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CONSTRUCTION ET APPLICATIONS DE DISPOSITIFS DE BARRAGES AUTOMATIQUES

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(1)

— L A H O U I L L E B L A N C H E

— 92

quenl, à. u n e première oscillation de vitesse, alleignanl ie m a x i m u m et le dépassant d'une quantité à déterminer, suc- cédera, obligatoirement, u n e m a r c h e à admission constante suivant la caractéristique m é c a n i q u e définitive à utiliser.

Fig. 4. — Réglage parfait avec critérium mixte (tachymètre et accéléromètre).

cra' Coupure au m a x i m u m de vitesse (Régulateur accélérométrique) oscillations nouvelles e5 ^> eï.

<j.u' Réglage parfait sur admission définitive ei.

ij-Mj Régulateur asservi^ mais réglage imparfait; nouvelles oscillations

en v\

pp' Coupure à la fin d'une oscillation complète. Régulateur à tachy- mètre non asservi. Nouvelle oscillation en o\

N. B. — Pour simplifier, on a supposé le régulateur parfaitement isochrone (ou compensé) &t parfaitement sensible.

Par ce seul exemple, de prédétermination d'une pertur- bation sur d i a g r a m m e s , suivie logiquement de la réalisation d'un régulateur qui semble d o n n e r d'excellents résultats, o n pourra induire quels fructueux avantages découlent dans les d o m a i n e s analogues d'études - théoriques en apparence désintéressées, bases indispensables n é a n m o i n s à rétablisse- m e n t d'appareils pratiquement satisfaisants.

Et, d u îeste, n'en est-il pas de m ê m e dans tous les ordres de sciences et de travaux ? L a télégraphie sans fil nVt-ellc pas découlé d'expériences de laboratoires, faites sur la varia- bilité de résistance de tubes à limaille, sous l'influence des oscillations hertziennes ?* N o s industriels n'appliquent-ils pas s c i e m m e n t (nous n e leur ferons pas l'injure de croire qu'ils le font inconsciemment) les lois d ' O h m et de Joule ? H e u r e u x sont-ils de n'avoir pas à se procurer pour cet emploi le bénéfice d'une- licence !

BARBILLION,

Directeur de VInstitut Polytechnique de Grenoble.

V V V V V V V V V V V V A > V V V V V V V V V V V V ^

NOTE DE LA RÉDACTION

Nos lecteurs trouveront en dernière page le compte rendu de la Fête donnée par la Société «La Houille Blanche » en l'honneur de la vingtième année d'enseignement et la nomination dans l'ordre de la Légion d'honneur de M. le Professeur Barbillion,

Qu'il nous soit permis, en cette occasion, d'adresser à ce Maître l'hommage de notre respectueuse admi- ration.

CONSTRUCTION

E T

Applications de Dispositifs de Barrages Automatiques

(SUITE ET FIN)

D a n s les rivières qui charrient relativement peu d'alluvions ou dans les barrages où les parties mobiles reposent sur un seuil fixe relativement élevé et o ù des vannes de fond sont prévues pour l'évacuation aes dépôts de sable et graviers, on utilisera également des clapets automatiques d u type repré- senté parles fig, Set 18-19. Actuellement plusieurs barrages

Fig. 18. — Vanne 'aulonwifimic h seeieur sur 3a Vienne inférieure (Franœ)

Fig. iO. — Vanne automatique à secteur sur la Vienne inférieure (France)

automatiques importants de ce système sont en construction sur la R o m a n c h e (Isère), et sur le cours inférieur de la Vienne.

Cette construction présente l'avantage de fonctionner tout à fait librement sans être influencée par le reflux venant d u bief inférieur et de laisser le profil de la rivière au dessus de Peau entièrement libre. D e plus, le barrage se laisse abattre et rele- ver de la rive sans peine par u n seul h o m m e en quelques minutes. P o u r éviter des dépôts de sable et de vase dans les chambres, il est prévu des conduites et des vannes de purge, qui restent constamment ouvertes pendant l'afflux des eaux, Article published by SHF and available athttp://www.shf-lhb.orgorhttp://dx.doi.org/10.1051/lhb/1921025

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mais ne sont "utilisées q u e de temps à autre pendant la période des basses eaux.

