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Serait-ce la lutte finale? L assaut

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Academic year: 2022

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Saint-Denis chez le psy

Laurent Petit et son équipe de l’Agence nationale de psychanalyse urbaine ont allongé sur le divan deux cents Dionysiens et restitué le portrait qu’ils font de leur ville. p.3

S

erait-ce la lutte finale ? L’assaut

coordonné pour tenter de faire table rase des derniers bastions communistes de Seine-Saint-Denis ? La tournure des derniers événements le laisse à penser. La déclaration de candidature de Mathieu Hanotin à Saint- Denis ne ressemble plus du tout à la décision personnelle d’un jeune élu PS indiscipliné.

Tout autour, le scénario se dessine à l’iden- tique. Les exceptions à l’union de la gauche tellement vantée à l’université d’été du PS de- viennent la règle dans toutes les villes du 93, et

particulièrement celles de Plaine commune, où le Parti socialiste estime pouvoir jouer la gagne. C’est le cas à La Courneuve, où le prési- dent du conseil général Stéphane Troussel a décidé d’affronter le maire PCF Gilles Poux.

Villetaneuse et Saint-Ouen semblent promis à la même trajectoire. Les électeurs tranche- ront ces duels en mars2014. En attendant, les directions départementales des deux partis doivent se rencontrer pour négocier…

Mais quoi au juste dès lors que la campagne électorale est déjà lancée sur le terrain ?

Au coin de la Une

Le PS à l’assaut du PC Rugby : le Sdus démarre en fanfare p.12

Samedi

rempli p.6 et 7

Le 21 septembre, des initiatives diverses et variées se sont tenues dans de nombreux quartiers.

Compte rendu en images, de Sémard à Franc-Moisin.

Houari Guermat précise ses axes de campagne p.8

BENOÎT JACQUART

N°969 1,00 €

Du 25 septembre au 1

er

octobre 2013

La loi Duflot vue par…

Le député PS Mathieu Hanotin et l’adjoint au maire PCF à l’habitat Stéphane Peu commentent le texte sur l’accès au logement

et un urbanisme rénové (ALUR) adopté par les députés. p.5

YANN MAMBERT

(2)

ACTUALITÉS 3

N°969DU 25SEPTEMBRE AU 1EROCTOBRE 2013

«Frappez fort. Je suis à l’étage.»

L’injonction orne la porte vitrée de la boutique-atelier Pousse de coton, anciennement occupée par L’Aiguille qui danse au 58 de la rue Gabriel-Péri. Chona Djaura, la nouvelle occupante du local loué par PCH, est coutu- rière et créatrice de vêtements.

Elle a ouvert son commerce dé- but juillet grâce au programme Créajeunes de l’Adie, associa- tion de soutien aux micro-en- trepreneurs, alors qu’elle venait à peine d’accoucher de son pre- mier enfant. Signe que ce petit bout de femme discrète recèle une sacrée détermination.

Étudiante en biologie après un bac S, Chona décide de changer radicalement de voie pour la couture, qu’elle aime depuis toujours. «Ma mère avait l’habi- tude d’aller chez les tailleurs du 18eà Paris», se souvient-elle.

Pour financer son CAP de prêt- à-porter, obtenu en 2011, elle travaille, notamment au TGP où elle côtoie les costumières, fait des stages chez des petits retou- cheurs et chez Femmes Actives.

«Je voulais créer à Saint-Denis et pas autre part. C’est la ville qui m’a vue grandir et je l’aime beaucoup», revendique cette Dionysienne. Ses créations aux coupes occidentales sont

rehaussées de touches d’influences africaines. Côté travaux de couture pure, Chona fait les petites retouches et peut reproduire entièrement des modèles. «Il suffit de m’apporter le vêtement», dit-elle de sa voix douce mais assurée. Robes créa- tions à partir de 50€, sacs à par- tir de 20€. Sur-mesure : tissu à fournir, façon à partir de 60€, selon la complexité de la pièce (devis). Ouvert du mercredi au samedi 10 h/13 h et 15 h/19 h.

Tél. : 06 50 03 07 33. P.D.S.C.

Le plus

Chona envisage d’animer un atelier de couture. Le premier est prévu pour la mi-octobre.

Le moins

La vitrine de la boutique gagnerait à accueillir davantage de créations de la jeune femme.

Mais elle est petite…

Pousse de coton Côté commerce

Égalité

Arrêt des expulsions, res- pect du droit d’asile,etc.

Pour réclamer l’égalité en- tre nationaux et migrants, une Marche du Grand Paris des sans-papiers se déroule jusqu’au 6octobre à l’appel de l’Union nationale des sans-papiers. Les soixante marcheurs feront halte le jeudi 26septembre à Saint- Denis, où ils seront accueil- lis à 17 h devant la mairie avec un spectacle de la troupe Teatrika. À 20 h, ils seront les invités d’une soi- rée-débat à la salle de la Lé- gion d’honneur.

Square Sevran

La rénovation du square Sevran est inaugurée officielle- ment jeudi 26sep- tembre, à 16 h 30.

Cette inauguration permettra aussi de présenter les aménagements de la rue éponyme.

Delafontaine

Le service d’endoscopie digestive de l’hôpital Dela- fontaine convie l’ensemble des médecins de la ville et les habitants à sa première journée porte ouverte, mardi 1eroctobre, entre 12 h et 15 h. On pourra visi- ter le service, accompagné des professionnels de santé, et découvrir son activité. RDV dans le ser- vice d’endoscopie digestive au 1erétage (prendre les ascenseurs en face des urgences adultes).

Ethno-éthique

L’association dionysienne Terres Jaunes-France co- organise (avec Mosaïk Gui- née et À votre bon savoir) une soirée ethno-éthique vendredi 4octobre à partir de 18 h, salle Jean-Vilar, 5 av. Jean-Baptiste-Clément à Mitry-Mory. Au pro- gramme : conférences-dé- bats sur le tourisme alter- natif, le développement durable, l’alphabétisa- tion… Concerts, défilé de mode. Artisanat africain et d’ailleurs dès 15 h. Partici- pation solidaire de 5€. Ré- servation obligatoire à ter- [email protected] ou au 06 66 45 08 34.

