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SEPTEMBRE 2007 - N° 257entrée scolaire
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Œuvrer pour l’épanouissement des enfants
Elèves dyslexiques : un enseignement adapté au collège Notre Dame de la Tilloye
Nouvelle garderie périscolaire à Charles Faroux
notre ville SEPTEMBRE 2007 - N°257 - p.2
“Dans le domaine périscolaire, les services assurés en dehors des heures de classe se développent”
souligne Sylvie Oger-Dugat, conseillère municipale déléguée à la vie scolaire et périscolaire. “Vingt animateurs travaillent désormais dans les huit garderies qui accueillent matin et soir des élèves de l’ensemble des écoles mater- nelles (voir article ci-contre). Des professeurs des écoles assurent l’accueil des élèves d’écoles élémen- taires dans le cadre des contrats urbains de cohésion sociale de la ville qui vient en aide aux enfants
pour une “aide aux devoirs”.
Quant au système de restauration scolaire, 180 personnes enca- drent les 1300 élèves des classes élémen- taires et 600 élèves de maternelles qui bénéficient de repas le midi. Parallèlement, 60 vacatairesveillent chaque jour à la sécurité des enfants aux sorties d’écoles”.
Et ce n’est pas tout. “Que ce soit les services techniques pour l’entretien quotidien, la rénovation des locaux ou encore l’aménagement des cours et aires de jeux, la police municipale pour ses actions de prévention auprès des élèves en matière de sécurité et de civisme, le service Informatique pour la gestion du parc informatique des écoles, les biblio- thèques pour l’accompagnement des jeunes lecteurs, l’Espace Jean Legendre avec l’accueil des enfants lors de représentations ou encore le service Jardins pour l’entretien des
espaces verts et la réalisation de petits potagers, tous œuvrent au quotidien pour un meilleur épanouis- sement et le confort des enfants.
Un gros effort est également réalisé par la Ville pour organiser les activi- tés “découverte” avec divers orga- nismes tels que le Centre équestre, le Golf, le Théâtre Impérial, la Sauvegarde de Compiègne, les musées, l’Espace Jean Legendre, ainsi que la pratique du sport dans les différentes installations spor- tives, activités pour lesquelles le transport des élèves est pris en charge par la Ville.
Autre domaine d’action, la Ville accompagne les projets liés au Réseau Ambition Réussite (RAR) qui, de la maternelle au collège, per- met de faire bénéficier les enfants de la zone concernée, d’horaires aménagés, de personnels d’encadre- ment supplémentaires, de classes à effectifs réduits pour qu’ils puissent acquérir le socle commun de connaissances défini par l’Education nationale dans de meilleures condi- tions”.
A Compiègne, la vie scolaire ne se résume pas aux heures de classe. Au-delà de l’instruction dispensée par les ensei- gnants, les enfants sont encadrés par des collaborateurs de la Ville de Compiègne qui travaillent à leur épanouisse- ment et à leur bien-être et nombreux sont les services municipaux qui contribuent au bon fonctionnement des écoles.
Avec l’ouverture en mai dernier de la garderie Charles Faroux qui regrou- pe les enfants des écoles Philéas Lebesgue et Robert Desnos, Compiègne dispose désormais au total de 8 garderies périscolaires.
Celles-ci accueillent des élèves de l’ensemble des maternelles de Compiègne.
“Ce service supplémentaire rendu plus particulièrement aux parents qui travaillent, est de plus en plus demandé” souligne l’élue déléguée à la vie scolaire et périscolaire. “Depuis septembre 2001, date d’ouverture des premières garderies, la Ville a mis en place trois nouveaux sites d’accueil et repris la garderie de l’éco- le Jeanne d’Arc qui était jusqu’alors gérée par la Coopérative scolaire du Compiégnois. Ainsi en 2007, 236 enfants ont été accueillis au sein de ces structures qui ouvrent leurs portes de 7h30 à 8h20 et de
16h30 à 18h30, les lundi, mardi, jeudi et vendredi. La vie scolaire ne se résume plus aujourd’hui aux seules heures de classe. Outre la restauration scolaire du midi, l’ac- cueil matin et soir des enfants est assuré par une équipe d’une vingtai- ne d’animateurs qui œuvrent pour le bien-être des plus petits”.
Quelques chiffres Restauration scolaire
Nombre de repas servis par an : 150 000
Personnel d’encadrement : 180 Budget de la Ville consacré à la res- tauration scolaire : 1 million d’euros Coût réel d’un repas : 8 euros Participation demandée aux familles de Compiègne : entre 0,85 euros et 2,85 euros
Garderies périscolaires
Coût de fonctionnement des garde-
ries en 2007 : 86 000 euros Enfants accueillis en 2007 : 236 Nombre d’animateurs au sein des 8 garderies : 20 personnes Tarifs établis en fonction des revenus : - entre 2 et 3,35 euros par jour pour 1 enfant ;
- entre 1,35 et 2,70 euros par jour pour 2 enfants ;
- 3,65 euros par jour pour une fré- quentation occasionnelle.
Renseignements et inscriptions à la mairie - Bureau 117 -
tél. 03 44 40 72 85 Le collège Notre Dame de la Tilloye
proposera à la rentrée de sep- tembre la scolarisation de dix élèves dyslexiques intégrés en classe de sixième, sous l’impulsion de Madame Hervo, directrice du collège, personne référente du projet et de Monsieur Léandre, directeur de l’établissement, avec le soutien de l’Ogec de la Tilloye, de l’Apel, et des associations concernées par les Troubles du Langage (APEDYS Oise, Les 2 Ailes de l’Enfant et Avenir Dysphasie Picardie). Ces enfants bénéficieront d’un enseignement adapté, notamment avec dédou-
blement d’heures en français et en mathématiques et support scolai- re spécifique en particulier infor- matique. Ce projet novateur dans la région picarde a reçu une aide financière de la Ville de Compiègne.
“Il s’inscrit dans la continuité d’une politique de la Ville de Compiègne engagée depuis de nombreuses années avec les différentes Classes d’Intégration Scolaire (CLIS)” précise l’élue déléguée à la vie scolaire et périscolaire.
Un tour du monde sur les murs de l’école
Une longue fresque murale réalisée par les enfants sur les murs de leur école, c’est ce que l’on peut voir et admirer à l’école Augustin-Thierry, au cœur du quartier de Bellicart. “C’est un peu un tour du monde” confie Francis Rougier, directeur de cet éta- blissement scolaire et instigateur de cette initiative.
Une fresque murale a également été réalisée par les élèves de l’école Charles Faroux B et un projet similaire est prévu à l’école Pompidou B.
Inauguration de la nouvelle garderie périscolaire à Charles Faroux.
Classes spécialisées en élémentaire sur le territoire de Compiègne Deux CLIS I (pour les enfants ayant un handicap intellectuel) Une CLIS IV (pour les enfants ayant un handicap moteur) Une CASALE (pour les enfants dys- lexiques)
Une CLIS II (pour les enfants mal- entendants)
A Clermont :
Une classe pour les enfants mal- voyants
Allô, Monsieur le Maire
Vous pouvez joindre le sénateur-maire sur simple appel
téléphonique au 03.44.40.72.80, une fois par mois, le lundi entre 8h30 et 9h30.
LUNDI 17 SEPTEMBRE 2007
notre ville SEPTEMBRE 2007 - N°257 - p.3
isparition
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Pierre Jourdan nous a quittés
n cette période de rentrée scolaire, et alors que les plus jeunes s’apprêtent à reprendre le chemin de leur école, collège, lycée ou même université, l’équipe de Compiègne Notre Ville a jugé utile de présenter les multiples structures périscolaires permet- tant aux élèves d’être accueillis avant et après les cours, d’être aidés pour les devoirs, sans oublier les services de cantines fréquentés par près de 2 000 jeunes Compiégnois tous les midis en année scolaire.
Les enfants en situation de handi- cap doivent aussi trouver leur place dans nos écoles et c’est ainsi que le collège Notre Dame de la Tilloye ouvrira à la rentrée, une classe des- tinée à accueillir des enfants dys- lexiques, une belle initiative à encourager.