L e barrage actuellement en construction à Livet, sur le cours de la R o m a n c h e , c o m p r e n d d e u x clapets automatiques du

lrig. 20. — ClnpeUltfversoir a combinée aven nno vanne à

.ilomatique el à c o m m a n d e à m a i n , glissières fournanl \ a n n c d e rmri.

les clapets de s'abaisser entièrement. Les chambres des contre- poids sont pourvues de déversoir à crête réglable, par dessus laquelle l'eau d'amont pénètre dans les chambres de contre- poids en allégeant ceux-ci et en obligeant ainsi les clapets à

s'abaisser complètement. Cette disposition permet d'abais- ser facilement les clapets à volonté, en ouvrant simple- m e n t une vanne d'entrée d'eau dans les chambres des contrepoids.

L e m o u v e m e n t des vannes à secteur est obtenu par la variation de la pression hydraulique sous le secteur, au m o y e n de la vanne cylindrique automatique brevetée (Fig. 19).

L a construction d'un barrage hydraulique de grandes dimensions, suivant le type de la fig. 3, va être entreprise incessamment sur le cours de la Vienne. Il c o m p r e n d u n déversoir de 10 m . de longueur, divisé en deux clapets de 23 m . et u n clapet de 24 m . de longueur, sans piles intermédiaires, avec u n e hauteur d'eau de 3 m . 00, et une vanne de fond de 23 m . de longueur et de 4 m . 50 de hauteur d'eau.

Les fig. 15-17 représentent u n type de barrage auto- matique spécialement approprié aux cours d'eau charriant beaucoup de sable et cle gravier. C e système n'exige pas de maçonnerie considérable au-dessus d u radier, et est le seul type de barrage fonctionnant librement, m ê m e dans le cas d'un radier absolument horizontal, ne présentant pas de chute. L'appareil de bouchurc, contrairement à celui des types décrits jusqu'ici, n'est pas u n clapet, mais u n e vanne en forme de segment dont les, supports sont placés au-dessus du niveau de l'eau tel qu'il en a déjà été utilisé avec succès en Suisse pour la construction de barrages (par exemple sur la Sarine, près de Fribourg).

Mais tandis que dans les constructionsjconnues jusqu'alors la vanne mobile était m a n œ u v r é e de la passerelle de service à l'aide de treuils, les appaieils des fig. 15-47 sont à fonctionnenem-nt entièrement automatique, entraînant la suppression des treuils et des passerelles. L e fonc- tionnement automatique s'obtient à Faide de contrepoids montés sur les bras reliant la vanne à ses axes d'articula-

type de la fig. S, de 14 m . 20 de largeur et 2 m . 40 de hauteur effective, chacun séparé par une pile intermédiaire. Ils sont c o m m a n d é s séparément par d e u x sypHons disposés dans les piles de rive. L e caractère torrentiel d e la R o m a n c h e et ses apports de sable et de gravier ont conduit a m u n i r chacun des clapets d'une vanne de purge des c h a m b r e s de pression, s'ouvrant automatiquement aussitôt q u e le niveau d'amont dépassede 2, 3 c m . la hauteur de retenue normale et restant ouverte aussi longtemps q u e le clapet n'a pas repris sa posi- tion initiale. Ces vannes de purge peuvent être m a n œ u v r é e s aussi à volonté à l'aide d'un treuil.

L'installation offre ainsi toute sécurité de fonctionnement.

