Stratégie de développement du sport pour tous au Burkina

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Texte intégral

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1

Faculté des sciences de la motricité Université catholique de Louvain, Belgique

Stratégie de

développement du sport pour tous au Burkina

Zihan Anne Mireille BOMBIRI Faso

Tuteur

Professeur Claude LEGRAND

MASTER EXECUTIF EN MANAGEMENT DES ORGANISATIONS SPORTIVES EXECUTIVE MASTERS IN SPORTS ORGANISATION MANAGEMENT

Memos VIII 2018-2019

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I

DEDICACE

Je dédie ce mémoire à :

Ma mère chérie et à ma très chère belle-mère qui n’ont jamais cessé de me donner leurs bénédictions ;

Mes enfants Hisham et Chaïma à qui je souhaite un avenir rayonnant et plein de réussite ;

Mon cher époux à qui je souhaite plein de succès dans ses projets.

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II Remerciements

Au terme de notre travail, je tiens à exprimer toute ma gratitude à tous ceux qui m’ont aidé et concouru à la réalisation de cette étude.

Tout d’abord, j’adresse mes vifs remerciements au Professeur Claude LEGRAND, mon cher tuteur pour son aide, ses précieux conseils et sa disponibilité, qui m’ont permis de mener à bien cette étude.

Aussi voudrais-je traduire ma reconnaissance aux membres du Comité National Olympique et des Sports Burkinabé, plus particulièrement au Président, son Secrétaire General et son Trésorier qui n’ont ménagé aucun effort pour me mettre dans les meilleures conditions durant toutes les étapes de ma formation.

Je souhaite également remercier Mr Soumaila TRAORE, le Directeur du sport pour tous et Mr NAON Moumouni qui se sont illustrés comme des Co- directeurs de mémoire et m’ont apporté des informations et des ouvrages très utiles à l’élaboration de mon projet.

Mes remerciements s’adressent également aux personnes ressources contactées lors des interviews et aux travailleurs de l’hôtel administratif de Ouagadougou qui m’ont accordé un peu de leur temps précieux pour un partage d’expériences et d’informations.

Aussi, il me semble primordial de remercier tous les intervenants du MEMOS pour la fluidité et la qualité de la formation reçue, et qui m’a déjà servie dans mon projet de recherche et dans ma fonction.

Je ne pourrai clore mes remerciements sans citer mon entourage, notamment les membres de ma famille, mes ami(e)s et surtout mes camarades de promotion du MEMOS VIII pour la convivialité partagée durant les différentes sessions.

Enfin à mon époux Abdul Salam, merci pour les sacrifices consentis tout au long de ma formation qui m’ont permis d’aboutir à la réalisation de ce mémoire.

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III Résumé

La présente étude porte sur la stratégie de développement du sport pour tous au Burkina Faso.

L’objectif de cette étude est de proposer une stratégie basée sur une segmentation et un ciblage, afin de promouvoir la pratique des activités physiques et sportives (APS) pour la santé et le bien être des travailleurs de l’hôtel administratif de Ouagadougou en particulier et de la population en général.

La démarche mixte (quantitative et qualitative) a été utilisée pour cette étude, en vue de comprendre les principales causes de la faible adhésion des travailleurs aux activités physiques de sport pour tous.

De l’analyse des résultats recueillis, il ressort qu’une sensibilisation suffisante, un encadrement législatif et réglementaire suffisant et une disposition des ressources humaines, matérielles et financières adéquates contribueront à l’adhésion massive des travailleurs au sport pour tous.

Des suggestions et recommandations ont été formulées à l’endroit du Ministère des sports et des Loisirs et ses différentes parties prenantes plausibles. Ces recommandations ont servi à l’illustration des orientations stratégiques et pour l’élaboration du plan d’actions de la stratégie.

Mots et termes clés : sport pour tous, APS, santé, stratégie.

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IV Abstract

This study focuses on the sport development strategy of sport for all in Burkina Faso.

The objective of this project is to propose à strategy based on segmentation and targeting, to promote the practice of physical and sports activities (APS) for health and the well-being of the workers of the administrative hotels of Ouagadougou in particular and the population in general.

The mixed approach (quantitative and qualitative) was used for this study, in order to understand the main causes of low worker’s adherence to sport for all physical activities.

The analysis of the results collected shows that sufficient awareness, adequate legislative and regulatory framework and adequate human, material and financial resources will contribute to the massive participation of workers in sport for all.

Suggestions and recommendations were made to the Ministry of sport and recreation and its various plausible stakeholders. These recommendations served to illustrate the strategic orientation and for the elaboration of the action plan of the strategy.

Key words and terms : sport for all, APS, health, strategy.

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V TABLE DE MATIERES

DEDICACE ... I Remerciements ... II Résumé ... III Abstract ... IV Liste des tableaux ... IX Liste des figures ... X Sigles et abréviations ... XI

INTRODUCTION ... 1

Première partie : ... 7

Cadre d’analyse et données ... 7

CHAPITRE I : REVUE DE LITTERATURE ... 8

I.1.contexte de l’étude ... 8

I.1.1. Présentation du Burkina Faso ... 8

I.1.1.1. Données géographiques ... 8

I.1.12. Organisation de l’administration publique ... 9

I.1.2. Le secteur du sport au Burkina Faso ... 10

I.1.2.1. Le sport, un secteur en émergence ... 10

I.1.2.2. Le ministère des sports et des loisirs(MSL) ... 10

I.1.2.3. Les différentes pratiques sportives au Burkina Faso ... 11

I.1.3. Les bienfaits et les méfaits de la pratique des APS ... 12

I.1.3.2. Les méfaits de la pratique des activités physiques et sportives ... 13

I.2. Cadre théorique ... 13

I.2.1. Définition de concepts ... 13

I.2.2. Appréhender le sport pour tous ... 17

I.2.2.1. Résumé succinct de la revue de littérature ... 17

I.2.2.2. Les politiques en matière de sport pour tous ... 19

I.2.2.2.1. Au niveau mondial ... 19

I.2.2.2.2. Au niveau ouest africain ... 20

I.2.2.2.3. Au niveau burkinabè ... 20

CHAPITRE II : CADRE D’ANALYSE ... 22

II.1. Etats des lieux de la pratique du sport pour tous ... 22

II.1.1. Histoire du sport pour tous au Burkina Faso ... 22

II.1.2. La pratique du sport pour tous dans l’administration ... 23

II.1-2-1 L’administration publique ... 23

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VI

II.1.2.2. Le secteur privé ... 23

II.1.2.3. Répartition des sites de pratique et du nombre hebdomadaire de pratiquants par région ... 23

II.1-2-4- L’encadrement technique du sport pour tous ... 25

II.1-2-5- le cadre de pratique du sport pour tous ... 26

II.1.2.6- le cadre législatif et réglementaire du sport pour tous ... 26

II.2. Analyse diagnostique ... 26

II.2.1. Positionnement de la Direction du Sport pour Tous dans l’organigramme du ministère des sports et des loisirs ... 26