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Comme l’indique la couverture, c’est à l’environnement et au déve- loppement durable qu’est consacré, en ce mois de Septembre, le dossier central de notre journal municipal. Avec tout d’abord un article sur notre forêt. Elle consti- tue l’un des plus beaux atouts du Compiégnois et nécessite de nom- breux soins que précise le respon- sable de l’Office National des Forêts en charge de notre massif : planta-
tion de nouveaux arbres plus résis- tants pour remplacer ceux qui dépérissent, mélange d’essences sylvestres pour favoriser la biodi- versité, exploitation économique du bois...
Puis une double page nous invite à devenir de véritables éco-citoyens à travers des gestes simples et quo- tidiens (tri sélectif, économie d’eau et d’énergie...).
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Il faut par ailleurs insister sur la naissance prochaine d’un pôle de Chimie Verte à Compiègne grâce au partenariat établi entre l’UTC et l’ESCOM (Ecole Supérieure de Chimie Organique) qui verra près de 500 futurs ingénieurs chimistes poursuivre leur cursus dans notre ville des Septembre 2008.
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Enfin, il n’était pas possible de ter- miner ce numéro de rentrée sans évoquer les moments forts de l’été compiégnois et surtout cette gran- de journée du 10 juillet où toute la planète sportive a eu les yeux bra- qués sur Compiègne à l’occasion de la victoire magistrale du maillot jaune Fabian Cancellara au bout de la ligne droite du Rond-Royal. Un bien beau souvenir.
Philippe MARINI Sénateur de l’Oise Maire de Compiègne
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Le Fil - Bonne rentrée à tous !
Il nous a quittés avant d’avoir pu ouvrir la saison qu’il avait préparée et qui lui tenait tant à coeur. Nul doute que l’émotion sera présente alors que se feront entendre les trois coups de sa dernière création.
Pierre Jourdan est mort dans la nuit du 15 août. Un très grand nom du monde lyrique n’est plus.
Ceux qui ont eu la chance d’assister à une répétition de l’une des nombreuses créations qu’il a mises en scène garderont de lui l’image d’un passionné, bondissant entre salle et plateau, vivant une véritable fusion avec ses chanteurs.
C’est bien peu d’affirmer que Pierre Jourdan était le magicien qui a réveillé la «Belle endormie». Le Théâtre impérial n’attendait que son talent pour renaître à la vie après un siècle de léthargie.
«J’ai découvert ce merveilleux théâtre en 1986» se plai- sait-il à rappeler, comme on conte les moments qui pré- sident aux grandes aventures. Aujourd’hui la salle voulue par Napoléon III s’inscrit comme l’un des hauts lieux de l’art lyrique, cette notoriété doit tout à Pierre Jourdan.
Huit heures de piano par jour
Cannes, le 21 septembre 1932. Pierre Jourdan voit le jour dans une région qui marquera son destin. Une maman mannequin mais aussi pianiste et un père direc- teur du Grand Hôtel. «Toutes les célébrités et les artistes descendaient là. C’est dans ce milieu que j’ai grandi» se souvenait Pierre Jourdan. C’était aussi le cas de ses frères, Louis, qui fut un grand acteur, et Robert, technicien de cinéma.
La guerre éclate et conduit leur père à entrer dans la Résistance. Dénoncé, il est arrêté. La famille quitte Cannes et s’établit à la Libération à Paris. Bachelier à 15 ans, il décide de se consacrer à sa passion : la musique. L’Ecole Normale de Musique le reçoit après son baccalauréat. A son programme huit heures de piano par jour et le plaisir de bénéficier de billets à un franc pour assister aux concerts. C’est ainsi qu’il ren- contre Gabriel Dussurget, son mentor, dont il deviendra l’assistant pour le Festival d’Aix-en-Provence de 1948 à 1972. «Il m’a fait découvrir l’opéra et m’a permis de ren- contrer Maria Callas» se plaisait à souligner Pierre Jourdan. En 1950 il rejoint son frère Louis aux Etats- Unis d’Amérique. C’est là qu’il rencontre Montgomery Clift qui deviendra un ami fidèle. De retour en France, Pierre Jourdan est engagé par le marquis de Cuevas. Sa mission : monter des ballets et surtout découvrir de nouveaux talents. Plus tard, il monte Roméo et Juliette de Berlioz dans la cour carrée du Louvre. Ce sera ensui- te la rencontre avec Cocteau avec lequel il créé un grand spectacle de ballet pour le mariage de Grâce Kelly et du prince Rainier.
Filmer pour faire partager sa passion
Non content d’exceller dans le monde de l’art lyrique Pierre Jourdan inscrira aussi son nom dans ceux du cinéma et de la télévision. Ainsi a-t-il réalisé Je suis un danseur avec Rudolf Noureev ou Soudain l’été dernier avec Joseph Mankiewicz qui lui permet de retrouver Montgomery Clift et de faire connaissance d’ Elizabeth Taylor qui restera une grande amie.
Le petit écran est pour Pierre Jourdan un moyen d’ap- porter le plaisir de la musique au plus grand nombre. Il réalise le célèbre Discorama de Denise Glazer qui lui permet, outre de faire chanter Alain Delon, de lancer Nana Mouskouri qu’il a lui-même découverte en Grèce, sa seconde patrie.
Il recevra aussi un 7 d’or pour sa série d’émissions sur
le Chant Français réalisée avec Eve Ruggieri.
Pierre Jourdan ou l’âme du Théâtre Impérial.
Mais sa plus belle aventure sera sans doute celle vécue à Compiègne avec la création du Théâtre Français de la Musique et la réouverture du Théâtre impérial. «J’ai immédiatement su que mon projet verrait le jour ici !».
En 1988 le rêve de Pierre Jourdan devient réalité. C’est ici, entouré de nombreux talents et assisté d’une équipe d’une fidélité à toute épreuve, qu’il laisse libre court à ses productions sans jamais céder à la facilité. L’un de ses proches dit de lui «Il refusait catégoriquement les esthétiques organisées, manufacturées qui avilissent, nous prennent en otage nous privant de la liberté par la destruction de l’esprit critique et du désir de connais- sance, nous rendant lâches, il préférait les poètes aux scribes…».
Cette exigence alliée à une immense culture du réper- toire lyrique lui a permis de réaffirmer l’identité du patri- moine français en mettant en scène des œuvres oubliées qu’il fait redécouvrir au monde entier. Afin de tirer ces œuvres de l’oubli définitivement, il filme et enregistre les opéras qu’il met en scène : La Légende de Joseph en Egypte de Méhul, Le Domino noir, Gustave III, Le Bal masqué et Fra Diavolo d’Auber, Henri VIII de Saint-Saëns, Le Songe d’une Nuit d’Eté et Mignon d’Ambroise Thomas, l’adaptation en français par Eric- Emmanuel Schmitt des Noces de Figaro de Mozart. Il met en scène l’opéra Le Visiteur toujours adapté de la pièce d’Eric-Emmanuel Schmitt mis en musique par le célèbre compositeur grec et ami Stavros Xarhakos. Puis ce seront Dinorah, Médée et Le Pardon de Ploërmel de Meyerbeer, Noé de Georges Bizet, Haÿdée d’Auber, Charles VI d’Halévy. Une Education Manquée de Chabrier et Milhaud, la Voix Humaine et Pélleas et Mélisande et le Visiteur auquel le public compiégnois réservera un accueil triomphal et qui sera mis à l’honneur au Linbury Studio Theater du Royal Opera House Covent Garden de Londres. Les Caprices de Marianne de Sauguet plus récemment.
Sa réputation de découvreur de talents est aujourd’hui pleinement reconnue. Nombreux sont les grands noms de l’art lyrique à avoir chanté sur la scène de Compiègne : Annick Massis, Isabelle Philippe, Inva Mula, Nathalie Dessay, Laurence Dale, Roberto Alagna. Il savait aussi offrir aux lycéens de la Région des places aux premières de ses opéras et leur transmettre ainsi sa passion.
Grâce au génie de Pierre Jourdan le Théâtre Français de la Musique est devenu une scène unique réputée dans le monde entier.
Pierre Jourdan ne nous a pas quittés, une partie de son âme est à Compiègne.
