Supplément au n° 702 du 4 décembre 2010
Une question
d’intérêt général
Le passage en force sur les retraites, réforme injuste et qui ne résout pas durablement le problème du financement, contestée massivement, révèle la méthode gouvernementale : imposer sans négocier en pipant les termes du débat.
La loi de finances 2011 poursuit les suppressions de postes (31 411 équivalents temps plein sur l’ensemble de la fonction publique de l’État qui s’ajoutent aux quelques 100 000 déjà supprimés depuis 2007), fruit du désengagement de l’État dans ses services publics qui bat en brèche les valeurs de notre modèle social.
Dans le second degré, c’est près de 5 000 emplois supprimés. Les marges de manœuvre des personnels sont sans cesse réduites, face à des prescriptions de plus en plus nombreuses et contraignantes, dans le cadre d’un autoritarisme accru.
Nos métiers sont fragilisés, nos missions et nos statuts dénaturés. L’autonomie qui est promue n’est pas celle d’un collectif mais celle d’une direction qui se voit attribuer de plus en plus de prérogatives. Le programme CLAIR et les conditions de sa mise en œuvre en sont une illustration.
Le discours présidentiel a montré ses limites en distillant méfiance et suspicion par la catégorisation de populations et d’individus. Les représentations véhiculées sur la jeunesse notamment, oscillent dans un système binaire entre sanction et mérite. Elles passent à côté d’une réelle ambition de justice sociale.
Dans ce contexte, le rôle de « tiers éducatif » des CPE et le sens de leur action auprès des élèves est peu à peu remis en cause. Ce qui motive leur refus d’être intégrés à l’équipe de direction, c’est la volonté d’être au plus près du cœur de leur métier : la relation éducative à l’élève au sein des équipes pédagogiques. La Direction de l’Enseignement Scolaire du ministère considère ce refus bien à tort comme un archaïque repli statutaire. La tentation de créer une hiérarchie intermédiaire prend forme aujourd’hui avec la mission de préfet des études. Ce cœur de métier n’est pourtant pas une vue de l’esprit et répond dans nos établissements à une attente sociale des élèves et des familles.
L’avenir de la catégorie est souvent posé, la légère progression du nombre de postes aux concours, que nous avons arrachée, ne suffit pas à résorber la pénurie de titulaires. Les créations de postes marquent le pas dans les collèges notamment et les conditions de remplacement se dégradent. La situation faite aux stagiaires est une régression en matière de formation et d’entrée dans le métier.
Les personnels sont fragilisés dans des vies scolaires où les moyens humains diminuent et où le quotidien est souvent à flux tendu.
Le SNES porte haut les revendications d’une autre politique d’éducation, ambitieuse pour la jeunesse et pour la société. L’accompagnement des élèves au sein d’équipes pluriprofessionnelles qualifiées est une nécessité dans une école qui vise la réduction des inégalités. Remettre l’accompagnement pédagogique au sein du travail dans la classe, ne pas sous-traiter la difficulté scolaire, croiser les regards sur le suivi des élèves, favoriser la collaboration avec les familles, offrir des conditions de vie scolaire adaptées, tout ceci demande bien plus en termes humains mais aussi en termes d’aménagement et d’organisation du temps scolaire. La vision du métier défendue par le SNES naît de ce projet
pour une autre école, émancipatrice pour le citoyen. Poursuivons cet engagement au quotidien au plus près de nos pratiques professionnelles mais aussi dans la réflexion, l’action et la lutte syndicales collectives. ■
Daniel Robin, cosecrétaire général Valérie Héraut, Guy Bourgeois, responsables de catégorie, secteur AED
CPE
Pour nous contacter
Ont participé à la rédaction de ce 8 pages :
les membres du secteur national CPE ALBERT Didier (Poitiers) BADER Patrick(Versailles) BALESTRAT Pascale (Poitiers) BARBAZANGES Jean-Marie (Rouen)
BOURGEOIS Guy (Reims) GOURBIER Catherine(Créteil)
HÉRAUT Valérie (Nantes) LELARGE Olivier (Orléans)
RÉMY Régis (Caen) SAMOUILLER Carole (Aix-Marseille)
TIHY Sébastien (Caen) ainsi que : GUINGAND Philippe (Caen)
et le secteur AED Tél. secteur : 01 40 63 29 58
S O M M A I R E
PAGE2
• AED : Mobilisons-nous ensemble contre l’isolement et la précarité des AED !
• Mouvements intra 2010
• Médiateurs : un échec annoncé
• Calendrier des CAPN PAGE3
• Dispositif CLAIR : le refus
• Les chiffres de l’année PAGES4
• Formation des stagiaires PAGES5
• Évaluation des CPE et protocole d’inspection
• Lettre ouverte au ministre PAGE6
• CPE et livret de compétences du collégien
• Les chiffres du mois PAGE7
• Du contrat première embauche à la réforme des retraites : les lycéens bloquent
• Mouvement lycéen PAGE8
• Responsables académiques CPE
• De l’intérêt d’adhérer au SNES
C P E
Il est essentiel pour nous que les CPE nous soutiennent, contribuent au respect de nos droits, nous sensibilisent à la vie syndicale (en nous faisant connaître les correspon- dants académiques de notre catégorie), favorisant ainsi notre reconnaissance comme acteurs à part entière dans l’éta- blissement.