II.2.2. Présentation de la direction du sport pour tous(DST) ... 27

II.2.3- vision, missions, et slogan ... 27

II.2.4. Les prestations de la DST ... 28

II.2.5. Les ressources financières et matérielles ... 29

II.2.6. Les facteurs clés de réussite ... 29

II .3. Analyse selon le modèle SWOT ... 29

II.3.1. Analyse interne ... 29

II.3.2. L’analyse externe ... 31

II.3.3. Les stakeholders ou parties prenantes ... 34

II.3.3.1.les parties prenantes externes ... 34

II.3.3.2.les parties prenantes internes ... 35

CHAPITRE III : METHODOLOGIE ... 37

III.1. Type de recherche et collecte de données ... 37

III.1.1. Type de recherche ... 37

III.1.2 collectes de données ... 37

III. 1.2-1- instrument de collecte de données ... 37

III.1.2.2. Limites des instruments de collectes de données ... 38

III.2. Le cadre de l’étude et la population d’étude ... 38

III.2.1. Le cadre de l’étude ... 38

III.2.2. La population d’étude et population cible ... 39

III.2.3. Les Critères d’inclusion et d’exclusion ... 39

III.2.4. L’échantillonnage et l’échantillon ... 39

III.2.4 .1-l’échantillonnage ... 39

III.2.4-2-L’échantillon ... 40

III.3. Variables et indicateurs... 41

III.4. Le déroulement des enquêtes ... 41

III .4.1-la pré-enquête et validation des questionnaires ... 41

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VII

III.4.2-Les enquêtes proprement dites ... 41

III.4.3-Difficultés et limites de l’étude ... 42

III. 5. Le mode de traitement des données ... 42

CHAPITRE IV : RESULTATS OBTENUS ... 44

IV.1. Récapitulatif du nombre d’enquêtés ... 44

IV .2. Présentation et analyse des résultats ... 44

IV .2.1. Présentation et analyse des résultats relatifs au niveau et à la régularité de pratique ... 44

IV .2.2. Présentation et analyse des résultats relatifs à la connaissance sur le sport pour tous ... 47

IV.2.2.1. Notion de sport pour tous et différents canaux de diffusion ... 47

IV.2.2.2. Autres connaissance sur le sport pour tous ... 48

IV.2.3. Présentation et analyse des résultats relatifs à la motivation à l’adhésion ou à la non adhésion ... 51

IV.2.4. Présentation et analyse des résultats relatifs à l’encadrement législatif et réglementaires du sport pour tous ... 53

IV.2.5. Présentation des résultats et analyses relatifs à la prestation de la DST ... 55

Deuxième partie : ... 57

Proposition de mise en œuvre de la stratégie ... 57

CHAPITRE V : PROPOSITION D’UNE STRATEGIE DE DEVELOPPEMENT DU SPORT POUR TOUS AU BURKINA FASO ... 58

V.1. Suggestions et recommandations ... 58

V.1.1. Suggestions par thème... 58

V.2. Orientations stratégiques ... 60

V.2.1. Rappel des objectifs de la stratégie ... 60

V .2.1.1. Objectif global ... 60

V.2.1.2 Les objectifs spécifiques ... 60

V .2.2. Identification des orientations stratégiques ... 60

V.3 : Plan d’actions, ressources mobilisées ... 61

V.3.1. Les mécanismes de mise en œuvre ... 61

V.3.1.1. Principes directeurs ... 61

V.3.1.2. Instruments de mise en œuvre ... 62

V.3.1.3. Structures d’orientation ... 62

V.3.2. La mise en œuvre ... 62

V.3 .2.1. La mise en œuvre - les actions par objectif ... 62

V.3.2.1.1. Orientation stratégique 1 : Institution d’un cadre juridique et institutionnel favorable au développement du sport et des loisirs. ... 62

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VIII V.3.2.1.2. Orientations stratégiques 2 : Renforcement des capacités organisationnelles de

la DST(MSL). ... 63

V.3.2.1.3 Orientation stratégique 3 : Amélioration du système d'information et renforcement de la communication sur les actions du département en charge du sport pour tous. ... 64

V.3 .2.2. Le plan d’actions – Les ressources mobilisées ... 64

V.3.2.2.1. Les ressources humaines nécessaires ... 64

V.3.2.2.2. Origine des ressources financières mobilisées ... 64

V.3.2.2.3. Le plan d’action - Suivi- évaluation ... 65

V.3.2.2.4. Hypothèse de risques ... 65

V.4. Matrice plan d’action ... 67

CONCLUSION ... 71 Bibliographie ... I Articles de périodiques électronique ... I Site internet ... II Annexes ... III

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IX Liste des tableaux

Tableau 1 : Récapitulatif du nombre de sites d’animation et du nombre de pratiquants hebdomadaire

dans l’administration par région. ... 24

Tableau 2 : Récapitulatifs des acquis en matière de formations de 2012 à 2018 ... 25

Tableau 3 : La segmentation stratégique ... 28

Tableau 4 : Récapitulatif des forces et faiblesses, opportunités et menaces (selon l’analyse SWOT). 33 Tableau 5 : Récapitulatif des variables et des indicateurs ... 41

Tableau 6 : Récapitulatif des échantillons des personnes enquêtées ... 44

Tableau 7 : Orientations stratégiques par priorité ... 61

Tableau 8 : Plan d’action ... 67

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X Liste des figures

Figure 1 : Segmentation de la population concernée par la stratégie ... 5

Figure 2 : Cartes du Burkina Faso ... 9

Figure 3 : Matrice des parties prenantes externes ... 35

Figure 4 : Schéma d’analyse stratégique illustrant les parties prenantes internes du sport pour tous. ... 36

Figure 5 : Niveau de régularité de la pratique des APS ... 44

Figure 6 : Niveau de régularité de la pratique des APS ... 45

Figure 7 : Notion de sport pour tous et canaux de diffusion ... 47

Figure 8 : Connaissance générale du sport pour tous ... 49

Figure 9 : Motivations des adhérents ... 51

Figure 10 : Motivations des non adhérents ... 52

Figure 11 : Encadrement législatifs et règlementaires ... 53

Figure 12 : Appréciation de la prestation et de l’encadrement ... 55

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XI Sigles et abréviations

MSL : Ministère des sports et des loisirs DGS : Direction générale des sports DST : Direction du sport pour tous SPT : Sport pour tous

PNSL : Politique nationale des sports et des loisirs APS : Activités physiques et sportives

DGESS : Direction générale des études et des statistiques sectorielles ISSDH : Institut des sciences du sport et du développement humain MNT : Maladies non transmissibles

OMS : Organisation mondiale de la santé

INSERM : Institut national de la santé et de la recherche médicale CEDEAO : Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest UA : Union Africaine

FNPSL : Fonds national pour la promotion du sport et des loisirs MS : Ministère de la santé

AN : Assemblé national

MCRP : Ministère de la communication et des relations avec le parlement MEF : Ministère de l’économie et des finances

DFTRN : Direction de la formation technique, de la réglementation et des normes DSI : Direction des services informatique

DAD : Direction des archives et de la documentation SAF : Service administratif et financier

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1

INTRODUCTION

« De nos jours, l’évolution du mode de vie s’accompagne d’un abandon progressif de la dépense physique dans les activités professionnelles comme dans celle de la vie courante. Si le labeur excessif des périodes antérieures a contribué à un vieillissement prématuré de la population, aujourd’hui l’accroissement du travail sédentaire tend à priver une majorité d’individus d’une stimulation physique nécessaire au bon équilibre et à la santé. L’épidémie d’obésité et l’accroissement des maladies non transmissibles, telles que les maladies cardio-vasculaires, le diabète, les maladies respiratoires chroniques, les cancers sont souvent misent en relation avec ce phénomène »1.