Retraites

Réunis en collectif unitaire, le Front de gauche, le Parti socialiste de gauche et des militants du PS (signataire de l’appel national «Pas un trimestre de plus, pas un euro de moins») «considè- rent que le projet de réforme des retraites du gouverne- ment Ayrault est injuste et dangereux». Le collectif annonce qu’il prendra plusieurs initiatives dans les semaines à venir, notamment une réunion publique le 16octobre. De son côté, l’intersyndicale dionysienne (CGT, FO, SNUIPP, Sud Solidaires) a organisé un débat sur le sujet, jeudi 19septembre, qui a réuni une soixantaine de personnes.

Psychanalyse urbaine. Laurent Petit et son équipe ont allongé sur

des transats en places publiques quelque deux cents Dionysiens pour tirer un portrait souvent pertinent, par- fois farfelu, de la ville.

Pour ausculterune ville, en cerner les problèmes, les profes- sionnels ne manquent pas. Ur- banistes, sociologues, géo- graphes, historiens… Avec Lau- rent Petit, une nouvelle disci- pline a vu le jour en 2008. Une psychanalyse urbaine d’inspira- tion poético-burlesque. Ex-in- génieur en télécommunica- tions, le comédien lillois entre- prenait alors de « coucher la ville sur le divan »pour en décorti- quer les névroses. Après Mar- seille, Vierzon, Tours, et bien d’autres, c’est au cas de Saint- Denis que se sont attelés Laurent Petit et son équipe en blouse blanche de l’Agence nationale de psychanalyse urbaine (ANPU). Pour cette mission qui leur était confiée par la munici- palité, ils ont déplié leurs tran- sats sur les places publiques. Et y

ont allongé environ deux cents personnes en cinq séances de- puis avril. Diagnostic et solu- tions thérapeutiques en ont été exposés le vendredi 20 septem- bre au musée d’art et d’histoire, à deux reprises et devant une cen- taine de personnes.

« Joey Starr et

Georgette Marchais »

Sur un ton docte, mité par les lapsus, Laurent Petit rapporte pour premiers symptômes les réponses des Dionysiens à son jeu du questionnaire chinois. Si elle était un fruit, la ville serait une orange, parce que « divisée en quartiers et qu’elle donne l’im- pression d’être toujours pressée ».

Ou une « tomate parce qu’elle est rouge et pleine de pépins ». Ou bien encore « une salade exo- tique avec du basilic ». En ani- mal, elle est vue «comme un kan- gourou parce qu’elle rebondit » ou en « lapin pour son taux de fé- condité ». Dans la catégorie des films, c’est Beur sur la villeou Good bye Lénine. Et dans celle du couple mythique des origines, c’est notamment « Joey Starr et Georgette Marchais ».

Diapositives à l’appui, le psy Petit exhume pour traumatisme des origines un saint Denis déca-

pité, dont il filera goulûment la métaphore. Pour l’avoir perdue, voilà une ville en effet « capable de se prendre la tête». Preuve sans doute d’une formidable rési- lience, malgré les deuils succes- sifs, agricole, industriel… Et en dépit d’un maire communiste, Doriot, qui avait lui aussi « perdu la tête ». En contrepoint, Marce- lin Berthelot aura été à la fois maire et père du renouveau de la Plaine.« C’est le nouveau miracle de l’histoire de Saint-Denis », avance toujours pince-sans-rire un Laurent Petit qui s’est décidé- ment bien documenté. Il saluera au passage le service municipal des Archives, et les experts im- provisés côtoyés au «café restau- rant de l’Escargot ». Miracle en- core, la France vainqueur de la Coupe du monde au Stade de France, dont « les initiales réson- nent avec les capacités de la ville d’accueillir les déshérités ».

La«cryptolinguistique», c’est son dada. De fait, comment pas- ser sous silence les initiales de Plaine commune ? Quant aux solutions thérapeutiques, ima- gées par des photos montages, elles valent leur poids de loufo- queries aigres-douces. Pour les fractures urbaines, le docteur Petit préconise des« ponts de su- ture »avec réseau THC, trans- port hors du commun. Réfé- rence cannabique encore, il imagine des relais H pour stimu- ler l’activité commerciale. Dans une autre veine, la Maison de la Légion d’honneur est troquée contre la Légion étrangère. Et pour remplacer la flèche qui manque à la basilique, rien de tel qu’un minaret « pour montrer l’esprit de tolérance ». l

Marylène Lenfant

Le diagnostic

poético-burlesque de Saint-Denis

Au marché, Camille Fauchère de l’ANPU en pleine analyse d’une Dionysienne.

Au jeu du question- naire chinois, si la ville était un fruit, elle serait une orange, parce que

« divisée en quartiers et qu’elle donne l’impression d’être toujours pressée », a exposé Laurent Petit.

P.D.S.C. MARYLÈNE LENFANT YANN MAMBERT

Travaux SNCF.

Le pont du Havre rénové 

Jusqu’au 29 novembre, le pont ferré duHavre (1), qui enjambe la voie du T8 et l’ex RN14 à la limite de Saint-Denis, avenue du Colonel-Fabien, sera rénové. Emprunté chaque jour par 500 trains, il accueille aussi bien les Eurostars, TGV, Thalys que les Franciliens et RER de la ligne D. Pour remplacer des tabliers du pont (130 tonnes et 24 mètres chacun), les deux plus grosses grues de France, capables de soulever des charges de 700 tonnes, seront mises en œuvre.

Les nouvelles voies ne seront plus posées directement sur le métal mais sur une voie classique avec du ballast (10 décibels en moins !).

Les trains grandes lignes partiront quelques minutes plus tôt.

Les billets tiennent compte des nouveaux horaires. Des déviations de circulation notamment pour les bus RATP sont à prévoir.

Et plusieurs week-ends seront très compliqués, avec interruption des RERà partir de Gare du Nord ou de Stade de France (dans les deux sens de circulation évidemment) avec des autobus SNCF en remplace- ment. Les temps de parcours seront allongés et les codes mission des rames modifiés. Des annonces sonores et visuelles sont prévues et du personnel (gilets rouges) sera à la disposition des voyageurs pour les orienter indique la SNCF. Des fiches horaires sont disponibles dans les gares, sur Internet http://imaginetgv.com/tgvnord et sur les smartphones, application gratuite : direct sncf. G.R.

