• Aucun résultat trouvé

Un atlas pour sensibiliser et agir

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2022

Partager "Un atlas pour sensibiliser et agir"

Copied!
2
0
0

Texte intégral

(1)

Nos paysages évoluent. Ces changements sont souvent ressentis par la population comme une menace pour son identité culturelle et territoriale. Aujourd’hui, nous sommes de plus en plus nombreux à considérer le paysage comme un patrimoine commun, une composante essentielle de notre qualité de vie et comme un véritable facteur d’attractivité sociale et économique des territoires.

Les pouvoirs publics ont pris conscience de la valeur de nos paysages et des menaces qui pèsent sur leur évolu- tion. C’est ainsi que la Convention européenne du paysage, adoptée à Florence en 2000 et ratifiée par la Région wallonne en 2001, vise à protéger, gérer et aménager les paysages européens. Pour ce faire, divers outils et recommandations sont définis. La nécessité de connaître les paysages et de sensibiliser les populations figurent parmi ces obligations.

 C’est l’objectif de la collection des « Atlas des Paysages de Wallonie », qui couvrira à terme toute la Wallonie. Ces atlas sont conçus comme des outils de connaissance, de sensibilisation et de gestion. Abondamment illustrés, ils sont accessibles à un large public, depuis le citoyen curieux ou amoureux de sa région jusqu’aux décideurs poli- tiques, en passant par les acteurs associatifs.

 Une équipe pluridisciplinaire encadrée par un comité de suivi composé d’experts a été mise en place pour réaliser ces atlas. La multiplicité des compétences et des regards enrichit l’analyse qui intègre également la perception de mandataires locaux, de membres d’associations, d’agriculteurs, d’habitants...

Un atlas pour sensibiliser et agir

2

Un premier travail d’identification a établi que le territoire wallon comprend treize ensembles paysagers qui sont à présent analysés de manière approfondie dans les atlas. Chaque « Atlas des Paysages de Wallonie » est articulé en quatre parties.

Un atlas conçu en quatre parties

3

Les enjeux globaux

La dernière partie met en évidence les enjeux dont la por- tée s’avère significative pour la totalité de l’ensemble pay- sager. Pour chacun de ces enjeux, des objectifs paysagers et des pistes d’action sont dégagés afin de servir de base de réflexion.

Les aires paysagères

La troisième partie propose aux lecteurs de découvrir les éléments qui composent les paysages plus locaux, les aires paysagères, dont chacune possède des caractéristiques bien définies qui la différencient des autres. Cette lecture fine des paysages, accompagnée de nombreuses illustrations, dé- bouche sur la mise en évidence d’enjeux locaux, d’objectifs paysagers et de pistes d’action.

L’ensemble paysager

La deuxième partie de l’atlas porte sur l’ensemble paysa- ger en particulier (ici la Vallée de la Meuse). Après une mise en contexte, elle aborde la mise en place des paysages, les évolutions contemporaines ainsi que les représentations spa- tiales et sociales des paysages.

Introduction aux paysages de Wallonie

La première partie aborde la formation des paysages wallons et fournit les principales clés de lecture des paysages actuels ainsi que des pressions auxquelles ils sont soumis. Cette par- tie introductive est commune à l’ensemble des volumes de la collection.

Conférence Permanente du Développement Territorial Wallonie

Une publication de la Conférence Permanente du Développement Territorial (CPDT)

Texte : Basé sur l’étude CPDT «Atlas des Paysages de Wallonie – La Vallée de la Meuse «, réalisé par E.

Castiau, M. Haine, T. Pons et S. Quériat, avec la col- laboration de A. Coppens et C. Neuray,

sous la direction scientifique de M-F. Godart.

Réalisation :

Juillet 2017 (avec le concours de D. Istaz et V.