Ainsi, selon l’organisation mondiale de la santé (OMS), la sédentarité est le quatrième facteur de risque de mortalité au niveau mondial après le tabagisme, l’usage nocif d’alcool et l’alimentation non équilibrée. Aussi, 5% de la mortalité mondiale est imputable à la surcharge pondérale et à l’obésité. De plus, les maladies non transmissibles(MNT) tuent chaque année 40 millions de personnes, ce qui représente 70% des décès dans le monde. Chaque année 15 millions de personnes âgées entre 30 et 69 ans meurent d’une maladie non transmissible et plus de 80% de ces décès « prématurés » surviennent dans les pays à revenu faible ou intermédiaire.

Au Burkina Faso, l’enquête steps (Rapport d’enquêtes sur la prévalence des principaux facteurs de risques communs aux maladies non transmissibles) réalisée par le Ministère de la santé en 2013 indique que 30,1% des travailleurs interrogés ne pratiquaient aucune activité physique.

On note également que la prévalence de l’inactivité physique est de 38,4% en milieu urbain et de 25,7% en milieu rural. Quant au surpoids, sa prévalence est de 13,4% chez les adultes de 24 à 64 ans et de 4,5 % pour l’obésité2.

Ainsi "bouger" est devenu un nouvel enjeu de santé publique selon l’institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM) français.

Cette réalité interpelle les pouvoirs publics et les professionnels des champs sanitaires et sportifs qui, par différentes stratégies de promotion de l’activité physique et sportive doivent amener les populations à changer leur comportement et leurs habitudes de vie, pour leur bien- être et leur santé.

1 Activité physique : contextes et effets sur la santé-Inserm, disponible sur expcol_2008_activite.pdf, consulté le 15 octobre 2018

2 Ministère de la Santé : Rapport de l’enquête national sur la prévalence des principaux facteurs de risques communs aux maladies non transmissible au Burkina Faso : enquête steps 2013, 230p

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2 A cet effet, le Sport pour tous (SPT) dont l’objectif principal est de garantir à tous, l’accès à la pratique d’une activité physique et sportive pour le bien-être physique, mental, social et pour la santé s’avère être un moyen adéquat pour permettre à tous de pratiquer une activité physique régulière selon les recommandations de l’OMS.

Fort de cela, le Sport pour tous est promu dans la plupart des pays du monde et son développement, sujet de notre présente étude, est une priorité d’ordre mondial.

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3

Problématique

Au plan mondial, le sport pour tous ou sport santé est promu par le Comité international olympique(CIO) et l’Organisation mondiale de la santé(OMS) qui a adopté en 2010 les recommandations mondiales de l’activité physique pour la santé.

Aussi au plan ouest africain, plusieurs actions de promotion du sport pour tous sont menées par la communauté économique des états de l’Afrique de l’Ouest(CEDEAO).

Au Burkina Faso, la pratique des activités physiques et sportives pour la santé est une préoccupation gouvernementale depuis 1984 qui s’est matérialisée par l’instauration du sport de masse obligatoire dans l’administration publique, puis la création de la direction du sport pour tous au ministère en charge des sports en 2006. Ainsi, depuis son lancement officiel le 22 Mars 2012, la pratique du Sport pour tous a connu un regain d’activité.

Pour ce faire, la direction du Sport pour tous (DST), chargée de promouvoir la pratique du sport pour tous dans la population burkinabè en générale et dans les différentes structures administratives publiques et privées en particulier, entreprend plusieurs activités à savoir : des campagnes de sensibilisation sur les bienfaits de la pratique du sport et des activités physiques;

la création de cadres appropriés pour la pratique; des sessions de formation et de recyclage d’animateur de sport pour tous. Des séances d’animations autour des disciplines telles que le fitness, l’aérobic, la marche sportive, les cross populaires, le volleyball, le football, le basketball, la pétanque ; etc…

Les actions de la direction du sport pour tous sont prioritairement dirigées vers les populations adultes (18 à 64 ans) urbaines qui sont jugées moins actives physiquement et plus particulièrement vers les travailleurs de l’administration publique qui développent plus de comportements sédentaires.

En effet, une évaluation de la condition physique de 256 travailleurs du bâtiment administratif lors d’une campagne de sensibilisation, a fait ressortir que 105 évalués étaient en surpoids et 41 en obésité. Ces résultats conclus montrent qu’environ 57% des travailleurs évalués sont sédentaires3. Cependant, les séances d’animation en fitness et en maracaña organisées au sein du bâtiment depuis 2017, enregistrent un taux de participation par séance d’environ 3,5% (soit un nombre moyen d’adhérents par séance de 35 personnes sur 1000 travailleurs).

3 Archive des statistiques de la direction du sport pour tous(DST), décembre 2018

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4 Malgré les efforts consentis par le département en charge du sport pour rendre effective et dynamiser davantage la pratique du sport pour tous, force est de constater que le nombre de pratiquants reste faible et insatisfaisant dans l’administration publique. La région du centre qui compte près de 50% des travailleurs de la fonction publique se retrouve avec un taux de participation d’environ 1% dans les différents sites de sport pour tous4. Les travailleurs adhèrent donc très peu aux activités. Ce constat nous a amenés à formuler la question de recherche suivante :

Comment développer le sport pour tous au Burkina Faso ?

Les questionnements qui découlent de cette question principale sont :

✔ Quelle stratégie ?

✔ Quel (s) segment(s), quelle (s) cible (s)?

✔ Quelle (s) activité(s) ?

✔ Quel (s) territoire(s), localisation(s), implantation(s) ?

✔ Quel (s) opérateur(s) ?

Hypothèses de recherche

Hypothèse principale :

Une stratégie basée sur une segmentation et un ciblage est nécessaire pour développer le sport pour tous au Burkina Faso

Les hypothèses secondaires formulées à ce sujet sont :

 Une sensibilisation suffisante contribuera à l’adhésion massive des travailleurs au sport pour tous ?

 Un encadrement législatif et réglementaire suffisant permettra une meilleure adhésion des travailleurs.

Une disposition des ressources humaines, matérielles et financières adéquates renforcera la pratique des activités physiques et sportives.

Objectifs de la recherche

Afin de promouvoir la pratique du sport pour tous dans notre pays en répondant aux besoins des pratiquants, nous ambitionnons à l’issue de cette étude :

4 Ministère des Sports et des Loisirs du Burkina Faso : Bulletin statistique du 4è trimestre 2017,61p

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Objectif principal

 Concevoir une stratégie de développement du sport pour tous au Burkina Faso dont la mise en œuvre permettra d’augmenter le nombre d’adhérents aux activités de sport pour tous.

Objectifs secondaires

 Contribuer à la mise en œuvre de la politique nationale en matière de sport et de loisirs

 Opérationnaliser le sport public obligatoire au Burkina Faso.

Notre objectif étant de proposer une stratégie basée sur une segmentation et un ciblage, nous procéderons selon la figure si dessous.