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ie des quartiers : La Victoire
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Le point sur les travaux
Réunion de quartier
La prochaine réunion de quartier tenue par Philippe Marini, sénateur-maire de Compiègne, aura lieu
le mercredi 19 septembre à 20h45 pour le quartier Royallieu-Pompidou, salle du CAZAC, rue du Docteur Roux.
Marie-Christine Legros, conseillère municipale et Nicolas Leday, adjoint au maire répondent aux questions posées par des personnes de ce secteur de Compiègne.
Sandrine Pieri réside avenue de Royallieu depuis 1 an.
“Dans l’avenue Foch le trottoir est entièrement constitué en herbe.
C’est certes agréable mais cela pose des problèmes aux personnes âgées, notamment quand l’herbe est mouillée.
Peut-être pourrait-on aménager un simple sentier piétonnier en “dur”
afin de faciliter la marche ?”
Nicolas Leday et Marie-Christine Legros : Il existe actuellement un chemine- ment avenue du Maréchal Foch entre le rond-point de la Victoire et l’avenue de la Somme. En revanche, entre l’avenue de la Somme et l’ave- nue de Royallieu, il n’y en a pas.
L’accotement est en herbe.
La réalisation d’un cheminement en enrobé est donc à l’étude, celui-ci devrait être réalisé par la Ville sur le budget 2008.
Mme Ivens habite rue de Valois.
“Beaucoup de propriétaires de chiens les laissent divaguer et faire leurs besoins sur les pelouses du quartier. De ce fait, on trouve un grand nombre de déjections dans l’herbe et quand les enfants jouent sur ces espaces verts, on est obligé de leur dire de faire très attention.
Il faudrait absolument rappeler à
ces maîtres le respect de l’environ- nement et trouver des solutions pour remédier à cette désagréable situation”.
Nicolas Leday et Marie-Christine Legros :
Un sani-chiens a été installé rue du Général Pershing. Il s’agit d’un espa- ce clos de 25 à 30 m2avec du sable, entouré d’une petite clôture d’un mètre de haut et doté de trois rondins en bois en son centre, réservé aux chiens et destiné à accueillir les déjections canines.
Ce genre d’équipement nécessite un emplacement relativement vaste.
Or chaque quartier ne dispose pas forcément d’un tel espace.
La commission de la voirie étudie donc actuellement l’implantation de modèles moins encombrants en surface qui pourraient être installés sur des emplacements relativement éloignés des habitations de manière à éviter les odeurs désagréables.
Depuis la dernière réunion qui s’est tenue dans le quartier de La Victoire en janvier 2006, nombre de travaux ont été réalisés, d’autres projets le seront prochainement. Tour d’horizon de ces aménagements.
Voirie
- Aux abords du lycée Mireille Grenet, avenue de Huy et aux abords du groupe scolaire Hammel, avenue de Lattre de Tassigny :ins- tallation de plusieurs ralentisseurs de type “coussins berlinois”.
- Rue du Général Mangin (section rue Charles Demonchy/Rond Point de la Victoire) :requalification de la voirie avec reprise des trottoirs et de la chaussée, et plantation d’arbres.
- Réfection des sentes piétonnes de la rue René Firmin et aux abords du Centre de Rencontres de la Victoire,comprenant la reprise de l’engazonnement.
- Face à l’Institut de Formation en soins infirmiers :installation d’un abribus.
- Rue de Bourgogne : requalifica- tion de la voirie comprenant la reprise de la chaussée et des trot- toirs, la création d’une dizaine de places de stationnement, l’aména- gement d’abribacs en concertation avec l’OPAC et l’ARC, l’aménage- ment paysager, et la réhabilitation du réseau d’assainissement à la charge de la Lyonnaise des eaux.
- Rénovation de l’abribus du Rond Point de la Victoirepar la Société Decaux.
- Réalisation d’un muret sépara- teur, dans l’avenue de Royallieu, face à l’aire de grand passage.
- Aire de Grand passage : La Communauté d’Agglomération s’est vue contrainte, pour répondre aux obligations du sché- ma départemental d’accueil des gens du voyage, de réaliser, avant la fin 2007, l’aménagement de certaines structures destinées à accueillir ces populations. Deux aires d’accueil seront mises à leur disposition : la première à Jaux, la seconde à Margny les Compiègne.
La législation oblige également à la création d’une aire de grand passage qui recevra, de façon très provi- soire des gens du voyage en tran- sit, vers d’autres destinations.
En attendant la réalisation d’une aire définitive dans l’agglomération et pour répondre aux exigences prévues par loi, une partie du champ de manœuvres, situé à proximité du camp du 25èmeR.G.A.
a été aménagée de manière som- maire. Seuls des groupes organi- sés, avec un responsable identifié, seront autorisés à y stationner pour une durée très courte (une semaine, éventuellement renouve- lable une fois).
En dehors des périodes d’occupa- tion, les installations seront fer- mées et le site sera sécurisé, afin d’empêcher tout stationnement non autorisé, en particulier d’indi- viduels ou de petits groupes.
Ce dispositif fonctionnera en lien étroit et permanent avec le Sous- Préfet, les Services de Police et de Gendarmerie.
Patrimoine et Bâtiments commu- naux
- Gymnase Avenue de Huy :les tra- vaux de remise en état des ver- rières du gymnase seront réalisés prochainement.
- Piscine :des travaux de réfection sont prévus dans le hall de la pis- cine.
- A l’A.G.E.F.A.C. - Maison de la Famille :les vitrines ont été rem- placées au cours de l’été 2006, pour mise aux normes.
Espaces verts
- Plantation d’arbustes aux abords de l’Institut de Formation en Soins Infirmiers et dans la rue de Bourgogne.
- Installation d’un pare-ballons dans la cour de l’école Hammel, côté rue de Bretagne.
- Création d’une aire de jeux, dans le square du Président Kennedy.
Urbanisme 25èmeR.G.A.
Sur le site du 25ème R.G.A., les démolitions des bâtiments se poursuivent actuellement et devraient s’étendre jusqu’au mois de septembre, afin que les opéra- tions de dépollution des sols puis- sent prendre le relais. La Communauté d’Agglomération a lancé une étude pour l’aménage- ment de ces terrains, sur lesquels viendront prendre place, le collège Jacques Monod, l’internat de l’Institution Guynemer et éventuel- lement d’autres activités de for- mation.
Une partie des terrains sera réservée à l’habitation où pren- dront place des petits immeubles collectifs et un nombre important de maisons individuelles. Une par- celle de 67 000 m2 sera apportée en compensation à l’O.N.F., pour les terrains qu’il a cédés afin de permettre l’aménagement du Carrefour de l’Abbaye.
La cession, par l’Armée, de ces terrains, devrait intervenir dans le courant de l’année 2009 et l’ou- verture du collège est envisagée pour la rentrée 2011.
Aire de jeux en cours de réalisation.
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Le vélo s’apprend aussi à l’école
mages de l’été
I
Sept enseignantes qui exerçaient leurs talents dans des écoles de Compiègne ont fait valoir leurs droits à la retraite. C’est le cas de Lysiane Beleza de l’école maternelle Philéas-Lebesgue, Anne-Marie Dagnicourt de la maternelle Pompidou 1, Béatrice Melin de la maternelle Saint-Germain, Claude Ternat de l’école Hammel B, Maryvonne Escoffier de la maternelle Saint-Lazare, Catherine Cochet de l’école de Royallieu et de Isabelle Flipo de la maternelle Augustin-Thierry. Le sénateur-maire Philippe Marini a reçu ces enseignantes sur le départ et leur a remis la médaille d’honneur de la ville.
2- Le lundi 9 juillet dernier, plus de 5 000 personnes étaient présentes aux “Portes Ouvertes” de l’hippodrome pour assis- ter à la journée dédiée à l’Agglomération de la Région de Compiègne (ARC) et au vélo. Huit courses PMU étaient au pro- gramme, dont le Prix de l’ARC, support du quinté +, télévisé en direct sur Canal +. Parallèlement, plusieurs animations ont été applaudies par le public, dont celle organisée avec le Para- Club Compiégnois : la très spectaculaire arrivée en parachute d’Estelle Despretz, reine du muguet 2003, et Joséphine Crampon, demoiselle d’honneur 2007, venues remettre des trophées.
