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Mesure de l'intensité des ondes sonores

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Academic year: 2021

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Texte intégral

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HAL Id: jpa-00240395

https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00240395

Submitted on 1 Jan 1899

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Mesure de l’intensité des ondes sonores

J. Cauro

To cite this version:

J. Cauro. Mesure de l’intensité des ondes sonores. J. Phys. Theor. Appl., 1899, 8 (1), pp.483-485.

�10.1051/jphystap:018990080048301�. �jpa-00240395�

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483 L’éclat lumineux d’une image est proportionnel au carré de

l’ouverture de l’objectif et inversement proportionnel à son grossis-

sement.

Le pouvoir séparateur ou pouvoir optique d’un objectif de 19 cen-

timètres de diamètre étant d’une seconde, et le pouvoir séparateur

étant proportionnel au diamètre de l’ouverture, l’objectif du sidéros- tat permettra de mesurer la distance angulaire de deux étoiles voi-

sines de i dixième de seconde d’arc.

Au foyer principal de l’objectif du sidérostat, la lune aura un dia-

mètre de 56 centimètres.

En grossissant cette image dix fois, soit par un oculaire, soit par

un appareil de projection, elle aura un diamètre de 5-,60.

Cette image, placée à 10 centimètres de notre oeil, sera vue sous le même angle visuel que celui sous lequel on verrait la lune si elle n’était distante de la terre que de 58 kilomètres, au lieu de 380.000 ki-

lomètres, ce qui équivaut donc au £ 700 environ de son éloignement

réel.

Les cratères de la lune ayant 100 mètres de diamètre seront

représentés sur l’image par un point de 2 dixièmes de millimètre.

MESURE DE L’INTENSITÉ DES ONDES SONORES ;

Par M. J. CAURO.

Pour obtenir des sons bien réguliers, j’ai eu recours à deux pro- cédés :

En premier lieu, j’ai employé les tuyaux sonores que j’actionnais

au moyen de l’air comprimé enfermé dans un tube en acier qui était

muni d’un double régulateur du système Fournier. Ce dispositif

très simple remplace avantageusement la soufflerie et son régulateur.

Il permet d’obtenir un son qui est remarquablement constant, ainsi que je l’ai vérifié par les appareils que je décrirai plus loin, et

dont l’intensité peut se régler à volonté par le mouvement d’une vis.

J’ai dû y renoncer cependant, à cause du mouvement de translation de l’air, qui accompagne toujours, dans les tuyaux actionnés par le vent, le mouvement vibratoire. J’aurais pu éviter cet inconvénient

en faisant parler le tuyau au moyen d’un diapason accordé ; j’ai pré-

féré recourir à un autre procédé.

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphystap:018990080048301

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J’ai pris des diapasons de M. Mercadier à entretien électrique, mon-

tés sur une caisse de résonnance, et j’ai constitué la source sonore avec le tuyau qui forme la caisse, en arrêtant par un écran ronde émise par le diapason. En collant sur celle-ci un petit miroir et en

observant dans une lunette l’image réfléchie d’un point lumineux, j’avais facilement un repère qui permettait de retrouver à un aussi long intervalle de temps que je voulais le son que j’avais eu une fois

-

ce qui facilitait singulièrement les mesures.

-

Par nne variation

de la pile d’entretien, ou simplement par un mouvement de la vis de contact, j’avais toutes les amplitudes.

Pour comparer entre elles les amplitudes des mouvements des ondes sonores, j’ai cherché, sur le conseil de M. Lippmann, à les

observer directement au moyen du microscope, en employant la

méthode stroboscopique. Une membrane en baudruche caoutchou-

tée, très légèrement tendue, est plac ée sur un petit tambour; au

centre est collé un petit disque de verre très léger, et perpendicit-

lairement à celui-ci un fil de verre rigide portant à son extrémité

une feuille d’aluminium mince percée d’un trou que l’on observe avec

un bon microscope muni d’un micromètre oculaire.

J’ai stroboscopé au moyen d’un dispositif très simple (’ ), qui per- met de maintenir aussi longtemps qu’on veut un mouvement qui

n’est autre qlle le mouvement réel qu’on ralentit à volonté. Un

disque de cuivre, percé de trous et monté sur l’arbre d’une petite dynamo en série, découvre périodiquement la source lumineuse qui

est formée par l’jmage d’un trou lumineux très petit. Il passe entre les branches d’un électro-aimant qui forme frein électrique et régu-

larise le mouvement. Une partie du faisceau est concentrée par une lentille sur la petite plaque d’aluminium ; l’autre est renvoyée sur le diapason sonore. Au moment la stroboscopie du diapason est

atteinte, celle de l’image observée dans le microscope se produit aussi, et cette image reste au point constamment, lorsque l’appareil

est bien réglé, ce qui indique que le mouvement du style est une

translation suivant sa propre direction et représente en vraie gran- deur le mouvement du centre de la membrane. En enlevant l’ocu- laire du microscope, on peut projeter le mouvement sur un écran.

Pour être certain que le mouvement de la membrane était bien

synchrone du mouvement de la source et n’introduisait pas d’har-

(1) Cet appareil est employé par Ni. Lippmann à son cours de la Sorbonne.

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moniques, je me suis servi des courbes de Lissajous. L’image réelle

du point lumineux vibrant, donnée par le microscope, est renvoyée

par un miroir fixe sur le petit miroir lnobile du diapason vibrant, et

on s’arrange de façon que les deux mouvements soient perpendicu-

laires. En mettant au point sur un écran l’image définitive, j’ai tou- jours trouvé les formes de courbes caractéristiques de l’unissol.

La membrane suit donc bien fidèlement le mouvement de l’onde

sonore qui vient la frapper (’ ) et permet de le mesurer.

VIBRATION DES PLAQUES TÉLÉPHONIQUES ;

Par M. J. CAURO.

Après avoir essayé d’observer les déplacements de la plaque télé- phonique au moyen du microscope, j’ai employé les anneaux colorés,

que je stroboscopai. L’appareil (2) comprend un cercle vertical fixé

sur un pied très lourd, sur lequel, par l’intermédiaire de trois vis à pas très fins, munies de ressorts antagonistes, vient s’appuyer un

cercle mobile que l’on peut à volonté relier invariablement au pre- mier au moyen de trois machines à vis. Ce deuxlèllle cercle, par l’iWermédiaire de trois équerres munies de vis, porte le téléphone

sur lequel est collé, avec du baume de Canada, un petit disque en

verre très mince travaillé optiquement avec grand soin.

Devant le téléphone se trouve un plan de verre monté sur un barillet, qui porte également une lentille convergente. Au foyer de

cette lentille, on forme une image très petite de la source constituée

par un petit trou placé devant un brûleur à sel marin; celle-ci est

très loin et située dans une direction perpendiculaire à l’axe de l’appareil, un petit prisme à réflexion totale permettant de renvoyer la lumière. On observe les anneaux en plaçant l’oeil au point oit

viennent converger les rayons qui sortent de l’appareil. Il importe,

(1) Ceci est très important au point de vue de l’étude des notes qui interviennent dans la formation des voyelles. On sait que les flammes manométriques de Koenig que l’on a employées ont été accusées (par comparaison avec les résultats donnés par le phonographe) de ne pas suivre exactement les vibrations de l’air.

Sans entrer dans l’étude de cette question, je puis dire que, si le fait est virai, il

ne tient pas à la membr ane.

(2) M. Jobin a construit cet appareil avec son habileté accoutumée.

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