Bien que nous soyons de catégories diffé- rentes, nous œuvrons au sein d’une même équipe et ceci dans l’intérêt d’un seul public. Plus notre cohésion sera forte, plus nous serons en position de nous faire res- pecter comme des acteurs incontournables
de la vie de nos établissements. Le SNES est le syndicat majoritaire dans l’enseignement du second degré. Il est présent sur tous les terrains, en particulier auprès des AED et des CPE. Afin de donner une plus grande cohésion et cohérence à notre combat syn- dical, le secteur national AED ainsi que les correspondants du secteur dans les sec- tions académiques restent à votre disposi- tion pour ensemble lutter contre l’isole- ment et la précarité des AED. ■
Secteur AED du SNES Denis Gibot, Nordine Jouira et Aude Lemoussu
C O N T R I B U T I O N D U S E C T E U R A E D
Mobilisons-nous ensemble contre l’isolement et la précarité des AED !
Les Conseillers Principaux d’Éducation organisent le service des équipes d’Assistants d’Éducation et Pédagogiques.
Parce qu’ils travaillent à leurs côtés au quotidien, les CPE sont nos interlocuteurs privilégiés.
Calendrier des CAPN
(Commissions Administra- tives Paritaires Nationales) où vos élus SNES vous repré- sentent et vous défendent :
•Affectation en Nouvelle Calédonie et Wallis (le 5 octobre 2010).
•Affectation sur les postes spécifiques à Wallis (le 13 décembre 2010).
•Affectation sur les postes spécifiques nationaux (période du 7 au 9 février 2011).
•Mouvement interacadé- mique (période du 7 au 17 mars 2011)
http://www.snes.edu/- Mutations-inter-CPE-.html
•Demandes de détachement et d’intégration dans le corps des CPE (15 juin 2011).
•Gestion de carrière des col- lègues de la 29ebase (hors de France) :
– avancement d’échelon (13 décembre 2010) ; – vérification des vœux et
barèmes pour le mouve- ment interacadémique (25 janvier 2011) ;
– accès à la hors-classe (15 juin 2011).
Le déficit de recrutement négatif s’est traduit à nouveau par plus de 90 postes vacants après les mouvements intra-académiques. Le phénomène s’accentue. La chute du nombre de TZR (une cen- taine de postes en moins) entraîne de grandes difficultés de rem- placement dès la rentrée dans de nombreuses académies.
Le recours aux contractuels pour les remplacements mais aussi pour pourvoir les postes vacants à l’année a repris de plus belle avec pour ces personnels précaires des conditions d’emploi et de travail parfois dégradées. Le chantage à l’emploi sert à des remises en cause des droits (35 heures par exemple).
Des postes ont été bloqués dans certaines académies pour y affec- ter des stagiaires, les critères de choix de ces supports ont très sou- vent privilégié la logique de moyens à celle de la formation. Certains stagiaires se voient eux imposer des conditions de travail en décalage avec la réglementation. Le SNES exerce là aussi toute sa vigilance. ■
Mouvements intra 2010 : un mauvais bilan
Selon l’AEF, l’IGEN et l’IGAENR(1)analysent la création des médiateurs de réussite sco- laire comme « un dispositif qui ne répond que partiellement à ses objectifs et dont l’impact reste à démontrer (...) il a souffert de la contradiction entre l’ambition et l’étendue des missions que l’instruction ministérielle prévoyait de confier aux médiateurs et la pré- carité du contrat proposé, le faible niveau de rémunération et l’absence d’exigences sur le niveau de qualification » ; c’est ce qu’avait dénoncé le SNES dès la mise en place de ce dispositif. À ce jour, sur les 5 000 médiateurs prévus, et malgré « une présentation qui restreignait le champ des missions par rapport aux objectifs ministériels et laissait aux chefs
d’établissement une large autonomie dans la définition du profil et du rôle des média- teurs », 808 n’ont toujours pas été recrutés. En outre, leur financement par le ministère de la Relance n’est prévu que pour les contrats conclus avant le 28/02/2010 pour une durée maximale de 12 mois. Si ce dispositif devait continuer, son coût serait imputable sur le programme « vie de l’élève » qui n’a pas été abondé en ce sens pour l’année 2011 ! Le SNES rappelle sa revendication de création de postes d’AED à statut amélioré en sus et place des médiateurs (même budget). ■
(1) Inspection Générale de l’Administration et de la Recherche
Médiateurs : un échec annoncé
Le passage du statut de MI-SE à celui d’assistant d’éducation a eu des consé- quences lourdes sur nos conditions de travail : augmentation du temps de service hebdomadaire difficilement compatible avec une poursuite d’études, plus grande dépendance vis-à-vis du chef d’établisse- ment qui nous recrute directement et décide chaque année du renouvellement ou non de notre contrat. La suppression d’emplois dans les vies scolaires, qui découle inévitablement de la politique budgétaire, fragilise encore plus notre situation.