(1) Route du Havre, qui doublait la N13, et qui a donné son nom à cet ouvrage.

SNCF/PHILIPPE FRAYSSEIX

Allende

Démarche-quartier mardi 1eroctobre à 18 h 30 à l’école élémentaire André-Diez (38, avenue Lénine) en présence du commissaire de police Saint-Denis Christian Meyer et de représentants la police municipale.

Delaunay/Belleville

Démarche-quar- tierjeudi 3 octobre à 18 h 30 à l’école élémentaire Victor-Hugo (8, rue Jean-Mermoz). À l’ordre du jour, les travaux du Pont du Havre et les projets du groupe propreté.

Dionyversité

Mardi 1eroctobre à 19 h 30, le docu club de l’université populaire propose à son local (4, place Paul-Langevin) la projection du film de Yannis Youlentas, Ne vivons plus comme des esclaves. Participation libre.

À noter

cette semaine

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La semaine du 25 septembre 2013

2 ACTUALITÉS

N°969DU 25SEPTEMBRE AU 1EROCTOBRE 2013

Quand un Québécois rencontre un Breton…

Jeudi 19 septembre, deux couples de touristes québécois s’arrêtent au stand de crêpes de Yann Guyonvarc’h, place

Jean-Jaurès. La conversation s’engage naturellement avec le sympathique commerçant. « Et vous savez comment on mange la complète jambon, œuf, fromage chez nous ?, interroge l’un des cousins francophones. Avec du sirop d’érable. »

Pas sûr que le crêpier breton retienne cette recette pour les deux nouvelles compositions qu’il compte proposer cet hiver, comme il l’a fait cet été avec une galette au saumon et une galette au poulet- guacamole. P.D.S.C.

Chroniques dionysiennes

Internautes et lecteurs du Journal de Saint-Denis, réagissez aux articles sur www.lejsd.com

Pour les étudiants de Paris 8.

Des demandes

de titre de séjour facilitées

Vendredi 6 septembre,le nouveau préfetde la Seine-Saint-Denis, M.Philippe Galli, s’est rendu à l’université Paris 8. Il s’agissait de signer une convention avec la présidente de l’établissement, MmeDanielle Tartakowsky, destinée à inaugurer un dispositif permettant de simpli- fier l’accueil des étudiants étrangers. Ainsi, l’enregistrement des de- mandes de titre de séjour pourra désormais s’effectuer directement dans les locaux de l’université, dans un bureau de la Maison de l’étu- diant, avec l’enrôlement des empreintes digitales et la remise d’un ré- cépissé au demandeur. Les dossiers seront ensuite transmis à la pré- fecture pour instruction, et le demandeur recevra une réponse des services et une éventuelle convocation pour retirer le titre de séjour à la préfecture. Ce dispositif entend ainsi simplifier les démarches ad- ministratives pour les étudiants d’une autre nationalité inscrits à Paris 8 et leur éviter la longue file d’attente à la préfecture de Bobigny. Cette convention, l’une des premières du genre en Île-de-France, répond à la volonté du ministère de l’Enseignement supérieur de simplifier et mieux coordonner l’accueil des étudiants et chercheurs étrangers dans les universités de notre pays. S.B.

Le 19 septembre. La moitié des profs a fait grève

Les enseignants des premier et second degrés et les personnels administratifs étaient en grève, jeudi 19septembre, à l’appel des organisations syndicales FSU, CGT Éduc’action et SUD Éducation.

2 000 d’entre eux se sont retrouvés, avec des parents d’élèves, devant le ministère de l’Éducation nationale, rue de Grenelle. À Saint-Denis, le mouvement a été largement suivi avec près de 50% des enseignants se déclarant grévistes. David Proult, maire adjoint, les accompagnait, porteur d’une lettre de Didier Paillard adressée à Vincent Peillon s’inquiétant de ce que cette première rentrée préparée par un gouvernement socialiste ne se soit bien déroulée qu’au prix d’arrangements qui ne changent rien aux problèmes structurels du département : Rased démantelés, recrutement de contractuels précaires sans formation, dépassement des seuils d’effectif…

Les organisations syndicales ont reçu l’assurance d’être reçus par le cabinet du ministre la semaine prochaine. S.B.

JSD59 rue de la République, 93200 Saint-Denis ; Tél. : 01 77 35 73 04 ; Fax : 01 55 87 26 88 ; Mail : [email protected] Directeur de la publication Gilles Henique, [email protected] Directeur, directeur de la rédactionDominique Sanchez : 01 77 35 73 12 ; [email protected] Rédacteur en chef adjoint Gérald Rossi : 01 77 35 73 05, gerald.rossi@

lejsd.comSecrétaire de rédaction Patricia Da Silva Castro : 01 77 35 73 11, [email protected] MaquettisteVéronique Le Coustumer : 01 77 35 73 07, [email protected]RédacteursBenoît Lagarrigue : 01 77 35 73 08, [email protected] ; Marylène Lenfant : 01 77 35 73 06, [email protected] ; Sébastien Banse : 01 77 35 73 09, [email protected] ; Aurélien Soucheyre : 01 77 35 73 04, [email protected] PhotographeYann Mambert : 01 77 35 73 10, [email protected]Pré-presse, édition, impression PSDDiffusionÉtablissement Petit, 01 43 52 42 05 PublicitéMartine De Sax, 01 42 43 12 12 Tirage 51 000 ex.

(sur papier recyclé). N° de commission paritaire en cours. Abonnement annuel : 70€; chèque à l’ordre de Communiquer à Saint-Denis.

L’Arbre à jouets

Vendredi 20 septembre, Valentino Beretta a inauguré sa nouvelle boutique de L’Arbre à jouets. Située précédemment rue de la Bou- langerie, l’enseigne avait déménagé fin août pour le 5, place Victor- Hugo, face à la mairie. Parmi les élus locaux présents, le maire Didier Paillard, Stéphane Peu, président de PCH, propriétaire du local, et Christophe Girard adjoint au maire au commerce. P.D.S.C.

P.D.S.C.

Sportif. Joueur, dirigeant, entraîneur et même directeur des sports, l’homme est une mémoire vivante du cyclisme.