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4 - Le lauréat du championnat municipal “100% champions”
organisé par Richard Velex pour les jeunes du quartier Pompidou et animé par Frédéric Morlot, est le jeune Hafid Dinia. Ici entouré des finalistes de l’année 2006-2007, Abdel Charradi, Jallal Benachir, Nargis Benachir et Adel Boubrit, collégiens au collège André Malraux.
6 - L’été à la plage ou presque. De la mi-juillet à la mi-août les bords de l’Oise se sont transformés en mini plage avec tran- sats, buvette, jeux de beach-volley et ping-pong, et bien sûr petit coin de sable très apprécié des enfants. Cette transfor- mation baptisée “Au fil de l’eau” a permis à de nombreux Compiégnois de se croire pour un moment en bord de mer.
8 -Pensionnaire de la maison de retraite F o u r n i e r - S a r l o v è z e depuis 1999, Marie- Louise Mouton a fêté ses cent ans.
Originaire de Haute- Garonne, elle a tra- vaillé jusqu’à l’âge de 68 ans, tout d’abord en qualité de bobineuse au sein d’une industrie
textile puis comme dame de maison et d’entretien.
Son centième anniversaire a été célébré en présence de ses deux petits- enfants, de Claire Demoulin, directrice adjointe de la maison de retraite, de Brigitte Duval, directrice du Centre hospitalier et de Michel le Carrérès, maire-adjoint chargé des affaires sociales.
3 - Un Festival des Forêts qui ne cesse d’ac- croître sa notoriété et son audience. C’est le cadeau offert par l’équipe de Bruno Ory-Lavollée aux mélomanes Compiégnois. La formule qui marie harmonieusement musique, concerts, aubades et balades forestières rencontre toujours le succès. L’édition 2007 de ce Festival des Forêts n’a fait que confirmer la tendance.
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9 -Une soirée exceptionnelle offerte par la troupe acroba- tique du collège national des Arts de Scène de Taïwan, c’est le cadeau reçu par les Compié- gnois grâce au passage de cette institution dans la cité impériale. Sur le chemin d’un festival du cirque dans l’Allier, la troupe, accompagnée par Michel Ching-Long LU, ambas- sadeur de Taïwan en France, a donné un spectacle inoubliable dans la salle habituellement vouée à l’entraînement des élèves de l’Ecole du cirque de Compiègne. Des élèves qui ont d’ailleurs ouvert la soirée avec quatre numéros primés lors de la soirée de gala de l’école.
Au terme du spectacle, le représentant de Taïwan a évoqué la possibilité d’échanges entre les deux institutions des arts du cirque.
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5 - Lucien Cousin, pensionnaire avec son épouse de la maison de retraite du Rond-Royal, est le grand gagnant de la saison du jeu “les retraités tous champions” imaginé et animé par Frédéric Morlot. “J’ai passé toute ma vie à l’école” s’amuse cet enseignant qui fut directeur du collège Denain. A 93 ans, il cultive toujours sa passion pour les livres et l’histoire-géo, ce qui l’a bien servi lors de la finale du jeu.
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Une piste spécialement conçue pour l’apprentissage du code de la route et des règles de circulation a en effet vu le jour dans la cour de l’éco- le Robida. Une initiative qui entre dans le cadre du Contrat urbain de cohésion sociale et qui vise plus pré- cisément les jeunes qui se dépla- cent à vélo. Bien que située à proxi- mité de cette école du quartier des Maréchaux, la piste est ouverte à toutes les autres écoles, aux centres aérés et d’animation de quartiers.
Quelques tours de piste permettent de se faire une idée de l’intérêt du lieu. Sur des routes et rues tracées
au sol, les jeunes utili- sateurs rencontrent les conditions que l’on retrouve habituellement en réalité. Passages protégés, sens inter- dits, stops, carrefours giratoires et même feux tricolores consti- tuent autant de signes à respecter. En clair le caractère ludique de cette installation per- met de sensibiliser les jeunes à la circulation à vélo (en bon état) sur le réseau urbain. Le pro- jet qui s’inscrit dans l’éducation à la citoyen- neté, permet aussi de faciliter les relations avec les services publics et les policiers municipaux qui jouent ici leur rôle de prévention.
Les “entraînements” qui se dérou- lent en leur présence favorisent la meilleure connaissance des activi- tés de chacun.
Au-delà du simple jeu, les élèves vont se familiariser avec les règles de sécurité routière, identifier un aspect défectueux de leur bicyclette et y pourvoir comme par exemple régler les freins ou réparer une crevaison.
Ainsi cette nouvelle piste va prépa- rer les usagers de la route de demain.
Tous à vélo ! C’était le mot d’ordre à Compiègne à la veille de l’arrivée de la troisième étape du Tour de France, mais ce slogan demeure d’actualité bien après le passage de la Grande Boucle dans la cité impériale.
La piste d’éducation routière est ouverte à tous les éco- liers et aux enfants des centres aérés et d’animation de quartiers. Une bonne façon de découvrir en vraie gran- deur la circulation dans la rue.
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C entre hospitalier ocial
Le Centre Hospitalier de Compiègne récompensé
Vainqueur du Prix “Coup de Cœur” de la Fondation des Hôpitaux de Paris-Hôpitaux de France, l’hôpital de Compiègne a reçu en juillet dernier sa récompense des mains de la présidente de la Fondation, Bernadette Chirac, pour sa participation active dans l’opération “+ DE VIE 2006” destinée à améliorer la qualité de vie des personnes âgées hospitalisées.
Ce prix permettra de financer la création d’un club Internet du 3èmeâge au Centre Fournier Sarlovèze qui accueille 240 résidants.
Kermesse du Centre Fournier-Sarlovèze, dimanche 7 octobre de 11h à 18h
L'objectif est de permettre aux résidants de passer un moment convivial avec leurs proches. Différents stands sont organisés (artisanat, loterie, jeux de la roue,...). Tous les bénéfices serviront à promouvoir les loisirs des personnes âgées.
Brigitte Duval à la tête du centre hospitalier
Virades de l’Espoir, dimanche 30 septembre
Nouveau local pour l’Association des Paralysés de France
Trois voitures pour le portage des repas à domicile
raison de six tournées quotidiennes, les voi- tures de livraison de repas à domicile de la ville de Compiègne effectuent chacune plus de cinquante kilomètres par jour.
Conditionnés en barquettes, les plats qui composent les menus équilibrés proposés aux personnes âgées ou dépendantes sont char- gés dans ces véhicules réfrigérés dès les premières heures de la journée.
Vers 16 heures la tournée est ter- minée. “Nous sommes toutes enga- gées sur les différentes tournées ce qui nous permet de connaître tous nos bénéficiaires” explique l’une des conductrices de ces camionnettes qui sont désormais au nombre de trois. Le succès de ce service a en effet contraint à renforcer le parc de voitures en fonction, tous les jours du lundi au vendredi. Le dernier jour de la semaine, les repas du week-end sont également livrés.
rigitte Duval a repris à la veille des vacances la direction du Centre hospitalier de Compiègne.
Ce n’est pas une
inconnue pour le personnel de l’hôpi- tal et les Compiégnois puisqu’elle a exercé les fonctions de directrice adjointe aux côtés de Jean-Pierre Ferrandon durant une décennie.
“Une partie de mes devoirs de vacances aura été de me familiari- ser avec le projet d’établissement qui va servir de guide aux cinq ans qui viennent” explique Brigitte Duval.
Un document cadre qui permettra en effet de programmer les actions et investissements de l’hôpital com- piégnois.
Brigitte Duval affiche aussi sa volon- té de travailler de concert avec le privé, à savoir la polyclinique Saint- Côme dont la nouvelle implantation
sur le site de Royallieu est en cours, et avec le public au travers des hôpi- taux de Noyon et de Soissons.
L’avenir passe également au CHC par l’ouverture d’une unité neuro- vasculaire, particulièrement efficace pour la prise en charge des acci- dents vasculaires cérébraux.
Autres projets, l’installation d’un pôle de chirurgie ambulatoire, assu- rer l’hébergement des malades en fin de vie qui bénéficient de soins palliatifs et le réaménagement du site de l’ancien hôpital Saint-Joseph qui recevra une résidence pour personnes âgées dépendantes.
