmengant par

s^fforcer de realiser 1lintegration economique au niveau sous-regional, A la formation de ce concept - qui est la cle du progres economique et social de la plupart des pays africains - ont grandement contribue a la creation de 1'Organisation de l'unite africaine, de la Eanque

africaine de developpement, de l'Institut africain de developpement et de planification economique et la mise en oeuvre de projets

maltinationaux du Fonds special*

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53- Si la premiere decenniepeut etre consideree corame celle .de la miee

en place des fondements du developpement africain, la deuxieme doit etre

celle qui verra 1(edification d'une superstructure solide e% bieh congue.

Or, la croissance economique de I'Afrique est loin d'avoir atteint les objectifs de xa premiere Dscemiie du developpement, dans le domaine agri- cole en particulier. La necessite s1impose de coordonner les efforts dans le cadre des Nations Unies et des programmes d'aide bilaterale,, en me*me

temps que I1on prehd conscience da fait que les besoins de l'Afrique aug- =-

mentent alors que les ressources mises a sa disposition diminuent. Cette derniere evidence oblige les pays a utiliser leurs ressources avec sagesse

et selon le princ'ipe d'une sains cooperation. En meme temps, il faut que s'accroisse le courant de ressources mises a. la disposition des pays en voie de developpement et que cesse enfin cette division du monde entre un

'N6rd riche et un Sud indigent.

54- L'Afrique, pour son developpement, a plus besoin d'assistance techni

que qu'aucun autre continent. Cfoat ainsi que la mission de programmation recemment envoyee au Kenya pour aider le Gouvernement a determiner ses besoins et apprecier ses ressources a conclu que, pour les pays de l'Afri que de l!estj la part de l'slsment assistance technique dans 1'aide exterieure qu'ils re9Oiven-c est plus elevee que dans d'autres pays du monde:, car elle atteint 40 a 50 pour 100, contre 15 a 20 pour 100 ailleurs.

55, Si les prograrcmen d'assistance technique des Nations Unies ne sont pas aussi etofi'es que les programmes d'aide bilaterale, ils sont neanmoins importants par leur teneur et leur. influence sur le dsveloppement, et ils n'ont d'ailleurs cesss de oroitre au cours des dix dernieres annees.

56.' La-CEA contribivora au premier chef a promouvoir le developpement economique et social en Afrique au cours de la prochaine decennie. Le Bureau dela cooperation technique des Nations Unies a etudi'e les moyens de rendre plus effieacn la cooperabion entre le Siege et la Commission, II est Particuliercm3.1t desireux de voir la CEA s'occuper activement de la prograrmaation de l'assistance dans 1'encemble de l'Afrique, et il est pret a lui confier certaines responsabilites oparationnelles, en particulier pour la mise en ceuvre de projets d'integration economique.

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57. ii est certain que la CEA devra assurer la coordination de 1'assis

tance technique, coordination essentielle du succes des efforts de develop-

pement, en raison du caractere limite des ressources disponibles.

5°* En dehors de son rol© de coordinateur, la Commission aura pour tache

essentielle de proraouvoir la creation de groupements economiques viables

dans lfensemble du continent. Si, en derniere analyse, cfest aux gouverne- ments qu'il appartiendra de decider de la structure a donner a ces commu-

nautes, ce sera cependant a la Commission de les encourager dans la voie

de la cooperation en leur fournissant notamment des conseils techniqv.es.

59> M. Gorse (Prance) note que, des l'ouverture de la session, 1'accent

a ete mis sur les "dures realites du continent" et les problemes du develop- pement ont ete evoques par beaucoup en termes de "defi". II tient, pour sa part, a exprimer son espoir dans les ressources economiques et huraaines de 1'Afrique. L*histoire encore breve de la CEA. se resume en tentatives multiples pour amener des peuples fort divers a mieux se comprendre, afin de realiser lfunita fraternelle du continent au moyen de la cooperation - un mot lourd de sens et d'humanite auquel la France est profondement at- tachee. Souvent aussi, les problemes qui touchent l'Afrique ne sont friere differents de ceux d*autres regions du monde, comme par exemple l'exode rural, qui est un sujet de preoccupation universelle-

6*C-> L'essentiel reside certainement dans les efforts des peuples africains en faveur de leur propre developpement. Quant a elle, la Prance est toute disposee a remplir ses obligations et a apporter a la CEA, dans son oeuvre de cooperation, son amical concours.

61. M. Botan (Somalie) dit que la CEA s'est parfois trouvee devant des

probledes qui paraissaient insolubles, mais elle a donne a son desir de co operation un commencement de realisation.