C P E
Ce programme modifie le système édu- catif en profondeur : négation du rôle du CA, recrutement hors barème, définition locale des missions, création d’une hiérar- chie intermédiaire, ... ces dérogations au cadre général sont d’autant plus inquié- tantes que l’expérimentation a vocation à se généraliser à la rentrée 2011.
Fin de l’éducation prioritaire ? Cette expérimentation transforme la philo- sophie de la politique scolaire par la sub- stitution du dispositif CLAIR aux ZEP. Le fil conducteur de la circulaire parue au BO du 22 juillet reste la préoccupation sécuritaire comme en témoignent les critères de sélec- tion des établissements ainsi que l’impor- tance accordée aux « actions en faveur de la sécurité ». Au passage, nous assistons à la suppression du projet ambitieux de lutte contre les inégalités sociales, sources d’échec scolaire, au profit minimaliste de la lutte contre la violence scolaire. Cette approche idéologique réduit la réussite scolaire des élèves issus des quartiers sensibles à la simple maîtrise des comportements.
La relation contractuelle, une rupture avec le statut de la fonction publique ?
Les nouveautés en matière de « ressources humaines » sont considérables et contri- buent à mettre en musique l’ensemble du dispositif : recrutement direct par le chef d’établissement, affectation pour une durée minimale de 5 ans, affectation des person- nels de direction sur profil également, lettre de mission individualisée pour 3 ans ados- sée au contrat d’objectifs, évolution de car- rière (avancement au grand choix et pro- motion à la hors-classe) indexée sur les résultats et rémunération complémentaire.
Un chantage à peine déguisé précise que
« les personnels qui n’adhèrent pas au pro- jet seront encouragés à rechercher une affec- tation plus conforme à leurs souhaits », ce qui ne manque pas de sel au regard de la pression exercée pour adhérer « librement » au projet dans un contexte de mobilité réduite.
CPE ou préfet des études : être caporalisé ou devenir caporal ? Du point de vue des CPE, la mesure
emblématique de ce dispositif est la dési- gnation d’un « préfet des études pour chaque niveau de collège et les classes de Seconde » sur des missions pédagogiques et éducatives, définies localement, dont les contours sont quasi illimités : assiste le chef d’établissement, coordonne les ensei- gnants, organise le programme des heures de vie de classe, préside les conseils de classe, organise les devoirs, organise la vie scolaire, organise le planning des salles, participe à toutes les instances, déve- loppe les actions de prévention, favorise l’investissement des élèves …Mais le tra- vail avec le CPE n’est pas cité !
Historiquement, dans les collèges jésuites, le directeur de conscience est au préfet des études ce que le surveillant général est au CPE.
Membre de l’équipe de direction, cette fonction hiérarchique intermédiaire peut- être confiée à un enseignant ou à un CPE qui perçoit une indemnité pour « fonctions d’intérêt collectif » dont l’arrêté du 8 sep- tembre 2010 fixe le taux de base annuel à 400€et le plafond à 2 400€. La fonction est « valorisée » par un accompagnement
des IPR « dans la perspective d’un accès aux corps des personnels de direction ».
Sur le terrain, les situations sont disparates et floues avec une constante : aucune création de postes correspondants.
Une simple boîte à outil ?
Le SNES a dénoncé ce dispositif et a saisi le Conseil d’État pour demander l’annula- tion de la circulaire. Lors de la procédure d’urgence, le juge a rejeté le recours en annulation en s’appuyant sur les arguments du ministère selon lesquels la circulaire n’a qu’un caractère incitatif et non impératif, et ses innovations ne sont qu’une simple
« boîte à outils ».
Face au double discours du ministère, le SNES invite les personnels à agir col- lectivement et à refuser d’entrer dans le dispositif CLAIR, aucune innovation ne peut être mise en place sans un vote au CA. Le SNES demande le retrait de ce dispositif (http://www.snes.edu/Les- etablissements-labellises.html). ■
* Collèges et lycées pour l’ambition, l’innovation et la réussite
Le chiffre de l’année
C’est le nombre de collèges de l’enseignement public (près de 50 %) accueillant plus de 500 élèves, 2/3 des collégiens y sont scolarisés.
L’écrasante majorité des collèges ne comporte qu’un seul poste de CPE ! Pourtant le
« facteur taille » est reconnu dans l’émergence de la violence, tout comme le nécessaire besoin d’écoute et d’accompagnement pour y faire face. Faut-il souligner la nécessité de professionnels qualifiés comme les CPE dans tous les collèges ?
D I S P O S I T I F C L A I R *
Le refus
Claironné par le ministre dans son discours de clôture des États généraux de la sécurité à l’École, le programme CLAIR a été mis en place à la rentée dans 105 établissements « concentrant le plus de difficultés en matière de climat
scolaire et de violence », situés dans 10 académies « les plus exposées aux faits de violence ». Les nouveautés du dispositif visent les champs de la pédagogie et de la vie scolaire avec une refonte des « ressources humaines ».