B A
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Les véhicules de livraison des repas à domicile sont désormais au nombre de trois afin de répondre à la demande.
Le principe des Virades
Il s’agit d’apporter, le jour des Virades, le maximum de dons recueillis au préalable auprès de son entourage et de participer physique- ment à une marche, à une randon- née pédestre ou cycliste, pour don- ner symboliquement du souffle à ceux qui n’en ont pas. “Pour cette édition 2007, trois circuits pédestres de 5, 10 et 20 km, deux circuits VTT de 20 et 40 km ainsi
que deux circuits cyclo de 40 et 60 km seront proposés, sans esprit de compétition. Seule une participa- tion de 5 euros minimum par per- sonne est demandée pour participer aux circuits VTT et cyclo” souligne Lionel Lefebvre, responsable de l’or- ganisation des Virades dans le Compiégnois. De nombreuses ani- mations ludiques seront également au programme de 9h à 18h : démonstrations de modélisme naval
et d’aéromodélisme, tour en calèche et à dos de poneys, jeux anciens, baptêmes en camions poids lourds, initiation au tir à l’arc, ateliers médiévaux, tombola...
Buvette et restauration sur place.
Renseignements auprès de Lionel Lefebvre au 06 87 12 03 52 ou de Michel Zwick au 03 44 90 05 27.
Pour faire un don : www.virades.org
En juin dernier, l'APF - Association des Paralysés de France - fêtait son installa- tion dans le nouveau local mis à sa dis- position par la Ville de Compiègne, rue Philéas-Lebesgue.
Après avoir remercié la ville, Rémy Hurand, animateur bénévole de l’asso- ciation, a souhaité la bienvenue à Catherine Passal, la nouvelle directrice de la délégation APF de l’Oise. “Le grou- pe APF de Compiègne et ses environs pourra désormais, grâce à ce lieu, pré- voir des moments de rencontre, déten- te et des activités. Les personnes han- dicapées seront ainsi amenées à sortir de leur isolement” ont souligné les res- ponsables de l’association.
Une permanence y est également assu- rée tous les samedis de 14h à 18h sous la houlette de Joël Triolet.
Contact : APF - Délégation de l'Oise - 03 44 15 30 09.
Dimanche 23 septembre Journée nationale des voies vertes de 9h à 18h, entre Senlis et Ermenonville Balades à vélo, à pied, en roller, en fau- teuil roulant, handbike,... sur 10 km de voie verte, suivies à partir de 12h d’ani- mations diverses sur l’aire de jeux de Boisdhyver à Ver-sur-Launette.
Plusieurs départs possibles.
Renseignements au 06 70 00 81 86.
Pour le Compiégnois, les Virades de l’Espoir se dérouleront à Pierrefonds, sur le parking situé derrière l’ancienne gare, le dimanche 30 septembre de 9h à 18h. But de cette manifestation organisée par l’association “Vaincre la muco- viscidose” : sensibiliser le grand public et collecter des fonds pour vaincre la maladie.
C ompiégnois de talent
notre ville SEPTEMBRE 2007 - N°257 - p.7
Thierry Gaucher porteur de rêve
l a les pieds sur terre mais garde la tête dans les nuages.
Thierry Gaucher a fait de sa passion pour le vol à voile une partie de sa vie. A peine revenu d’un périple en Europe de l’Est, il rêve déjà à sa pro- chaine aventure aérienne.
Sur sa carte de visite figurent ses titres, PDG d’une société et maître de conférence à l’ENA et à
l’Université de technologie de Compiègne, elle pourrait aussi com- porter celui de voyageur de l’air. “Ma passion pour le le vol remonte à loin.
C’était un rêve d’enfant qui dormait au fond de moi” confie Thierry Gaucher qui se souvient de ses après-midi passés... au bord de l’eau. “Mon grand-père avait un ate- lier de menuiserie dans la rue de l’Oise. J’allais à la pêche avec lui et je voyais sur la côte de Margny les planeurs tourner dans le soleil. J’en
garde vraiment un souvenir précis”.
Dés l’âge de 14 ans Thierry apprend à piloter ces grands avions sans moteur, un brevet obtenu à 15 ans lui permet de concrétiser son rêve.
“C’est un super sport, très forma- teur, on apprend la patience, la soli- darité, l’application, je pourrais faire une longue liste. Le vol à voile est comme la vie, il faut être humble et responsable” résume Thierry.
Vie de famille et travail prenant imposent un arrêt au pilote qui revient très vite à sa passion. “Je suis remonté au terrain et immédia- tement j’ai eu envie de voler à nou- veau !” L’achat d’un planeur lui per- met de concrétiser un nouveau rêve : voyager avec pour seule aide sa connaissance du vol et des courants d’air ascendants. Ce sera d’abord le Maroc. Un an de préparation, l’achat des cartes, la pose d’un transpon- deur radar (il permet aux contrô- leurs du ciel de repérer le planeur et de l’identifier). “Je suis parti cinq jours” rapporte Thierry qui garde inscrites les images de ce circuit vers le sud. “Le franchissement des
Pyrénées, c’était extraordinaire, tout comme le passage au dessus de Gibraltar”. Il y a aussi ces instants magiques comme le décollage du frêle planeur à Tours entre les Alpha Jet de l’Ecole de l’Air ou l'atterrissa- ge à Rodez au milieu des gros avions de ligne, guidé par les équipes au sol littéralement fascinées par l’appareil de Thierry. “Partout c’est la curiosité.
En fait mon planeur et moi sommes porteurs de rêve”.
“Le planeur c’est le plus bel engin volant”
Plus récemment, Thierry s’est enga- gé dans une nouvelle aventure : Un cadeau qu’il désire s’offrir pour ses 50 ans : rallier Istambul à bord de son planeur à moteur. (Le moteur ne sert qu’au décollage et pour retrou- ver un courant d’air porteur. Et même s’il ne fonctionne qu’à 20 % du temps, il permet à Thierry d’être indépendant). Décollage vers Mulhouse puis le Tyrol et à nouveau pour fran- chir la frontière Austro-Hongroise.
Mais une panne d’hélice contraint Thierry à revenir en Autriche. Plus
tard, le mauvais temps impose au pilote de conclure son périple près du lac Balaton en Hongrie.
Qu’importe, l’aventure était belle et surtout elle confirme la passion de Thierry. “Tous les pilotes peuvent faire ce que je fais, je ne prends aucun risque, mais tout se prépare dans la tête, c’est avant tout un voyage intérieur que chacun peut réaliser. Un tel voyage permet de découvrir des endroits somptueux et de vivre des sensations fabuleuses.
Pour autant il s’agit d’une solitude active car il faut sans cesse s’adap- ter, on ne peut prévenir un orage qui va nous couper la route, on ne sait pas où l’on va coucher le soir et on ne peut prendre qu’un tout petit bagage. Le vol libre, c’est du noma- disme volant” explique Thierry Gaucher.
Et en prime le souvenir de cet aigle qui, au dessus des montagnes, est venu à la rencontre de ce grand oiseau blanc avant de repartir vers d’autres cieux...
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I
Thierry Gaucher est seul aux commandes de son planeur. “Une solitude active”
souligne le pilote passionné qui en secret rêve de partir vers la Chine.
Ce conseil municipal a en grande par- tie donné lieu à l’adoption de délibéra- tions de gestion courante qui, c’est bien normal, ont été consensuelles.
Cependant nous avons fait entendre notre voix sur deux dossiers qui nous ont semblé importants et nous ont conduit à proposer au conseil munici- pal d’autres solutions.
La création d’une structure de soins privée pour les personnes atteints de la maladie d’Alzheimer :
Dans le cadre de l’opération d’aména- gement des anciens terrains du 51ème RT, il avait été prévu la créa- tion d’une maison pour personnes âgées dépendantes. Tout le monde s’était félicité de ce projet , tant le besoin est grand, les familles désem- parées et l’offre insuffisante . Cependant, c’est une grande décep- tion de découvrir qu’il s’agit encore d’une opération confiée à des intérêts privés et que le choix fait par la muni- cipalité est celui du secteur privé et lucratif plutôt que celui du service public. Comme nous l’avons déjà expli- qué quand la ville a bradé les terrains à la clinique Saint Côme, le rôle d’une municipalité n’est pas de privilégier le secteur privé par rapport au public en lui accordant des subventions dégui- sées.