62. II rappelle ensuite que la Somalie compte parmi les moins developpes des pays de l'Afrique de 3.'est. Ses exportations dans la sous-region' sont, inferieures a ses importations, ses recettes.fiscales sont minimes et son agriculture ne peut etre modernisee qu'au moyen de grands investissements.

Le pays possede beaucoup de terres arables, mais il manque d'eau malgre la

presence de deux fleuves. La mise en valeur des ressources hydrauliques

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permettrait d'ameliorer le le niveau de vie. En ce qui concerne

^industrialisation, 1'harmonisation des industries de la sous-region estune necessity absolue. La Somalia a des ressources de ohlorure de sodium et un gise.ent de OTse de la meilleure qualite, dont 1'exploitation

presenteraxt de 1'interet pour la production d'acide sulfurique.

3o La Somaiie est entierement en faveur d'un remaniement de la structure

de la CEA qui en accroitrait l'efficacite. Elle estime egalement que l'autonomie se fera grace a la cooperation et a la coordination au niveau sous-regional, regional et interregional, II appartient a la CEA d'aider en particulier les pays les moins developpis d'Afrique grace a des mesures

prioritaires.

64. M. El Nabi (Soudan) dit que_dix ans d'activite ont elargi et appro- fondi ^experience de la CEA et l'on rendue plus efficace dans I'ezecuti6n de ses taches, mais l'Afrique est encore loin du but qui lui etait fixe ■ pour la premiere Decennie de developpement, a. savoir une augmentation de 5 pour 100 du PNB. Dans le document E/CN. 1.4/UNCTAD Il/3T les chiffres concernant l'Afrique montrent que sept pays seuleraent sur^quarante ont depassd cet objectif, le. maximum otant de 7 pour 100, quelques pays ayant un taux negatif et la moyenne etant de 3,37 pour 100. La Libye mise a part, le taux de croissance moyen par habitant a depasse a peine 1 pour

100.

65- Les causes de c3 retard sont multiples et tiennent notamment a 1»im

perfect ion et a la rigidits du courant des echanges, et aux problemes que posent les capitaux et l'aide de 1'etranger. La diminution de l.'aide bila- terale montre combien 1'assistance multilateral lui est preferable, et M. El Nabi souligne l'importance des arrangements selon lesquels les prets a. des Conditions favorables remplaceraient les prets lies, qui ne.seraient acceptes que pour des projets a haute priorite dormant des benefices eleves.

^» Parlant ensuite des prix des produits de base, il signale que le

sisal et le coton ont vu leurs prix baisser sensiblement, de 20 pour 100 pour le coton entre 1961 et 196?. Des deux solutions envisages par le FMI pour la stabilisation des prix des produits de base, il prefere aux

a:co.-:.:;. sur les produits la methode du financeii.ent 00c.p9.ns:- >ire.

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67* Pour ce qui est des preferences tarifaires,.il regrette que les reductions tarifaires concerns nt surtout les produits manufactures et il preconise une action concertee en vue d'abolir la reciprocity de-la part des pays en voie de developpement. Lorsque les pays de la region auront atteint le stade de 1'exportation, il faudra que les barrieres entre Etats africains soient supprimees.

68 • Pour remedier a. la penurie ds liquidites internationales, il con-

viendrait notamment d'etablir, comme le preconise l'OUA, un lien entre les droits de tirage speciaux sur le MI et le financement du develop- pement. Ensuite, il faudrait prolonger la periode de remboursement des

tirages sur le Ponds (6 a 8 ans au lieu de 3 a. 5 ans), Bnfin, il fau

drait augmenter les contingents au Fonds pour creer des reserves supple- men taires.

69* A propos de 1'integration regionale des marches, M. El Nabi estime que des arrangements commerciaux bilateraux de pays a pays et entre les pays et les differents groupes regionaux pourraient aboutir a. la for—.

mation d*un marche commun panafricain. II semble, d1autre part, que le moment soit venu dTetablir des unions de paiements qui encourageraient les echariges dans les differentes regions, en plus d'accords de paiements bilateraux entre les differents groupes- Cette forme de paiements entre unions pourrait abourtir a. une union des paiements panafricains? qui serait le fondement dTun marche commun panafricain6

70, M. Emmanuel (Rwanda; e&time, coinme ie representanc du Kenya,, qu'il

faut faire en sorte que la CEA puisse jouer pleinement son role dans le progres economique et social des pays africains et aider ces derniers a surmonter les nombreux obstacles auxquels ils se heurtent.