Figure 1 : segmentation de la population concernée par la stratégie

Population bukinabé Population

urbaine

Travailleurs de l’administration Travailleurs

de l’administrati

on publique

Travaille urs de l’hôtel administ

ratif

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6

Intérêt de l’étude

Les responsables du service du sport adapté et du sport d’entretien sont chargés de promouvoir la politique nationale en matière de sport pour tous ( vulgariser la pratique des activités physiques et sportives pour l’amélioration de la santé et du bien-être de la population) ; il est très important pour nous de réaliser les activités de la Direction du sport pour tous avec un meilleur résultat (participation de la quasi-totalité des travailleurs aptes aux activités physiques et sportives en particulier et de la population en général).

A travers cette étude, nous envisageons identifier les causes de la faible adhésion aux activités de sport pour tous afin de rediriger nos actions pour l’atteinte de nos objectifs. C’est-à-dire élaborer une stratégie qui, Selon Alfred Chandler (1960), consiste à la détermination des buts et des objectifs fondamentaux à long terme, d’une organisation et au choix des modes d’action et de l’allocation des ressources nécessaires à atteindre ces buts et objectifs.

Ainsi cette proposition de stratégie de développement du sport pour tous au niveau de l’administration publique servira d’opération pilote pour son extension dans l’administration privée, dans les populations urbaines suivies de sa généralisation au plan national.

Plan de l’étude

Notre travail de recherche sera structuré comme suit :

Dans une première partie, nous présenterons le contexte de l’étude, le cadre d’analyse, la méthode d’enquête et les résultats obtenus, ensuite dans la deuxième partie, nous ferons une proposition de mise en œuvre de la stratégie de développement du sport pour tous dans l’administration publique Burkinabè et enfin nous conclurons notre travail.

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Première partie :

Cadre d’analyse et données

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8 CHAPITRE I : REVUE DE LITTERATURE

Ce chapitre consistera à situer d’abord le contexte de l’étude en présentant succinctement le pays, en décrivant l’administration publique et le secteur du sport au Burkina Faso, ensuite dans le cadre théorique nous définirons les mots clés utilisés, nous présenterons les différentes politiques et un résumé succinct des écrits en matière de sport pour tous.

I.1.contexte de l’étude

I.1.1. Présentation du Burkina Faso I.1.1.1. Données géographiques

Le Burkina Faso ; littéralement appelé ; pays des hommes intègres, ancienne Haute-Volta, est un pays d’Afrique de l’ouest sans accès à la mer. D’une superficie de 274400Km2, il est entouré par le Mali au nord et à l’ouest, le Niger à l’est, le Benin au sud-est, le Togo et le Ghana au sud et la Côte d’Ivoire au sud-ouest.

Son climat est de type tropical avec une longue saison sèche au cours de laquelle les vents de l’harmattan, la chaleur, le manque d’eau potable sont à l’origine d’affections diverses. Sur le plan administratif, le pays est subdivisé en 13 régions, 45 provinces, 350 départements, 351 communes (49 communes urbaines et 302 communes rurales) et 8228 villages.

La population totale du Burkina Faso est estimée à 19742715 habitants en 2016 selon les projections démographiques. La capitale Ouagadougou est située au centre du pays avec une population estimée à 2,2 millions en 2015.

C’est un pays à faible revenu avec un PIB par habitant de 640dollars5.

5 Burkina Faso, disponible sur https://fr.m.wikipedia.org, consulté le 13 février 2019

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SITUATION GEOGRAPHIQUE DU BURKINA FASO6

Figure 2 : cartes du Burkina Faso

I.1.12. Organisation de l’administration publique

L’administration publique burkinabè en 2016 comptait 172251 agents, répartis dans 25 ministères et 14 institutions. En sept (07) ans, (2009 à 2015), l’effectif des agents de la fonction publique a augmenté de 51,01% avec un taux de croissance moyen de 7,84%.

6Carte du Burkina-Faso, disponible sur https://www.google.com/search?q=carte+du+burkina+faso&ie=utf-8&oe=utf-8, consulté le 13 février 2019

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10 Sur 13 régions, la région du centre abritant la capitale Ouagadougou, a le plus grand nombre d’agents de la fonction publique sur la période 2009 à 2015 quelle que soit l’année. En effet, sa part dans l’ensemble des agents de la fonction publique a oscillé entre 36,1% en 2011 à 48,6%

en 2015, avec un pic de 50,2% en 20107.

I.1.1.3. L’hôtel administratif de Ouagadougou

Il est situé au centre de la capitale et abrite environ mille cinquante et sept (1057) travailleurs répartis inégalement dans neuf (9) départements ministériels (confère annexe 2).

I.1.2. Le secteur du sport au Burkina Faso I.1.2.1. Le sport, un secteur en émergence

Au Burkina Faso, le secteur du sport a longtemps été considéré comme un secteur secondaire et budgétivore. Cependant depuis une dizaine d’années, conscient que les activités physiques et sportives contribuent à l’amélioration de la santé et du bien-être de la population, le gouvernement a pris plusieurs mesures rentrant dans le cadre de la promotion du sport. On peut citer entre autres, l’adoption de la politique nationale des sports et des loisirs sur la période 2016-2020, l’élaboration de son plan d’action et de sa mise en œuvre, la réalisation et la réfection d’infrastructures sportives, l’augmentation du personnel chargé de la promotion du sport et des loisirs (qui a pratiquement triplé entre 2007 et 2016), l’augmentation du budget alloué au secteur sport ( qui est passé de 1,27 milliard en 2007 à 7,47 milliards en 2016, soit une part respective de 0,12% et 0,38% du budget de l’état)8.

I.1.2.2. Le ministère des sports et des loisirs(MSL)

Structure étatique en charge des sports et des loisirs, le MSL est une organisation en relation avec le sport selon la classification des organisations sportives dans le champ du management du sport d’Emmanuel Bayle. Il est chargé de la mise en œuvre et du suivi de la politique du gouvernement en matière de sports et de loisirs. Il a entre autres missions :

 L’élaboration d’une politique portant sur le développement et la vulgarisation des sports et des loisirs ;

 La formation des cadres de sport et de loisirs en vue d’une meilleure conception des stratégies et de l’exécution pour le développement des sports et des loisirs ;

7 Insd 2017 ; Tableau de bord sociale (TBS_2017.pdf) du Burkina Faso ; page 138à 144 ; disponible sur : http://:www.insd.bf ; consulté le 20/10/18

8 Politique sectorielle « culture, tourisme, sports et loisirs »(PSCTSL) 2018-2027, adopté en fevrier2017, 86 pages, disponible sur www.culture.gov.bf

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11

 La préparation des projets de textes législatifs et réglementaires dans le domaine des sports et des loisirs ;

 La sensibilisation sur l’importance du sport et des loisirs dans l’économie nationale et l’incitation des acteurs économique à contribuer à son développement ;

 La promotion de la pratique populaire des sports et l’encouragement à l’émergence des sportifs de haut niveau ;

 La promotion et la création des conditions du développement de la pratique des activités physiques et récréatives dans l’administration publique en vue de contribuer au maintien les travailleurs en bonne santé.

I.1.2.3. Les différentes pratiques sportives au Burkina Faso

Les différentes pratiques sont sous le couvert de la Direction générale des sports(DGS). Cette dernière est constituée des composantes suivantes : le sport pour tous ; le sport de haut niveau ; le sport scolaire, universitaire et de la relève.