L e barrage en cours d'exécution sur la Vienne, pour le c o m p t e de la Manufacture nationale d'Armes de Chatellerault, c o m p r e n d cinq vannes dont trois clapets analogues à celui delà fig. 1, de 14 m . 50 et 42 m . 85 de largeur, et de 3 m . de hauteur effective, et deux vannes à secteur c o m m a n d é e s par v a n n e cylindrique automatique (fig. 48 et 49)/de 19 m . 75 de largeur et 1 m . 45 de hauteur d'eau chacune. L e s trois clapets de 3 m .

da hauteur " d'eau sont m u n i s chacun de d e u x contrepoids en béton a r m é se déployant dans des chambres aména- gées dans les piles latérales. Cette disposition a été adoptée pour compenser l'influence d u reflux d'aval, qui empêcherait

Pig. 21. — C!apet-dc»von»oir formai! I - perluis d e décharge automatique d a n s kï o a n a ! d'amenée <]<e la iïlat'ure d u Sbadlbach à À u g s b o u r g (Bavière},

tion. L a première paire de contrepoids tendant à ouvrir la v a n n e ont u n e valeur constante, tandis que la deuxième paire tendant à la fermer, disposée dans des chambres allongées, sur les côtés d u canal, subissent u n e poussée

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— 9 4 L A H O U I L L E B L A N C H E

Fig. 22. — Vanne automatique et à commande a main Fig. 23. — Vanne automatique et a commande à mein, prévue peur un barrage sur ïa Reuss. prévue pour un barrage sur la Reuss.

Fig. 25. — Vanne automatique et à commande a main, Fig. 27. — Vanne de fond automatique avec mmimande à main, servant de vanne de fond pour un bassin d'accumulation. pour un bassin d'accumulation.

Fig. 24. — Vanne automatique et' à commande à main, prévue pour un barrage sur la Reuss.

Fig. 26. — Vanne âe fond automatique avec commande à main, pour un bassin d'nrcuimulatôoii, adjacente à un clapet-déversoir à contre- poids supérieur de 12 m . de largeur.

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Fig. 27 a- — Yanne de fond automatique avec commando à main, pour un bassin d accumulation. Axe d'arti- culation .

dont l'intensité est en rapport avec la cote d u niveau d'amont aussitôt que la retenue normale se trouve dépassée. Ici, égale- ment, le réglage à u n niveau constant en présence d'un afflux variable, s'opère simplement par l'action réciproque des

contrepoids et de la pression d'eau, sans avoir recours à u n mécanisme quelconque. L a maintenance dans ces conditions d u niveau à une hauteur invariable est extrême- m e n t rigoureuse, c o m m e l'ont montré des mesures effectuées sur des installations existantes; lors- q u e la retenue est dépassée de 2 cm., la v a n n e c o m m e n c e à s'ou- vrir, et lorsque l'élévation de ni- veau atteint 5 c m . l'arête inférieure de la v a n n e s'est élevée déjà jus- qu'au niveau de Peau*. Lorsque le niveau -s'élève encore, atteignant le niveau des crues, la v a n n e s'ou vre rapidement jusqu'à sa position extrême, dépassant de 0,5 à 'I m . le le niveau des plus hautes eaux. Elle d e m e u r e dans cette position jusqu'à ce q u e le "niveau de l'eau ait atteint à n o u v e a u sa valeur normale. .La v a n n e r e c o m m e n c e alors à régler l'écou- lement de l'eau, dans la m e s u r e où cela est nécessaire pour la maintenance delà retenue normale. Les fig. 16 et 17 représen- sentent une. v a n n e semblable installée dans la T h u r près de Ebnat-Kappel, les fig. 22-24, u n projet de v a n n e automa- tique destinée à la transformation d'une installation existante sur la Reuss. D e s raisons d'esthétique ont conduit à placer, dans cette dernière construction, les contrepoids de relevage non plus a u x extrémités supérieures des leviers, mais dans des puits spécialement construits à cet effet dans les piles de rive. Outre la b o n n e évacuation des alluvions et le balayage énergique du radier, ce type d'appareil de bouchure automa- tique a l'avantage de posséder des articulations à l'airjibre et de permettre u n e réparation facile d u corps de la vanne une fois relevé. Les plus grands barrages de ce système peuvent également être m a n œ u v r e s de la rive sans effort par u n seul h o m m e en admettant l'eau dans les c h a m b r e s des„contrepoids, c o m m e c'est le cas des installations représentées par les fig. 11-14. Cette m a n œ u v r e est indiquée lorsqu'il s'agit, dans des périodes prolongées de basses eaux, de balayer de temps à autre le radier, ou encore en cas de corrections éventuelles des berges.

