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10me Année — N° 14 Edition d'hiver 6 Fe'vrier 1912
JOURNAL ILLUSTRÉ
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SUBVENTIONNÉ PAR L'ETAT DU VALAIS — PUBLIÉ SOUS LES AUSPICES DU CONSEIL D'ÉTAT
RÉDACTION :
Albert DURUZ, 5ion.
Abonnement pour une année: 3 Francs | ADMINISTRATION:
Le n u m é r o : 25 Centimes \\. 5 0 M A , Boulevard du Midi, SlOR Le service du „Journal des Stations du Valais" est fait G R A T U I T E M E N T à un nombre considérable d'Hôtels des Stations des Alpes,
et des grandes localités, aux Bureaux de Renseignements, Agences de Voyages et Syndicats d'Initiatives de la Suisse, de la France, de l'Allemagne, de l'Italie, etc.
Notre Mors-Texte
Nos lecteurs apprécieront la planche hors-texte que nous joignons au présent numéro.
C'est une des vues les plus gracieuses de nos Alpes valaisannes que nous avons le plaisir d'offrir à nos abonnés.
La Rédaction,
i — , A - @ Y § )W— *
LA VALLÉE DE ZERMATT DANS LE BROUILLARD, DEPUIS LA CABANE DU WEISSHORN
La Montagne en Hiver
Croquis PREMIÈRE NEIGE.
Les clameurs du vent n'avaient cessé toute la nuit. Des clameurs tumultueuses, agressives. Un vent glacial qui collait des giboulées de flocons contre les chalets.
Les vieux arbres ébouriffés gémissaient.
Il y avait dans ces voix de la nature
(Cliché Patrie Suisse)
l'accord sourd d'une révolte. L'hiver jetait par surprise, le premier pan de son lin- ceul.
Ma solitude au chalet me faisait peur ce soir-là. Il m'eut été difficile de dire pourquoi. Ne pouvant lire en paix et pour échapper au raisonnement qui au- rait tué ma peur puérile et sa poésie, j'avais quitté le coin de l'âtre pour ap- puyer mon front aux petites vitres et regarder tomber la neige. La première neige !...
122 JOURNAL ILLUSTRE DES STATIONS DU VALAIS
A vrai dire, on l'attendait au village.
Depuis trois jours, le sommet acéré re- dressé au fond de la vallée était empa- naché d'un nuage opaque, sans interrup- tion. Or, tout le monde sait aue cela signifie la pluie en été, la neige en au- tomne. On était à Parrière-automne.
Au matin, la lumière terne en repous- sant les ténèbres, filtra du ciel sur la terre blanche. La terre froide et morne.
Seules, les fleurettes au bord du sentier se réjouirent. Pourquoi les fleurettes s'at- tristeraient-elles de la neige quand elles la voient pour la première fois? La pre- mière fois qui est aussi la dernière ! Ne peut-elle pas être une amie lointaine qui les baise en passant ? La neige est si douce, si pure, si blanche!...
En vérité, les fleurs aiment la première neige. Mais les pauvrettes ne savent pas, que ce baiser, c'est la Mort qui le leur donne.
t a s sa LA POSTE.
Au loin, des grelots troublent la nuit blanche. Les grelots des mulets du convoi postal. D'après le bruit clair carillonnant sur la neige, la caravane a passé le pont.
Le bruit augmente, plus argentin. On per-
Plwt. Verro
PRÈS DE RANDA
çoit maintenant chaque note distincte. Voici le premier mu- let qui apparaît au bout de la ruelle du village. Et sous la lumière tombant des fenê- tres d'un chalet au travers du chemin, la théorie défile.
Huit grandes bêtes noires, lourdement chargées de cais- ses et de paquets. Clochettes et grelots secoués cadencent la marche. L'allure est lente.
En queue vont deux hommes.
Deux solides montagnards, chaudement emmitouflés, le bâton ferré à la main, la pipe aux lèvres.
Le ciel gris hivernal a craché ses ra- fales de neige. Et le village enfoui émerge étrange de cette blanche architecture. Des bouts de murs. Des parois brunes. Le large chapeau des cheminées érigé sur la blancheur ronde des toits. Aucun che- min autour des chalets, hormis celui de la vallée, battu. Les traces des allées et venues. L'empreinte des gros pieds mor- dent un champ immaculé.
En hiver, toutes ces familles sont cloî- trées en leurs chalets. Le péril perpétuel des ava- lanches isole ces ha- meaux les uns des autres.
La vie s'assoupit, repliée sur elle-même. La vie se confine aux quatre murs des maisonnettes, au vil- lage. Elle se détend par- fois. Elle s'étire. Et cela, quand monte d'en bas, de tout en bas, de la pe- tite ville au bord de la grande vallée qui est un peu la plaine, le courrier postal. Ou simplement, comme on a coutume de dire : la poste. Une fois la semaine, la poste fait son apparition. C'est un événement. Avec elle, une vague rumeur de la plaine semble traverser le vil- lage. La rumeur égarée sur la montagne blanche de l'humanité des plai- nes...
* * *
Au seuil d'un chalet plus cossu que les autres (ciichc Patrie Suisse) — le bureau de la poste
PATINEURS A MONTANA Trub & ck, Lausanne
— le convoi s'est arrêté. Un vieux — le postier — est là accueillant. Une bougie brûle, enfoncée dans la neige, éclairant mal. Le souffle froid qui descend des hauteurs courbe la flamme. Une toute petite flamme. Point d'or parmi la neige éblouissante, mais très noire au delà.
Les deux convoyeurs s'affairent, dé- cordent les paquets, entassant sous l'au- vent les sacs de provisions, les caisses.