Le sport de haut niveau

Le sport de haut niveau regroupe l’ensemble des pratiques sportives au sein des structures nationales et internationales exclusivement orientées sur une exigence de réalisation de la haute performance9.

Le sport scolaire, universitaire et de la relève

Il regroupe les différentes activités physiques et sportives des élèves et des étudiants. Il se sert de l’éducation physique et sportive(EPS) comme un levier de la promotion du sport pour tous.

Le sport pour tous

Le sport pour tous est l’ensemble des activités physiques et sportives de diverses natures, accessibles et adaptées au niveau de chaque pratiquant, et dont l’objectif principal est la recherche du bien-être physique, mental, social et la santé. Sa pratique exige peu de moyens et s’appuie principalement sur les disciplines comme la marche sportive, le jogging, les cross, l’aérobic, le football, le volley Ball, la pétanque etc.

9 Politique sectorielle « culture, tourisme, sports et loisirs » 2018-2027 du Burkina Faso, février2017, 86p

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12 I.1.3. Les bienfaits et les méfaits de la pratique des APS

I.1.3.1 Les bienfaits de la pratique des activités physiques et sportives

Les activités physiques et sportives confèrent à ses adeptes plusieurs bienfaits au niveau physique, psychique, social et sanitaire.

Tableau 1 : L’activité physique traite, renforce et améliore Appareil locomoteur

Renforcement ligamentaire, de l’ossature, des cartilages articulaires, des muscles

Soutien de la minéralisation osseuse

Amélioration posturale et réduction des douleurs statique du rachis

Réduction des douleurs de maladies inflammatoires

Gain de souplesse et d’équilibre

Amélioration globale de la condition physique Psychisme et bien -être

Meilleure humeur, libido, élan vital, concentration, qualité du sommeil, image de soi, confiance en soi, régulation du stress, du comportement alimentaire

Renforcement des liens sociaux

Amélioration de la perception de soi et de ses sensations de bien-être physique Maladies cardio-vasculaires

Fonction cardiaque améliorée, performances d’endurance maintenues

Diminution de 31% de la mortalité par infarctus Métabolisme

Régulation glycémique et lipidique (favorisant le cholestérol HDL), meilleure aptitude à la lipolyse d’effort

Meilleure capacité à réguler son poids, perte de la masse grasse et développement de la masse musculaire

Source : Revue médicale suisse, 27mars 201310

10.revue médicale suisse disponible sur www.revmed.ch consulté le 20 décembre 2018

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13 I.1.3.2. Les méfaits de la pratique des activités physiques et sportives

Bien que l’activité physique et sportive soit fortement recommandée, voire primordiale, elle présente des risques souvent inévitables selon le type de pratique.

L’un des inconvénients majeurs est le risque de blessures qui couvrent l’aspect physique. Les blessures les plus fréquentes sont les suivantes :

- les blessures musculaires (la crampe musculaire, la courbature, la contusion, l’élongation ou claquage) ;

- les blessures ligamentaires (l’entorse, la tendinite) ; - les blessures articulaires (la luxation) ;

- les blessures osseuses (la fracture).

Nous pouvons aussi citer autres méfaits à savoir la triade de la sportive (anorexie, aménorrhée, ostéoporose), la dépendance et le dopage qui couvrent l’aspect psychologique. Ces risques sont essentiellement liés à un surentraînement, un hyperfonctionnement de l’appareil locomoteur chez les athlètes de haut niveau et à une recherche de sensation forte chez certains adeptes de sport-aventure et de sport loisirs11.

La pratique de toute activité physique et sportive peut être dangereuse s’il elle n’est pas adaptée.

Ainsi pour minimiser les blessures, il faut une évaluation de la condition physique avant de débuter toute pratique des activités physiques et sportives. Aussi pour les pratiquants, un bon échauffement, des étirements adéquats et un respect des consignes de sécurité permettent de minimiser les risques d’accident.

I.2. Cadre théorique

I.2.1. Définition de concepts

L’activité physique : selon l’OMS, il s’agit de tout mouvement corporel produit par les muscles squelettiques entraînant une dépense énergétique supérieure à celle du repos dont l’intensité varie de faible à élever.

Les activités physiques sont classées en quatre domaines qui reflètent leur objectif :

 Activités professionnelles : liées au travail ou à l’école…

11 Sport et santé : les blessures chez les sportifs, de Vanessa Rechik, Molly Lindsay, Alexandra Nowak ; 53pages disponible sur : www.medecine.unige.ch ›07_r_sport PDF ; consulté le 1er Avril 2019

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14

 Activités domestiques : travaux ménagers, entretien de la maison…

 Transport actif : la marche ou le vélo pour se déplacer…

 Activités de loisirs : temps libre consacré au passe-temps actif…

Les activités physiques peuvent également être classées en fonction de leur intensité.

Figure 3: exemple d’APS en fonction de l’intensité.

Exercice physique : c’est l’activité physique planifiée, structurée et répétitive ayant pour objectif l’amélioration de la performance physique.

La condition physique : liée à la santé et à la performance.12

 Liée à la santé : aptitude d’une personne à accomplir ses activités quotidiennes avec la vitalité et à démontrer un faible risque de développer prématurément des maladies associées à la sédentarité.

 Liée à la performance : réservée aux athlètes et aux personnes qui ont besoin d’un entraînement physique pour une tâche spécifique.

12 Eudoxie Adopo, PhD. Science de l’activité physique : formation ECP/PE- Burkina Faso 2018

intensité

sedentaire

faible

moderée

élévé

très éléve

exemples

regarder la télévision,

lire, ecrire, travail de bureau(position assise)

marcher(‹4km/h)

promener son chien, conduire une voiture, s'habiller, manger, deplacer de petits objets

marcher d'un bon pas(100pas /min), course à pied (‹8km/h), velo(‹15km/h), monter les escalier (vitesse faible)

marche(›6,5km/h) ou en pente, monter rapidement les escalier, deplacer des charges lourdes

course à pied(8à18km/h), cyclisme(›25km/h), saut à la corde

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15 L’inactivité physique : se définit comme un niveau insuffisant d’activités physique, c’est-à- dire n’atteignant pas le seuil d’activités physiques recommandées par les sociétés savantes (soit en moyenne 150 minutes d’activités physiques de types aérobies à une intensité modérée, ou 75 minutes à intensité vigoureuse, associées à deux séances de renforcement musculaire par semaine)13.

La sédentarité : selon l’OMS est l’absence d’activité physique ou d’exercices physiques. Selon le figaro santé, elle correspond à une activité physique faible ou nulle, avec une dépense énergétique proche de zéro ;( la mesure du temps passé devant un écran de télévision ou d’ordinateur est un bon indicateur)

La santé : selon l’OMS, la santé se définit comme un état complet de bien–être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité.

Le bien-être : selon l’OMS, c’est retrouver son union naturelle avec son énergie vitale.

Les maladies non transmissibles(MNT) : c’est un état médical ou maladie qui par définition est non infectieux et non transmissible entre personnes. Elles peuvent être chroniques et à progression lente ou conduire à une mort plus rapide comme certains types d’accidents vasculaires cérébraux(AVC). Elles sont parfois citées (incorrectement : cas du VIH/SIDA) comme synonymes de maladies chroniques14.