G R O U P E III

VANNES AUTOMATIQUES DE DÉCHARGE SUR CANAUX D'AMENÉE D'USINES

Dans le troisième groupe, comprenant les canaux de prise (dispositifs de décharge automatiques) d'usines, les appareils de bouchure automatiques rivalisent avec les siphons-déver- soirs. Pour des débits restreints, jusqu'à environ 5-6 m3 par seconde, ces derniers soutiendront la concurrence avec avan- tage, car leur coût, pour de petites dimensions, est inférieur à celui de clapets qui, pour réaliser u n bon fonctionnement, doivent atteindre u n e grandeur déterminée. P o u r des débits plus considérables de 6 m3 par seconde environ, les clapets automatiques prennent déjà le dessus, car non seulement (dans la plupart des cas), leur côûi est inférieur o u . tout au moins égal à celui des siphons de m ê m e capacité, mais encore ils écoulent l'eau plus également vers l'aval (les siphons débitent subitement, au m o m e n t de l'amorçage, u n e puissante vague

d'eau) et, lorsqu'ils sont pourvus de dispositifs de m a n œ u v r e , ils peuvent être utilisés pour la vidange d u canal.

T o u s les systèmes d'appareils de bouchure automatiques décrits jusqu'ici ont déjà été employés c o m m e organes de décharge pour canaux. L'une des constructions ies plus fré- q u e m m e n t adoptées est représentée par la fig. 20. L e clapet- déversoir automatique y est combiné avec u n e vanne à glissière ordinaire, qui sert de vanne de fond pour le balayage d u radier et pour la vidange totale du canal, tandis que le clapet- déversoir qui I3 surmonte règle de lui-même le niveau et évacue la glace ou les autres corps flottants L'ensemble constitue en quelque sorte u n perfectionnement de la vanne double géné- ralement employée en pareil cas, dont on abaisse la partie supérieure qui est ici formée par le clapet automatique. U n treuil m o n t é sur le contrepoids permet ici aussi d'abaisser le clapet à volonté.

L a fig. 21 représente une disposition semblable construite dans le canal d'amenée des turbines de la filature de coton sur le Stadtbach à Augsbourg. L a capacité est d'environ 20 m3 par seconde.

G R O U P E IV

VANNES DE FOND AUTOMATIQUES POUR BARRAGES MASSIFS

L e quatrième groupe comprenant les vannes de fqnd auto- matiques pour barrages fixes et bassins d'accumulation ne permet d'utiliser qu'un n o m b r e plus restreint de constructions.

Fig. 28. — Clapet automatique régulateur de débit.

Il s'agit ici exclusivement d u type représenté par les fig, 15-17, soit la vanne automatique à segment. Les fig. 25-27 indiquent l'utilisation de ces appareils c o m m e vanne de fond automatique complétée par u n clapet-réservoir adjacent à contrepoids supérieur.

Cette combinaison permet découler automatiquement sans élévation appréciable de la retenue, le v o l u m e entier des crues, et d'évacuer les glaçons et corps flottants (par le clapet) en m ê m e temps que de balayer efficacement le radier.

L a vanne de fond étant m u n i e d u dispositif simple de m a n œ u v

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— 96 L A H O U I L L E B L A N C H E vre décrit plus haut, le bassin d'accumulation peut être vidé

entièrement en tout temps. O n a la possibilité, en chargeant plus o u moins les contrepoids, de faire fonctionner en premier lieu soit le clapet-déversoir, soit la v a n n e de fond automa- tique, selon q u e l'on estime indiqué de chasser immédiatement les apports de sable et graviers au début de la crue, ou qu'on préfère utiliser le clapet-déversoir pour que le radier ne soit pas trop attaqué.

teurs, o u bien on m é n a g e des bassins de régularisation sur les côtés d u canal de fuite. Les appareils automatiques suivants servent à régler uniformément l'écoulement de ces réservoirs, i n d é p e n d a m m e n t d u niveau m o m e n t a n é .