Les mulets, en colonne par file, sur le chemin, attendent et baissent la tête. Ils somnolent. L'haleine et la vapeur de leurs corps flottent au-dessus comme un filet de buée. Chaque mulet passe, son tour venu, pour être déchargé. Le bât libre de la lourde charge, ils vont quelques pas plus loin. L'homme, par amitié, les claque sur les flancs. L'une des bêtes, prise soudain d'un accès de contentement, se roule dans la neige, en long, en large, les quatre fers en l'air, la queue en pana- che. La poussière neigeuse tourbillonne, vole, éclabousse les autres mulets qui secouent lès oreille^ chatouillés. Il se re- lève. Et sa peau noire frissonne.
Le déchargement est terminé. Les bons mulets s'acheminent vers les écuries où la litière de feuilles sèches et le foin odorant les attendent. Ils les ont bien mérités. Ils ont rempli leur pénible tâche.
Devant la demeure du postier, quel- ques hommes que le bruit a attiré, cau- sent.
Le village, un instant réveillé, se re- plonge dans le silence.
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LA CHAPELLE.
La chapelle est campée au faîte d'un bossellement de terrain. Elle bénit la val- lée. Autour d'elle, des pâturages. En été, suivant la course du soleil, l'ombre du mont ^projetée la couvre un instant. La
JOURNAL ILLUSTRE DES STATIONS DU VALAIS 123
Phot. Vara LES SKIEURS A MONTANA
chapelle bénit la vallée ; les glaciers et le mont protègent la chapelle. En haute montagne tout est harmonie. C'est ce qui fait la ferveur des âmes.
*
Une froide nuit d'hiver oppresse la blancheur de la montagne. Vers la cha- pelle blanche, isolée parmi les neiges, des traces. Quelques trous, au hasard, irré- gulièrement. Un braconnier, sans doute.
Un fidèle, peut-être. Dans ce creux du vallon, la montagne blanche éclaire la nuit. Les ténèbres ne parviennent point à assombrir les pentes. Et cette claire obscurité, vraie lumière de soupirail, af- falée sur tout le paysage, supprime le relief, et ramène l'aspect des choses à un seul et unique plan. Au loin, le village tassé, le clocher noir.
La chapelle est là, toute blanche, pe- lotonnée dans sa fourrure hivernale, sous l'immense nuit toute noire moi- rée de reflets. Au fond de la nuit, le troupeau silencieux des étoiles. Des marches de pierre au clocheton, elle est là, avec ses murs plâtrés. Un peu grise, quand même, parmi la neige...
* *
Et voici que dans le ciel, des cer- cles pâles coururent lentement, élan- cés de la crête de la montagne. Très loin, au delà de l'horizon. Des demi- cercles pâles et verts. Et il y en eut tant qu'ils se confondirent en une prodigieuse auréole. Sans bruit, l'arc de la lune émergea. A mesure qu'elle montait, énorme et blême, un bout d'arête déchiquetée, se profila. Des tronçons de tours, des coupures, des
campaniles, des blocs informes. Pres- 9 ses. Bousculés. On eut dit vraiment,
les damnés des montagnes en d'é- tranges postures, étalant leur laideur en le rond miroir de l'astre. Comme pi,0t
la lune continuait à monter, la vision s'effaça.
# * *
Sur l'étendue blanche et la chapelle, la lune dégorge ses rayons à pleins flots. La mon- tagne est éblouissante. Rutile la neige avec l'éclat terne d'un glacier au soleil. Aux ogivales ouvertures, aux vi- traux s'estompe la lueur. Des vitraux d'humbles, dont un crevé, par où bée le mystère de la nef. Par où s'exhalent les anciennes senteurs de l'en- cens. Des vitraux scellés de silence, tels des yeux morts, où la lumière ne rêve plus.
L'abandon veille au seuil sacré et l'es- pérance se gèle à l'autel vide...
Or, le clair de lune est si clair et si léger, que les heures reprennent leur marche éternelle à l'antique cadran so- laire. La lune pousse la barre d'ombre imperceptiblement' sur les gros chiffres romains. La lune joue...
Charle GOS.
Salvan - Les Marécottes Finhaut
(Croquis de route)
Trüb & Cic
Salvan, à 925 mètres, situé au creux d'un vallon entouré de beaux ombrages, paysage doux et reposant, séjour fami- lial par excellence. Promenades et excur- sions nombreuses : le Scex de la Craux, les pâturages d'Emaney et de Fénestrel, les cascades du Dailley, le Rocher du Soir, Planajeur, etc. Notre romancier Edouard Rod l'a illustré dans son beau livre « Là-Haut », dans lequel il appelle Salvan Vallanches et consacre une étude à l'industrie hôtelière alpestre, qui a trans- formé le petit vllage valaisan en une sta- tion très courue, et dont la vogue sem- ble augmenter chaque année.
Les Marécottes (1000 m.). A quinze minutes de Salvan, sur les premiers gra- dins de la montagne, s'étagent, dans une riche oasis de verdure, les jolis chalets et les hôtels des Marécottes, station nais- sante dont le développement rapide a pour facteur naturel la beauté des sites et l'excellence d'un climat doux, d'un air tout parfumé de l'haleine bienfaisante des forêts. C'est d'ailleurs le trait-d'union entre Salvan que nous venons de quit- ter et Finhaut, où nous arrivons en deux petites heures de marche.
Verra PAYSAGE D'HIVER A MONTANA Trüb & Cie, Lausanne
124 JOURNAL ILLUSTRE DES STATIONS DU VALAIS
Finhaut (1237 m.). En si peu de temps nous avons déjà gagné la haute monta- gne, tant par le grandiose spectacle al- pestre qui se déroule autour de nous que par l'air vif et pur des hautes altitudes qu'on y respire.
