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Electromètres et électroscopes à compensation

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Academic year: 2021

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Texte intégral

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HAL Id: jpa-00242313

https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00242313

Submitted on 1 Jan 1908

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Electromètres et électroscopes à compensation

M. Hurmuzescu

To cite this version:

M. Hurmuzescu. Electromètres et électroscopes à compensation. Radium (Paris), 1908, 5 (11), pp.331-

332. �10.1051/radium:01908005011033100�. �jpa-00242313�

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Electromètres et électroscopes à compensation

M. HURMUZESCU

[Laboratoire de physique de l’Université de Jassy.]

L’étude des substances radioactives a donné une

grande actualité aux électroscopes et électron.ètres

symétriques.

On sait, en effet, que la méthode la meilleure el le

plus généralement employée dans ces recherches ,,e

réduit à mesurer la déperdition électrique d’un corps électrisé à un certain potentiel, au commencement de

l’expérience. Cette perte de charge est mesurée, de préférence, par la chute de potentiel en méthode idii- statique, à l’aide d’un électromètre symétrique rela-

tif, ou mieux encore, au point de vue pratique, à

l’aide d’un électroscope.

Pour un électroscope à feuilles mélallique s flexiblEs

ou autre, de capacité invariable, l’angle de divergence

des feuilles dépend seulement du potentiel du sys-

tème. Ainsi en mesurant ces angles 7. des feuilles,

on a des valeurs relatives du potentiel et par consé-

quent, la charge étant

la perte de charge, pendant un temps dt, due â l’ac-

tion des substances radioactives sera

ou en valeurs finies,

La méthode retient a mesurer les deux positions do et d1, ou a0- a1, l’instrument ayant été étalonné au préalable avec des potentiels connus.

pans la mesure de ces différences (ao - u,), il y

a

à considérer d’une manière générale, deux causes

d’erreur assez importantes, lorsque («o -- a1) est petit : d’abord l’erreur du parallaxe, les divisions auxquelles on rapporte les angles des feuilles ne se, trouvant pas dans le même plan que celles-ci; la seconde cause d’erreur, et celle-là plus impor tante,

c’est que les feuilles, à cause de la dif6culté de les

suspendre bien parallèlement ensemble, en divergeant,

tournent sur elles-mêmes, de sorte que les arêtes, mises au point une fois, nese trouvent plus l’être après

une nouvelle divergence.

C’est en cherchant à supprimer ces inconvénients,

que les différents physiciens qui ont eu n utiliser ces appareils y ont apporté diverses modifications,

ce

qui

donne aujourd’hui un grand nombre de modèles : les

uns à lecture directe, d’autres en employant la lunette,

la loupe ou le microscopc pour la mesure de l’ayle

des feuilles-

D’autres savants, enfin, toujours dans le même but,

ont remplacé les feuilles métalliques (or battu, alu-

minium battu) par des fils de quartz argenté.

Ayant eu l’occasion, dans mes recherches sur la Raclioccctivité des pétroles et des eau.x minérales de

ROlt1nanie 1, de me servir d’un tel appareil, au lieu de

mesurer les variations de l’angle

ce

pour avoir les dif- férences du potentiel, j’ai rainené, par une n2éthode de compensation, la valeur de a à

sa

valeur initiale par une variation symétrique et linéaire de la capa- cité de l’électroscope, à l’aide d’une vis micrométrique

dont la têtc avait un tambour divisé en n divisions

égales.

En effet, après un temps clt, lorsque M

a

varié de dM = CdV = Ckadx, on ramène les feuilles à l’angle a0

initial correspondant à V0 initial, en faisant varier la capacité de dC telle qu’elle est donnée par la relation

V dC+CdV = 0,

car la charge étant constante pendant ce ternps dM= o, donc

Supposons deux cylindres circulaires de longueur

commune l concentriques, les diamètres étant D et d.

La capacité électrostatique du système est

Électrisons le cylindre extérieur à une charge M, à

un

potentiel Vo, le cylindre intérieur étant

au

sol; la présence des corps radioactifs produit pendant le temps,

dt une dispersion de charge dM=CdV .