71* A la, lumiere de I1 experience passee, la CEA doit au cours des

prochaines annees, aider les pays africains a relever sensiblement leur niveau de vie, a ameliorer leur agriculture et leur elevage, a accroitre et a. di-wersifier leurs exportatipns. II lui appartient egalement de prendre toutes dispositions necessaires pour proteger les produits de base d'origine africaine, menaces par la concurrence des produits similaires provenant de pays plus avances ou par le fait que les productions africaines ne sont

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pas complementaires. D'autres secteurs meritent de recevoir une atten tion toute speciale durant cette deuxieme decennie, notamment le develop- pement des moyens de communication et de transport, la formation des cadres et I1implantation dfindustries.

72. Si les pays d'Afrique apprecient les services des experts de la CEA, il serait cependant souhaitable que les etudes et recherches entreprises par ces derniers soient autant que possible suivies de realisations con cretes. Par consequent, ia delegation rwandaise appuie 1'idee d'une de centralisation des activites de la CEA pour qu'elle puisse fournir une

aide concrete aux pays africains, '

73« M. Ilavoungou (Congo-Brazzaville) reaffirme le soutien de.son pays a

la CEA et note avec satisfaction l'oeuvre considerable qu'elle a accomplie au cours des dix premieres annees de son existence. Par consequent, sa delegation s'associe pleinement a la resolution commemorative formulee"a I1occasion du dixierae anniversaire de la Commission.

74* En ce qui concerne la planification du doveloppement, le Gouvernement du Congo-Brazzaville estime que les chances de 1'Afrique resident dans une intensification des echanges de tous ordres entre pays africains, mais plus particulierement dans le domaine industriel. II souhaite done que, au cours de la prochaine decennie, la- Commission encourage par tous les moyens possibles les schanges intra-africains, grace a une industrialisation hardie et planifiee, axee sur' la mise en valeur de leurs ressources naturelles : minieres, forestieros,, energotiques.

75- Pour ce qui est de l'aide aux pays sous-dcveloppes, M. Mavoungou sug- gere que, dans le domaine des finances, des ochanges et de la commerciali sation, la bataille se limite autour de 1'harmonisation et de la normalisa tion dss echanges, et de I1 introduction d'une sorte de morale entre pay's developpes et pays sous-dsveloppes. II note que lrassistance dans ce do maine est parcimonieuse en volume, que les conditions dans lesquelles elle est'octroyoe sont de plus en plus lourdes et que la penurie de liquidites

provoquoe par la crise monetaire internationale tend encore a reduire l'aide

consentie aux pays sous-developpes.

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IS. pour otrfcenir que les pays du tiers-monde soient traites par le^s pays avarices en partenaires agaux, il faudrait que la Commission insiste pour que les produits africains soient achetes a des prix remunerateurs ©t que touts entreprise -rtrangere effectuant des investissements dans un, pays sous-developpe y roinvestisse une importante fraction de ses benefices.

77* M- Neal (idbsria) affirms que la CEA a suscite parmi les pays afri cains une prise de conscience qui leur a permis de mieux apprecier les

consequences des problemes economiques auxquels ils se heurtent. Neanmoins, comtote tenu des besoins actuels il faut reviser d'urgence le mandat.de

'ia Commission, forrtiuls en ^^Q, alors qu'elle ne comptait que neuf membres.

Afin de favoriser le progres de l'Afrique, qui economiquement est la region

la moins developpie du tiers-monde, la-CEA devra faire plus que cerner

des problemes et effectuer des etudes de possibilite. Elle doit servir a canaliser vers l'Afrique une fraction plus large des rassources des Nations

;Unies et avoir l'autorite voulue pour mener une action positive destinee

a procurer des resultats tangibles aux Etats africains.

78. ii importe ausei de resserrer les liens entre la CEA et les gouverne-

ments africains de fagon que les decisions prises aux reunions de cet or- ganisme refletent bien la volonto des Etats membres et soient prises au serieux. Il conviendrait ogalement que des relations plus directes s'eta- blissent eritre la CEA et les chefs d'Etat dans le cadre de l'OUA.. En ef-

fet-;1 les decisions concernant: la Commission se prennent au sein du Conseil Gconomique et social des Nations Unies sans faire l'objet de consultations

suffisantes avec les gouvernements intoresses-

79, Pour assurer une croissance autonome rapide, il importe au premier chef d'intensifier les echanges intra-africains. Par consoquent,.la dele gation librrienne sefclicite des etudes que la CEA doit entreprendre sur : 1'expansion des echanges en Afrique de 1'ouest, D'autre part,, elle sous-

crit pleinement au programme de travail de la Commission en ce qui concerne la planification et le doveloppement oconomique. Les objectifs de develop- pement agricole arreteS dans ce programme de travail sont particulierement

importants car le secteur industriel ne peut vraiment progresser que si une forte partie de la population parvient a dapasser son niveau actuel

de subsistance.