Finhaut est en pleine voie de dévelop- pement, c'est le rival de Champéry pour le nombre et la beauté de ses hôtels et pour l'édilité ; c'est un bourg alpestre, où l'on trouve tout ce que l'on
trouve à la ville.
Situé au pied du Bel-Oi- seau, qui le domine de sa hauteur de 2625 mètres, il . surplombe au dessus des gor-
ges profondes, au pied des- quelles le Trient et l'Eau-Noire viennent mêler leurs ondes échevelées dans un corps à corps majestueux et bruyant.
Des hauteurs, la vue se perd au loin sur les flancs déchi- quetés des Aiguilles-Rouges, sur les vagues cristallines du glacier du Trient, et des Grands, sur les fronts altiers du Mont- Blanc et de l'Aiguille du Goû- ter, dans un somptueux décor qu'on admire, le cœur ému, au son des torrents grondeurs et des cascatelles gazouillan- tes. S . ..
intéressé. N'ayant d'ailleurs jamais prêté qu'une attention distraite aux montagnes, ne les ayant vues que de loin, ils préten- dent qu'elles se ressemblent toutes. Si cette assertion était exacte, il nous im- porterait probablement peu de gravir plutôt telle cime que telle autre; nous n'aurions d'autre préoccupation que de trouver bons sentiers et eau potable.
Il n'en est rien ; — le vrai montagnard, Voil
La Maja de Lovegnoz
(SIEGFRIED 2 9 3 5 MÈTRES)
Les amis de la plaine ont peine à com- prendre pourquoi nous aimons les cour- ses de montagne. Ceux qui veulent bien admettre que nous sommes un peu fous, sont convaincus, du. moins, qu'en géné- ral nous n'aimons ces courses que pour le plaisir de grimper, pour respirer un air fortifiant, ou pour tout autre motif
Extrait du Club Alpin français
LA MAJA DE LOVEGNOZ VUE DU SUD-EST
l'alpiniste sincère aime la montagne pour elle-même et bien plus pour ce qu'elle est à ses yeux, que pour le plaisir qu'elle lui offre. Telle cime l'attire tout particu- lièrement, — est-ce par sa situation dé- gagée, est-ce par l'harmonieuse hardiesse de ses formes ? Il ne se le demande pas, pas plus qu'il ne se préoccupe de savoir pourquoi telle autre cime « ne lui dit rien », quel que soit le cas que fassent les guides de la vue dont on jouit de son sommet.
Cette attraction irraisonnée de l'alpi- niste pour certaines cimes devient sou- vent pour lui une véritable obsession, obsession qui procure les plus grandes joies de la montagne, mais qui fait aussi son plus grand danger ; obsession qui s'appelle Meije ou Weisshorn, qui atteint les Whymper et les Tyndall, qui frappe aussi les Szigmondy et les Mummery,
à certes de grands noms et de grandes cimes évoquées au sujet d'une pauvre inconnue qui me- sure à peine 3000 mètres ! C'est que l'alpiniste est démocrate par excellence: l'altitude lui importe peu quand son cœur a choisi, et la modeste fille de l'alpe a sou- vent pour lui plus d'attraits que son altière voisine qui émerge d'un étincelant cortège de gla- ciers.
La Maja de Lovegnoz est une tour de 120 à 130 mètres campée hardiment dans le Val d'Hérens, sur les premiers contreforts de ja Dent-Blanche. Elle fait face aux Mayens de Sion, lieu de séjour apprécié durant l'été, au milieu des forêts de mélèzes, et dont l'air vivifiant, les senteurs rési- neuses sont les remèdes souve- rains pour rétablir, dans le corps et l'esprit du pauvre Parisien, l'équilibre rompu par le tournoie- ment incessant de la « grande roue » des affaires. Le site n'est pas à dédaigner, croyez-le bien : comme Paris les Mayens ont leur exposition — permanente celle- là, et combien supérieure ! Placé à l'intersection des vallées du Rhône et d'Hérens, on découvre de là-haut (1400 mètres) plus de cent sommets : Alpes Bernoises et Alpes Valaisannes, coupoles comme les Diablerets ou le Balm- horn, pyramides, tels le Bietsch- horn, le Cervin et la Dent Blan- che, aiguilles, la Dent de Mordes ou la Tour Saint-Martin. Quelle tentation pour l'alpiniste !
Depuis plusieurs années déjà nous nous fixons en été aux Mayens de Sion, ce qui nous a donné l'occasion de voisiner maintes fois avec quelque grand pic nei- geux. Mais dès notre premier séjour, une pointe nous attira tout particulièrement : la Maja. Qu'était-ce que cette tour élan- cée, aux parois abrupes, dont les guides ne font même pas mention ? Serait-ce une
JOURNAL ILLUSTRE DES STATIONS DU VALAIS > 125
« Pierre à Voir » ou un « Meidenhorn », dont la rébarbative façade principale dis- simule adroitement une pente douce et ga- zonnée par laquelle on monte en chantant, le piolet sur l'épaule? Nous ne tardâmes pas à être fixés sur ce point ; nous re- connaissions en même temps que la Maja de Lovegnoz était peu ou point fréquen- tée. Ceci s'explique aisément : la Maja est en dehors de tout centre de courses.
Pour en faire l'ascension, il faut venir d'Evolène ou de Grimentz, — ce
qui est loin, — ou des Mayens de Sion ; mais, dans ce dernier cas, on est obligé de traverser la Borgne dont le pont se trouve à la cote 680, soit de descendre 800 mètres pour en remonter 2300 avec la perspective d'un exercice inverse, au retour.