Cawoy)

Maquette : Debie Graphic Design Mise en page : S. Maessckal Crédits photographiques : CPDT

Illustrations (blocs diagramme) : D. Kathelyn Éditeur responsable :

Annick Fourmeaux (Département de l’aménage- ment du territoire et de l’Urbanisme / DGO4 SPW) rue des Brigades d’Irlande, 1 / 5100 Namur

Déjà paru (* disponible en ligne à l’automne 2017) En cours d’étude

Chaque atlas correspond à un ou deux ensemble(s) paysager(s)

Tome 1 - L’Entre-Vesdre-et-Meuse (EP n°4)

Tome 2 - Les Plateaux brabançon et hesbignon (EP n°3) Tome 3 - Le Plateau condrusien (EP n°8)

Tome 4 - La Haine et la Sambre (EP n°5)

Tome 5 - L’Ardenne centrale et la Thiérache (EP n°10 et 12) Tome 6 - La Vallée de la Meuse (EP n°6)

Tome 7 (à venir) - La Plaine et le bas-plateau hennuyers (EP n°1) Non encore programmés :

EP n°2 - Vallonnements brabançons EP n°7 - Ensemble fagnard

EP n°9 - Dépression Fagne-Famenne et bordure sud EP n°11 - Haut plateau de l’Ardenne du nord-est EP n°13 - Côtes lorraines

Les ensembles paysagers et leurs numéros ont été déterminés dans la publication « Les territoires paysagers de Wallonie », CPDT, Etudes et documents 4, Région wallonne.

Pour en savoir plus :

Les « Atlas des Paysages de Wallonie » sont téléchargeables sur le site :

www.cpdt.wallonie.be à la rubrique Publications

Seuls les « Atlas des Paysages de Wallonie » n°1 à 5 sont en vente au prix de 18€.

À commander auprès de la Région wallonne : SPW - Direction de la Communication, 1 Place de la Wallonie, 5100 Namur.

Tél. : 0800 11 901, Email : [email protected]

La collection des

« Atlas des Paysages de Wallonie »

8 N°1 à 13 : Ensembles paysagers (EP)

(2)

Les variations de la topographie et du couvert végétal et l’importance de l’urbanisation sont les éléments qui permettent d’identifier des aires paysagères au sein de l’ensemble paysager.

Basse Sambre namuroise

La Sambre, strictement canalisée et accompagnée d’entreprises et d’industries dont l’emprise visuelle reste limitée, ondule au milieu de vallonnements. Des prairies et cultures habillent les pentes les plus douces et des boisements les pentes fortes et les crêtes. S’y surimposent des hameaux lâches et quelques villages marqués par la périurbanisation.

Agglomération liégeoise

Une urbanisation quasi continue, articulée au réseau routier, se développe autour du centre-ville et de la vallée industrielle liégeoise. Occupant les versants étagés en terrasses et les bordures des plateaux, le tissu bâti est environné de hauts terrils boisés et de larges espaces agricoles. De grands zonings et espaces commerciaux sont implantés à proximité des voies autoroutières et le long des chaussées qui rayonnent depuis Liège.

7

L’ensemble paysager sous divers angles

La qualité paysagère future de la Vallée de la Meuse est en lien avec la gestion du maillage touristique et de loisirs, des exploitations industrielles – actuelles et du passé – et des paysages naturels diversifiés.

Les enjeux globaux

Une partie introductive commune à tous les atlas présente l’évolution des paysages wallons

Les paysages wallons sont intimement liés à la vie des hommes et de leurs communautés, à leur histoire. Retracer les grands traits de l’évolution de cette interaction, c’est offrir des repères chronologiques mais surtout des clés de lecture de nos paysages actuels pour en comprendre les changements et mieux réfléchir à leur avenir.

6 La pratique du tourisme se trans-

forme rapidement, entraînant une adaptation constante de l’offre.

L’intégration paysagère de toute nouvelle infrastructure est primor- diale, de même que la prise en compte quotidienne des infras- tructures et celle de leur devenir lorsque l’usage touristique cesse.

