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La réaction 9Be(3He, α)2 4He pour E 3He = 1,5 MeV

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Academic year: 2021

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Texte intégral

(1)

HAL Id: jpa-00206375

https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00206375

Submitted on 1 Jan 1966

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La réaction 9Be(3He, α)2 4He pour E 3He = 1,5 MeV

M. Cadeau, D. Didier, G. Mouilhayrat, F. Perrault, P. Thouvenin, L. Marquez

To cite this version:

M. Cadeau, D. Didier, G. Mouilhayrat, F. Perrault, P. Thouvenin, et al.. La réaction 9Be(3He, α)2 4He

pour E 3He = 1,5 MeV. Journal de Physique, 1966, 27 (3-4), pp.113-115. �10.1051/jphys:01966002703-

4011300�. �jpa-00206375�

(2)

LE JOURNAL DE PHYSIQUE

LA

RÉACTION 9Be(3He, 03B1)2 4He

POUR E 3He =

1,5

MeV

Par M.

CADEAU,

D.

DIDIER,

G. MOUILHAYRAT

F. PERRAULT,

P.

THOUVENIN, C. E. A., Paris.

et L.

MARQUEZ, C. E. N., Saclay.

Résumé. 2014 Nous avons étudié les spectres des

particules

03B1 de la réaction

9Be(3He, 03B1)2 4He,

émises en coïncidence dans deux directions

03B8A

et

03B8B,

pour une

énergie

incidente de

1,5

MeV.

Les spectres ne montrent pas de

pic correspondant

à l’éclatement

dissymétrique

de 12C. La

réaction passe par le 8Be dans son état fondamental et dans ses états excités.

Abstract. 2014 The

spectra

of

alpha particles

from the

9Be(3He, 03B1)2

4He reaction emitted for coincident events in two directions

03B8A

and

03B8B,

have been studied at a

bombarding

energy of

1,5

MeV.

The spectra do not show a

peak corresponding

to the

asymmetric breakup

of 12C. The reac-

tion goes

through

the

ground

state and the excited states of 8Be.

Tome 27 No 3-4 MAps-AvpiL 1966

I.Introduction. ---- L’étude de la réaction

9Be(3He, x)2

4He a été effectuée d’une manière

détaillée par C.

Moazed,

J. E.

Etter,

H. D.

Holmgren

et M. A.

Waggoner [1]

pour une

énergie

de bombar-

dement de 3 MeV. Ces auteurs ont montré que l’observation en coïncidence des

particules

a., émises

dans deux directions

OA

et

OB, permet d’expliquer

le continuum du

spectre

obtenu au moyen d’un seul détecteur.

Pour des

angles OA

et

OB déterminés,

il existe une

relation entre les

énergies

des

particules

oc émises au

cours de la réaction. Le lieu des événements dans le

plan

des

énergies (EA, EB)

est une courbe.

A

chaque

valeur de

l’énergie

d’excitation de 8Be dans la réaction

9Be(3He, (X)8Be correspond

une

accumulation centrée sur certains

points

de la courbe

théorique EA(Eb).

L’observation des

spectres

obtenus

permet

de dire si la réaction conduisant aux trois

particules

oc se

produit,

soit par la

désintégration

instantanée de

12C*,

soit

par le

processus

séquentiel : 9Be(3He, cei)8Be

8Be - oc3

+

OC2

[2].

Elle

permet

de

plus

de

donner, lorsque

les conditions le

permettent,

un ordre de

grandeur

des contributions relatives des niveaux de 8Be.

II. But de

l’expérience.

- La réaction

9Be(3He, oc)-8Be

a été étudiée par Erskine et

Browne

[3]

pour

Eaxe

=

3,75 MeV,

par Dorenbusch

et Browne

[4]

pour

EsHe

== 3 MeV et

EaHe

= 4 MeV.

D’autre

part,

Dorenbusch et Browne

[5]

ont inter-

prété

le

spectre

continu de

particules

oc de cette

réaction,

observé par un seul

détecteur,

pour les

énergies

incidentes 3 MeV et 4 MeV.

Enfin,

il a été

montré que la réaction

9Be(3He, a)2 4He

est pure- ment

séquentielle [1]

pour

Esge

= 3 MeV.

Notre but était de vérifier que le modèle

quasi- particulaire

décrit par Demeur

[6]

ne

s’applique

pas

à la réaction

étudiée,

c’est-à-dire que la formation d’une molécule nucléaire n’a pas

lieu,

à cause de

l’inexistence de centres lourds.1 Par

suite,

l’éclatement

dissymétrique

de 12C*

[7]

ne doit se

manifester,

ni

dans le

spectre

observé par un détecteur à un

angle déterminé,

ni dans le

spectre

en coïncidence

(EA, EB),

aux

angles SA et OB

convenables.

III. Résultats. - Nous avons choisi

OA

et

OB égaux

à 83°30’. Ces

angles

devraient

permettre

l’observation des deux

particules

oc dues à l’éclate-

ment

dissymétrique,

si celui-ci existe.