Telle était la séduction qu'e- xerçait sur nous la Maja, que, plusieurs années de suite, nous essayâmes, ma femme et moi, de faire sa conquête, revenant cha- que fois vaincus, mais non dé- couragés. Nous fîmes plusieurs fois le tour de la forteresse har- die ; nous vîmes que la pente de la face postérieurs, supposée douce, pouvait bien avoir une inclinaison de 80 ou 85 degrés, et nous fûmes dans nos tentatives toujours arrêtés par une énorme plaque ou une paroi en surplomb.
Des alpinistes ne restent pas vo- lontiers sur un échec, — il fallait aboutir. Mais d'abord, l'ascension de la Maja avait-elle été faite, et par quelle face ?
Diverses légendes ont cours dans le pays sur cette Maja. Aux unes sont mêlés les Romains, auxquels on attribue la taille d'une énorme plaque rectangu- laire de 20 mètres de long, à la base Ouest de la tour qu'on re-
marque et sur laquelle d'aucuns veulent reconnaître des inscriptions anciennes.
D'autres font intervenir dans son his- toire des moines du siècle dernier qui seraient parvenus à gravir la cime en l'exorcisant. Descendant du domaine de la légende, je m'adressai à Sion à nos collègues de la Section Monte-Rosa du C. A. S. ; ils m'apprirent que l'ascen- sion de la Maja avait été faite en 1890 par quelques aspirants guides sous la direction de M. le major Ribordy, pour l'obtention du diplôme. Une corde avait
même dû être abandonnée à la descente, mais elle aurait été reprise quelques jours après par deux intrépides qui trou- vaient peu nécessaires de laisser en pa- reil lieu un objet si utile.
La Maja avait donc été gravie malgré son nom qui signifie « Illusion » en sans- crit. L'histoire de la corde nous éclaira sur un autre point : c'est qu'il fallait renoncer à tenter l'ascension sans guide.
Nous connaissions à Evolène un guide
Une bonne journée de flânerie dispose à merveille pour une course sérieuse ; aussi, le temps étant superbe, nous fîmes un crochet par Hérémence, les Pyramides et le Pont-Noir, sites merveilleux avec des premiers plans "pittoresques bien ap- propriés à la photographie. On ne sau- rait d'ailleurs rien imaginer de plus beau que ce chemin à travers une succession de villages séparés les uns des autres par des pâturages d'une fertilité invrai-
semblable. Nous laissons Usei- gne, la Luette et Liez derrière nous ; près de Trogne, le ha- meau le plus haut juché, nous apercevons une figure connue, Zermatt, un ouvrier qui tra- vailla à mon chalet des Ma- yens de Sion et qui a échangé la faux contre la truelle. « Com- ment ! vous voulez aller à la Maja ? nous dit-il. Mais pas dessus, bien sûr ? Ah ! mon Dieu, mon Dieu, et si vous n'alliez pas revenir ! — Eh bien, mon bon Zermatt, venez avec nous, vous verrez qu'il n'y a pas de danger! » La curiosité n'a pas de patrie ; assister en spectateur à l'ascension de la fameuse tour n'est pas chose banale. Zermatt est convaincu et se trouve bientôt être un renfort inespéré pour l'ascen- sion — de notre appareil pho- tographique 18 X 24.
(A suivre.)
Extrait du Club Alpin français LA M A J A DE L O V E G N O Z VUE D E L ' O U E S T
jeune et excellent grimpeur, Pierre Che- vrier ; j'étais sûr que la conquête de la Maja le tenterait. Rendez-vous fut pris pour le 10 août 1897, à 7 heures du matin, à la base de la tour. Afin d'être bien en forme, il avait été décidé que nous coucherions la veille, ma femme, mon fils aîné et moi, sous notre tente ', à l'alpe de Praverbotte. De là, deux heures suffiraient le lendemain pour at- teindre le lieu du rendez-vous.
Le Vieux Valais
Traditions et Coutumes
'. Voir la description de cette tente dans VAnnuaire de 1895, p. 94.
Le Droit du Seigneur
Le droit féodal est muet sur certain droit du seigneur que des chroniqueurs appellent droit de cuissage et d'autres le Jus primœ noctis, le droit de première
nuit.
Les auteurs, pour la plupart ecclésias-
126 JOURNAL ILLUSTRE DES STATIONS DU VALAIS
tiques ou appartenant à l'école du Passé, pour qui la féodalité reste une époque grandiose, ont jugé bon de ne pas abor- der ce chapitre un peu scabreux pour la grandeur morale de ce temps moyenna- geux.
En Allemagne, en Italie, en Espagne, en Angleterre, en France et, en Suisse, dans les contrées soumises à la juridic- tion de Savoie ou à la domination sei- gneuriale, la situation du serf fut, durant trop longtemps, celle d'une bête de somme.
En Valais, chaque terre seigneuriale avait pour ainsi dire une juridiction par- ticulière, s'arrogeant des droits de pour- suite, de taille, de mainmorte, de forma- riage ; le serf était taillable et corvéable à merci. Il était tenu d'épouser une serve
nouveaux mariés, soit de l'épousée, ap- partenant aux terres seigneuriales, pen- dant les trois premières nuits. En se rendant au château, la particulière (sic), pour s'attirer la bienveillance du seigneur, devra lui apporter en hommage une am- phore (quarteron) remplie de bon vin et une grande torche de la meilleure farine de froment. » . . .
Le traducteur ne me dit pas de quel nom ce parchemin, acheté il y a quel- ques années à vil prix par un antiquaire, était libellé et signé.