L’industrie constitue l’une des carac- téristiques paysagères principales de l’ensemble. La prise en compte du paysage dans les exploitations en activité est fondamentale. Par ailleurs, les paysages industriels, bien que souvent associés à une identité forte, peinent à trouver une légitimité et la préservation de témoins d’activités anciennes n’est pas toujours assurée.

Des biotopes naturels diversifiés, souvent porteurs d’une identité paysagère forte, caractérisent l’en- semble. Si certains espaces béné- ficient de mesures de protection (zones Natura, réserves naturelles, zones humides d’intérêt biolo- gique), d’autres disparaissent peu à peu, « grignotés » par les déve- loppements résidentiels, industriels ou portuaires ou colonisés par une végétation pionnière.

Important

Maillage touristique et de loisirs Exploitations industrielles Paysages naturels

Carrières, sites et bâtiments industriels, zones portuaires

Zones boisées et autres espaces semi-naturels

Les aires paysagères

Les variations de profil topographique de la Vallée de la Meuse et celles de son urbanisation ont conduit à définir treize aires paysagères, portions de l’espace qui se différencient des espaces voisins par les paysages qu’elles présentent. Leur taille et leur homogénéité permettent une prise en charge active des paysages.

5 Les pôles régionaux de Liège et de Namur se développent

dans le creux de la Vallée de la Meuse. Des centres urbains d’ancrage plus local, des noyaux villageois d’origine rurale, des ensembles bâtis liés à l’activité industrielle complètent le tissu bâti qui se diffuse sur les versants et le bord des plateaux. Parallèlement à cette périurbanisation à l’œuvre, la réappropriation du fleuve par les riverains entraîne la littoralisation des bords de Meuse.

L’ensemble paysager de la vallée de la Meuse s’articule autour des vallées de la Meuse et de la Basse Sambre namuroise. Le couloir souvent étroit que constitue la vallée doit composer avec une multitude de fonctions qui cohabitent ou se concurrencent. Une transition assez nette se dessine entre une Haute Meuse au profil plus naturel et historiquement axée sur le tourisme et une Moyenne et une Basse Meuse plus marquées par l’industrie et l’urbanisation.

De nombreuses infrastructures de transport (fluvial, routier, ferré) sont présentes dans l’ensemble paysager.

Particulièrement visibles, elles se déploient linéairement le long de la plaine alluviale et traversent régulièrement le fleuve. Les cours d’eau principaux, profondément modifiés, constituent l’épine dorsale de la vallée. Les infrastructures associées sont régulièrement mises à niveau pour s’adapter aux changements de gabarit des navires.

Lustin (Profondeville) Namur

4

L’ensemble paysager de la Vallée de la Meuse

Anhée

Moyen Faible

Section de la plaine alluviale

Éolienne

CPDT (2015). Source : carte IGN (1/300 000)

MR NM OMh ã

±

A4

A3

A3

N4

A15

N3

A26

N97

N90

N62

N66

N63 N91

N93

N80

N61

N92

A25

N96

N20

N4

N90

LA MEUSE

L'OUR THE

LA VESDRE

LE BOCQ

LA LESSE LA MEHAIGNE

CL

ALBER

T

L'HERMETON LA SAMBRE

LA MOLIGNEE LE HOUYOUX

LE HOYOUX

LA MEUSE

G G

G G

Occupation du sol

Aires paysagères Zones forestières Zones agricoles Zones urbaines Zones à usage industriel ou artisanal Carrières en exploitation ou ayant été exploitées

Réseaux et infrastructures

Ligne ferroviaire classique et TGV Route Autoroute

Cours d'eau et canaux structurants Centrale gaz-vapeur Centrale hydro-électrique Centrale nucléaire Eolienne

CPDT (2015). Source : carte IGN (1/300 000)