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©Clément Martin
C P E
1. Comment s’est passée votre prise de fonction ? Vos conditions de travail ? Quel premier bilan faites-vous ?
Nadia :Très bon accueil de la part des équipes pédagogique et de direction, mais le manque de concertation avec la personne qui complétait mon service pendant la formation, j’étais à 50 % jusqu’à la Toussaint, n’a pas facilité les choses.
Par ailleurs, malgré une connaissance du terrain comme AED, être d’emblée dans un grand collège de centre ville de 700 élèves a de quoi effrayer. On se sent en incapacité de faire face. Mais grâce au soutien des équipes et de ma tutrice, je me suis remotivée.
L’idéal aurait été d’avoir une formation en amont de la prise de fonction notamment sur les aspects techniques, tels que les élections des représentants élèves. Par ailleurs, les modules
« transversaux » sont essentiellement conçus pour les profs.
Une formation sur l’organisation de l’équipe vie scolaire serait souhaitable.
Carole :Prise de fonction plutôt bien en dépit de l’absence de tuteur, ce qui m’a un peu déconcertée au départ. Mes conditions de travail sont assez confortables tant
sur le plan matériel que par l’aide apportée par les collègues.
Bilan de ma rentrée : bonne adaptation mais je regrette le manque de temps pour prendre du recul. Le travail en lycée est certes formateur mais j’appréhende d’être en collège l’an prochain et que cette année ne m’ait pas apporté tous les éléments « indispensables ».
2. Que pensez-vous de la formation dispen- sée ? Quel apport pour votre pratique pro- fessionnelle ? Comment l’améliorer ?
N. :Elle est à mon sens trop courte et insuffi- sante. Un peu plus d’un mois de formation ne permet pas de connaître les bases du métier.
Trop souvent, j’ai fait appel à d’anciens col- lègues ou à ma tutrice car j’étais confrontée à des situations non encore abordées. Je souhaite insister sur le fait que le contenu de la formation transversale n’est guère destiné aux CPE. Nous aurions préféré une formation disciplinaire.
Une formation plus longue aurait été pertinente mais cela veut dire moins de présence au col- lège. Un retour au système de formation à l’IUFM semble donc préférable.
C. : Même si l’essentiel de la fonction y est abordé, le peu de temps de formation ne permet pas d’approfondir toutes les dimensions du métier.
La façon dont la formation transversale avec les professeurs a été mise en œuvre n’est pas adéquate car elle ne permet pas d’échanger sur nos attentes respectives et sur nos rôles, elle n’est qu’une exposition théorique de l’autonomie de l’EPLE et de la responsabilité civile et pénale.
Pour améliorer la formation, il faudrait qu’elle ne soit pas sur notre temps libre et qu’elle soit plus dense en début d’année.
Il serait vraiment intéressant qu’elle permette les échanges entre CPE et profs, axée sur la pratique et moins théorique.
Illustration de l’intérêt porté aux CPE : la distribution à la ren- trée du seul livre bleu du professeur alors qu’il en existe un pour les CPE...
3. Le SNES revendique deux tiers de formation théorique / un tiers de pratique, une formation adaptée aux besoins et une entrée progressive dans le métier. Quel est votre avis ?
N. : Le SNES propose une for- mation qui permettrait de ne pas mettre en situation de handicap les stagiaires ce qui est judicieux car ils ont besoin de formation ! Je soutiens pour ma part à 200 % ces revendications. À l’heure actuelle, mes attentes envers le SNES concernent les informations sur les mutations.
C. : L’entrée progressive dans le métier est pertinente tant pour les CPE que pour les profs ! Pour la répartition entre forma- tion et pratique, je pense que 2/3 et 1/3 est l’idéal jusqu’à la Toussaint pour permettre ensuite une inversion progressive après février.
En même temps, pour le suivi, 2/3 de formation et 1/3 de pra- tique ne permet pas d’être effi- cace. La formation devrait aussi pouvoir être adaptée aux besoins de chacun. ■
Formation des stagiaires
Absence de cahier des charges national, inadaptation du référentiel de compétences, fragilisation du potentiel de formation des IUFM, manque de regards croisés, de recul sur la pratique, insuffisance des contenus théoriques …
Malgré ces conditions de formation désastreuses, les stagiaires quoique fatigués restent enthousiastes, curieux des controverses professionnelles, des analyses syndicales, du travail en complémentarité avec les enseignants
et les autres personnels…
Poursuivons la lutte à leurs côtés pour obtenir des conditions de stage améliorées, des modalités d’évaluation transparentes, des contenus de formation ambitieux.
Entretien croisé avec Nadiaet Carole, stagiaires à Caen et à Rouen..