En Allemagne, le droit du seigneur sur le serf était plus étendu encore ; Paul Allard, dans son ouvrage sur les serfs du moyen-âge, s'exprime ainsi : « j'essaie de dire, sur ce vaste sujet, tout ce qu'un
SALVAN
de la même terre que lui, et la femme qu'il avait choisie devait les prémices du mariage à son maître et seigneur, c'était le Jus primae noctis, le droit de première nuit, sur lequel nous pensons qu'il est. plus digne et séant de ne pas insister.
Il appert d'un parchemin trouvé dans une ancienne famille du « bourg » de Granges, que ce droit fut en vigueur dans l'ancien comté de ce nom, véritable pépinière seigneuriale où régnaient les de la Tour, les Montjovet, les Morestel, les Albi, les Tavelli, etc., etc.
Voici un fragment de la traduction de ce curieux document du XIV0 siècle, pé- niblement déchiffré par un de nos meil- leurs latinistes valaisans, vieux magistrat dont on ne saurait suspecter ni le sérieux, ni l'érudition :
« Il est conféré aux seigneurs de Gran- ges le droit d'avoir les prémices des
honnête homme peut décemment écrire ».
En nous parlant du serf allemand, M.
Allard nous montre la situation du leib- eigene, serf de condition inférieure, vé- ritable « serf de corps », vivant au com- mencement du XIL siècle. « Le leibeigene appartient en propriété à son seigneur, c'est sa chose, il en dispose à son gré ».
Comme on le voit, si la féodalité a donné naissance à quelques grands faits dont elle puisse se glorifier, elle a, par contre, entretenu et prolongé jusqu'au XVIIIe siècle un état de choses absolu- ment antichrétien, soit le servage sous toutes ses formes, et nous n'avons certes rien à regretter d'avoir changé de régime.
A. DE PALANDINES.
Notes Historiques et statistiques sur les Guides de Montaano du Valais
par H. LEUZINOER, avocat, Sion
(Suite)
Constitution définitive
Mais la section Monte-Rosa n'avait point abandonné les guides ascensionnis- tes, ses précieux auxiliaires, et elle con- tinua à vouer ses soins à leur dévelop- pement et à leur instruction.
En 1881, désireuse de mettre les guides valaisans en état de lutter avec succès contre la concurrence des guides de l'O- berland bernois et de Chamonix, elle proposa au Conseil d'Etat un projet de règlement de la profession des guides de montagne, projet qui fut accepté le 1er
février 1882 et mis en vigueur le 26 du même mois.
Entre autres particularités, ce règlement transfère dans les attributions du Dépar- tement de Justice et Police une matière considérée jusqu'alors comme du domaine du Département de l'Intérieur. Il recule l'âge d'admission à 20 ans, subordonne l'exercice de la professsion à l'obtention d'un livret-diplôme, institue un examen annuel devant une commission centrale, fixe le programme des matières sur les- quelles l'aspirant peut être interrogé, pré- voit l'organisation de cours des guides et des pénalités sévères pour les contre- venants aux prescriptions qu'il édicté. Il supprima par contre la distinction entre guides de l'e et de 2""' classe.
Au mois d'avril, à Stalden pour les aspirants de langue allemande et au mois de mai, à Sierre et à Martigny pour les membres de langue française, la section Monte-Rosa fit donner des cours théori- ques qui furent suivis des examens. 119 guides reçurent leur diplôme, dont 85 de langue allemande et 34 de langue fran- çaise.
La profession des guides de montagne avec leur discipline et le monopole cor- respondant était définitivement constituée.
Elle devait croître et prospérer avec l'al- pinisme dont elle est issue et avec la force des sociétés qui la soutenaient.
Le cours eut lieu de nouveau avec succès à Stalden et à Sion en 1883 et les années suivantes. (Le tableau n° 2 donne les lieux des cours, leur époque et leur durée ainsi que le nombre des aspirants et des diplômés.)
JOURNAL ILLUSTRE DES STATIONS DU VALAIS 127
Phot. Verra L E CURLING A M O N T A N A
En 1887, le règlement fut revisé. Les principales innovations portèrent sur la défense faite aux guides d'accompagner des voyageurs dans les ascensions de premier ordre ou sur des cols dangereux, à moins d'être deux pour un voyageur, et dans les prescriptions pour la protec- tion des cabanes-refuges et la coopéra- tion aux caravanes de secours.
Sur l'invitation de la section Monte- Rosa dont l'influence croissait en raison de ses efforts pour le bien-être des gui- des et le développement de l'alpinisme, le règlement fut revisé en date du 2 mai 1894.
L'âge d'admission fut porté à 23 ans révolus et l'on exigea des candidats des états de services comme porteurs. L'aug- mentation des garanties offertes par le guide permit de supprimer la clause très gênante obligeant le voyageur même ex- périmenté à se munir de plusieurs guides pour ses ascensions. Ce règlement a en- core cette particularité digne de remarque qu'il consacre l'intervention officielle et non plus officieuse de la section Monte- Rosa dans l'organisation des cours, dans le règlement des indemnités à allouer aux caravanes de secours ou dans les plaintes portées par des touristes contre leurs guides.
11 consacre, au surplus, les principes admis dès 1882.
Dès 1888, ensuite des offres qui leur furent faites par le Club Alpin et la com- pagnie d'assurance « La Zurich », une trentaine de guides s'assurèrent contre les accidents auprès de cette société. — Dès ce moment soit l'Etat, soit le Club Alpin et la section valaisanne poussèrent
Trilb & Cie
vivement les guides à s'assu- rer. Les contrats valaient de mai en octobre et étaient con- clus au taux de 8%u Po u r u n e
valeur maximum de 4000 fr.
Le Club Alpin et la section Monte-Rosa (celle-ci remplacée en 1898 par l'Etat) payent le 6 °/oo e t M n e restait au guide que le 2 %o à payer. Aussi les avantages entrevus eurent-ils facilement raison de la défi- ance innée des paysans, et en 1902, époque où l'assurance devenait obligatoire, plus de la moitié des guides étaient assurés pour une va- leur moyenne de 3500 fr. environ.