L a fig. 28 représente u n dispositif simple, qui est utilisé lorsque le v o l u m e d'eau à livrer reste à peu près le m ê m e . Lè clapet tourne autour d'un axe horizontal placé à environ 1/3 de la hauteur. Cet axe suit, dans la plupart des cas, u n e courbe

Fig. 20-31. — Réglage automatique de débit, fonctôonnanl dans les limite.de 3 à 15 m3 par seconde, sur le canal de lui te de l'usine de Leitzach (Haute-Bavière).

G R O U P E V

DISPOSITIFS AUTOMATIQUES D'ÉCOULEMENT LIVRANT UN VOLUME D'EAU UNIFORME MALGRÉ LES VARIATIONS DE NIVEAU

Les appareils qui constituent le cinquième groupe ont u n but essentiellement différent. Il s'agit ici d'écouler sous une pression variable u n e quantité d'eau fixée d'avance, qui peut être constante ou variable. C e cas se présente fréquemment pour des usines de force accumulant l'eau par intervalles, tout en étant tenues de livrer aux usiniers suivants, pendant 24 heures, u n v o l u m e d'eau uniforme. D'ordinaire les canaux de fuite sont,-en pareil cas, transformés en bassins compensa-

détermînée, et le clapet s'abaisse de sa position initiale jusqu'à la position horizontale, selon q u e le niveau d'amont est élevé o u s'abaisse.

L a position d u clapet est déterminée par l'équilibre des m o m e n t s des pressions d'eau sur le bras supérieur et inférieur.

Lorsque le niveau d'amont baisse, le clapet se rapproche de la position horizontale, pour se relever q u a n d ce niveau remonte.

E n donnant u n e forme appropriée à la courbe décrite et au profil d u bras inférieur, on réalise l'égalité de débit sous k clapet (ou sa variation suivant des lois déterminées), pour toutes les hauteurs d'eau.

Lorsque la quantité d'eau à livrer doit subir des variations plus sensibles, le simple dispositif décrit ci-dessus n'est p ^s applicable. E n pareil cas on utilise des vannes à segment

(6)

mues par la pression de l'huile, qui sont c o m m a n d é e s par oies flotteurs différentiels dépendant des niveaux a m o n t et aval, complétés par des appareils de contre réglage.

Les fig- 29-31 montrent u n m é c a n i s m e de ce genre installé sur le bief inférieur de l'usine de Leitzach (Bavière), et cons- truit pour fournir régulièrement u n e quantité d'eau que Ton peut faire varier de 3 à 15'm: i par seconde.

L e réglage des divers débits s'opère d u tableau de distribu- tion éloigné d'environ 2 k m .? sur lequel le réglage m o m e n t a n é est signalé électriquement et s'inscrit automatiquement sur une échelle graduée. L'installation est en service depuis 1914 et fonctionne très exactement, c o m m e il ressort d u rapport d'expertise dresse lors de la réception (1).

H A U T E U R D'EAU D É B I T P R É V U D É B I T RÉEL

3 2 0 0 '13,00 13,10

3 0 7 8 13,00 12,93

2 8 8 5 1 3 , 0 0 12,92

2811 1 3 , C 0 i%, 9 0

2 7 2 0 13,00 13,00

2 5 7 2 13,00 12,90

2 4 4 2 13,00 13,05

2 3 1 0 13,00 13,15

2186 15,00 15,16

1990 15,00 15,05

1787 1 5 , C 0 15,00

5 7 0 0 8 , 0 0 8,14

3 0 0 0 _„8,00. 7,95

1000 8 , 0 0 7,97

450 8 , 0 0 8,02

4 5 0 3 , 0 0 3 , 1 0

1000 3 , 0 0 3,03

3 0 0 0 3 , 0 0 3 , 0 2

5 7 0 0 3 , 0 0 2 , 9 2

Relativement a u coût des appareils de bouchure automati- ques décrits ci dessus l'on peut dire q u e les frais d'achat ne

sont en général pas plus élevés que ceux des vannes ordinaires, à glissières o u des vannes Stoney. L e s diverses formes d'exé- cution suivant lés'fig. 1-31 coûtent, m ê m e la plupart d u temps, sensiblement moins cher q u e des vannes à panneaux,, avan- tage auquel vient s'ajouter le gain réalisé d u fait de l'infras- tructure plus simple, de la suppression des piles intermé- diaires, etc.