PORTRAIT

Par Aurélien Soucheyre Photo Yann Mambert

Le vélodrome municipal de Saint- Denis a été inauguré en 1933. La même année naissait Charles Nanteuil. « For- cément, ça crée des liens. On a le même âge, mais j’espère qu’il continuera après moi ! », plaisante l’actuel président du Club vélocipédique dionysien (CVD).

La passion pour le vélo le prend tout pe- tit. C’était alors le sport roi. «Mon cousin était au club. Je le suivais partout en spec- tateur. »Du Vel d’Hiv à la Cipale, Charles suit les courses avec ses yeux d’enfants.

Lucien Michard, champion olympique de vitesse en 1924, portait les couleurs dionysiennes, tout comme les poin- tures Faucheux et Oubron. « Michard disait souvent :“C’est Coco qui me bat- tra !” en parlant de moi. J’étais très content. »Pourtant, Coco ne fera pas de cyclisme en club. « Ma famille n’avait pas les moyens. »Sa mère meurt alors qu’il a 4 ans, « de la tuberculose, je crois».

Ses grands-parents l’élèvent avec sa sœur. « On vivait rue Moulin, Porte de Paris. La maison se situait sous l’actuelle autoroute. On avait un petit jardinet

avec des poules et des lapins. Mon grand- père travaillait juste à côté, à la pharma- cie centrale de France.»

Enfant du canal, Charles verra la Se- conde Guerre mondiale. Un voisin fait sauter un char tigre pont de L’Île-Saint- Denis, avant de laisser sa peau face à un deuxième blindé. «J’avais aidé pour une barricade. On défaisait les pavés, on pla- çait des sacs de sable, on coupait les ar- bres et on avait pris les tombereaux de Dubrac, avec son accord. » En 1945, Charles intègre l’équipe de foot du pa- tronage laïc municipal. « On avait des chaussures Hungaria, c’était la marque référence ! » Bon gardien, il file aux Zè- bres de Cinzano et dispute des matches publicitaires face à des joueurs de Mar- seille, Rouen ou Turin. « Marcel Do- mingo, le gardien phocéen, m’avait féli- cité et conseillé de rejoindre un grand club, mais j’étais bien avec les copains.»

Dominique Colonna le contacte et lui fait signer un pré-contrat pour rejoin- dre le Stade Français, qui jouait au plus haut niveau national. Mais le club coule.

À Corbeil, il gagne la Coupe de Paris. « Ils m’ont joué un sale tour. Grenoble, alors en Ligue 2, a voulu me recruter. Mon club a décliné en disant que je n’étais pas inté-

ressé, sans rien me dire. Furieux, j’ai ar- rêté le foot quand je l’ai appris.»Charles a 24 ans. Tout le monde l’appelle Charlie.

«Ma femme trouvait que ça faisait moins vieillot. » Il devient entraîneur FSGT, dont il intègre la direction nationale pendant douze ans. Il anime des stages à l’INS, ancêtre de l’INSEP, coache du Sdus à Pierrefitte et encadre l’équipe du Congo lors d’une préparation.

En 1966, il quitte son poste de des- sinateur industriel pour diriger le tout nouveau service des sports de Villeta- neuse. « Il s’agissait de développer la pratique et les infrastructures. On s’est lancé : piscine, stade, gymnase… » En 1984, son fils veut faire du vélo. Un amour filial. Alors Charles relance le club local, jusqu’à sa retraite en 1993.

Un an plus tard, il se retrouve béné- vole au CVD, qui s’entraîne au vélo- drome de Saint-Denis, là où tout a commencé. Il s’occupe à nouveaux des équipes, de l’organisation de la Course dans la cité et du Grand Prix de vitesse, relancé en 2013 avec la crème internationale sur la piste.

Véritable encyclopédie du cyclisme, il est capable de citer la moindre perfor- mance des champions d’hier, et porte un regard bienveillant sur les jeunes pousses d’aujourd’hui. Comme sur les modèles qui ont façonné ses convic- tions. « Maurice Baquet me disait sou- vent :“Sport, tu es la paix”. Car cela crée des liens entre des gens différents, d’où qu’ils soient. C’est aussi une passion. Elle ne m’a jamais quitté, même si je pense à passer la main.»l

« Maurice Baquet me disait souvent :

“Sport, tu es la paix”. »

CHARLES NANTEUIL

Crampons, vélo et bureau

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FOCUS

N°969DU 25SEPTEMBRE AU 1EROCTOBRE 2013

5

Logement

La loi Duflot

vue par Hanotin et Peu

L

e projet de loi pour l’accès au logement et un urbanisme ré- nové (ALUR) de Cé- cile Duflot, a été adopté par l’Assem- blée, le 17 septembre, en pre- mière lecture. Le texte, comme son nom l’indique, comporte deux grands volets. En ce qui concerne l’accès au logement, il y a d’abord la garantie univer- selle des loyers. « La garantie sera donnée par l’État sur le biais d’une contribution fixée à 1% sur l’ensemble des loyers, abondée par les bailleurs et leurs loca- taires, explique Mathieu Hano- tin, député de Seine-Saint-De- nis, qui a travaillé sur ce projet de loi en déposant plusieurs amendements. Le but, c’est d’al- ler vers une sécurité sociale du lo- gement. Les petits propriétaires seront protégés contre les im-

payés et, pour les candidats à la location, trouver un garant ne sera plus un frein pour se loger.»

« Une sécurité sociale du logement »

D’autre part, le texte veut en- cadrer les loyers dans les zones où les prix s’envolent, en créant des périmètres au sein desquels un décret établira le loyer mé- dian basé sur la situation ac- tuelle du marché. Les proprié- taires ne pourront pas le dépas- ser de plus de 20 %, sauf caracté- ristiques justifiant un « complé- ment de loyer exceptionnel ».

Mais les critères n’ont pas été dé- finis précisément, pas plus que ceux qui serviront à délimiter les bassins de population où s’ap- pliquera le calcul. Pour Sté- phane Peu, maire adjoint à l’ha- bitat de Saint-Denis, cette me-

sure aura des effets pervers : « Le loyer médian va être calculé selon la réalité du marché au moment où il est le plus haut ! La part du logement dans le budget d’un Français est passée, en dix ans, de 18 à 26 % de ses revenus, et, en Île- de-France, à 40 % ! Ce niveau anormalement élevé va être éta- bli désormais comme la règle, et cela va créer un effet d’inflation : tous les bailleurs qui loueront en dessous se sentiront autorisés à relever leur prix. C’est absurde.»