En 1903 enfin, sur la proposition de la section Monte-Rosa, le Conseil d'Etat subordonna l'obtention de la patente de guide à la conclusion d'une police mini- mum de 2000 fr. et fixa à 2 fr. annuel- lement la part de l'Etat à chaque assu- rance qu'elle qu'en soit la va-
leur. — Pour 1907, les 343 guides valaisans sont assurés pour 1,286,000 fr., faisant une moyenne de 3750 fr. environ par police (voir le tableau n" 4).
Si nous mentionnons pour mémoire l'arrêté du 4 août 1891, interdisant l'exercice de leur profession en Valais aux guides français, par représail- les pour les mauvais traite- ments (amendes et prison) dont étaient victimes les guides va- laisans à Chamonix, arrêté rap- porté trois ans plus tard en- suite d'une entente entre les deux nations..., nous aurons mentionné tout ce qui dans l'arsenal de nos lois se rap- porte à la corporation des gui- des de montagne.
(A suivre.)
Chronique des Stations
^
A Montana
Dimanche, 14 janvier, le corps des avocats valaisans avait sa réunion annuelle à Montana dans les salons du Palace-Hôtel.
Si les disciples de la Basoche ont choisi Mon- tana pour but de leur excursion, c'est que la délicieuse station alpestre, avec son pittores- que funiculaire, est une attraction bien faite pour tenter le promeneur.
Ce dimanche-là, le temps était féerique ; dans cette prestigieuse station qui n'a jamais moins de 8 heures de soleil par jour, dans les plus courtes journées d'hiver, l'astre-roi répandait à foison l'or fluide de ses prodigues rayons.
La neige, atteignant par endroit jusqu'à 1 m 50 de hauteur, étincelait en des monceaux de pail- lettes d'argent, tapissant les pentes adoucies, sur lesquelles des essaims de skieurs volti- geaient gaîment, tandis que sur les étangs de patinage, unis comme des glaces, de gracieuses miss en chandails et boléros multicolores glis- saient pareilles à des ombres, à côté d'élégants
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128 JOURNAL ILLUSTRE DES STATIONS DU VALAIS
milords, partagés entre deux admirations, celle de la femme et celle de la nature.
Environ 500 touristes, Anglais pour la plu- part, se disputent à cette heure les beautés de Montana ; ils y puisent, à pleins poumons, l'air pur de la montagne, et à plein cœur, les joies sportives de l'hiver. Enfoncé, Davos !
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Billets de Dimanche et Billets spéciaux Les billets simple course du tarif ordinaire délivrés les dimanches et jours de fête, ainsi que du 15 mars au 31 mai 1912 et du 15 sep- tembre au 15 novembre 1912,'sont valables pour le retour, à condition que celui-ci s'effectue le jour de l'émission des billets.
Ces'billets sontjdélivrés aux jours'mention- nés pourjla^double course,' effectuée le même jour par des sociétés et écoles,'i2"lu degré d'âge, pour autant que leur prix est plus bas que la mise du tarif pour sociétés et écoles.
>Jfl<
Morgins-les-Bains
On nous écrit :
La saison 1911-1912, pauvre de froids, indi- gente de neige, nous a ramené un bonhomme Hiver tel qu'on se le représentait jadis, frileux et morose, et tel que nous l'avions oublié, ha- bitués que nous étions par les sports d'hiver à ne plus voir en lui qu'un vieillard aimable et guilleret.
C'est un peu partout un sujet de désolation que cet état de choses. Mais pour qui oberve tout événement renferme une leçon : et pour ceux qu'attirent nos montagnes, non la monda- nité ou le snobisme, mais le pur amour du Sport, cet hiver restera, — pour longtemps, espérons-le, — l'épreuve qu'une station d'hiver doit avoir traversée avec succès pour être vrai- ment une «station de sports d'hiver».
Et c'est ainsi que Morgins, inconnu de beau- coup, dédaigné de plusieurs, a, pour sa pre- mière saison d'hiver remporté un éclatant suc- cès, tandis que des stations vantées ont vu pâ- lir leur étoile.
Depuis le début de décembre, les skieurs ont pu journellement faire les nombreuses et char- mantes excursions qu'offre le voisinage : la neige, d'une épaisseur moyenne d'un mètre, est géné- ralement bonne, vu l'abondance des pentes sep-
tentrionales, et arrive jusqu'au seuil des Hôtels.
— De même, la nouvelle patinoire (8000 mq) est ouverte chaque jour depuis le 20 décembre.
— Et de l'aube au couchant, routes et pistes voient se succéder les luges gracieuses, et les vertigineux bobsleighs.
Aussi bien, les lits dont dispose la station sont-ils presque tous occupés, et la fin de jan- vier, au lieu de marquer un déclin dans la fré- quence des étrangers, en accuse plutôt une re- crudescence.
Le comité des fêtes, qui siège au Grand Hôtel, n'a de son côté rien négligé pour ajou- ter aux plaisirs dont Dame Nature a été, cet
C A B A N E B E R T H O L
hiver, moins avare ici qu'ailleurs : et chaque jour, le programme des amusements est atten- tivement suivi par les hôtes de la station.
Je me contenterai de signaler le Carnaval sur la glace du 16 janvier.
