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(1)

N OUVELLES ANNALES DE MATHÉMATIQUES

Solutions de questions proposées

Nouvelles annales de mathématiques 4

e

série, tome 6 (1906), p. 567-575

<http://www.numdam.org/item?id=NAM_1906_4_6__567_1>

© Nouvelles annales de mathématiques, 1906, tous droits réservés.

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(2)

SOLUTIONS DE QUESTIONS PROPOSÉES.

1967.

11903, p. 144.)

Soient AIB une corde d'un cercle, AJB un des arcs sous- tendus, I et J étant les points milieux ; M étant un point quelconque de la corde AB, élevons par ce point une per- pendiculaire sur cette corde; elle va rencontrer une des cordes AJ ou JB en un point Mj, AJ si —^- < -y et JE

V\T T

si ^—£- > - • Procédant sur la corde qui comprend Mt

(3)

( 568 )

comme tantôt sur AB et M, on obtient un point M2. On obtient ainsi une suite de points Mly M2, . . . , Mn qui ont pour limite un point de l'arc AJB, le partageant dans le rapport -r— On demande les coordonnées du point MAM n.

A. PELLET.

SOLUTION Par M. LETIERCE.

Supposons -r-TT <C -> O étant le centre du cercle, prenons

AD 2

pour axe des x le diamètre OA, pour axe des y le diamètre perpendiculaire, et soit a = arc AJB. Nous définirons un point quelconque G de la circonférence par l'angle de OC avec Ox.

AM . t

Le rapport y = -T-R" peut se mettre sous la forme

AD

où n i , n2, . . . , /i*, . . . sont d e s entiers é g a u x ou supérieurs à i, e t , pour la c o m m o d i t é de l'écriture, p o s o n s

avec *j

Sk

Les Si premiers points Mt, Mj, . . . , MSt sont sur les droites AJ, AJi, . . . , AJj4_i,

issues de A; les rapports

AM, AMo k.mSl

A J - ' A i t ' • " ' A J , , - ! sont é g a u x r e s p e c t i v e m e n t à

j il, 2'X, . . . , a*«X,

tous inférieurs à -y sauf le dernier, e t l e s points J, Ji, . . . ,

(4)

J,yt_i sont définis par les angles

a a a - , —, • . .} —— •

2 22 1S\

Les /i2 p o i n t s suivants MSl+u MSt+t, . . . , M*, sont sur les d r o i t e s J ^ - i J j , , J ^ - i J ^ + i , • • • , J ^ - i J ^ - i issues de J ^ - i ; les rapports a n a l o g u e s a -r-^- s o n t, AM

Au

2 ^ 1 ( X , - X )J 2 ' . + » ( X , - X ) , . . . , 2^(X!— X), et les points JJ t, J.çJ+i, . . . , h%—i sont définis par les angles

. . . , aX2.

D'une façon générale, si n — s^-h m, avec o < m S n ^+ 1, on voit aisément que le point Mn est sur la corde (hk—i J^+m-i ) dont les extrémités sont définies par les angles aX* et all/c-i — j y et que To

Gela étant, en prenant pour unité le rayon du cercle, les coordonnées du point M^ sont :

x = cosaX/f-{- (—i)*2/ l(X — X^) ! cos a I X^-h -——- — c o s 2X4 >>

y = sinaX/; -f- (—i)*2w(X — À>t) < sin a I X^-f- - — ~ - I — sinaX*

qui peuvent s'écrire

[

( ! )k "1

Lorsque n croît indéfiniment, le produit 2A*"M(X — X>t) reste toujours en valeur absolue inférieur à 2, sin—n^_i tend

(5)

vers o, et la limite de M« est le point de coordonnées cosaX, sinaX,

qui satisfait bien aux conditions de l'énoncé.

c. A M i . . . . B M i

Si -r-rr > - , o n c o n s i d é r e r a l e r a p p o r t -=-7- < - e t I o n

AJD 1 rJA 2

prendra OB pour axe des x.

2006.

( 1905, p . 48. )

Soit m un nombre impair positif quelconque. Formons la suite

en désignant, suivant Vusage, par [x] le nombre entier défini par

X — 1 < [x] ^X.

i° Dans la suite ainsi obtenue il ne peut y avoir plus de deux termes égaux;

i° La même suite, au contraire, contient des couples de termes égaux, et le nombre de ces couples est I — I •

L 4 J EXEMPLE. —-Pour m = 9, la suite est la suivante :

3, 4, 5, 6, 6, 7, 7, 8,

et elle contient 2 = 7 couples de termes égaux.

( R. BRICARD.) SOLUTION

. Par M. PARROD.