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80- Quant a I1industrialisation, considerue comme le principal facteur

d!une croissance economique rapide des Etats independents d'Afrique, elle est neanmoins limitee par 1'exiguits des marches, la panurie de main-d'oeuvre

qualified et le manque de capitaux. La CEA doit encourager la creation

d1 institutions multinationals pour developper au maximum la cooperation

Sconomique au sein des sous-regions. En d'autres termes, il faudrait eta- blir une strategie de ^industrialisation dans toutes ces regions afin

d'eviter les doubles emplois en matiere d'industries.

81. La CEA ne pourra depasser le stade des etudes pour entreprendre des programmes d'action concrete et aider l'Afrique a resoudre ses problemes que dans la mesure ou les gouvernements des pays membres la guideront et l'appuieront. Us devront en outre prendre, dans le cadre de leurs pro grammes nationaux les mesures nocessaires pour honorer leurs engagements

a l^gard de la CEA.

82. M. Dibba (Gambie) declare que son Gouvernement souscrit fermement aux object ifs de la Commission economique pour l'Afrique et que le moment est venu de passer en revue les activitss de la Commission et d'envisager les moyens de renforcer l'efficacite de la Commission en tant qu'instru- ment du progres economique et social de l'Afrique. La delegation gambienne partage 1'opinion exprimee par d'autres delegations, selon laquelle il

faudrait modifier la structure de la CEA pour lui permettre de faire face aux nombreux problemes lies a la deuxieme Decennie pour le developpement. II importe en effet que la Commission passe maintenant du stade des etudes et recherches a celui d'une participation active au developpement de l'Afri

que.

83. Le Goavernement gambien approuve les activites du secretariat tendant a stimuler la cooperation oconomique au niveau des sous-regions, coopera tion indispensable a la survie sconomique et a 1'independance politique des pays africains. Etant donni 1'echec de la deuxieme Conference des Nations Unies sur le commerce et le developpement, il importe de develop per les echanges entre pays africains et d'harmoniser leurs politicoes

agricoles et industrielles.

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"4» Le representant de la Gambie estime qu'il faudrait renforcer lee

liens de cooperation existant entre la CBA et 1'OUA, particulierement sur le plan politique, au cours de la deuxieme Decennie des Nations Unies pour le developpement. Puisque la Commission constitue le principal organe des Nations Unies en Afrique, il y aurait lieu de decentraliser leurs opera tions d'ordre oconomique et social interessant l'Afrique.

85- M. Dibba demande instamment aux pays industrialises d'intensifier

leurs efforts tendant a favoriser la croissance des■pays en voie de develop pement en passant avec ces derniers des accords garantissant des prix plus justes et plus avantageux pour leurs produits de base et en facilitant l'acces de leurs marches aux produits manufactures et aux demi-produits en provenance des pays en voie de dsveloppement. II faudrait en outre que

les pays evolues accordent aux pays africains des prets et autres formes d'assistance a. des conditions plus libcrales. Enfin, le representant de la Gambie fait appel aux pays developpos pour qu'ils renseignent l'opinion publique sur I1opportunite qu*il y a de preter assistance aux pays africains, ce qui est a l'avantage mutuel des donateurs et des beneficiaires.

86. M. Gaballah (R4publique arabe unie), rappelant que le developpement

economique est au centre des Celiberationsde la neuvieme session de la CEA, fait observer quo les taux de croissance enregistres jusqu'a present sont loin d'etre satisfaisants. II est egalenient fort dfcevant que le produit par habitant n'ait augmente que de 1 pour 100 par an au cours de la premiere "Decennia pour le developpement«

®7• Le problem© du developponent envisage dans le contexte des d^cennies

de dsveloppement souleve les questions inseparables de l'effort a d^ployer par les pays en voie de devaloppement eu^-mSmes et des relations de ceux- ci avec les pays developpss. S'il incorabe aux pays africains de develop- per et de diversifier leur 'jcor.omie, et d'accelerer leur croissance, il n'en demeure pas moinc que I1instability des cours des matieres premieres et les obstacles tarifaires aux exportations africaines de produits manu

factures et semi-manufactures reduisent les possibilites de developpement

economique. Pour remodier a cet etat de choses, il faut s'attaquer au systeme meme des prix intornationaux, qui favorise les pays avances au

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detriment des pays en voie de developperaent, du fait que ces derniers

vendent leurs produits sur un marchs concurrentiel raais achetent sur un marche" monopolisateur. Tant que ce probleme n'est pas resolu, l'admission sans reserve du principe de 1'effort autonorae signifierait 1'epuiseraent

economique des pays africains.

68. La cooperation economique otant une condition indispensable de lfao-

celeration du developpement, le Gouvernement de la RAU appuie ce raouvement, ~ ^ dans lequel la Commission joue un role important depuis quelques annses.