Sur un arrière-plan formé par le sombre mas- sif des monts couverts de sapins, parmi les- quels gronde le canon et brille un feu d'arti- fice, se détache encadrée d'un liseré de verdure, de guirlandes et de lampions, la vaste pati- noire, miroitant sous les lampesélectriques qui se balancent à la brise nocturne. Un cortège gra- cieux et bizarre se forme, où se mêlent le son des grelots et les ris joyeux, et comme une pluie de fleurs multicolore, il vient se disperser sur la surface brillante. Et tandis que la fanfare de Troistorrents, dont le concours contribua lar-
gement au succès de la fête, répand dans la nuit ses plus joyeuses mélodies, se déroulent de fantaisistes figures.
Et à minuit on rentre, les poumons pleins d'air pur, et le cœur plein de joie.
On nous promet dans quelques jours une réédition de cette fête. Le nombre des étran- gers ayant sensiblement augmenté depuis une huitaine, il faut s'attendre à un succès plus grand encore, s'il est toujours vrai que « plus on est, plus ou rit ».
Concours de ski au Val Ferret
Ce concours est organisé par le Ski-Club de Martigny, est définitivement fixé au 10 et 11 février. La course de fond (20 km.) qui sera courue le premier jour, comporte la partie su- périeure de la montée au 'col du Petit Ferret (2500 mètres), et la descente de toute la val- lée jusqu'à Branche-d'en-Bas (1250 m.). Le di- manche 11 février, à partir de 10 heures, au- ront lieu les courses de vitesse, de dames, d'en- fants, d'obstacles et de sauts. Le programme détaillé ainsi que le règlement des courses se- ront envoyés prochainement aux intéressés.
Pour tous renseignements prière de s'adres- ser à M. John Sautier, architecte, à Martigny- Bourg, président du comité d'organisation.
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Nouvelle cabane
La section anglaise du Club alpin suisse a fait don à la société centrale d'une cabane qui doit trouver place à Hinter-Allalin, du côté de Saas.
La cabane, entièrement démontée, sera trans- portée avec les meubles et les ustensiles, lite- rie, etc., le 5 février, de Genève à Viège et de là en traîneau à Saas.
Au printemps, le tout sera porté à dos d'ho- me à Hinter-Allalin (3040 m.). La cabane sera ouverte en juillet probablement.
Le transport seul coûtera 6000 fr.
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Organe de l'Industrie Hôtelière Valaisanne
Subventionné par l'Etat du Valais Publié sous les auspices du Conseil d'Etat
SION
Rédaction : A l b e r t DURTJZ
Administration :
H. S O M A , B o u l e v a r d d u M i d i
M 17 L a l i s t e d e s é t r a n g e r s e s t j o i n t e t o u t e l ' a n n é e à c h a q u e n u m é r o d u j o u r n a l . 6 Février 1912
Nous prions nos abonnés de bien vouloir nous faire parvenir, pendant toute la saison d'hiver régulièrement leur liste à la fin de chaque semaine, lundi au plus tard. >fc Prière d'écrire les noms très lisiblement.
Morgins
Hôtel Bellevue Hôtel du Chalet Grand-Hôtel des Bains
Direction : A. Metzenthin
Amusements Programme
for the WeecK
Monday : Ice Gymkana..
Whist Drive.
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Wednesday : Dance.
Thursday : Sky Gymkana.
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Friday : Francy Dress Ball.
Saturday : Concert by the Band.
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CHAMPÉRY est situé dans le Val d'Illiez, au pied de l'imposant massif de la Dent du Midi; son climat tempéré, le nombre infini des ex- cursions dont il est le point de départ, la richesse de sa flore, en font un des séjours préférés des familles, des touristes et des convalescents.
CHAMPÉRY est un beau village où 1 on trouve tous les perfectionnements et toutes les facilités désirables, télégraphe et téléphone, lumière et chauffage électriques, sources abondantes sous haute pression, système du tout à l'égoût, établissements de bains, salons de coiffure, beaux ma- gasins. Un docteur et un pharmacien y sont en résidence et les malades ont en outre, à leur disposition, une source d'eau minérale sulfureuse, al- caline et lithinée d'une grande eflicacité. Pendant toute la saison, de nombreuses distractions sont réservées aux séjournants, tels que concerts, bals, fêtes alpestres, feux d'artifice, jeux de lawn-tennis et croquet, pêche, etc. Beaucoup de convalescents font avec succès des cures de lait et de raisin ; les familles trouvent, en outre, a Champéry, le grand avantage de pouvoir prendre des leçons de français, allemand et anglais, données par des professeurs résidant à la station; les étrangers peuvent également suivre les cultes catholique, protestant évangélique et anglican.
La Société d'embellissement et d'utilitépublique.ia.it, chaque année, de grands frais pour rendre le séjour de Champéry de plus en plus agréable aux nombreux touristes qui le fréquentent pendant la saison.
Le Val d'Illiez a une flore superbe qui renferme des espèces très rares ; elle est en plein épanouissement dès le mois de Juin et transforme toute la région en un merveilleux parterre fleuri; en automne, les belles forêts présentent l'agréable spectacle de leurs solitudes empourprées.
Grâce à sa position abritée et à son chemin de fer ouvert toute l'année, Champéry constitue à la fois une station estivale et hivernale
HOTELS ET PENSIONS DE CHAMPÉRY
Grand Hôtel-Pension Dent-du-Midi, M. Th. Exhenry, direct.
Hôtel de Champéry, M. P. Défago.
Hôtel-Pension Croix-Fédérale, M. Victor Défago.
Hôtel-Pension Berra, M. Th. Berra-Marclay.
Hôtel des Alpes, M. Em. Marclay.
Hôtel du Valais, M. Delaloye-Avanthay.
Hôtel-Pension des Dents Blanches, M. J. Grenon, propriét.
Pension Beau-Site, Mlle A. Grenon.
Pension des Chalets, M. Prittwitz.