Pour ce qui est de la rénova- tion du bâti, le texte contient des avancées sur la lutte contre l’in- salubrité. La loi crée un système préventif de déclaration et d’au- torisation préalable. « Dans des zones que la commune définit, les bailleurs devront remplir – sans frais – un formulaire de déclara- tion de la location et des caracté- ristiques du logement », détaille Mathieu Hanotin. De même, dans des zones déterminées, une autorisation sera nécessaire pour louer un logement, sous peine d’une amende de 5000eu- ros. «La grande majorité des pro- priétaires sont honnêtes et préfé- reront faire les travaux néces- saires que de perdre de l’argent. » Stéphane Peu, qui a été consulté par la ministre durant l’élabora- tion de la loi, se réjouit de cette

mesure : « Elle fait écho à la pro- position que nous avions formu- lée en septembre 2012, au mo- ment de l’incendie du 39, Péri, lorsque la mairie avait émis l’idée d’un “permis de louer”.»

« Elle fait écho à notre proposition »

Quant à la charge que cette mesure fera peser sur les muni- cipalités, l’élu balaie l’objection.

« Il faut savoir ce que l’on veut.

Que le député reprenne la propo- sition du maire de Saint-Denis à ce sujet est une chose positive. Les villes s’organiseront. Il en coûtera toujours moins cher à la collecti- vité que de subir l’activité des marchands de sommeil.» Et la loi permettra, en dernier recours, d’interdire l’achat de nouveaux lots : « Une personne reconnue

coupable d’avoir loué un bien in- salubre pourra être condamnée à une interdiction d’achat pen- dant cinq ans », note Mathieu Hanotin, qui souligne l’effet dis- suasif : « Les marchands de som- meil sont rarement spécialisés dans l’insalubre. Souvent ce sont des multipropriétaires, et l’insa- lubrité n’est qu’un volet de leur business. Cette interdiction d’acheter, pour un marchand de biens, pèserait lourdement sur son activité.»

L’incertitude demeure sur la capacité de la police et de la justice, qui ne reçoivent pas de moyens supplémentaires, à faire face.« C’est pourtant der- rière la faiblesse des moyens que se protègent les délinquants économiques », rappelle Sté- phane Peu. l

Sébastien Banse

Permis de louer. Le député PS Mathieu Hanotin et le maire adjoint PCF Stéphane Peu s’accordent à saluer les mesures concrètes décidées pour lut- ter contre les propriétaires de biens insalubres.

Encadrement des loyers. L’élu au logement s’inquiète d’une augmentation des prix

que pourrait engendrer l’instauration d’un loyer médian, calculé sur un marché au plus haut.

Résorption de l’habitat insalubre  Résultats et chiffres

Désormais, un demandeur de loge- ment social n’aura plus qu’à constituer un seul dossier, auquel tous les bailleurs et réserva- taires sur le territoire pourront accéder.

Le Pnrqad (Programme na- tional de requalification des quartiers anciens dégradés), qui avait été officiellement lancé en octobre 2010 pour une durée de six ans, en est donc à la m o i t i é d u c h e m i n . L e p ro - gramme conjugue une opéra- tion d’aménagement, confiée à la Société de requalification des quartiers anciens (Soreqa) et concentrée sur deux zones prioritaires du centre-ville, et des actions incitatives auprès des copropriétés (accompa- gnement renforcé, aides finan- cières) menées dans le cadre d’une Opération programmée d’amélioration de l’habitat (Opah) qui concerne tout le centre-ville. Le financement du programme est partagé en- tre les agences de l’État (Anah et Anru), Plaine commune, le Conseil général, et la Ville de Saint-Denis, jusqu’à concur- rence de 45 millions d’euros.

Plus de 100

copropriétés aidées

En ce qui concerne l’opéra- tion d’aménagement, à mi- parcours, plus du tiers des ac- quisitions prévues initiale- ment ont été réalisées, pour un montant de 7 millions d’euros : 9 immeubles, 4 terrains nus, et 143 lots répartis dans cinq co- propriétés. 5 permis de démo- lir ont été déposés, ainsi que 2 permis de construire. 40 relo- gements ont été effectués dans le parc social ou en logement relais. Pour ce qui est des ac- tions incitatives, 9,5 millions d’euros ont été votés dans les copropriétés et 2 millions d’eu- ros de subventions ont été en- gagés. Au total, ce sont plus de 100 copropriétés du centre- ville qui ont bénéficié de ces aides. 930 000 euros de travaux d’office ont également été en- trepris par la Ville et seront re- couverts par voie d’imposition.

31 arrêtés ont été pris par le ser- vice d’hygiène. 20 signale- ments sont été transmis au procureur de la République ; 5 ont abouti à des condamna- tions. lS.B.

500 000

Le nombre de logements, sur l’ensemble du territoire français, qui sont considérés comme indignes.

28

Le nombre d’agglomérations de plus de 50 000 habitants concernées par le nouveau dispositif d’encadrement des loyers. Cela représente 4,6 millions de logements privés, soit 70 % du parc privé en France.

Mathieu Hanotin. Stéphane Peu. YANN MAMBERT

YANN MAMBERT YANN MAMBERT

05 focus 969_Mise en page 1 24/09/13 17:53 Page5

La semaine du 25 septembre 2013

4 ACTUALITÉS

N°969DU 25SEPTEMBRE AU 1EROCTOBRE 2013

Bilan. La cinquième Conférence locale de santé s’est clôturée samedi à la Ligne 13, à l’issue de dix

ateliers ouverts au public proposés dans les quartiers.

La santé n’est pas qu’une af- faire de technique médicale.

Personnels de soin et travail- leurs sociaux le vérifient quoti- diennement auprès des plus pauvres, qui sont les premiers à pâtir des restrictions imposées par l’État au budget de la Santé.