C P E
Évaluation des CPE
et protocole d’inspection
Le SNES a rencontré l’Ins- pection générale (IG) Éta- blissements et Vie scolaire le 13 octobre (www.snes.edu/- Audiences-.html). Cette der- nière s’est voulue rassurante sur le protocole d’inspection des CPE. L’IG déclare ne pas souhaiter la réécriture de la circulaire de missions par le biais de ce protocole mais vise « l’harmonisation des pra- tiques d’inspection et la valo- risation du travail des CPE » dans les académies. Selon elle, c’est « un outil exclusi- vement à usage interne » qui
« n’a pas vocation à être rendu public afin de ne pas être confondu avec un référentiel de compétences ». L’IG pré- cise que le protocole n’a pas été négocié avec les organi-
sations syndicales contrairement à ce que diffusent certains IPR.
Concernant les finalités du protocole, ils souhaitent que se déve- loppent les inspections de CPE, supports à l’avis donné par les IPR à la note administrative arrêtée par le recteur.
De nombreuses réserves dans un contexte en évolution La note administrative est remise en cause par le décret du 28/07/2010 qui généralise l’entretien d’évaluation par le supé- rieur hiérarchique direct même si l’Éducation nationale y déroge jusqu’en 2012. De plus, les missions des IPR ont été modifiées en juillet 2009 ; désormais moins centrées sur l’évaluation et le conseil individuels, elles dépendent, sous l’autorité du recteur, du projet académique et de son pilotage.
Dans la réalité, les visites des IPR sont peu fréquentes ou font suite à un conflit avec la direction. Le plus souvent l’inspection n’est pas vécue comme une inspection-conseil mais comme une sanction.
Les collègues hésitent d’ailleurs à faire appel aux IPR.
Le SNES revendique une double notation et des inspecteurs issus du corps aussi bien pour les CPE que pour les documentalistes. La triple casquette des IPR EVS crée la confusion, une forme de loyauté hiérarchique prend le pas sur les nécessaires régulations des conflits.
Évaluation et management
Au sein du système éducatif, l’évaluation est au cœur des politiques de management. Véritable outil de pilotage, elle mêle la mesure des performances (tableaux de bord, rapport d’activités), l’indivi- dualisation des carrières (place accrue de la notion de mérite individuel) et la contractualisation des missions (lettre de missions, postes à profil). Autant de remises en cause larvées des statuts et des carrières auxquelles s’ajoute la création de systèmes concur- rentiels au sein de la fonction publique.
Ce protocole, s’il doit se développer doit garantir une approche du métier respectueuse de ses missions éducatives. Si l’IG a voulu nous rassurer sur ce point et sur celui de la valorisation de notre spé-
cificité au sein du second degré, elle s’est montrée imprécise sur le positionnement du CPE dans l’équipe pédagogique. L’accrochage du préfet des études, dont une partie des missions recoupe celles de la catégorie, à l’équipe de direction est un ballon d’essai de la volonté ministérielle d’intégrer les CPE à l’équipe de direction, ce que le SNES refuse. ■
Lettre ouverte à Luc Chatel
Monsieur le ministre,
Suite à la réunion des Conseillers Principaux d’Éducation (CPE) responsables académiques du SNES à Paris les 13 et 14 octobre 2010, le SNES s’adresse à vous à propos des difficultés actuelles rencontrées dans les vies scolaires des collèges et des lycées. Nombre d’entre eux avaient déjà manifesté leur mécontentement lors du rassemblement devant le ministère le 5 mai dernier. Le même jour, le colloque organisé à leur initiative avait permis de rappeler la spécificité de leur fonction. Celle-ci repose sur la complémentarité de leur action avec celle des enseignants. Elle participe pleinement à la réussite des élèves et à la collaboration avec les familles.
Nous constatons que, d’année en année, les difficultés de fonctionnement s’accentuent : l’accueil des élèves, leur suivi éducatif, leur encadrement et le lien avec les familles
sont malmenés.
Au quotidien, les vies scolaires sont confrontées
à des diminutions significatives de personnels : de moins en moins d’assistants d’éducation, des crédits de fonctionnement en baisse qui ne permettent même plus la rémunération de dispositifs pourtant annoncés par votre ministère comme de petites révolutions.
(Lire la suite : http://www.snes.edu/
Lettre-ouverte-des-CPE-au-Ministre.html)
©Daniel Maunoury
Plus inquiétant encore, s’il est écrit dans la circulaire que « le livret personnel de compétences se distingue du livret de com- pétences expérimental prévu par la loi du 24 novembre 2009 relative à l’orienta- tion et à la formation tout au long de la vie »(livret Hirsch), il est aussi écrit que
« ce dernier inclut le livret personnel de compétences qui lui n’est plus expéri- mental puisque obligatoire ».
Or, le livret Hirsch est un outil destiné à être utilisé « tout au long de la vie ». Même s’il est peu probable qu’il soit un jour demandé par d’éventuels employeurs, il laisse à penser aux élèves et aux collègues que des évaluations portées à un temps
« T » pourraient suivre des citoyens tout au long de leur vie !...
Ces différents éléments peuvent alimenter les débats dans les établissements. Les CPE doi- vent y prendre toute leur place mais les décisions prises quant à la validation ou non des compétences ne pourront être que collectives. ■
Les chiffres du mois
C P E
1 483 présents.Pour 3 890 inscrits à la session 2011 du concours externe (respectivement 3 637 et 7 669 en 2010).