I° S'il y avait trois termes égaux, ils seraient consécutifs; on aurait

donc

2 m <

(6)

( 5 7 ' )

or

a < m — i ; c'est donc impossible.

i° Cette suite renferme des termes égaux, car le nombre des termes est supérieur à la différence des extrêmes plus r

Il y a donc au moins Lv™J — i couples de termes égaux. A deux termes égaux correspondent 'les inégalités

a2^ hm < ( a -+• i)2,

• i )2,

donc

m — i m < 2 a -+-1, a >

Or

x "\l ;

par suite pour ces termes

«m-

La différence de deux termes consécutifs peut être supé- rieure à i ; on aurait alors, par exemple,

donc

> 3 < m ~~ 3

et

*<[?]•

On a ainsi partagé la suite en deux; la différence des extrêmes de la première est m ~~ J —[/m]-ï-i, le nombre des termes est ^ , la différence est le nombre dont il faut augmenter [ \ / ^ ] —l pour avoir le nombre exact des couples

(7)

égaux ; on a ainsi

m — i m

T

ou

Remarque. — Le théorème est encore exact quand m es pair. Quand m est un multiple de 4, pour h = —- on a

4 f m m

— x m = — et 4

ces deux termes sont égaux, mais aucun de ceux qui les pré- cèdent ne sont égaux.

2035.

(1906, p. 9fi.)

Soient ABC, A'B'C' deux triangles. Si les droites AÀ', BB', CG' rencontrent respectivement les côtés a, b, c du premier triangle en trois points situés sur une même droite, les points {a, a'), (&, b')y (c, c') se joignent aux sommets A', B', C du second triangle par trois droites concourantes.

( R . B.)

SOLUTION P a r M. G. FONTENK.

Le triangle ABC étant pris comme triangle de référence, soient

ax-h a'y-ha'z = o, bx -+- b'y -+- b"z = o, ex -h c'y -h c"z = o

les équations des côtés du triangle A'B'C'. Si l'on désigne par A, A', A% B, B', . . . , les mineurs du déterminant

a a' à' b b' b"

(8)

( 573 )

affectés des signes qui concernent le développement de ce déterminant, on a pour les coordonnées du point A', par exemple,

x _ y _ z

X - Â7 - Â7''

de sorte que la droite A A/ rencontre le côté BG ou a en un point dont les coordonnées sont O, A', A"; l'hypothèse de l'énoncé se traduit donc par la condition

(0

O A' A"

B O B * G G' O

Une droite passant en A' a une équation de la forme

${bx -+- b'y H- b" z) -t- y {ex -+• c'y + c*2) = o;

elle passe au point (a, a'), si l'équation a ( a x ~h a'y -h a"z)

H- $(bx -+- b'y -\- b"z) -h ^{cx -+- c'y -+- c"z) = o peut se léduire à x = o , c'est-à-dire si l'on peut a\oir

a' a -f- b' ja -+- c'y = o, a"a-f- 6"(3-h C"Y = O;

il faut donc prendre

B ~ G' et l'équation de la droite considérée est

B(bx-h b'y -f- b"z) 4- C(cx -+- c'y -H c"s) = o

en écrivant que cette droite et les deux droites analogues sont concourantes, on retombe, comme l'on \oit, sur la condi- tion (i).

On démontrerait d'une manière toute semblable le théo- rème suivant : Soient ABGD, A'B'C'D' deux tétraèdres. Si les droites A A', BB', CG', DD' rencontrent respectivement lesplans a, b, c, d des faces du premier tétraèdre en quatre

(9)

points situés dans un même plan, les droites (a, a'), (b, b'), . . . déterminent avec les sommets A', B', G', D' du second tétraèdre quatre plans qui ont un point commun.

Autres solutions de MM. PAINVIN, PARROD, RETALI, SICARD et SONDÂT.

NOTE.

Voici une démonstration par la méthode de Grassmann de l'extension à l'espace indiquée par M. Fontené. U»e démon- stration toute semblable s'appliquerait à la question 2035L

Le point de rencontre de la droite AA' et du plan a ou BCI>

est donné par le produit régressif

AA'.BCD == AA'CD.B -+- AA'DB.C -+- AA'BC.D.

En écrivant que ce point et les trois points analogues sont dans un même plan, on obtient la condition

(O

o AA'CD AA'DB AA'BC BB'CD o BB'DA BB'AC CC'BD GC'DA o CC'AB DD'BC DD'CA DD'AB o

D'autre part la droite ( a , a') est donnée par le produit r é - gressif

B C D ' . B C D = B ' B C D . C ' D ' H - C ' B C D . D ' B ' - + - D ' B C D . B ' C \

et le plan passant par cette droite et par \e. point A' a pour expression

B'BCD.C'D'A'4- C'BCD.D'B'A'-b D'BCD.B'C'A'

Kn écrivant que ce*plan et l$s trois plans analogues passent par un même point, on a

o B'BGD C'BCD D'BCD A'CDA o C'CDA D'CDA A'DAB B'DAB o D'DAB A'ABG B'ABC C'ABC o

(10)

( 575 ) Si l'on écrit la relation ( i )

o p T 8

a' o Y' O'

a" 3"

la relation (2) s'écrit

8"

- a a

o - f i '

" Y' ° 8' — 8"

= o,

- Y

ce qui reM*ent manifestement au même. R. B.

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