Toutefois, la methode d'integration economique preconisee par la CEA, a

savoir la division de 1'Afrique en quatre sous-regions qui finiroht probablement par se grouper en une seule region, pose d'iraportants probleiries. II y aurait done lieu de reexaminer toute forme d1 organisation en vue de' lui donner

toute la souplesse voulue pour permettre a I1integration sconomique de faire face a lfevolution economique.

89• La necessity pour la Commission dfetendre, au cours de la prochaine

decennie, le champ de ses activitss au-dela du domaine des recherches, est de plus en plus reconnue. Par consequent certains changements de structure s'imposent pour permettre a cet organisrae d'elargir ses fonctions et de hater le developpement des pays africains. Toutefois, ces reformes ne se- ront efficaces que dans la mesure ou elles bensficieront du soutien des gouvernements membres de la Commission-

90» M. Ilalekou (Gabon), attirant 1'attention sur le rapport du secretariat

intitule "A la conqtiate de 1'autonomie", pense, comme les auteurs de ce document que la prochaine decennie de la CEA menera les pays africains a lfautonomie sinon a l!independance economique. Toutefois, la realisation d'une telle autonomie exige des efforts concertos au niveau des Etats et a celui du continent.

91* Sur le plan national, les pays doivent tout d'abord etudier les pro-

blemes de dsveloppement par leurs propres moyens avant de faire appel a, toutes formes d'aide et de cooperation fondees sur les accords bilateraux et multilateraux. Toutefois 1'assistance doit s'adapter a l'ordre d'urgence des pays et s'in^egrer mutant que possible dans les plans de developpement economique. L'examen concerto dec ressources nationales et de l'assistance

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fournie au titre des accords bilateraux aussi Men que multilateraux

doit aboutir a la definition d'une action globale embrassant 1'ensemble

du pays.. A l'echelle- du continent, c»est a la CEA qu»il appartient de

coordonner les difforentes politiques de dsveloppement en encourageant

la formation d'unions economiques sous^-regionales.

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92. le President rappelle que pres de la moitie du temps prevu pour la commemoration du dixieme anniversaire de la Commission economique pour 1'Afrique et les travaux ordinaires de la neuvieme session a ete consacree a I'examen d'une affaire qui aura une influence decisive sur la methode qu'adopteront les pays africains pour resoudre en

particulier les protlemes du sous-developpement. H affirme que c'est un honneur pour lui d'avoir participe a cette action destinee a mettre

en route la deuxieme Decennie du developpement.

93- Comme l'ont fait remarquer un certain nombre de participants, 1'Afrique a peu profite de la premiere Decennie du developpement. Au moment ou cette premiere Decennie arrive a sa fin, il faut non seulement faire le point de ce qui a ete realise sur le continent, mais aussi etudier les raisons qui ont empeche de parvenir a de meilleurs resultats et a une plus grande unite; il faut aussi prendre la decision de

travailler en commun pour que la prochaine decennie joue un role decisif dans le developpement de 1'Afrique.

94. II faudra pour y parvenir, reorganiser les fondements du principal outil dont dispose le continent - la CEA - et harmoniser les diverses organisations economiques et politiques.

95- Si les quatre Drojets de resolutions dont la Commission est saisie n'ont ete presentes que par quelque pays, il nren reste pas moins qu'ils expriment la victoire que toute l'Afrique independante a su remporter

sur elle-meme.

96- M. Omaboe (Ghana) estime que les projets de resolutions comme-

moratives, qu'il a eu le privilege d'appuyer au nom de sa delegation,

ont une importance historique et qu'ils. aarquent en fait le commencement

d'une nouvelle epoque dans 1'existence de la Commission. Us definissent

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, ,: .. les, graiKls. principes de la prochaine, decennie et des annees

:,: et. .ils se composent de quatre grandee propositions qui meritent tout

,. ., 1'appul de la Commission. Tout d'abord, il faut reconnaitre que le-. .;

,..„ developpement depend.en derniere analyse des Africains eux-memes, oe

qui veut dire qu.'ils devront agir. et travailler avec ardeur parce- que

les mots ne suffiront pas a mener a bien-1'oeuvre de developpement.