Un tel effondrement est sans équivalent dans l’histoire récente du métier. Cette réalité interroge et doit susciter toute notre atten- tion...
CPE et livret de compétences du collégien
La nouvelle obligation faite aux équipes pédagogiques de renseigner le livret de compétences interpelle les CPE.
Désormais le Diplôme National du Brevet atteste la maîtrise des connaissances et compétences du socle commun au palier 3 (BO27 du 8 juillet 2010). Ce palier se décline en 7 compétences et les CPE imaginent, à juste titre, pouvoir être interrogés sur les compétences 6 (compétences sociales et civiques) et 7 (autonomie et initiative). En effet, l’article D311-8 du code de l’éducation précise « qu’au collège et au lycée, le livret personnel de compétences est renseigné par le professeur principal après consultation de l’équipe pédagogique » dont le CPE fait partie.
Cette obligation nouvelle de la rentrée 2010 fait l’objet d’une analyse approfondie du SNES. Elle est fait débat, tant au niveau national que local, et nous renvoyons les collègues aux nombreuses publications et questionnaires du SNES déjà parus sur le sujet (http://www.snes.edu/Livret-de-Com- petence-document-pour.html)
De notre point de vue spécifique de CPE, nous pensons qu’il faut s’opposer à cette forme d’évaluation comme nous nous sommes opposés à la note de vie scolaire.
Outre la remise en cause du métier d’ensei- gner, le risque de voir devenir le socle commun non plus un moyen mais un but (c’est-à-dire n’enseigner que ce qui sera évalué) est grand.
Une compétence est toujours désignée par l’action à laquelle elle donne lieu (ex : savoir compter, savoir nager) mais jamais par l’organisation mentale qui y mène.
Dans ce concept, c’est l’idée de finalité qui domine.
Quant à leur évaluation, si une compé- tence spécifique comme « lire à haute voix et de manière expressive un texte bref » peut sembler facile à observer et donc à évaluer, qu’en est-il de celles plus générales comme « prendre des initiatives » ? Ce type
de compétence est-il transférable d’un domaine à un autre ? Seront-elles validées une fois observées, sans pouvoir se pro- noncer sur leur transférabilité ou plus grave, décidera-t-on de ne pas les valider car n’ayant pu être observées ?
Le CPE, s’il est interrogé, le sera plus souvent sur ce dernier type très général et donc non évaluables, comme le res- pect des règles, l’engagement. Or, il est écrit dans la circulaire 2010-087 du 18/6/2010 que « la validation d’une com- pétence est une décision définitive qui requiert toute l’attention des équipes édu- catives »et « qu’une compétence validée le reste ». Quelle responsabilité pour les évaluateurs !
Un élève pour qui nous aurons validé l’item« respecter les règles de la vie collec- tive »sera assurément un citoyen qui res- pectera le code de la route, ne fera pas de tapage nocturne, triera ses déchets selon les règles en vigueur dans sa commune, etc., ça laisse pantois !
275 postes au concours externe, 55 à l’interne.
Plusieurs réactions :
• altruiste : une chance pour les élèves !
• positif : voilà longtemps que notre catégorie n’avait connu une telle embellie !
• euphorique : quelle chance incroyable pour les candidats 2011 ! à moins que… réaliste, l’analyse du SNES et ses interventions multiples sont fondées :il faut recruter plus et créer des postes en collèges.
©Daniel Maunoury
C P E
Une nouvelle fois, un nombre significatif de lycéens s’est inscrit dans un mouvement social visant à s’opposer à une réforme.
Mais cette action s’est heurtée à des critiques plus vives venant à la fois des partisans de la réforme et de certains médias. Leur pro- cès en incompétence ou en manipulation a été martelé sur le mode
« ils n’y comprennent rien, c’est pour sécher les cours ». En somme, le fameux « sois jeune et tais toi ! » semblait de retour. Outre leur caractère outrancier, ces différentes attaques, nourries de l’autori- tarisme ambiant, témoignent du mépris que le gouvernement accorde à la jeunesse.
Les lycéens, quant à eux, savent pourquoi ils s’opposent à la réforme des retraites ; ils en perçoivent les effets régressifs notam- ment sur la vie sociale et professionnelle de leurs parents. Au fil des années, ils font le triste constat de vivre une époque de régression sociale, que leurs conditions d’existence risquent d’être moins bonnes que celle de leurs parents. Alors, « être jeune et se taire » est devenu inacceptable.
« Coïncidence paradoxale », à la fin de l’été, le ministère affichait un désir de promouvoir l’expression citoyenne dans les lycées.
La circulaire du 24/08/2010, ne prétend-elle pas étendre les champs d’action des Conseils de la Vie Lycéenne et donner davantage de clarté à leur élection ? La réforme de la Maison des lycéens devait elle aussi répondre davantage aux attentes des lycéens, en favorisant les différents modes de publication et en valorisant l’implication grâce au livret de compétences. Et en octobre, un nombre très significatif de lycées sont bloqués, quel
flop ! Alors, à quoi servent ces instances pour que les lycéens s’en détournent à ce point ?