0 5 10 20Km

±

0 10 20 Km

0 10 20 Km

Aires paysagères

Centrale nucléaire

Aéroport régional

Plate-forme multimodale fluviale Viaduc

Zones d’extension de carrières Terrils

Zones Natura 2000

Plaine alluviale - Infrastructures touristiques

Triangle Liège - Maastricht - Aachen

Périurbanisation axiale Renouveau urbain Renouveau industriel

Concentration de patrimoine bâti classé (sites et monuments)

Périurbanisation radiale Plaine alluviale

A4

A3

A3

N4

A15

N3

A26

N97

N90

N62

N66

N63 N91

N93

N80

N61

N92

A25

N96

N20

N4

N90

LA MEUSE

L'OUR THE

LA VESDRE

LE BOCQ

LA LESSE LA MEHAIGNE

CL

ALBER

T

L'HERMETON LA SAMBRE

LA MOLIGNEE LE HOUYOUX

LE HOYOUX

LA MEUSE

G G

G G

Occupation du sol

Aires paysagères Zones forestières Zones agricoles Zones urbaines

Zones à usage industriel ou artisanal Carrières en exploitation ou ayant été exploitées

Réseaux et infrastructures

Ligne ferroviaire classique et TGV Route Autoroute

Cours d'eau et canaux structurants Centrale gaz-vapeur Centrale hydro-électrique Centrale nucléaire Eolienne

CPDT (2015). Source : carte IGN (1/300 000)

0 5 10 20Km

±

Aires paysagères Zones forestières Zones agricoles Zones urbaines Zones à usage industriel ou artisanal Carrières en exploitation ou ayant été exploitées

Occupation du sol

A4

A3

A3

N4

A15

N3

A26

N97

N90

N62

N66

N63 N91

N93

N80

N61

N92

A25

N96

N20

N4

N90

LA MEUSE

L'OUR THE

LA VESDRE

LE BOCQ

LA LESSE LA MEHAIGNE

CL

ALBER

T

L'HERMETON LA SAMBRE

LA MOLIGNEE LE HOUYOUX

LE HOYOUX

LA MEUSE

G G

G G

Occupation du sol

Aires paysagères Zones forestières Zones agricoles Zones urbaines

Zones à usage industriel ou artisanal Carrières en exploitation ou ayant été exploitées

Réseaux et infrastructures

Ligne ferroviaire classique et TGV Route Autoroute

Cours d'eau et canaux structurants Centrale gaz-vapeur Centrale hydro-électrique Centrale nucléaire Eolienne

CPDT (2015). Source : carte IGN (1/300 000)

0 5 10 20Km

±

Références

Documents relatifs

Établissements scolaires, crèches, haltes garderies et centres de loisirs, aires de jeux dans les parcs, jardins et espaces verts À moins de 50 m des bâtiments d’accueil de

(10 000 emplois ou plus) Commune appartenant à la couronne d'un grand pôle Commune multipolarisée des grandes aires urbaines Commune appartenant à un moyen pôle (5 000 à moins de

Zonages concernés par la présente demande Les zones d’assainissement collectif où la collectivité compétente est tenue d’assurer la collecte des eaux usées domestiques

Pour chaque type de mod`ele, nous avons utilis´e les cinq m´ethodes (distances de Mahalanobis, MADIFA, r´egression logistique compl`ete, r´e- gression logistique pas ` a pas, et

L’élaboration du zonage des eaux pluviales de la commune de Châtillon-sur-Chalaronne s’inscrit dans le cadre de l’établissement d’un schéma directeur

Périphérie : communes dont au moins 40 % des actifs travaillent dans le coeur ou une commune attirée par celui-ci, algorithme itératif avec effet boule de neige. Eurostat OCDE -

Dans le secteur marchand, les contrats signés en Zus sont à la fois plus courts et plus souvent à durée déterminée et cette tendance est plus marquée encore s’agissant des

Avec la crise, le taux d’emploi en Zus a fortement reculé entre 2007 et 2012, alors que dans le même temps il se maintenait dans le reste des agglomé- rations qui les abritent