, .; .D.euxiememen-fc, les divers- prganismes des Nations Unies devront etr«

organises de. telle sorte qu'ils puissent avoir une influence determinante sur le developpement de 1fAfrique au cours de la deuxieme Decennie du .

d'eveloppement. Troisiemement, il faut creer un lien entre l'organe economique et l'organe politique qui ont a connaitre du develop£$ment de la'region. Quatriemement, la Commission doit etre reorganisie de fagon a en faire un instrument plus efficace de 1'action collective. A l'heure actuelle, les Etats membres restent plut6t a l'ecart du secretariat et de sers travaux, les gouvernements ne prennent pas une part suffisante aui 'decisions collectives de la Commission et 1'action fait bien souvent

"defautj les paragraphes du dispositif du projet de resolution E/CN.14/L.35O - -: oht e*e rediges de fa^on a corriger ces imperfections. '

" 97-, II est grand temps de donner une application pratique a l'e"norme., documentation qui a ete reunie sur le developpement au cours de la derniere :: ,w,d.£eennie,.et de renforcer a cet effet la structure et les fonctiohs du '

, ^.secretariat. En outre, si la Commission doit jouer uh r6le important au cours de la prochaine'decennie, il f^iit accroitre ses ressources/

98. Si les principales propositions des projets de resolutions etaient

^ appliqueesy la CEA s'en trouverait renforcee et elle pourrait done jouer . un role plus dynamique dans U progres economique et social de la region.

99. II Taut enfin que ces projets de resolutions ne subissent pas le. meme

sort que <i*autres resolutions. II faut qu'ils aboutissent a une action

determihee, de telle sorte que les membres de la Commission puissent, un jour 6tre fiers du role qu'ils ont joue dans le developpement du continent

■ ■- africain'. ■■■■•'■

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/4

100. M. Masire (Botswana) declare que les projets de resolutions com

memoratives, qui sont 1'abqutissement de huit jours de travail ininterrompu de la part des chefs'de delegations, constituent 1'essence des principales declarations faites depuis le debut de la session et qu'ils refletent meme 1'opinion de tous, A vrai dire, ils resultent avant tout de 1'experience acquise au cours de la decennie precedente, lorsqu'ont ete jetees les bases du developpement economique futux de 1'Afrique et celles de la

deuxieme Decennie du developpement. Pour toutes ces raisons la delegation du Botswana appuie sans reserve les projets de resolutions.

101. M. Assoumou (Cameroun) estime que les projets de resolutions

comme"moratives, que sa delegation ne manquera d'appuyer, sont conformes aux souhaitsque le President du Cameroun a exprimes dans le message qu'il a envoye au Secretaire executif a 1'occasion du dixieme anniversaire de la CEA et dans lequel il evoque 1'amelioration de la coordination en ce qui concerne le developpement economique de 1'Afrique, en particulier dans le secteur industriel, et 1'association plus etroite des Etats africains a la planification et a 1'execution des activites axees sur le developpement.

102. II felicite le chef de la delegation du Kenya, M. Mboya, pour la con

tribution decisive qu'il a apportee a 1'elaboration des projets de resolu

tion.

103. En conclusion, il affirme que sa delegation est pleinement conaciente des difficultes auxquelles se heurtera la mise en oeuvre des resolutions,

mais qu'elle ne doute pas que la determination qui s'est manifested au cours des debats permettra deles surmonter.

104* Les resolutions representent une synthese extremement importante des travaux effectues au cours des seances plenieres et des reunions des chefs de delegation et indiquent la ligne de conduite a suivre par les pays d'Afrique et leurs populations dans les annees a venir. II espere que les resolutions ne subiront pas le sort drun grand nombre d'autres qui les ont precedees mais qu'elles seront mises en application par tous lee pays

concernes et par les organisations internationales interessees aux problemes

africains. II espere qu'elles beneficieront de 1'appui unanime et sans

reserve de toutes les delegations presentes a la session.

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105- M, Mulumb?. (Sepuhligue democratique du Congo), rappelaut qu'il

pensait que la presente session serait tres difference des prece"dentes, precise que son attente a ete pleinement justifise par les quatre

projets de resolutions don-t est saisie la Commission. En.effet, toutes ces resolutions appellervt 1'appui cans rSr.orvs de sa delegation. Ces texfces evoquent toutes les questions interessant l'Afrique et, dans leur ensemble, ils contribueront de fa^on cfficace au developpement de

l'Afrique. M., Maluwba a deja affiyine a plusieurs reprises que les Etats africains ne consideraient pas la CSA comme leur propre bien. II faut esperer que leur attitude est maintonant differente et qu'ils ont participe dans un tout autre eta"!; d'esprit, a la presente session et

avec la volonte d'assurer lo eucces de la prochaine ^ecennie du developpe—

ment.