Car, faut il toujours le rappeler, le rôle du secteur privé n’est pas d’assurer la couverture des besoins de la popula-
tion mais de dégager des bénéfices qui sont ensuite redistribués aux actionnaires.
Dans le Compiégnois, les deux struc- tures qui s’occupent de la maladie d’Alzheimer sont déjà des structures privées, donc onéreuses : 78 ou 79 euros la journée, plus de 2 300 euros par mois .Combien sont ceux qui ont une retraite suffisante pour recourir à un tel service.
La preuve en est que l’un de ces éta- blissements à Compiègne n’a que 10 résidents pour une capacité de 19 lits. Trop cher ! Alors pourquoi favoriser la construction d’un établis- sement qui sera aussi cher que ceux qui existent déjà et inabordable pour 90% de la population ?
La fontaine de la place du marché aux herbes : ni fait, ni à faire
La municipalité n’en finit pas de payer l’échec architectural de la place du marché aux herbes et de corriger ses propres erreurs : courants d’air, manque de convivialité, difficultés d’occupation de l’espace. Bref, c’est raté ! Chaque année on a droit à la nouvelle idée du siècle ; après l’année du sable chaud, l’année des transats, voici l’année de la fontaine. La munici- palité veut refaire la fontaine, coût de cette nouvelle idée : 330 000 euros.
Beaucoup d’argent pour quel résultat ? Qui croit que l’échec architectural de la Place du marché aux herbes peut
se résoudre dans un changement de fontaine ? 330 000 euros c’est beau- coup trop d’argent pour un replâtrage inutile. C’est du gaspillage.
Pour mémoire, nous rappelons qu’en 2001, interrogés sur l’avenir de la place du marché aux herbes, les can- didats de notre liste avaient dans une conversation privée évoqué l’idée de couvrir cette place pour en faire une verrière couverte ou une halle et déve- lopper un lieu à la fois d’activité com- merçante et convivial. La majorité municipale, toujours prompte à la caricature et au sectarisme a trouvé là un bon sujet de moquerie et de dénigrement de nos propositions.
6 ans après, qui avait tort, qui avait raison ? Que la ville a-t-elle fait de mieux ? 330 000 euros pour une fontaine ? Comme disaient nos grand mères, c’est ni fait ni à faire !
Les élus du groupe socialiste : Laurence Rossignol, Olivier Koval, Solange Dumay, Michel Fumagalli, Anne Lechevalier, Nous contacter 03 44 86 04 90 06 07 75 51 57 06 08 01 43 89
ibre expression
L
O p p o s i t i o n M a j o r i t é
Front National
Vieillissement et cohé- sion sociale : la fracture annoncée
Plusieurs questions se posent : qui prendra en charge les personnes dépendantes ? Comment seront logés les plus âgés ? Répondre à ces besoins nécessitera un effort finan- cier considérable. Or la sécurité sociale est aujour- d’hui déjà déficitaire de 15 milliards d’euros. “Gou- verner c’est prévoir”.
Depuis plus de 30 ans, nos gouvernements sacrifient l’avenir : le démantèlement de notre politique familiale détruit les fondements de notre système de retraite par répartition, reposant sur la solidarité entre les générations ; la politique d’immigration, permettant entre autre à tout étranger en situation illégale d’être soigné gratuitement par le biais de l’AME (l’Assistance Médicale d’Etat), creuse le déficit de nos comptes sociaux. L’Etat est désor- mais incapable de remplir une de ses missions princi- pales : assurer la solidari- té entre tous les Français.
Seule une volonté politique capable d’anticiper les problèmes et de prendre les mesures appropriées peut éviter la catas- trophe sociale qui nous menace en 2010.
Guy-Philippe Desain
Parti socialiste
Il y a un an, nos aînés relevaient le défi, quel que soit le poids des ans, de par- ticiper à un défilé de mode. Cette jour- née exceptionnelle réunissait 900 per- sonnes. Ses préparatifs se sont dérou- lés pendant de longs mois. Quelle joie, quel enthousiasme et quelle malice, nos anciens ont apportés à ce projet.
Le visage rayonnant, les yeux illuminés de bonheur, on pouvait croire que nos aînés allaient rester sur ce souvenir exceptionnel.
Non, le défi, ils le relèvent cette année enco- re sous une forme différente mais non moins délicate ! Les aînés de chaque club compiégnois en compétition donneront une représentation d’une pièce de théâtre adap- tée aux dictons français, composée de say- nètes. Cette compétition s’inscrit dans le cadre du trophée Cité bleue gagné par la Ville de Compiègne en 1990, primée par les Maires de France. Remis en compéti- tion en 2006, ce trophée est aujourd’hui détenu par le foyer Soiron. Comment ne pas admirer cette vitalité, cette volonté qui animent nos anciens pour notre bonheur à tous ? Le mercredi 17 octobre, nous serons là à leurs côtés pour les applaudir et les admirer.
Quel que soit le chemin de la vie, don- nons quelques instants de bonheur, d’espoir aux autres et partageons avec nos aînés de merveilleux moments !
Marie-France GIBOUT Conseillère municipale déléguée pour les personnes âgées et handicapées
Les Verts
Pour les années à venir, osons penser un changement pour l’éco- le, sujet inépuisable à polémique.
Quand on parle Ecole, on parle pour l’enfant, d’avenir, de forma- tion professionnelle, d’emplois.
Malgré des efforts considérables, l’échec scolaire demeure un drame national. La France a réus- si à rattraper son retard en taux de qualification entre les années 1970 et le milieu des années 90.
Depuis quelques années, un trop grand nombre de jeunes sortent du système scolaire sans diplôme ou qualification.
Jusqu’à présent, la France ne semblait pas savoir (ou ne pas vouloir) dire ce qu’elle voulait quant à la finalité de la scolarité, mieux définie ces dernières années par l’apparition de la rédaction du “socle commun”.
Les missions de l’école sont à nou- veau affirmées avec rigueur et une plus grand souplesse est introdui- te dans le parcours des élèves avec la formulation de “parcours personnalisés de réussite éducati- ve” (PPRE). Il faut favoriser la réussite de tous et ce n’est pas un hasard si les questions de soutien scolaire et de suivi des élèves sont
au cœur des réflexions de notre gouvernement.
La carte scolaire
Le Président de la République, Nicolas Sarkozy est à l’origine d’une nouvelle politique territoria- le, il propose de réformer la carte scolaire créée en 1963 réservée exclusivement aux établissements du secondaire.
Les familles recherchent la meilleure des stratégies pour contourner cette carte scolaire : options rares, adresse fictive, déménagement de circonstan- ce,... ou tout simplement inscrip- tion de l’enfant dans un établisse- ment privé ; traduction d’une forte volonté de choisir le “meilleur”
établissement pour l’enfant.
Il est évident de constater que cette gymnastique profite en quelque sorte à celles et ceux qui disposent de l’information néces- saire pour la contourner.
Le nouveau président remet au goût du jour l’égalité des chances et tente d’empêcher le fossé de se creuser entre établissements. En supprimant progressivement la carte scolaire, plusieurs objectifs sont poursuivis :
- une plus grande justice sociale, une liberté de choix de l’établisse- ment de l’enfant, une plus large mixité en améliorant la diversité sociale et géographique des éta- blissements (lien avec la politique d’urbanisme), une plus grande transparence car la règle est claire, et elle est identique pour tous.
Cette modification sera progressi- ve. Pour la rentrée 2007, le Ministère de l’Education Nationale a demandé aux inspecteurs d’aca- démie de faire preuve d’une gran- de souplesse pour les dérogations avec des priorités accordées aux élèves boursiers au mérite ou sociaux, aux élèves handicapés ou ayant une santé précaire, au regroupement des fratries et bien entendu à ceux qui résident à proximité de l’établissement sco- laire.
Les collèges et lycées dont le nombre d’élèves baisse conserve- ront leurs moyens qui seront mobi- lisés pour l’amélioration de leurs résultats. Ils bénéficieront de la loi sur l’avenir de l’école et pourront adapter leur organisation pédago- gique, dans le cadre d’un projet d’établissement (sur 5 ans).