Pour évaluer les besoins et re- censer les moyens pour y faire face, la Ville convoquait en 1998 sa première Conférence de santé, version locale de celles, nationales et régionales, instau- rées par la réforme Juppé en 1996. Lancée à la mi-juin, la cin- quième de ces conférences lo- cales s’est clôturée le samedi 21 septembre à la Ligne 13. Au- tour de Virginie Le Torrec, maire adjointe en charge de la santé, professionnels, représentants du monde associatif et usagers ont dressé le bilan des dix ate- liers auxquels ils avaient parti- cipé dans les quartiers.

Premier enseignement, la santé doit être l’affaire de tous.

Les paroles recueillies au fil des mois convergent d’ailleurs vers cette aspiration commune à des

«espaces de paroles», à«une coo- pération ». Pour les gens âgés, sont préconisées des perma- nences dans les quartiers, un re- pérage des plus esseulés, etc. À l’attention des mères isolées, qui représentent 35 % de la po- pulation en grande précarité, sont proposés « cafés des femmes »et groupes de santé pour restaurer l’estime de soi.

Plus délicat à mettre en œuvre, des «ateliers de bien-être, pour gérer son stress »sont suggérés pour les jeunes consommateurs de« drogues licites et illicites ». Il y sera question aussi des ma- lades mentaux, dont il convien- drait de rompre l’isolement.

Une Maison

des femmes fin 2014

Quant aux difficultés d’accès aux soins, aggravées par la baisse du nombre des méde- cins, elles ont déjà motivé la création en 1992 à Franc-Moisin de l’ACSBE, Association com- munautaire Santé-Bien Être, pour les soins et la prévention à la santé. Pour cette structure sa-

luée pour ses réussites, « il en a fallu du temps ! », s’exclamera son fondateur le docteur Didier Ménard. « Après s’être mêlé de l’implantation d’une Poste et d’une supérette, on veut se mêler de l’offre de santé », venait de dé- clarer Claudie Gillot-Dumou- tier, ex-élue à la santé à propos du collectif d’habitants qu’elle anime à Floréal-Saussaie-Cour- tille.

Partenaire de poids, indis- pensable à cette conférence, l’hôpital Delafontaine y a vu confortée la plupart des pistes de travail creusées « depuis fé- vrier pour l’élaboration de son projet médical », assurera Élisa- beth Beau, sa directrice, que les participants à l’atelier sur le su- jet avaient grandement inter- pellée sur les conditions d’ac- cueil aux urgences. Mais elle n’est pas venue les mains vides ce 21 septembre. Elle annonçait pour la fin 2014 l’ouverture d’une Maison des femmes pour prodiguer avec le Planning fa- milial toutes informations utiles, notamment juridiques, aux adolescentes, aux victimes de violences, dont les mutila- tions sexuelles, etc.

L’atelier sur les pollutions en ville, enfin, a débouché quant à lui sur des actions envisagea- bles à court, dont l’information en temps réel sur les pics de pol- lution. Environ 40 000 morts par an en France seraient imputa- bles aux micro-particules. Et pour moitié aux moteurs à com- bustion diesel. Ces ateliers ont été suivis par un total de 138 per- sonnes et leur contenu sera pu- blié dans un recueil. Des actes de conférence. l

Marylène Lenfant

Disparition

Robert Décombe, nous l’avons appris tardivement, est décédé le 9septembre à l’âge de 83 ans. Habitant depuis 1962 à Saint-Denis, Robert Décombe avait adhéré au PCF en 1947. Il fut journaliste, notamment àl’Humanité et à France Nouvelle. Au milieu des an- nées soixante, il a présidé l’association des élèves du lycée Paul-Éluard.

Condorcet

Le 17septembre, Patrick Braouezec, président de Plaine commune, Jacques Salvator, maire d’Aubervil- liers, Jean-Claude Waquet, président de l’EPCS Cam- pus Condorcet, et Didier Paillard, maire de Saint- Denis, ont signé une charte

«pour un campus urbain».

Ce document évoque la création «d’un véritable quartier universitaire»

dans le sud de la Plaine, à la limite des deux communes et à deux pas du métro Front-Populaire.

Diplômes

L’association Africains sans frontière, qui donne des cours d’alphabétisa- tion organise une cérémo- nie à l’occasion de la remise des diplômes pour les apprenants qui ont passé et eu le Dilf (Diplôme initial de langue française). Cette remise qui aura lieu le ven- dredi 4octobre à partir de 18 h à la bourse du travail (9-11, rue Génin) se fera en présence du maire et sera suivie d’un cocktail.

Vide grenier

L’association des Ri- verains du Stade de France organise son vide grenier annuel dimanche 6octobre de 7 h à 18 h. Ins- cription au local SDF rue Micheline- Ostermeyer (face à la pharmacie rue Jesse-Owens) du lundi au vendredi, de 18 h à 19 h. Tarif : 10€ les 2 m.

Contact : Sylviane au 06 10 23 26 40.

Casting

La société de production Archipel 35 recherche pour un long métrage de cinéma un homme entre 30 et 40 ans (de préférence de type maghrébin), charis- matique, vraie personna- lité, forte présence, avec une vraie profondeur, et si possible ayant l’art de la tchatche ou un rapport aux mots créatif (rappeurs pros ou amateurs bienvenus), pour le rôle d’un homme évoluant dans le milieu des courses automobiles urbaines (rodéos,etc. Per- mis de conduire non obli- gatoire). Photos et coor- données à envoyer sur : castinglacourse@gmail.

com. Renseignements au 06 58 80 20 84.

La santé n’est pas

qu’affaire médicale

À surveiller, l’accès aux soins (ici, vaccination gratuite à la PMI des Moulins-Gémeaux en janvier 2011).

Selon V. Le Torrec, la conférence a permis de « réaffirmer le droit à la santé pour tous, l’exigence d’un service public de qualité » et de « mettre évidence les liens entre

citoyenneté et santé ».

MARYLÈNE LENFANT

Emploi local.

La Miel en difficulté

Depuis quinze ans, la Miel (Maison de l’initiative économique locale à Franc-Moisin à Saint-Denis et à La Courneuve) aide les futurs et nouveaux créateurs d’entreprises à monter leur projet puis à «consolider» leur entreprise. «Chaque année, nous sommes contactés par 700 personnes et environ 80 nouvelles structures naissent ainsi», explique-t-on sur place. Ce qui correspond à un minimum de 80 emplois (celui du créateur jusque-là salarié ou chômeur), le but de chaque TPE (très petite entreprise) étant de se développer et donc d’embaucher… En juillet dernier, la Miel a alerté sur sa situation financière, car, comme l’indiquait alors Sylvie Saget, sa directrice, «à la mi 2013 nos financements 2010 et 2011 ont été versés avec une réduction de 80 %».