Selon l’OMS, les MNT résultent d’une association de facteurs génétiques, physiologiques, environnementaux et comportementaux (que l’on peut éviter tels que la sédentarité, l’inactivité physique, le tabagisme, l’usage nocif d’alcool et l’alimentation non équilibrée).

Le Sport : toutes formes d’activités physiques qui, à travers une participation organisée ou non, ont pour objectif l’expression ou l’amélioration de la condition physique et psychique, le développement des relations sociales ou l’obtention de résultats en compétition de tous niveaux15.

Le Sport pour tous : c’est un sport à la mesure de chacun et selon les possibilités de chacun.

C’est une réponse à un besoin d’activité physique ressenti par le tout jeune, les scolaires, les

13 Extrait de l’état des connaissances sur le comportement sédentaire de Chevance G, Foucault A et al ; disponible sur : https:/www.researchgate.net ; consulté le 10 février 2019

14 Maladie non transmissible, disponible sur : https://fr.m.wikipedia.org, consulté le 13 janvier 2019

15 Définition de la charte européenne du sport(article2.1) (2001), disponible sur : https://fr.m.wikipedia.org , consulté le 15 novembre 2018

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16 adultes. C’est le symbole d’activités physiques dont l’esprit de pratique se place au-dessus de méthodes et de techniques16.

Selon notre contexte, nous définirons le sport pour tous comme l’ensemble des activités physiques, sportives et récréatives pratiquées par tous à tout âge, selon ses possibilités et sa condition physique, dans le but d’améliorer sa santé et son bien –être. Ici sport pour tous égal

« sport santé ».

Les adhérents : selon le dictionnaire, Le Robert (Dixel mobile), c’est une personne qui tient fortement à autre chose. Dans cette étude, les adhérents sont les pratiquants réguliers ou adeptes du sport pour tous.

L’aérobic : c’est une gymnastique dansante souvent par une musique qui stimule l’activité cardio-vasculaire et oxygène le corps par des mouvements rapides sur une musique à rythme soutenu. Cette discipline sportive a été inventée par le médecin, le docteur Kenneth COOPER17. L’aérobic est l’activité physique phare de la Direction du sport pour tous, car elle nécessite peu de moyens matériels et peut réunir en une seule place des centaines de personnes pour une pratique massive.

La Stratégie : selon la définition de Thierry ZINTZ, parlant de stratégie, on entend les décisions ou les orientations concernant les objectifs à poursuivre, les activités à développer, les investissements à entreprendre, les positions à occuper vis-à-vis des autres acteurs du mouvement sportif. En bref c’est un ensemble de choix importants pour le succès de l’organisation et son adaptation face à l’évolution de l’environnement. Notre stratégie sera basée sur le modèle de diagnostic stratégique SWOT (strenghts, weakenesses, opportunities, threats).

Le stakeholder : Selon Freeman (1984) une partie prenante (stakeholder) correspond à n’importe quel individu, ou groupe, qui peut affecter, ou être affecté, par la réalisation des objectifs de l’organisation.

Les habitudes de vie : c’est l’adoption d’un mode de vie physiquement actif, d’une alimentation variée et équilibrée ainsi que de comportement qui préviennent les risques en matière de santé18.

16 Revue d’EPS N°120, janvier 1973disponible sur : https://www.revue.eps.com ,consulté le 15 novembre 2018.

17 Aérobic – Wikipédia disponible sur https://fr.M.wikipedia.org, consulté le 16 novembre 2018.

18 Réussir en santé disponible sur https://www.usherbrooke.ca , consulté le 18 novembre 2018.

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17 Dans notre étude nous mettrons l’accent sur le mode vie physiquement actif considéré comme un facteur très déterminant pour la santé globale.

Les lieux de pratique : désignent l’ensemble des sites qui sont des espaces aménagés et/ou répertoriés pour la pratique du sport pour tous dans les structures publiques et privées.

Le Développement : selon le dictionnaire Le Robert (Dixel mobile), le terme développement est un progrès en extension ou en qualité.

I.2.2. Appréhender le sport pour tous

I.2.2.1. Résumé succinct de la revue de littérature

Notre étude nous a amené à la lecture d’ouvrages, de publications, de travaux universitaires et d’articles traitant du sport pour tous et des stratégies de développement des organisations sportives.

Ces différents documents nous ont permis d’appréhender de manière pertinente le concept sport pour tous ou sport santé et les dispositions mises en œuvre pour le développer.

Ainsi, selon l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé), il ressort parmi les principaux faits, que la sédentarité (manque d’activité physique) est un problème de santé publique car, il est le quatrième facteur de risque de décès dans le monde et les Etats membres de l’Organisation mondiale de la santé ont convenu de réduire la sédentarité de 10% d’ici 2025. Aussi, les recommandations mondiales de l’Organisation mondiale de la santé sur l’activité physique pour la santé ont été approuvées en juin 2010. Certains axes essentiels sont : la prévention primaire des Maladies non transmissibles(MNT) par l’activité physique (relation dose-effet entre l’activité physique et les bénéfices qu’elle engendre pour la santé), et la politique adressée aux décideurs à l’échelle nationale visant à promouvoir les activités physiques dans la population ont été approuvées en juin 2010. Ces recommandations mondiales sur l’activité physique pour la santé définissent l’importance de la pratique régulière d’une activité physique sur la santé pour tous les âges. Elles donnent également des directives sur les activités physiques plausibles dans les pays à faible revenu et à revenu intermédiaire et proposent des politiques de soutien visant à promouvoir l’activité physique et des stratégies de diffusion au niveau national et mondial. Toutes ces données sont en conformité avec notre contexte.

De plus, ces informations nous ont permis de nous approprier des données scientifique et politique qui nous ont servi à l’élaboration de nos questionnaires et à la proposition d’une stratégie de développement adapté à notre contexte.

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18 En outre, le Comité international olympique (CIO), affirme dans la charte de l’olympisme qu’une de ses missions et rôles est d’encourager et soutenir le développement du sport pour tous. C’est dans cette même dynamique que le Comité international olympique lors de la 14ème conférence mondiale du sport pour tous à Beijing du 20 au 23 septembre 2011, a évoqué plusieurs points dans son programme dont la mise en application des recommandations mondiales en matière d’activité physique pour la santé, et le programme de développement et de promotion du sport pour tous. Les principales conclusions de ses différents atelier et plénière nous ont servi considérablement dans la description des politiques de promotion et de développement du sport pour tous sur le plan mondial et dans la conception des actions à mener dans la stratégie de développement à proposer.

La politique nationale des sports et des loisirs (PNSL) du Burkina Faso, en tant que référentiel sectoriel unique du département en charge du sport et des loisirs a été le principal document utilisé pour appréhender l’état des lieux des différentes pratiques sportives en général, du sport pour tous en particulier et pour examiner la stratégie de développement y relative. Ainsi, elle énonce qu’une des missions du ministère en charge du sport et des loisirs est de promouvoir et créer des conditions du développement des activités physiques et récréatives dans l’administration publique en vue de contribuer au maintien des travailleurs en bonne santé. Elle a également évoqué le soutien à la dynamique de la pratique du sport pour tous comme action stratégique. Par cette action, la politique entend prendre des mesures pour que le sport pour tous fasse partie du vécu des burkinabés, à savoir, l’opérationnalisation du sport public obligatoire au Burkina Faso. La Politique nationale des sports et des loisirs nous a permis de recueillir des données pertinentes, utiles pour traiter de la politique en matière de sport pour tous au Burkina Faso, et surtout pour mieux orienter notre public cible que sont les travailleurs de l’administration publique.