Les frais d'entretien et de m a n œ u v r e sont nettement infé- rieurs à ceux q u e nécessitent des vannes à glissières ou à rouleaux, grâce à la suppression de la m a n œ u v r e , de la surveillance et d u graissage; d u fait de la simplicité de la construction, de la suppression de treuils, chaînes, câbles, etc.

les réparations sont naturellement m o i n s fréquentes.

La totalité des installations décrites ont été exécutées par la S. À. des Barrages* Automatiques Zurich, et brevetées par cette Société, qui, depuis dix ans, s'est acquis la spécialité exclusive de la construction de ces appareils automatiques.

E. F R O T É , Ingénieur

t( S C o m m u n i q u é p a r la Société A n o n v m e d e s Barrages Automatiques

<*e Zurich.

L'USURE

D E S

TURBINES HYDRAULIQUES

SES CONSÉQUENCES ET LES M O Y E N S D'Y PARER (SUITE E T FIN)

IV

L ' U s u r e d e s T u r b i n e s et le Dessableur d e l'Usine d e T A c K e r s a n d .

U N E DESCRIPTION DÉTAILLÉE D E L'USINE D E L'ACKERSAND, SUR LA V I È G E D E SAAS, E N VALAIS, A ÉTÉ P U B L I É E P A R LA Schweizerische Bauzeitung

E N 1909 ; N O U S IA S U P P O S O N S C O N N U E AUSSI DES LECTEURS D U Bulletin technique. ELLE DISPOSE D ' U N E C H U T E UTILE D'ENVIRON 700 M È T R E S ET A ÉTÉ P R É V U E P O U R QUATRE TURBINES D E 5.5OO H P C H A E U N E , A V E C U N E C I N Q U I È M E C O M M E RÉSERVE.

L E S D E U X P R E M I È R E S TURBINES INSTALLÉES, FURENT L O N G T E M P S SEULES E N SERVICE CL, G R Â C E AU DESSABLEUR D E LA PRISE D'EAU À SAAS-BALEN, Q U I ÉLIMINAIT U N E G R A N D E PARTIE D E S ALLUVIONS C O N T E N U E S D A N S L'EAU, LES DISTRIBUTEURS DES TURBINES N'ÉTAIENT R E M P L A C É S Q U ' U N E FOIS PAR ARI ET LES R O U E S M O T R I C E S DURAIENT PLUSIEURS A N N É E S . L E FONCTION- N E M E N T D E CE DESSABLEUR, D O N T LA FIG. 16 D O N N E U N E V U E EXTÉRIEURE, ÉTAIT D O N C CONSIDÉRÉ C O M M E SATISFAISANT.

D E P U I S Q U E L Q U E S A N N É E S , L ' É Q U I P E M E N T D E L'USINE EST D E Q U A T R E TURBINES VISIBLES SUR LA FIG. 17 ET LA P U I S S A N C E D E S G R O U P E S , P O R T É E À 6.000 H P C H A C U N . L E DÉBIT UTILISÉ A D O N C ÉTÉ PLUS Q U E D O U B L É ET D É P A S S E A C T U E L L E M E N T CELUI A D M I S LORS D E LA CONSTRUCTION D U DESSABLEUR.