«Nos projets ont été validés selon des règles qui depuis n’existent plus, s’indigne le président et adjoint au maire David Proult.

De plus, nous n’obtenons aucun rendez-vous avec les services de l’État pour en discuter […] pourtant nous sommes bien dans la dynamique de la création d’emploi par l’initiative personnelle, et c’est un angle important de la dynamique économique locale, on ne peut pas compter, on le sait bien, que sur les grosses firmes pour l’emploi.»

Le 17septembre, dans une lettre à Michel Sapin, ministre du Travail, David Proult et le président de l’agglo Patrick Braouezec reviennent à la charge et expliquent que «les maires des

neuf communes concernées s’associent à nouveau pour demander votre intervention afin que l’action de la Miel se poursuive».G.R.

Métropole de Paris.

Réaction des élus franciliens

Les élusqui siègent à Paris Métropole ont voté vendredi 20septem- bre le texte d’un « vœu d’urgence ». Sur les 135 édiles franciliens pré- sents (207 membres dans l’association), 99 ont voté favorablement, 33 contre et 3 se sont abstenus. Issus de toutes les familles politiques, ils insistent sur la nécessaire réécriture du texte qui viendra en débat au Sénat dans les prochains jours. Ils proposent notamment

« d’achever la carte intercommunale » alors que le texte prévoit la disparition pure et simple des intercommunalités. Les signataires réclament«une Métropole du Grand Paris efficace, parce que respec- tueuse de la diversité […] non limitée à la “petite couronne”, dotée de ressources propres et d’une vraie capacité d’action sur des domaines stratégiques : logement, aménagement, environnement…».G.R.

MARC BOULENAZ/HÔPITAL DELAFONTAINEGÉRALD ROSSI

Delafontaine et obésité

Samedi 21 septembre, Les Docteurs Jean-Marc Catheline (notre photo) et Régis Cohen, avec les diététiciens et les psychologues de l’hôpital, ont accueilli en consultation de groupe

près de 150 patients qui ont reçu une chirurgie de l’obésité entre mai 2010 et août 2012. (À lire sur www.lejsd.com)

YANN MAMBERT/ARCHIVES

Mutuelle/Barbusse/R.-Rolland/

Cachin (2)

Démarche-quartier jeudi 3 octobre à 18 h 30, maison de quartier R.-Rolland

(2, rue Henri-Barbusse) sur la saison culturelle.

Permanence

Patrick Vassalo, conseiller municipal délégué du quartier Mutuelle/

Barbusse/R.-Rolland/Cachin, tiendra sa

permanencesamedi 28 septembre, de 10 h à 12 h, à l’antenne jeunesse Mutuelle (2, rue de la Ferme).

Porte-de-Paris

Démarche-quartier jeudi 26 septembre à 18 h 30 au musée (22 bis, rue Gabriel-Péri) pour une rencontre consacrée aux

prochains rendez-vous culturels en ville : cinéma, théâtre, expositions, concerts, patrimoine…

Sémard/Delaune/Guynemer

Démarche-quartier mercredi 2 octobre à 18 h 30 à l’école Pierre-Sémard (2, rue E.-Hénaff) sur les travaux dans le secteur et les actions culturelles.

À noter

cette semaine

Le 11 juillet, à La Courneuve, mobilisation pour la Miel.

04 actus 969_Mise en page 1 24/09/13 18:08 Page4

(4)

ACTUALITÉS 7

N°969DU 25SEPTEMBRE AU 1EROCTOBRE 2013

1/ Après la brocante et les animations de la journée rue Saint- Just à la Plaine, un bal républicain à la Belle étoile. 2/ Repas entre voisins de la Villa Anatole-France à Pleyel. 3/ Vide grenier annuel autour de la halle du marché. 4/ Brocante organisée par l’amicale des locataires de la résidence Charles-Michels parvis de la gare. 5 et 6/ Inauguration de la maison de quartier Franc- Moisin, avec les Cartes sensibles de Thierry Payet, artiste en résidence à Synesthésie. 7 et 8/ La fête de quartier a été l’occasion d’inaugurer Sémar en sémur, fresque de portraitsSémar en sémur, fresque de portraitsSémar en sémur d’habitants croqués par G. Reynard et D. Roudeau, installée à l’endroit de la dernière barre démolie.

Samedi 21 septembre. Fêtes, inaugura- tions, fresques, associations, brocantes, repas entre voisins, bal, vide grenier…

Il y en avait pour tous les goûts ce week- end à Saint-Denis.

Sacrée journée !

7

MARYLÈNE LENFANT

YANN MAMBERT

D.R.

3 SÉBASTIEN BANSE

1 YANN MAMBERT

4

YANN MAMBERT

8 2 YANN MAMBERT

Repas Théâtre au TGP

mardi

15 octobre à 12 h. À l’occasion d’un repas

Repas Théâtre au TGP

à 12 h. À l’occasion d’un repas

Repas Théâtre au TGP

pris en commun à la cafétéria, rencontre avec l’équipe du théâtre qui présentera sa saison 2013-2014. Une visite des coulisses est prévue à l’issue du repas. Inscription

au 01 49 33 69 74 ou 01 49 33 71 75 ; participation 12€ (à régler sur place).

Et si on repeignait le trans- formateur EDF ?

Une initiative proposée aux seniors de Floréal qui se fera

avec Raluca, artiste de l’association Plot. Des ateliers de création sont prévus à la résidence Arepa (4, promenade de la Basilique), lundis 30 septembre, 7 et 14 octobre. La fresque sera réalisée pendant les vacances de la Toussaint.

Renseignements : 01 48 23 70 71.

Profs à Paul-Éluard

Le lycée Paul-Éluard accueille, cette année, 1 750 élèves au total (lycéens et étudiants) qui bénéficient des enseignements de 188 professeurs.