Monsieur Charles ZONGO, dans son ouvrage « histoire du sport au Burkina Faso », fait un état des lieux de l’évolution du sport pour tous de la Haute Volta (période postcoloniale) jusqu’à nos jours. Il souligne qu’après l’étape du sport obligatoire en 1984, le sport pour tous est resté dans une léthargie sans retour jusqu’en 2006. Malgré les efforts actuels du Ministère des sports et des loisirs pour relancer les activités de sport pour tous, par des méthodes plus souples, l’adhésion à la pratique de la population en général et des travailleurs en particulier reste insuffisante. Il ajoute qu’au regard des maladies non transmissibles qui sévissent de nos jours, il s’avère nécessaire de trouver une stratégie à même d’inciter à la pratique massive par les populations en général.

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19 Ces paragraphes du document ci-dessus cité sont en parfait accord avec l’objet de notre étude, et ont été primordiaux pour nous dans la rédaction de l’histoire du sport pour tous au Burkina Faso.

Emmanuel bayle dans la définition du management des organisations sportives nous a permis de mieux comprendre les notions d’organisations sportives et de management, et surtout de situer la Direction du sport pour tous(DST). Cette structure chargée de la promotion de la pratique du sport pour tous, par rapport à la classification du champ du management du sport, qui devrait être une organisation sportive en relation avec le sport, fonctionne comme une organisation du secteur sport. Cette classification s’avère très utile dans l’élaboration du plan stratégique de développement du sport pour tous au Burkina Faso. Éric BARGET et Daniel VAILLEAU dans leur ouvrage « management des organisations sportives : théorie et pratique », ont montré l’utilité pour une organisation sportive de concevoir une stratégie afin de pérenniser et développer cette organisation sportive en utilisant le modèle SWOT (strenghts, weakenesses, opportunities, threats) traiter par bayle. Ils ont approfondi nos connaissances en la matière et nous ont guidés pour la conception de la stratégie de développement du sport pour tous.

Raïssa GBOGBO, qui a traité le thème de mémoire : « stratégie de promotion du sport pour tous chez les personnes du 3ème âge du district d’Abidjan en Côte d’Ivoire » lors du MEMOS VII, nous a permis de nous situer par rapport à la bibliographie et à la structuration de notre projet de recherche.

I.2.2.2. Les politiques en matière de sport pour tous I.2.2.2.1. Au niveau mondial

Au plan mondial, le sport pour tous est promu par le CIO et l’OMS. Son développement est une des missions et rôle du CIO.

Ainsi, lors de la 14ème conférence mondiale du sport pour tous à BEIJING en CHINE, organisé par le CIO, il est ressorti parmi les principales conclusions de l’atelier traitant de la mise en œuvre des recommandations de l’OMS en matière d’activité physique pour la santé que, la pratique massive d’une activité physique par la population est un défi de taille à relever . De plus, les organisations internationales telle que le CIO et l’OMS qui ont la possibilité de sensibiliser le grand public à l’importance de pratiquer une activité physique, ont tout intérêt à s’unir pour transmettre ce message. La journée nationale olympique par exemple a pour but de promouvoir l’activité physique à l’échelle internationale. Aussi, l’OMS a institué en 2002 la

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20 journée nationale : « pour votre santé bougez », afin de promouvoir l’exercice physique et les activités nationales mettant en évidence ses nombreux avantages (...). Toujours dans ses politiques promouvant le sport pour tous, l’OMS a réuni des experts de 19 pays européens le 10 Mai 2011 pour évaluer l’efficacité des politiques encourageant la pratique du sport dans toute la région. Les participants ont émis entre autres, les recommandations suivantes :

 Faciliter la coopération entre les secteurs du sport, de la santé et d’autres secteurs pour promouvoir la santé publique ;

 Donner la priorité aux approches axées sur le sport pour tous afin d’accroître la participation plutôt que de canaliser les ressources vers les sports d’élites et les événements ponctuels de hauts prestiges19.

I.2.2.2.2. Au niveau ouest africain

La communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest(CEDEAO), dans sa politique en matière de sport 2010-2020 a comme axe prioritaire pour le développement du sport dans la région, le sport pour tous. Il stipule que la promotion du sport pour tous et des initiatives d’activités physiques au sein des états membres constitue une approche intégrée au développement du sport dans la région. Cela nécessite un engagement politique fort et un soutien à tous les niveaux, dans la promotion de la santé, de meilleures conditions physiques, de bien-être et de l’épanouissement sportif des citoyens de la CEDEAO, qui soient adaptés aux personnes de tout âge, et sans distinction de sexe, de rang social ou de culture.

Pour le cadre institutionnel de la mise en œuvre de la politique, la commission de la CEDEAO entreprend en outre de promouvoir le sport pour tous au niveau sous régional et mener une action de sensibilisation aux vertus du sport. La mise en œuvre de cette politique est pilotée par le Centre de développement de la jeunesse et des sports de la CEDEAO (CEDEAO /CDJS) dont le siège est à Ouagadougou.

I.2.2.2.3. Au niveau burkinabè

La Politique nationale des sports et des loisirs(PNSL) du Burkina Faso adoptée par décret le 28 décembre 2017, a pour objectif global : transformer qualitativement la gestion du sport et des loisirs pour le bien-être social, la cohésion nationale, la création de richesse et d’emplois et le rayonnement international.

19 Les politiques promouvant le « sport pour tous »encouragent l’activité physique, disponible sur WWW.euro.who.int, consulté le 26/11/18

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21 Trois programmes concourent à la réalisation de cet objectif :

 Programme 001 : pilotage et soutien aux activités du Ministère des sports et des loisirs

 Programme 002 : sport et activités physiques

 Programme 003 : activités de loisirs

Le sport pour tous, sujet de notre étude est logé dans le programme 002 (sport et activités physiques), qui entend opérationnaliser le sport public obligatoire au Burkina Faso.

Le PNSL énonce qu’une des missions du ministère en charge des sports est la promotion et la création des conditions de développement des activités physiques et récréatives dans l’administration publique en vue de contribuer au maintien des travailleurs en bonne santé.

En effet, une des actions du programme 002 est de soutenir la dynamique de la pratique du sport pour tous. Cette action vise à faire du Burkina Faso une nation de sport. Le sport pour tous est une discipline qui exige peu de moyens pour sa pratique et qui a le don de conférer à ses adeptes une santé solide et une joie de vivre. Il est donc nécessaire de prendre des mesures pour qu’il fasse partie du vécu des Burkinabè.

Cependant, jusque-là, le Burkina Faso ne dispose ni de stratégie, ni de plan d’action opérationnel de promotion ou de développement des activités physiques et sportives pour tous.

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22 CHAPITRE II : CADRE D’ANALYSE

Ce chapitre consistera à faire d’abord un état des lieux de la pratique du sport pour tous puis à établir une analyse diagnostique.

II.1. Etats des lieux de la pratique du sport pour tous II.1.1. Histoire du sport pour tous au Burkina Faso

Le sport pour tous a été une préoccupation gouvernementale au Burkina Faso depuis 1984.