Le

spectre (EA, EB)

a été obtenu à l’aide d’un

analyseur

bidimensionnel

(32

X

128).

Le contenu

des mémoires a été traité par un ordinateur Bull Gamma 30

qui

en a donné la

présentation

de la

figure 1.

La

figure

2

représente

le

spectre

en

énergie

vu

LE JOURNAL DE PHYSIQUE. ® T. 27. NO 3-4. MARS-AVRIL 1966. 8

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphys:01966002703-4011300

(3)

114

FIG. 1. -

Spectre

de coïncidence en deux dimensions pour la réaction

’Be(’He, oc)2

4He.

Fie. 2. -

Spectre

des

particules

~x vues par le détec-

teur

A,

en coïncidence avec le détecteur B.

par l’un des détecteurs en coïncidence avec l’autre.

Le tableau I

explique

ce

qui

est observé sur les

figures

1 et 2. Dans les conditions

expérimentales

que nous avons choisies les

pics correspondant

au

passage par le niveau fondamental du 8Be sont

séparés

des

pics correspondant

à d’autres niveaux.

La

figure

3

représente

un

spectre

observé à 83~30‘

par un seul détecteur.

TABLEAU 1

A. -

Quelques

coïncidences

(seuil)

entre ocl et U-2 provenant des états excités de 8Be à

16,62

MeV et des

états d’excitation

plus

élevée.

(Les particules

oc, sont vues par le détecteur

A,

les

particules

(’l2 par le détecteur

B.)

B. - Coïncidence entre al détecté par B et oc, ou ot, provenant de 8Be dans son état fondamental et détectés par A.

BI

et

B2

sont mal résolus sur le spectre

EA, l’angle

solide

correspondant

au détecteur B ayant été choisi relativement

grand.

C. - Coïncidence entre oc2 et oc3 provenant des états excités de 8Be à

16,62 MeV,

à

16,94 MeV,

et des états

d’excitation

supérieure.

D. - Coïncidence entre ai détecté par B et oc2 pro- venant de l’état excité à

2,9

MeV de 8Be, u-3 a une

énergie

trop faible pour être détecté.

E. -

Emplacement

calculé des

particules

ot dues à

l’éclatement

dissymétrique.

F. - Voir D

(ot,

est détecté par

B,

ocl est détecté par

A).

G. - Voir C.

H. -- Coïncidence entre al détecté par A et (’l2 et oc3

captés

simultanément par B. Ceux-ci

proviennent

du

même noyau 8Be dans son état fondamental

(l’angle

solide de détection de B est suffisamment

grand).

A détecte donc

l’énergie

du noyau 8Be lui-même en

coïncidence avec oci, Le

pic n’appartient

donc pas à la courbe.

I. -

Lorsque

la rupture de 8Be dans son état fonda- mental se

produit perpendiculairement

à sa direction de

propagation,

on observe

uniquement

a2 détecté par B

en coïncidence avec ai détecté par A.

Conclusion. - Sur les

figures

2 et 3 une flèche

indique

la

position

des

particules

a due à l’éclate-

(4)

115

Fixe. 3. -

Spectre

des

particules

oc vues par le détecteur A.

ment

dissymétrique.

Dans les deux cas, on n’observe pas de raie aux

emplacements indiqués.

Les résultats obtenus montrent

également

que la réaction

9Be(3He, oc)2

4He est

séquentielle

pour

EaRe

=

1,5

MeV avec passage par le 8Be dans son état fondamental et dans ses niveaux d’excitation.

Manuscrit reçu le 13 août 1965.

BIBLIOGRAPHIE

[1]

MOAZED

(C.),

ETTER

(J. E.),

HOLMGREN

(H. D.)

et

WAGGONER

(M. A.), Physics Letters, 1964, 12,

1,

45.

[2]

PHILLIPS

(G. C.),

Rev. Mod.

Physics, 1964, 36,

4,

1085.

[3]

ERSKINE

(J. R.)

et BROWNE

(C. P.), Phys. Rev., 1961, 123,

3,

958.

[4]

DORENBUSCH

(W. E.)

et BROWNE

(C. P.), Phys. Rev., 1963, 131,

3, 1212.

[5]

DORENBUSCFI

(W. E.)

et BROWNE

(C. P.), Phys. Rev., 1963, 132,

4, 1759.

[6]

DEMEUR

(M.), Compte

rendu des Journées

d’Études

sur les réactions nucléaires par ions

lourds,

édité

par le Laboratoire de

Physique

Nucléaire de la Faculté des Sciences de

Bordeaux, 1964,

p. 22.

[7]

GARIN

(A.),

LEMEILLE

(C.),

MANESSE

(D.),

MARQUEZ

(L.),

SAUNIER

(N.)

et

QUEBERT (J. L.),

J.

Phy-

sique, 1964, 25,

768.

Références

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