Une campagne d’information sera destinée aux familles modestes pour leur indiquer l’existence de cette nouvelle liberté.
Bien entendu, elle ne remet pas en cause l’inscription de leurs enfants dans l’établissement le plus proche de leur lieu de résidence.
Elle ne créera pas un désordre au détriment des familles défavori- sées. Bien au contraire, elles seront informées de leurs droits sur ce nouveau réaménagement de la carte scolaire. Cette modifi- cation s’accompagnera de la mise en place d’outils de régulation des- tinés à assurer une véritable diversité sociale au sein des éta- blissements scolaires.
Nous nous devons de réussir cet assouplissement progressif de la carte scolaire pour l’avenir et la formation de nos enfants. Nous ne pouvons accepter que certains restent sur le bord du chemin.
A tous et à toutes, l’équipe muni- cipale vous souhaite une bonne rentrée scolaire.
Sylvie OGER-DUGAT Conseillère municipale déléguée à la vie scolaire et périscolaire
Le défi de nos aînés Une nouvelle carte scolaire pour les collèges et lycées
notre ville SEPTEMBRE 2007 - N°257 - p.8
Compte rendu du Conseil Municipal du 29 juin
Texte non communiquéisparitions
D D éveloppement économique
notre ville SEPTEMBRE 2007 - N°257 - p.9
Pertinence démystifie Internet auprès des seniors
eb, e-mail, Internet, des tech- niques souvent perçues par les personnes d’un certain âge comme appartenant à un autre univers. Pourtant au quotidien, nombre de ces personnes sou- haiteraient pouvoir les utiliser. C’est pourquoi Béatrice Jarczynka, technicienne supérieure en informatique, a décidé de créer Pertinence, une entreprise de services à la personne qui accompagne les seniors dans leur projet informatique et Internet. Depuis plusieurs mois maintenant, elle propose plu- sieurs formules pour des formations person-
nalisées et à domicile.
“Pertinence étant une entreprise de services à la personne agréée par le Préfet du dépar- tement, les clients peuvent ainsi bénéficier d’une réduction d’impôt plafonnée à 1 000 euros par an par foyer fiscal pour des ser- vices d’assistance informatique à domicile”
souligne Béatrice Jarczynka.
Pertinence, 6 rue Vermenton, 60200 Compiègne. Rens. au 03 44 42 31 18 du lundi au vendredi de 8h30 à 9h, de 11h30 à 13h30 et de 17h30 à 19h ou laisser un message au 06 33 18 90 34.
Une maison de l’initiative
ans le cadre de la politique de la ville menée depuis quelques mois à Compiègne, la Caisse des Dépôts et Consignations, l’association le Roseau et la ville ont signé le 29 juin dernier une convention entérinant la création d’une Maison de l’Initiative.
Située 1, passage Anatole France, dans le quar- tier du Clos des Roses, cette Maison de l’Initiative a pour objectif d’apporter une aide concrète à toutes les personnes souhaitant s’engager dans un projet de création d’entreprise. La priorité est donnée aux personnes issues des deux zones ZUS définies dans le CUCS (Clos des Roses - Victoire
et Vivier Corax – Mercières). Ces
“monteurs” de projet bénéficie- ront alors d’un accompagnement personnalisé en matière de recherche de partenaires finan- ciers, de montage des dossiers administratifs, fiscaux, sociaux et comptables.
Aides apportées
Apprentissage du métier d’entre- preneur
Mise en réseau des bénéficaires des prestations
Appui à l’obtention de financements (PFIL, ADIE, MICRO CREDIT)
Financement Ville : 15 000 euros
Caisse des Dépôts et Consignations : 15 000 euros
CUCS : 15 000 euros Partenaires
Ville, Caisse des Dépôts et Consignations, Association le Roseau,
DDTEFP, Maison de l’Emploi et de la Formation, Mission Locale, ANPE.
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La Caisse des Dépôts et Consignations, l’association le Roseau et la ville ont signé une convention entérinant la création d’une Maison de l’Initiative.
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Commerce
Un nouveau salon de coiffure pour hommes vient de prendre place dans le local de l’an- cienne boucherie chevaline de la rue des Boucheries. Anthony Ferouilaud qui officie à l’en- seigne “Scisor’Store”, établissement appartenant à la nouvelle chaîne de salons de coiffure
“ORANGELY” est spécialisé dans le dessin et la coupe “fashion”. Le salon est ouvert du mardi au samedi, avec une nocturne jusqu’à 20h le jeudi et une journée en continu le samedi.
Tél. 03.44.85.64.80.
In Memoriam Fernand Mianné
Hommage à Gilbert Marot
J'ai appris, ainsi que tous les membres de la Municipalité, avec une grande tristesse, la disparition de Fernand Mianné.
Secrétaire Général de la Ville pendant 25 ans, le collabora- teur le plus proche de Jean Legendre dans toutes ses activités, Fernand Mianné m'avait accueilli à Compiègne avec une grande bienveillan- ce. J'ai beaucoup appris à son contact. Je garderai le souvenir de sa finesse, de son sens des situations, de son esprit inventif, et, sur- tout, de son efficacité au ser- vice du bien commun.
Fernand Mianné a été avec Jean Legendre le fondateur de l'intercommunalité com- piégnoise. Grâce à lui, beau- coup de projets ont pu
prendre vie. Il avait tenu à rester au service de la collec- tivité, comme Maire-Adjoint aux Affaires Economiques, et j'ai pu compter, à ce titre, sur toute sa collaboration. A son épouse, à ses enfants et à toute sa famille, j'adresse l'expression des très vives condoléances de la Ville de Compiègne, qu'il a si long- temps et si remarquable- ment servie.
Philippe MARINI Sénateur de l'Oise Maire de Compiègne
Vigilant défenseur du patri- moine, auquel il tenait non seulement pour des raisons esthétiques mais aussi pour la mise en évidence des valeurs auxquelles il était attaché, Gilbert Marot a animé, inlassablement, depuis plusieurs décennies, au sein de la vie associative compié- gnoise, la Sauvegarde de Compiègne, en étroite union avec son épouse. Il est pré- cieux pour une Ville de dispo- ser de tels engagements.
Venant chaque année entendre ses commentaires lors de
l'Assemblée Générale, et même s'il nous est arrivé plus d'une fois d'être en désaccord sur tel ou tel aspect, j'ai toujours salué la rigueur de son approche, la courtoisie de son accueil, et nos échanges ont fait évoluer bien des choses. C'est par exemple un travail commun avec la Sauvegarde qui a per- mis le maintien et la mise en valeur des anciens bâtiments de l'Hôpital Général, aujour- d'hui intégrés dans le quar- tier des Capucins. Lors de l'élaboration des règles d'ur- banisme, qu'il s'agisse des anciens plans d'occupation des sols et de leur transfor- mation en plan local d'urba- nisme, ou qu'il s'agisse de la zone de protection patrimo- niale, architecturale, urbaine et paysagère, les relations entre mon collègue chargé de l'urbanisme, Michel Foubert, les services munici- paux, et la Sauvegarde ani- mée par Antoinette et Gilbert Marot, ont été à l'ori-
gine de bien des dispositions de nature à valoriser le patri- moine compiégnois, à pré- server la qualité de vie, à sauvegarder les espaces verts et à valoriser notre urbanisme. La voix de Gilbert Marot nous manquera, avec son intransigeance, sa pas- sion, sa capacité d'indigna- tion restée intacte malgré les années...
La Municipalité tient à rendre hommage à cette riche personnalité, et je prie Madame Antoinette Marot, son épouse, Présidente de la Sauvegarde de Compiègne, ses filles, ses petits-enfants, toute sa famille et ses proches, de bien vouloir accepter l'expression de notre très cordiale sympa- thie dans cette épreuve.
Philippe MARINI Sénateur de l'Oise Maire de Compiègne
notre ville SEPTEMBRE 2007 - N°257 - pp..1100
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notre ville SEPTEMBRE 2007 - N°257 - pp..1111
a forêt fait débat
Hugues de Grandmaison, Président de la Société pour la Protection de la Forêt de Compiègne : - Quelles sont les conséquences immédiates et à plus long terme (10, 15, 20 ans) du dépérisse- ment grandissant des hêtres de tous âges et des chênes pédonculés dans de nombreuses parcelles, plus particulièrement en forêt de Compiègne et de Laigue ? Par quelle sylviculture allez-vous gérer le problème ?