106. M. roiu-j^*.«. (Algeria) estime qua le President a eu raison de cL'661arer que les decisions prises a 1'occasion du clixieme ann'iversaire

de la CEA, immediatement a-vant lo lancenent de la deuxxeme Decennie du developpement, ehgagent irrrvocablement les Africains dans leur lutte

"contre le soiis-developpern'diit "&t les ergagent surtout a" cbmpter sur eux- memes en tant que menVb?_*oc d'une grand o famille. Les pro jets de resolu

tions mettront a leu::' disposition des instruments de travail mieux adapt6s a la solution de probl^mes de plus en plue complexes et leux permettront de oompter pour 1'avenir sur des resultats beaucoUp plus favbrables.

JO7.C'eBt pour ces raisers qua L« Cilc^^ii^ii algerienne est heureuse d'apporter sor> appuir aux pro jets de rucolutiona et aussi paree que l'une de.ces resolutions precise.la.nature des relations entre les deux grandes .organisations auxquolles appartiennent les pays d'Afriqus - 1'Organisation

des: Hatioi.s Unies et 1sOrganisation de 1'unite afric.aine -, sans compter que ces,textes leur donnev;nt le moyea de travailler de fa9on plus harmo—

nieuse pour aboutir el des rosult^ts concrets dans le domaine economique et social.

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108. 11. Qondwe (Malawi) eepere que la remarque faite par le repre-

sentant du Botswana, a savoir que les resolutions representent l'unanimite he signxfie pas que les delegations manifesteraient trop de reserves a leur sujet et que de toute facon ces reserves n'interesseront pas des questions de principe car celles qui sont contenues dans les projets de resolutions sont le resultat de reflexions profondes et prudentes.

109« On peut se demander comment la Commission peut suggerer des modifi cations qui doteraient la CEA d'une structure differente de celle des autres commissions regionales des Nations Unies. La reponse est que les suggestions sont faites pour adapter la CEA aux besoins de l'Afrique. Sa delegation espere que les resolutions ne demeureront pas lettre morte et qu'une action decisive sera engagee pour tendre vers les objectifs

qu'elles incarnent.

110. M. Pratt (Sierra Leone) propose d'effectuer une modification

de redaction dans le texte anglais du projet de resolution IV par 1'insertion des mots "organs" apres "policy making" au paragraphe 8.

Sa delegation est heureuse d'appuyer les quatre projets de resolutions qui montrent comment la CEA peut contribuer d'une maniere concrete a la seconde Decennie du developpement, Le premier projet de resolution demande aux pays africains de tendre vers l'autonomie economique et d'adopter une attitude.plus constructive a 1'egard de leurs problemes, Bien qu'autonomes, les pays africains ne sont pas egoSstes et reconnaissent 1'interdependance de tous les pays du monde; ils adressent done le deuxieme projet de

resolution aux pays developpes leur demandant de prendre note de certaines mesures a adopter dans un esprit de dependance reciproque. Le troisieme projet de resolution suggere des modifications dans la structure et dans les fonctions de la CEA, tout 1'accent desirable etant mis sur 1'importance des activiles sous-regionales. Le quatrieme projet examine l!Afrique dans un cadre plus large et souligne 1'importance non seulement de relations

cordiales entre les deux organisations africaines mais aussi d1efforts

harmonieux pour travailler de concert au developpement africain. Dans 1'ensemble, les resolutions indiquent done que les pays africains sont decides, au cours de la prochaine Decennie, a s'attaquer a leurs problemes

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en gardant lee pieds sur terre par leurs propree moyens et avec toute aide quelle qu'elle soit, que d'autres sources pourront leur apporter,

111. D'institution purement theorique, la CEA doit se transformer en

institution d'execution et devenir, selon les mots du Secretaire general, la fenetre a. travers laquelle les Nations Unies voient 1'Afrique.

112. Une interpretation correcte des quatre projets de resolutions raontre qu'ils restent danc le cadre du mandat de la Commission. Au cours dee deliberation^ certains ropresentants ont plaide pour la modification de ce mandat, mais los institutions sont faites pour travailler non pas selon un texte ecrit de leurs statuts maia celon 1'enthousiasme et la

perseverance de leurs membres. Comrae le mandat de la Commission n'a

absolument pas ete modifie, ii espere que toutes les delegations pourront

souscrire aux projets de resolutions ce qui signifierait que ces projets

ont l'appui das gouvernements de la plupart des Etats membres puisque c'est la premiere fois que dos ministres assistent en si grand nombre a, la session. II soticie gue 1'adoption de ces resolutions se traduira non pas par une reVciution mais par une evolution en Afrique,

113. . M. Bc-U- (Hepubliquo-Vnie de Tanzanie) declare que les resolu tions n'ont de signification que si elles sont appliquees. II faut done que les pays africains 3'engagent a faire en sorte que les termes des resolutions eoicnt effactivsir.ent appliques car c'est de cette fa$on

seulement qu'ils peuver.t metire fin a 1 Exploitation politique et economi- que dont ils ont longoemps souffert. Se contenter de prendre conscience de la necessite do 1:unite ne menera pas k 1'unite. La Tanzanie appuie dona sans rese^e les resolutions et domande a tous les gouvernements de les considerer aucei Gorieuseneni; qu'ils ont considere leurs programmes

nationaux.