Initialement dénommé « sport de masse », il est institué de manière obligatoire par un mot d’ordre lancé officiellement le 24 septembre 1984, sous le Conseil national de la révolution(CNR) dirigé par le président THOMAS SANKARA. Le régime en place invitait le peuple à la pratique du sport de masse, tous les lundis et jeudis de 17h à17h45, pour bénéficier des bienfaits de celui-ci afin de mieux servir la révolution et, partant, la nation. Il est pratiqué activement entre 1984 et 1986 autour des disciplines telles que le volley Ball et le football. Des mouvements gymniques étaient également diffusés à la radio et à la télévision nationale pour permettre aux pratiquants d’en suivre chaque matin l’exécution. Le sport de masse connut une adhésion populaire très large et un réel engouement. L’ensemble du gouvernement et le président donnaient l’exemple par leur assiduité à la pratique. Cette période a été marquée par des distinctions honorifiques au plan continental et mondial, au regard des initiatives entreprises pour le développement du sport de masse. On peut citer entre autres, le trophée Nelson Mandela décerné au Burkina Faso en 1986 par l’Union Africaine de sport pour tous et aussi l’organisation du cross populaire imposant de la journée « sport AID » diffusé en mondovision.20

Après cette période de gloire, le sport de masse a végété jusqu’en 1989, puis tomba ensuite dans un état de léthargie totale.

Ce n’est qu’en 2006 qu’il connut un regain d’activité avec la création de la Direction du sport pour tous. Aussi, la relance officielle des activités de sport pour tous intervenue le 22 Mars 2012 à susciter un plus grand intérêt à sa pratique par la population.

20 ZONGO Charles, L’histoire du sport au Burkina Faso, 2015,1ère édition, des éditions Sankofa et Gurli, Ouagadougou, 419p.

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23 II.1.2. La pratique du sport pour tous dans l’administration

II.1-2-1 L’administration publique

L’administration publique constitue un pan important dans la pratique du sport pour tous. En effet, les ministères et institutions comprenant toutes les autorités du pays, réflecteurs de la réussite devraient servir de modèle pour galvaniser et motiver la population à la pratique du sport pour tous. Ainsi pour dynamiser la pratique des activités physiques et sportives dans l’administration publique au Burkina Faso, il a été adopté en conseil des ministres le 10 juin 2016, un rapport visant à encourager la pratique du sport dans les services tous les jeudis soir à partir de 16H ainsi que l’implication des premiers responsables des départements et des institutions. A ce jour, plusieurs entités ministérielles, des services, des directions (régionales, provinciales), des départements, des communes …, se sont appropriés des activités de sport pour tous. Cependant, le nombre de pratiquants reste marginal dans tout cet ensemble.

II.1.2.2. Le secteur privé

A l’instar de l’administration publique, les structures privées s’impliquent fortement dans la pratique du sport pour tous pour la santé et le bien-être des travailleurs. Les sociétés minières, les établissements bancaires et financiers, les compagnies d’assurances, les compagnies de téléphonie, les établissements d’enseignements privés, les promoteurs de salles d’activités physiques d’entretien les associations… sont les principaux promoteurs de la pratique du sport pour tous au Burkina Faso. A ce titre, on dénombre, rien que dans la ville de Ouagadougou une trentaine de salles de conditionnement physique, de nombreuses pratiques de sport de maintien pratiquement tous les jours de la semaine et surtout les week-ends matins et / ou les soirs sur toute l’étendues du territoire. Egalement dans ce secteur l’adhésion est insatisfaisante.

II.1.2.3. Répartition des sites de pratique et du nombre hebdomadaire de pratiquants par région

Les sites de pratique qui englobent les groupes de pratiquants de sport pour tous dans les structures publiques et privées sont au nombre de 229 répartis inégalement dans les treize régions administratives. Aussi, le nombre moyen de pratiquants dans toutes les régions est de 9106, est infime par rapport au nombre de travailleurs de l’administration. La ville de Ouagadougou qui compte près de 50% du nombre total de travailleurs et qui possède le plus grand nombre de sites de pratique se retrouve avec l’un des plus faibles nombres hebdomadaires de pratiquants.

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24 Ainsi, du diagnostic de la PNSL, il est ressorti que la pratique du sport pour tous est très peu satisfaisant sur l’ensemble du territoire Burkinabè. Cette insuffisance est liée à diverses contraintes limitant sa pratique, à savoir : les pesanteurs socioculturelles, l’insuffisance de sensibilisation, la faible implication des premiers responsables, l’insuffisance des infrastructures sportives de proximité et adéquates, la faible organisation des structures de sport pour tous. Il est donc pertinent de rechercher des solutions idoines pour rendre plus satisfaisante la pratique du sport pour tous.

Tableau 1 : récapitulatif du nombre de sites d’animation et du nombre de pratiquants hebdomadaire dans l’administration par région.

Régions Nombre de sites d’animation de sport pour tous

Nombre moyen de pratiquants par séance

Nombre moyen de pratiquants par région

Boucle du Mouhoun O9 49 441

Cascades 08 51 408

Centre 33 46 1518

Centre-est 20 25 500

Centre-nord 18 47 846

Centre-sud 03 29 87

Centre-ouest 30 20 600

Est 13 41 533

Haut-bassins 32 51 1632

Nord 08 28 336

Plateau Central 18 37 666

Sahel 22 27 594

Sud-Ouest 15 63 945

Total 229 514 9106

Source : DGESS/MSL, bulletin statistique du 1er trimestre 2018

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25 II.1-2-4- L’encadrement technique du sport pour tous

Les activités physiques et sportives dans l’administration sont encadrées par la loi 03/96/ADP dans son article 21. Cet article s’articule comme suit : « l’encadrement des pratiquants de ses activités sportives au sein des institutions doit être assuré par des personnes qualifiées ou formées à cet effet ». Pour une meilleure prise en charge des adeptes du sport pour tous dans l’administration publique, il est encadré par des professionnels dans ces domaines à savoir les animateurs de sport pour tous et des animateurs de proximités formés par les formateurs de la direction du sport pour tous.

Quant au secteur privé, les pratiques sont encadrées par des professionnels de l’activité physique et sportive d’une part, et d’autre part, par des encadreurs peu qualifiés, ou sans aucune qualification. Fort de ce constat, la DST a fait de la formation son cheval de bataille, afin d’offrir une prestation de qualité auprès de son public cible. Depuis 2012, plusieurs acquis en matière de formation ont été faits.

 Les animateurs de proximité : il s’agit des acteurs de première ligne qui ont reçu une formation de base pour la prise en charge des populations en matière de sport pour tous.

 Les animateurs : ce sont des acteurs de sport pour tous ayant reçu des formations plus poussées pour la prise en charge d’une population cible en fonction de leur besoin.

 Les formateurs : ce sont des acteurs outillés pour la formation des animateurs.

Tableau 2 : récapitulatifs des acquis en matière de formations de 2012 à 2018

Année Nombre d’animateurs de proximité Nombre d’animateurs Nombre de formateurs

2012 60 100 00

2013 30 30 00

2014 00 80 00

2015 00 100 00

2016 50 50 60

2017 390 50 00

2018 00 00 35

Total 530 410 95

Source : DGS/MSL 2018

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