M A L G R É LA G R A N D E VITESSE D E L'EAU D A N S LES D E U X C A N A U X D E D É C A N T A T I O N QU'IL C O M P O R T E , LE DESSABLEUR ÉLIMINAIT ENCORE, SOUS CE N O U V E A U R É G I M E , U N E TRÈS FORTE QUANTITÉ D'AÎLUVIONS. L E TRIAGE DES D É P Ô T S TROUVÉS D A N S LES C A N A U X D E DÉCANTATION-, D O N T O N AVAIT ENLEVÉ LES PAROIS-GUIDES TRANSVERSALES, FIT VOIR, P A R E X E M P L E , Q U E L'ÉCHANTILLON PRÉLEVÉ À 6 M È T R E S D E L'ENTRÉE CONTENAIT DÉJÀ JE 17 % E N V O L U M E , D E GRAINS AVEC U N D I A M È T R E INFÉRIEUR À 1,1 M M . ET Q U E CELUI PRÉLEVÉ À 21 M È T R E S D E L'ENTRÉE E N CONTENAIT LE 98 % . L'ÉVA- C U A T I O N D E S D É P Ô T S AU M O M E N T V O U L U , A U M O Y E N D E (t CHASSES ».

EXIGEAIT TOUTEFOIS B E A U C O U P D'ATTENTION, D U T E M P S ET D U TRAVAIL ET PORTAIT P R É J U D I C E À LA DÉCANTATION D A N S LE SEUL D E S D E U X C A N A U X RESTANT E N SERVICE. A P R È S U N CERTAIN L E M P S , S O N ACTION D I M I N U A I T À TEL P O I N T Q U E L'ON TROUVAIT, D A N S LES C A N A U X D E FUITE D E S TURBINES, D U SABLE E N QUANTITÉ, VOIRE M Ê M E DES PETITS.GRAVIERS ALLANT JUSQU'À 12 M M . D E D I A M È T R E ET Q U E L'USURE DES TURBINES PRENAIT D E S P R O - PORTIONS TRÈS INQUIÉTANTES.

U N E A U G M E N T A T I O N D U N O M B R E DES C A N A U X D E DÉCANTATION AURAIT P E R M I S ' D'AMÉLIORER CET ÉTAT D E CHOSES, M A I S C O Û T É FORT C H E R ET LA PERFECTION D U DESSABLAGE SERAIT D E M E U R É E D É P E N D A N T E D E L'ATTENTION D U P E R S O N N E L . O N C O M P R E N D L ' I M P O R T A N C E D E CES FACTEURS, LORS- Q U ' O N SAIT Q U ' E N 19x9, LE DESSABLEUR T R A N S F O R M É A É L I M I N É ET É V A C U É JUSQU'À 44 TONNES, ET PLUS, D'ALLUVIONS P A R H E U R E .

A P R È S Q U E L Q U E S ÉTUDES PRÉLIMINAIRES; LA « SOCIÉTÉ D E S USINES ELECTRIQUES D E LA L O N Z A », PROPRIÉTAIRE D E L'USINE, A D O P T A NOTRE PROPOSITION T E N D A N T À U N MEILLEUR DESSABLAGE D E F E A U P A R L'INSTAL- LATION D ' U N DISPOSITIF D E P U R G E A U T O M A T I Q U E ET C O N T I N U E P O U R LES ALLUVIONS ÉLIMINÉES, C O M B I N É A V E C U N E MEILLEURE RÉPARTITION ET TRAHQUILÏISATION D E L'EAU D A N S LES D E U X C A N A U X D E DÉCANTATION. C E N O U V E A U PRINCIPE D E DESSABLAGE EST BREVETÉ E N SUISSE ET À L'ÉTRAN- GER. L E S TRAVAUX D E T R A N S F O R M A T I O N FURENT EXÉCUTÉS P E N D A N T L'HIVER 1918-1919.

L E DESSABLEUR, TEL QU'IL EST A U J O U R D ' H U I , EST REPRÉSENTÉ P A R LA FIG. 18. L A TRANSFORMATION A CONSISTÉ : D A N S LE P L A C E M E N T À L'ENTRÉE D Û DESSABLEUR D ' U N E SÉRIE D E D E U X GRILLES E N BOIS À FORT ÉCARTE- M E N T , D ' U N G O U V E R N A I L P O U R LA TRANQUILLISATIOII ET LA RÉPARTITION D U DÉBIT E H PARTIES ÉGALES D A N S LES D E U X C A N A U X , P U I S D E D E U X SÉRIES D E GRILLES À É C A R T E M E N T PLUS FAIBLE, D O N T LA FONCTION EST D E TRAN-

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