Jean-Marc Gougis, Directeur d’agence de l’Office National des Forêts :
La situation de certains peuplements de hêtre et de chêne pédonculé est en effet préoccupante.
Chacun peut le constater facilement lors de ses promenades en forêt : il suffit de bien regarder la cime des grands arbres pour constater la pré- sence de branches sèches, sans feuilles. A l’oc- casion d’une forte chaleur, d’une sécheresse, le dépérissement de l’arbre peut s’accélérer et il convient alors de le récolter sans tarder.
L’origine de ce phénomène est multiple : peuple- ments souvent âgés (120 ans et plus) reposant sur des sols s’asséchant rapidement et des arbres ayant des racines endommagées suite à de forts coups de vent.
Que peut-on faire pour préparer la forêt à affron- ter l’avenir ?
- planter des essences résistantes, bien adap- tées au sol et capables de supporter les varia- tions climatiques brutales. Ainsi le chêne sessile est privilégié sur bons sols.
- Favoriser les mélanges d’essences, mélanges favorables à la biodiversité et mieux armés pour résister aux aléas (climat, maladies) - Constituer des peuplements résistants en favo- risant des arbres à la cime plus développée, mieux enracinés
- Accélérer le renouvellement des peuplements vieillis Ces différents éléments seront repris dans le prochain document de gestion qui organisera à partir de 2010 la gestion de la forêt pour une période de 15 à 20 ans.
Ainsi progressivement la place du hêtre et du chêne pédonculé va se réduire sur Compiègne au profit du chêne sessile.
Jean-Luc Caron, Président de Oise Nature : La qualification de nos massifs forestiers.
Les forêts du secteur de Compiègne ont toujours été considérées comme des massifs à vocation économique (production de bois). Elles génèrent pour l’ONF un important chiffre d’affaires tant pour la sylviculture que pour les activités cynégétiques.
Les deux contrats Etat-ONF (celui de 2001 à 2005 et 2006 à 2011) demandent une augmen- tation de la performance et de la rentabilité de nos forêts.
Pour le moment, l’ONF n’a pas tenu compte de l’environnement local, et ne s’est pas aperçu que le mode de gestion de ces territoires a radicale- ment évolué.
Les communes ont (ou sont en train) de renou- veler leur PLU.
Les communautés de Communes ont également réalisé leurs schémas d’organisation de territoi- re faisant ainsi des forêts un atout dans l’urba- nisme local tout en faisant un argument pour le développpement de ces territoires.
Nous ressentons de plus en plus la poussée démographique venant de la région parisienne.
Etes-vous prêt à intégrer ces données et à admettre le besoin de requalifier ces massifs ainsi que la nécessité d’adopter un statut de classement comme viennent d’être classées les forêts de Dreux, Evreux et du Rouvray ? Jean-Marc Gougis, Directeur d’agence de l’Office National des Forêts :
1) La forêt de Compiègne a traditionnellement une vocation de production de bois de qualité notamment en chêne et en hêtre. Elle participe ainsi de façon importante à l’activité économique régionale et alimente la filière bois (construction, ameublement …).
2) L’ONF a signé avec l’Etat un contrat pour la période 2007-2011. Ce contrat met l’accent sur les différents objectifs de la forêt domaniale : économique, écologique et social ; il prévoit la conduite d’une politique volontariste en faveur de
la biodiversité. L’équilibre entre ces objectifs se décline au niveau de chaque forêt voire partie de forêt mais il est exclu de ne pas tenir compte des objectifs d’accueil et de biodiversité dans notre gestion quotidienne.
Ainsi il faut savoir que l’ONF crée régulièrement de nouvelles réserves en forêt domaniale, conserve des îlots de vieux bois, maintient sur pied des arbres creux ou morts pour leur rôle dans l’écosystème, favorise les mélanges…
En matière d’accueil du public, l’ONF prend en compte les attentes des partenaires dans la mesure où les projets sont compatibles avec la préservation de la qualité écologique des forêts.
L’ONF s’efforce de sortir de la forêt pour être au contact des acteurs de la société car il est indis- pensable que la forêt soit ouverte sur l’extérieur, en lien avec son contexte.
3) Pour ce qui est du classement en forêt de pro- tection, classement qui permet avant tout de préserver l’état boisé en interdisant tout défri- chement, c’est un dossier qui est du ressort de l’Etat. L’ONF ne peut qu’être favorable à une mesure qui protège davantage les espaces fores- tiers qu’ils soient publics ou privés.
Pascal Renard, Président de l'AFLOC : - Nous voulons que vous nous expliquiez comment votre organisme à vocation "com- merciale et industrielle " (cf. statuts de l'ONF), largement endetté, peut concilier efficacité éco- nomique, exploitation intensive et écologie ? Jean-Marc Gougis, Directeur d’agence de l’Office National des Forêts :
Concilier économie et écologie : il faut arrêter d’opposer ces deux objectifs..
Prenons l’exemple d’une coupe ; elle comporte plusieurs aspects :
- éducation de la forêt (sylviculture) : travailler au profit de certains arbres, favoriser les mélanges … - récolte du bois issu de l’opération sylvicole - biodiversité avec la conservation de certains arbres creux ou mort abritant des espèces par- ticulières
- paysage avec la mise en valeur de tel arbre ou bouquet d’arbre pour ses qualités paysagères
… mais cela n’est pas forcément perçu par le public .
La richesse écologique actuelle des forêts est là pour montrer que la gestion pratiquée permet de préserver la biodiversité.
D’autre part l’ONF est certifié ISO 14001 attes- tant d’une gestion respectueuse de l’environne- ment ; il est également certifié PEFC attestant d’une gestion durable, respectueuse du patrimoine et préservant l’avenir.
Pascal Renard, Président de l'AFLOC : - Aujourd'hui vous nous dîtes que les grands
arbres sont malades et qu'il faut les couper pour régénérer la forêt (ils donnent et ont donné au massif toute sa beauté et tout son prestige).
Hier vous nous affirmiez que vos plantations de chênes sous tubes plastiques qui ont grillé au soleil seraient un succès.
Peut-on dans ces conditions vous croire quand votre intérêt à court terme pour rééquilibrer vos comptes est d'exploiter ces grands arbres à forte valeur patrimoniale ?
Jean-Marc Gougis, Directeur d’agence de l’Office National des Forêts :
Contester que certains arbres de la forêt de Compiègne dépérissent n’est pas possible et partant de ce constat il appartient à l’ONF de prendre les mesures nécessaires pour récolter ces bois avant qu’ils ne soient trop dégradés et de prévoir leur remplacement.
Souvent les uns ou les autres perdent de vue que les grands arbres qui font la beauté de notre forêt ont été petits il y a 100 ou 200 ans. On ne peut laisser une forêt vieillir sans se préoccuper de son renouvellement. On ne peut se contenter de laisser le problème aux générations futures sans faire notre part.
La coupe des arbres se fait en s’appuyant sur le document de gestion, approuvé par arrêté ministé- riel. Ce document prévoit les différentes coupes à réaliser chaque année et les parcelles à renouveler : on est bien loin d’une gestion improvisée reposant sur les seuls critères économiques.
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Comment conclure sans souligner l’intérêt de cet échange sur les questions forestières. Il y a sou- vent incompréhension par manque d’information et je souhaite qu’au delà des centres d’intérêts privilégiés par certains, nous nous retrouvions sur l’essentiel à savoir la volonté de transmettre aux générations futures une forêt, belle et pleine de vigueur, prête à affronter les difficultés à venir.
Les Compiégnois se posent des questions quant à la gestion des forêts de Compiègne et de Laigue. La rédaction de Compiègne Notre Ville a souhaité que d’une part, les associations qui aiment la forêt et s’intéressent à sa mise en valeur, puissent s’exprimer au travers du journal, poser des questions sur les sujets qui les préoccupent et d’autre part, que l’Office National des Forêts puisse aussi donner son point de vue.
Photos ONF