L’idée d’évaluer l’expression citoyenne des lycéens à travers la constitution d’un livret de compétences (livret Hirsch) nous paraît contradictoire avec ce qui constitue la racine de la citoyenneté, c’est à dire la volonté individuelle d’œuvrer avec les autres et de manière désintéressée pour soi-même.
La meilleure manière de promouvoir la citoyenneté lycéenne ne serait-elle pas de respecter les lycéens quand ils s’engagent dans des actes de citoyenneté aussi divers soient-ils ? De ne jamais manquer de rappeler le droit démocratique mais de respecter cette expres- sion pour ce qu’elle est ?
Ce gouvernement ne montre aucun projet positif en direction de la jeunesse : désinvestissement dans le secteur éducatif, présence de policiers dans les établissements scolaires, création des préfets des études au sein du dispositif CLAIR, etc.
Alors que, lors des blocages, les CPE assument souvent un rôle de médiation entre les élèves et l’administration, le ministère crée les préfets des études. Ce dispositif est bien de faire passer les personnels de vie scolaire de la main gauche de l’État (sa part sociale) vers la main droite (sa part répressive). Ce n’est certainement pas ce qui va aider à construire des modes de régulation acceptés par les élèves.
On peut réécrire des textes pour la prochaine rentrée, durcir les méthodes de répression des mouvements, transformer les per- sonnels de vie scolaire, si rien ne change pour cette génération, les blocages risquent de se répéter... ■
Du contrat première embauche à la réforme des retraites :
les lycéens bloquent
« Ce qui s’opère à travers les formes plus ou moins anomiques, anarchiques de révolte ce n’est pas ce qu’on entend ordinairement par politisation, c’est-à-dire ce que les appareils politiques sont préparés et à enregistrer et à renforcer.
C’est une remise en question plus générale et plus vague, une sorte de malaise, quelque chose qui n’est pas politique au sens établi mais qui pourrait l’être. »P. Bourdieu
Le SNES a soutenu le mouvement étudiant et lycéen.
Contrairement à ce que le gouvernement répète, les lycéens sont concernés par la réforme, pour l’âge de leur départ en retraite et le montant de leur pension, mais aussi pour les conséquences que cela a inévita- blement sur l’emploi et l’âge d’entrée dans la vie active.
Parfois, les manifestations se sont accompagnées de violence et de dégradations. Ce n’est pas accep- table et peut compromettre un mouvement sou- tenu par la grande majorité de la population.
Les initiatives prises par les jeunes doivent se dérou- ler de façon responsable, ce qui est le cas de la très grande majorité d’entre elles.
Les élèves ayant manqué des cours en raison de leur engagement dans la lutte contre ce projet ne doivent pas être sanctionnés et encore moins pénalisés. L’engagement dans les luttes sociales est un des aspects de la formation à la citoyenneté.■
Mouvement lycéen
©Daniel Maunoury
L’Université Syndicaliste, suppl. au n°702 du 4 décembre 2010, hebdomadaire du Syndicat national des enseignements de second degré (FSU), 46, avenue d’Ivry, 75647 Paris Cedex 13 – Directeur de la publication: Roland Hubert – Compogravure: C.A.G., Paris - Imprimerie: SIPE, Grigny (91) - N°CP 0113 S 06386 - ISSN n°0751-5839
R E S P O N S A B L E S A C A D É M I Q U E S
C P E
De l’intérêt d’adhérer au SNES en tant que CPE
Le SNES, syndicat pluraliste au sein de la Fédération Syndicale Uni- taire, regroupe l’ensemble des personnels qui exercent dans les collèges et les lycées. Présent dans tous les domaines et porteur d’un projet global ambitieux pour le système éducatif, il garantit la défense individuelle et collective des personnels.
Structuré nationalement et académiquement, il est présent sur tout le territoire. Les CPE bénéficient d’un secteur particulier, gage de la reconnaissance de leur spécificité, qui agit avec force et déter- mination pour la construction de notre identité professionnelle en lien avec les autres professionnels.
Adhérer au SNES c’est :
✓être informé sur sa catégorie, mais aussi sur l’ensemble des domaines (journaux nationaux, académiques, mémos, courriels...) ;
✓participer à des stages syndicaux, à des réunions... qui sont des lieux de discussion, de débat et d’élaboration de propositions sur le métier ;
✓prendre part aux décisions du syndicat ;
✓ne pas rester isolé dans son établissement ;
✓être efficacement conseillé, accompagné et défendu par des commissaires paritaires reconnus des différentes instances, le SNES étant le premier syndicat de l’Éducation nationale.
Adhérer au SNES, c’est participer à l’affirmation de notre métier, aux côtés des enseignants et des autres personnels.
La force du SNES-FSU réside dans sa pluralité et sa diversité, c’est avec tous les métiers qui composent le système éducatif que nous pourrons peser pour faire avancer nos revendi- cations.