188

La semaine du 25 septembre 2013

6 ACTUALITÉS

N°969DU 25SEPTEMBRE AU 1EROCTOBRE 2013

Concours de belote

vendredi

11 octobre à la résidence Dionysia (2, rue E.-Fournière). Inscriptions à la résidence jeudi 3 octobre de 14 h à 16 h ; participation 4,50€ et 6,10€ pour les non Dionysiens.

Portage de livres, revues, CD et DVD

vendredi 4 octobre à 11 h 30, résidence Basilique (4, rue du Pont-Godet).

Proposé par la médiathèque, ce service est ouvert largement aux retraités des quartiers environnants.

Après-midi Commedia

vendredi

4 octobreà 14 h 30 à Croizat (10, avenue Romain-Rolland), jeu collectif lié au théâtre, pour jouer des personnages sur des thèmes donnés. Entrée libre.

Le rendez-vous des retraités

6 YANN MAMBERT

Pour la paix

L’APCV programme une

«journée sur les luttes dans le monde arabe», dont la Syrie et la Tunisie, en parte- nariat avec l’association Ali Bach Hamba de Paris.

Cette initiative, dans le cadre de la Semaine de la paix et de la non-violence, sera l’occasion d’un hommage à Stéphane Hessel «et aux poètes morts pour la paix dans le monde arabe». Le vendredi 27sep- tembre, de 18 h à 23 h.

Bourse du travail (9-11, rue Génin). Tél. : 09 53 74 36 82.

Site : www.apcv.org.

Mail : apcv.memoires@

gmail.com

Andines

La coopérative de commerce équitable invite à une «journée festive»

le samedi 28septembre.

Au menu, projection de films dont Cultivez local, de Patrick Viron (15 h), suivi d’un débat «Pourquoi pro- duire et consommez autre- ment ?» avec des membres de la Confédération paysanne, de Minga et de l’Amap Court-circuit.

Produits bio et artisanaux seront proposés à la vente (et à la dégustation). Le tout se conclura par un concert (18 h) et un dîner collectif sur réservation (19 h 30).

Au 5, rue de la Poterie.

Tél. : 01 48 20 48 60.

Mail : [email protected] Site : www.andines.com

Bénévoles (1)

Les Restaurants du cœur de Saint- Denis (Maison de la solidarité – 7, rue Jacques-Duclos) recherchent des bénévoles pour leur campagne hivernale 2013- 2014. Contact : M

me

Derrien sur place, ou au 06 83 84 71 55 ou par mail : Monique- [email protected]

Bénévoles (2)

L’association Petits Princes qui depuis plus de vingt-cinq ans intervient auprès des enfants et adolescents gravement malades, atteints de cancers, leucémies,etc., recherche des bénévoles en Île-de-France. Contact au 01 43 35 49 00 et sur www.petitsprinces.com

Bénévoles (3)

L’association Foyer Pinel recherche des bénévoles pour les cours d’alphabétisation et de français qu’elle dispense dans deux lieux, au centre-ville Basilique et à la Plaine, non loin des RER. Disponibilité requise, deux heures par semaine en soirée. Mail : [email protected]

Plus d’images de samedi sur www.lejsd.com

5 YANN MAMBERT

Viaduc Lamaze. Une fête pour revendiquer

Le viaduc Lamaze, véritable autoroute urbaine à ciel ouvert qui empoisonne les riverains, au sens propre comme au figuré, sera exceptionnellement fermé à la circulation dimanche 29septembre, de 12 h à 18 h. En lieu et place du flux des autos et autres camions, une fête interquartiers va s’installer pour précisément réclamer la suppression de ce viaduc et l’enfouissement de l’autoroute A1.

«Lamaze, enlève tes bretelles !»est l’appellation retenue pour ce dimanche revendicatif et festif porté à la fois par des institutions (la Ville, Plaine commune, l’hôpital Delafontaine…), et une myriade d’associations au premier rang desquelles le Collectif Lamaze qui est à l’origine de l’initiative (la liste complète et le programme détaillé est consultable sur http://ville-saint-denis.fr/). Un espace restauration permettra de déjeuner sur place, des débatssont prévus ainsi que desspectacles et autres déambulations. Toute la journée, un collectif de graffeurs réalisera une fresque monumentale, une brocante permettra de chiner, un atelier réparera les vélos, des poneys balade- ront les enfants… Tout semble prévu pour que la revendication du mieux être se passe dans la bonne humeur. Reste à espérer que le soleil sera de la partie pour cet après-midi en plein air. D.Sz

Initiative à Floréal. Un bar associatif pour tous

Le caféest un lieu de vie et de rencontres et à Floréal un tel espace manquait. Jean-Claude, Michel, Hamed, Charrad, Alice, Léon et Joko, locataires de la résidence Arepa (1), avec Sylvianne (habitante du quartier) ont décidé de combler un tel manque. Au sein de la résidence, dans un coin de la salle servant de réfectoire et avec le soutien de sa directrice, est né le Bar de l’amitié.«Moi, je ne participe pas aux activités, mais boire un café avec les amis, ça oui !», confie Hamed. «Un plus pour nos parties de belote», déclare Alice. Ce lieu, ouvert depuis janvier2013, n’a pas pour vocation de rester un privilège pour les résidents, pas plus que celui des seniors. Le souhait

des volontaires qui tiennent le bar de 9 h à 12 h et de 15 h à 17 h tous les jours sauf le dimanche, c’est d’ouvrir largement aux gens du quartier. À la carte, eaux pétillantes, jus de fruit et sodas, café…

Pas de boissons alcoolisées. Il compte quelques habitués (facteur, ambulanciers ou infirmiers) qui fréquentent professionnellement la résidence. Attenant, terrasse et jardin, ce n’est pas négligeable. Enfin, les prix pratiqués sont attractifs et le café y est fort bon. V.L.C.

(1)Foyer logement Arepa (Association des résidences pour personnes âgées), 4, promenade de la Basilique.

La passerelle est ouverte

Ça y est. La passerelle qui enjambe le canal Saint-Denis juste en face de la gare est ouverte au public. Elle débouche au niveau de la station du tram T8 sur des trottoirs encore bordés

de palissades mais déjà revêtus de leurs pavés de granit. G.R.

GÉRALD ROSSIVÉRONIQUE LE COUSTUMER

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