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114. Les' pays developpes ont ete instamment pries de considerer plus favorablement les problemes du developpement de l'Afrique. II faut

esperer que oette requete sera entendue mais les Africains doivent Stre prets au pire et s'organiser de telle facon que, si la mentalite des pays developpes ne change pas, ils pourront mener a bier, leur propre developpement. , L'application oonoluante des resolutions signifies que les pays africains auront appreeie correctement leurs problemes et refuse de. se ..souraottro a nouveau a 1 'exploitation. -

115- M. /.Mcii-v (Tunieie) declare que sa delegation appuie les quatre pro-jets de resolutions qui sont le resultat d'-un travail ardu et d'une. longue experience. Gependant sa. delegation souhaiterait faire

etat d'une reserve au eujefdu premier paragraphe du dispositif de la , resoluticto IV. LaTuniaie, toujours desireuse d'eviter le double emploi

ot de voir la CSA deVenir un instrument efficace du developpement afrioain, .A«Mt. pas.opposes a uno etroite cooperation entre la Commission et

..1 'Organisation de 1'uniW afrioair.e. Toutefoi,, en raison de la creation proposeed-une conf&ence des ministros au sein de laquelle seront

"epresentees les opinions de tous i9a gouve.nements et en raison des liens qux existent deja entro 1, CE4 et 1'OUA, la Tunisia est convaincue

ou'eziger la coordination doS activity dans le oadre de la.emission au

iniveau ministeriel et de ].a Co^missio:, economique et sociale de 1'OUA -

-lont elle a peooamaade la suppression a la Conference d -Alger - ne ferait qu'alourdir le necanisffi9 d-execution. II a rappele a ce sudet 1'avis que son Gouvernement a emis a Algor, a savcir que la CEA devrait etre le seul organisme charge de 1'application des decision., sur les questions

econcaiques et SOcial,s prises par la Conference de 1 'OOA des chefs d'B.t"

et de gouverneiiiont,

116. Le r-VD-xtrri ayant note qu-i.1 n.y a pas d'autres observation, propose dtadopter leB projeto de resolutions I, II, 11X et IV comme resolutions pri323 par la Commission economise pour l'Afrique a sa

neuvieme session. II en est aim*, decide.

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117. M. Masire (Botswana) estime que la CEA a fait, au cours des dix der-

,nieres annees, un solide travail de base portant sur la documentation et la mise en place du cadre institution*!el necessaire a ses operations.

Le moment ost.venu de redefinir le r5le de la Commission dans 1g develop- pement economique de l'Afrique, pour lui per.mettre de se consacrer desor- mais a des travaux d1execution repondant aux besoins des pays raembres.

II conviont done de revoir le mandat et la structure de la CEA afin d'y apporter toutea modifications qui pourraient s'averer necessaires compte tenu de 1'evolution de la situation en Afrique.

118. En ce qui concerne I1adhesion eventuelle du Botswana, du Lesotho

et du Souaziland a la Communaute economique da l'Afrique de l'est, dont il est question dans le document intitule "A la conquete de I1autonomie", M. Masire ost d'avis qu'il s'agit la d'une proposition irrealisable qui ne tient pae compte des probleraes geopolitiques de l'Afrique australe.

II souhaito quo la C2A accorde une attention speciale aux problemes de cotJ«a regicn &t Vienna en aide aux pays concerned lorsqu'ils lui en fon\= la demande. La Commission devrait meme assumer la responsabilit^

du developpement du BoTswana, du Lesotho et du Souaziland, particulie- rement en ce qui concerne les projets d'infrastructure. La reconnaissance par la CEA des conditions particulieres a ces pays faciliterait notable- m'ant leurs negociations avec les organismes fournisseurs d'assistance.

119. Au cours de la prochaine decennie, la CEA devra effectivsment accom—

plii- les tacfces que lui ont assignees les pays raembres, si clle veut

cesser d'etre consideree comme une organisation de caractere imperialiste.

D'autre part, il conviendrait de coordonner les sctivites de la CEA et celles d'autres organismes des Uations Unies, de maniere a reduire les doubles emplois et a permettre a la CEA de canaliser d3 plus en plus 1'assistance exterieure destinee a 1'Afrique.

120. A propos de la strategie du developpement, la delegation du Botswana partage l'avis du secretariat selon lequel les pays africains ont tout

avantage a pre"sente£ un front commun dans les negociations internationales.

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