Enfin, nous vous rappelons que le SNES vit de ses adhésions et ne perçoit aucun financement (la cotisation est déductible à 66 % des impôts ; elle représente 10 euros par mois au maximum). ■
Académie Responsables Adresse S3 Tél. S3 Courriel
Aix-Marseille Mohamed ATIA 12, pl. du Gal De Gaulle, 13001 Marseille 04 91 13 62 80 [email protected] Carole SAMOUILLER
Amiens Marie-Thérèse NATTIER 25, rue Riolan, 80000 Amiens 03 22 71 67 90 [email protected]
Besançon Sandra RAINONE 19, avenue Edouard Droz, 25000 Besançon 03 81 47 47 90 [email protected] Jean-Marc DELCOURT
Bordeaux Maryse ROUSSILLE-DUMERC 138, rue Pessac, 33000 Bordeaux 05 57 81 62 40 [email protected] Marie-Catherine ROHOF
Caen Philippe GUINGAND 206, rue Saint Jean, BP 93108, 14019 Caen Cedex 2 02 31 83 81 60 [email protected] Sabrina DUBOIS
Clermont-Ferrand Olivier RALUY Maison du Peuple, 29, rue Gabriel-Péri, 63000 Clermont-Fd 04.73.36.01.67 [email protected] Philippe LEYRAT
Corse Thierry LE GALL Immeuble Beaulieu, av. du Pdt Kennedy, 20090 Ajaccio 04 95 23 15 64 [email protected] Pierre SAVALLI
Créteil Jean-Michel GOUEZOU 3, rue Guy de Gouyon-du-Verger, 94112 Arcueil cedex 08 11 11 03 82 [email protected] Paula ALVEST-JEGAT
Dijon Nicolas LAMOTTE 6, allée Cardinal de Givry, 21000 Dijon 03 80 73 32 70 [email protected] Virginie SPARTA
Grenoble Bernard OGIER COLLIN 16, av.e du 8 Mai 1945 - BP 137 04 76 62 83 30 [email protected] 38403 St-Martin-d’Hères Cedex
Guadeloupe Ambre MARSONI 2, Résidence « Les Alpinias », Morne Caruel, 97139 Les Abymes 05 90 90 10 21 [email protected] Guyane Corinne WILLIAM Montlucas, Bat G Local C37, 97300 Cayenne 05 94 30 05 69 [email protected]
Lille Guy CARPENTIER 209, rue Nationale, 59800 Lille 03 20 06 77 41 [email protected]
Joëlle MAATI
Limoges Didier BARROS 40, av. Saint Surin, 87000 Limoges 05 55 79 61 24 [email protected]
Lyon Alfred ZAMI 16, rue d’Aguesseau, 69007 Lyon 04 78 58 03 33 [email protected]
Frédérique REYNAUD
Martinique Marie-José BIRBA Cité Bon air, Bât B, route des Religieuses 05 96 63 63 27 [email protected] 97200 Fort de france
Montpellier Elsa DUTHEIL Enclos des Lys B - 585, rue de l’Aiguelongue 04 67 54 10 70 [email protected] Marie-Alice BELLIN 34090 Montpellier
Nancy-Metz Zineb MOKRANE 15, rue Godron - BP 72235 - 54022 Nancy Cedex 03 83 35 20 69 [email protected] Patrick WIECZOREK
Nantes Sylvie CAPPE 15, rue Dobrée, 44100 Nantes 02 40 73 52 38 [email protected]
Nathalie BERNARD
Nice Gaël BECETTE 264, bd de la Madeleine, 06100 Nice 04 97 11 81 53 [email protected]
Orléans-Tours Olivier LELARGE 9, rue du Fbg Saint-Jean, 45000 Orléans 02 38 78 07 80 [email protected] Paris Philippe CHARBONNEAU 3, rue Guy de Gouyon du Verger 08 11 11 03 81 [email protected]
94112 Arcueil Ccedex
Poitiers Pascale BALESTRAT Maison des Syndicats - 16, av du Parc d’Artillerie 05 49 01 34 44 [email protected] Catherine LARCHE 86034 Poitiers Cedex
Reims Guy BOURGEOIS 35/37, rue Ponsardin, 51100 Reims 03 26 88 52 66 [email protected]
Rennes Jean-Paul LE PRIOL 24, rue Marc Sangnier, 35200 Rennes 02 99 84 37 00 [email protected] Réunion Rahiba DUBOIS Résidence Les Longanis - Bât C n° 7 Moufia 02 62 97 27 91 [email protected]
Olivier MORIN Sainte Clotilde BP 463, 97469 Saint-Denis Cedex
Rouen Michèle MERCIER 14, bd des Belges - BP 543 - 76005 Rouen Cedex 02 35 98 26 03 [email protected] Jean-Marie BARBAZANGES
Strasbourg Armand DEPENAU 13 A, bd Wilson, 67000 Strasbourg 03 88 75 00 82 [email protected] Ali GHERBI
Toulouse Brigitte LACORRE 2, av Jean Rieux, 31500 Toulouse 05 61 34 38 51 [email protected] Annie GRENIER
Versailles Gilles LESAUVAGE 3, rue Guy de Gouyon du Verger, 94112 Arcueil Cedex 08 11 11 03 84/85 [email protected] Mireille CHARTON