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KLEINDIENST U S C H M I D , S I O H ,
4 Châtelard — Chemin — Col des Planches — Finhaut — Les Granges —^Martigny"— Salvan — Vernayaz
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Vernaya
Station C. F. F.Z
Altitude 456 mètres.Point de départ du chemin de fer électrique de monta- gne V e r n a y a z - S a l v a n - C h a m o n i x , coquette station à l'entrée des vallées du Rhône et du Trient, célèbre par ses G o r g e s du T r i e n t et sa C a s - c a d e d e P i s s e v a c h e , qui lui ont acquis une réputation universelle dans le monde des voyageurs.
Les deux stations V e r n a y a z C. F. F. et Ver- n a y a z - C h a m o n i x sont reliées entre elles par un service de voitures permettant de prendre indistinc- tement l'une ou l'autre ligne.
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GRAND HOTEL DES GORGES Dû TRIENT
situé au milieu d'un vaste et magnifique parc, de premier ordre, confort moderne, en face de l'entrée des G o r g e s du T r i e n t et de la G a r e du c h e m i n d e fer d e Ohambnix. Diligences et voitures particulières à l'hôtel pour Chamonix, la vallée de Bagnes, Grand St-Bernard, Aoste, Courmayeur, Tour du Mont-Blanc, Türin, etc.
Excursions et promenades très variées Prospectus et brochures à disposition Billets pour la visite des Gorges du Trient. Propriétaire : Germain BflGGENSTOSS.
JCôfel Suisse et de la Poste
Salvan
(925 m.)
Chemin de fer électr. Martlgny-
Vernayaz-Sal- van-Chamonix.
Service et cui- sine soignés.Prix modérés. Arran- gements pour sé- jours prolongés.
Confort moderne.
Téléphone. Mai- son ouverte tou- te l'année.
English spoken.
Man spricht deutsch
F. BOCHfiTEU-
Prix de pension à partir de 5 francs
Propriétaire Membre du Club Alpin
SALVAN
Hôtel Pension de Salvan et des Gorges du l i e
Séjour recommandé par les sommités médicales pour son air pur et fortifiant — Excursions variées et pittoresques
Guides — Porteurs — Mulets — Télégraphe et poste — Téléphone.
Arrangements pour famille — Cuisine soignée
Ouvert du 1" mai à fin septembre Vve DÉCAILLET, prop.
Membre du club alpin suisse
H O T E L -^JEIXJI^ET^TTJ-JEI
Restauration à toute heure — Cuisine soignée — Pension depuis 5 fr.
par jour — Nombreuses excursions — Arrangements pour familles A proximité de la gare du Martigny-Châtelard
E. BOCHATAY, propriétaire.
GRAND BAZAR DE FINHÄÜT
P. LUG-ON, propriétaire
Articles de sports — Assortiments pour alpinistes Grand choix de cartes postales illustrées — Bois sculptés
Dépôt du Guide de la Vallée du Trient
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Hôtel Suisse du Châtelard
Ligne électrique Martigny-Châtelard-Chamonix
Un des trajets les plus intéressants et les plus grandioses de la région des Alpes. — Station terminus du réseau suisse : Le C h â t e l a r d , cen- tre d'excursions, à égale distance des vallées du Mont-Blanc et du Rhône.
Restauration à l'arrivée de tous les trains. — Pension à partir de 6 fr. — Arrêts pour les douanes et voitures pour le col de la Forciaz et Martigny par Tête-Noire. — Arrangements spéciaux pour famille en séjour. — Altitude 1120 m. — Cure d'air et jolies promenades à plat.
Valentin VOUILLOZ, propr. Tenancier du Buffet de la Gare
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Granges s. Salvan Valais (Suisse)
Altitude 1100 mètres à 10 min. de la gare de Salvan (Ghem. électi1. Martigny-Chamonix)
Grand Hôtel •• Granges
Nouvellement construit et installé avec tout confort moderne, dans une situation incomparable, au centre des promenades et à proximité de la forêt. Grande terrasse. Appartements avec toilette privée. Bains. Lumière électrique. Cuisine très soignée.
Prix modérés. Arrangements pour familles et séjour prolongé.
Ouvert à partir du 1e r juin. Prospectus.
J . GASTALDO & KRAFT, p r o p r . , membres du C. A. S.
CHEMIN sur Martigny
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Altitude 800 m. — Nouvellement construit avec tout le confort moderne
— A 1 h. y2 de la gare de Martigny — Situation exceptionnelle — Vue splendide — Excellente eau de source — Bonne cuisine française
Bons lits — Prix très modérés
Voitures à la gare de Martigny sur demande — Poste et téléphone Henri MEUNIER, propriétaire.
COL-DES-PLANCHES s. Martigny (Valais)
fiôtel du mont Uelan
Altitude 1440 mètres
Station climatérique de premier ordre. Position exceptionnelle domi- nant la vallée du Rhône, les vallées de Bagnes et du Grand-St-Bernard.
Voiture à tous les trains en gare de Martigny sur demande. Etablis- sement neuf bâti au centre d'un parc de mélèzes. Forêt de sapins à pro- ximité. Source de montagne alimentant l'hôtel. Cure de lait. Tennis. Cha- let indépendant. Confort moderne. Chauffage central. Poste, téléphone, télégraphe à l'hôtel. . Z. TORNAY, propriétaire.
Martigny-Ville
Librairie ~ Papeterie - Reliure-Encadrements
Fournitures de bureau — Carte géographique fédérale Guides pour touristes — Articles de photographie
Mce MARSCHALL, Rue du St-Bernard
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Avenue de la Gare
EMILE FAISANT, Photographe
Portraits. Spécialité d'agrandissements au charbon
KLEINDIENST û. SCHMID, SION. -m