En déplaçant, suivant l’axe commun, le cylindre

intérieur de dl, la-capacité

a

diminué de

M’ étant constant, comme la capacité diminue, le po- tentiel doit augmenter. Au moyen d’un déplacement continu, on peut facilement arriver a

ce

que le poten-

tiel prenne la valeur initiale Vo.

1. Voir Annales scientifiques de l’Université de Jassy, 5, fasc. 1 et 5, 1908.

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/radium:01908005011033100

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De celle iiianière on peut connaître directement la

perte de charge,

ou

l’on peut encore gratluer l’appa-

reil déterminant en volts le déplacement d’une divi- sion du tambour. La variation de capacité doit être

faite de telle manière qu’il n’en résulte aucune modi-

F ig. 1.

fication de position entre

les dillérenles pièces mé- talliques et les feuilles

mohiles de t’électroscope.

Ce modèle m’a donné des résultats excellents,

on peut ainsi avoir faci- lement 2/100 et 1/100

de volt.

La figure ci-dessous

nous montre l’appareil tel qu’il se trouve employé

1

dans les recherches de radioactivité dans notre

laboratoire , avec le dis- perseur cylindrique. Le système électrisé est sup-

porté et isolé par un bou- chon de diélectrine, il est

composé dans sa partie

inférieure d’une fourche verticale formée de deux lames minces métalliques

l distantes de 2 millimè- tres environ; sur le côté droit à l’extérieur se trouve collée une feuille d’or battu, dont les divergences sont

mesurées avec un microscope à micromètre oculaire.

Ce système électrométrique est abrite à l’intérieur d’une cage Inétalli(p1c de forme cylindrique à axe

horizontal, ayant une ouverture de 7 centimètres de diamètre et une profondeur de 8 centimètres.

Le point d’insertion de la feuille d’or se trouve un

peu au-dessus du centre de la section normale du cy- lindre, de manière que, pendant l’écartcmcnt de la feuille qui se produit dans le plan de cette section, l’action des parois de la cage métallique sur la feuille

soit la mémc; de plus l’arc de cercle S a pour but de

compléter ce réglage.

Dans le pied de l’appareil se trouve cachée une tige métallique t beaucoup moins large que les lames l eu contact mctallidue avec la cage, qui se trouve être mise

à la terre ; de l’extérieur, à l’aide d’une vis ou cré- Inaillère R, on peut faire monter cette tige 1 et la faire pénétrer entre les deux lames 1 sans les toucher; c’est

le système compensateur.

La tète de la vis est divisée en 100 parties égales.

Pour certains angles d’écartement de la feuille cor-

respondant aux divisions 50-60 du micromètre ocu-

laire du microscope, une variation d’une division est

compensée par un tour complet de la vis, c’est-à-dire par les cent divisions du tambour et, comme cette variation correspond à 2 volts, on a 2 100 de volt.

En appréciant la moitié de la division sur le tam-

bour de la vis, on avait, à l’aide de ce moyen de com-

pensation, des valeurs du potentiel de l’ordre de 0,01 de volt et ainsi de suite on peut obtenir encore des valeurs plus petites.

[Reçu lc 27 octobre lÜ08.J

MÉMOIRES TRADUITS

Loi de production de l’hélium par le radium

Par James DEWAR

[Laboratoire de recherches de la-Royale Institution.]

Il y a quelque temps j’ai communiqué à la Sociéte Royale de Loiidres une note intitulée :

«

Sur l’em-

ploi du radiomètre pour observer les gaz à faible

pression; application à la recherche des corps gazeux

produits par les substances radioactives » 2. Au cours

des expériences inentionnées dans cette note, j’ai mon-

1. Construit dans l’atelier du Laboratoire de Physique de

l’Université de Jassv,

2. Roy. Soc. Proc., A, 79-529-1907. Le Radium, 4-1907-376.

tré qu’une pression d’un cinquante millionième d’at-

mosphère pouvait être révélée par le mouvement du radiomètrc et que l’hélium produit à la suite des transformations de 10 milligrammes de bromure d radium pouvait être déterminé d’une manière précis après quelques heures. Ceci m’a conduit a faire quel-

ques mesures directes de la quantité d’hélium pro-

duite par le radium, et c’est gràce à la bienveillance

de la Société Iloyale qui m’a autorisé à me servir du

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